L’examen du permis moto : la circulation

Quelques astuces pour aider à préparer et réussir l’épreuve pratique en circulation pour le permis A.

Pour un propos général sur le permis moto, lire « Passer le permis A« .
Pour réfléchir à votre première moto, lire l’article « Quelle moto pour débuter ?« .

La circulation – on dit « la circu » ou « la route » – est considérée par certains comme la partie la plus facile du permis. Il est vrai que le taux de réussite avoisine en général les 90% à la première présentation, alors que ce chiffre est aux alentours des 50 à 60 % pour le plateau.

Il arrive cependant que l’on perde ses moyens ce jour-là. Donc en premier lieu, il faut éviter le stress et savoir garder sa concentration tout au long de l’épreuve.

Il y a des moyens de combattre l’anxiété.

D’abord l’expérience, directe ou indirecte. Roulez, prenez un maximum de temps de conduite, en cours, en 125, en 50…

Et puis, des exercices de relaxation, de maîtrise de la respiration, de sophrologie.

Enfin, pour les grands nerveux, des médicaments calmants ou de régulation cardiaque.
En phytothérapie (traitements à base de plantes) : Phytozen, Euphytose et Vagostabyl. Mais il ne faut pas s’y prendre au dernier moment, le traitement est à commencer au moins une semaine avant l’examen.
Il existe aussi des traitements homéopathiques, comme le Zenalia ou le Sédatif PC, qui peuvent être commencés la veille de l’examen.
L’avantage de ces traitements est de ne comporter aucune accoutumance, ni aucun effet secondaire.
Si vous éprouvez de très gros problèmes à rester concentré(e), vous pouvez demander à votre médecin traitant de vous prescrire des bêta-bloquants, à faible dose évidemment.

Evitez les tranquillisants (et tous autres psychotropes) qui engendrent souvent une somnolence.
L’alcool est bien entendu proscrit, à part peut-être une petite bière car le houblon contient des bêta-bloquants qui favorisent la concentration (un truc appris en pratiquant le tir), mais attention à l’effet diurétique.
Quant au pétard, je déconseille : il permet certes une certaine décontraction, mais induit une perte de vigilance et de concentration préjudiciable. Sans parler de l’impact négatif sur votre image de marque au cas où l’inspecteur s’en rend compte.

Pour les mêmes raisons, il est déconseillé de manger, surtout lourd et/ou beaucoup, juste avant l’examen.
Le sang affluerait dans l’appareil digestif, au détriment du cerveau et des muscles. Il faut avoir digéré depuis une bonne heure.

Mieux vaut arriver un peu le ventre creux, ça stimule les réactions.
En cas d’attente prolongée : une orange, une banane, une barre de céréales, des fruits secs, c’est ce qu’il y a de mieux !
Evitez les sucreries, mais bon, si le glucose vous calme…

Comme pour le plateau, vidangez la vessie avant l’examen, cela évite les inconforts pendant l’épreuve.

Et surtout, soyez bien équipé(e), bien couvert(e) s’il fait froid et/ou s’il pleut.
Cela en plus de l’équipement de protection moto complet : casque, blouson avec coques, gants avec renforts, bottes, bottines ou chaussures montantes qui protègent la cheville. Un pantalon ou sur-pantalon moto, résistant à l’abrasion et/ou avec coques, est recommandé.
Vous devrez présenter votre équipement à l’inspecteur avant de monter sur la moto.

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Consignes d’examen

Il est fait recours à la procédure du véhicule suiveur, avec liaison radio permanente entre le candidat et l’inspecteur.
Les indications de direction sont données au moyen de la liaison radio.
Conséquence : tout ce qui peut se passer en cas de rupture de la liaison radio est « neutralisé », ça ne compte pas.
Evidemment, il vaut mieux ne pas causer un accident ou commettre une infraction grave. Même si vous n’entendez plus l’inspecteur, il y a toujours possibilité que celui-ci vous voit.

L’épreuve se déroule avec un seul candidat sur la motocyclette.
Vous ne devez jamais avoir de passager.

L’inspecteur a la possibilité d’emmener simultanément plusieurs candidats pour augmenter la diversification des secteurs d’examen, chaque fois que le nombre de candidats et le véhicule suiveur le permettent.
Concrètement, on part avec un candidat sur la moto et un, deux, trois, voire quatre autres candidats dans la voiture. Avantage, pas besoin de revenir au centre d’examen, on peut aller plus loin, varier les parcours.

L’ordre de passage des candidats présentés par un même établissement d’enseignement de la conduite et de la sécurité routière relève du choix de l’enseignant ou du représentant de l’école de conduite.
Ce n’est pas l’inspecteur qui impose l’ordre de passage. Vous pouvez donc demander à votre formateur ou à la secrétaire de passer soit en premier, soit en dernier, soit au milieu. L’inspecteur suivra l’ordre inscrit sur le bordereau d’examen présenté par l’école moto.

Pour en savoir plus, consultez le guide d’évaluation des inspecteurs, document mis à disposition du public.

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Sur ce, vous voilà sur la moto, l’oreillette sous le casque, votre formateur au volant de la voiture, l’inspecteur sur le siège passager… Ce dernier vous a donné les consignes d’examen, mais bon, sincèrement, dans ces moments-là, on n’a pas franchement la tête à écouter les détails… Alors autant les lire à tête reposée, bien au calme, pour les mémoriser au mieux.

Le plus important dans cette épreuve est de faire la preuve que l’on est à l’aise sur deux roues et que l’on sait rouler en sécurité pour nous et pour les autres.
L’épreuve en circulation du permis A doit être une démonstration de conduite.
Il faut savoir faire preuve d’initiative personnelle, mais attention : à bon escient.

En plus du respect pur et dur du code de la route, d’autres facteurs entreront en ligne de compte tels que votre position sur la machine, la qualité de vos trajectoires, l’adaptation de votre vitesse aux différentes circonstances rencontrées, votre capacité d’observation de l’environnement avant, latéral et arrière, votre position sur la chaussée, votre capacité d’anticipation, le maintien des distances de sécurité, etc.

Cela fait beaucoup de paramètres à contrôler…
Disons que vous allez simplifier en analysant chaque situation et surtout chaque changement de situation selon trois critères :

  • Observation
  • Placement
  • Allure

Observation : où dois-je regarder ? A quel moment ?

Placement : où dois-je me placer ? A quel moment ? Pour aller où ?

Allure : à quelle vitesse dois-je rouler ? Sur quel rapport ? En accélération, décélération, freinage ?

Retenez bien ce sigle : OPA
Pour ceux qui bossent dans la finance, ce sera facile, ça veut dire « offre publique d’achat ».

Un dernier « truc » : prendre le temps de bien régler le volume de l’oreillette, vérifier qu’elle fonctionne, qu’elle est bien positionnée et ne vous fait pas mal à l’oreille.

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Les deux points principaux qui seront observés par l’examinateur sont :
- la qualité, le nombre et la justesse de vos contrôles visuels ;
- votre capacité à adapter votre allure aux circonstances et à rouler dès que possible à la vitesse maximale autorisée, voire un peu au-dessus.

La règle d’or est de ne jamais se laisser surprendre.
Le maître mot est : anticipation !!

Rouler toujours sur la voie la plus à droite (la base, mais c’est toujours bon à rappeler), la voie de gauche servant seulement aux dépassements ou aux changements de directions fléchées.

Rouler aux limites de vitesses autorisées dès que cela est possible.
Hors agglomération, n’hésitez pas à conduire 5 km/h au-dessus de la limite de vitesse telle qu’affichée par votre compteur. Exemple : 75 km/h compteur pour 70 autorisés, 95 km/h pour 90 autorisés… Le tout en fonction du contexte, évidemment !
Rappelez-vous que les limitations de vitesse sont des vitesses maximales autorisées. Si les conditions de circulation (météo, trafic) vous empêchent de rouler à cette vitesse maximale, pas de souci, vous avez tout à fait le droit de rouler plus lentement et surtout en aucun cas l’obligation de rouler à cette vitesse maximale. Mais si vous le pouvez, faites-le et faites-le bien !

Ne vous inquiétez pas de la voiture suiveuse, elle vous rattrapera toujours. Au pire, l’inspecteur vous demandera de l’attendre « en sécurité », c’est-à-dire en dehors des voies de circulation (sur une place de stationnement, une aire de dégagement, un parking…).
Encore une fois, ne tenez pas compte de la voiture d’accompagnement, roulez comme si vous étiez seul(e) !

Ne pas hésiter à dépasser les véhicules lents (voitures à moins de 90 km/h, camions, motos 125, etc.)

Afin que l’examinateur comprenne bien ce que vous faites, il est obligatoire de tout exagérer, d’amplifier vos gestes :

  • les contrôles visuels directs : pour les insertions, changements de voie, dépassements, intersections… doivent être faits en tournant la tête de manière ostentatoire (le repère, c’est la mentonnière du casque qui touche l’épaule) ;
  • les contrôles visuels indirects (dans un rétroviseur) sont à effectuer avant tout ralentissement, freinage, changement de direction ou de trajectoire et doivent être montrés par un mouvement de la tête, pas seulement des yeux ;
  • les ralentissements sur les priorités à droite, les entrées d’agglomération… doivent être confirmés par un appui suffisant sur les freins pour allumer le feu stop, pas seulement en décélérant.

A chaque intersection, faire s’allumer le feu stop. Un petit coup de frein arrière fait l’affaire et évite les blocages de roue en cas de mauvais dosage.
En ville, les intersections sont particulièrement dangereuses. Si manque de visibilité, ralentir : à moto, on ne peut pas se permettre de ne pas contrôler visuellement – et des deux côtés ! – une intersection en la franchissant.
Mais ne pas être mou : contrôle de la priorité en 2e et si la voie est libre, réaccélérer franchement et repasser en 3e.
Si priorité à droite peu visible ou giratoire chargé, ralentir jusqu’à rétrograder en première.

Arriver sur le premier ou deuxième rapport présente une vraie utilité : si vous devez vous arrêter à l’intersection, il est aisé de repasser au point mort.
Quand vous vous arrêtez, remettez toujours le point mort avant de repartir. Cela vous permet d’être sûr et certain de repasser ensuite la première pour redémarrer.
Si votre moto d’école ne comporte pas d’indicateur de rapport engagé et si vous vous arrêtez en 3e, sans revenir au point mort, vous risquez de redémarrer en 2e et donc de caler au démarrage.

Même quand vous êtes prioritaire, même dans une intersection bien dégagée, contrôlez TOUJOURS  l’intersection juste avant de la franchir.
Avant de redémarrer à un feu vert, regardez rapidement à gauche et à droite, surtout si vous êtes en première ligne. Idem si vous franchissez un feu vert, même s’il y a des voitures qui sont passés avant vous : les dingues qui grillent les feux, ça existe !
Quand vous passez un « stop » ou un « cédez le passage » ou une priorité à droite, quand vous vous engagez dans un rond-point, même si c’est à vous de passer, même si vous avez déjà contrôlé 50 mètres avant… vérifiez tout le temps qu’aucun véhicule n’arrive sur vous.
Un coup d’oeil rapide, un quart de seconde, dans chaque direction d’où pourrait venir un véhicule. Cela suffit. Un petit coup d’oeil vaut mieux qu’un grand choc.

Tout changement de direction, de voie ou de trajectoire doit être précédé d’un contrôle visuel.
Avant de tourner à droite, par exemple, c’est : contrôle dans rétroviseur droit, puis contrôle d’angle mort à droite, puis clignotant droit en serrant le bord droit de la chaussée, puis nouveau contrôle d’angle mort à droite avant de tourner.

Les manœuvres de dépassement et de changement de voie doivent TOUTES ET TOUJOURS être précédées d’un contrôle visuel (rétroviseur + angle mort) et d’un clignotant.
Dans l’ordre, c’est : je vérifie que je peux le faire, j’indique aux autres usagers, j’effectue la manoeuvre.
C’est ce qu’on appelle la séquence V.I.F. pour Voir, Informer, Faire.
Cela doit être fait dans cet ordre et pas un autre. Ne pas mettre le clignotant avant de contrôler…
Ne pas non plus commencer à bouger, à vous déplacer, à dévier de votre trajectoire avant d’avoir contrôlé et signalé votre manoeuvre.

Important : cela signifie que votre geste de contrôle visuel ne doit pas vous faire dévier.
Souvent, au début de votre formation en circulation, vous aurez tendance à « jeter » votre tête pour regarder derrière vous, ce qui provoquera un mouvement des épaules et une déviation de trajectoire. Vous devrez apprendre à tourner la tête sans dévier de trajectoire.
Si vous devez regarder loin derrière vous, penchez-vous en avant pour tourner tout le haut du corps sans imprimer de pression sur le guidon.

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Où se positionner dans un giratoire ?

Où se positionner dans un giratoire ?

Sur les ronds-points, se positionner correctement : à gauche de la file de gauche si vous faites demi-tour ou si vous tournez à gauche ; à droite de la file de droite si vous tournez à droite ou si vous allez en face.

Sur les rond-points (ne pas confondre avec les carrefours à sens giratoire avec priorité à droite !) :

  • pour aller à droite : clignotant à droite + voie de droite.
  • pour aller en face : pas de clignotant + voie de droite + clignotant à la dernière sortie avant sa sortie.
  • pour aller à gauche/faire demi-tour : clignotant gauche + voie de gauche + clignotant droit à la dernière sortie avant sa sortie.

Vous devrez effectuer une série de contrôles d’angles morts sur un rond-point:
- lors d’un changement de voie, que ce soit pour passer de l’intérieur à l’extérieur ou l’inverse ;
- à gauche, juste avant chaque sortie devant laquelle vous passerez, si vous êtes sur la voie extérieure ;
- à gauche avant de sortir du rond-point, en étant sur la voie extérieure.

Si on vous demande de prendre la première sortie du rond-point et que vous ne savez pas où elle est, se placer sur la voie extérieure.
De même, en cas d’incertitude ou de doute, toujours rester sur la voie extérieure, vous en avez le droit. Mais n’oubliez pas de contrôler à votre gauche au niveau de chaque sortie.

Si on vous fait faire un demi-tour sur rond-point, passer par la voie la plus au centre, toujours vérifier (encore du contrôle avec mouvement de tête exagéré) avant de rentrer et sortir du rond point.

Attention, les rond-points peuvent se révéler glissants sur leur partie la plus à l’extérieur, ne pas serrer à droite sur la voie extérieure.

Pour en savoir plus, lire l’article Circuler sur un rond-point.

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Insertions sur voie rapide : deux possibilités
1- Ne pas lâcher le guidon et tourner simplement la tête, mais vous verrez moins loin et il vous faudra bien contrôler plusieurs fois dans votre rétroviseur gauche ;
2- Lâcher le guidon de la main gauche, pivoter tout le buste – en posant la main gauche sur la selle arrière – pour montrer que vous regardez derrière vous (sans dévier de trajectoire, évidemment) avant de vous insérer. Mais il faut que ce soit fait rapidement et en jetant de petits coups d’oeil devant soi pour toujours savoir ce qui vous attend devant.

Entrez fort, sur une grande accélération (si les conditions de trafic le permettent, évidemment) : il faut une insertion nette et rapide (la moto le permet), pas besoin de s’étaler sur toute la bande d’insertion pour s’insérer.

Dépassements : il faut que les voitures derrière vous soient bien loin (plusieurs dizaines de mètres) dans vos rétroviseurs avant de déboîter, sinon restez dans votre voie.
Prendre son temps pour bien contrôler plusieurs fois avant d’effectuer le dépassement. Par contre, pendant le dépassement, il faut que ça soit rapide et propre.
Si vous ne pouvez pas vous rabattre de suite, restez dans votre voie et adaptez-vous à la vitesse du trafic. Mais rabattez-vous dès que vous le pouvez, une fois que vous voyez les phares du véhicule dépassé dans votre rétro droit. Là encore, contrôles visuels et clignotant avant de vous rabattre.
Ne jamais rester tranquille « peinard » dans votre voie derrière un véhicule lent.

Positionnement sur la chaussée : on occupe l’espace que prend un véhicule « normal », c’est-à-dire plutôt au milieu de sa voie de circulation. Ceci pour ne pas tenter d’autres usagers (deux ou quatre roues) de s’intercaler, doubler, pousser…
Si vous roulez sans véhicule devant vous, placez-vous légèrement sur la droite dans votre voie, soit dans la trace des pneus de droite des voitures.
Si vous roulez derrière un véhicule, il est préférable de se placer plutôt sur la gauche, dans la trace des pneus de gauche. Et bien sûr, à bonne distance de sécurité !

Comment estimer une bonne distance de sécurité ?
On ne va pas s’embêter à calculer des mètres par seconde… La règle, c’est : deux secondes d’écart. Et comme c’est un temps, cela fonctionne à toutes les vitesses !
Vous prenez un repère fixe (poteau, panneau, pont, marquage au sol, ombre au sol) et lorsque le véhicule vous précédant passe à sa hauteur, vous prononcez en articulant bien « une se-conde, deux se-condes ». Si vous n’avez pas encore passé le repère, c’est que vous êtes à bonne distance.

Pour la même raison, quand vous préparez un changement de direction, placez-vous sur la voie du côté où vous allez tourner. Avant un « tourné à gauche », serrez à gauche, le long de la ligne médiane. Et avant de tourner à droite, serrez le bord droit de la chaussée.
Quand vous tournez à gauche, prenez large. Si la chaussée où vous allez compte deux voies de circulation, ne prenez pas celle de gauche, ne la coupez pas, allez directement dans celle de droite.
Quand vous tournez à droite, tournez serré pour bien rester dans la voie de droite.

Evitez quand même les bandes blanches mouillées, les plaques d’égout, les flaques de gasoil ou d’huile, les trous et les bosses, même au détriment du bon positionnement sur la chaussée, mais sans embardée brutale.

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L’épreuve en circulation consiste pour l’inspecteur à évaluer chez tout candidat :
― le respect des dispositions du code de la route ;
― sa connaissance du véhicule et sa capacité à déceler les éventuels défauts techniques les plus importants ;
― sa maîtrise des commandes et de la manipulation du véhicule pour ne pas créer de situations dangereuses ;
― sa capacité à assurer sa propre sécurité et celle des autres usagers sur tout type de route, à percevoir et à anticiper les dangers engendrés par la circulation et à agir de façon appropriée ;
― son degré d’autonomie dans la réalisation d’un trajet ;
― sa capacité à adopter un comportement courtois et prévenant envers les autres usagers, en particulier les plus vulnérables.

Le temps consacré au candidat, qui est de 30 minutes, comprend :
― l’accueil du candidat et la vérification de son identité ;
― la présentation de l’équipement par le candidat et son installation sur la motocyclette ;
― la présentation de l’épreuve par l’inspecteur ;
― la réalisation d’un test de la vue à chaque examen, avant le départ en circulation ou à l’occasion d’un arrêt (en sont dispensés les candidats qui ont satisfait à une visite médicale préalable en vue de l’obtention du permis de conduire) ;
― une phase de conduite effective d’une durée minimale de 25 minutes, dont environ cinq minutes de conduite autonome ;
― l’établissement du bilan de compétences.

L’inspecteur doit préciser aux candidats qu’ils devront en toute sécurité et avec les précautions requises :
― réaliser un parcours empruntant des voies à caractère urbain, routier et/ou autoroutier ;
― quitter un stationnement et s’insérer dans le flot de circulation ;
― suivre un itinéraire ou se rendre vers une destination préalablement établie, en se guidant de manière autonome, pendant une durée globale d’environ cinq minutes ;
― appliquer les règles du code de la route ;
― adopter une allure adaptée dans les limites autorisées par la réglementation ;
― faire preuve de courtoisie envers les autres usagers, notamment les plus vulnérables ;
― suivant les circonstances, ralentir, s’arrêter ou repartir sur indication de l’inspecteur.

La phase de conduite autonome est mise en œuvre à l’initiative de l’inspecteur et consiste à demander au candidat de suivre un itinéraire balisé par des panneaux visibles.
L’inspecteur peut annoncer le début et la fin de cette phase au candidat, mais ce n’est pas toujours le cas. Dans ce cas, les consignes sont données en début d’examen, avant le départ.
Pendant l’exercice, qui peut être fractionné, il n’indique plus les directions et laisse le candidat en situation d’autonomie pendant environ cinq minutes.

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Pour vous noter, l’inspecteur prend en compte tant les actions bien réalisées que celles qui ne l’ont pas été.

1. Un premier ensemble de compétences à évaluer :

A- Connaître et maîtriser son véhicule

1― savoir s’équiper, s’installer et assurer la sécurité : avant le départ, le candidat procède à la présentation de l’équipement assurant sa protection, il l’ajuste et effectue les différents réglages sur la moto lui permettant d’avoir une bonne visibilité. Si nécessaire, il règle ses rétroviseurs et met en fonction le feu de croisement.

2― savoir se positionner sur le véhicule en circulation, connaître et utiliser les commandes : le candidat adopte une position de conduite sûre et la conserve tout au long de l’épreuve. Il est capable d’utiliser les commandes de son véhicule dans toutes les situations : le guidon ; la boîte de vitesse (le cas échéant) ; le frein ; l’accélérateur ; l’embrayage (le cas échéant). Il connaît la signification des témoins d’alerte du tableau de bord. En circulation, il en tient compte et sait prendre les décisions qui s’imposent (avarie justifiant l’arrêt du véhicule, par exemple).

B- Appréhender la route

1― prendre l’information : le candidat observe son environnement et recherche les indices lui permettant d’évoluer sans être surpris et sans surprendre les autres usagers :

2― vers l’avant et latéralement : le candidat recherche les indices proches et lointains situés dans le sens de la marche ou susceptibles de rencontrer sa trajectoire. Il prend en compte les éléments mobiles (autres usagers), fixes (signalisation, configuration des lieux, etc.) et aléatoires (état du sol, conditions atmosphériques, etc.).

3― vers l’arrière (rétroviseurs) : le conducteur vérifie régulièrement la présence éventuelle d’autres usagers. Avant d’entreprendre une action et lorsque la situation l’exige, il prend ses informations à l’aide des rétroviseurs afin de s’assurer qu’il ne gênera pas ou ne surprendra pas un autre usager situé derrière lui.

4― en vision directe : lorsque la configuration des lieux et la nature de l’action le nécessitent, il complète sa prise d’information par un contrôle en vision directe.

C- Adapter son allure aux circonstances

Tout en respectant les limitations de vitesse, le candidat est capable d’augmenter, de maintenir ou de réduire son allure en fonction de la configuration des lieux, du contexte de circulation et des conditions météorologiques.
Il ne doit pas rouler à une allure susceptible de causer une gêne ou un danger pour les autres usagers.

D- Appliquer la réglementation

Le candidat applique les règles, qu’elles soient ou non matérialisées par la signalisation.
Le candidat se conforme aux limitations de vitesse en vigueur pour les élèves conducteurs.

E- Partager la route avec les autres usagers

Le candidat indique ses intentions aux autres usagers et les avertit des dangers éventuels.
Il utilise les feux indicateurs de changement de direction du véhicule à chaque fois que cela est nécessaire, et au moment opportun ; il avertit les autres usagers d’un risque d’obstacle en utilisant, le cas échéant, les feux de détresse (s’il est le dernier d’une file ralentie ou arrêtée, s’il circule à une allure anormalement lente ou s’il est immobilisé sur la chaussée) ; dans certaines conditions de circulation (au crépuscule par exemple), il peut être amené à utiliser l’avertissement lumineux (franchissement d’intersection, avant d’effectuer un dépassement, avant de franchir un sommet de côte ou avant d’aborder un virage) ; lorsqu’une situation particulière de danger le nécessite, le candidat utilise l’avertisseur sonore ; il s’assure que ses intentions sont comprises par les autres usagers avant d’agir.

F- Partager la chaussée

Le candidat positionne son véhicule sur la chaussée en tenant compte de la réglementation, de l’infrastructure, de la configuration des lieux et des conditions de circulation.
Il sélectionne la voie la plus adaptée à sa progression et maintient sa trajectoire.

G- Maintenir des espaces de sécurité

En toutes circonstances, le candidat maintient des intervalles de sécurité suffisants autour de son véhicule et tient particulièrement compte des usagers vulnérables. Il augmente cet intervalle lorsque la signalisation, les conditions climatiques ou la situation l’exigent. Il est capable de moduler la distance de sécurité en fonction de sa vitesse et des conditions de circulation.

2. Un ensemble autonomie-conscience du risque, dans lequel trois compétences transversales sont à évaluer.

A- Analyse des situations

Le candidat est capable de comprendre les situations, d’anticiper leur évolution et de déceler les dangers potentiels qu’elles comportent. Il sait détecter, trier et classer les informations selon leur importance.

B- Adaptation aux situations

Le candidat est capable de prendre et de mettre en œuvre les décisions adaptées à partir de l’analyse des situations.
Le cas échéant, il sait expliquer les raisons de ses choix.

C- Conduite autonome

Le candidat est capable de conduire en suivant un itinéraire et/ou en se rendant vers un endroit préalablement défini par l’expert.
Il recherche la signalisation et les indices utiles à son déplacement. Il détecte les changements de direction à réaliser et déclenche par lui-même l’enchaînement des actions de conduite.
Le candidat démontre ainsi sa capacité à se diriger seul dans la circulation tout en maintenant le niveau de ses compétences.

3. La courtoisie

Le candidat fait preuve d’une attitude préventive envers les autres usagers démontrant globalement sa capacité à faciliter la fluidité de la circulation et à contrôler ses réactions face à la pression exercée par les autres usagers favorisant ainsi une conduite apaisée.

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Deux moments particuliers dans cet examen : la phase de « conduite autonome » et la situation d’arrêt-départ en circulation.

Pendant la phase de conduite autonome, qui dure quelques minutes, vous devez conduire en suivant une direction, qui vous sera donnée par l’examinateur et sera indiquée sur les panneaux de signalisation routière.
Pas vraiment de conseil à donner, vous devez être suffisamment à l’aise sur la moto pour pouvoir conduire en toute sécurité tout en étant capable de regarder loin en avant, d’observer autour de vous pour détecter les panneaux bien à l’avance.

Pour l’arrêt-départ en circulation, l’examinateur doit vous indiquer que vous allez effectuer un arrêt pour quitter la circulation, soit sur un emplacement de stationnement, soit sur une aire de stationnement.

Il ne s’agit pas d’une manoeuvre, il ne peut être exigé de déplacer la moto sans l’aide du moteur en marche arrière ou avant.
Vous devez vous arrêter en toute sécurité, en observant derrière vous et autour de vous, en indiquant bien à l’avance de quel côté vous allez vous garer, puis en ralentissant proprement, progressivement, pour vous arrêter tranquillement. Pas de manoeuvre à l’arrêt, vous repartez exactement de l’endroit où vous êtes arrêté.

N’est pas évaluée la capacité du candidat à trouver l’emplacement adéquat.
Cela signifie que l’examinateur ne peut vous reprocher de vous arrêter à un endroit inadéquat, dangereux. Il lui est interdit de demander un stationnement en double file.

Afin de permettre un séquençage pertinent de l’épreuve, il est recommandé de provoquer cette situation approximativement à mi-parcours.
C’est une recommandation, pas une obligation. L’inspecteur peut vous demander cet arrêt-départ quand il le veut au cours de l’examen. Mais pas tout à la fin : l’arrêt lors d’un changement de candidat n’est pas pris en compte.

* * *

Il faut :

- marquer l’arrêt à un STOP, donc y mettre (au moins) un pied à terre et immobiliser complètement sa moto ;
- tourner la tête aux carrefours, surtout lorsqu’on n’y est pas prioritaire ;
- céder le passage aux piétons qui sont engagés sur un passage protégé ou qui attendent à son extrémité le moment de pouvoir le faire ;
- s’arrêter lorsqu’un feu passe à l’orange fixe et a fortiori lorsqu’il est rouge ;
- anticiper sur un feu qui est vert depuis longtemps (ou depuis une durée inconnue) pour s’arrêter au feu orange sans piler ;
- céder le passage aux conducteurs prioritaires et ne pas profiter d’une mobilité supérieure à la leur pour leur brûler la politesse ;
- en freinant et en rétrogradant, toujours regarder ce qui se passe derrière rapidement (garder un oeil sur le rétroviseur) ;
- toujours sortir de l’autoroute en prenant le début de la sortie, puis faire attention aux autres usagers susceptibles de sortir au dernier moment (ceux sur votre gauche): contrôler ses rétros + angle mort gauche en sortant ;
- repasser en 2e aux priorités à droite, ralentir autant que nécessaire pour avoir de la visibilité ;
- sur un rétrécissement de voie (lorsque deux voies se resserrent pour n’en former plus qu’une), vérifier que personne ne double : tournez la tête ;
- après un dépassement sur une deux-voies, se remettre sur la voie de droite (lorsqu’il y a la place).

Il ne faut pas :

- chevaucher une ligne continue, même brièvement ;
- couper la voie en sens inverse lorsqu’on franchit une intersection ;
- klaxonner ;
- conduire avec deux doigts sur l’embrayage ou le frein avant. C’est toute la main sur le guidon ou tous les doigts sur les commandes ;
- griller la priorité à un bus qui veut sortir de sa voie ou de son arrêt ;
- contrôler ses angles morts sans tourner franchement la tête ;
- griller un feu rouge ou orange (pour l’orange, vous avez le droit de passer si le feu vire à l’orange au moment où vous arrivez et qu’il n’est pas possible de freiner) ;
- jouer du sélecteur au feu, c’est le meilleur moyen de caler. Calage dans l’intersection = mise en danger = éliminatoire. Il faut rétrograder avant !
- freiner d’un coup sans raison ;
- n’effectuer aucun contrôle visuel aux intersections, changements de files, changements de direction ;
- prendre un sens interdit ;
- faire un refus de priorité aux carrefours giratoires ;
- couper la route des usagers venant en face dans une intersection (hors carrefour à l’indonésienne) ;
- faire demi-tour alors qu’il y a un panneau « interdiction de faire demi-tour ».

Ce qui est « mal vu » par l’examinateur (mais pas éliminatoire) :

- se tromper de direction, rater une sortie ou une rue (attention, cela peut devenir éliminatoire si vous avez mal lu ou pas lu un panneau d’indication de direction) ;
- les pieds en canard sur les repose-pieds ;
- rouler trop lentement (plus de 5 km/h en dessous de la limite autorisée) ;
- faire « vroum vroum », multiplier les coups de gaz injustifiés ;
- zigzaguer sur sa voie (risque de chute si gasoil, obstacle, détritus).
- caler ;
- caler sur un démarrage en côte ;
- rouler avec les genoux écartés ;
- rouler avec une seule main sur le guidon ;
- faire des saluts de la main aux autres motards.

* * *

Le cas particulier du piéton

Faire preuve de courtoisie, c’est bien, mais il faut d’abord penser à sa propre sécurité.
Il faut laisser passer le piéton si :
1- il est manifestement en attente pour traverser ;
2- s’il n’y a pas un véhicule derrière qui risque de vous rentrer dedans.
Les deux conditions doivent être réunies.

Il faut absolument laisser traverser un piéton s’il est engagé sur le passage piéton : attention, les bandes commencent parfois sur le trottoir !

Si le feu est vert pour vous et qu’il y a un piéton au bord de la chaussée, passer mais en ralentissant fortement.
Sans feu, si le piéton a posé le pied sur un passage clouté, s’arrêter et le laisser passer.
Dans le doute, laisser passer le piéton… à condition qu’aucun véhicule ne vous suive de près.

Qu’est-ce qui vaut mieux : se faire réprimander parce qu’on est courtois, ou bien se faire ajourner pour un refus de priorité ?

* * *

Pour bien comprendre, voici un extrait du « guide de l’examinateur », le bouquin qui donne les consignes d’examen aux inspecteurs, les règles qu’ils doivent suivre.
Cela vous permettra de mieux piger ce qu’on attend de vous.

« Lors du déroulement de l’épreuve pratique du permis de conduire, peuvent apparaître des actions ou comportements erronés plus ou moins admissibles, voire plus ou moins compréhensibles.
Ces comportements sont répertoriés en trois groupes.

COMPORTEMENTS ADMIS
Ce qui reste conforme à la raison ou à l’usage pour faciliter la circulation ou pour résoudre des situations particulières.

COMPORTEMENT TOLÉRÉ
Il s’agit d’erreurs pouvant être graves, mais n’ayant pas mis en cause immédiatement la sécurité.
Dès leur constat, le conducteur devra être prévenu ; l’examen se poursuivra afin de connaître s’il s’agit d’erreurs ponctuelles ou d’une insuffisance de formation.

Dans le contexte de cette épreuve, la notion d’erreur ponctuelle fait référence, par exemple, à :
- des oublis occasionnés par le « trou noir » du début d’examen ou par la fatigue de fin d’épreuve,
- des hésitations ou actions erronées occasionnés par des situations critiques dues aux autres ou à l’environnement.
Dans le cas où la répétition est significative d’une insuffisance de formation, l’évaluateur appréciera si la ou les lacunes sont susceptibles d’avoir des conséquences pour la sécurité routière. Si oui, l’ajournement sera prononcé.

COMPORTEMENT NON TOLÉRÉ
Résulte d’une action (ou non action) du conducteur plaçant les autres usagers et/ou le véhicule dans une situation où la sécurité ne dépendrait plus que des autres.
Elle implique nécessairement l’ajournement, qu’il y ait intervention ou non.
 »

Vous avez bien compris la hiérarchie entre les trois catégories ?
Alors, c’est parti pour les détails !

* * *

Première situation : le départ
Évaluer si le conducteur est capable de s’insérer en toute sécurité dans la circulation.

Admis :
* Erreur d’utilisation de commande sans incidence sur le départ (sélecteur de boîte de vitesses, embrayage, accélérateur).
* Insertion, après contrôle, sans utilisation des indicateurs de changements de direction.

Toléré :
* Oubli de mettre en fonctionnement le feu de croisement.
* Déboîtement sans vision directe.
* Calages répétés dus à l’émotivité.
* Contrôle tardif – insertion sans avertir.
* Hésitation excessive alors que la situation permet de s’intégrer sans danger pour les autres usagers.
* Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré :
* Absence totale de prise d’information, avec gêne pour les autres usagers.
* Calages répétés mettant en cause la sécurité (au milieu d’une intersection par exemple).
* Déport excessif à gauche de la chaussée.
* Hésitations excessives avec gêne pour les autres usagers.

* * *

Deuxième situation : l’arrêt
Évaluer si le conducteur sait ralentir et immobiliser son véhicule en toutes circonstances.

Admis :
* Pour un stationnement, un espace latéral ou longitudinal insuffisant.
* Une sortie de circulation sans utilisation des indicateurs de changement de direction, en l’absence d’autres usagers.
* Ralentissement prématuré avant l’arrêt.

Toléré :
* Dosage inadapté du freinage avant l’arrêt.
* Arrêt empiétant sur un marquage au sol, mais ne perturbant pas le trajet d’autres usagers.
* Absence ou insuffisance de prise d’information.
* Allure excessive à l’approche de signaux prescrivant l’arrêt.
* Arrêt brutal avec léger dérapage n’entraînant pas la chute.
* Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré :
* Espace longitudinal insuffisant avec le véhicule précédent par manque de freinage.
* Arrêt créant un danger par empiétement exagéré sur la chaussée transversale.
* Arrêt brutal avec dérapage ou chute.

* * *

Troisième situation : la ligne droite
Évaluer la maîtrise de la trajectoire.

Admis :
* Une circulation trop à droite ou à gauche de la voie, tant qu’il n’y a pas chevauchement du marquage.
* Une tenue de guidon n’ayant aucune incidence sur la trajectoire.
* Une prise d’information incorrecte si elle n’entraîne pas une mauvaise position sur la chaussée et une allure inadaptée.
* L’utilisation momentanée d’une voie autre que celle de droite, affectée au même sens de circulation.

Toléré :
* Chevauchement momentané d’une ligne discontinue ou de l’axe médian sur une chaussée démunie de marquage.
* Distance longitudinale restreinte.
* Ecart de direction maîtrisé.
* Allure trop basse.
* Guidonnage momentané sans conséquence importante pour la sécurité.
* Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré :
* Guidonnages fréquents mettant en cause la sécurité.
* Heurt ou escalade d’accotement ou trottoir (à droite ou à gauche).
* Écart de direction non maîtrisé.
* Chevauchement ou franchissement d’une ligne continue seule ou quand elle n’est pas doublée par une ligne discontinue du côté de la moto du motard.
* Chevauchement ou franchissement prolongé d’une ligne discontinue ou de l’axe médian sur une chaussée démunie de marquage.
* Perte de contrôle de la machine lors d’un freinage d’urgence avec éventuellement chute.
* Allure excessive caractérisée en fonction des circonstances.

* * *

Quatrième situation : les intersections
Évaluer le comportement à l’approche de l’intersection.

Admis :
* Accélération pour dégager une intersection, à la vue d’un usager prioritaire non gêné.
* Passage en toute sécurité, devant un usager prioritaire qui vient de s’arrêter.
* Ralentissement sans gêner pour renouveler la prise d’information.
* Tout choix de voie sur sens giratoire, dès lors que l’on n’est pas cause de gêne pour les autres.
* Dépassement d’un autre deux-roues à condition de respecter la priorité de passage.

Toléré :
* Hésitation non justifiée.
* Ralentissement ou refus de passage alors que l’on est en mesure de passer.
* Insuffisance d’anticipation dans une intersection non protégée et sans visibilité.
* Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré :
* Arrêt non motivé pouvant créer un danger.
* Engagement sans être sûr de pouvoir dégager, même lors d’un changement de direction à droite ou à gauche.
* Engagement délibéré en bloquant la circulation et obligeant les autres usagers à manœuvrer.
* Abus de priorité.
* Refus de priorité.
* Non respect d’un signal prescrivant l’arrêt.
* Absence d’anticipation dans une intersection non protégée et sans visibilité.
* Allure excessive mettant en cause la sécurité.
* Absence de contrôle ou contrôle très insuffisant.

* * *

Cinquième situation : le changement de direction
Évaluer la prudence et la décision avant et pendant le changement de voies.

Admis :
* Direction inversée ou mal comprise, mais bien réalisée.
* Présélection tardive en l’absence ou insuffisance de signalisation.
* Croisement à l’indonésienne à l’initiative de l’autre usager.
* Non-maintien du clignotant lorsque la manœuvre devient évidente pour les autres.
* Chevauchement de l’axe médian, sur chaussée étroite, en l’absence de ligne continue pour favoriser la fluidité du trafic.
* Changements de files (voies multiples) pour favoriser l’insertion d’autres usagers.

Toléré :
* Ralentissement injustifié.
* Position erronée sur la chaussée.
* Voie de décélération prise tardivement.
* Engagement sans l’assurance de pouvoir continuer.
* Retour à droite tardif dans le cas où la signalisation le permet.
* Prise d’information tardive sur section d’accélération ou voie d’insertion (autoroute).
* Absence de contrôle en vision directe lorsque la configuration des lieux l’exige.
* Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré :
* Changement de file sans prise d’information.
* Refus caractérisé de céder le passage.
* Utilisation de la voie réservée à la circulation en sens inverse.
* Non-respect de la signalisation (interdiction de tourner, sens interdit).

* * *

Sixième situation : le virage
Évaluer l’adaptation de l’allure et la maîtrise de la trajectoire, la position du motard sur la machine, et la technique d’inclinaison.

Admis :
* Utilisation momentanée d’une voie autre que celle de droite, affectée au même sens de circulation (ligne discontinue).
* Tenue du guidon incorrecte n’ayant aucune incidence sur la trajectoire.

Toléré :
* Allure excessive sans effet sur la trajectoire.
* Chevauchement momentané d’un marquage discontinu ou axe médian, sans mise en cause de la sécurité.
* Trajectoire mal maîtrisée sans sortir de la voie.
* Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré :
* Heurt du trottoir ou sortie dangereuse.
* Distance longitudinale mettant en cause la sécurité.
* Franchissement ou chevauchement de la ligne continue.
* Franchissement de l’axe médian avec ou sans marquage.
* Dérapage, instabilité voire chute.
* Allure excessive caractérisée mettant en cause la sécurité (limite d’adhérence, défaut de trajectoire).

* * *

Septième situation : le dépassement
Évaluer l’exécution de la phase préparatoire et les actions effectuées pendant et après.

Admis :
* Maintien sur une voie de dépassement en perspective d’un autre dépassement.
* Une tenue de guidon incorrecte.

Toléré :
* Utilisation prématurée ou tardive des indicateurs de changement de direction.
* Allure inadaptée (c’est-à-dire insuffisante).
* Décélération brutale ayant surpris le conducteur du véhicule dépassé.
* Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré :
* Dépassement par la droite d’une file de véhicules arrêtés à un feu ou à un passage à niveau.
* Espace latéral non adapté avec le maintien de la sécurité.
* Mauvaise répartition des espaces latéraux et/ou longitudinaux (queue de poisson).
* Impossibilité de se rabattre.
* Entreprendre un dépassement alors que l’on est sur le point d’être dépassé.
* Utilisation de la voie la plus à gauche sur chaussée à double sens de circulation et à plus de deux voies.
* Dépassement à gauche d’un usager changeant visiblement de direction à gauche.
* Dépassement par la droite non autorisé sur chaussée à sens unique.
* Utilisation de la bande d’arrêt d’urgence ou changement de file intempestif.
* Franchissement d’une ligne continue seule ou quand elle n’est pas doublée par une ligne discontinue du côté de la moto du candidat.

* * *

Huitième situation : le croisement
Évaluer la tenue du guidon et l’orientation du regard dans un contexte de partage de chaussée avec risque d’écarts.

Admis :
* Mauvaise tenue du guidon sans effet sur la trajectoire.

Toléré :
* Arrêt, alors que le passage est possible.
* Mauvaise répartition des espaces latéraux.
* Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré :
* Refus de céder le passage si le type de véhicule, la règle ou la signalisation l’exigent.
* Déviation de trajectoire en raison de l’allure inadaptée ou de la mauvaise tenue du guidon.
* Risque de collision ou de sortie de chaussée.
* Allure excessive présentant un réel danger (route étroite avec obstacle sur le côté droit, chaussée déformée, etc.).

 * * *

Les savoir-faire de conduite
Sont présentées neuf situations de conduite, avec pour chacune le descriptif des actions nécessaires à la réalisation de la tâche concernée.

1. Départ

C’est mettre en mouvement son véhicule, qu’il soit déjà ou non dans la circulation.

Il faut :
Percevoir (prise d’informations) : s’insérer sans gêner, regarder en vision directe, regarder vers l’avant et l’arrière pour démarrer.
Avertir (communication) : utiliser l’indicateur de changement de direction, éventuellement les feux.
Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : rester ou rejoindre progressivement la voie normale de circulation.
Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : s’intégrer dans la circulation par une accélération progressive.
Diriger (trajectoire) : rechercher la trajectoire idéale et la maintenir.
Se positionner (espacements) : ajuster les espacements à la fluidité du trafic.

2. Arrêt

C’est immobiliser ou mettre fin au mouvement de son véhicule, en cours de circulation ou pour la quitter.

Il faut :
Percevoir (prise d’informations)
 : pour sortir de la circulation, rechercher la présence éventuelle d’un usager dépassant par la droite. Observer attentivement vers l’arrière et l’avant avec les autres usagers (distances longitudinales).
Avertir (communication) : prévenir avec l’indicateur de changement de direction et les feux stop en certaines occasions.
Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : situer la limite de la chaussée ou de la signalisation.
Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : sauf cas particuliers, ralentir de façon progressive.
Diriger (trajectoire) : maintenir la meilleure trajectoire. Actionner le guidon pour obtenir la meilleure trajectoire.
Se positionner (espacements) : ajuster les espacements (signalisation, limite de chaussée, autres véhicules et obstacles).

3. Manoeuvre

Il faut :
Percevoir (prise d’information) : Rechercher éventuellement un lieu adapté (si le choix est laissé au candidat). Observer en vision directe. Prise d’information. Regards périphériques renouvelés. Pour sortir de la circulation, rechercher la présence éventuelle d’un usager dépassant par la droite. Observer attentivement vers l’arrière et l’avant l’espacement avec les autres usagers (distances longitudinales).
Avertir (communication) : Utiliser les indicateurs de changement de direction et les feux stop avant l’arrêt.
Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : Veiller à ne pas gêner le trafic. Situer la limite de la chaussée ou de la signalisation.
Ralentir – Accélérer (Départ – Allure – Arrêt) : Synchroniser les commandes pour permettre un déplacement progressif. Ralentir de façon progressive en fonction du repère indiqué.
Diriger (trajectoire) : Maintenir la trajectoire. Actionner le guidon pour obtenir la meilleure trajectoire.
Se positionner (espacements) : Libérer au maximum les espaces nécessaires au trafic. Ajuster les espacements en fonction des repères (signalisation, limite de chaussée, autres véhicules et obstacles).

4. Ligne droite

C’est suivre le tracé de la chaussée, en marche normale.

Il faut :
Percevoir (prise d’informations)
 : percevoir le plus tôt possible afin d’anticiper (écarts de direction, situation prochaine). Regarder loin et près. Surveiller le tableau de bord. Consulter les rétroviseurs pour prévoir tous les dangers potentiels.
Avertir (communication) : prévenir lors de ralentissements, au moyen des feux « stop », et lors de ralentissements brusques.
Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : circuler sur la voie de droite, sauf règles et cas particuliers.
Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : adapter, selon ses possibilités, son allure à la fluidité du trafic.
Diriger (trajectoire) : tenir le guidon de façon à permettre la correction des écarts éventuels.
Se positionner (espacements) : garder une distance longitudinale de sécurité (vitesse, adhérence,…). Répartir les espaces latéraux dans la largeur de la voie utilisée.

5. Intersection

C’est traverser un carrefour à deux ou plusieurs chaussées à niveau, ou s’engager dans un sens giratoire.

Il faut :
Percevoir (prise d’informations) : déterminer le régime de priorité. Regarder à gauche, puis à droite, pour situer la position des autres usagers.
Avertir (communication) : prévenir les usagers de son approche, en cas de nécessité (avertisseurs sonores et lumineux).
Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : sur un sens giratoire, conserver sa droite si la sortie se trouve en face ou à droite de l’axe d’arrivée.
Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : adapter l’allure en fonction de l’environnement (signaux de priorité, visibilité, autres usagers). Adopter une attitude préventive en se préparant à freiner, céder le passage, dégager sans tarder. Maintenir l’allure si bonne visibilité et absence d’autres usagers.
Diriger (trajectoire) : maintenir la trajectoire pour ne pas surprendre (sens giratoire).
Se positionner (espacements) : se placer de façon à faire face à toutes les variations d’allure et de trajectoires des autres usagers.

6. Changement de direction

C’est tourner à droite ou gauche, réaliser une présélection, entrer ou sortir d’une autoroute, d’une voie express.

Percevoir (prise d’informations) : accentuer la recherche sur la disponibilité de la voie à prendre, sur la trajectoire nécessaire et sur les difficultés pouvant survenir de l’arrière. Déterminer le régime de priorité.
Avertir (communication) : utiliser les indicateurs de changement de direction, éventuellement les feux de stop (feux et avertisseur sonore).
Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : sélectionner la voie correspondant à la direction à prendre.
Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : adapter l’allure lors des changements de files et présélection, en fonction de la difficulté à tourner.
Diriger (trajectoire) : positionner les mains sur le guidon de façon à permettre la réalisation d’une bonne trajectoire.
Se positionner (espacements) : ajuster les espacements pour assurer la fluidité du trafic.

7. Virage

C’est adapter une trajectoire au tracé de la route.

Percevoir (prise d’informations) : observer la signalisation. Orienter le regard pour rechercher la sortie ou fin de courbe.
Avertir (communication) : en cas de ralentissement, actionner les feux « stop » avant d’aborder la courbe. La nuit, avant d’aborder la courbe, appel de feux de route.
Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : circuler à droite, avec possibilité d’évoluer à l’intérieur de la voie pour réaliser la trajectoire.
Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : adapter l’allure aux possibilités du véhicule et à la configuration des lieux.
Diriger (trajectoire) : positionner les mains sur le guidon afin d’obtenir une bonne trajectoire, ainsi que l’éventuelle correction des écarts.
Se positionner (espacements) : maintenir les distances de sécurité (espacements avec les rives et autres usagers).

8. Dépassement

C’est prévoir, devancer, laisser derrière soi un usager ou un obstacle situé sur la même voie.

Percevoir (prise d’informations) :
AVANT : s’assurer que les voies de dépassement et rabattement sont libres et que l’on n’est pas sur le point d’être dépassé.
PENDANT : vérifier que la situation n’évolue pas de manière défavorable (à l’avant et à l’arrière).
APRÈS : le véhicule dépassé ne doit pas être gêné par l’achèvement de la manoeuvre.

Avertir (communication)
AVANT : utiliser, si nécessaire, les avertisseurs sonores et lumineux, et dans tous les cas, les indicateurs de changement de direction.
PENDANT : maintenir l’indicateur de changement de direction (chaussée à double sens).
APRÈS : il est conseillé d’éteindre l’indicateur de changement de direction sitôt le dépassement effectué ; dans certains cas, signaler son rabattement.

Choisir sa voie (utilisation de la chaussée)
AVANT : se déporter à gauche sur la chaussée (ou à droite dans certains cas).
PENDANT : utiliser la voie immédiatement à gauche (à droite dans les cas autorisés).
APRÈS : revenir progressivement à droite. Sur le point d’être dépassé, serrer à droite et ne pas accélérer.

Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : adapter l’allure pour que la manoeuvre soit aussi brève que possible. Sur le point d’être dépassé, maintenir l’allure ou décélérer en cas de nécessité. Utiliser un rapport de vitesse approprié.

Diriger (trajectoire): Veiller à l’action sur le guidon pour changer progressivement de file et corriger éventuellement les effets de souffle.

Se positionner (espacements) :
AVANT : conserver un espacement approprié.
PENDANT : conserver un espacement latéral de sécurité ou réglementaire.
APRÈS : se rabattre sans perturber l’allure ou la trajectoire du véhicule dépassé.

9. Croisement

C’est rencontrer un autre usager circulant en sens inverse, sur la même chaussée.

Percevoir (prise d’informations) : orientation du regard non fixé sur l’usager rencontré. Situer la zone de croisement. Prendre en compte la configuration des lieux et le gabarit des véhicules. Accentuer les contrôles latéraux en espace restreint.
Avertir (communication) : prévenir de la nécessité éventuelle de ralentir (feux « stop »). Signaler sa position (feux de croisement).
Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : partager la chaussée. Respecter la règle de priorité.
Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : adapter l’allure aux circonstances.
Diriger (trajectoire) : tenir fermement le guidon. Prévoir les effets de souffle, les écarts de direction. S’abstenir de toute manipulation d’accessoire pendant le croisement.
Se positionner (espacements) : Surveiller les espacements. Céder au besoin le passage. Serrer à droite.

 * * *

Voilà, vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous a pas prévenu(e) !

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  497 comments for “L’examen du permis moto : la circulation

  1. Vincent
    24 mars 2014 at 12:50

    Salut !

    Petite question concernant la fiche: Que signifie, et sur quoi est-on noté par rapport à la ligne « Partager la chaussée »?

    J’ai eu mon permis (Trop heureux !) la semaine dernière et j’ai eu 2/3 sur cette ligne, et je voulais éclaircir ce point ! (Juste à titre d’info :D)

    Vincent

  2. dissou
    17 mars 2014 at 11:43

    Bonjour a tous je me devais de mettre un commentaire sur ce site qui m’a aidé , voila j’ai eu mon plateau , le secret lire ,et surtout avoir un pote qui a une moto pour faire du lent et essayer une autre moto .
    Mais ma grande surprise au plateau fut l’endroit un bitume gis clair avec des bandes blanches usées bref on voyait rien ,avec le stress , ça change du bitume noir et les belles bandes blanches .
    Du coup reperez vous par rapports aux plots ,voila bonne chance a tous et encore merçi un régal de lire les petits secrets :) infos .

    Dissou

  3. 15 mars 2014 at 13:29

    Le facteur a fini par apporter le papier que j’attendais tant ! enfin ! Merci FlatFab, j’ai dévoré ce site. J’y ai trouvé les conseils qui m’ont permis de réussir le plateau et la circu.

  4. cathfazrge
    12 mars 2014 at 21:00

    Bonsoir,

    Je suis un peu perdu en circulation le bon placement de la moto dans les sens unique où me mettre si je tourne à droite où à gche et croisement divers etc, peux m’indiquer Flatfab où je peux trouver des schémas. Merci d’avance.

  5. gaetan59
    23 février 2014 at 11:15

    Bonjour,

    Moi j’ai passer deux fois le plateau et jeudi j’ai passer ma circulation logiquement mon moniteur m’a dis ca devrais aller mais bon j’attend ce petit papier ecris je l’espere favorable. Il devais arriver samedi mais la non mdr!! >Donc j’attend on verra mtnt je croise les doigts

    • Vina
      23 février 2014 at 15:51

      Coucou gaetan59,

      J’espère que lundi tu recevras le courrier « Favorable  » et puis les beaux jours pointants le bout du nez on a envi de faire de la moto .
      Bon, pour ce qui est de recevoir le « fameux » le vrai, il ne faut pas être pressé, j’ai passé mon examen circulation le 20 novembre (sous préfecture qui me renvoie un mois plus tard mon papier en me disant qu’il est incomplet ( juste parce que ma moto école n’avait pas imprimé en entier l’encadré de là où doit se trouver la photo ) j’ai du refaire un courrier le 20 décembre , et toujours rien :( … Mon papier n’ est valable plus qu’un mois , maintenant .
      Enfin bref
      C’est chiant d’attendre ;)
      Je croise les oigts pour toi !

    • gaetan59
      26 février 2014 at 12:21

      Eh bin voila je suis dans le meme cas que flo je croit parce que la a ce jour toujours pas de reponse je commence a desesperer par contre les personnes qu’il lont passer avec moi ne l’on toujours pas recu non plus…. j’attend :’(

  6. pinvidic
    22 février 2014 at 21:00

    Bonjour,

    J’ai passé ma circu pour la 1ère fois vendredi. Tout se passait bien quand au bout de 10 minutes j’ai subi une averse de grêle. Arrivée à un cédez le passage en haut d’une côte très pentue et en virage pour partir à droite j’ai paniquée à cause de la grêle et je n’ai pas pu repartir. L’inspecteur a demandé au moniteur de m’aider a descendre de la moto et a changé de conducteur. Celui ci a eu la chance que la grêle s’arrête pour lui. Je fais partie d’un club de moto car je suis passagère depuis 30 ans avec mon époux. Aujourd’hui j’ai eu l’occasion de raconter mon expérience et tout le monde était révoltée que l’inspecteur n’ai pas arrêté momentanément l’examen en attendant que l’averse de grêle ne passe. Car dans notre club, j’ai oublié de préciser que j’ai 54 ans, nous sommes des motards prudents et lorsque nous sommes en balade, nous nous arrêtons dès que nous rencontrons des conditions météo mettant en cause notre sécurité. Ne doit-il pas en être de même lors d’un examen de circulation du permis moto ? Cela me paraît très surprenant. Ca ne changera rien au résultat mais pour moi cet échec a des conséquences importantes car je n’ai plus droit qu’à une circu. J’attends votre réponse et vous en remercie par avance.

    • FlatFab
      22 février 2014 at 23:51

      Il est en effet de la responsabilité de l’inspecteur d’assurer la sécurité des personnes et des véhicules lors de l’examen.
      Cela dit, une averse de grêle n’est en général pas considérée comme une circonstance d’annulation de l’examen, à la différence de la neige ou du verglas. La grêle n’empêche pas de rouler, elle n’entraîne pas de chute : la preuve, tu n’es pas tombée.
      De ce que tu racontes, c’est surtout le démarrage en forte côte avec virage serré qui t’a mise en difficulté, avec la grêle comme circonstance aggravante mais pas déterminante.

      Certains motards ne roulent pas quand il pleut car ils ne se sentent pas en sécurité. Si on suit ton raisonnement, il faudrait annuler les examens les jours de pluie…
      Seules les conditions de neige et de verglas entraînent l’annulation des examens. Le reste des conditions météo est susceptible d’être rencontré par un motard dans sa pratique quotidienne, il faut être capable de maîtriser sa machine qu’il pleuve, vente ou grêle.

      • pinvidic
        24 février 2014 at 11:51

        Merci de votre réponse, même si je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous. J’ai passé plusieurs leçons de moto même les premières sous une pluie battante, mais entre pluie et grêle il y a une différence. Mais comme je vous le disais de toute façons cela ne change rien au résultat. Votre site est très bien fait. Merci encore. Bonne journée. Cordialement

  7. cathfazrge
    10 février 2014 at 20:20

    Bonsoir Flat,

    Je te remercie pour tes encouragements, j’ai enfin réussi mon plateau maintenant circulation.Merci encore pour le soutien.
    A toutes celles et ceux qui galèrent avec le stress du plateau ne vous découragez pas un peu d’aide avec homéopathie et beta bloquant et de la confiance en soi .Ma phrase à entrainement  »je gère la moto, donc je l’aurai ».
    A bientôt j’espère pour la grande nouvelle.

  8. Nini
    10 février 2014 at 20:08

    Mercredi dernier a été un grand jour pour moi car j’ai enfin obtenu ce fameux sésame.
    Plateau au 3ème essai et conduite au 1er essai. Que du bonheur!
    Pour mes 50 ans je m’étais lancée ce drôle de défi : Obtenir mon permis moto ! Ce n’était pas gagné ! J’ai beaucoup galéré. Mais je n’ai jamais lâché ! Mon motard de mari m’a toujours encouragée ! Et mes copines de motardes m’ont toujours soutenue ! Et mercredi malgré la pluie, et le vent j’ai relevé le défi !
    Je tiens à remercier ce site qui est vraiment complet et sur lequel j’ai pioché de nombreuses infos et de très bons conseils ! Ce site est super !
    Le plateau c’est vraiment dur ! Mais surtout il faut rester concentré jusqu’au bout ! Rien n’est jamais acquis ! Pour la conduite j’ai stressé avant mais dès que j’aie été sur la moto je suis restée concentrée et surtout j’ai toujours pensé à ma moto et rien qu’à ma moto !
    Je dois dire que faire des balades avec ma 125 m’a aussi beaucoup apporté ! Parce que mes copains m’ont toujours attendue et m’ont fait partager leur expérience. Alors merci à tous ! Et surtout ne jamais lâcher !

    • chantal
      16 mars 2014 at 11:35

      bonjour code 1er plateau 1er…… conduite ajournée avec 20 points ….mon moniteur m’a dit il peux te planter 20 fois ….j’ai 50 ans tous les permis des klms dans les pattes 32 ans de permis… pas un accident …je repasse mardi 18 Mars avec une putain de boule a l’estomac …..mon problème la discipline …….tellement envie de rouler …j envoie un peu a leur gout peut etre ……je prend des Medoc pour rester zen ….

  9. FLO
    7 février 2014 at 01:31

    Bonjour a toi FlatFab,

    Voila J’ai passé l’examen de circulation le 10 janvier 2014 au petit matin et comme prévue je devais recevoir le résultat de l’examen par courrier 2 a 3 jours plus tard.
    Une semaine plus tard toujours pas de courrier. Mais la moto école m’appelle de bon matin pour me féliciter de ma réussite à l’examen. Sauf que voila dans quelques jours cela fera 1 mois que j’ai passé l’examen de circulation et je n’ai toujours pas reçus ce fameux courrier contenant le résultat de l’examen qui sert de permis probatoire. Cela fait aussi un mois ,qu’à l’aide de mon code de courrier suivie, je vérifie chaque jour si la fameuse lettre est arrivée dans n’importe quel centre de tri ou dans n’importe quel poste. Et malheureusement c’est toujours la même phrase qui s’affiche : « Aucun résultat ne correspond à vos critères ».
    J’ai bien entendu pris contact avec la moto école qui me dit qu’ils ont appelés le centre d’examen et qu’ils ont revues l’examinateur. le centre d’examen n’as alors aucune solutions pour mon courrier et l’examinateur certifie avoir envoyer les dossiers de tous les candidats passé ce jour la. La moto école me donne donc comme seul solutions d’attendre que ça arrive dans ma boite au lettre.
    Du coté de la préfecture, après renseignement il parait qu’ils ne reçoivent les résultats que 3 mois après le passage de l’examen donc ils ne peuvent rien faire pour moi.

    QUE DOIS JE FAIRE ?

    Merci d’avance pour ta réponse.

    Ps: les 3 autres candidats à avoir passés l’examen de la circulation, le même jour à la même heure avec le même examinateur, sont exactement dans le même cas.

    • FlatFab
      9 février 2014 at 19:20

      Alors là…
      Toutes mes condoléances, vraiment pas de chance, tu es tombée là dans une des failles de ce système débile du résultat différé qui n’a d’autre justification que d’aligner tous les permis sur le permis B.

      Je n’ai aucune solution à te proposer en direct.
      Deux éléments de réponse : si la moto-école t’a félicité pour ta réussite, c’est peut-être qu’elle a reçu le volet du résultat d’examen. Ce volet peut prouver ta réussite, il peut servir de permis provisoire et surtout, il te servira pour valider ton dossier auprès de la préfecture.
      Et aussi, je suis très surpris que la préfecture reçoive les résultats des examens TROIS MOIS après l’examen. Je pense qu’il y a là un malentendu. Ils ont peut-être voulu te dire que les permis étaient édités trois mois après l’examen.

      Demande à ton école les coordonnées du délégué départemental à l’éducation routière et écris-lui pour l’informer de ta situation, avec le plus de détails et d’informations factuelles possible.
      C’est lui qui pourra débloquer la situation.

      • FLO
        10 février 2014 at 00:26

        Effectivement ma moto école a bien reçu le volet du résultat de l’examen. Je vais retourner à ma moto école pour leur demander ce papier et aller faire mon permis en préfecture et je leur parlerais du délégué départemental à l’éducation routière
        Merci pour tes renseignement

  10. DENEURONE
    6 février 2014 at 17:59

    Bonjour FlatFab,

    je viens de recevoir mon papier rose, permis A 25,5 enfin moant, reste plus qu’a apprendre…

    1/ quel est le max de points que l’on peut obtenir a la circu?
    2/ est ce qu’une photocopie a l’assurance peut jouer en ma faveur?
    3/ je voudrais garder mon ancien permis (le rose, 3 volets) en souvenir, puisque la prefecture va me le demander en echange de la « carte de credit ». J’ai pensé a faire une declaration de perte, est ce jouable? quels sont les risques delictuels?
    4/ je vais acheter un Sv S ABS 2008, 6000km, mais pas pour faire le kéké sur route ou sur piste… je cherche un N, mais avec ABS, je trouve pas… j’ai le permis B (2001), bonus 057, me conseillerais tu une assurance? tous risques, tiers?

    Merci encore pour ce site très instructif, très complet et à tous ses acteurs et administrateur(s).

    • FlatFab
      9 février 2014 at 21:14

      1. 27 points
      2. Selon le nombre de points ? Non, ils s’en fichent.
      3. Il est interdit de détenir deux titres de conduite. Tout simplement parce qu’en cas de retrait de permis, tu pourrais encore présenter un titre. En cas de contrôle, les forces de l’ordre risquent de ne pas apprécier. Accessoirement, je ne vois pas bien l’utilité.
      4. Pas d’assureur à recommander. Pour la formule, tant que la moto vaut plus de 1.000 euros, je conseille plutôt du « tous risques ».

      • DENEURONE
        9 février 2014 at 21:39

        Merci pour tes reponses,
        3/ je sais qu’il est interdit d’avoir et le papier rose (mon permis B, qui a une valeur sentimentale) et le nouveau permis « carte de credit » (permis A et B) que je vais devoir aller chercher en pref. mon but est de garder un souvenir, pas de perdre mon permis et presenter l’ancien papier rose (qui sera de toute façon declarê perdu, donc inutilisable…). en plus je suis pas du genre a perdre des points…
        4/ pour l’assurance, j’ai vu avec mon assurance qui ne fait pas le tous risque la 1ere annee, du coup tiers incendie + vol 450€/ an, ce qui me semble raisonnable.

        a bientot sur mon sv S abs.
        encore merci, bien a V

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