Circuler sur un rond-point

Tout usager de la route est, à un moment donné, confronté au fait de traverser un rond-point. Ce dernier fait aujourd’hui partie intégrante du décor routier. Mais savons-nous aborder un rond-point convenablement ? Une piqûre de rappel peut s’avérer nécessaire.

Merci à Tatiana pour l’idée de cet article !

Définition : l’expression « rond-point », ou techniquement « carrefour à sens giratoire », désigne une intersection comportant un terre-plein central, ceinturé par une chaussée mise à sens unique par la droite, sur laquelle débouchent différentes routes.

Le but de cette infrastructure est principalement de limiter les accidents aux intersections et d’empêcher ainsi les chocs frontaux et perpendiculaires. Il permet également de réguler la circulation, de la rendre plus fluide et moins dangereuse.

En théorie, les ronds-points sont faits pour rendre les intersections moins dangereuses. Ces intersections qui constituent le principal lieu d’accidents de la circulation, tout particulièrement pour les motards (plus de la moitié des accidents de moto en Europe ont lieu en intersection). Pourtant, nous avons tous connu des frayeurs dans des ronds-points et pour certain(e)s, cela a pu hélas se terminer ainsi.

Cet article n’a pas seulement vocation à vous (ré)expliquer les règles du code de la route français concernant les carrefours à sens giratoire, mais aussi et surtout à vous donner quelques idées pour les négocier en sécurité.

Nous allons commencer par un petit rappel de la législation, et ensuite, on passera à la vraie vie réelle du motard.

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Repérer un rond-point

Un rond-point est (normalement) toujours signalé par ces panneaux :

Le premier, placé en amont de l’intersection (150 m hors agglomération, 50 mètres en agglomération), annonce le rond-point.
Le deuxième est implanté à la hauteur de ligne d’effet du céder-le-passage, à chaque entrée du rond-point.
Le troisième est positionné sur l’îlot central, en face de chaque entrée, et indique le sens unique de circulation vers la droite.

Un rond-point constitue un système de priorité à gauche.
En effet, si un véhicule est déjà engagé dans le rond-point, on doit lui céder le passage (article R.415-1 du Code de la Route).
Encore une fois, dans le texte du Code, c’est bien au véhicule non prioritaire de céder le passage, et non au véhicule prioritaire de « forcer la priorité ». On doit ralentir aux abords d’un rond-point pour pouvoir s’arrêter dans l’hypothèse où le passage ne serait pas libre.

Un véhicule est considéré comme engagé dans l’intersection à partir de l’instant où son aplomb avant (pare-choc avant sur une voiture, roue avant d’une moto) franchit la ligne d’effet du céder-le-passage.

En cas de non-respect de ces consignes, on s’expose à une amende de 4e classe et à un retrait de 4 points sur le permis.

Attention, il subsiste encore des ronds-points « ancienne version », qui ne sont pas des carrefours à sens giratoire.
Jusqu’en 1984, le rond-point fonctionnait exclusivement avec un système de priorité à droite. Les véhicules circulant sur l’anneau doivent dans ce cas céder le passage aux usagers qui s’engagent dans le carrefour. Ce système ne permet pas une bonne fluidité du trafic et est de moins en moins usité. Néanmoins, il existe encore quelques exemples que l’on distingue des autres ronds-points par la présence d’un panneau circulaire de couleur bleue. C’est notamment le cas du rond-point de l’Etoile à Paris, autour de l’Arc de Triomphe, et dans une moindre mesure, de la Place de la Nation à Paris, où le trafic est régulé par des feux.

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Circuler dans un rond-point

Le Code de la Route ne donne pas de précision sur ce sujet précis.
Ce sont les règles générales de circulation dans une intersection qui s’appliquent.
On assimile le rond-point à une chaussée à sens unique circulaire.

Dans un rond-point, votre place dans la circulation va dépendre de la sortie que vous comptez emprunter.
Si vous souhaitez sortir à droite ou aller tout droit sans pour autant dépasser l’axe médian du carrefour, il vous faut rester sur la voie de droite.
Si vous souhaitez aller au-delà de l’axe médian (à gauche) ou de faire demi-tour, il vous faut se rapprocher du terre-plein central pour le contourner.
Si vous ignorez en vous engageant quelle sortie vous souhaitez prendre, restez alors sur la voie de droite.

Si un conducteur pénètre dans un rond-point comportant plusieurs voies de circulation, en vue d’emprunter une sortie située sur la gauche par rapport à son axe d’entrée, il pourra se placer dès l’entrée du rond-point sur la file de gauche et circuler sur la voie la plus proche du centre du rond-point, à condition d’effectuer cette manœuvre sans danger pour les autres usagers de la route.

Cela suppose que le rond-point comporte au moins deux voies de circulation, matérialisées au sol.
C’est une possibilité, un droit, pas un devoir, encore moins une obligation.
Cela implique de se placer correctement dès l’entrée du rond-point.
Dans un rond-point, on ne change JAMAIS de voie de l’extérieur vers l’intérieur !

Comme on a parfois du mal à imaginer, à visualiser ces différentes possibilités, je vous propose des vidéos explicatives. Elles sont destinées aux automobilistes, mais en termes de droit de la circulation routière, les mêmes règles s’appliquent aux motos.

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Changer de voie dans un rond-point

Le changement de direction est très réglementé par le Code de la Route du fait de son caractère dangereux.
Le problème de ce changement se présente particulièrement après avoir contourné le terre-plein central lorsque l’on désire rejoindre le côté droit de l’intersection pour gagner une sortie.

En effet, on ne peut quitter le carrefour giratoire qu’une fois placé sur la voie la plus à droite.
Il faut donc entamer le changement de direction au niveau de la sortie qui précède celle où l’on souhaite sortir, en vérifiant au préalable que l’on ne perturbe pas la marche normale des autres véhicules. Si on ne peut changer de file, il vaut mieux alors refaire le tour du rond-point plutôt que d’effectuer une manœuvre dangereuse et risquer de générer un accident.

L’article R.412-10 du Code de la Route stipule que « tout conducteur qui s’apprête à apporter un changement dans la direction de son véhicule ou à en ralentir l’allure doit avertir de son intention les autres usagers, […] ».

On doit contrôler l’état de la circulation à l’aide de ses rétroviseurs et en contrôlant les angles morts avant tout changement de direction, et actionner son clignotant.
En préparant sa manœuvre à l’avance pour ne pas surprendre les autres conducteurs et en contrôlant si ce changement de place sur la chaussée est possible, on s’assure un replacement efficace et sans danger.

Si des véhicules circulent déjà sur la voie extérieure du rond point, il faudra les laisser passer avant d’entamer tout changement de direction.

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OK, ça c’est la théorie !

La vraie vie du motard dans les ronds-points, cela ressemble plutôt à ça :

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Je pense que vous avez tous saisi l’idée générale :
– la plupart des conducteurs (motards inclus) ne savent pas circuler « correctement » sur un rond-point,
– même s’ils connaissent les règles, ils ne veulent pas les appliquer, les oublient, ne font pas attention…
– ils essaient très souvent de forcer la priorité pour gagner quelques secondes,
– ils ne signalent pas (ou mal) leurs changements de direction,
– ils ne regardent pas (ou peu) dans leurs rétroviseurs,
– ils ne tournent (presque) jamais la tête pour vérifier leurs angles morts,
– en admettant même qu’ils vous aient vu(e), bien rares sont ceux qui font attention à une moto et lui céderont le passage.

Dans le cadre de mes activités en prévention du risque routier auprès d’entreprises, il m’arrive régulièrement de réaliser ce que l’on appelle des « audits de conduite » des salariés : pendant 20 à 30 minutes, je fais suivre au conducteur un itinéraire de mon choix, qui mêle route, ville et voie rapide, sur lequel je le guide tout en observant sa conduite.
Il va de soi que le conducteur, qui est rarement un jeune permis, se sait observé et évalué. De plus, il a très souvent des collègues à lui dans le véhicule, à l’arrière, qui l’observent. Il a naturellement tendance à faire plus attention qu’au naturel, à vouloir faire bonne impression. Et pourtant, même dans ce cadre, je peux vous certifier que presque aucun automobiliste ne vérifie ses angles morts dans les ronds-points. Les seuls qui le font sont ceux qui sont aussi motards, et encore, pas tous.

Car il faut bien avouer que beaucoup de motards ne sont pas des anges, que la majorité reste avant tout des automobilistes qui utilisent de temps en temps une moto et reproduisent à moto les comportements qu’ils ont au quotidien en voiture. Ils se placent tout aussi mal, ne mettent pas les clignotants, ne se servent pas des rétroviseurs, ne vérifient pas les angles morts, changent n’importe où et n’importe comment… Quand ils ne se servent pas des ronds-points comme mini-circuits pour essayer de poser le genou, faire frotter les tétons de repose-pieds, essayer de prendre le plus d’angle possible… bref, faire le con, comme ils le reconnaissent parfois eux-mêmes.

Petit florilège :

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Bon là aussi, on pourrait en mettre des dizaines, on va s’arrêter là !

Il va de soi que cet article s’adresse aux motardes et motards qui veulent prendre les ronds-points en sécurité, et pas faire des ronds dessus parce qu’ils n’ont pas les moyens et/ou la volonté d’aller sur circuit.

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Un rond-point, ça se prépare !

A l’approche d’un rond-point, le but premier est de se positionner correctement, afin d’éviter d’avoir à effectuer par la suite des changements de voie, toujours délicats à opérer une fois que l’on se trouve engagé dans le carrefour à sens giratoire.
La position de votre moto dans le rond-point dépend beaucoup de la trajectoire que vous comptez emprunter. Et pour cela, il faut savoir où se placer en fonction de la sortie visée.

Votre première tâche consiste à repérer les lieux, à visualiser le rond-point, à en deviner ou en observer la configuration.

Tout d’abord, si vous abordez un rond-point inconnu, en observant le panneau de signalisation routière qui est sensé le décrire (photo prise au Québec).

Problème : ces panneaux ne reflètent pas toujours l’exacte réalité.
L’emplacement et l’axe réels des sorties peuvent se trouver en décalage avec la représentation qui en est donnée sur le panneau. Si vous abordez un rond-point complètement inconnu sur lequel vous n’avez aucune visibilité, je vous déconseille de vous fier aveuglément au panneau. Mais il vous donnera tout de même au moins une indication générale, ne serait-ce que sur le nombre d’entrées/sorties.

Cette phase d’approche suppose également une adaptation de l’allure.
L’idée générale est de ralentir pour vous laisser d’observer les lieux, d’observer l’éventuel trafic, l’arrivée de véhicules et leur comportement… mais aussi pour vous permettre de vous placer, de vérifier l’état du revêtement dans le rond-point, de prévoir votre trajectoire, de tenir compte de l’adhérence de la chaussée, etc.

Il est capital de ralentir à l’approche d’un rond-point !
Même si vous le connaissez, même si vous bénéficiez d’une visibilité totale, les choses ont pu évoluer, un véhicule a pu répandre de l’huile ou du gazole, de la terre, des graviers…
Comme pour un virage, n’arrivez jamais à fond dans un rond-point que vous ne voyez pas complètement, jusqu’à la sortie.

Un rond-point est une intersection.
En tant que tel, il représente un danger. Au regard du Code de la Route, cela signifie aussi que c’est une infrastructure ponctuelle : il n’y a pas de limitation de vitesse. Il y a une limite maximale de vitesse autorisée avant l’intersection, une autre après, mais sur le carrefour en lui-même, il n’y pas de limite de vitesse.

Les situations sont tellement variées, la taille, le nombre de voies, leur largeur, la forme même du giratoire (en cercle, en ovale, en haricot) peuvent tellement varier qu’il n’y a pas de règle en la matière. J’ai connu des ronds-points qui se passaient à 20 à l’heure grand max, d’autres qui passaient à l’aise à 70…
Dans la plupart des cas, un rond-point se prend entre 30 et 60 km/h.

En règle générale, je vous conseille d’arriver sur le rond-point sur le 2e ou 3e rapport.
Si vous avez un doute, si un véhicule se présente à gauche, vous aurez ainsi plus de facilité à freiner et rétrograder en 1e.

S’il y a du trafic sur le rond-point, n’hésitez jamais à revenir en 1e dans les derniers mètres à l’approche du rond-point.
Cela évite les arrêts brusques en 2e ou 3e à l’entrée du rond-point, un endroit souvent glissant. Il vaut mieux arriver tout doucement pour se laisser le temps s’observer et s’engager ensuite sans s’arrêter, que de mettre un coup de patin brutal avec un arrêt en catastrophe, avec le guidon tourné, la moto qui commence à verser, la pose du pied en panique, le risque de glisser…

Dès que vous avez un doute, dès qu’il y a des véhicules en train de tourner ou d’arriver sur le rond-point… freinage dosé (pas brutal), rétrogradage en 1e et approche sur le point de patinage, avec un poil de gaz.
En général, cela suffit à vous donner le temps de bien observer ce qui se passe et le temps aux autres usagers de dégager la voie. Si vous devez vous arrêter, un petit coup de frein arrière, pied gauche à terre, on reste en 1e, prêt(e) à démarrer.

Il faut vraiment éviter de s’arrêter à l’entrée d’un rond-point.
C’est l’endroit idéal pour se faire percuter par l’arrière car l’automobiliste ou le camionneur derrière vous regarde sur sa gauche, avec la tête tournée, et ne vous prête plus du tout attention.
S’il a l’impression que vous avez démarré – ou tout simplement que vous auriez eu le temps de passer (même s’il ne connaît rien à la conduite d’une moto) – il va à son tour s’engager, en toute bonne foi ou en toute inconscience.
Voir la mésaventure de Florent (12 octobre 2012) dans les commentaires.

Si vous devez vous arrêter en entrée de rond-point, vérifiez bien s’il y a un véhicule derrière vous et s’il vous suit de près.

Et surtout, adaptez votre placement !
Ne restez pas au beau milieu de la route. Mettez-vous de préférence tout à gauche de votre voie de circulation.
Non seulement vous augmentez vos chances de rester dans le champ visuel du conducteur derrière vous (et de ceux qui sont déjà sur le rond-point), mais vous ne resterez pas dans la trajectoire de la voiture, elle pourra passer à côté de vous.

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Une fois dans le rond-point, jamais de brusquerie !!!

L’ensemble de votre conduite dans le rond-point (position sur la moto, placement de la moto, placement et mobilité du regard, gestion de l’allure) doit vous permettre d’observer, partout et à tout instant, afin d’éventuellement modifier votre trajectoire.

Ne croyez JAMAIS que les autres usagers vont vous laisser passer, vous faciliter la vie !
Ne faites confiance à personne.
Ne pensez jamais que les autres vont agir comme vous le feriez à leur place.

Un gars m’a donné une fois un principe : TDS, « tous des salopards ! »
Pour ne pas être surpris, prévoyez le pire. Imaginez que tous les usagers vous en veulent et vont faire le maximum pour vous gêner.

Vous devez en permanence avoir une conduite lisible, prévisible, pour ne pas gêner, ne pas surprendre.
Tout en gardant constamment la possibilité de vous adapter.
La conclusion est simple : pas de brutalité, tout en souplesse. Cela ne veut pas forcément dire « lentement », au contraire.

Si je vous conseille, en cas de trafic chargé, de vous engager dans le rond-point en 1e, cela ne signifie pas qu’il faille rester en 1e dans le rond-point, surtout pas ! Engagez-vous vivement et passez tout de suite la 2e pour une conduite plus souple, sans à-coups, sans saccades.

Et surtout, gardez le regard mobile !
Bougez les yeux, bougez la tête. Procédez par coups d’oeil rapides, une demi-seconde à chaque fois, vifs et fréquents. Un coup d’oeil dans le rétro, un contrôle d’angle mort en regardant bien par dessus l’épaule, on revient devant,  un regard dans l’autre rétro, l’autre angle mort…

En « clock code », vous devez regarder à 5 heures et 7 heures derrière vous, en tournant vraiment la tête, en bougeant un peu les épaules. Ce qui suppose de ne pas avoir les bras tendus.
Si nous motards ne sommes pas capables d’effectuer correctement nos contrôles d’angles morts, alors que nous n’avons pas de carrosserie pour nous masquer la vue, ne venons pas nous plaindre que les automobilistes ne les fassent pas !

Pour éviter les mauvaises surprises, placez-vous au centre de votre voie.
Si vous empruntez la voie extérieure,  gardez toujours un « coussin de sécurité », une marge d’un bon mètre à votre droite.
Le tiers extérieur de la voie extérieure est souvent encombré, maculé, glissant, jonché de débris, de graviers, de cailloux.
Si vous prenez la voie intérieure, évitez de serrer tout à gauche. Une voiture risque de venir vous serrer par la droite et vous gêner dans votre futur changement de voie.

Gardez vos distances de sécurité.
Même dans le rond-point, là où aucun véhicule n’a le droit de s’arrêter, ni de raison de ralentir, il arrive de devoir effectuer des freinages brusques, à cause d’un véhicule qui aura coupé la route à celui devant vous, par exemple.

Autre cas de figure, la voiture qui se traîne, mais qui a mis son clignotant pour sortir à la sortie suivante. Le petit motard pressé coupe par le milieu du rond-point, la double, a la place de passer, pense qu’elle va sortir (puisqu’elle a mis son clignotant à droite)… et pas de bol, l’automobiliste change d’avis et continue à tourner ! Paf le motard… et qui sera en tort, en plus.

Gardez en permanence une distance de sécurité d’au moins une seconde (deux c’est mieux) et surtout, ne restez JAMAIS pile derrière un véhicule, dans son alignement. Décalez-vous, placez-vous dans l’axe de son rétroviseur de gauche ou de droite. Ménagez-vous tout le temps une porte de sortie.

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Il y a la théorie du bon placement sur un rond-point et il y a la réalité.

La réalité est que 90% des usagers « coupent » le rond-point et passent par la voie intérieure pour tirer tout droit et aller en face de leur route d’arrivée. Et bien sûr, ils s’attendent à ce que chacun fasse de même.

Pour nous motards, cela veut dire qu’il nous faut, obligatoirement et systématiquement, effectuer un contrôle d’angle mort à gauche avant de sortir du rond-point.

Cela signifie aussi que si vous suivez correctement les règles de circulation et passez par l’extérieur pour aller tout droit (en général, la deuxième sortie), les usagers qui attendent à l’entrée suivant la vôtre vont croire que vous allez tourner à droite, même si vous n’avez pas mis le clignotant… et ils vont démarrer, s’engager, vous coupant ainsi la route.

Anticipez, prévoyez le coup, adaptez votre allure, restez vigilants, maintenez un/deux doigt(s) sur le levier de frein.

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L’usage des clignotants est indispensable.

Le fait de se placer dans le rond-point ne dispense aucunement de l’usage du clignotant. Il faut impérativement informer les autres usagers de vos intentions en cas de changement de file ou lorsque vous décidez de quitter le rond-point.

Pour autant, le clignotant ne confère pas une priorité.
Non seulement, il faut qu’il soit utilisé au bon moment (beaucoup d’usagers le mettent trop tôt ou trop tard), mais en plus, vous êtes à moto : véhicule peu visible, avec parfois des clignotants non homologués (peu visibles) et usager vulnérable sans protection…

Un clignotant n’a jamais protégé un motard !

A l’inverse, ne vous fiez pas aux clignotants des autres usagers.
Regardez l’orientation de leurs roues avant, elles vous renseigneront de façon bien plus sûre sur l’orientation que s’apprête à prendre la voiture.
Si c’est une moto ou un scooter, méfiance doublée : ils font encore plus n’importe quoi !

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En cas d’accident

En matière de sécurité routière, le rond-point présente l’avantage d’engendrer la réduction de la vitesse des usagers à ses abords.

En cas d’accrochage dans un rond-point, il faut être le plus précis possible dans la rédaction du constat amiable. En effet, cette étape sera cruciale pour l’établissement par les assurances des responsabilités des parties suite à un accident de la circulation. Le constat amiable doit refléter la réalité des faits au moment du choc.

Contrairement à une idée reçue mais qui reste pourtant tenace, le fait d’être impliqué dans un sinistre dans un rond-point n’est pas systématiquement synonyme de partage de responsabilités ; d’où l’intérêt de développer et expliciter les circonstances de l’accident dans les parties « observations » et « croquis », qui seront très utiles aux assurances pour connaître les circonstances de l’accident.

Les cases concernées principalement dans le cas d’un accident dans ou aux abords d’un rond-point sont :
– la case n°6: « s’engageait sur une place à sens giratoire » ;
– la case n°7 : « roulait sur une place à sens giratoire » ;
– la case 10 : « changeait de file » si un des véhicules a perturbé la circulation en changeant de file alors que les deux véhicules impliqués se trouvaient engagés dans le rond point ;
– la case n°17 : « n’avait pas observé un signal de priorité » dans le cas où un véhicule venait de s’engager dans le rond-point lorsqu’il a heurté un autre véhicule.

D’autres cases, bien évidemment, peuvent également s’appliquer de façon plus générale, comme par exemple, le fait de heurter à l’arrière un véhicule ou de virer à droite.

Sachez également que, dans l’hypothèse où le constat amiable ne refléterait absolument pas la réalité, vous n’êtes pas dans l’obligation de signer le document, la seule obligation en cas de sinistre étant de fournir ses coordonnées pour pouvoir être identifié.
Il vous reviendra alors de déclarer votre sinistre à votre assureur de façon unilatérale en expliquant au mieux les circonstances de l’accident et en fournissant les éléments de preuve en votre possession (photos, témoignages).

 

  38 comments for “Circuler sur un rond-point

  1. Jean CYL
    5 avril 2016 at 19:55

    Bonsoir

    J’ai été verbalisé à un carrefour à sens giratoire par un agent très énervé (peut-être après une journée difficile), il ne m’a pas laissé la possibilité de m’expliqué et je viens de recevoir la contravention.

    Description de l’infraction : REFUS DE PRIORITE A DROITE A UNE INTERSECTION DE ROUTES.
    Comme je le dit plus haut, cette intersection est un carrefour à sens giratoire, il est tout simplement impossible de refuser la priorité à droite sachant que chaque rue qui arrive sur ce sens giratoire dispose d’une panneau « cédez le passage ». Et comme il est dit sur cette page, « Un rond-point constitue un système de priorité à gauche ».

    Pensez vous qu’il m’est possible de contester l’infraction en sachant que la seule infraction possible ici est : Refus de priorité dans un carrefour à sens giratoire.
    Merci de votre réponse
    Cordialement
    Jean

    • FlatFab
      19 avril 2016 at 18:32

      Il semble possible de contester cette contravention en arguant d’une infraction infondée, ce qui implique un vice de forme du procès-verbal.

  2. MotoMan
    2 décembre 2015 at 13:37

    Je n’avais pas roulé depuis quelques temps, donc je lis un peu de technique pour me rafraichir la mémoire.
    Hier dans l’après midi je lis cet article, et paf !! Hier soir en rentrant je tombe sur un cas d’école. Dans un sens giratoire je suivais une voiture, qui suivait également une voiture.
    En plein milieu du rond point, la première s’est sentie obligée de piler pour laisser passer un bus qui attendait patiemment au céder le passage. La deuxième a bloquée ses roues pour éviter le contact et moi j’ai tranquillement fais un évitement.

  3. Jay
    22 janvier 2015 at 12:36

    Bonjour,

    Et merci pour les conseils avisés !!! J’ai eu le plateau semaine dernière et je passe la circulation mercredi prochain.
    Je me posais une question sur les giratoires, en cas de circulation dense et voulant emprunter une sortie du rond point à gauche de l’axe médian, est il autorisé de rester, dans ce cas, sur la voie la plus extérieure?

    Jérémie

    • FlatFab
      22 janvier 2015 at 12:42

      Oui.
      Tu as toujours le droit de circuler sur la voie extérieure, quoi qu’il arrive, où que tu ailles, et surtout si tu cherches ta route (quand tu ne sais pas avant d’entrer dans le giratoire quelle sortie tu vas prendre) ou si l’intersection est encombrée.
      Aucun inspecteur ne peut te sanctionner pour être resté sur la voie extérieure, tant que tu effectues correctement tes manoeuvres pour aller au-delà de l’axe médian : pas de refus de priorité, clignotant à gauche, contrôles d’angle mort, clignotant à droite avant de sortir…

      Attention à deux points :
      – ne pas serrer trop à droite dans le giratoire pour éviter de rouler sur une partie de chaussée dégradée, salie, il faut toujours garder un « coussin » d’environ 1,50 m avec le bord de la chaussée, donc rouler dans la moitié gauche de la voie extérieure ;
      – surveiller l’angle mort GAUCHE à l’approche de chaque sortie, pas seulement celle que tu vas emprunter, pour détecter une voiture qui voudrait éventuellement sortir et te couper la route, ce qui suppose parfois, un, deux, trois contrôles d’ange mort gauche dans le giratoire, sans couper les gaz et sans dévier de trajectoire.

  4. Pascale
    7 mai 2014 at 15:13

    Bonjour, je cherchais sur le net un shéma de rond point, et je suis (entre autre !) tombée sur votre article, bien fait. La seule chose qui me gène, est que vous ne faites pas la distinction entre un rond-point et un giratoire, qui sont deux choses totalement différentes !! Votre article porte sur le GIRATOIRE, pas du tout sur le ROND-POINT !!
    Petites explications :
    – Un giratoire, comme vous l’avez expliqué, donne la priorité aux véhicules circulant sur l’anneau, et par conséquent, lorsque vous l’abordez, vous devez la priorité aux personnes venant de votre gauche.
    – Autour d’un rond-point, la priorité est donnée aux véhicules qui entrent sur l’anneau, donc autrement dit, c’est la règle de la priorité à droite qui est utilisée !!! Et ça change TOUT !

    Ne pensez pas que les rond point n’existent pas ou plus, il y en a un peu partout en France. Je peux vous en citer à Annecy, à Orléans, pour les avoir emprunté, et ils ne sont pas les seuls, loin de là.
    Lorsque vous abordez un anneau, l’un ou l’autre, c’est alors la signalisation verticale et/ou horizontale (ou l’absence de signalisation !!) qui vous indique de quel type d’anneau il s’agit. Aucune signalisation : vous êtes dans un rond point !! Dans certains rond point, il y a une signalisation horizontale (au sol) DANS celui-ci, pour indiquer de laisser le passage aux personnes ENTRANT sur l’anneau.

    Désolée pour la rhétorique, mais je pense que c’est une pierre de plus à la connaissance de tous de la route.

    cordialement,
    Pascale, BEPECASER 😉

  5. thib
    6 avril 2013 at 12:25

    Ce qui n’est pas dit dans cet article et que nous avait conseillé l’AFDM lors du stage de perf :

    – Les ronds points, ça glisse énormément : déversement de gasoil par voitures et camions principalement, graviers et déchets sur tout l’extérieur du RP… Si on ajoute la pluie => patinoire.
    – il ne faut surtout pas prendre de l’angle sur un rond point, et se diriger au centre du RP au plus vite : zone la plus propre. Et donc oui couper le RP comme un sale, mais en faisant attention.

    • FlatFab
      6 avril 2013 at 18:57

      Tous les ronds-points ne glissent pas…
      La zone dangereuse se situe sur la moitié ou le tiers extérieur, pas sur toute la voie extérieure. Couper par l’intérieur fait aussi prendre des risques car tu changes deux fois de voie, avec le risque de couper la route d’un autre usager ou de te faire couper la route.
      Quitte à faire attention, on a aussi le droit d’inspecter la chaussée, de regarder l’état de la route et d’adapter sa trajectoire pour rouler sur les zones propres.

      Il n’y a pas une seule meilleure méthode, il faut toujours s’adapter et cela passe nécessairement par l’observation du trafic et du revêtement, ce qui suppose une vitesse adaptée pour se donner le temps d’observer l’environnement.

  6. Papick
    7 février 2013 at 17:42

    Les piétons et en plus les cyclistes puisqu’il y a de plus en plus de pistes cyclables extérieures aux ronds-points…
    Avec en prime (c’est tout récent dans certaines communes bruxelloises et peut-être ailleurs…) des « coussins berlinois » installés sur la voie de sortie juste avant le passage pour piétons, donc, presque invisibles !!!
    Imaginez que vous le preniez alors que vous êtes « sur l’angle » ou qu’en freinant brusquement pour un piéton inconscient vous le preniez avec la machine déjà tassée sur les amortisseurs, je ne donne pas chers de vos vertèbres ni de la trajectoire finale de la moto …
    C’est vraiment « inconscient » de la part des gestionnaires du réseau routier, je dirai même plus: ASSASSIN!

    • Philippe Roche
      8 février 2013 at 20:00

      Le terme de coussin berlinois augure d’un atterrissage moins brutal en cas de chute que celui de pavé berlinois sous lequel je connais ces dispositifs, dont le seul avantage est de permettre à une moto de les contourner par la droite ou par la gauche, à condition, bien entendu, de les avoir repérés à l’avance…
      Le commentaire de Papick (Salut au plat pays de Brel !) m’incite à sortir du sujet des rond-points pour aborder celui des équipements routiers dangereux pour les motards. Je citerai deux souvenirs précis, parmi bien d’autres.
      D’abord, une route sinueuse, à la sortie d’une petite commune du Bugey, dont la partie centrale est matérialisée dans chaque virage par des plots métalliques à l’extrémité pointue. De quoi faire de la brochette de motard, autrement dit. Il est vrai que dans ces conditions, on n’est pas tenté de couper les virages…
      Ensuite, une balade dans le Vercors, sur une petite route forestière sympa comme tout en temps normal entre Villard-de-Lans et Saint-Martin-en Vercors. Mais là, à peine avions-nous dépassé le panneau nous souhaitant « Bienvenue dans la Drôme », que nous avons eu à rouler quinze kilomètres sur une route gravillonnée de frais. Merci à la DDE de la Drôme ! Et à toutes celles (les DDE) qui privilégient le bas coût plutôt que la sécurité des motards.

  7. 5 décembre 2012 at 14:58

    Bonjour,

    J’avoue prendre les giratoires correctement depuis une formation à la conduite au sein de mon entreprise. J’avais oublié ces règles …

    Par contre, la conception des giratoires n’est pas traitée correctement notamment les entrées qui n’obligent pas à ralentir suffisament en amont du giratoire. Il y a 20 ans, je travaillais dans un bureau d’études routières et avec un collègue, on a dessiné un giratoire en suivant les reccomandations d’un organisme d’Etat pour sa conception. Cela a donné çà : http://goo.gl/maps/o5Dt5

    Regardez autour de vous et vous n’en trouverez pas beaucoup avec des bretelles d’accès réalisées de cette façon. Les entrées sont beaucoup trop directes dans l’immense majorité des giratoires.

  8. eric
    30 novembre 2012 at 16:29

    Salut et merci pour ce site internet plein de bon sens 😉

    Je voudrais aussi rajouter une chose à cet article… et notamment en rapport à la citation ci-dessous…

    « Même dans le rond-point, là où aucun véhicule n’a le droit de s’arrêter, ni de raison de ralentir, il arrive de devoir effectuer des freinages brusques, à cause d’un véhicule qui aura coupé la route à celui devant vous ».

    C’est les piétons et les sorties de rond-points…
    Quant il y a un passage piéton en sortie de rond-point, nous sommes parfois surpris de voir la voiture devant nous freiner brusquement ( (là où au contraire, nous aurions tendance à accélérer pour sortir du rond-point) pour laisser passer les piétons (souvent caché par celle-ci).
    C’est aussi à ce moment là qu’il y a des coups de freins et donc des arrêts dans les ronds-points.

    Alors méfiance aux sortie de rond-points trop rapides 😉

    • FlatFab
      30 novembre 2012 at 16:33

      Exact, bien vu.

  9. lanternier
    3 novembre 2012 at 19:50

    Le pire des ronds points à mon avis, c’est celui qui n’a pas de matérialisation au sol, qui pourrait contenir presque 2 files, mais comme il n’a pas de marquage, on ne sait pas sur quelle roue danser. Exemple pour aller tout droit (2ème sortie) : si on se « câle à droite », la trajectoire (réglementaire) n’est généralement pas comprise par les autres usagers, notamment ceux qui suivent et qui ont tendance à doubler (couper) pour aller tout droit et nous passe donc devant le nez. Je hais ces ronds points. C’est pourquoi j’ai pris l’habitude, en moto comme en voiture, de prendre ma voie (mon espace), de « couper » et de ne pas « raser le bord droit » (gros guillemets !) comme on devrait le faire. AInsi, je montre qu’il faut rester derrière et me suivre.
    En fait, la règle sur de tels ronds points à 1 file devrait être que quand on s’y engage, on prend la trajectoire « la plus courte » (je ne sais pas bien comment la définir) et qu’aucun autre véhicule ne devrait « doubler », ni à D, ni à G.

    • Philip Masse
      5 novembre 2012 at 22:09

      Si ça te dit, je peux te montrer un rond-point à 3 voies sans marquage … Un carnage quand tu respectes le code …

  10. lanternier
    3 novembre 2012 at 19:37

    Bonjour,
    Les 2 trajectoires possibles ou en tous cas que vous proposez dans le cas « le mouvement tout droit » (voir ici http://moto-securite.fr/wp-content/uploads/2012/10/063596_Carrefours_giratoires.jpg) est en contradiction avec mon livre de code Rousseau et avec ce que m’ont appris (autant que je m’en souvienne, et une erreur de ma part est toujours possible !) les meilleurs moniteurs d’AE du monde : mes parents. 😉
    La trajectoire du véhicule rouge me semble erronée, en tous cas dangereuse car elle impose deux changements de file. De plus, j’ai toujours en mémoire ce que me disaient mes parents (comme une règle générale, pas spécifiquement propre aux ronds points) : pour aller tout droit, on reste à droite (sauf indication contraire of course).
    Du coup, ce véhicule rouge et sa trajectoire me chiffonnent…
    Votre (vos) avis ?
    Bien cordialement

    • FlatFab
      3 novembre 2012 at 20:51

      Le schéma peut en effet porter à confusion.
      Les explications sont plus claires : pour aller tout droit, on circule sur la voie extérieure, quand il y en a une.
      Tous les autres schémas, les vidéos, toutes les autres explications disent bien cette même chose.
      Ce schéma n’est pas de moi et même s’il est imprécis, il est évident que sur ce point, il n’est pas à prendre « au pied de la lettre ».

      • Damiano
        15 juillet 2013 at 15:19

        Si vous permettez, je souhaiterai tout même ajouter mon commentaire sur ce point. Certes pour continuer droit, il vaut mieux essayer au maximum de garder sa droite, mais ce schéma montre les différentes possibilités et la conduite à suivre dans la vie réel (exemple: les deux voies surchargés suite des travaux, accident, etc. pourrait présenter cette situation) . Il peut donc arriver qu’un véhicule se trouvant sur la chaussé gauche du Rond Point ait besoin de tourner à droite (dite de continuer tout droit sur sa trajectoire initiale). Dans ce cas, le schéma montre que cette voiture doit impérativement prendre et continuer sur la chaussé de gauche et non pas « couper » pour reprendre la chaussé de droite. Il récupérera sa « droite » APRÈS avoir reprit la ligne droite et non pas SUR le Rond Point. D’ailleurs, celle-ci étant une des questions posées dans l’examen du permit…
        Cependant, en cas de route dégagée et des bonnes conditions de circulation, une manœuvre de ce type peut être considérée comme un acte de conduite dangereuse.

  11. motosapiens
    20 octobre 2012 at 00:49

    Bonjour,
    Toujours un travail conséquent et compétent.
    Voulant exposer une « lecture plus avancée et un biais plus troublant du carrefour à sens giratoire pourrais-tu me contacter par mon courriel pour que je puisse te fournir un dossier complet sur ma lecture du carrefour à sens giratoire qui pourrait faire un second chapitre à ton exposé et générer un débat enflammé.
    Encore bravo pour ton travail de fond et sa plus value pédagogique.
    Un tout petit motosapiens.

    • FlatFab
      20 octobre 2012 at 23:32

      Mon adresse email est donnée sur le site, à cette page.

  12. Florence
    15 octobre 2012 at 12:35

    J’aimerais juste apporter une petite précision à cet article qui par ailleurs est remarquable, comme tout le reste du site. Il ne faut pas confondre rond point et giratoire: dans un rond point, la règle est la priorité de droite (priorité aux véhicules entrants)alors que dans un giratoire (ce qui est décrit dans cet article)les véhicules déjà engagés ont la priorité.

    • FlatFab
      17 octobre 2012 at 01:12

      C’est ce que j’appelle les « ronds-points ancienne version », qui ne sont pas des carrefours à sens giratoire.

  13. Jean
    14 octobre 2012 at 17:18

    Merci pour vos conseils. Je suis un grand « Fan » de vôtre site qui est pour un jeune permis moto une mine d’Or de conseils. Cet article sur les rond-points complète ce qui m’a déjà était enseigné lors de mes heures de conduite pour le permis moto.

    Je tiens juste à rajouter que certains scooter (50 cm3) n’ont pas peur de vous doubler par la droite à l’entrée d’un rond-point (alors que le regard est plutôt fixé à gauche). C’est pour cela que je préfère dans certains cas me serrer sur la droite en entrée du rond-point pour éviter qu’ils me doublent à droite(bien sûr je cherche à sortir à droite ou tout droit du rond-point).

  14. Al'1
    13 octobre 2012 at 14:56

    Il est toujours très bon de se remettre en question, une piqure de rappel çà ne fait pas de mal. Je transmet cette adresse à mes amis(es)motards(es).

    Bonne route et prudence,

    Alain
    C78

  15. salade.verte
    13 octobre 2012 at 04:13

    Ahhhh les fameux ronds-points… Un vrai bonheur… Entre le gasoil partout, ceux qui zigzaguent à cheval entre les deux files, le clignotant droit allumé deux sorties avant, le clignotant gauche alors qu’on sort, la file intérieure utilisée pour doubler, le camion qui passe en prenant toute la place sans rien regarder parce que lui il est gros et que moi je suis petit, la bagnole qui tente de me doubler dans la sortie… à une seule voie après un superbe extérieur-intérieur-extérieur sur les chapeaux de roues, la grand-mère qui s’arrête pour me laisser rentrer dans le carrefour, le gendarme caché au centre dans les buissons avec les jumelles, qui traverse régulièrement toutes les files en courant pour aller signaler les contrevenants à son collègue stationné sur en plein milieu de la voie extérieur… à une heure de grande circulation. Et tout ça dans le même rond-point. Chaque midi c’est toute une aventure que de le traverser et d’y survivre !

    • lanternier
      3 novembre 2012 at 19:39

      Vache ! Il est où ce rond point du diable ??? ;o)

      • oldbir
        9 janvier 2013 at 16:23

        Il suffit de regarder les vidéos ci- dessus

  16. oldbir
    12 octobre 2012 at 17:17

    Merci pour toutes ces précisions qu’il est bon de se rappeler,j’avoue que jusqu’à présent je ne me servait pas du clignotant gauche dans les cas précisé,maintenant j’y remédierais,mais ce geste dans cette circonstance me semble pas vraiment logique.Quant à ces marioles utilisant les espaces publiques pour pratiquer des imbécilités sur leurs motos,ils sont la honte des motards,il ne faut pas s’étonner que bien souvent l’image de la moto soit si négative.
    Encore merci.

  17. brisy
    12 octobre 2012 at 10:19

    bien complet, cet article, comme les entrées d’autouroute ou de voie rapide le rond point est farceur ;j’aime bien le TDS (à commencer par moi-même…)le coup d’oeuil à gauche par contre c’est nouveau pour moi ,mais bien observé (en général, c’est plutôt le controle à droite, avant d’entrer dans ma sortie…)je vais tester ça …
    amicalement
    Marco

    • FlatFab
      12 octobre 2012 at 10:33

      Si tu éprouves le besoin de regarder à droite avant de sortir, c’est probablement que tu es « mal placé », que tu coupes le rond-point, exact ?

      Si tu es bien au milieu de la voie extérieure à l’approche de ta sortie, il n’y a matériellement pas la place pour une voiture à ta droite. Donc pas besoin de regarder. 😉
      Si on est sur l’intérieur du rond-point, le danger est à droite. Si on est sur l’extérieur, le danger est à gauche.

      • Easy
        12 octobre 2012 at 13:15

        Certes, si on est bien placé dans sa voie, il n’y a pas la place pour une voiture à notre droite.
        Mais quid d’un vélo ? Pour peu que le rond-point soit un peu embouteillé et la vitesse réduite, il est très probable qu’un vélo remonte la file de voiture par la droite.
        Je regarde toujours l’angle mort à droite avant de sortir. Par contre, à gauche, c’est nouveau pour moi. Je vais garder ça dans un coin de ma tête pour essayer de le mettre en pratique. 😉

        • Antoine
          16 octobre 2012 at 18:36

          Je surenchéris. Pas plus tard qu’hier je cédais la priorité aux voitures sur un rond-point. J’étais au milieu de la voie de droite, avec mon clignotant pour tourner immédiatement à droite dans la première sortie. Et bien au moment ou j’ai démarré une cycliste m’a doublé par la droite dans son élan pour aller tout droit (et il n’y a pas de voie cyclable). Heureusement que je fait toujours un bref controle direct à droite sinon on se percutait. Et je pense qu’elle n’a même pas réalisé le danger de sa manoeuvre tout concentrée qu’elle était sur le fait de ne pas freiner en s’insérant dans le deuxième rond-point en enfilade. On ne serait pas tombés vite, mais dans un rond-point chargé et elle n’avait pas de casque…

          • Momo
            16 octobre 2012 at 23:17

            Une perspective de belle rencontre manquée, peut-être…..

        • lanternier
          3 novembre 2012 at 19:40

          + 1 (déjà vécu, le coup du vélo)

      • brisy
        12 octobre 2012 at 17:42

        bien sûr tu as entièrement raison…pour ma défense je dirais que ce rond point le matin est un peu la foire d’empoigne et représente un embouteillage: un des flux emprunte la sortie juste avant la » mienne »d’où cette mauvaise position sur la voie intérieure du rond pointqui alimente ensuite deux files sur la sortie suivante parfois c’est un peu entre les voitures qu’il faut progresser (heureusement celà se fait à faible vitesse)je note la position du danger que tu m’expliques… l’ennui c’est que ces « mauvaises habitudes » se prennent vite et qu’ensuite ,j’ai comme tout un chacun l’envie de couper les rond-points ce qui n’est pas top bien sûr…merci de tes bons conseils
        amicalement
        marco

      • Arnaud
        25 octobre 2012 at 10:26

        Lors de ma formation à la conduite d’une moto. On m’a martelé deux choses :
        – Nous sommes invisibles, (il faut anticiper le fait que les autres usagers ne nous voient pas)
        – A gauche de nous il y a la voie des kékés qui ont une grosse moto et qui pensent piloter, à droite il y a les livreurs de pizza. (il faut toujours regarder a gauche et a droite si personne n’est en train de passer,parce qu’ »ils ne nous ont pas vu »)

        C’est valable pour tous les changements de direction, il vaut mieux vérifier que personne ne va nous couper la route, parce qu’en général les autres ne vérifient rien puisque la route est a eux.

  18. Florent
    12 octobre 2012 at 09:41

    Merci pour ces indications très précieuses, qui m’ont permis d’upgrader ma perception d’un rond-point! Ca m’aidera à les passer correctement.

    Je me permets juste d’ajouter un conseil de « survie/vigilance » (les deux sont liées, bien entendu): il faut porter une attention particulière quand on s’engage dans un rond point, en étant à l’arrêt.

    Je ne peux donner qu’un exemple pour expliciter mon propos.

    J’arrive avec ma moto au cédez le passage du rond point, en occupant le centre de ma voie.
    Derrière moi, une voiture s’arrête, à bonne distance.
    Je regarde à gauche et je vois une voiture avec clignotement droit en fonctionnement.
    Je décide de m’engager. Débrayage, 1ere, embrayage, je m’engage lentement.
    La dite voiture change brutalement de trajectoire et vient me passer devant.
    Je ralentis pour la laisser passer.
    La voiture qui me suivait me rentre dedans, par l’arrière.
    Explication du conducteur, sincèrement désolé:
    « Je vous ai vu vous engager, j’ai continué d’avancer en regardant sur la gauche car j’étais persuadé que vous alliez passer et je n’ai pas vu que la voiture vous a coupé la route. »

    • Philippe Roche
      14 octobre 2012 at 12:20

      Ce genre de situation est malheureusement inévitable : quand on regarde à droite, on ne regarde pas à gauche, et inversement. Elle ne se rencontre pas que dans les rond-points, et elle n’est pas spécifique à la moto.
      On peut par exemple se trouver à une intersection où on doit laisser la priorité à droite. Avant de redémarrer, on jette un dernier coup d’œil à droite tout en amorçant son virage à gauche, et quand le regard revient sur la gauche, on s’aperçoit avec horreur qu’on va renverser un piéton qui traverse la route qu’on veut emprunter ou qu’on va rentrer dans un véhicule qui s’est subitement arrêté. Ça m’est arrivé deux ou trois fois, heureusement sans autre conséquences qu’une grosse chaleur et un freinage en urgence, toujours difficile à réaliser en moto quand on est sur l’angle.

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