L’épreuve de circulation est considérée comme la plus facile du permis moto. Ce n’est pas pour autant qu’elle est obtenue « les doigts dans le nez ». L’examen sur route demande attention et prudence.

Première publication en septembre 2010.
Mise à jour en mars 2020.

Conseils de base

La durée de l’examen circulation est officiellement fixée à 40 minutes.
Cette durée demeure théorique. Dans les faits, l’inspecteur reste souverain dans sa façon de conduire l’examen.

En premier lieu, il faut savoir garder sa concentration tout au long de l’épreuve.

Il y a des moyens de combattre l’anxiété :

  1. D’abord l’expérience, directe ou indirecte.
    Roulez, prenez un maximum d’expérience et de temps de conduite, en cours ou avec votre propre machine (moto ou scooter), que ce soit en 125 ou en 50…
    Discutez avec des motards, échangez avec d’autres élèves, posez des questions à vos formateurs.
  2. Puis des exercices de relaxation, de maîtrise de la respiration, de sophrologie.
  3. Enfin, pour les grands nerveux, des médicaments calmants ou de régulation cardiaque.
    En phytothérapie (traitements à base de plantes) : Phytozen, Euphytose et Vagostabyl.
    Mais il ne faut pas s’y prendre au dernier moment, le traitement est à commencer au moins une semaine avant l’examen.
    Il existe aussi des traitements homéopathiques, comme le Zenalia ou le Sédatif PC, qui peuvent être commencés la veille de l’examen.
    L’avantage de ces traitements est de ne comporter aucune accoutumance, ni aucun effet secondaire.
    Si vous éprouvez de très gros problèmes à rester concentré(e), vous pouvez demander à votre médecin traitant de vous prescrire des bêta-bloquants, à faible dose évidemment.

Evitez les tranquillisants (et tous autres psychotropes) qui engendrent souvent une somnolence !!

  • L’alcool est bien entendu proscrit, à part peut-être une petite bière car le houblon contient des bêta-bloquants qui favorisent la concentration (un truc appris en pratiquant le tir sportif), mais attention à l’effet diurétique.
  • Quant au pétard, je déconseille : il permet certes une certaine décontraction, mais induit une perte de vigilance et de concentration préjudiciable.
  • Pour les mêmes raisons, il est déconseillé de manger, surtout lourd et/ou beaucoup, juste avant l’examen.
    Le sang affluerait dans l’appareil digestif, au détriment du cerveau et des muscles. Il faut avoir digéré depuis une bonne heure.

Mieux vaut arriver un peu le ventre creux, ça stimule les réactions.
En cas d’attente prolongée : une orange, une banane, une barre de céréales, des fruits secs, c’est ce qu’il y a de mieux !
Evitez les sucreries, mais bon, si le glucose vous calme…

Vidangez la vessie avant l’examen, cela évite les inconforts pendant l’épreuve.

Et surtout, soyez bien équipé(e), bien couvert(e) s’il fait froid et/ou s’il pleut.
Pour en savoir plus, lire S’équiper pour l’hiver et S’équiper moto chez Décathlon.

Cela en plus de l’équipement de protection moto complet habituel :

  • casque à la bonne taille, homologué (avec l’étiquette visible, à vérifier), jugulaire bien réglée et fermée, autocollants rétro-réfléchissants, écran propre et non rayé ;
  • blouson avec coques ;
  • gants homologués avec renforts ;
  • bottes, bottines ou chaussures montantes qui protègent la cheville ;
  • un pantalon ou sur-pantalon moto, résistant à l’abrasion et/ou avec coques, est recommandé.

Attention, vous devrez présenter votre équipement à l’inspecteur avant de monter sur la moto.
Pour en savoir plus, lire Réfléchir à son premier équipement motard.

Un dernier « truc » : avant de partir, prenez le temps de bien régler le volume de l’oreillette, vérifier qu’elle fonctionne, qu’elle est bien positionnée et ne vous fait pas mal à l’oreille.

Vidéo des consignes en circulation

Pour vous aider à bien vous préparer à la circulation, non seulement pour l’examen, mais aussi pour vous permettre d’aborder le plus en sécurité possible vos premiers mois dans le trafic (une fois le permis obtenu), je vous propose une petite vidéo assez complète.

Conseils de conduite

En plus du respect pur et dur du code de la route, d’autres facteurs entrent en ligne de compte tels que :

  • votre position sur la machine,
  • la qualité de vos trajectoires,
  • l’adaptation de votre vitesse aux différentes circonstances rencontrées,
  • votre capacité d’observation de l’environnement avant, latéral et arrière,
  • votre position sur la chaussée,
  • votre capacité d’anticipation,
  • le maintien des distances de sécurité, etc.

Cela fait beaucoup de paramètres à contrôler…

Disons que vous allez simplifier en analysant chaque situation – et surtout chaque changement de situation – selon trois critères :

  • Observation
  • Placement
  • Allure

Observation : où dois-je regarder ? A quel moment ?
Placement : où dois-je me placer ? A quel moment ? Pour aller où ?
Allure : à quelle vitesse dois-je rouler ? Sur quel rapport ? En accélération, décélération, freinage ?

Retenez bien ce sigle : OPA
Pour ceux qui bossent dans la finance, ce sera facile, ça veut dire « offre publique d’achat ».

 * * *

Placement et vitesse

Roulez toujours sur la voie la plus à droite.
C’est la base, mais c’est toujours bon à rappeler…
La voie de gauche sert seulement aux dépassements ou aux changements de directions fléchées.

Roulez aux limites de vitesses autorisées dès que cela est possible.
Hors agglomération, n’hésitez pas à conduire 5 km/h au-dessus de la limite de vitesse telle qu’affichée par votre compteur. Exemple : 75 km/h compteur pour 70 autorisés, 95 km/h pour 90 autorisés… Le tout en fonction du contexte routier, évidemment !
Ne pas hésiter à dépasser (proprement) les véhicules lents (voitures à moins de 80 km/h, camions, motos 125, etc.)

Rappelez-vous que les limitations de vitesse sont des vitesses maximales autorisées.
Si les conditions de circulation (météo, trafic) vous empêchent de rouler à cette vitesse maximale, pas de souci, vous avez tout à fait le droit de rouler plus lentement et surtout, en aucun cas, l’obligation de rouler à cette vitesse maximale.
Mais si vous le pouvez, faites-le et faites-le bien !

Ne vous inquiétez pas de la voiture suiveuse, elle vous rattrapera toujours.
Au pire, l’inspecteur vous demandera de l’attendre « en sécurité », c’est-à-dire en dehors des voies de circulation (sur une place de stationnement, une aire de dégagement, un parking…).
Encore une fois, ne tenez pas compte de la voiture d’accompagnement, roulez comme si vous étiez seul(e) !

 * * *

Montrez bien vos actions !

Afin que l’examinateur comprenne bien ce que vous faites, il est nécessaire de tout exagérer, d’amplifier vos gestes :

  • les contrôles visuels directs : pour les insertions, changements de voie, dépassements, intersections… doivent être faits en tournant la tête de manière ostentatoire (le repère, c’est la mentonnière du casque qui touche l’épaule) ;
  • les contrôles visuels indirects (dans un rétroviseur) sont à effectuer avant tout ralentissement, freinage, changement de direction ou de trajectoire et doivent être montrés par un mouvement de la tête, pas seulement des yeux ;
  • les ralentissements sur les priorités à droite, les entrées d’agglomération… doivent être confirmés par un appui suffisant sur les freins pour allumer le feu stop, pas seulement en décélérant.

 * * *

Attention aux intersections

A chaque intersection, faire s’allumer le feu stop.
Un petit coup de frein arrière fait l’affaire et évite les blocages de roue en cas de mauvais dosage.

En ville, les intersections sont particulièrement dangereuses.
Si manque de visibilité, ralentir : à moto, on ne peut pas se permettre de ne pas contrôler visuellement – et des deux côtés ! – une intersection en la franchissant.
Mais ne pas être mou : contrôle de la priorité en 2e et si la voie est libre, réaccélérer franchement et repasser en 3e.
Si priorité à droite peu visible ou giratoire chargé, ralentir jusqu’à rétrograder en première.

Arriver sur le premier ou deuxième rapport présente une vraie utilité : si vous devez vous arrêter à l’intersection, il est aisé de repasser au point mort.
Quand vous vous arrêtez, remettez toujours le point mort avant de repartir.
Cela vous permet d’être sûr et certain de repasser ensuite la première pour redémarrer.
Si votre moto d’école ne comporte pas d’indicateur de rapport engagé et si vous vous arrêtez en 3e, sans revenir au point mort, vous risquez de redémarrer en 2e et donc de caler au démarrage.

Même quand vous êtes prioritaire, même dans une intersection bien dégagée, contrôlez TOUJOURS  l’intersection juste avant de la franchir.

Avant de redémarrer à un feu vert, regardez rapidement à gauche et à droite, surtout si vous êtes en première ligne.
Idem si vous franchissez un feu vert, même s’il y a des voitures qui sont passés avant vous : les dingues qui grillent les feux, ça existe !

Quand vous passez un « stop » ou un « cédez le passage » ou une priorité à droite, quand vous vous engagez dans un rond-point, même si c’est à vous de passer, même si vous avez déjà contrôlé 50 mètres avant… vérifiez tout le temps qu’aucun véhicule n’arrive sur vous.
Un coup d’oeil rapide, un quart de seconde, dans chaque direction d’où pourrait venir un véhicule.
Cela suffit.
Un petit coup d’oeil vaut mieux qu’un grand choc.

 * * *

Contrôles visuels bien décomposés

Tout changement de direction, de voie ou de trajectoire doit être précédé d’un contrôle visuel.

Avant de tourner à droite, par exemple, c’est :

  1. contrôle dans rétroviseur droit,
  2. puis contrôle d’angle mort à droite,
  3. puis clignotant droit en serrant le bord droit de la chaussée,
  4. puis nouveau contrôle d’angle mort à droite avant de tourner.

Les manœuvres de dépassement et de changement de voie doivent TOUTES ET TOUJOURS être précédées d’un contrôle visuel (rétroviseur + angle mort) et d’un clignotant.

Dans l’ordre, c’est :

  1. je vérifie que je peux le faire,
  2. j’indique aux autres usagers,
  3. j’effectue la manoeuvre.

C’est ce qu’on appelle la séquence V.I.F. pour Voir, Informer, Faire.
Cela doit être fait dans cet ordre et pas un autre.
Ne pas mettre le clignotant avant de contrôler…
Ne pas non plus commencer à bouger, à vous déplacer, à dévier de votre trajectoire avant d’avoir contrôlé et signalé votre manoeuvre.

Important : cela signifie que votre geste de contrôle visuel ne doit pas vous faire dévier.
Souvent, au début de votre formation en circulation, vous aurez tendance à « jeter » votre tête pour regarder derrière vous, ce qui provoquera un mouvement des épaules et une déviation de trajectoire.
Vous devrez apprendre à tourner la tête sans dévier de trajectoire.
Si vous devez regarder loin derrière vous, penchez-vous en avant pour tourner tout le haut du corps sans imprimer de pression sur le guidon.

* * *

Où se positionner dans un giratoire ?
Où se positionner dans un giratoire ?

Les giratoires

Sur les ronds-points, se positionner correctement : à gauche de la file de gauche si vous faites demi-tour ou si vous tournez à gauche ; à droite de la file de droite si vous tournez à droite ou si vous allez en face.

Sur les rond-points (ne pas confondre avec les carrefours à sens giratoire avec priorité à droite !) :

  • pour aller à droite : clignotant à droite + voie de droite.
  • pour aller en face : pas de clignotant + voie de droite + clignotant à la dernière sortie avant sa sortie.
  • pour aller à gauche/faire demi-tour : clignotant gauche + voie de gauche + clignotant droit à la dernière sortie avant sa sortie.

Vous devrez effectuer une série de contrôles d’angles morts sur un rond-point :
– lors d’un changement de voie, que ce soit pour passer de l’intérieur à l’extérieur ou l’inverse ;
– à gauche, juste avant chaque sortie devant laquelle vous passerez, si vous êtes sur la voie extérieure ;
– à gauche avant de sortir du rond-point, en étant sur la voie extérieure.

Si on vous demande de prendre la première sortie du rond-point et que vous ne savez pas où elle est, placez-vous sur la voie extérieure.

De même, en cas d’incertitude ou de doute, toujours rester sur la voie extérieure, vous en avez le droit.
Mais n’oubliez pas de contrôler à votre gauche au niveau de chaque sortie.

Si on vous fait faire un demi-tour sur rond-point :

  • passez par la voie la plus au centre,
  • vérifiez (encore du contrôle avec mouvement de tête exagéré) avant de rentrer et sortir du rond point.

Attention, les rond-points peuvent se révéler glissants sur leur partie la plus à l’extérieur, ne pas serrer à droite sur la voie extérieure.

Pour en savoir plus, lire Circuler sur un rond-point.

* * *

Insertions sur voie rapide

Deux possibilités :
1- Ne pas lâcher le guidon et tourner simplement la tête, mais vous verrez moins loin et il vous faudra bien contrôler plusieurs fois dans votre rétroviseur gauche ;
2- Lâcher le guidon de la main gauche, pivoter tout le buste – en posant la main gauche sur la selle arrière – pour montrer que vous regardez derrière vous (sans dévier de trajectoire, évidemment) avant de vous insérer.
Mais il faut que ce soit fait rapidement et en jetant plusieurs petits coups d’oeil devant soi pour toujours savoir ce qui vous attend devant.

Entrez fort, sur une grande accélération (si les conditions de trafic le permettent, évidemment) : il faut une insertion nette et rapide (la moto le permet), pas besoin de s’étaler sur toute la bande d’insertion pour s’insérer.

Dépassements

Il faut que les voitures derrière vous soient bien loin (plusieurs dizaines de mètres) dans vos rétroviseurs avant de déboîter, sinon restez dans votre voie.
Prendre son temps pour bien contrôler plusieurs fois avant d’effectuer le dépassement. Par contre, pendant le dépassement, il faut que ça soit rapide et propre.
Si vous ne pouvez pas vous rabattre de suite, restez dans votre voie et adaptez-vous à la vitesse du trafic. Mais rabattez-vous dès que vous le pouvez, une fois que vous voyez les phares du véhicule dépassé dans votre rétro droit. Là encore, contrôles visuels et clignotant avant de vous rabattre.
Ne jamais rester tranquille « peinard » dans votre voie derrière un véhicule lent.

Positionnement sur la chaussée

On occupe l’espace que prend un véhicule « normal », c’est-à-dire plutôt au milieu de sa voie de circulation. Ceci pour ne pas tenter d’autres usagers (deux ou quatre roues) de s’intercaler, doubler, pousser…

Si vous roulez sans véhicule devant vous, placez-vous légèrement sur la droite dans votre voie, soit dans la trace des pneus de droite des voitures.
Si vous roulez derrière un véhicule, il est préférable de se placer plutôt sur la gauche, dans la trace des pneus de gauche. Et bien sûr, à bonne distance de sécurité !

Comment estimer une bonne distance de sécurité ?
On ne va pas s’embêter à calculer des mètres par seconde… La règle, c’est : deux secondes d’écart. Et comme c’est un temps, cela fonctionne à toutes les vitesses !
Vous prenez un repère fixe (poteau, panneau, pont, marquage au sol, ombre au sol) et lorsque le véhicule vous précédant passe à sa hauteur, vous prononcez en articulant bien « une se-conde, deux se-condes ». Si vous n’avez pas encore passé le repère, c’est que vous êtes à bonne distance.

Pour la même raison, quand vous préparez un changement de direction, placez-vous sur la voie du côté où vous allez tourner. Avant un « tourné à gauche », serrez à gauche, le long de la ligne médiane. Et avant de tourner à droite, serrez le bord droit de la chaussée.
Quand vous tournez à gauche, prenez large. Si la chaussée où vous allez compte deux voies de circulation, ne prenez pas celle de gauche, ne la coupez pas, allez directement dans celle de droite.
Quand vous tournez à droite, tournez serré pour bien rester dans la voie de droite.

Evitez quand même les bandes blanches mouillées, les plaques d’égout, les flaques de gasoil ou d’huile, les trous et les bosses, même au détriment du bon positionnement sur la chaussée, mais sans embardée brutale.

En virages

La Délégation à la sécurité routière a souhaité sensibiliser les futurs motards à la notion de trajectoire de sécurité, afin de réduire les risques d’accidents, notamment sur les chaussées à double sens. 

Ainsi, dans les virages à droite, l’inspecteur s’assure que :

  • le candidat adapte, au besoin, son allure avant d’aborder le virage,
  • puis se positionne à gauche de sa voie de circulation en conservant un coussin de sécurité avec l’axe médian,
  • maintienne son allure dans le virage (ou à défaut ne modifie pas de manière importante son allure),
  • dès que la sortie de virage est visible, se repositionne en reprenant sa marche normale.

Dans les virages à gauche, l’inspecteur veille à ce que le candidat :

  • adapte, au besoin, son allure avant d’aborder le virage,
  • puis se positionne à droite de la voie de circulation en conservant un coussin de sécurité avec l’axe médian et l’accotement,
  • puis maintienne son allure dans le virage ou à défaut ne modifie pas de manière importante son allure
  • dès que la sortie du virage est visible, reste à droite en reprenant sa marche normale.

Pour en savoir plus, lire Mieux comprendre la trajectoire de sécurité.

A faire, à ne pas faire, à éviter

Il faut

  • marquer l’arrêt à un STOP, donc y mettre (au moins) un pied à terre et immobiliser complètement sa moto ;
  • tourner la tête aux carrefours, surtout lorsqu’on n’y est pas prioritaire ;
  • céder le passage aux piétons qui sont engagés sur un passage protégé ou qui attendent à son extrémité le moment de pouvoir le faire ;
  • s’arrêter lorsqu’un feu passe à l’orange fixe et a fortiori lorsqu’il est rouge ;
  • anticiper sur un feu qui est vert depuis longtemps (ou depuis une durée inconnue) pour s’arrêter au feu orange sans piler ;
  • céder le passage aux conducteurs prioritaires et ne pas profiter d’une mobilité supérieure à la leur pour leur brûler la politesse ;
  • en freinant et en rétrogradant, toujours regarder ce qui se passe derrière rapidement (garder un oeil sur le rétroviseur) ;
  • toujours sortir de l’autoroute en prenant le début de la sortie, puis faire attention aux autres usagers susceptibles de sortir au dernier moment (ceux sur votre gauche) : contrôler ses rétros + angle mort gauche en sortant ;
  • repasser en 2e aux priorités à droite, ralentir autant que nécessaire pour avoir de la visibilité ;
  • sur un rétrécissement de voie (lorsque deux voies se resserrent pour n’en former plus qu’une), vérifier que personne ne double : tournez la tête ;
  • après un dépassement sur une deux-voies, se remettre sur la voie de droite (lorsqu’il y a la place).

Il ne faut pas

  • chevaucher une ligne continue, même brièvement ;
  • couper la voie en sens inverse lorsqu’on franchit une intersection ;
  • klaxonner ;
  • griller la priorité à un bus qui veut sortir de sa voie ou de son arrêt ;
  • contrôler ses angles morts sans tourner franchement la tête ;
  • griller un feu rouge ou orange (pour l’orange, vous avez le droit de passer si le feu vire à l’orange au moment où vous arrivez et qu’il n’est pas possible de freiner) ;
  • jouer du sélecteur au feu, c’est le meilleur moyen de caler. Calage dans l’intersection = mise en danger = éliminatoire. Il faut rétrograder avant !
  • freiner d’un coup sans raison ;
  • n’effectuer aucun contrôle visuel aux intersections, changements de files, changements de direction ;
  • prendre un sens interdit ;
  • faire un refus de priorité aux carrefours giratoires ;
  • couper la route des usagers venant en face dans une intersection (hors carrefour à l’indonésienne) ;
  • faire demi-tour alors qu’il y a un panneau « interdiction de faire demi-tour ».

Ce qui est « mal vu » (mais pas éliminatoire)

  • se tromper de direction, rater une sortie ou une rue (attention, cela peut devenir éliminatoire si vous avez mal lu ou pas lu un panneau d’indication de direction) ;
  • mettre les pieds « en canard » sur les repose-pieds ;
  • conduire avec deux doigts sur l’embrayage ou le frein avant ;
  • rouler trop lentement (plus de 5 km/h en dessous de la limite autorisée) ;
  • faire « vroum vroum », multiplier les coups de gaz injustifiés ;
  • zigzaguer sur sa voie (risque de chute si gasoil, obstacle, détritus).
  • caler ;
  • caler sur un démarrage en côte ;
  • rouler avec les genoux écartés ;
  • rouler avec une seule main sur le guidon ;
  • faire des saluts de la main aux autres motards.

* * *

Le cas particulier du piéton

Faire preuve de courtoisie, c’est bien, mais il faut d’abord penser à sa propre sécurité.

Il faut laisser passer le piéton si :
1- il est manifestement en attente pour traverser ;
2- s’il n’y a pas un véhicule derrière qui risque de vous rentrer dedans.
Les deux conditions doivent être réunies.

Il faut absolument laisser traverser un piéton s’il est engagé sur le passage piéton : attention, les bandes commencent parfois sur le trottoir !

Si le feu est vert pour vous et qu’il y a un piéton au bord de la chaussée, passer mais en ralentissant fortement.
Sans feu, si le piéton a posé le pied sur un passage clouté, s’arrêter et le laisser passer.
Dans le doute, laisser passer le piéton… à condition qu’aucun véhicule ne vous suive de près.

Qu’est-ce qui vaut mieux : se faire réprimander parce qu’on est trop courtois, ou bien se faire ajourner pour un refus de priorité ?

2 thoughts on “Conseils pour l’épreuve en circulation”
  1. Merci pour cet excellent article, et pour le site en général qui est très utile! Je voudrais faire une petite observation et poser une question:

    – l’observation: sur le passage au point mort avant de redémarrer, je me demande si ce n’est pas contreproductif dans la mesure où cela empêche de garder le pied sur le frein -ce qui est de toute façon nécessaire en pente- et peut compliquer le maintien de l’équilibre lorsqu’on a pris l’habitude de s’arrêter sur le pied gauche (il faut passer d’un appui sur l’autre, à des endroits qui sont souvent un peu sales). Mais c’est vrai que les motos de mon école (CB500F) ont un témoin de rapport engagé.

    – et la question: j’ai du mal à régler les rétros, as-tu quelques astuces sur le sujet? Entre les fois où je ne vois que mes bras, les fois où je ne vois que les files sur le côté mais pas la voiture derrière moi et les fois où l’angle mort est gigantesque, sans compter que le champ de vision vertical utile diminue drastiquement dès que la route est en pente, je n’ai l’impression d’avoir que des mauvaises solutions.

    Encore merci!

    1. Pour les rétros, pas vraiment de « truc miracle »…
      C’est vraiment une question d’adéquation entre :
      – la taille des rétros (en hauteur et largeur),
      – la longueur des tiges de rétro,
      – la largeur du guidon,
      – le gabarit du conducteur,
      – la position de conduite.

      Normalement, la « recette » est de régler le rétro en ayant le tiers intérieur du miroir qui reflète ton bras et les deux tiers extérieurs qui reflètent la route.
      Mais cela va varier selon pas mal de paramètres.
      Si tu es grand et/ou large et que tu roules sur une CB500F, c’est clair que déjà, ça part mal.
      Après, il est possible qu’en tant que débutant, tu roules en restant crispé, donc souvent avec les coudes qui remontent sur les côtés, ce qui obstrue le champ de rétrovision.

      Si les rétros ne sont pas bien réglés, il faut savoir s’adapter :
      – bouger la tête, la décaler sur le côté ou vers le bas pour mieux voir ;
      – ne pas se fier aux rétros et tourner la tête pour regarder loin derrière dès que tu as un doute.

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