L’examen du permis moto : la circulation

Quelques astuces pour aider à préparer et réussir l’épreuve pratique en circulation pour le permis A.

Pour un propos général sur le permis moto, lire « Passer le permis A« .
Pour réfléchir à votre première moto, lire l’article « Quelle moto pour débuter ?« .

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Il est inutile de me demander mon avis sur le résultat de votre examen en circulation.
N’ayant par définition pas pu y assister, n’étant pas à la place de l’inspecteur, JE N’EN SAIS RIEN !!!

Je sais que c’est dur d’attendre le résultat par courrier, je suis entièrement d’accord que c’est idiot d’avoir instauré ce résultat différé, mais je n’y peux rien et je ne veux pas donner de faux espoirs.

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La circulation – on dit « la circu » ou « la route » – est considérée par certains comme la partie la plus facile du permis. Il est vrai que le taux de réussite avoisine en général les 90% à la première présentation, alors que ce chiffre est aux alentours des 50 à 60 % pour le plateau.

Il arrive cependant que l’on perde ses moyens ce jour-là. Donc en premier lieu, il faut éviter le stress et savoir garder sa concentration tout au long de l’épreuve.

Il y a des moyens de combattre l’anxiété.

D’abord l’expérience, directe ou indirecte. Roulez, prenez un maximum de temps de conduite, en cours, en 125, en 50…

Et puis, des exercices de relaxation, de maîtrise de la respiration, de sophrologie.

Enfin, pour les grands nerveux, des médicaments calmants ou de régulation cardiaque.
En phytothérapie (traitements à base de plantes) : Phytozen, Euphytose et Vagostabyl. Mais il ne faut pas s’y prendre au dernier moment, le traitement est à commencer au moins une semaine avant l’examen.
Il existe aussi des traitements homéopathiques, comme le Zenalia ou le Sédatif PC, qui peuvent être commencés la veille de l’examen.
L’avantage de ces traitements est de ne comporter aucune accoutumance, ni aucun effet secondaire.
Si vous éprouvez de très gros problèmes à rester concentré(e), vous pouvez demander à votre médecin traitant de vous prescrire des bêta-bloquants, à faible dose évidemment.

Evitez les tranquillisants (et tous autres psychotropes) qui engendrent souvent une somnolence.
L’alcool est bien entendu proscrit, à part peut-être une petite bière car le houblon contient des bêta-bloquants qui favorisent la concentration (un truc appris en pratiquant le tir), mais attention à l’effet diurétique.
Quant au pétard, je déconseille : il permet certes une certaine décontraction, mais induit une perte de vigilance et de concentration préjudiciable. Sans parler de l’impact négatif sur votre image de marque au cas où l’inspecteur s’en rend compte.

Pour les mêmes raisons, il est déconseillé de manger, surtout lourd et/ou beaucoup, juste avant l’examen.
Le sang affluerait dans l’appareil digestif, au détriment du cerveau et des muscles. Il faut avoir digéré depuis une bonne heure.

Mieux vaut arriver un peu le ventre creux, ça stimule les réactions.
En cas d’attente prolongée : une orange, une banane, une barre de céréales, des fruits secs, c’est ce qu’il y a de mieux !
Evitez les sucreries, mais bon, si le glucose vous calme…

Comme pour le plateau, vidangez la vessie avant l’examen, cela évite les inconforts pendant l’épreuve.

Et surtout, soyez bien équipé(e), bien couvert(e) s’il fait froid et/ou s’il pleut.
Cela en plus de l’équipement de protection moto complet : casque, blouson avec coques, gants avec renforts, bottes, bottines ou chaussures montantes qui protègent la cheville. Un pantalon ou sur-pantalon moto, résistant à l’abrasion et/ou avec coques, est recommandé.
Vous devrez présenter votre équipement à l’inspecteur avant de monter sur la moto.

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Bien se préparer à l’épreuve

La loi française prévoit un minimum de 12 heures de cours en circulation afin de se préparer à l’examen.
Dans les faits, la grande majorité des candidats au permis A suivent entre deux et six heures de cours en circulation.

Pourquoi ?
Avant tout parce que l’épreuve en plateau est sur-valorisée, au détriment de celle en circulation. Tout simplement parce que la majorité des échecs se produit au plateau, du fait que le plateau est une épreuve facile à évaluer, où la moindre erreur se voit de suite, où les consignes d’examen sont claires et faciles à appliquer, même par quelqu’un qui n’y connaît rien. A l’inverse, l’épreuve en circulation est bien plus subtile, elle laisse place à des comportements sujets à interprétation dans un contexte sans cesse changeant, elle est beaucoup plus difficile à évaluer par des inspecteurs qui, dans leur immense majorité, ne sont pas motards pratiquants.

Du coup, les inspecteurs se montrent en général stricts en plateau et plutôt « sympa » en circulation. Alors qu’environ 50% des candidats échouent à la première présentation à l’épreuve en plateau, la première présentation en examen circulation voit des taux de succès de 90 à 95% dès la première tentative.
De ce fait, la plupart des formateurs (ceux qui considèrent que leur priorité est de vous faire obtenir le permis, et non de vous apprendre à conduire correctement) privilégient la préparation à l’examen plateau et négligent celle en circulation.

Alors, bien sûr, ils ne l’exprimeront pas ainsi.
Si vous vous étonnez de ne pas suivre les 12 heures de circulation réglementaires, votre formateur et/ou son patron (qui est bien souvent la même personne) vous dira que ce n’est pas nécessaire, principalement parce que la plupart des élèves sont déjà titulaires du permis B, avec une expérience de conduite en automobile.
Beaucoup d’élèves motards, par méconnaissance ou pour se rassurer, sont d’ailleurs convaincus de la validité de cette affirmation et se disent qu’après cinq, dix ou vingt ans de voiture, ils n’ont plus à apprendre à « conduire »…
C’est méconnaître les spécificités de la conduite moto : l’expérience de conduite en voiture ne sert presque à rien, on ne vit pas du tout la route et les situations de conduite de la même façon.

Sincèrement, 12 heures de cours circu, c’est bien le minimum si on veut vraiment essayer de tout voir, et encore sans approfondir : conduite en ville, en campagne, sur voie rapide, rocade, autoroute, en virages, de nuit, sous la pluie, dans les embouteillages, en solo, en duo, en groupe…
Quand je fais mes stages de perfectionnement de conduite, j’entends tout le temps les stagiaires me dire : « mais pourquoi on n’a pas vu ça en moto-école ? ».
Parce que vous n’avez fait que deux à quatre heures de cours en circulation au guidon, avec parfois quelques heures de plus en « écoute pédagogique », dans la voiture, à regarder les autres. Et le plus fort, c’est que l’école vous fait payer ces heures d’écoute pédagogique, soit directement, soit en les décomptant de votre forfait 20 heures…

Pour vous aider à bien vous préparer à la circulation, non seulement pour l’examen, mais aussi pour vous permettre d’aborder le plus en sécurité possible vos premiers mois dans le trafic (une fois le permis obtenu), je vous propose une petite vidéo assez complète.

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Consignes d’examen

Il est fait recours à la procédure du véhicule suiveur, avec liaison radio permanente entre le candidat et l’inspecteur.
Les indications de direction sont données au moyen de la liaison radio.
Conséquence : tout ce qui peut se passer en cas de rupture de la liaison radio est « neutralisé », ça ne compte pas.
Evidemment, il vaut mieux ne pas causer un accident ou commettre une infraction grave. Même si vous n’entendez plus l’inspecteur, il y a toujours possibilité que celui-ci vous voit.

L’épreuve se déroule avec un seul candidat sur la motocyclette.
Vous ne devez jamais avoir de passager.

L’inspecteur a la possibilité d’emmener simultanément plusieurs candidats pour augmenter la diversification des secteurs d’examen, chaque fois que le nombre de candidats et le véhicule suiveur le permettent.
Concrètement, on part avec un candidat sur la moto et un, deux, trois, voire quatre autres candidats dans la voiture. Avantage, pas besoin de revenir au centre d’examen, on peut aller plus loin, varier les parcours.

L’ordre de passage des candidats présentés par un même établissement d’enseignement de la conduite et de la sécurité routière relève du choix de l’enseignant ou du représentant de l’école de conduite.
Ce n’est pas l’inspecteur qui impose l’ordre de passage. Vous pouvez donc demander à votre formateur ou à la secrétaire de passer soit en premier, soit en dernier, soit au milieu. L’inspecteur suivra l’ordre inscrit sur le bordereau d’examen présenté par l’école moto.

Pour en savoir plus, consultez le guide d’évaluation des inspecteurs, document mis à disposition du public.

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EN EXAMEN

Sur ce, vous voilà sur la moto, l’oreillette sous le casque, votre formateur au volant de la voiture, l’inspecteur sur le siège passager… Ce dernier vous a donné les consignes d’examen, mais bon, sincèrement, dans ces moments-là, on n’a pas franchement la tête à écouter les détails… Alors autant les lire à tête reposée, bien au calme, pour les mémoriser au mieux.

Le plus important dans cette épreuve est de faire la preuve que l’on est à l’aise sur deux roues et que l’on sait rouler en sécurité pour nous et pour les autres.
L’épreuve en circulation du permis A doit être une démonstration de conduite.
Il faut savoir faire preuve d’initiative personnelle, mais attention : à bon escient.

En plus du respect pur et dur du code de la route, d’autres facteurs entreront en ligne de compte tels que votre position sur la machine, la qualité de vos trajectoires, l’adaptation de votre vitesse aux différentes circonstances rencontrées, votre capacité d’observation de l’environnement avant, latéral et arrière, votre position sur la chaussée, votre capacité d’anticipation, le maintien des distances de sécurité, etc.

Cela fait beaucoup de paramètres à contrôler…
Disons que vous allez simplifier en analysant chaque situation et surtout chaque changement de situation selon trois critères :

  • Observation
  • Placement
  • Allure

Observation : où dois-je regarder ? A quel moment ?

Placement : où dois-je me placer ? A quel moment ? Pour aller où ?

Allure : à quelle vitesse dois-je rouler ? Sur quel rapport ? En accélération, décélération, freinage ?

Retenez bien ce sigle : OPA
Pour ceux qui bossent dans la finance, ce sera facile, ça veut dire « offre publique d’achat ».

Un dernier « truc » : prendre le temps de bien régler le volume de l’oreillette, vérifier qu’elle fonctionne, qu’elle est bien positionnée et ne vous fait pas mal à l’oreille.

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Les deux points principaux qui seront observés par l’examinateur sont :
– la qualité, le nombre et la justesse de vos contrôles visuels ;
– votre capacité à adapter votre allure aux circonstances et à rouler dès que possible à la vitesse maximale autorisée, voire un peu au-dessus.

La règle d’or est de ne jamais se laisser surprendre.
Le maître mot est : anticipation !!

Rouler toujours sur la voie la plus à droite (la base, mais c’est toujours bon à rappeler), la voie de gauche servant seulement aux dépassements ou aux changements de directions fléchées.

Rouler aux limites de vitesses autorisées dès que cela est possible.
Hors agglomération, n’hésitez pas à conduire 5 km/h au-dessus de la limite de vitesse telle qu’affichée par votre compteur. Exemple : 75 km/h compteur pour 70 autorisés, 95 km/h pour 90 autorisés… Le tout en fonction du contexte, évidemment !
Rappelez-vous que les limitations de vitesse sont des vitesses maximales autorisées. Si les conditions de circulation (météo, trafic) vous empêchent de rouler à cette vitesse maximale, pas de souci, vous avez tout à fait le droit de rouler plus lentement et surtout en aucun cas l’obligation de rouler à cette vitesse maximale. Mais si vous le pouvez, faites-le et faites-le bien !

Ne vous inquiétez pas de la voiture suiveuse, elle vous rattrapera toujours. Au pire, l’inspecteur vous demandera de l’attendre « en sécurité », c’est-à-dire en dehors des voies de circulation (sur une place de stationnement, une aire de dégagement, un parking…).
Encore une fois, ne tenez pas compte de la voiture d’accompagnement, roulez comme si vous étiez seul(e) !

Ne pas hésiter à dépasser les véhicules lents (voitures à moins de 90 km/h, camions, motos 125, etc.)

Afin que l’examinateur comprenne bien ce que vous faites, il est obligatoire de tout exagérer, d’amplifier vos gestes :

  • les contrôles visuels directs : pour les insertions, changements de voie, dépassements, intersections… doivent être faits en tournant la tête de manière ostentatoire (le repère, c’est la mentonnière du casque qui touche l’épaule) ;
  • les contrôles visuels indirects (dans un rétroviseur) sont à effectuer avant tout ralentissement, freinage, changement de direction ou de trajectoire et doivent être montrés par un mouvement de la tête, pas seulement des yeux ;
  • les ralentissements sur les priorités à droite, les entrées d’agglomération… doivent être confirmés par un appui suffisant sur les freins pour allumer le feu stop, pas seulement en décélérant.

A chaque intersection, faire s’allumer le feu stop. Un petit coup de frein arrière fait l’affaire et évite les blocages de roue en cas de mauvais dosage.
En ville, les intersections sont particulièrement dangereuses. Si manque de visibilité, ralentir : à moto, on ne peut pas se permettre de ne pas contrôler visuellement – et des deux côtés ! – une intersection en la franchissant.
Mais ne pas être mou : contrôle de la priorité en 2e et si la voie est libre, réaccélérer franchement et repasser en 3e.
Si priorité à droite peu visible ou giratoire chargé, ralentir jusqu’à rétrograder en première.

Arriver sur le premier ou deuxième rapport présente une vraie utilité : si vous devez vous arrêter à l’intersection, il est aisé de repasser au point mort.
Quand vous vous arrêtez, remettez toujours le point mort avant de repartir. Cela vous permet d’être sûr et certain de repasser ensuite la première pour redémarrer.
Si votre moto d’école ne comporte pas d’indicateur de rapport engagé et si vous vous arrêtez en 3e, sans revenir au point mort, vous risquez de redémarrer en 2e et donc de caler au démarrage.

Même quand vous êtes prioritaire, même dans une intersection bien dégagée, contrôlez TOUJOURS  l’intersection juste avant de la franchir.
Avant de redémarrer à un feu vert, regardez rapidement à gauche et à droite, surtout si vous êtes en première ligne. Idem si vous franchissez un feu vert, même s’il y a des voitures qui sont passés avant vous : les dingues qui grillent les feux, ça existe !
Quand vous passez un « stop » ou un « cédez le passage » ou une priorité à droite, quand vous vous engagez dans un rond-point, même si c’est à vous de passer, même si vous avez déjà contrôlé 50 mètres avant… vérifiez tout le temps qu’aucun véhicule n’arrive sur vous.
Un coup d’oeil rapide, un quart de seconde, dans chaque direction d’où pourrait venir un véhicule. Cela suffit. Un petit coup d’oeil vaut mieux qu’un grand choc.

Tout changement de direction, de voie ou de trajectoire doit être précédé d’un contrôle visuel.
Avant de tourner à droite, par exemple, c’est : contrôle dans rétroviseur droit, puis contrôle d’angle mort à droite, puis clignotant droit en serrant le bord droit de la chaussée, puis nouveau contrôle d’angle mort à droite avant de tourner.

Les manœuvres de dépassement et de changement de voie doivent TOUTES ET TOUJOURS être précédées d’un contrôle visuel (rétroviseur + angle mort) et d’un clignotant.
Dans l’ordre, c’est : je vérifie que je peux le faire, j’indique aux autres usagers, j’effectue la manoeuvre.
C’est ce qu’on appelle la séquence V.I.F. pour Voir, Informer, Faire.
Cela doit être fait dans cet ordre et pas un autre. Ne pas mettre le clignotant avant de contrôler…
Ne pas non plus commencer à bouger, à vous déplacer, à dévier de votre trajectoire avant d’avoir contrôlé et signalé votre manoeuvre.

Important : cela signifie que votre geste de contrôle visuel ne doit pas vous faire dévier.
Souvent, au début de votre formation en circulation, vous aurez tendance à « jeter » votre tête pour regarder derrière vous, ce qui provoquera un mouvement des épaules et une déviation de trajectoire. Vous devrez apprendre à tourner la tête sans dévier de trajectoire.
Si vous devez regarder loin derrière vous, penchez-vous en avant pour tourner tout le haut du corps sans imprimer de pression sur le guidon.

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Où se positionner dans un giratoire ?

Où se positionner dans un giratoire ?

Les giratoires

Sur les ronds-points, se positionner correctement : à gauche de la file de gauche si vous faites demi-tour ou si vous tournez à gauche ; à droite de la file de droite si vous tournez à droite ou si vous allez en face.

Sur les rond-points (ne pas confondre avec les carrefours à sens giratoire avec priorité à droite !) :

  • pour aller à droite : clignotant à droite + voie de droite.
  • pour aller en face : pas de clignotant + voie de droite + clignotant à la dernière sortie avant sa sortie.
  • pour aller à gauche/faire demi-tour : clignotant gauche + voie de gauche + clignotant droit à la dernière sortie avant sa sortie.

Vous devrez effectuer une série de contrôles d’angles morts sur un rond-point:
– lors d’un changement de voie, que ce soit pour passer de l’intérieur à l’extérieur ou l’inverse ;
– à gauche, juste avant chaque sortie devant laquelle vous passerez, si vous êtes sur la voie extérieure ;
– à gauche avant de sortir du rond-point, en étant sur la voie extérieure.

Si on vous demande de prendre la première sortie du rond-point et que vous ne savez pas où elle est, se placer sur la voie extérieure.
De même, en cas d’incertitude ou de doute, toujours rester sur la voie extérieure, vous en avez le droit. Mais n’oubliez pas de contrôler à votre gauche au niveau de chaque sortie.

Si on vous fait faire un demi-tour sur rond-point, passer par la voie la plus au centre, toujours vérifier (encore du contrôle avec mouvement de tête exagéré) avant de rentrer et sortir du rond point.

Attention, les rond-points peuvent se révéler glissants sur leur partie la plus à l’extérieur, ne pas serrer à droite sur la voie extérieure.

Pour en savoir plus, lire l’article Circuler sur un rond-point.

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Insertions sur voie rapide : deux possibilités
1- Ne pas lâcher le guidon et tourner simplement la tête, mais vous verrez moins loin et il vous faudra bien contrôler plusieurs fois dans votre rétroviseur gauche ;
2- Lâcher le guidon de la main gauche, pivoter tout le buste – en posant la main gauche sur la selle arrière – pour montrer que vous regardez derrière vous (sans dévier de trajectoire, évidemment) avant de vous insérer. Mais il faut que ce soit fait rapidement et en jetant de petits coups d’oeil devant soi pour toujours savoir ce qui vous attend devant.

Entrez fort, sur une grande accélération (si les conditions de trafic le permettent, évidemment) : il faut une insertion nette et rapide (la moto le permet), pas besoin de s’étaler sur toute la bande d’insertion pour s’insérer.

Dépassements : il faut que les voitures derrière vous soient bien loin (plusieurs dizaines de mètres) dans vos rétroviseurs avant de déboîter, sinon restez dans votre voie.
Prendre son temps pour bien contrôler plusieurs fois avant d’effectuer le dépassement. Par contre, pendant le dépassement, il faut que ça soit rapide et propre.
Si vous ne pouvez pas vous rabattre de suite, restez dans votre voie et adaptez-vous à la vitesse du trafic. Mais rabattez-vous dès que vous le pouvez, une fois que vous voyez les phares du véhicule dépassé dans votre rétro droit. Là encore, contrôles visuels et clignotant avant de vous rabattre.
Ne jamais rester tranquille « peinard » dans votre voie derrière un véhicule lent.

Positionnement sur la chaussée : on occupe l’espace que prend un véhicule « normal », c’est-à-dire plutôt au milieu de sa voie de circulation. Ceci pour ne pas tenter d’autres usagers (deux ou quatre roues) de s’intercaler, doubler, pousser…
Si vous roulez sans véhicule devant vous, placez-vous légèrement sur la droite dans votre voie, soit dans la trace des pneus de droite des voitures.
Si vous roulez derrière un véhicule, il est préférable de se placer plutôt sur la gauche, dans la trace des pneus de gauche. Et bien sûr, à bonne distance de sécurité !

Comment estimer une bonne distance de sécurité ?
On ne va pas s’embêter à calculer des mètres par seconde… La règle, c’est : deux secondes d’écart. Et comme c’est un temps, cela fonctionne à toutes les vitesses !
Vous prenez un repère fixe (poteau, panneau, pont, marquage au sol, ombre au sol) et lorsque le véhicule vous précédant passe à sa hauteur, vous prononcez en articulant bien « une se-conde, deux se-condes ». Si vous n’avez pas encore passé le repère, c’est que vous êtes à bonne distance.

Pour la même raison, quand vous préparez un changement de direction, placez-vous sur la voie du côté où vous allez tourner. Avant un « tourné à gauche », serrez à gauche, le long de la ligne médiane. Et avant de tourner à droite, serrez le bord droit de la chaussée.
Quand vous tournez à gauche, prenez large. Si la chaussée où vous allez compte deux voies de circulation, ne prenez pas celle de gauche, ne la coupez pas, allez directement dans celle de droite.
Quand vous tournez à droite, tournez serré pour bien rester dans la voie de droite.

Evitez quand même les bandes blanches mouillées, les plaques d’égout, les flaques de gasoil ou d’huile, les trous et les bosses, même au détriment du bon positionnement sur la chaussée, mais sans embardée brutale.

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L’épreuve en circulation consiste pour l’inspecteur à évaluer chez tout candidat :
― le respect des dispositions du code de la route ;
― sa connaissance du véhicule et sa capacité à déceler les éventuels défauts techniques les plus importants ;
― sa maîtrise des commandes et de la manipulation du véhicule pour ne pas créer de situations dangereuses ;
― sa capacité à assurer sa propre sécurité et celle des autres usagers sur tout type de route, à percevoir et à anticiper les dangers engendrés par la circulation et à agir de façon appropriée ;
― son degré d’autonomie dans la réalisation d’un trajet ;
― sa capacité à adopter un comportement courtois et prévenant envers les autres usagers, en particulier les plus vulnérables.

Le temps consacré au candidat, qui est de 35 minutes, comprend :
― l’accueil du candidat et la vérification de son identité ;
― la présentation de l’équipement par le candidat et son installation sur la motocyclette ;
― la présentation de l’épreuve par l’inspecteur ;
― la réalisation d’un test de la vue à chaque examen, avant le départ en circulation ou à l’occasion d’un arrêt (en sont dispensés les candidats qui ont satisfait à une visite médicale préalable en vue de l’obtention du permis de conduire) ;
― une phase de conduite effective d’une durée minimale de 25 minutes, dont environ cinq minutes de conduite autonome ;
― l’établissement du bilan de compétences.

L’inspecteur doit préciser aux candidats qu’ils devront en toute sécurité et avec les précautions requises :
― réaliser un parcours empruntant des voies à caractère urbain, routier et/ou autoroutier ;
― quitter un stationnement et s’insérer dans le flot de circulation ;
― suivre un itinéraire ou se rendre vers une destination préalablement établie, en se guidant de manière autonome, pendant une durée globale d’environ cinq minutes ;
― appliquer les règles du code de la route ;
― adopter une allure adaptée dans les limites autorisées par la réglementation ;
― faire preuve de courtoisie envers les autres usagers, notamment les plus vulnérables ;
― suivant les circonstances, ralentir, s’arrêter ou repartir sur indication de l’inspecteur.

La phase de conduite autonome est mise en œuvre à l’initiative de l’inspecteur et consiste à demander au candidat de suivre un itinéraire balisé par des panneaux visibles.
L’inspecteur peut annoncer le début et la fin de cette phase au candidat, mais ce n’est pas toujours le cas. Dans ce cas, les consignes sont données en début d’examen, avant le départ.
Pendant l’exercice, qui peut être fractionné, il n’indique plus les directions et laisse le candidat en situation d’autonomie pendant environ cinq minutes.

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Pour vous noter, l’inspecteur prend en compte tant les actions bien réalisées que celles qui ne l’ont pas été.

1. Un premier ensemble de compétences à évaluer :

A- Connaître et maîtriser son véhicule

1― savoir s’équiper, s’installer et assurer la sécurité : avant le départ, le candidat procède à la présentation de l’équipement assurant sa protection, il l’ajuste et effectue les différents réglages sur la moto lui permettant d’avoir une bonne visibilité. Si nécessaire, il règle ses rétroviseurs et met en fonction le feu de croisement.

2― savoir se positionner sur le véhicule en circulation, connaître et utiliser les commandes : le candidat adopte une position de conduite sûre et la conserve tout au long de l’épreuve. Il est capable d’utiliser les commandes de son véhicule dans toutes les situations : le guidon ; la boîte de vitesse (le cas échéant) ; le frein ; l’accélérateur ; l’embrayage (le cas échéant). Il connaît la signification des témoins d’alerte du tableau de bord. En circulation, il en tient compte et sait prendre les décisions qui s’imposent (avarie justifiant l’arrêt du véhicule, par exemple).

B- Appréhender la route

1― prendre l’information : le candidat observe son environnement et recherche les indices lui permettant d’évoluer sans être surpris et sans surprendre les autres usagers :

2― vers l’avant et latéralement : le candidat recherche les indices proches et lointains situés dans le sens de la marche ou susceptibles de rencontrer sa trajectoire. Il prend en compte les éléments mobiles (autres usagers), fixes (signalisation, configuration des lieux, etc.) et aléatoires (état du sol, conditions atmosphériques, etc.).

3― vers l’arrière (rétroviseurs) : le conducteur vérifie régulièrement la présence éventuelle d’autres usagers. Avant d’entreprendre une action et lorsque la situation l’exige, il prend ses informations à l’aide des rétroviseurs afin de s’assurer qu’il ne gênera pas ou ne surprendra pas un autre usager situé derrière lui.

4― en vision directe : lorsque la configuration des lieux et la nature de l’action le nécessitent, il complète sa prise d’information par un contrôle en vision directe.

C- Adapter son allure aux circonstances

Tout en respectant les limitations de vitesse, le candidat est capable d’augmenter, de maintenir ou de réduire son allure en fonction de la configuration des lieux, du contexte de circulation et des conditions météorologiques.
Il ne doit pas rouler à une allure susceptible de causer une gêne ou un danger pour les autres usagers.

D- Appliquer la réglementation

Le candidat applique les règles, qu’elles soient ou non matérialisées par la signalisation.
Le candidat se conforme aux limitations de vitesse en vigueur pour les élèves conducteurs.

E- Partager la route avec les autres usagers

Le candidat indique ses intentions aux autres usagers et les avertit des dangers éventuels.
Il utilise les feux indicateurs de changement de direction du véhicule à chaque fois que cela est nécessaire, et au moment opportun ; il avertit les autres usagers d’un risque d’obstacle en utilisant, le cas échéant, les feux de détresse (s’il est le dernier d’une file ralentie ou arrêtée, s’il circule à une allure anormalement lente ou s’il est immobilisé sur la chaussée) ; dans certaines conditions de circulation (au crépuscule par exemple), il peut être amené à utiliser l’avertissement lumineux (franchissement d’intersection, avant d’effectuer un dépassement, avant de franchir un sommet de côte ou avant d’aborder un virage) ; lorsqu’une situation particulière de danger le nécessite, le candidat utilise l’avertisseur sonore ; il s’assure que ses intentions sont comprises par les autres usagers avant d’agir.

F- Partager la chaussée

Le candidat positionne son véhicule sur la chaussée en tenant compte de la réglementation, de l’infrastructure, de la configuration des lieux et des conditions de circulation.
Il sélectionne la voie la plus adaptée à sa progression et maintient sa trajectoire.

G- Maintenir des espaces de sécurité

En toutes circonstances, le candidat maintient des intervalles de sécurité suffisants autour de son véhicule et tient particulièrement compte des usagers vulnérables. Il augmente cet intervalle lorsque la signalisation, les conditions climatiques ou la situation l’exigent. Il est capable de moduler la distance de sécurité en fonction de sa vitesse et des conditions de circulation.

2. Un ensemble autonomie-conscience du risque, dans lequel trois compétences transversales sont à évaluer.

A- Analyse des situations

Le candidat est capable de comprendre les situations, d’anticiper leur évolution et de déceler les dangers potentiels qu’elles comportent. Il sait détecter, trier et classer les informations selon leur importance.

B- Adaptation aux situations

Le candidat est capable de prendre et de mettre en œuvre les décisions adaptées à partir de l’analyse des situations.
Le cas échéant, il sait expliquer les raisons de ses choix.

C- Conduite autonome

Le candidat est capable de conduire en suivant un itinéraire et/ou en se rendant vers un endroit préalablement défini par l’expert.
Il recherche la signalisation et les indices utiles à son déplacement. Il détecte les changements de direction à réaliser et déclenche par lui-même l’enchaînement des actions de conduite.
Le candidat démontre ainsi sa capacité à se diriger seul dans la circulation tout en maintenant le niveau de ses compétences.

3. La courtoisie

Le candidat fait preuve d’une attitude préventive envers les autres usagers démontrant globalement sa capacité à faciliter la fluidité de la circulation et à contrôler ses réactions face à la pression exercée par les autres usagers favorisant ainsi une conduite apaisée.

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Deux moments particuliers dans cet examen : la phase de « conduite autonome » et la situation d’arrêt-départ en circulation.

Pendant la phase de conduite autonome, qui dure quelques minutes, vous devez conduire en suivant une direction, qui vous sera donnée par l’examinateur et sera indiquée sur les panneaux de signalisation routière.
Pas vraiment de conseil à donner, vous devez être suffisamment à l’aise sur la moto pour pouvoir conduire en toute sécurité tout en étant capable de regarder loin en avant, d’observer autour de vous pour détecter les panneaux bien à l’avance.

Pour l’arrêt-départ en circulation, l’examinateur doit vous indiquer que vous allez effectuer un arrêt pour quitter la circulation, soit sur un emplacement de stationnement, soit sur une aire de stationnement.

Il ne s’agit pas d’une manoeuvre, il ne peut être exigé de déplacer la moto sans l’aide du moteur en marche arrière ou avant.
Vous devez vous arrêter en toute sécurité, en observant derrière vous et autour de vous, en indiquant bien à l’avance de quel côté vous allez vous garer, puis en ralentissant proprement, progressivement, pour vous arrêter tranquillement. Pas de manoeuvre à l’arrêt, vous repartez exactement de l’endroit où vous êtes arrêté.

N’est pas évaluée la capacité du candidat à trouver l’emplacement adéquat.
Cela signifie que l’examinateur ne peut vous reprocher de vous arrêter à un endroit inadéquat, dangereux. Il lui est interdit de demander un stationnement en double file.

Afin de permettre un séquençage pertinent de l’épreuve, il est recommandé de provoquer cette situation approximativement à mi-parcours.
C’est une recommandation, pas une obligation. L’inspecteur peut vous demander cet arrêt-départ quand il le veut au cours de l’examen. Mais pas tout à la fin : l’arrêt lors d’un changement de candidat n’est pas pris en compte.

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Il faut :

– marquer l’arrêt à un STOP, donc y mettre (au moins) un pied à terre et immobiliser complètement sa moto ;
– tourner la tête aux carrefours, surtout lorsqu’on n’y est pas prioritaire ;
– céder le passage aux piétons qui sont engagés sur un passage protégé ou qui attendent à son extrémité le moment de pouvoir le faire ;
– s’arrêter lorsqu’un feu passe à l’orange fixe et a fortiori lorsqu’il est rouge ;
– anticiper sur un feu qui est vert depuis longtemps (ou depuis une durée inconnue) pour s’arrêter au feu orange sans piler ;
– céder le passage aux conducteurs prioritaires et ne pas profiter d’une mobilité supérieure à la leur pour leur brûler la politesse ;
– en freinant et en rétrogradant, toujours regarder ce qui se passe derrière rapidement (garder un oeil sur le rétroviseur) ;
– toujours sortir de l’autoroute en prenant le début de la sortie, puis faire attention aux autres usagers susceptibles de sortir au dernier moment (ceux sur votre gauche): contrôler ses rétros + angle mort gauche en sortant ;
– repasser en 2e aux priorités à droite, ralentir autant que nécessaire pour avoir de la visibilité ;
– sur un rétrécissement de voie (lorsque deux voies se resserrent pour n’en former plus qu’une), vérifier que personne ne double : tournez la tête ;
– après un dépassement sur une deux-voies, se remettre sur la voie de droite (lorsqu’il y a la place).

Il ne faut pas :

– chevaucher une ligne continue, même brièvement ;
– couper la voie en sens inverse lorsqu’on franchit une intersection ;
– klaxonner ;
– conduire avec deux doigts sur l’embrayage ou le frein avant. C’est toute la main sur le guidon ou tous les doigts sur les commandes ;
– griller la priorité à un bus qui veut sortir de sa voie ou de son arrêt ;
– contrôler ses angles morts sans tourner franchement la tête ;
– griller un feu rouge ou orange (pour l’orange, vous avez le droit de passer si le feu vire à l’orange au moment où vous arrivez et qu’il n’est pas possible de freiner) ;
– jouer du sélecteur au feu, c’est le meilleur moyen de caler. Calage dans l’intersection = mise en danger = éliminatoire. Il faut rétrograder avant !
– freiner d’un coup sans raison ;
– n’effectuer aucun contrôle visuel aux intersections, changements de files, changements de direction ;
– prendre un sens interdit ;
– faire un refus de priorité aux carrefours giratoires ;
– couper la route des usagers venant en face dans une intersection (hors carrefour à l’indonésienne) ;
– faire demi-tour alors qu’il y a un panneau « interdiction de faire demi-tour ».

Ce qui est « mal vu » par l’examinateur (mais pas éliminatoire) :

– se tromper de direction, rater une sortie ou une rue (attention, cela peut devenir éliminatoire si vous avez mal lu ou pas lu un panneau d’indication de direction) ;
– les pieds en canard sur les repose-pieds ;
– rouler trop lentement (plus de 5 km/h en dessous de la limite autorisée) ;
– faire « vroum vroum », multiplier les coups de gaz injustifiés ;
– zigzaguer sur sa voie (risque de chute si gasoil, obstacle, détritus).
– caler ;
– caler sur un démarrage en côte ;
– rouler avec les genoux écartés ;
– rouler avec une seule main sur le guidon ;
– faire des saluts de la main aux autres motards.

* * *

Le cas particulier du piéton

Faire preuve de courtoisie, c’est bien, mais il faut d’abord penser à sa propre sécurité.
Il faut laisser passer le piéton si :
1- il est manifestement en attente pour traverser ;
2- s’il n’y a pas un véhicule derrière qui risque de vous rentrer dedans.
Les deux conditions doivent être réunies.

Il faut absolument laisser traverser un piéton s’il est engagé sur le passage piéton : attention, les bandes commencent parfois sur le trottoir !

Si le feu est vert pour vous et qu’il y a un piéton au bord de la chaussée, passer mais en ralentissant fortement.
Sans feu, si le piéton a posé le pied sur un passage clouté, s’arrêter et le laisser passer.
Dans le doute, laisser passer le piéton… à condition qu’aucun véhicule ne vous suive de près.

Qu’est-ce qui vaut mieux : se faire réprimander parce qu’on est courtois, ou bien se faire ajourner pour un refus de priorité ?

* * *

Pour bien comprendre, voici un extrait du « guide de l’examinateur », le bouquin qui donne les consignes d’examen aux inspecteurs, les règles qu’ils doivent suivre.
Cela vous permettra de mieux piger ce qu’on attend de vous.

« Lors du déroulement de l’épreuve pratique du permis de conduire, peuvent apparaître des actions ou comportements erronés plus ou moins admissibles, voire plus ou moins compréhensibles.
Ces comportements sont répertoriés en trois groupes.

COMPORTEMENTS ADMIS
Ce qui reste conforme à la raison ou à l’usage pour faciliter la circulation ou pour résoudre des situations particulières.

COMPORTEMENT TOLÉRÉ
Il s’agit d’erreurs pouvant être graves, mais n’ayant pas mis en cause immédiatement la sécurité.
Dès leur constat, le conducteur devra être prévenu ; l’examen se poursuivra afin de connaître s’il s’agit d’erreurs ponctuelles ou d’une insuffisance de formation.

Dans le contexte de cette épreuve, la notion d’erreur ponctuelle fait référence, par exemple, à :
– des oublis occasionnés par le « trou noir » du début d’examen ou par la fatigue de fin d’épreuve,
– des hésitations ou actions erronées occasionnés par des situations critiques dues aux autres ou à l’environnement.
Dans le cas où la répétition est significative d’une insuffisance de formation, l’évaluateur appréciera si la ou les lacunes sont susceptibles d’avoir des conséquences pour la sécurité routière. Si oui, l’ajournement sera prononcé.

COMPORTEMENT NON TOLÉRÉ
Résulte d’une action (ou non action) du conducteur plaçant les autres usagers et/ou le véhicule dans une situation où la sécurité ne dépendrait plus que des autres.
Elle implique nécessairement l’ajournement, qu’il y ait intervention ou non.
 »

Vous avez bien compris la hiérarchie entre les trois catégories ?
Alors, c’est parti pour les détails !

* * *

Première situation : le départ
Évaluer si le conducteur est capable de s’insérer en toute sécurité dans la circulation.

Admis :
* Erreur d’utilisation de commande sans incidence sur le départ (sélecteur de boîte de vitesses, embrayage, accélérateur).
* Insertion, après contrôle, sans utilisation des indicateurs de changements de direction.

Toléré :
* Oubli de mettre en fonctionnement le feu de croisement.
* Déboîtement sans vision directe.
* Calages répétés dus à l’émotivité.
* Contrôle tardif – insertion sans avertir.
* Hésitation excessive alors que la situation permet de s’intégrer sans danger pour les autres usagers.
* Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré :
* Absence totale de prise d’information, avec gêne pour les autres usagers.
* Calages répétés mettant en cause la sécurité (au milieu d’une intersection par exemple).
* Déport excessif à gauche de la chaussée.
* Hésitations excessives avec gêne pour les autres usagers.

* * *

Deuxième situation : l’arrêt
Évaluer si le conducteur sait ralentir et immobiliser son véhicule en toutes circonstances.

Admis :
* Pour un stationnement, un espace latéral ou longitudinal insuffisant.
* Une sortie de circulation sans utilisation des indicateurs de changement de direction, en l’absence d’autres usagers.
* Ralentissement prématuré avant l’arrêt.

Toléré :
* Dosage inadapté du freinage avant l’arrêt.
* Arrêt empiétant sur un marquage au sol, mais ne perturbant pas le trajet d’autres usagers.
* Absence ou insuffisance de prise d’information.
* Allure excessive à l’approche de signaux prescrivant l’arrêt.
* Arrêt brutal avec léger dérapage n’entraînant pas la chute.
* Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré :
* Espace longitudinal insuffisant avec le véhicule précédent par manque de freinage.
* Arrêt créant un danger par empiétement exagéré sur la chaussée transversale.
* Arrêt brutal avec dérapage ou chute.

* * *

Troisième situation : la ligne droite
Évaluer la maîtrise de la trajectoire.

Admis :
* Une circulation trop à droite ou à gauche de la voie, tant qu’il n’y a pas chevauchement du marquage.
* Une tenue de guidon n’ayant aucune incidence sur la trajectoire.
* Une prise d’information incorrecte si elle n’entraîne pas une mauvaise position sur la chaussée et une allure inadaptée.
* L’utilisation momentanée d’une voie autre que celle de droite, affectée au même sens de circulation.

Toléré :
* Chevauchement momentané d’une ligne discontinue ou de l’axe médian sur une chaussée démunie de marquage.
* Distance longitudinale restreinte.
* Ecart de direction maîtrisé.
* Allure trop basse.
* Guidonnage momentané sans conséquence importante pour la sécurité.
* Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré :
* Guidonnages fréquents mettant en cause la sécurité.
* Heurt ou escalade d’accotement ou trottoir (à droite ou à gauche).
* Écart de direction non maîtrisé.
* Chevauchement ou franchissement d’une ligne continue seule ou quand elle n’est pas doublée par une ligne discontinue du côté de la moto du motard.
* Chevauchement ou franchissement prolongé d’une ligne discontinue ou de l’axe médian sur une chaussée démunie de marquage.
* Perte de contrôle de la machine lors d’un freinage d’urgence avec éventuellement chute.
* Allure excessive caractérisée en fonction des circonstances.

* * *

Quatrième situation : les intersections
Évaluer le comportement à l’approche de l’intersection.

Admis :
* Accélération pour dégager une intersection, à la vue d’un usager prioritaire non gêné.
* Passage en toute sécurité, devant un usager prioritaire qui vient de s’arrêter.
* Ralentissement sans gêner pour renouveler la prise d’information.
* Tout choix de voie sur sens giratoire, dès lors que l’on n’est pas cause de gêne pour les autres.
* Dépassement d’un autre deux-roues à condition de respecter la priorité de passage.

Toléré :
* Hésitation non justifiée.
* Ralentissement ou refus de passage alors que l’on est en mesure de passer.
* Insuffisance d’anticipation dans une intersection non protégée et sans visibilité.
* Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré :
* Arrêt non motivé pouvant créer un danger.
* Engagement sans être sûr de pouvoir dégager, même lors d’un changement de direction à droite ou à gauche.
* Engagement délibéré en bloquant la circulation et obligeant les autres usagers à manœuvrer.
* Abus de priorité.
* Refus de priorité.
* Non respect d’un signal prescrivant l’arrêt.
* Absence d’anticipation dans une intersection non protégée et sans visibilité.
* Allure excessive mettant en cause la sécurité.
* Absence de contrôle ou contrôle très insuffisant.

* * *

Cinquième situation : le changement de direction
Évaluer la prudence et la décision avant et pendant le changement de voies.

Admis :
* Direction inversée ou mal comprise, mais bien réalisée.
* Présélection tardive en l’absence ou insuffisance de signalisation.
* Croisement à l’indonésienne à l’initiative de l’autre usager.
* Non-maintien du clignotant lorsque la manœuvre devient évidente pour les autres.
* Chevauchement de l’axe médian, sur chaussée étroite, en l’absence de ligne continue pour favoriser la fluidité du trafic.
* Changements de files (voies multiples) pour favoriser l’insertion d’autres usagers.

Toléré :
* Ralentissement injustifié.
* Position erronée sur la chaussée.
* Voie de décélération prise tardivement.
* Engagement sans l’assurance de pouvoir continuer.
* Retour à droite tardif dans le cas où la signalisation le permet.
* Prise d’information tardive sur section d’accélération ou voie d’insertion (autoroute).
* Absence de contrôle en vision directe lorsque la configuration des lieux l’exige.
* Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré :
* Changement de file sans prise d’information.
* Refus caractérisé de céder le passage.
* Utilisation de la voie réservée à la circulation en sens inverse.
* Non-respect de la signalisation (interdiction de tourner, sens interdit).

* * *

Sixième situation : le virage
Évaluer l’adaptation de l’allure et la maîtrise de la trajectoire, la position du motard sur la machine, et la technique d’inclinaison.

Admis :
* Utilisation momentanée d’une voie autre que celle de droite, affectée au même sens de circulation (ligne discontinue).
* Tenue du guidon incorrecte n’ayant aucune incidence sur la trajectoire.

Toléré :
* Allure excessive sans effet sur la trajectoire.
* Chevauchement momentané d’un marquage discontinu ou axe médian, sans mise en cause de la sécurité.
* Trajectoire mal maîtrisée sans sortir de la voie.
* Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré :
* Heurt du trottoir ou sortie dangereuse.
* Distance longitudinale mettant en cause la sécurité.
* Franchissement ou chevauchement de la ligne continue.
* Franchissement de l’axe médian avec ou sans marquage.
* Dérapage, instabilité voire chute.
* Allure excessive caractérisée mettant en cause la sécurité (limite d’adhérence, défaut de trajectoire).

* * *

Septième situation : le dépassement
Évaluer l’exécution de la phase préparatoire et les actions effectuées pendant et après.

Admis :
* Maintien sur une voie de dépassement en perspective d’un autre dépassement.
* Une tenue de guidon incorrecte.

Toléré :
* Utilisation prématurée ou tardive des indicateurs de changement de direction.
* Allure inadaptée (c’est-à-dire insuffisante).
* Décélération brutale ayant surpris le conducteur du véhicule dépassé.
* Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré :
* Dépassement par la droite d’une file de véhicules arrêtés à un feu ou à un passage à niveau.
* Espace latéral non adapté avec le maintien de la sécurité.
* Mauvaise répartition des espaces latéraux et/ou longitudinaux (queue de poisson).
* Impossibilité de se rabattre.
* Entreprendre un dépassement alors que l’on est sur le point d’être dépassé.
* Utilisation de la voie la plus à gauche sur chaussée à double sens de circulation et à plus de deux voies.
* Dépassement à gauche d’un usager changeant visiblement de direction à gauche.
* Dépassement par la droite non autorisé sur chaussée à sens unique.
* Utilisation de la bande d’arrêt d’urgence ou changement de file intempestif.
* Franchissement d’une ligne continue seule ou quand elle n’est pas doublée par une ligne discontinue du côté de la moto du candidat.

* * *

Huitième situation : le croisement
Évaluer la tenue du guidon et l’orientation du regard dans un contexte de partage de chaussée avec risque d’écarts.

Admis :
* Mauvaise tenue du guidon sans effet sur la trajectoire.

Toléré :
* Arrêt, alors que le passage est possible.
* Mauvaise répartition des espaces latéraux.
* Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré :
* Refus de céder le passage si le type de véhicule, la règle ou la signalisation l’exigent.
* Déviation de trajectoire en raison de l’allure inadaptée ou de la mauvaise tenue du guidon.
* Risque de collision ou de sortie de chaussée.
* Allure excessive présentant un réel danger (route étroite avec obstacle sur le côté droit, chaussée déformée, etc.).

 * * *

Les savoir-faire de conduite
Sont présentées neuf situations de conduite, avec pour chacune le descriptif des actions nécessaires à la réalisation de la tâche concernée.

1. Départ

C’est mettre en mouvement son véhicule, qu’il soit déjà ou non dans la circulation.

Il faut :
Percevoir (prise d’informations) : s’insérer sans gêner, regarder en vision directe, regarder vers l’avant et l’arrière pour démarrer.
Avertir (communication) : utiliser l’indicateur de changement de direction, éventuellement les feux.
Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : rester ou rejoindre progressivement la voie normale de circulation.
Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : s’intégrer dans la circulation par une accélération progressive.
Diriger (trajectoire) : rechercher la trajectoire idéale et la maintenir.
Se positionner (espacements) : ajuster les espacements à la fluidité du trafic.

2. Arrêt

C’est immobiliser ou mettre fin au mouvement de son véhicule, en cours de circulation ou pour la quitter.

Il faut :
Percevoir (prise d’informations)
 : pour sortir de la circulation, rechercher la présence éventuelle d’un usager dépassant par la droite. Observer attentivement vers l’arrière et l’avant avec les autres usagers (distances longitudinales).
Avertir (communication) : prévenir avec l’indicateur de changement de direction et les feux stop en certaines occasions.
Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : situer la limite de la chaussée ou de la signalisation.
Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : sauf cas particuliers, ralentir de façon progressive.
Diriger (trajectoire) : maintenir la meilleure trajectoire. Actionner le guidon pour obtenir la meilleure trajectoire.
Se positionner (espacements) : ajuster les espacements (signalisation, limite de chaussée, autres véhicules et obstacles).

3. Manoeuvre

Il faut :
Percevoir (prise d’information) : Rechercher éventuellement un lieu adapté (si le choix est laissé au candidat). Observer en vision directe. Prise d’information. Regards périphériques renouvelés. Pour sortir de la circulation, rechercher la présence éventuelle d’un usager dépassant par la droite. Observer attentivement vers l’arrière et l’avant l’espacement avec les autres usagers (distances longitudinales).
Avertir (communication) : Utiliser les indicateurs de changement de direction et les feux stop avant l’arrêt.
Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : Veiller à ne pas gêner le trafic. Situer la limite de la chaussée ou de la signalisation.
Ralentir – Accélérer (Départ – Allure – Arrêt) : Synchroniser les commandes pour permettre un déplacement progressif. Ralentir de façon progressive en fonction du repère indiqué.
Diriger (trajectoire) : Maintenir la trajectoire. Actionner le guidon pour obtenir la meilleure trajectoire.
Se positionner (espacements) : Libérer au maximum les espaces nécessaires au trafic. Ajuster les espacements en fonction des repères (signalisation, limite de chaussée, autres véhicules et obstacles).

4. Ligne droite

C’est suivre le tracé de la chaussée, en marche normale.

Il faut :
Percevoir (prise d’informations)
 : percevoir le plus tôt possible afin d’anticiper (écarts de direction, situation prochaine). Regarder loin et près. Surveiller le tableau de bord. Consulter les rétroviseurs pour prévoir tous les dangers potentiels.
Avertir (communication) : prévenir lors de ralentissements, au moyen des feux « stop », et lors de ralentissements brusques.
Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : circuler sur la voie de droite, sauf règles et cas particuliers.
Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : adapter, selon ses possibilités, son allure à la fluidité du trafic.
Diriger (trajectoire) : tenir le guidon de façon à permettre la correction des écarts éventuels.
Se positionner (espacements) : garder une distance longitudinale de sécurité (vitesse, adhérence,…). Répartir les espaces latéraux dans la largeur de la voie utilisée.

5. Intersection

C’est traverser un carrefour à deux ou plusieurs chaussées à niveau, ou s’engager dans un sens giratoire.

Il faut :
Percevoir (prise d’informations) : déterminer le régime de priorité. Regarder à gauche, puis à droite, pour situer la position des autres usagers.
Avertir (communication) : prévenir les usagers de son approche, en cas de nécessité (avertisseurs sonores et lumineux).
Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : sur un sens giratoire, conserver sa droite si la sortie se trouve en face ou à droite de l’axe d’arrivée.
Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : adapter l’allure en fonction de l’environnement (signaux de priorité, visibilité, autres usagers). Adopter une attitude préventive en se préparant à freiner, céder le passage, dégager sans tarder. Maintenir l’allure si bonne visibilité et absence d’autres usagers.
Diriger (trajectoire) : maintenir la trajectoire pour ne pas surprendre (sens giratoire).
Se positionner (espacements) : se placer de façon à faire face à toutes les variations d’allure et de trajectoires des autres usagers.

6. Changement de direction

C’est tourner à droite ou gauche, réaliser une présélection, entrer ou sortir d’une autoroute, d’une voie express.

Percevoir (prise d’informations) : accentuer la recherche sur la disponibilité de la voie à prendre, sur la trajectoire nécessaire et sur les difficultés pouvant survenir de l’arrière. Déterminer le régime de priorité.
Avertir (communication) : utiliser les indicateurs de changement de direction, éventuellement les feux de stop (feux et avertisseur sonore).
Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : sélectionner la voie correspondant à la direction à prendre.
Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : adapter l’allure lors des changements de files et présélection, en fonction de la difficulté à tourner.
Diriger (trajectoire) : positionner les mains sur le guidon de façon à permettre la réalisation d’une bonne trajectoire.
Se positionner (espacements) : ajuster les espacements pour assurer la fluidité du trafic.

7. Virage

C’est adapter une trajectoire au tracé de la route.

Percevoir (prise d’informations) : observer la signalisation. Orienter le regard pour rechercher la sortie ou fin de courbe.
Avertir (communication) : en cas de ralentissement, actionner les feux « stop » avant d’aborder la courbe. La nuit, avant d’aborder la courbe, appel de feux de route.
Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : circuler à droite, avec possibilité d’évoluer à l’intérieur de la voie pour réaliser la trajectoire.
Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : adapter l’allure aux possibilités du véhicule et à la configuration des lieux.
Diriger (trajectoire) : positionner les mains sur le guidon afin d’obtenir une bonne trajectoire, ainsi que l’éventuelle correction des écarts.
Se positionner (espacements) : maintenir les distances de sécurité (espacements avec les rives et autres usagers).

8. Dépassement

C’est prévoir, devancer, laisser derrière soi un usager ou un obstacle situé sur la même voie.

Percevoir (prise d’informations) :
AVANT : s’assurer que les voies de dépassement et rabattement sont libres et que l’on n’est pas sur le point d’être dépassé.
PENDANT : vérifier que la situation n’évolue pas de manière défavorable (à l’avant et à l’arrière).
APRÈS : le véhicule dépassé ne doit pas être gêné par l’achèvement de la manoeuvre.

Avertir (communication)
AVANT : utiliser, si nécessaire, les avertisseurs sonores et lumineux, et dans tous les cas, les indicateurs de changement de direction.
PENDANT : maintenir l’indicateur de changement de direction (chaussée à double sens).
APRÈS : il est conseillé d’éteindre l’indicateur de changement de direction sitôt le dépassement effectué ; dans certains cas, signaler son rabattement.

Choisir sa voie (utilisation de la chaussée)
AVANT : se déporter à gauche sur la chaussée (ou à droite dans certains cas).
PENDANT : utiliser la voie immédiatement à gauche (à droite dans les cas autorisés).
APRÈS : revenir progressivement à droite. Sur le point d’être dépassé, serrer à droite et ne pas accélérer.

Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : adapter l’allure pour que la manoeuvre soit aussi brève que possible. Sur le point d’être dépassé, maintenir l’allure ou décélérer en cas de nécessité. Utiliser un rapport de vitesse approprié.

Diriger (trajectoire): Veiller à l’action sur le guidon pour changer progressivement de file et corriger éventuellement les effets de souffle.

Se positionner (espacements) :
AVANT : conserver un espacement approprié.
PENDANT : conserver un espacement latéral de sécurité ou réglementaire.
APRÈS : se rabattre sans perturber l’allure ou la trajectoire du véhicule dépassé.

9. Croisement

C’est rencontrer un autre usager circulant en sens inverse, sur la même chaussée.

Percevoir (prise d’informations) : orientation du regard non fixé sur l’usager rencontré. Situer la zone de croisement. Prendre en compte la configuration des lieux et le gabarit des véhicules. Accentuer les contrôles latéraux en espace restreint.
Avertir (communication) : prévenir de la nécessité éventuelle de ralentir (feux « stop »). Signaler sa position (feux de croisement).
Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : partager la chaussée. Respecter la règle de priorité.
Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : adapter l’allure aux circonstances.
Diriger (trajectoire) : tenir fermement le guidon. Prévoir les effets de souffle, les écarts de direction. S’abstenir de toute manipulation d’accessoire pendant le croisement.
Se positionner (espacements) : Surveiller les espacements. Céder au besoin le passage. Serrer à droite.

 * * *

Voilà, vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous a pas prévenu(e) !

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  619 comments for “L’examen du permis moto : la circulation

  1. madek
    19 juillet 2015 at 18:57

    dégouté, 2eme echec à la circu, 15 au lieu de 17.
    commentaires de l’inspecteur : ralentissement systématique à l’approche des intersections.
    1 point sur le savoir s’équiper, et pourtant casque correctement mis, gants fermés, blouson fermé, controle des voyants après démarrage, controle feu avant et arrière et controle du feu stop. Je monte la moto, je rapproche les deux bord du gilet pour lui montrer que même en 3xl il manque quand même 15 cm pour le fermer je prends bien le temps de régler les rétros et je lui fais signe que tout est ok pour moi. L’inspecteur était dans la voiture, à 10 mètres de moi. Il a tout regardé.
    Que voulait-il de plus ?

    1 seul point également sur la prise d’information et pourtant j’étais hyperconcentré, je regardais devant, sur la route sur les trottoir, sur les cotés, derrière moi, l’état de la route, les piétons.
    Il est vrai que je ne regardais ni dans les arbres ni au dessus de moi, mais je pensais que coté Tarzan ou avion le risque était limité !!

    Avec 3 essais au plateau tout est à refaire (code, plateau, circu).

    Bref dégouté, avec en plus le sentiment qu’il y a une grande part de tête du client.

    • Quadrapasfou
      20 juillet 2015 at 12:46

      Effectivement, c’est rageant. Mais il y a d’autres critères que s’avoir s’équiper et contrôler la moto et la prise d’information. Il en penses quoi, ton moniteur ?

      PS : pour les deux points du début de l’examen, il n’y a pas que l’équipement (qui fait juste un point), il y a le contrôle de la moto pour avoir les deux points (moteur, rétros, phare – AVANT de monter sur la moto).

      • madek
        20 juillet 2015 at 22:49

        Je sens le moniteur dubitatif. Il a vu que j’avais effectué les contrôles avant de monter sur la moto.
        Je pense qu’il croyait que globalement c’était bon

        Il n’a pas grand-chose à me conseiller si ce n’est de moins ralentir aux intersections car cela peut être interprété comme de l’hésitation ou un manque d’anticipation dans la prise d’info.
        Bref, Ne pas essayer de vouloir trop bien faire.

  2. seb
    1 juillet 2015 at 17:29

    esque le faite de rouler sur les plaques dégout peux me faire l ouper la conduite moto je l est passer se matin
    ?

    • rachdu
      15 juillet 2015 at 13:43

      wow, avec toutes ces infos, plus aucune excuse pour se planter !!
      merci beaucoup,
      surtout pour la première vidéo qui est excellente, elle me fait beaucoup rire, ça détend bien :-)
      j’aimerai bien la partager sur mon mur FB, mais on peut pô

  3. DRAKOFUEL
    29 mai 2015 at 09:43

    Bonjour à tous,
    resultat de la circu ce matin:27 points/28 😉

    merci pour ce site qui est une mine d infos pour les futurs motards.
    courage à toutes celles et ceux qui ,en plateau ou en circu,attendent le jour J de l’examen pour pouvoir ensuite rouler en 2 roues.
    Gaaazzzz!!!

    • seb
      1 juillet 2015 at 17:31

      bravo pour ton permie j’espere sava aller pour moi

  4. bm
    27 mai 2015 at 17:56

    bonjour
    petite question sur circulation passée ce matin:
    en sortant d agglo,juste après le panneau,j accelere pour me mettre a 90 quand une voiture me dépasse à allure assez rapide.
    je me serre donc un peu sur la droite de la chaussée.et l’ examinateur me dit: » attention à la voiture ».
    a part ça, j ai oublié 2 fois les clignotants
    je ne sais pas si c est bon ou pas…
    à vos avis;)
    merci et bonne route

  5. Tchitchi
    8 mai 2015 at 10:38

    Bonjour,
    Je passe la circulation mardi 12 mai et j’ai une question sur route à 90 km/h, ma monitrice me dit qu’il faut rouler à 80 km/h lors du permis ! Pouvez vous me le confirmer ? Merci pour ce site

    • Medusahw
      9 mai 2015 at 08:54

      Bonjour Tchitchi,

      En effet quelque soit ton age (supérieur à 24 ans par exemple) ou ton expérience de la route (permis B depuis 10 ans), les conditions de l’examen de circulation t’imposent de respecter les réglementations de vitesse des jeunes conducteurs.

      A savoir : 80 Km/H au lieu de 90, 100 Km/h au lieu de 110, et 110 Km/H au lieu de 130.

      • Tchitchi
        10 mai 2015 at 08:33

        Merci, pour ta réponse

      • sb
        27 mai 2015 at 18:01

        ah bon!!!!?
        ma monitrice nous a dit l’inverse: »30km/h c est 30,mais a 50km/h n hesitez pas etre entre 50 et 55 en stabilisant.
        par contre, à 70,90 et 110, rajoutez 5 sans probleme! »

        elle a meme preciser qu en examen,elle se trainait à 80 parce qu’ un élève n osait pas « rouler » à 90 hors agglo…

        DONC?????

        • Tchitchi
          28 mai 2015 at 07:41

          J’ai passé la circulation le 12 mai, je l’ai obtenu j’ai respecté strictement les limitations de vitesses par j’ai conduis de façon dynamique et sans hésitation.

          • Sb
            28 mai 2015 at 17:29

            Ok, felicitations pour le permis

    • seb
      1 juillet 2015 at 17:26

      oui car tu est considerer comme un jeune permie je vient de le passer ce matin

  6. mandrake
    29 avril 2015 at 08:29

    Bjr à tous
    permis obtenu ce matin avec 27 points ! heureux !
    merci pour ce site et ses conseils avisés
    bonne route et prudence.

  7. Jean-charles
    17 avril 2015 at 17:58

    bonjour à tous ce matin j ai passé mon examen de circulation et j aimerais que vous m éclairciciez sur un point
    Je suis passé le premier
    J ai fait un parcours sans faute nikel
    A chaque intersection je regardais bien à droite je m aretait bien …
    Mais y en a une qui etait une sortie d usine et je l avais pas vu ! Ducoup j ai pas tourné la tête mais personne n est arrivé sur ma droite
    L examinateur m a juste dit dans l oreillette fait gaffe y avait une intersection la
    Apres quand j ai finit mon tour
    Mon moniteur m a dit que c etait bien
    Bien dynamique mais y a u le truc de l intersection qui peut être objet d un refus m a t il dit
    Mais apres le deuxieme est passé
    Et m a dit apres son tour que l examinateur
    Lui avait dit dans l oreillette « fait comme celui d avant toi c etait bien »
    Donc je sais pas trop mon oncle dit qu il juge sur la globalité et pas sur un petit détail
    Et vous qu en pensez vous ?
    Je suis comeme assé dubitatif
    D autre part l examinateur avant de faire passé la circulation a fait passé les plateaux
    Et une femme a mis deux pieds au lent il les a biens vu d apres notre moniteur et pourtant l examinateur leur a donné

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