Quelle moto pour débuter ?

Le choix de la première moto est toujours un grand moment d’hésitation. On entre dans le monde moto, sans obligatoirement une connaissance approfondie de tous les modèles. Du coup, la plupart des débutants fonctionne soit au coup de coeur, soit par défaut financier, sans prendre en compte ce qui devrait être la première préoccupation : rester en vie.

Mes articles sont une chose, les commentaires et les questions des motards internautes en sont une autre, et pas moins intéressante.
Après (ou avant) avoir lu cet article, si vous avez une question ou si vous voulez en savoir plus, n’oubliez pas de lire tous les commentaires et mes réponses qui figurent en bas de page : ils sont souvent intéressants, pertinents et répondront à la plupart de vos interrogations.

Pour une liste de modèles conseillés, lire l’article Les motos pour débutant(e)s

Précision liminaire : au départ, je ne voulais pas rédiger d’article sur des motos, en tout cas pas des essais. Je ne suis pas essayeur professionnel et je ne veux pas retirer le pain de la bouche de la presse moto, dont c’est la vocation première. En plus, j’ai mon propre cahier des charges bien particulier, mes attentes, ma façon de conduire… une appréciation ne pourrait être que subjective.

Il n’en reste pas moins que le choix de la moto à choisir pour débuter reste une des interrogations majeures des néophytes. Il ne se passe pas une semaine sur les forums sans qu’un(e) jeune permis vienne demander des idées de moto pour débuter.

C’est dans cette optique de « service à rendre » à ceux qui en savent le moins sur le sujet que j’ai élaboré cet article, avec l’approche de responsabilité (voire de prudence) qui guide ma pratique moto. Cela plaira ou non, mon but n’est pas de faire plaisir à tout le monde, mais de conseiller ceux qui partagent ma vision de la pratique moto. Les autres, allez vous pignoler sur Crazymoto, ça me fera des vacances…

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Si vous découvrez totalement le monde de la moto, avant de lire cet article, merci de lire d’abord ceux-là :
Choisir entre scooter et moto
Les différents types de motos
Bien acheter une moto d’occasion
Une GT comme première moto ?

Vous pouvez également lire cet autre article en complément : Pourquoi une moto n’est pas faite pour débuter ?

Pour en savoir plus sur les critères techniques des motos A2, lire Les nouvelles catégories de motos.

De plus, le passage de A2 en A ne se fait plus automatiquement au bout de deux ans.
A la fin de la période A2, le motard débutant devra nécessairement suivre une formation complémentaire de sept heures en moto-école pour accéder à la catégorie A. Sans cette formation (non sanctionnée par un examen), le motard restera en catégorie A2 toute sa vie.
Pour en savoir plus sur cette formation, lire La formation complémentaire pour passer de A2 en A.

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Première précaution, indispensable :
vérifiez ce que vous pouvez vous permettre d’acheter !

Cela peut paraître évident, mais hélas, l’expérience prouve que tout le monde n’a pas la même notion de l’évidence…

Primo, vérifiez bien les critères techniques de la catégorie de moto que vous avez le droit de conduire.
Pour cela, lisez l’article Les nouvelles catégories de motos.

Un exemple simple : j’ai eu sur ce site le témoignage d’un jeune homme qui a acheté une Z750 alors qu’il est en permis A2, qui l’a faite brider chez Kawasaki et qui s’est retrouvé tout con quand la préfecture a refusé de l’immatriculer. Hé oui, une Z750 n’est pas éligible au A2 puisque sa puissance d’origine dépasse les 95 chevaux… Oui, le concessionnaire aurait dû mieux le renseigner, le motard s’est fait entuber. Mais la preuve que ça arrive ! C’est à vous de vous informer.

Secundo, vérifiez ce que la moto de vos rêves va vous coûter en assurance.
J’hallucine toujours de voir de jeunes motards acheter une bécane sans même savoir s’ils peuvent l’assurer ou non ! Avant d’acheter, on se renseigne auprès de son assureur, on fait des devis, on fait jouer la concurrence…

Ne faites pas comme tant de jeunes crétins qui achètent la moto d’abord, se rendent compte ensuite que ça va leur coûter une blinde en assurance et essaient de trouver tous les trucs pour payer moins cher.
Non, ce n’est pas une bonne idée de s’assurer au tiers sur une toute première moto ! Vous allez sans doute la faire tomber, tout seul, sans tiers impliqué, et si vous n’êtes pas couvert en « tous dommages » (tous risques), vous n’aurez que vos yeux pour pleurer.
Non, ce n’est pas une bonne idée que d’assurer la moto au nom de votre paternel (ou de la daronne) ! Tout d’abord, vous devrez quand même être inscrit en conducteur secondaire : en cas d’accident, si jamais vous n’êtes pas déclaré comme conducteur (principal ou secondaire), la franchise « prêt du guidon » va être salée et certains assureurs peuvent même refuser d’indemniser. Ensuite, comme vous n’êtes pas le conducteur principal, vous n’accumulez pas d’historique, pas de bonus. Un jour ou l’autre, il faudra bien vous assurer à votre nom et là, vous serez considéré comme « jeune conducteur ».

Tertio, vérifiez que vous avez bien le budget pour tout, en comptant large !
Si ce n’est déjà fait, achetez d’abord un équipement motard de protection complet et de qualité.
Pour en savoir plus, lisez les articles
Réfléchir à son premier équipement motard
Choisir son équipement motard

Prévoyez ensuite le coût de l’assurance.
Comptez ensuite le coût d’achat, en prévoyant les frais connexes : frais de « mise en circulation » par le concessionnaire, immatriculation (carte grise), options, accessoires moto (bagagerie, antivol), équipements divers et variés qui chiffrent vite…

Restera au final ce que vous pourrez mettre dans la moto elle-même.

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Règle numéro un : prenez une moto d’occasion !

Choisir une moto d’occasion comme première monture représente tout d’abord (le plus souvent) une économie à l’achat.

Précision à toutes fins utiles : une moto d’occasion n’est pas forcément une bouse infâme !

Il faut savoir qu’une moto perd 10% de sa valeur à la seconde où elle sort de chez le concessionnaire. Vous pourrez trouver des motos d’occasion avec seulement 2.000 ou 5.000 km.
Ne négligez pas non plus les « véhicules de direction », les motos de démonstration, les véhicules de collaborateurs… Vous pouvez trouver une moto récente et en super état pour 20 à 30% de moins que le prix neuf, ce qui se ressent directement sur la prime d’assurance.

Par ailleurs, beaucoup de motards débutants, pas toujours au top des connaissances mécaniques, « flippent » à l’idée de prendre une moto kilométrée, avec plus de 10.000 ou 20.000 km au compteur.
Encore une fois, un « gros » kilométrage n’implique pas nécessairement une moto à l’agonie !
Je préfère largement une moto de 40.000 ou 50.000 km qui a roulé régulièrement et a été bien entretenue, avec des consommables neufs ou récents, voire des organes changés, plutôt qu’une bécane de 10.000 ou 15.000 km conduite par un motard négligent, où tous les consommables sont en fin de vie, avec une grosse révision à venir et des organes fatigués. La première sera non seulement moins chère à l’achat, mais en plus elle occasionnera moins de frais à court terme.

Cela dit…
En fonction de la saison, des modèles, des promos, de l’état du marché moto, il arrive de trouver des motos neuves, en stock chez les concessionnaires, dernier modèle ou du millésime précédent, parfois moins cher que des occasions récentes.
L’argument d’économie sur le coût d’achat n’est donc pas toujours vrai, du moins pour des modèles récents et peu kilométrés.
Il demeure bien sûr valable si vous prenez une moto de plus de deux ou trois ans, surtout si elle a plus de 20.000 à 30.000 km.

Mais il ne faut pas penser qu’au coût d’achat direct.

Une moto d’occase coûte aussi moins cher à réparer.
En tant que débutant, vous avez de fortes chances de vous rétamer à un moment ou à un autre au cours de vos premiers mois ou premières années de pratique. Je ne vous le souhaite pas, bien sûr, et si ça doit arriver, je croise les doigts pour que la casse ne soit que matérielle ou au pire, sans gravité, sans séquelles.

Mais il faut aussi rester réaliste : même si c’est à l’arrêt ou à faible vitesse, même si vous vous en tirez bien, il y a une grosse probabilité que votre engin chéri se retrouve étalé sur le bitume. Et quand vous verrez le prix des réparations sur une moto pour la remettre à neuf, vous comprendrez votre douleur !
Alors que si elle est d’occase, vous aurez moins mal au coeur de la garder un poil abîmée ou de la réparer avec des pièces d’occasion. Et si dans le pire des cas, les dégâts sont tels qu’il faut la benner à la casse, vous ne perdrez pas trop de sous pour en racheter une autre.

N’oubliez pas que si vous tombez de vous-même (sans tiers impliqué), comme cela peut arriver assez souvent aux débutants, vous vous prendrez forcément un malus d’assurance. Sur une petite prime d’une moto d’occase, c’est juste pas sympa. Sur la cotisation astronomique d’une sportive flambant neuve de l’année, cela risque tout simplement de vous obliger à arrêter de rouler.

Une moto d’occase, parce que moins valorisante, plus kilométrée, est aussi moins prisée.
Vous risquez moins de vous faire voler une moto d’occasion (sauf pour les modèles les plus prisés).

Une moto d’occase coûte moins cher à assurer.
Le kilométrage ne compte pas, mais c’est la date de mise en circulation qui joue : plus la moto est âgée, plus elle décote, moins elle coûte en assurance.
Dans le même registre, sachez qu’une moto de plus de dix ans coûte 50% moins cher en frais d’immatriculation (taxe de carte grise), même si elle n’est pas assurée en véhicule de collection.
Encore une petite économie !

Une moto d’occase décote moins.
Vous êtes motard débutant, vous allez sans doute changer de moto assez rapidement. On garde sa première moto entre quelques mois et deux ans, parfois trois. Soit parce qu’on se rend compte que finalement, la moto n’est pas notre truc. Soit parce qu’on réalise que ce type de moto ou ce modèle n’est pas ce qui nous convient. Soit parce qu’on a envie d’essayer autre chose. Soit parce qu’on progresse, qu’on a envie d’aller plus loin, de prendre plus gros, plus puissant, plus confortable…

Bref, vous allez changer.
Et dans ce cas, il est probable que vous allez revendre votre moto. Sur une moto neuve, vous perdrez beaucoup. Avec une moto d’occase, vous perdrez aussi, mais moins.

Le choix de la moto d’occasion pour commencer, c’est bien sûr la voix de la raison.
Mais cela servira aussi votre passion.

Vous pourrez sans doute choisir une moto qui vous plaira, même un peu âgée, même un peu kilométrée, car le tarif ne sera pas un obstacle (ou beaucoup moins).
L’argent économisé sur l’achat, l’entretien et la prime d’assurance vous permettra d’investir dans un bon équipement motard, des pneus neufs ou encore des cadeaux pour votre entourage !

Argument à double tranchant, la moto sera déjà rodée.
D’un côté, c’est dommage de ne pas faire la moto à votre main. Mais de l’autre, vous évitez une corvée, surtout que votre inexpérience n’aide pas toujours à bien manier la moto dès le début.

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Première règle bis : oubliez les sportives, quelles qu’elles soient !
à part les 250 et 300 cm3…

Qu’il s’agisse de supersport (entre 600 et 1000 cc), hypersport (1000 cc et plus) ou GT-sport (sportives routières moins radicales), ces motos demandent de l’expérience afin d’éviter la gamelle dans le meilleur des cas, voire l’hôpital ou pire.
En tout état de cause, le montant de l’assurance sera prohibitif pour les jeunes permis (plus de 1.500 euros de prime d’assurance par an, même au tiers, en fonction des régions et du profil), à supposer même que l’assureur accepte de vous couvrir…

L’argument vaut pour les roadsters sportifs dont le moteur et la position n’ont rien à envier aux supersports.
Donc non, un Z750 ou Z800 (au hasard…) n’est pas une bonne idée pour débuter !

Je sais, c’est frustrant.
Beaucoup de motards viennent à la moto attirés par les « motos de course », la vitesse, le mythe du MotoGP, la recherche de sensations qu’ils pensent liées aux sportives…

Mais réfléchissez un peu et rappelez-vous vos débuts à vélo. Dans votre enfance, vous avez commencé avec un tricycle et pas un vélo de course, non ?
En moto, c’est pareil, on ne prend pas tout de suite la moto la plus puissante, la plus casse-gueule.
On débute petit, modeste, et on monte en puissance progressivement.

Par ailleurs, à tout hasard, je vous rappelle que votre permis de conduire A est censé vous avoir appris à conduire une moto… sur route !
Or une sportive, c’est fait pour rouler sur un circuit. Les techniques de pilotage ne sont pas du tout les mêmes. Si vous voulez apprendre à piloter sportivement, allez sur piste. L’expérience du circuit ne vous servira que peu pour la route, et vice-versa.

Ne croyez pas non plus que votre pratique de la voiture ou du scooter vous aidera à survivre.
Quand j’entends un futur motard (scooteriste mais même pas encore titulaire du permis A, même pas commencé les leçons…) ne jurer que par la R1 ou l’Hayabusa, alors que non seulement il ne connaît rien, mais qu’en plus, il est père de deux jeunes enfants, cela me met les nerfs en pelote !
La conduite à moto, ça n’a rien à voir avec les autres véhicules.

Vous pouvez bien sûr faire le coq et prétendre devenir tout de suite le successeur de Valentino Rossi. Cela va vous coûter très cher en pognon (achat, assurance, entretien, réparations) et vous risquez de finir assez vite à l’hôpital, voire entre quatre planches. En espérant que vous ne tuerez pas quelqu’un d’autre dans vos conneries…
Si vous devez crever, merci de le faire dans votre coin, vite et sans bavures !
Je n’ai pas envie que mes impôts servent à payer des mois de soins intensifs à un blaireau qui finira de toute façon à peine plus décérébré qu’il l’était déjà avant.

Il reste vivement déconseillé de commencer avec une sportive ou un roadster sportif de grosse cylindrée (plus de 500 cc).
Ce n’est pas qu’une question d’assurance et de prix.
Les sportives modernes donnent une fausse impression de facilité : basses, légères, elles se révèlent très maniables, faciles à emmener très haut très vite (en ligne droite) et avec un freinage surpuissant. Même un débutant peut avoir l’impression de conduire comme un champion, ça tombe bien, c’est ce que veulent les services marketing des constructeurs. Sauf que « rouler vite » n’est pas synonyme de « savoir conduire ».

Un chimpanzé pourrait rouler à 200 km/h en moto en ligne droite !
Il suffit de tourner la poignée et de monter les rapports. Cela ne demande aucune compétence, ne prouve aucune qualité.
Jusqu’au jour où l’humain motard débutant se trouve confronté à une situation imprévue, une bonne grosse difficulté sur laquelle il arrive trop vite, pas le temps de réagir ou alors pas de bien réagir…
Les « grosses » motos sont peut-être valorisantes, mais très accidentogènes. En débutant avec une 125 cc (voire une 50 cc) pour continuer sur une 500 cc, puis une 600/650 cc, on apprend progressivement à maîtriser la vitesse, le poids, le freinage, la tenue de route, le duo…

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Débuter modestement, apprendre peu à peu, c’est s’assurer de pouvoir pratiquer sa passion pendant de longues années.
Rappelez-vous ce proverbe : il y a des motards fous, il y a des vieux motards, il n’y a pas de vieux motards fous.

Il n’y a plus de « mauvaise » moto dans la production actuelle. C’est le pilote qui fait la différence.
L’expérience permet de maîtriser la puissance et de l’utiliser à bon escient. Or la puissance n’est rien sans maîtrise. Quand vous aurez « de la bouteille » en moto, vous vous apercevrez que la performance d’un motard sur route, surtout en virage, relève à 80% de sa compétence de pilotage. La moto ne compte que pour 20%.

Ne croyez pas qu’une moto puissante fait de vous un motard rapide. Elle fera juste de vous un bon donneur d’organes potentiel. 
Pensez d’ailleurs à demander votre carte auprès de l’ADOT ou de la fondation Greffe de Vie !

Comptez six mois d’apprentissage et/ou 5.000 à 10.000 kilomètres pour commencer à prendre en main votre machine 125 cc ou 500 cc.
Comptez deux ans de pratique (variée, dans toutes les conditions et sur des parcours différents) et / ou 20.000 km pour vraiment acquérir une bonne première expérience.
Entre deux, vous aurez déjà pu changer, passer de 125 cc à 500 cc, d’une 500 à une 600 cc de moins de 80 cv.

Et croyez-moi, j’applique à moi-même ces principes : ce n’est qu’après 300.000 km d’expérience que je suis passé sur une moto de 106 ch !
Ma première moto faisait 54 ch (je l’ai gardée dix mois), j’ai changé pour une 73 ch (trois ans), puis une 85 ch (cinq ans), enfin une 106 ch.
Ce n’est qu’en 2016, après 15 ans de moto et plus de 500.000 km parcourus que j’ai eu ma première moto de plus de 106 ch.
Et j’en ai pourri de la supersport ou hypersport en « full power » conduite par des manches qui se prenaient pour des pilotes…

Attention, une fois acquise cette première expérience, vous allez prendre de l’assurance et vous croire invincible. C’est justement à ce moment qu’arrive le plus grand nombre d’accidents.
Rappel : plus de la moitié des tués et blessés à moto avaient moins de cinq ans de pratique et un tiers des accidentés corporels avait moins de deux ans d’expérience.

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Y a pas de mystère ! Si les primes d’assurance moto sont aussi élevées pour les motards débutants, c’est qu’ils concentrent tous les risques : permis de moins de deux ans, moins de 25 ans (donc immature), homme (travaillé par la testostérone), célibataire (pas d’attache), souvent francilien (pas habitué aux virages) et/ou urbain (risques d’accident et de vol accrus) et qui veut une moto valorisante (risque de vol accru)…

Si vous ne voulez pas vous ruiner en assurance (de l’argent jeté par les fenêtres, qui ne vous rapportera rien), il faut changer au moins une des données de cette équation.
Vous ne pouvez pas changer de sexe (enfin, à vous de voir), vous n’êtes pas forcément pressé de vous marier et d’avoir des gosses, vous ne pouvez pas vieillir prématurément et votre boulot (ou vos études) vous empêche de déménager en Lozère.
En attendant d’avoir plus de 25 ans (voire 30) et de fonder une famille, la seule variable que vous maîtrisez est le choix de la moto.

La meilleure moto pour débuter sera celle qui donne du plaisir sans risque.

Les motos d’école en sont les meilleurs exemples : ce sont principalement des basiques, des roadsters, des trails, avec une cylindrée comprise entre 500 et 650 cc et une puissance de moins de 70 chevaux pour un poids inférieur à 200 kilos.
Ce sont des motos peu chères à l’entretien, qui ont fait leurs preuves en termes de fiabilité, à des prix raisonnables en neuf comme en occasion, économes en assurance. Autant d’argent économisé pour se payer un bon équipement motard.
Dernier avantage, non négligeable, elles se revendent facilement en occasion… à d’autres débutants.

Il est vrai que ce sont également des motos dont on se lasse souvent au bout d’une année, voire pour certains impatients au bout de quelques mois. Mais au moins, elles auront permis de se faire la main et d’acquérir l’expérience indispensable avant de passer à la vitesse supérieure.

Note sur les motos d’école : tous les motards « gros cubes » français passent par une école moto et se créent leur première expérience sur une moto d’école. Avec bien souvent à la clef une déception. Passés les premiers instants de découverte, beaucoup trouvent ces motos fades, mollassonnes, pauvres en sensations.
N’oubliez pas que ces motos sont très souvent malmenées, « rincées », éprouvées par des années et des kilomètres d’utilisation dans des conditions particulières, très différentes d’un usage quotidien normal. De plus, elles sont à peu près toujours équipées de barres de protection en acier, qui pèsent très lourd (entre 10 et 20 kilos selon les modèles), qui alourdissent le train avant et pénalisent le rapport poids/puissance.
Une moto d’école débarrassée de ses barres de protection est transformée.

Si le sujet vous intéresse, lisez l’article Racheter une moto d’école ?

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Dès lors, comment choisir sa première moto ?

Examinons d’abord les principales caractéristiques d’une moto.

La puissance

Inconvénient : avec une machine puissante, qui dispose d’un couple moteur plus important, la remise de gaz sur le mouillé est délicate. La roue arrière se met à patiner, c’est gérable en ligne droite, mais la chute est probable en virage.

Avantage : une machine puissante permet des dépassements rapides, sur des distances plus faibles. Les risques de collision avec les véhicules d’en face sont moins importants (à condition de ne pas céder à l’optimisme échevelé). A contrario, une moto trop « molle » ne permet pas d’accélérer soudainement pour se dégager.

La puissance en elle-même est une chose, mais il faut aussi (et surtout) voir quand elle est disponible. Une machine dont la puissance maximale et surtout le couple maximal se trouvent dans le dernier tiers de la plage d’utilisation (régime moteur) du moteur sera difficilement exploitable, en tout cas pas dans des conditions de sécurité.
Or les machines très puissantes sont en général dotées d’un moteur « pointu », avec peu de puissance et de couple à bas et moyens régimes.

Le poids

Au début, une moto lourde demandera de la force pour la maîtriser. La technique viendra progressivement atténuer ce défaut. Mais la masse à ralentir sera toujours là.
Au delà de 220 kilos à vide, une moto n’est pas faite pour un débutant (à moins d’être taillé comme un bûcheron). Manoeuver à l’arrêt ou à basse vitesse, garer sa moto, circuler dans les petites rues embouteillées devient pénible.
A l’inverse, plus elle est légère, plus il est nécessaire de se méfier car il faut quand même savoir la stopper. Son faible poids procure peu d’adhérence, ses freins vont bloquer plus facilement, ce sont des glissades assurées.
La répartition du poids influe sur la facilité de conduite.

Attention sur ce point aux trails (machines « mixtes », route et tout-terrain). Ils sont plus hauts car ils disposent d’une selle épaisse et de suspensions à grand débattement qui leur permettent de mieux encaisser les chocs, mais aussi parce que leur garde au sol est importante afin de franchir des obstacles. Leur centre de gravité est élevé et leur conduite requiert un peu plus d’attention.
Les trails restent une bonne catégorie de machines pour débuter car ils sont peu puissants mais coupleux, faciles à manier, légers, peu gourmands en carburant, confortables, avec une position de conduite droite qui permet de voir loin.
D’ailleurs, si vous avez débuté en 125, les trails sont une part importante de ce marché et vous en aurez (un peu) l’habitude.

Le rayon de braquage

Les trails, les roadsters, les routières et les scooters offrent un rayon de braquage plus court et donc une maniabilité importante en ville comme dans les enchaînements de virages.
Les sportives, les customs, les GT sont moins maniables.
Exception tout de même sur certains roadsters sportifs (Triumph Street et Speed Triple), qui braquent comme un 33 tonnes.

Le comportement routier

Chaque moto a ses particularités qui changent selon la vitesse et le type de terrain emprunté (ville, campagne, montagne).
Sur-vireuse, la moto a tendance à accentuer le virage, elle plonge à l’intérieur, donc vers les usagers d’en face dans les virages à gauche et les ravins à droite…
Sous-vireuse, la moto a tendance à refuser le virage, elle s’écarte de la trajectoire idéale.
Neutre, la moto n’a aucune tendance prononcée.
De bons réglages de suspensions (et des suspensions et pneus en état) compensent un peu les défauts énoncés.

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Trouver la moto qu’il vous faut, c’est aussi répondre aux questions sur le conducteur : quelle expérience, quel type de conduite (prudent, fonceur, fou-fou), quel âge, quelle utilisation, quel gabarit ?

Age

Pour les « petits jeunes » (moins de 21 ans, voire de 25 ans), il vaut mieux rester dans la catégorie 500-600 cc pour toutes les raisons exposées plus haut.
Pour les débutants plus âgés, ceux qui viennent ou reviennent à la moto vers 40-50 ans, il peut être intéressant de s’orienter vers une moto avec beaucoup de couple (ce qui ne veut pas dire une grande puissance), donc une grosse cylindrée (autour des 1.000 cc). L’âge aidant, on tourne – généralement – un peu moins la poignée, on cherche plus l’accélération que la vitesse pure.

Morphologie (taille et poids)

Chaque association de morphologie du binôme pilote-moto entraîne un choix obligatoirement différent.
Un essai avec une moto bien réglée à votre morphologie sera toujours la manière la plus juste de vérifier ce qui vous convient. Vous devez vous sentir bien sur la moto : position du guidon, du sélecteur, largeur de selle…

Taille

Une selle trop haute et/ou trop large occasionne un problème d’équilibre, surtout quand la moto est à l’arrêt.
Ne vous fiez pas aux hauteurs de selle constructeur qui sont fausses. En effet, elles donnent la distance de la parallèle à la selle au sol. La vraie hauteur de selle correspond à l’arc de selle qui va de son milieu au sol.
Pour les petits gabarits, il existe des solutions pour rabaisser la moto. Voir l’article « Adapter sa moto pour les petites tailles« .

La plupart des gens pensent avant tout au problème du motard ou de la motarde trop petit(e) par rapport à la moto de ses rêves.
Mais le problème se pose aussi pour les grands. Il est difficile pour les hommes de plus de 1,85 m de trouver une machine sur laquelle ils ne seront pas pliés, où ils n’auront pas mal au dos ou aux jambes au bout de quelques centaines de kilomètres. Au-delà de 1,90 m, il faut presque impérativement choisir une moto à position de conduite droite, et de préférence un trail haut de selle qui permettra de ne pas avoir les jambes complètement repliées. Pas facile si on n’apprécie pas ce type de machine.
Lire l’article « Une GT comme première moto ? »

Si vous êtes trop grand par rapport à votre machine (les sportives sont de plus en plus compactes et s’adressent à des formats « jockey »), vous ne ferez pas correctement corps avec votre engin et l’environnement sera mal apprécié.

Poids

Attention à bien distinguer le poids « à sec », souvent mis en avant par les constructeurs (car plus faible), du poids « tous pleins faits ».
Ce dernier s’entend selon la mesure DIN, avec le plein de tous les fluides moteur et un réservoir de carburant rempli à 90%. Il peut y avoir 20 à 30 kilos de différence…

Outre le poids, le centre de gravité est une notion TRES importante à prendre en compte. Une moto de 350 kilos mais très basse (custom HD, par exemple) sera bien plus facile à gérer qu’une K1600GT de même poids mais plus haute, ou même qu’une moto plus légère mais beaucoup plus haute (grand trail routier).

Si vous roulez fréquemment en duo avec beaucoup de bagages, renseignez-vous également sur la charge admise.
La carte grise ou le livret renseigne sur la limite légale du poids total à ne pas dépasser. Le PTAC (Poids Total Autorisé en Charge), somme du poids du conducteur, du passager et des bagages, est une limite dynamique au-delà de laquelle la machine devient purement et simplement inconduisible.
Certaines motos supportent plus de poids que d’autres : plus elles sont lourdes au départ, plus elles peuvent embarquer de la charge.
Reste ensuite à s’accoutumer à l’ensemble.
Lire l’article « Rouler avec une moto chargée« .

Position de conduite

Des jambes trop repliées occasionnent des crampes et donc des réflexes moins rapides.
Une position trop courbée en avant donne vite mal au dos et fatigue les poignets (à basse vitesse, comme celle… légale).
Les pieds trop en arrière rendent le passage des vitesses très pénible.
Les pieds trop en avant entraînent une mauvaise sensation de tenue de route et vont mettre à mal votre colonne vertébrale.

Les petits gabarits (moins de 1,65 m, voire 1,60 m) devront choisir tout d’abord une moto qui permette de mettre pied à terre. La hauteur de selle de la moto est ici déterminante, même s’il reste toujours possible de la creuser en enlevant de la mousse.
Lire l’article « Adapter sa moto pour les petites tailles« .

Les « poids plume » devront choisir une moto facile à manoeuvrer à l’arrêt. La différence de poids et de centre de gravité entre motos de même cylindrée (voire de même type) peut se ressentir douloureusement dans les manoeuvres lentes.

Tempérament et caractère

Vous êtes plutôt fonceur, prudent, craintif ou foufou ?
Si vous êtes fonceur, impulsif, commencez une moto de faible puissance (moins de 70 chevaux) qui vous imposera ses limites afin de ne jamais vous faire surprendre.
Si vous êtes d’un tempérament calme, vous pouvez vous orienter vers une moto de puissance raisonnable (80 à 90 ch) mais de plus forte cylindrée (750 au lieu de 600, par exemple) que vous utiliserez sur une plage d’utilisation restreinte en passant rapidement les rapports afin de rouler sur le couple en cinquième ou sixième, et non dans les tours (qui demandent plus d’expérience).

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Utilisation : ville, route, montagne ? Toute l’année ou été seulement ?

Il est important de considérer les kilomètres à effectuer et où ils seront réalisés. Vous pouvez considérer que les kilomètres de ville comptent le double des kilomètres sur route, en terme d’usure sur la moto.
En ville, une moto compacte et légère (jusqu’à 200 kg) vous avantagera par sa maniabilité. Sur route, une moto plus longue et lourde sera plus stable et plus confortable.
Pour la ville, la maniabilité et la nervosité comptent, pas la protection : une basique ou un roadster en version N (sans carénage) suffit. Une sportive en ville n’a aucun intérêt, à part si vous aimez avoir mal aux poignets. Pour la route, vous apprécierez la protection d’un carénage : routière ou roadster en version S.

Pour la montagne ou la campagne, il faut composer avec des routes parfois en mauvais état et de nombreux virages qui demandent une moto souple, confortable, nerveuse : trail ou supermotard.
Beaucoup utilisent leur moto en été. Votre choix de moto dépendra aussi d’une utilisation hivernale ou pas. Le motard d’hiver sera sensible à la protection aérodynamique (bulle haute, tête de fourche, pare-mains, poignées chauffantes, etc.) à la différence du motard d’été qui au contraire cherchera à sentir le vent.

Seul ou à deux ?

Si vous envisagez d’emmener souvent un(e) passager(e) avec vous, considérez l’ergonomie de la place arrière : forme, longueur, inclinaison et épaisseur de la selle arrière, poignées de maintien, emplacement des repose-pieds passager…
Certaines motos sont des tortures pour un passager et 50 km deviennent vite douloureux à parcourir. C’est le cas de la plupart des sportives. Les trails et les routières sont mieux adaptées à cet usage. Attention aux roadsters, certains sont problématiques, notamment la Z750.
Sur l’aspect mécanique, emmener un passager demande de la puissance, mais surtout du couple au démarrage. Un moteur « pointu » (optimisé pour les hauts régimes) donnera une moto moins agréable à conduire avec un passager. Un moteur « coupleux » aura la reprise nécessaire pour transporter toute la charge : préférez les bicylindres en général et les cylindrées au dessus de 750 cc.
Pour en savoir plus sur la conduite à deux, lire l’article « Rouler à deux sans danger l’un pour l’autre« .

Neuf ou occasion ?

Le choix entre neuf et occasion se ramène souvent à une question de moyens.
Mais si votre budget n’est pas infini, comme pour la plupart des débutants, faites attention non seulement au prix d’achat de la moto, mais aussi aux coûts cachés : assurance notamment, entretien courant (chaîne), maintenance (révisions, coût des pièces), consommables (pneus, plaquettes de frein, filtres à air et à huile…).
Au bout du compte, la différence de coût entre une basique et une sportive s’avère pharaonique !

* * *

Il est recommandé de prendre une moto basique d’occasion comme première monture pour des raisons simples.

Prix d’achat : les basiques sont peu chères même en neuf, encore moins en occasion.
Faible coût d’assurance : ce sont des motos répandues, peu prisées par les voleurs, dont les pièces coûtent peu, avec une bonne accessibilité mécanique, qui se réparent facilement en cas d’accident.
Fiabilité : la plupart des motos basiques « de débutants » sont des modèles largement vendus qui ont fait leurs preuves.

Ce sont des motos en général en bon état à la revente (en fonction de leur kilomètrage), surtout par rapport à des motos plus « pointues », sportives ou roadsters sportifs, qui peuvent avoir été malmenées (mauvaise conduite, stunt, circuit).
Si vous êtes tenté par une moto moins ordinaire, attention : une moto peu vendue, c’est aussi une moto avec des pièces en occasion plus rares, à l’entretien quelquefois plus onéreux et qui sera plus difficile à revendre.

* * *

Passion et goûts

Je mentionne volontairement ce critère en dernier, même s’il paraît comme le plus important.
Il faut choisir une moto qui vous plaise. A vous, pas aux autres. 

Ne choisissez pas une moto pour frimer, par rapport aux autres.
C’est vous qui la conduisez et qui prenez les risques. Et quand vous êtes dessus, croyez-moi, vous ne la voyez pas. Choisissez la moto qui VOUS convient, qui vous va bien. Pas celle qui épatera les potes ou qui vous évitera de passer pour une lopette auprès de vos copains plus expérimentés.
La moto, c’est avant tout du plaisir et de la passion. Mais que ce plaisir n’oublie pas les conditions énumérées ci-dessus.

Encore une fois, la bonne moto est celle qui vous donnera du plaisir sans risque.

* * *

Après (voire avant) le permis, déjà coûteux, on pense aussitôt à acheter une moto… Et là, beaucoup sacrifient leur portefeuille.
Mais il ne faut pas oublier tous les autres coûts, plus ou moins cachés : l’assurance, l’entretien, les consommables, et surtout l’équipement de sécurité. Un bon casque, des gants résistants, un blouson solide avec des protections, une paire de bottes, un pantalon étanche, une dorsale… Tout cela coûte, même si on peut recourir au marché de l’occasion pour certains de ces équipements.

Il vaut mieux rogner sur le coût d’achat de la moto, mais ne surtout pas faire l’impasse sur la sécurité. Vous pourrez facilement économiser quelques centaines d’euros sur le prix de la bécane en prenant un exemplaire un peu plus vieux ou avec 10.000 km de plus, ou un modèle moins prisé, ou en évitant de dilapider vos sous dans des trucs inutiles comme un pot non homologué, un casque réplica, un tour de roue carbone, des pneus sport…
Une moto, ça se remplace, pas un motard !

Pour des idées de modèles précis, lire l’article « Les motos pour débutant(e)s« .

* * *

Je me fais un « auto-commentaire ».

Il y a quelques temps, j’ai lu une réaction à cet article sur un forum extérieur. Le gars n’a pas été assez courageux pour laisser sa réaction ici, alors je la reprends car elle me semble digne d’intérêt.

Tout d’abord, sa présentation (j’ai laissé les fautes, pour faire plus vrai):

« je passe actuelement le permis moto (j’ai passé le plateau vendredi) et je passe bientot la conduite. Aprés des mois a m’extasier devant cbr, gex ou autres pur-sangs inaccesibles voila en gros si vous pouriez m’éclairer sur la premiére moto (en bridage 34cv 🙁 )… Pas de 125 svp ca ce traine j’aime pas mes motos écoles (des suz gs 500) ni les autres machines du genre cb 500 »

On devine à peu près le profil du gamin…
Un gars lui conseille mon article et voilà sa réaction après lecture.

« ??? c’est quoi l’article en mousse ?
-« (…) sans prendre en compte ce qui devrait être la première préoccupation : rester en vie. » : aprés on se demande pourquoi les motos font peur aux gens…
-bla bla bla pas taper dans les tours :question: a ton avis pourquoi j’achéte une moto ???
-« ne surtout pas commencer par une moto sportive » : aprés deux ans à passer tous mes weeks end sur des circuits avec des 125 cbr je pense étre moins dangereux sur une gsx-r (ce qui sera pas le cas avant un moment…) que tous ces ******* aveugles en 4×4 ou l’*bruti qui te double par la droite téléphone à la main…
  »

Monsieur se prend donc un « king of the road », comme beaucoup (pas tous) de « p’tits cons » et autres « jeunes branleurs » (à prononcer avé l’accent du Midi), notamment parce qu’il a fait des ronds sur circuit.

Du haut de ma faible expérience du circuit et de ma longue expérience de la route, je peux juste dire que les deux n’ont rien à voir…
Content pour toi que tu t’éclates sur circuit, mais sais-tu que la plupart des pilotes professionnels ne roulent pas sur route ? Beaucoup n’ont même pas le permis A…
Pourquoi ? Parce que c’est trop dangereux et parce qu’en bons professionnels, ils ne peuvent se permettre de foirer une saison à cause d’une bête blessure sur la route.

Je vais peut-être en faire bondir quelques-uns, mais à mes yeux de formateur de conduite, un débutant complet qui fait super attention est moins dangereux sur la route qu’un pilote amateur (mais sûr de lui) qui pense qu’il maîtrise comme un dieu.

Je suis bien certain que ce motard débutant sur route connait sa moto sur le bout des doigts et qu’il sait bien la manier… sur circuit, c’est-à-dire de jour, sur un bitume parfait, sur un parcours qu’il connaît par coeur, entièrement sécurisé, avec personne en face, pas de voitures, pas de carrefours, pas de camions, pas de piétons, pas d’obstacles, pas de marquages glissants, pas de pièges, pas de trous ni de bosses…
Cela fait une toute petite différence.

On ne fait pas de concours de bite, je ne vais pas jouer à qui qu’a la plus grosse et qui pisse le plus loin.
Je ne suis pas Rossi et je n’ai pas envie de l’être, je ne suis pas un dieu de la moto, je me débrouille sans plus. J’ai eu trois accidents (mineurs) dans ma vie, donc je ne suis pas infaillible.
Mais j’ai juste parcouru plus de 500.000 km sur la route et je suis toujours en vie et entier.

Tu achètes une moto pour passer ta vie à 10.000 tours et plus ? C’est bien, ça montre juste que tu n’as rien compris au film. Aujourd’hui, on n’en est plus là, on ne peut plus conduire comme si on était seul sur la route. Même si toi, tu roules « propre », y a trop de conducteurs comme toi (ou pire) qui se chargeront vite de te faire comprendre qu’il vaut mieux faire attention. Ce qui veut dire « anticiper » et donc « rouler moins vite ».

La moto pour rouler vite et faire du bruit, c’est dépassé, c’est fini, c’est mort !

Maintenant, on a le droit de laisser faire la sélection naturelle. La plupart de ces jeunes coqs finissent à l’hôpital ou au cimetière dans les deux ans. Mais bien sûr, ce n’est jamais de leur faute…

* * *

 

  1 721 comments for “Quelle moto pour débuter ?

  1. Antoine Bouquerel
    4 novembre 2017 at 19:24

    Bonjour, super article merci beaucoup !
    Fraîchement en possession du permis A2, j’en suis à la recherche d’une moto ! Je penche pour une ducati monster 600 ou 620 ou bien encore une SV d’après 2003 (plus le modèle S) !

    Mon cœur part clairement plus sur une ducati mais sa réputation au niveau fiabilité me fait peur, je n’ai pas les moyens de passer tous les mois au garage ! Pouvez-vous un peu m’éclairer sur mon choix ? Auriez-vous des idées d’autres modèles sur lesquels jeter mon dévolu ?
    Tout dépend du lieu où je vais effectuer mon stage mais l’utilisation de la moto sera principalement trajet boulot + ballades le week-end

    Merci d’avance,

    Antoine

  2. Poire
    13 octobre 2017 at 22:41

    Bonsoir,
    Super article: complet et bien rédigé!
    Grosse déception, j’ai flashé sur un honda Integra 700 d’occasion avant d’apprendre que celui-ci n’est pas compatible A2 (permis obtenu en avril 2017).
    Il respectait pourtant mon cahier des charges:
    – Homme-43 ans- 2 enfants- Région parisienne
    – 80% de mes trajets sont en ville (boite auto très appréciable); 20% autoroutes/periph voie rapide (déplacements professionnels banlieu/aéroport)
    – 75% de mes trajets sont avec un passager (enfants de 12ans) -> confort passager
    – bonne accélération (dépassements) … et mon permis m’a fait comprendre que je ne suis pas un fan de la vitesse !
    – ABS
    – Assurance …il était à peine plus cher que mon burgman 125 !
    – 3500€ pour 50 000 km (Garantie 6mois du venduer (pro))
    – le moins était peut-être les rangements et il m’arrive souvent de devoir ramener courses (pack d’eau …mais il était vendu avec topcase)
    De fait je relance mes recherches et je suis un peu perdu …
    Pourriez vous me conseiller (moto ou scooter) ?
    NP.

    • FlatFab
      24 octobre 2017 at 19:00

      L’idéal pour votre profil : une moto A2 à boîte automatique, comme les Honda NC 700 ou 750 à boîte DCT.

      • Dom
        25 octobre 2017 at 10:33

        Bonjour,

        Tout comme « Poire », et sur les bonnes recommandations de « FlatFab », j’envisage d’acheter une Honda NC750X à boite DCT chez un professionnel.
        J’en ai vu une d’occasion mais je ne voudrais pas me faire avoir…
        Quelles précautions faut-il prendre avant l’achat ?

        Merci d’avance,

        Dom

  3. buzz
    12 octobre 2017 at 10:29

    Bonjour,
    Merci pour ton article et aussi celui sur les gt pour débuter. J’ai été surpris de lire que c’était pas forcément conseiller mais si le gabarit le permet ce n’est pas un non rédhibitoire.
    Je suis un peu dans le cas de antho82 (sauf que je ne suis pas harley et la première raison c’est le prix même d’occasion). j’envisage le permis pour la balade rarement pour le trajet travail. Et pour prendre plus tard du plaisir à 2. Je suis plutôt du genre rugbyman 1m80 et 120kg. Cuisse bras et épaule puissante mais dont la passion s’est aussi déporté sur la cuisine. Un bon gros bidon donc je me vois plus sur un custom ou a la rigueur sur un gt. Je serai donc plus triumph thunderbird que harley mais même problème c’est lourd et ça fait quand même 1700cc qui peuvent se brider notamment niveau cartographie.
    J’ai eu un 50cc de 16 à 20 ans mais ensuite la voiture s’est imposé en priorité car pratique. 15 ans de permis sans accrochage Et je sais que ca fait loin de moi un motard mais je voudrais retrouver le plaisir du 2 roues capable de supporter 200k rien qu’avec les passagers. (Après entraînement bien sur même dans mon travail je ne me met pas de challenge sans maîtriser et toute nouvelle situation est comme un retour au stade débutant = on diminue la confiance).
    En cherchant plus petit pour débuter je suis tomber a la rigueur sur Honda rebel cmx500 ou kawa vulcan s. Mais j’ai lu des pour et des contre. Afin de limiter les dépenses et l’achat de plusieurs moto trop rapidement la triumph pourrait passer en la bridant?

    Sur ce Je m’en vais lire l’article sur le fait de voyager chargé en attendant vos conseils custom.

    • Alain
      12 octobre 2017 at 13:34

      Bonjour

      Donc, je mesure 1.88 m pour 90 Kgs et je chevauche une DRAGSTAR 650 XVS un custom sympa de 1998. Agréable à conduire, du couple c’est idéal pour les débutants. Par contre, pas de vitesse de pointe, ce n’est pas une moto qui permet d’attaquer. Donc, tu es plus dans le flot des voiture que devant. Sinon, elle fait 40 ch alors à toi de vérifier si elle est adaptée au permis A2. Après vu notre gabarit, on a souvent tendance à faire grenouille sur ce type de moto lol.
      Je sais que Yamaha à renouveler cette gamme, tu peux voir si certaines te plaisent

      Sinon, toutes les customs sont chers mais moins matraqués vu l’obligation d’une conduite cool….

      • buzz
        13 octobre 2017 at 18:47

        Bonjour Alain.

        Merci pour ton retour, bien joué le coup de la 650 xvs. Sur plusieurs sites je vois que de plus en plus de modèle ont possibilité d’être bridé. Mais encore une fois méfiance car comme je l’ai lu dans l’article les mauvaises surprises existent.

        En tout cas je viens de me décider aussi sur un autre critere. Je ne suis pas mécano et je pense que le cardan me conviendrait bien.

        En regardant des photos j’en ai vu une avec un golgotte dessus et cest vrai que ça fait grenouille. Mais c’est pas babar sur une 103 non plus. ^^

        • Alain
          15 octobre 2017 at 13:50

          Et oui, je te l’avoue le cardan s’est un souci de moins sur la moto et je l’apprécie.

          Mais bon, il y a encore bcp de motos avec une chaîne mais pas trop dans les customs.

          Ceci dit, une chaîne ce n’est pas la galère non plus, juste du graissage et ce point à surveiller !!!

          Bonne recherche

  4. Jadou
    16 septembre 2017 at 18:58

    Super cet article, dont je partage largement le point de vue. Mais face au choix très large des gammes de moto, je me sens un peu paumé pour le choix de ma 2nde moto.
    Jeune motarde ayant récemment passé la formation A2->A, je cherche à remplacer mon YBR125 pour passer sur plus gros (je me sens trop limitée, et les besoins changent). Etant plutôt du genre responsable/prudente et « je roule aux limites de vitesse », je pensais passer par une 300 mais j’ai peur d’en voir les limites trop rapidement.
    Je pense donc qu’une moto coupleuse me conviendrait mieux (pour avoir de l’accélération). Par contre je suis aussi du genre petit gabarit : 1m65 pour 53kg, et c’est là que ça coince. Car pour trouver une moto coupleuse mais ni trop lourde ni trop haute, je ne sais pas où chercher.
    J’ai récemment essayé une ducati scrambler version cafe racer, que j’ai beaucoup appréciée mais qui ne correspond pas du tout à mon budget.
    Je pars à priori sur du roadster (pour la polyvalence) mais ne suis pas fermée à d’autres modèles.
    Auriez-vous quelques idées ?
    Merci d’avance

    • FlatFab
      16 septembre 2017 at 22:37

      Je ne peux pas te laisser dire que tu serais d’un « petit gabarit » avec 1,65 m, sinon ma chérie qui mesure 1,58 m va me tuer… 😉

      OK, c’est un peu juste pour un trail (et encore), mais tu peux facilement avoir accès à presque tous les roadsters, néo-rétros, customs, petites routières…
      Quant au poids, c’est avant tout une question de maîtrise du point d’équilibre.
      Et si tu veux du couple, oriente-toi plutôt vers un moteur bicylindre ou trois cylindres.

      Quelques idées de routières de moyenne cylindrée : Honda CBR 500 R, Kawasaki ER-6F…
      En roadster léger et facile, essaie la KTM Duke 390, très bien pour la ville, y en a pas mal en occasion. Ou la Suzuki Gladius ou SV 650, c’est pareil. Ou la Yamaha MT-07.
      En néo-rétro, regarde les différentes versions de la Moto Guzzi V7 II ou la Yamaha SR 400, qui est bradée car pas de version Euro 4. Ou la Yamaha XSR 700, mais c’est plus cher.
      Si tu aimes les customs, vois pour une Honda VT 750 Shadow ou une Indian Scout Sixty (plus dure à trouver d’occase).

      • Jadou
        19 septembre 2017 at 19:15

        Génial : une réponse rapide, et des suggestions en plein dans le mille.
        Je signerais de suite pour la XSR700 mais j’ai peur qu’elle me coûte cher en assurance. Peut être en 3eme moto !!
        Reste plus qu’à savoir quel critère je vais privilégier pour départager la ktm, la cbr la gladius et la mt
        Merci beaucoup

        • FlatFab
          19 septembre 2017 at 22:05

          La XSR 700 utilise le même moteur que la MT-07, c’est une moto de débutant, pas chère en assurance.

          Et de ce que je comprends, le critère financier est important pour toi.
          Tous les modèles que tu cites sont bons, donc c’est facile : tu choisis celui qui sera le moins cher à l’achat et en assurance.
          Compare bien neuf et occasion (récente).

          • Jadou
            21 septembre 2017 at 09:09

            Pour la XSR700, beaucoup des annonces d’occasion sont des modèles avec (très) peu de kms (moins de 1000), et sont (j’imagine) des modèles de démo. Dans ces cas là, considère tu que c’est une « bonne occaz » où c’est tout bénef pour moi (la remise de prix par rapport au neuf, et avoir quand même une moto très récente et très peu kilométrée) ; ou est-ce qu’il vaut mieux ajouter la différence et avoir une neuve ?

            • FlatFab
              21 septembre 2017 at 11:27

              Bonne question…
              Les modèles d’essai doivent afficher moins de 7.000 km et moins de six mois.
              Je ne recommande pas forcément d’en acheter un car ces motos ont en général été très sollicitées, souvent à froid, par des motards qui ne savent pas toujours bien conduire et ne prennent pas la peine de soigner une moto qui ne leur appartient pas.
              Dans le cas d’une XSR 700, le risque est moindre car c’est une moto plutôt « tranquille », choisie par des débutants non sportifs ou des adeptes du néo-rétro qui roulent cool.
              Bref, ça peut se tenter.

            • Teomme
              22 septembre 2017 at 17:58

              C’est pas forcément des modèles de démo, c’est aussi,le genre de moto qu’on sort pour les p’tites balades et pas forcément pour le quotidien et les voyages. Du coup, comme elles ne roulent que les week-ends de beau temps, elles ne font pas beaucoup de Km.

  5. JPB
    23 août 2017 at 12:07

    Bonjour
    Article très intéressant. J’ai 51ans et mon permis A depuis 1an (he oui juste avant la réforme) 🙂
    Je me suis acheté une FZ8 NA d’occasion dont je me sert tous les jours pour aller bosser et le WE pour des balades ou autres.
    La FZ8 est vraiment très agréable pour un débutant (c’est mon avis). On peut se faire plaisir à tous le niveaux mais à certaines conditions : la chausser de vrais pneus, ne pas de se prendre pour Zarco, etc
    Je me suis fait offrir pour Noël un stage de pilotage qui m’a vraiment été profitable et que je recommande à tous les débutants. J’ai des potes qui ont leur permis depuis des années avec des grosses bécanes (super duke, S1000R) et qui me disaient « va s’y prend plus d’angle, fais comme ci fait comme ça ». Ouai easy qd on maitrise mais c’est qd la limite d’angle ? Bref le stage m’a vraiment permis d’acquérir plus de technique, de connaitre mieux ma FZ8 et de prendre confiance. Juste penser qu’ensuite sur route, on n’est pas sur circuit !!
    Maintenant je pense changer car la FZ8 pour le duo c’est pas le Top du tout !! Mais avant je vais qd même me faire un plaisir sur piste histoire de….
    JP

  6. Alexis
    17 août 2017 at 17:18

    Bonjour, et merci pour cet article complet.
    En suivant vos remarques, vous conseillez plutôt une moto d’occasion, l’argument de manière général est financier. (assurance, coût de la moto…).

    Que pensez-vous alors d’une BMW R60/7 comme première moto ?

    Merci d’avance pour votre réponse éclairée.

    • FlatFab
      17 août 2017 at 17:31

      Ah là, on n’est plus du tout dans la même démarche, dans le sens où non seulement cette moto n’est plus vendue en neuf en concession, mais il s’agit d’une machine « de collection », vieille de plus de 30 ans.

      En tant que telle, elle serait pas mal en première moto : c’est bas, assez léger, peu puissant, peu coupleux…
      Le souci principal côté sécurité est que ça freine mal, très mal. Elle possède certes deux disques de frein à l’avant, mais pas bien grands, et un frein à tambour à l’arrière. C’est un freinage d’un autre temps, qui demande une conduite adaptée, beaucoup de frein moteur, beaucoup d’anticipation pour éviter tout freinage d’urgence.
      Et puis, c’est de l’ancienne, donc fiabilité aléatoire, risque de panne sur la route, obligation d’emmener le minimum nécessaire pour réparer…
      Ce sont des contraintes auxquelles il faut penser.

      Mais débuter sur une « vintage » reste une bonne idée, à condition de savoir adapter sa conduite à ce type de machine.

      • Boudal
        17 août 2017 at 17:45

        Oui tout à fait, il y a occasion (d’aujourd’hui) et occasion du passé :).
        Je suis plutôt pour l’esprit vintage.

        Ce sont les deux points qui me semblent être relativement flous pour moi.
        L’aspect freinage, lorsque l’on nous apprend à freiner comme des bourrins puisqu’il il y a l’ABS sur les motos école,
        et le côté réparation et entretien aléatoire car vieille moto, pas évident de se faire un avis objectif, surtout pour un débutant
        comme qui n’est pas encore un as de la mécanique.

        Merci pour ces éléments de réponses très précis.

        Alexis

        • FlatFab
          17 août 2017 at 17:55

          Le freinage, il faudra le travailler.
          Lire Freiner à moto (et en scooter) – Deuxième partie.

          Il est aussi possible de l’améliorer par un bon entretien mécanique : vidange du liquide de freins, vidange de l’huile de fourche, remplacement des durites de frein en caoutchouc par de l’acier tressé, changement des plaquettes, éventuellement remplacement des disques… et si on a plein de sous, remplacement du maître-cylindre et des étriers par des éléments modernes.
          Et évidemment, choix de pneumatiques modernes !

          Pour l’entretien général et réparation, il existe des forums de spécialistes de ces motos, ainsi que toute la documentation papier et web (revue moto technique, manuel de réparation, catalogue de pièces ETK).
          Les séries 7 figurent parmi les motos anciennes les plus faciles à entretenir.
          J’en avais une au club moto de l’école de gendarmerie à Fontainebleau et je l’entretenais moi-même avec les conseils des anciens et mes deux mains gauches, donc c’est possible !

          • Alexis
            17 août 2017 at 18:13

            Le point sur l’entretien est très bon à savoir, j’ai pu lire aussi que sur ces vieilles machines les pièces étaient relativement faciles à trouver.
            J’imagine de toute manière que le bon fonctionnement de la machine dépend essentiellement de la manière dont on en prend soin.

            Ok pour le freinage, j’ai regardé c’est en effet un reflex que tout le monde devrait avoir, tester sa moto afin de la maitriser de la meilleure façon possible.

            Niveau position de conduite, sur ces modèles, certains ont parfois subis des préparations.
            Que dire de la position « café racer » (guidon bracelets et bas) ou « scrambler » ?

            • FlatFab
              17 août 2017 at 18:15

              Question de goût.
              Perso, pour un usage routier, je préfère la position d’origine, le plus droit possible, c’est plus confortable.

              • Alexis
                17 août 2017 at 22:22

                Ok super merci beaucoup pour ces réponses précises et rapides, c’est un plaisir.

  7. Martin
    7 août 2017 at 15:01

    Bonjour,
    Très bon article! Je souhaiterai aussi profitter de vos avis a propos de 3 motos:
    La triumph speed triple S : http://m.triumphmotorcycles.fr/bikes/roadsters-and-supersports/speed/2018/speed-triple/variants/speed-triple-s#specification

    La triumph bonneville T100:
    http://m.triumphmotorcycles.fr/bikes/classics/bonneville/2018/bonneville-t100/variants/bonneville-t100-black

    Et la suzuki gsx s750 :
    http://www.suzuki-moto.com/gamme-2017/gsx-s750

    Plutot quel type de conduite? Quelles routes?

    Et avez vous un modèle particulier que vous conseilleriez pour commencer?

    Merci de votre bon article

    • FlatFab
      7 août 2017 at 15:15

      Je saisis mal…
      C’est à vous de nous expliquer quel type de conduite et quel usage vous pensez avoir de votre machine.
      Ou pensez-vous adapter votre conduite à la machine choisie ?

      Ce qui est certain, c’est que seule la Triumph Bonneville convient vraiment pour un motard grand débutant.
      Les deux autres sont à l’extrême limite de la fourchette haute des motos pour débuter et ne sont envisageables que pour un motard disposant déjà d’une expérience de plusieurs années en 125 ou d’un bon niveau en sport moto de compétition.

  8. vialor
    31 juillet 2017 at 14:52

    Bonjour,

    Article intéressant, avec beaucoup de sagesse. J’ai le permis depuis longtemps 1998 ( et 1 et 2 et 3 zero désolé une réminiscence ), mais je n’ai jamais franchi le pas.
    J’ai bien emprunter des motos, toujours dans l’optique de la conduite plaisir ( cheveux au vent ), pour faire bordeaux bassin d’Arcachon, le perigord bref il y a du beau temps et pas de bouchon , pour rouler les cheveux au vent. On va repasser pour les cheveux au vent, mais au moins le casque.

    Je suis perdu dans ma recherche.
    Mon cœur penche vers la BMW 1150RT, mais mon cerveau me dit si elle penche au ralenti ou à l’arrêt tu flanches, donc je regarde de plus en plus vers CBF 600 ( ABS et CBS je crois) ou FAZER 600, j’ai même regardé une deauville, non je déconne pas, mon œil a saigné mais je me suis forcé. Je ce que je sais c’est que je ne souhaite pas dépasser les 3000 euros, je ne roule pas assez et comme je ne suis pas tout seul, il faut plus de 2.5 CM2 pour que la passagère puisse poser son anatomie.
    Vous me conseillez quoi ?

    Cordialement.

    Gilles 38 ans

    • FlatFab
      31 juillet 2017 at 15:54

      Déjà, de lire cet autre article : Choisir une GT comme première moto.

      Ensuite de ne pas trop accorder d’importance au poids d’une moto : la maîtrise de l’équilibre d’une bécane, ça s’apprend.
      Et donc d’aller suivre une formation de « reprise de guidon », de préférence avec Passion Moto Formation, puisqu’il semble que nous soyons voisins.

      Enfin, puisque vous semblez avoir une préférence pour les routières, allez voir et essayer (au moins à l’arrêt) des CBF 600 et 1000, des BMW 850 et 1100 RT, un K75 ou K100 RT, un Kawasaki GTR 1000, un R80 ou R100 RT (hélas surcotés en ce moment)…
      Un Deauville 650 ou 700 serait en effet très bien, même si cette moto ne déchaîne pas les passions.
      Un Fazer 600 par contre, pas trop.

      • Gilles
        31 juillet 2017 at 17:42

        Merci, la reponse vaut l article , pourquoi un avis aussi arrêté sur la fazer.

        • FlatFab
          31 juillet 2017 at 17:50

          Un Fazer est un roadster vaguement caréné, avec une position de conduite basculée en avant, en appui sur les poignets et une faible protection du torse.
          Disons que c’est un roadster routier, mais pas une moto routière.

  9. Antho82
    29 juillet 2017 at 14:43

    Bonjour ,et déja merci pour les articles et conseils qui sont super intéréssants , j’en viens maintenant à ma question ,j’ai 26 ans je compte passer mon permis moto et j’ai complètement flashé sur la Harley Dyna Super Glide Sport FXDX (Le coté décontracté et plaisir sans doute). Ma question est la suivante , sachant que je suis totalement novice dans le domaine des deux-roues , est-ce qu’elle convient à un débutant (Pas trop de puissance? car tout de même 1450 cm3 ) ? Si elle convient quel type de protection choisir? (Choix du casque par exemple si je peux avoir un simple casque bol ou si il est préférable d’avoir un casque integral? meme si ça fait tache sur une Harley vaut mieux la sécurité qui la classe) Et si elle ne convient pas me conseiller une Moto dans le meme style qui conviendrait . Merci d’avance

    • FlatFab
      29 juillet 2017 at 18:34

      Déjà, passer le permis moto juste par coup de coeur sur une moto bien spécifique… perso, je trouve que cela fait une bien mince motivation, mais bon, chacun voit midi à sa porte.
      Attention à la désillusion !

      Concernant la moto en elle-même, le souci ne sera pas du tout la puissance, très raisonnable sur ce type de moto, mais le couple qui peut surprendre sur des revêtements à adhérence dégradée ou avec des pneus froids. Et aussi le poids qui embarque facilement, même si le centre de gravité bien bas aide à gérer.
      Un 1200 Iron serait plus facile pour débuter, mais le FXDX reste envisageable.

      Quant à la tenue, c’est toujours un choix entre l’aspect confort / look / esthétique et l’aspect sécurité / pratique.
      C’est TOUJOURS mieux d’avoir un casque intégral (ou modulable fermé), mais ce n’est pas impératif.
      C’est TOUJOURS mieux de porter une tenue la plus protectrice possible, mais chacun met le curseur là où il veut.
      Il faut savoir qu’un jean et un gilet de cuir, des santiags, des mitaines et un casque bol ne protègent presque rien. Après, chacun décide en connaissance de cause…
      Faut juste pas venir pleurer après quand on s’est fait bien mal et ne pas avoir l’hypocrisie de dire « je fais ce que je veux, ça n’engage que moi » tout en demandant à bénéficier de la couverture des frais médicaux par la Sécurité Sociale.

      • Antho82
        30 juillet 2017 at 11:02

        Merci pour la réponse, ça fait un moment que j’ai envie de passer mon permis moto ,ça n’a rien a voir avec la Dyna elle même , je pense meme suivre votre conseil et me tourner vers un le 1200 Iron si ça peut me permettre de me faire la main avec moins de risques , pour ce qui est du casque le modulable me semble un bon compromis , je ne compte pas rouler comme un imbécile sur les routes de campagne qui sont déja bien assez dangereuses comme ça. En tout cas merci beaucoup pour tous ces conseils explicites.

        • Philippe Roche
          30 juillet 2017 at 17:43

          Le casque modulable est en effet un bon compromis… A condition de le porter toujours fermé, comme un casque intégral, quoi !

    • Momo
      30 juillet 2017 at 19:03

      Entre vouloir passer le permis, avoir une nette préférence pour une moto (ou un style de moto) et la réalité, il y a un sacré espace. Commence les leçons, qui se feront très certainement sur des motos légères, découvre les sensations (et les dangers), et ensuite, fais-toi une idée plus précise de savoir si ce type de moto reste envisageable pour toi. De toutes façons, il faudra l’essayer, et, si possible, en essayer aussi d’autres. Et dis-toi bien qu’une belle aventure commence pour toi (on l’espère), et que tu as le droit de changer d’avis au fur et à mesure de ce que tu vas connaitre dans ton apprentissage.
      Par ailleurs, sur les simples contingences physiques, tu ne nous dis pas si tu es costaud comme un rugbyman ou plutôt frêle et mince, et quel usage tu comptes faire de ton futur engin. ce sont pourtant des contingences qui, à elles seules, peuvent t’orienter vers d’autres montures. Donc prépare-toi à penser que ton choix initial t’amènera peut-être à changer d’avis…

  10. Fabien
    20 juillet 2017 at 23:39

    Merci pour cette article je commence tout juste le permis je voulais me renseigné avant
    même si je ne suis pas pressé d’avoir une moto pour l’instant car j’ai quelque projets avant je trouve cette article vraiment sympa
    Je suis du genre à ne pas vouloir de 125 plus tard mais je ne sais pas vraiment quoi acheté mais cette article mais bien renseigné merci de ton travail pour des informations (désolé si il y à des fautes d’orthographe)
    Cordialement
    Fab 21ans

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