Comment « bien » commencer la moto

Avec la réforme du permis moto en 2013 et le report à 24 ans du seuil d’accès aux motos « gros cubes » sans limitation de puissance, beaucoup d’aspirants motards de 18 à 24 ans s’interrogent sur l’opportunité de commencer plutôt avec une moto 125 ou avec une moto A2, voire d’attendre pour obtenir le « A direct ». Mais la question se pose à tout âge pour certains et certaines qui tiennent avant tout à apprendre le mieux possible, à faire leurs premiers tours de roues en sécurité, pour « bien » commencer la moto.

Merci à Vayann (et quelques autres) pour l’idée de cet article !

Pour en savoir plus, lire les articles suivants :
Les catégories de permis moto
Les différents types de motos
Choisir sa moto 125
Choisir entre scooter et moto

Dans le domaine sportif, tout le monde reconnaît l’avantage d’une initiation dès le plus jeune âge et d’un apprentissage continu et progressif.

Les exemples ne manquent pas de champions moto qui ont commencé la moto très jeunes, avec une progression lente dans les cylindrées et les puissances, avec un parcours graduel dans les différentes catégories des différentes disciplines sportives motocyclistes.
On est tous d’accord que ce sont souvent ceux qui ont commencé le plus jeune qui arrivent au meilleur niveau à l’âge adulte.

Si notre objectif est de pratiquer la moto avec la meilleure sécurité possible (sachant qu’elle ne sera jamais totale), il faut convenir que cet objectif s’exerce sur tous les tableaux : équipement motard, véhicule, entretien… mais aussi apprentissage progressif, qualité de la formation initiale, entraînement régulier avec des formations complémentaires…
Le tout visant principalement à une maîtrise optimale de l’environnement : il s’agit d’être assez à l’aise sur sa machine pour ne pas avoir à réfléchir à ses actions quelle que soit la situation, et ainsi concentrer 95% de ses ressources mentales à l’observation de l’environnement de conduite (trafic, chaussée, autres usagers partout autour) car c’est cette observation-analyse, rapide et correcte, qui fera véritablement la sécurité de conduite.

La recherche scientifique sur l’apprentissage de la conduite moto, en particulier sur l’évaluation de l’efficacité des programmes de formation à travers de la mesure de la rétention des habiletés de conduite acquises en formation moto, a mis en lumière que les élèves qui ont le plus appris à court terme montrent à long terme la plus forte perte de savoir-faire.

Les stages « en accéléré », par exemple, conçus pour réussir l’examen de conduite le plus rapidement possible, sont un nid de mauvaises habitudes qui font le lit de comportements accidentogènes.

L’expérience acquise de façon progressive, à la fois dans le temps et dans l’accession à la puissance, est la clef de la sécurité à moto.

L’ennemie du motard, c’est une formation :
– centrée sur le seul maniement du véhicule,
– concentrée dans le temps,
– qui donne accès de suite à des motos puissantes.

Dans l’idéal de mes rêves de formateur en sécurité routière, il faudrait une formation assez longue (20 à 30 heures), mais surtout étalée dans le temps, avec une prise d’expérience progressive, avec plusieurs passages en établissement de formation au cours de cette initiation sur la route, accompagnée d’une accession à la puissance par étapes, par paliers, et ce pour tous les apprentis motards, sans condition d’âge ni d’ancienneté de conduite.

Car l’apprentissage de la conduite (et non du seul maniement des commandes) se fait avant tout par l’expérience, sur la route, dans la circulation. C’est là que s’acquiert l’anticipation, l’observation, la détection des dangers, l’analyse des situations de conduite… toutes choses qui font la sécurité de conduite, bien plus que la parfaite maîtrise du véhicule.

* * *

321lets-goSur ces bases, pour quelqu’un qui n’y connaît absolument rien de rien à la moto, notamment qui n’a jamais manié une boîte de vitesses moto, le passage par la 125 est utile.

Si vous avez plus de 20 ans, je vous conseille de commencer de suite en 125, avec la formation de sept heures (à condition de déjà posséder votre permis B depuis au moins deux ans), éventuellement complétée par deux à trois heures de plateau supplémentaires pour être bien à l’aise, voire par un stage de perfectionnement d’un à deux jours.

Achetez une moto 125 d’occasion à 1.000 euros (disons, entre 800 et 1.500 euros) et bien sûr, un équipement de protection complet de qualité qui servira de toute façon, que ce soit sur une 50, un 125 ou un 500. Et roulez !
Mais surtout, continuez à vous entraîner régulièrement à des exercices pour le maniement à basse vitesse, l’évitement, le freinage…
Lisez les fiches du livret moto et/ou les articles de ce site.

Six mois ou un an plus tard, le temps de mettre des sous de côté (compter entre 500 et 1.000 euros), passez le permis A2, ce qui se fera facilement grâce à l’expérience et à l’entraînement, sans avoir besoin de repasser le code si vous avez votre permis B depuis moins de cinq ans.

Prenez ensuite (sans urgence, puisque vous aurez déjà une moto 125) une moto A2, ce qui permettra de revendre la 125 et donc de récupérer une bonne partie de l’investissement de base.

Deux ou trois ans plus tard, vous passerez la formation complémentaire pour prendre une moto A. Cette formation de sept heures coûte entre 200 et 350 euros, mais qui seront à payer dans deux à trois ans. Largement de quoi les mettre de côté d’ici là, surtout qu’ils pourront être financés par la revente de votre moto A2.

En résumé, si vous passez par la 125, puis par le permis A2 avec une moto de moyenne cylindrée (250 à 650 cm3) pour rouler le plus tôt possible, vous allez :
– acheter une moto moins chère qu’un gros cube à l’achat et en assurance,
– accumuler du bonus d’assurance moto ;
– économiser par rapport à une voiture (en carburant, temps gagné, facilité de déplacement).
Et surtout, vous allez acquérir de l’expérience et rouler ainsi plus en sécurité, avec un accès progressif à la puissance : moins de crispation, moins de fatigue, plus d’aisance.
Au final, cela ne vous aura pas coûté plus cher, financièrement parlant, et vous roulerez bien plus en sécurité.

* * *

Pourquoi dis-je que cela ne vous coûtera pas plus cher ? Parce qu’une moto, ça se revend, contrairement à des heures de cours !

A moins de déjà posséder une expérience de conduite moto (en moto 50 cm3, en enduro ou cross ou trial ou circuit), il est très probable que les 20 heures de formation prévues dans les forfaits pratiqués par 99% des écoles moto ne suffiront pas. D’expérience, la plupart des élèves débutants mettent entre 25 et 35 heures de cours pour atteindre le niveau requis par l’examen.

Je dis « la plupart », car parfois, on atteint facilement les 40 ou 50 heures. Avec un coût horaire entre 35 et 50 euros, cela commence à représenter un bon petit gouffre financier.
Sans compter que certains profils plus difficiles dépassent exceptionnellement les 60 heures.
Certes, cela ne concerne que 1 à 5% des élèves, mais pour ces gens-là, ça compte !

Et encore, en espérant que vous passiez réellement ces heures au guidon, sur la moto, à vous entraîner…

Dans beaucoup de grandes agglomérations, notamment en Ile-de-France, la piste d’entraînement se situe à au moins 10 minutes de route, parfois 30, voire jusque 45 minutes de trajet aux heures de pointe !
Une fois sur place, il faut encore que le formateur installe les parcours (plots et piquets). Tout cela doit être répété en sens inverse à la fin du cours.
Et encore, en espérant que le formateur commence bien à l’heure et ne vous fasse pas terminer cinq à dix minutes plus tôt, surtout en fin de journée…

Il n’est pas rare qu’une session de deux heures comprenne en réalité 1h15 d’entraînement ou que vous ne fassiez que deux heures sur trois heures décomptées.

Sans compter qu’une partie de ce temps peut être passée à attendre que votre parcours d’entraînement soit libre, si jamais la piste est partagée entre deux, trois, voire cinq écoles, comme on le voit parfois…

Dans ces conditions, même si vous vous débrouillez bien, vous allez très vite arriver à 30 ou 40 heures de formation, que vous devrez payer avant de présenter l’examen.

Si jamais vous échouez à votre première présentation au plateau (comme 50% des candidats en moyenne), vous devrez payer de nouveau des frais de présentation (qui vont totalement dans la poche de l’école, pas de l’administration), et bien sûr reprendre des heures de cours pour ne pas perdre votre niveau en attendant une date de prochaine présentation, ce qui peut prendre plusieurs semaines, voire deux à trois mois en région parisienne.

Tout cela, sans aucun espoir de remboursement, de retour sur investissement, sans même que cela vous garantisse forcément une meilleure formation…
Moralité : il vaut mieux faire en sorte de payer le moins possible d’heures de cours et de frais d’examen !

Pour cela, avoir sa propre moto, qui permet de s’entraîner par soi-même, quand on veut, seul(e) ou avec des potes, c’est quand même vraiment plus pratique. D’autant plus que tous les parcours, les conseils, les techniques sont disponibles sur ce site…

De plus, dans les moments de découragement, de démotivation, les périodes de « palier d’apprentissage », où on a l’impression de ne plus progresser, voire les périodes de régression (après une chute, par exemple)… avoir sa propre moto et rouler permet de se ressourcer, de reprendre confiance, de se dire que, tout de même, on sait conduire une bécane, de retrouver le plaisir de se balader la truffe au vent, et non juste de suer sang et eau sur un plateau.

D’autant plus qu’il n’y a pas que le permis ! Et surtout pas que le plateau…

N’oubliez pas que le but final de toute votre formation, c’est de rouler en sécurité sur la voie publique, au milieu du trafic.

L’expérience acquise en circulation est fondamentale.
Car votre formation en circulation restera le plus souvent réduite à la portion congrue : deux heures, éventuellement trois, voire quatre…

Dans la plupart des écoles moto, ça s’arrête là.
Très rares sont celles qui dispensent les 12 heures de cours de route qui sont normalement prévues par la réglementation française.
Et parmi celles qui le font, très très peu vous font vraiment passer ces 12 heures au guidon. En général, ce sera au mieux quatre à six heures au guidon et le reste en « écoute pédagogique », à regarder les autres, ou à écouter le formateur en salle.

Pire encore, nombre d’écoles vous décompteront comme heures de cours en circulation le temps passé à vous rendre du garage à la piste d’entraînement, à chaque fois sur le même trajet où vous n’apprenez rien, quand vous avez la chance de ne pas rester coincés dans les embouteillages…

Une raison de plus d’acquérir par vous-même de l’expérience sur la route, en respectant bien sûr les principes d’une conduite adaptée à l’examen en circulation.
Pour cela, lire l’article L’examen du permis moto – La circulation.

Conclusion : à mon sens, commencer directement sur un gros cube sans expérience moto, c’est juste le meilleur moyen de payer des heures de cours supplémentaires, et surtout après le permis, de prendre le risque (certes pas vérifié à chaque fois, heureusement) de faire une connerie que vous risquez de regretter TRES longtemps et qui pourrait vous coûter TRES cher, à tout point de vue.

Petite remarque sur cette vidéo : l’auteur précise que pour choisir sa moto, il faut tenir compte de sa maturité mentale, en mentionnant notamment que « tu peux avoir 40 ans et rester un petit con ».
C’est vrai, mais tout le problème justement est que le petit con… ne sait pas qu’il l’est !
Comme le dit le sage, les gens intelligents passent leur temps à se demander s’ils le sont, alors que les cons ne se posent pas de question.
DONC on ne peut pas se fier à l’auto-évaluation en matière d’intelligence et de maturité, surtout pour ce qui concerne la moto.

* * *

ATTENTION !

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit…

Cet avis, qui m’est personnel et issu de mon expérience de formateur moto depuis 2008, ne vaut pas pour TOUT LE MONDE.
J’ai bien précisé à plusieurs reprises que je parlais pour les débutants complets, celles et ceux qui n’ont jamais conduit de moto. Si vous savez déjà manier une moto, il est possible que vous soyez au niveau de l’examen en moins de 25 heures et dans ce cas, lancez-vous !

Mais ne vous mentez pas à vous-même sur votre niveau !

Quand on vous demande si vous êtes déjà monté sur une moto, ne répondez pas « oui » parce que vous avez déjà enfourché une moto une fois à l’arrêt (c’est du vécu)…
Si vous avez juste fait deux heures de moto 50 cm3 il y a dix ans, ce n’est pas ce que j’appelle « avoir conduit une moto »…
Ce n’est pas non plus parce que vous avez fait un peu de cross dans les champs une dizaine de fois quand vous aviez 15 ans que vous saurez maîtriser une moto gros cube avec toute la finesse que demandent les parcours de l’examen plateau.
Votre expérience en scooter ne compte pas non plus (ou très peu), quelle qu’elle soit.

Pour espérer être prêt en 20 heures, il faut avoir déjà pratiqué réellement la moto, de préférence à bon niveau (entraînement régulier ou compétition) ou circulé pendant au moins un an en continu, sur des machines d’au moins 125 cm3.

Bien sûr, il existe toujours des exceptions, mais ce postulat reste vrai pour la très grande majorité des cas.

* * *

Autre point : le passage par la 125 n’est évidemment possible que pour les usagers qui en ont le droit.

Si vous avez moins de 20 ans ou moins de deux ans de permis B, il ne vous sera pas possible de suivre la formation de sept heures pour obtenir l’équivalence du permis A1 (permis moto 125).

Dans ce cas, si vous voulez passer par la 125, il vous faudra passer le permis A1 avec examen, qui est exactement le même que pour les catégories A2 et A. Sauf que les épreuves pratiques se font sur une 125, ce qui facilite les choses pour le parcours lent mais les complique pour les parcours rapides.

Si vous avez plus de 18 ans, je vous conseille alors de préparer directement le permis A2. Ce qui ne vous empêchera d’ailleurs pas de commencer avec une moto 125, souvent moins chère à l’achat et toujours moins chère en assurance.

* * *

Dernier point, une moto 125 n’est pas un gros cube !

Cela peut paraître évident, mais beaucoup de novices ne mesurent pas la différence énorme qui existe entre les motocyclettes dites « légères » (les 125 ou moins) et les motos dites « gros cubes » (250 cm3 et plus).

La différence de poids est vraiment très importante, vous la ressentirez de suite.
Une moto 125, cela pèse dans les 100 à 120 kg environ, 150 pour la plus lourde (la Honda Varadero). Une moto gros cube pèse au moins 180 kg et la plupart des roadsters d’entrée de gamme en 500 ou 650 cm3, qui sont utilisés en école moto, pèsent aux environs de 200 kg.

La différence de gabarit est également sensible : hauteur de selle, finesse du réservoir et de la selle, empattement (longueur de la moto), largeur du guidon…
Une moto 125, c’est vraiment facile à prendre en main, c’est très pratique pour les petits gabarits. Un gros cube, plus haut, plus large, avec ses pneus deux fois plus larges et un rayon de braquage bien plus important, c’est vraiment autre chose.

La différence de puissance et donc de rapport poids/puissance est tout aussi conséquente.
Le moteur d’une moto 125 est bridé à 15 chevaux maximum et bon nombre affichent moins que ça, entre 11 et 14 ch. Un gros cube, c’est au minimum 34 chevaux, souvent 48 pour les motos A2, voire 60 à 75 ch pour les moins puissantes des motos de catégorie A. Certes, elles sont deux fois plus lourdes, mais elles sont surtout quatre à cinq fois plus puissantes et coupleuses…

Du coup, le maniement de ces deux types de moto diffère beaucoup.
Une 125, ça peut se manier presque tout à l’accélérateur, la faible puissance et le très faible couple pardonnent facilement les approximations. Un gros cube, ça ne pardonne pas… Il faut savoir gérer l’embrayage et ça ne s’invente pas.

Pourquoi je précise tout ça ?

Pour bien vous faire comprendre qu’il ne suffit pas de juste rouler en 125, même tous les jours, pour vous préparer correctement au permis moto.
Il va vraiment falloir vous entraîner, par vous-même, régulièrement, afin d’acquérir une parfaite gestion et coordination des commandes.

Pour en savoir plus, lisez les articles
S’entraîner seul
Maîtriser son embrayage
Sentir l’équilibre de sa machine
Incliner à basse vitesse

* * *

Beaucoup de jeunes motards avec qui je discute me disent qu’ils préfèrent s’épargner le passage par le A2 à cause de la formation complémentaire, qu’ils n’ont pas envie de s’embêter avec une journée supplémentaire à venir passer en moto-école, que ça coûte encore du temps et de l’argent pour une formation perçue comme inutile…

Pour mieux connaître les modalités de cette formation, lire l’article
La formation complémentaire pour passer de A2 en A

La formation complémentaire de 7h, ça PEUT être très bénéfique !
Il ne s’agit pas de refaire du plateau, de se retaper les parcours permis avec juste une moto plus puissante.
Enfin, normalement pas.

Dans l’idéal, dans l’objectif précisé dans le règlement, « elle s’inscrit dans une démarche « post-permis » et a notamment pour objectifs :
– d’amener à la compréhension d’apports théoriques essentiels et/ou spécifiques, à la pratique sécuritaire de la conduite d’une motocyclette d’une puissance supérieure à 35 kW ;
– de comprendre l’utilité de maîtriser les savoir-faire et techniques simples mais indispensables à la pratique sécuritaire de la conduite d’une motocyclette d’une puissance supérieure à 35 kW ;
– de travailler, notamment sur le processus détection-analyse-décision et action, dans le cadre d’un audit de conduite. »

Quels apports théoriques ?

La trajectoire de sécurité en virages avant tout, mais aussi la conduite en groupe et/ou en duo, par exemple, sont des sujets qui ne sont (presque) jamais abordés, encore moins traités et pratiqués, en formation initiale.
Mais aussi les contrôles et réglages mécaniques autres que ceux pour les vérifications mécaniques ou plus précis, plus approfondis et pas juste ce qu’il faut dire à l’examinateur.
Ou encore les équipements de protection, en allant plus loin que la simple répétition de ce qui est écrit dans les fiches d’interrogation orale.

Quels savoirs-faire techniques ?

La maîtrise du maniement à basse vitesse sur des exercices réels (démarrage à 90°C, demi-tour serré, démarrage en côte) et non sur un parcours avec des plots ; la gestion du freinage, le dosage, le freinage dégressif, la découverte de l’ABS, la gestion de la puissance de freinage sans déclencher l’ABS…
Tout ça, c’est utile dans la vraie vie et c’est rarement travaillé dans le cadre de la préparation au permis.

Après, si le formateur ou la moto-école veut juste faire du fric sans se prendre la tête… effectivement, ça peut virer au bachotage bête ou aux parcours plateau à répétition sans aucun nouvel apport.

Et il y a fort à parier que certaines écoles feront comme pour les autres formations sans examen : tu paies 150 à 200 euros en liquide et ils te filent l’attestation de formation sans aucun cours.
Là en plus, comme c’est de la formation continue, que les motards A2 roulent déjà et ont (en théorie) deux ans d’expérience, cela se fera encore plus que pour le 125 ou le BSR, où il s’agit de formation initiale pour des gens sans aucune expérience.

Soyons francs : si des professionnels n’ont déjà aucun scrupule avec ce genre de pratique pour envoyer des gamins de 14-15 ans sur les routes sans aucune formation, vous pensez bien qu’ils en auront encore moins pour des motards adultes en formation complémentaire, surtout qu’une bonne partie de ces derniers seront demandeurs de ce type de magouilles qui leur fait économiser du temps et de l’argent.

 

  34 comments for “Comment « bien » commencer la moto

  1. cathy
    2 février 2017 at 01:10

    je trouve que vous etes dur sur le fait qu’une auto ecole se met dans la poche la representation , qui est le prix d’une heure de conduite soit 40€ !! il faut savoir que la moto et les protections on les achete !! la voiture on la loue 400€ par mois et le moniteur on le remunere avec les charges ! plus les gilets ,les piquets, les cones le livret de code avec ses fiches, les intercomes tout cela ne dure pas toute une vie , sans compter malgré les protections la moto est soumise a rude epreuve et n’a une durée de vie en auto ecole que de 6 ans , apres on n’a plus le droit de s’en servir !! sans compter les charges qui incombe une entreprise !! les DVD de code coutent environ entre 150 et 200€ chaque etc etc le prix moyen d’un permis moto pour 20 h est de 770€ avec le code (fractionné en plusieurs fois) !! nous fournissons un bon de reduction de 30% en partenariat avec DAFY pour qu’ils ait de suite un bon equipement homologué ce qui n’est pas negligeable quand un eleve n’a pas d’equipement (nous sommes motards mon mari et moi meme et moniteurs !) de plus le centre d’examen est à plus de 30 mn , donc carburant moto et voiture !! ce qu’il faut comprendre dans les 40€ de representation vous louez la moto , la voiture, le moniteur , le carburant et l’assurance car la notre est consequente, j’aime bcp ce que vous faite mais svp il y a des moniteurs passionnés de moto et motards qui font bien leur boulot c’est quand meme grace a nous si vous roulez en moto et vivez a fond votre passion. je sais que dans ce metier il y a des voyoux qui profitent des situations mais pas tous !! voilà je voulais juste eclaircir ce point !! V a vous

    • FlatFab
      3 février 2017 at 16:58

      Comme plusieurs autres personnes ici, je suis formateur moto et sans être exploitant, je connais les frais, charges, taxes, contraintes, normes, agréments, impôts, réglementations… auxquels doit faire face une école moto.

      Sauf que ce n’est pas une bonne raison.
      Dans votre message, on dirait que tout cela ne doit être financé que par les frais de présentation à l’examen !
      La meilleure façon de financer toutes ces dépenses, c’est d’avoir un coût horaire de leçon honnête, réaliste.

      Le souci, c’est que beaucoup de patrons d’écoles moto affichent un coût horaire le plus bas possible pour attirer le gogo, jouer la guerre commerciale avec les concurrents… mais ensuite, essaient de marger le plus possible avec des coûts cachés, des frais facturés parfois très haut : frais de présentation, frais de dossier, frais de transfert de dossier, etc.
      Tout est bon pour plumer le pigeon une fois qu’il est inscrit !

      Comme toujours, il y a eu des abus, des dérives pendant des années.
      On a vu des auto-écoles franciliennes qui facturaient 300 euros la présentation à l’examen de conduite, 250 euros pour l’examen de code, 300 euros le transfert de dossier, 170 euros le dossier d’inscription !

      Le temps que les plaintes se multiplient et remontent, que les autorités prennent conscience du problème, qu’elles décident de réagir, qu’elles étudient le dossier et la réponse à apporter… il a fallu attendre 2015 pour que la loi Macron encadre la majeure partie de ces abus.

      Depuis le 1er juillet 2015 (décret n°2015-1571 relatif aux conditions d’application de l’article L 213-2 du code de la route, publié au Journal officiel du 3 décembre 2015), les écoles moto ne peuvent pas facturer plus que le prix d’une heure et demie de cours pour les frais d’accompagnement aux examens de code, de plateau et de circulation.
      Et encore, seulement à condition qu’un accompagnateur (pas forcément un formateur breveté) se déplace physiquement et accompagne les candidats avec une véhicule de société.
      Si le candidat se rend sur les lieux par ses propres moyens (or les candidats au permis moto disposent souvent du permis B et d’une voiture), aucun frais ne peut être facturé.

      A signaler que dans la plupart des cas, l’école moto présente plusieurs candidats en même temps, de deux à dix selon les cas.
      Sachant que le prix d’une heure de cours moto (variant entre 30 et 60 euros selon les régions) est normalement basé sur un seuil de rentabilité à partir de deux élèves, faire payer 1h30 de cours multiplié par trois, quatre ou cinq personnes reste rentable pour un examen qui dure entre 1h30 et 3h selon les cas, à quoi il faut ajouter le temps de transport aller et retour (entre cinq minutes et trois heures selon les cas).

      Tout ça fera l’objet d’un article spécifique à venir.
      Car en fait, à la base, ce n’est pas du tout le sujet de l’article ci-dessus !

  2. salaman
    19 octobre 2015 at 09:08

    bonjour….j ai 47 ans et je repasse pour la 2eme fois mon permis de moto …(code plateau ect…)….j ai repris les leçons y a 2 mois et je stress toujours autant ….je maitrise très bien ma moto …mais pour le plateau je n arrive pas a tous gérer….donner moi des idées pour gérer tous sa…aussi je ne gaz pas assez cai ce que me dit mon prof….merci

  3. Gabriel
    13 octobre 2015 at 09:50

    Bonjour et merci pour ce site très bien fait que je suis avec attention depuis quelques années maintenant !

    J’ai commencé à le lire avant de me lancer dans le permis moto il y’a 2 ans et demi (à 21 ans tout juste), histoire de faire de la théorie avant de faire de la pratique (et je dois dire qu’il m’a beaucoup aidé à appréhender la route mouillée par exemple) !

    Si je réagis c’est parce que je trouve que ce nouveau permis est une TRES bonne chose ! Et j’étais bien le seul à le penser quand je l’ai passé !

    Il est évident que l’accés progressif à la puissance est une bonne chose ! Et franchement, on peut se faire très peur avec une moto « peu puissante » (et on peut aussi beaucoup rouler avec).

    A la sortie du permis j’ai acheté une Honda 600 Shadow, peu puissante mais c’est largement suffisant ! 39 000 km en 2 ans avec, et j’ai appris beaucoup de chose dessus (nottament l’anticipation parce que 1 frein à disque devant et 1 tambour à l’arrière…!).

    Quand on sort du permis, on est certes formé, mais honnêtement, l’apprentissage se fait longtemps après (et certainement tout au long sa vie de motard).

    Je dis tout ca parce que pendant 2 ans, j’ai attendu impatiemment la formation complémentaire A2 -> A pour pouvoir partager sur l’apprentissage de la route au quotidien (oui pas que les balades dominicales, mais la route de tous les jours, qu’il neige ou grêle) etc etc. Et en fait, bah non, ca a juste été des heures de plateau avec une moto plus puissante (qui était en fait le même modèle avec lequel j’avais passé le permis puisque comme la réforme venait juste de passer, la moto école n’avait pas eu le temps de changer son parc moto et j’avais donc une moto de 94 cv… mais c’est un autre débat). Bon mine de rien, j’ai été content de voir que j’avais RIEN perdu ! 2 ans après, passage du lent sans pied et en 28 secondes du premier coup !

    Pour en revenir à l’accès progressif à le puissence, je pense que celle-ci doit se faire surtout en fonction de soi, en restant HUMBLE.

    Suite à la formation de 7h, je voulais un Speed Triple, parce que j’aime beaucoup cette moto, mais je me suis raisonné parce que je n’était pas sûr de pouvoir la « dominer » dans toutes les conditions et me suis donc « rabattu » sur un CB 750 seven fifty qui est un bon entre-deux je pense, suffisamment puissant pour doubler en toute sérénité mais pas trop pour ne pas être surpris par la vivacité du moteur.

    Tout ca pour dire que l’apprentissage de la conduite se fait en étant HUMBLE et en conduisant le plus souvent possible, dans des conditions différentes etc.

    Bref je m’excuse pour ce pavé mais je veux seulement dire que je pense vraiment que c’est à soit même de savoir où l’on en est. Parce que si l’on est pas capable de se dire « non je ne prends pas cette moto parce que je pense qu’elle est trop puissante pour moi », alors on est pas assez mure pour faire du 2 roues. Si on ne connait pas ses limites, c’est le bitume qui nous les montre je pense…

    Merci encore pour ce site très bien fait et qui regorge d’une véritable mine d’information pour les novices (ou pas !).

  4. Ryan
    11 octobre 2015 at 16:56

    Bonjour Flatfab,

    Pour commencer, je vais vous féliciter pour la qualité de votre travail. Votre site est une source d’informations incroyable et m’aide grandement à pratiquer la moto en sécurité.

    Si je suis régulièrement sur ce site, c’est que je suis très attentif à cette question de la sécurité. Néanmoins, il y a quelque chose d’indiqué sur cet article qui me tient à cœur et avec lequel je ne suis pas forcément en accord. J’espère d’ailleurs avoir un retour de votre part quant à ma réflexion :

    « Une 125 n’est pas un gros cube ».

    Si je reconnais que les motos les plus puissantes requièrent naturellement une plus grande attention/vigilance/maîtrise/formation, on ne peut pas – ou plus – dire qu’une 125 n’est pas un gros cube. Je roule depuis peu sur une 125 (première expérience moto) qui pèse 160 kg toute mouillée (pleins faits). On se rapproche un peu plus de la catégorie supérieure. De plus, avec l’émergence – enfin, le retour – des motos de faible cylindrée (200 à 300cm3 : Kawazaki 300, KTM Duke 200, Honda CBR 250…), il me semble que cette frontière soit de plus en plus illégitime. Iriez-vous jusqu’à affirmer qu’un pilote régulier et aguerri de 125 soit incapable de conduire une 250 au motif que l’une est un « gros cube » et l’autre une motocyclette légère ? Je suis convaincu qu’il en est capable.

    Quel dommage, comme vous dites, de ne pas exploiter pleinement cette progressivité vers la catégorie supérieure (ou alors réformer cette équivalence…) afin de garantir le roulage en sécurité pour tous. En effet, prendre l’autoroute en 125 démontre à quel point cette loi instaurant l’équivalence ne dessert qu’une partie de la population « urbanisée » qui souhaite simplement s’affranchir des embouteillages, au détriment des autres, plus  » provenciaux « .

    Merci par avance pour votre retour.

    • Momo
      12 octobre 2015 at 19:45

      Quelles que soient les objets, personnes, mesures ou autres, les catégoriser est toujours difficile, et il faut bien mettre la limite quelle que part. Mais, en ce qui concerne la moto, et précisément les 125 cm3, et surtout depuis leur limitation à 15 CV, il y a bel et bien un fossé entre cette catégorie et les plus « gros cubes ». Il suffit de se rendre compte de combien de gestes on peut s’autoriser à faire en 125 (et prendre de ce fait de mauvaises habitudes) et qui, avec des motos plus puissantes signifient immédiatement la chute. On pourra d’ailleurs tenir (presque) le même discours entre une moto de faible cylindrée et puissance, comme celles que tu cites, et les plus puissantes, d’où toutes les précautions que prends Flatfab pour conseiller ou déconseiller l’accès à certains modèles pour des jeunes permis. La formation au permis moto A ou A2 est justement là pour mettre le doigt sur le seuil qu’il convient de franchir pour aborder les modèles supérieur aux 125 cm3. Tu t’en rendras compte si tu accède à cette formation.

    • Al
      14 octobre 2015 at 10:51

      Si je comprends votre réflexion, c’est : une 125 c’est une vraie moto et donc avec l’expérience on devrait pouvoir conduire une 250 ou 300 (hors ville ce serait équivalent) sans avoir à passer un permis super gros cube. A une époque quand je roulais en 125 je m’étais fait un peu la même réflexion.

      Deux choses à mon avis sont à voir; la moto et la formation.

      Il est certain que les différences peuvent ne pas être énormes entre une 125 et les petites grosses cylindrée de 250 ou 300.
      Et encore, c’est une question rapport poids/puissance. Si le poids progresse peu, la puissance monte vite. Une moto de 30 cv est deux fois plus puissante qu’une de 15 et le poids est le même. Le rapport poids puissance n’est plus le même.

      Et il faut bien voir ensuite que les 250/300 sont un peu un marché de niche. Une « moto » aujourd’hui, à part la CB500, c’est tout de suite 600 à 800 cm3.
      Et la on n’est pas du tout dans le même monde.

      La progressivité c’est très bien mais ca ne correspond pas trop à la réalité que vivent les gens. Le A2 qui va maintenant être étendu à tout age va dans ce sens.

      Et puis il y a une différence entre être capable de conduire une moto et la maîtriser réellement. Moi qui avait fait un peu de 125 avant de passer le permis gros cube, j’étais capable de conduire une 700 en dix minutes. Je pouvais rouler, tourner, passer les vitesses et freiner. A la limite j’aurais pu partir avec après la première heure de plateau. Mais je ne serais surement pas allé bien loin…

      Le gap aujourd’hui est dans la machine mais aussi et surtout dans la formation.
      Les 7 heures pour une 125 sont en fait totalement insuffisants.
      Quant au gars aguerri et qui roule beaucoup en 125, si il s’y prend mal et n’a pas les bonnes techniques il ne sera pas bon ensuite sur plus gros cube.
      Tout comme les gens en gros cube qui roulent beaucoup mais n’ont pas non plus acquis les bonnes techniques.

      Le permis moto est pénible à passer mais on se rend compte ensuite qu’il est lui même tout juste suffisant.

      • Disklad
        14 octobre 2015 at 15:35

        Tout à fait d’accord sur le fait que le gap entre 125 et « gros cubes » peut être difficile à passer.

        En fait, l’absurdité n’est pas de ne pas pouvoir conduire une 250 alors qu’on a le droit de conduire une 125, mais plutôt qu’on ait le droit de conduire une 125 sans aucune (quasiment) formation. La conduite d’un 2RM, qu’il soit de 125 ou de 1000 cm3 demande les même techniques, les même capacités (à un niveau différent, bien sûr). Or, ces capacités ne sont qu’évoquées dans le cadre d’une formation 125 la plupart du temps, à peine travaillées.

        Si on a entre 16 et 18 ans et veut conduire une 125, il faut passer un permis complet. mais si on a 20 ans et le permis B depuis 2 ans, on peut en conduire une après quelques heures de formation, sans même un examen de validation. Là, il y a contradiction.

      • Ryan
        17 octobre 2015 at 00:00

        Une autre frustration tient du fait qu’on puisse piloter un MP3 500 avec permis B + formation de 07h mais on doit passer un permis A pour un Suzuki Burgman 200. Selon vous, quel est le plus dangereux et difficile à maîtriser des 2 ?

        Merci par avance pour toutes vos réponses.

        • FlatFab
          18 octobre 2015 at 14:21

          Deux roues offriront toujours moins de stabilité que trois… à condition de se rappeler que la troisième roue n’empêche pas de tomber et que ce n’est pas parce qu’on a trois roues qu’on peut faire n’importe quoi.
          Le reste, c’est avant tout une question de démarche personnelle de formation.

  5. Cédric
    10 octobre 2015 at 14:51

    Bonjour Fabien,

    Bravo pour votre site très bien fait avec des articles très utiles.

    J’ai 34 ans et je souhaite passer le permis moto. Je ne pense pas avoir d’autre choix que de passer directement le permis A ce qui est loin d’être un accès progressif comme vous l’évoquez dans cet article. Du coups j’envisage aussi des formations post permis et des débuts sur une moto « raisonnable » genre 650 SV. Qu’en pensez vous ?

    Merci d’avance.

    • FlatFab
      10 octobre 2015 at 22:28

      Je n’ai rien à en penser, ce n’est pas ma vie. 😉
      C’est le mode d’accès à la moto de la plupart des motards actuels, cela peut très bien se passer ou très mal, cela dépend de beaucoup de paramètres: choix de la moto-école, qualité du formateur, choix de la première moto… mais surtout comportement du motard.
      Avec des formations de perfectionnement post-permis, on augmente les chances que ça se passe bien.

      • Cédric
        11 octobre 2015 at 14:35

        Bonjour,

        Merci pour votre réponse qui confirme ce que je pensais.

        Je vous recontacterai une fois le permis en poche pour les formations.

        Cordialement.

  6. Julien
    22 septembre 2015 at 16:49

    Bonjour je me creuser la tête a savoir si je devais passer mon permis A ou simple formation 125 ..j ai 44 ans le seul souvenir et pas des meilleurs etait un accident en mobylette chute en arrière j etais pas le conducteur et j etais gamins..donc la sagesse et dans l article même si je dois débourser une certaine somme pour passer la formation 125, çà vaut le coup pour s habituer a la moto et plus facile pour plus tard pour passer le permis A. merci pour cette article plein de bon sens.

  7. Steve54
    17 septembre 2015 at 11:28

    Salut Fabien,

    Encore une fois, un très bon article !

    J’apporte mon témoignage à ce qui a été dit ici et aux différents commentaires postés.

    Personnellement, je n’ai pas eu de deux roues motorisés avant le gros cube, que ce soit mobylette ou 125 cm3.
    J’aurais pu commencer avec l’ancien permis voiture à conduire un 125 mais cela ne me disais rien.
    Et, sans l’expliquer, je me suis dit un beau jour ; pourquoi ne pas essayer de passer le permis gros cube ?
    Bref, tout ça pour dire qu’à la base je n’avais pas forcément une « fibre » 2 roues motorisées et l’envie de maîtriser ce type d’engins.

    J’ai franchi le pas de la moto-école et là, je me suis pris au jeu !
    C’est clair qu’au début, même l’ancienne XJ6n (un âne mort), me paraissait un foudre de guerre et que j’ai compris l’utilité d’une formation plus aboutie.
    Avec le recul, je me dis que j’ai eu énormément de chance avec ma formation :
    Mon auto-école proposait des formules « cours illimités » jusqu’à passage des différentes étapes (code, plateau, route), si nous échouions à une épreuve, l’élève devait uniquement s’acquitter du timbre fiscal pour repasser celle-ci.
    Le moniteur procédait également par étape : seules les candidats ayant réussi le plateau allaient s’entraîner pour la conduite.
    Contrairement aux auto-écoles qui proposent 1/4 d’heure/30mn de trajet avant d’arriver au parking d’un supermarché, notre piste se trouvait à 30 mètres du lieu de résidence des bécanes.

    En discutant avec notre moniteur, il m’a expliqué que les 20 heures théoriques ne sont pas suffisantes (surtout les 8 heures plateau).
    Il préférait proposer cette formule pour :
    – Amener des candidats sûrs de réussir à l’examen (ce qui ouvre plus de places à la pref aussi à l’auto-école, d’après ce que j’ai pu apprendre plus tard). Sur deux jours d’exam, nous étions 19/20 à avoir été reçus !
    – Que les clients soient contents et fassent marcher sa boutique par le bouche à oreille plutôt qu’en « plumant » chaque élève
    – Les nanas sont moins physiques que les hommes pour emmener la bécanes ; elles ont besoin de plus de temps pour le plateau, mais au final, elles sont plus techniques que les gars !

    En tout, j’ai fait 19h de plateau avant d’aller passer l’examen mais y suis allé confiant.
    Tout ça pour dire que j’ai vraiment trouvé cette auto-école beaucoup plus professionnelle que d’autres…..

    Maintenant, j’ai eu un accident (sans gravité) quelques mois après mon permis et me suis rendu compte que l’expérience et la maîtrise ne s’acquièrent qu’avec de la pratique et du temps.
    Suite à cela, j’ai remis en cause mon utilisation de la moto (laissé tomber le côté « utilitaire » ; pressé de se rendre au travail pour ne garder que l’aspect plaisir de rouler à moto !) mais gardé une certaine appréhension (ce qui peut être aussi salvateur) !

    J’ai eu, aussi, la chance de suivre des formations dispensées par les gendarmes motocyclistes, il y a peu.
    Cela m’a permis de me rendre compte que l’apprentissage est encore différent et qu’il y a une distinction entre apprentissage moto-école/Pilotage circuit/formation Gendarmerie (trajectoire de sécurité qu’on ne voit pas en passant le permis) et de rouler plus sûr et plus confiant !

    V

    • FlatFab
      17 septembre 2015 at 12:03

      Merci de ce témoignage.
      Un détail : il n’existe pas de timbre fiscal, ni de frais d’examen obligatoires pour les épreuves du permis de conduire en France. L’Etat ne touche rien sur ces examens qui sont un service public gratuit. Les frais que vous avez dû acquitter vont directement dans la poche de l’école moto.

  8. Cyril
    14 septembre 2015 at 11:52

    Bonjour,
    Encore un article intéressant à plus d’un titre.
    Mon parcours : à 50 ans, 4 ans de 125 puis passage du A il y a trois ans.
    Ma plus grosse erreur : à une époque où c’était permis, j’ai accédé à la 125 sans formation et je me suis lancé tout seul.
    Ce n’est qu’en effectuant la formation du permis A que j’ai perçu le fossé entre ce qu’il faut faire et ce que je faisais. Du coup j’ai étalé ma formation sur un an ce qui m’a permis (en trente heures en tout) de mettre en pratique au quotidien ce que j’avais appris à l’auto école.
    Je me suis volontairement limité dans mes machines pour progresser petit à petit sans me faire peur. Premier gros cube une XJ600 diversion. 60cv suffisants pour commencer et faire des ballades (jusqu’à 2500 kms en 5 jours pour visiter en groupe les gorges du Tarn depuis la région centre) en solo et en duo. Après 18 mois achat d’un 1000 CBF pour plus de confort en duo.
    Les sorties en groupe avec des personnes de confiance et calmes au guidon permettent également de bien progresser et d’avoir un retour sur ses capacités.
    Au final je me remets toujours en question sur ma capacité à être un motard responsable. Je ne cherche pas la performance mais à me faire plaisir sur ma moto sans me faire peur et sans faire peur à ma passagère et aux autres usagers de la route.
    Je dois beaucoup à ce site grâce auquel je vis au mieux ma passion pour la moto.

  9. GUITTON Ludovic
    4 septembre 2015 at 09:24

    Bonjour ,
    j’ai 45 ans et je désire passer mon permis moto , je n’ai aucune expérience , je mesure 1.83 et pése 85 kgs , j’ai bien compris l’utilité du passage par la 125 , auriez vous une moto à me conseiller pour bien apprendre sans avoir l’air trop  » ridicule  » par rapport à ma taille .
    cordialement

    • FlatFab
      4 septembre 2015 at 18:49

      De préférence, une moto 125 de type trail : Honda Varadero XL, Beta Alp 125, Derbi Terra 125 Adventure, Suzuki DR 125 SM, Yamaha XT 125 R ou X…

  10. Vayann
    2 septembre 2015 at 13:46

    Bonjour FlatFab,

    Merci pour cet article qui est comme d’habitude très complet. Tous tes arguments et les commentaires m’ont conforté dans l’idée que débuter en 125 me serait bénéfique. Maintenant, il faut se former: est-ce toi qui effectue les formations 125 au CF2R de Mérignac?

    • FlatFab
      3 septembre 2015 at 10:29

      Pas tout le temps et de moins en moins, c’est mon collègue Michel qui s’en charge. Sur les 125, je n’interviens plus qu’exceptionnellement.

  11. Adrien
    31 août 2015 at 16:08

    Article super intéressant et instructif, merci pour ce résume, de bonne informations à piocher.

  12. louis
    30 août 2015 at 13:12

    bonjour,

    j’ai fait 2 ans de 125 (vanvan) avant de passer le permis A sans probleme (22h) – donc ça ma aidé et puisque la 125 est quand moins exigeante , ça m’a permis de me concentrer sur l’apprentissage de la circulation en ville.

    Mais les premiers mois j’ai eu quelques vraies frayeurs avec ma 125 sous la pluie. Lors des 7h , personne ne m’a sérieusement appris à freiner, en particulier sur le mouillé – il pleuvait fort le 2eme jour de la formation et mon formateur était à l’abri avec une cloppe pendant que je tournais au loin sous la flotte .. .

    Il faut s’entrainer mais pas évident de s’entrainer seul au freinage sur mouillé; rien trouvé de mieux que le faire un peu à chaque feu rouge sans circu autour.

    Bonne route

  13. hélène
    29 août 2015 at 15:20

    Excellent article qui illustre exactement ce que je n’ai pas fait…

    À 34 ans et totalement étrangère à tout type de 2RM, j’ai voulu bruler les étapes et passer le gros cube tout de suite. Mon argument : j’y viendrai forcément donc autant le faire en entier dès le départ.

    Sanction logique suite à mon empressement : il m’a fallu pas moins de 8 mois, 3 forfaits 20 heures et un échec plateau pour obtenir le précieux papier ! Et encore, j’ai eu la chance de pouvoir cumuler les forfaits, ce qui ne se pratique pas couramment dans les moto-écoles.

    Par ailleurs, les premiers tours de roue en autonomie ont été vraiment stressants et désagréables, à me demander si j’étais faite pour la moto.

    Au final, après 4 000 ou 5 000 km, un an après mon tout premier cours, je commence seulement à être bien et détendue mais l’apprentissage continue, heureusement que je suis prudente (trouillarde ?) et que je roule aux panneaux.

    Donc avec le recul, je pense exactement comme FlatFab, j’aurais mieux fait commencer en 125. L’argent mis dans cette formation aurait été récupéré par la suite, j’aurais peut-être eu besoin de 40 heures au lieu de 60, et surtout je serais partie un peu plus confiante.

    Alors un petit conseil : ne faites pas comme moi, écoutez les paroles du Sage et respectez la progressivité des apprentissages !

    (À ma décharge, cet article n’existait pas quand j’ai commencé à me renseigner… Mais vous n’avez plus cette excuse !)

  14. brisy
    26 août 2015 at 10:04

    hello les amis,
    petite mise au point: une moto ne se « pilote » pas , elle se conduit
    les pilotes ;c’est pour les circuits, les rallyes, etc… nous au quotidien : on conduit (et c’est déjà pas mal)
    amicalement
    Marco

    • Yayico92
      26 août 2015 at 21:41

      Bonjour, bonsoir à tous, Flatfab…

      Là je joue sur les mots…mais la difficulté technique que représente la conduite (ou, maîtrise) d’une moto est physique et compliqué.

      Piloter est pour le côté professionnel je l’avoue.

      Piloté un avion gros-porteur avec passager (sans faire des looping)
      Piloté une voiture ou moto sur circuit est réservé en général au professionnel de la course,

      Mais prendre les rênes d’un cylindré (même petite 500~600) avec des commandes de contrôle totalement différentes par rapport à la voiture…

      La je suis désolé, ce n’est pas de la conduite.

      Qui me suit?

  15. Yayico92
    25 août 2015 at 20:38

    Je n’ai pas grand-chose à ajouter à l’article….FLATFAB comme d’hab, c’est si bien les rédiger.

    Si je prends le temps de faire un commentaire, c’est plus sur l’aspect sécurité
    Pour moi avant d’enfourcher UN cheval-vapeur commencé par faire l’état de votre mental,

    N’importe qui peut faire de la moto…? c’est discutable.

    Si j’ai pu obtenir mon permis moto, il y a déjà 8 mois de cela, c’est simplement que je me suis investis sur ce projet et oui j’ai bien dit projet
    j’ai 38 piges , et aucun motard, scootériste, cycliste dans tout mon arbre généalogique…c pour dire.
    Pourquoi, pourquoi me suis lancé? Simple défi,pari, challenge, remplirent les cases du permis, je m’ennuie à la maison…

    Tous simplement parce que madame a le permis et ne pratique pas beaucoup et je me suis laissé tenté.

    Bon, je ne vais pas expliquer tous mes déboires de débutant, mais la seule chose que j’ai dans mes triples et qui me sert toujours, c’est de prendre mon temps….
    (de toutes les façons tous nos organismes biologiques sont basés l’ont dessus)

    UNE MOTO, ça ce pilote mais pour cela faut-il déjà être un bon pilote…

    Si vous commencez à compter vos heures, regarder ce que font les autres, vous vous mettez déjà des barrières à votre progression voire mentalement

    Un nouveau motard conscient des risques…

  16. Disklad
    25 août 2015 at 14:45

    Pour ajouter mon petit grain de sel sur le passage par la 125 avant le permis, je partage un peu de mon expérience personnelle :

    J’ai fait 1 an et demi et environ 10.000kms de 125 avant de me lancer dans le permis. J’ai beau avoir des motards dans mon entourage, il y a énormément de techniques et d’astuces de conduite que je n’ai apprises qu’en passant le permis. Par exemple la gestion de l’embrayage. On peut très bien se démerder au quotidien en utilisant un embrayage en mode « on/off ». La subtilité d’utilisation du point de patinage, je ne l’ai comprise que grâce à mes moniteurs (et à ce site :p)

    Au final, il m’a fallu je crois 16h de plateau pour être vraiment au top. J’ai croisé pas mal d’élèves, j’en ai vu qu’un seul qui était prêt pour le plateau avec les seules 8h réglementaires, mais il pratiquait depuis l’âge de 5 ans… forcément…

    Le passage par la 125 est à mon avis un très bon moyen de se familiariser avec la moto, et prendre les réflexes type passage des vitesses, etc. Pour autant, ne vous dites pas que le permis ne sera qu’une formalité, car ce ne sera pas le cas pour peut-être 90% des gens.

  17. Nadz
    24 août 2015 at 21:54

    Et bien, oui, 125 n’est pas la même chose que le gros cube! Apres deux ans à rouler par les temps divers (d’hiver (jeu de mots!), sous la pluie, dans le brouillard….) j’ai attaquée le permis A – et je me retrouve débutante! Aujourd’hui à 16 heures de formation rien est sure – c’est très bien décrit dans l’article. Mais, heureusement, l’expérience de circulation est la (un petit peu!) et c’est rassurant car autrement bonjour la dévalorisation (type: je suis nulle). Merci pour ce site et les conseils – l’analyse mentale des gestes (et les conséquences de ces gestes) fait bien partie d’apprentissage.

  18. Ricky
    24 août 2015 at 20:20

    Merci pour ce nouvel article.

    Je suis tout à fait d’accord avec cette approche de la moto dans la durée et en difficulté croissante.

    J’ajouterai qu’il y a un moyen simple et peu coûteux de ce préparer au permis moto c’est le vélo !
    Le 2 roues ça commence là.

    Ensuite, le plaisir de piloter n’augmente pas avec la cylindrée, bien au contraire.

    Amicalement

  19. Teomme
    24 août 2015 at 13:05

    Je me permets de donner un avis.
    Avant de passer le permis A à 33 ans, mon expérience du deux-roues motorisé se résumait à 30 secondes sur un scooter 50cc; en gros, démarrage-accélération-chute (dans l’herbe).
    J’ai choisi de passer le A plutôt que la formation 125 car j’avais envie d’une VRAIE formation. Toutefois, et même si je n’ai pas eu à me plaindre de ma moto-école, la formation initiale est quand même franchement minime, d’ailleurs c’est plus une formation au passage de l’examen qu’une formation pour rouler en moto.

    Quand j’entends le nombre d’heures passé par certain pour accéder au permis, je suis assez heureux d’avoir pu l’obtenir en 20h.
    Ces 20h je les dois en particulier à ce site, puisque je l’ai lu quasiment en entier AVANT de commencer mes cours, puis, après chaque cours, pour comprendre mes erreurs ou chercher des solutions à mes déboires (et enfin je continue encore de le lire car l’expérience permet de comprendre encore différemment certains articles ! )

    Là où je veux en venir (vous m’excuserez mais j’ai le défaut de ne pas savoir faire court 🙂 ) c’est que si la pratique est importante, prendre le temps d’acquérir un savoir théorique est très largement bénéfique, d’autant que bon nombre de choses sont totalement contre-intuitives en moto. Cela évite aussi d’aller à la faute (parfois douloureuse) pour comprendre un truc…
    Pour prendre un exemple:
    – Savoir qu’il faut accélérer en virage, c’est bien
    – Expérimenter l’accélération en virage c’est mieux
    – Comprendre grâce à quels phénomènes l’accélération en virage permet un meilleure contrôle et une meilleure adhérence, c’est top !
    C’est la combinaison des trois axes (connaissance-expérience-compréhension) qui permet d’acquérir rapidement un réflexe.
    Si vous n’utilisez qu’un ou deux de ces axes, le réflexe s’acquerra plus lentement…. (enfin c’est mon avis)

    En débutant, je pensais que conduire une moto c’était un peu comme conduire un vélo sans pédaler…
    Ben en fait c’est juste un peu beaucoup plus complexe :-p

    PS: Dans les idées d’articles pour le site (pour le livre 😉 ) Un texte dédié à la conduite off-road serait sympa 😉 tant du point de vue technique (rouler sur de la terre, position, etc) que légal (Je peux rentrer dans cette forêt ?) que théorique (Comment ça accroche et comment ça réagit un pneu bigomme ou un pneu à tétine ?)

    • FlatFab
      24 août 2015 at 17:00

      Ce site est consacré à la conduite moto de sécurité SUR ROUTE.
      Le tout-terrain, l’off-road est un domaine tout différent, avec des techniques différentes. Avec mon souci d’exhaustivité, un seul article n’y suffirait pas.
      Pour l’instant, je me cantonne à la route, il y a encore tellement à écrire…

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