Maîtriser son embrayage

Maîtriser l’embrayage, c’est savoir gérer son allure et acquérir le premier savoir-faire indispensable à la maîtrise de son équilibre, notamment à basse vitesse.

La maîtrise de l’équilibre d’une moto passe par quatre savoirs-faire de difficulté croissante :
– maîtrise de l’embrayage ;
– maîtrise du freinage ;
– maîtrise de l’inclinaison ;
– maîtrise du freinage sur l’angle.

Le fondement indispensable de tous ces savoirs-faire est l’acquisition et la conservation en permanence d’une bonne position de conduite !
Pour cela, lire l’article « Savoir se positionner sur un deux-roues moteur« .

Les exercices proposés doivent être réalisés dans un environnement sécurisé.
Pour avoir comment le définir et le choisir, lisez l’article « S’entraîner seul« .

Rappel de la loi : vous êtes assis(e) sur la moto, moteur tournant. Même si vous ne bougez pas, vous avez obligation de porter un casque homologué et attaché.
Je vous conseille par ailleurs de porter au moins des gants, même légers, et de préférence un blouson ou une veste à manches longues.
Exercez-vous dans un endroit dégagé, calme, hors circulation, sans obstacle aux alentours, et de préférence avec une seconde personne prête à intervenir en cas de souci.

* * *

Nous allons voir une série d’exercices de base pour acquérir la première maîtrise, celle de l’embrayage.

Ou plus exactement la commande d’embrayage (l’embrayage lui-même se trouve dans le moteur) : c’est le levier à votre main gauche.
A quoi sert-il ?  A changer de rapport, d’accord.
Pas faux, mais pas seulement, loin de là.

Est-il nécessaire, indispensable, de vous servir de l’embrayage (en débrayant, en tirant sur le levier) pour changer de rapport ? Non.
Sur une moto, on peut changer de rapport « à la volée », sans débrayer.
Si le conducteur manoeuvre le sélecteur de rapports au bon moment, c’est-à-dire pile poil dans la plage de régime moteur qu’il faut (et qui change selon chaque machine), le rapport passe tout seul. Pas besoin de l’embrayage.
C’est facile à faire pour monter les rapports, plus difficile pour les descendre car il faut en plus mettre un petit coup de gaz pile au bon moment, mais c’est possible. Et si c’est bien fait, cela n’abîme pas la boîte de vitesses.
Bref, l’embrayage n’est pas nécessaire pour changer de rapport.

Mais il est utile !
Pour quoi faire ? Pour pouvoir changer de rapport en dehors de la plage de régime idéale, quand on est en sous-régime ou en sur-régime par rapport à cette plage.
Sur une moto, l’embrayage nous sert à pouvoir changer de rapport quand nous le voulons, et non pas seulement quand le moteur le permet.

Et il ne sert pas qu’à ça…

Débrayer nous permet aussi d’évoluer en roue libre.
Quoi ça, en roue libre ? « Il est fou », se diront certains.
Hé oui, la plupart d’entre vous ont intégré l’idée (fausse) que « la roue libre c’est dangereux », qu’il faut y rester le moins longtemps possible, que cela dégrade la tenue de route, notamment en virage. Mais en fait, la roue libre peut servir à plein de choses à basse et moyenne vitesse. Sa maîtrise vous donnera un bien meilleur maniement de votre moto.

Le levier d’embrayage permet – enfin et surtout – de DOSER l’arrivée de la puissance du moteur à la roue arrière.

Le maniement de l’embrayage sur une moto demande beaucoup de précision, de progressivité, de douceur… bref, de doigté.
Il se manie avec les doigts, même avec le bout des doigts, la dernière phalange, celle qui est la plus sensible, la plus richement innervée.
Bref, la partie que vous utilisez pour caresser… ce que vous voulez, cela ne me regarde pas !

Je vous conseille de manier le levier d’embrayage à trois doigts, en laissant le petit doigt enroulé sur la poignée.

Deux avantages : l’auriculaire fournit une butée naturelle qui m’empêche de trop débrayer et surtout, ne pas l’utiliser permet de poser la première phalange des trois autres doigts sur le levier, pour une meilleure sensibilité et plus de précision.

Attention, ce n’est pas parce que vous maniez le levier d’embrayage à trois doigts qu’il faut faire de même sur le levier de frein !
Ces deux commandes n’ont rien à voir, elles n’agissent pas sur les mêmes organes et ne répondent pas aux mêmes besoins.

* * *

Pourquoi vouloir manier ce levier avec précision ?
Parce qu’entre le moment où vous tirez (serrez) le levier à fond, quand il arrive en butée sur votre poignée de guidon, et le moment où il est totalement lâché, il y a des étapes intermédiaires qu’il importe de ressentir et de maîtriser.

La plus importante d’entre elles s’appelle le point de patinage.

Le point de patinage de l’embrayage, c’est le moment où le moteur commence à transmettre sa puissance à la roue arrière.
Le moteur tourne et par l’intermédiaire de l’embrayage, puis de  la boîte de vitesses, entraîne la transmission secondaire (en général, une chaîne, sinon une courroie ou un arbre avec cardan) et au final, la roue arrière.

L’avantage de savoir sentir et maîtriser le point de patinage (en sachant le garder, le maintenir), c’est que cela permet de maintenir sa moto sur place sans freiner, ni caler.

Si vous êtes juste au point de patinage, vous ne pouvez pas caler.
Mieux que ça, en mettant un peu d’accélération, vous pouvez évoluer à très faible vitesse en gardant votre équilibre.

Et j’entends déjà certains dire : « mais ça abîme le moteur ! »
Non… Sur une voiture, oui. Car le mécanisme d’embrayage y est dit « monodisque à sec ». Comme sur les motos BMW ou MotoGuzzi à moteur bicylindre à plat d’ailleurs, ce qui fait que ça pue le chat crevé quand un BMiste accélère fort sans embrayer complètement. Mais sur tous les autres types de motos, l’embrayage est dit « multidisques en bain d’huile » : il est donc lubrifié en permanence et supporte tout à fait de rester au point de patinage, y compris avec une forte accélération, pendant plusieurs minutes si nécessaire. Bon, OK, au bout d’une heure, il ne va pas aimer…

* * *

Comment sentir le point de patinage de sa moto ?
Dans la mesure où celui-ci change selon le modèle de moto et selon le réglage du câble d’embrayage, il est impossible de donner un repère précis.

Pour le sentir, un exercice simple :
– démarrez le moteur, mettez en première et gardez le levier d’embrayage tiré à fond ;
– serrez le levier de frein avant, assez fort, pour bloquer la moto ;
– lâchez très progressivement le levier d’embrayage (en le tenant avec la dernière phalange des trois doigts les plus longs, oubliez le petit doigt), millimètre par millimètre.

Point important : sur cet exercice et avec une moto « gros cube », il ne faut pas mettre de gaz.
Si vous donnez beaucoup d’accélération, vous risquez de faire ce qu’on appelle un « burn », la roue arrière va se mettre à patiner très vite et le pneu arrière va fumer. Le risque est que vous soyez surpris par ce phénomène et que vous ayez le mauvais réflexe de lâcher plus ou moins complètement le frein avant. La moto partirait alors d’un coup en avant sans que vous puissiez la retenir. Chute assurée, gros dommages matériels garantis et risque de blessures corporelles si vous partez avec elle.
Donc, aucune accélération !

A un moment, vous allez sentir la fourche de votre moto s’enfoncer, se comprimer.
Normal : au point de patinage, la roue arrière commence à tourner et pousse la moto vers l’avant. Mais comme vous bloquez la roue avant, la poussée s’exerce sur le seul élément mobile, la fourche.

Exception : les motos avec suspensions Telelever et Paralever, c’est-à-dire une bonne partie des motos BMW. Cette architecture particulière fait que, quand on relâche l’embrayage au point de patinage en bloquant la roue avant, on sent la moto monter sous soi, et non descendre.

Travaillez à maintenir ce point du lâcher d’embrayage, entre le moment où la fourche commence à s’enfoncer et le moment où le moteur cale.
Rassurez-vous, vous ne pouvez pas endommager quoi que ce soit.

Attention, ce moment peut être très peu sensible sur les motos de petite cylindrée (125 cc et moins).
La compression n’est en effet pas assez importante pour exercer une poussée sans accélération. Sur une moto « gros cube », ne mettez surtout pas d’accélération pendant cet exercice, la moto risque de vous échapper ! Sur un petit cube, essayez d’en mettre un peu, sans pour autant lâcher le frein avant. Je sais, c’est pas évident…

De même, si vous lâchez le levier très très lentement, la puissance est « diluée » et vous allez caler sans sentir la fourche s’enfoncer.

Il faut procéder par étapes, travailler à venir chercher le point de patinage rapidement, en un seul mouvement, sans caler.
Par contre, quand vous le tirez, faites-le lentement, progressivement.

Au départ, vous aurez tendance à faire l’inverse : lâcher tout doucement et tirer brutalement.
C’est en général par peur du calage. Comprenez que le calage n’est pas un problème, cela n’abîme pas la mécanique, vous n’allez pas perdre l’équilibre.
Si vous avez un petit gabarit, avec de courtes pattes, et que vous craignez de ne pas pouvoir tenir la moto, demandez à quelqu’un de se placer debout derrière la moto, les mains (gantées de préférence) prêtes à la retenir en cas de perte d’équilibre. D’une part, il est très facile de tenir la moto en se mettant derrière dans l’axe. D’autre part, la personne y sera en sécurité. Ne lui demandez pas de se placer devant la moto, il y a risque de l’embarquer si vous vous ratez.

Si vous calez… ce n’est pas un souci !
Débrayez à fond et relancez immédiatement le moteur au démarreur. Pas la peine de repasser au point mort, vous pouvez parfaitement démarrer le moteur avec le premier rapport engagé, tant que vous restez en roue libre et que la béquille latérale n’est pas dépliée.

Soignez votre regard !
Au début, vous allez regarder vos mains, votre tableau de bord. Apprenez à sentir le point de patinage, à sentir la fourche qui se comprime, en regardant loin à l’horizon droit devant vous. Regardez droit devant vous à hauteur d’homme.

Accessoirement, la maîtrise du point de patinage sert aussi à pouvoir changer de rapport à l’arrêt…

* * *

Une fois que vous avez acquis une bonne sensibilité du point de patinage, entraînez-vous à le garder, à maintenir votre moto juste au point de patinage.

D’abord en ligne droite, avec le même exercice que ci-dessus, mais sans bloquer la moto, sans agir sur le frein avant.
Dès que la moto avance de 2 cm, on reprend l’embrayage, mais sans jamais débrayer entièrement. Contentez-vous de tirer le levier sur un centimètre, cela suffit. La boule en bout de levier ne doit pas bouger de plus d’un centimètre.
Il faut bien comprendre que dès que vous êtes « en dessous » du point de patinage, vous êtes déjà en roue libre. Pas besoin de tirer le levier à fond.

Ensuite, quand c’est bien acquis, essayez de faire avancer la moto sur 10 ou 20 mètres, le plus lentement possible, sans caler.
Vous vous apercevrez rapidement que c’est possible, mais très délicat.
Il est très utile, voire nécessaire, d’ajouter de l’accélération.

Travaillez à garder une accélération stable.
A l’arrêt, sur le point mort, travaillez à ne jamais couper les gaz et garder un régime moteur entre 1.500 et 3.000 tr/minute.
Il est très difficile de garder un régime moteur parfaitement stable. Ce n’est pas grave : il s’agit de rester dans une plage, de ne jamais couper les gaz sans pour autant trop solliciter le moteur.

Ne montez pas au-delà de 3.000 tours !
D’abord, c’est inutile, l’exercice est d’apprendre à garder une accélération stable, pas une forte accélération.
Ensuite, c’est dommageable pour la mécanique. En roue libre, pas de souci. Mais si vous lâchez le levier d’embrayage au point de patinage, plus vous mettrez de régime moteur, plus les disques vont frictionner fort, et plus ils vont s’user prématurément.
Enfin, c’est dangereux. Si par malheur, vous lâchez le levier d’embrayage brutalement, la moto risque de partir toute seule, voire de démarrer en wheeling avec la roue avant qui se lève.

Ensuite, combinaison des deux commandes d’embrayage et d’accélérateur pour sentir que le point de patinage devient plus sensible.

Entraînez-vous sur le même principe à avancer en ligne droite, sur le point de patinage, avec du gaz.
Pas besoin de faire hurler le moteur, un régime compris entre 2.000 et 3.000 tours/minute suffit.
Il ne faut pas accélérer de plus en plus fort, cela ne sert à rien et risque de vous faire partir trop vite.
Et il ne faut surtout pas couper l’accélération quand vous allez sentir la moto bouger. C’est un réflexe naturel de débutant qui a peur de partir trop fort, de lever la roue avant, de chuter…

Entraînez-vous sur sol plat, en démarrant tout doucement, très progressivement, à maintenir une accélération stable tout en démarrant.
Vous observerez que plus vous mettez d’accélération, plus le point de patinage devient sensible, précis et donc plus facile à conserver.

Enfin, quand vous êtes à l’aise, ajoutez le frein arrière.
Ce point est particulièrement délicat : la coordination des trois commandes d’embrayage, d’accélérateur et de frein arrière s’avère souvent difficile à acquérir.

Beaucoup de débutants ne comprennent pas l’utilité de freiner en même temps que l’on accélère, cela leur paraît antinomique.
C’est souvent dû au fait que beaucoup viennent de la voiture où il n’est pas possible – ou tout au moins pas conseillé – de freiner et accélérer en même temps, du moins avec le frein principal au pied. C’est pourtant bien ce qu’on fait dans les démarrages en côte avec frein à main.

Au départ, vous serez tenté de tout faire à l’embrayage, avec seulement le point de patinage d’embrayage.

Pourquoi freiner ? Pour se ralentir, à l’évidence. Pouvoir rouler vraiment TRES lentement. Si vous ne freinez pas, vous aurez du mal à descendre en-dessous de 5 km/h car à la moindre sollicitation de l’embrayage, la moto reprend de la vitesse et met longtemps à la perdre puisque vous êtes en roue libre.

Pourquoi freiner de l’arrière seulement ? Parce que cela permet de ralentir sans gêner la maniabilité de la moto. Le frein avant présente deux inconvénients : il est souvent trop puissant (ce qui est gênant à très basse vitesse, on veut juste ralentir, pas s’arrêter) et surtout, il provoque mécaniquement une compression de la fourche, un transfert de masse, un changement de l’assiette de la moto qui va perturber son équilibre.

Pourquoi accélérer ? Pour quatre raisons :
1- Garder du gaz évite de caler, même si vous vous loupez sur l’embrayage ;
2- Monter le régime moteur entraîne de l’effet gyroscopique (masses en mouvement dans le moteur) et améliore l’équilibre ;
3- Augmenter le régime moteur rend le point de patinage d’embrayage plus précis, plus facile à gérer ;
4- Cela vous procure une troisième possibilité de gérer l’allure, de doser la vitesse de la moto, en plus de l’embrayage et du frein AR.

Il est VRAIMENT important de savoir combiner les trois commandes, en gérant constamment et à la fois le point de patinage, les gaz et le frein arrière.

* * *

Travaillez d’abord en ligne droite, pour rouler le plus lentement possible, sans caler ni mettre de pied à terre.

En général, au début, vous avez tendance à vouloir aller « trop » vite pour assurer votre équilibre.
Si vous avez un complice, demandez-lui de marcher à côté de votre moto, à 5 km/h (vitesse normale de marche), et tâcher de ne pas le dépasser.

Pensez à tout, PTAR :
1. Position, pieds collés à la moto, genoux serrés, épaules et coudes détendus, tête droite ;
2. Trajectoire, en ligne droite ;
3. Allure, mettre bien du gaz et à appuyer constamment sur le frein arrière,
4. Regard, regarder droit devant vous.

Sur tous ces exercices, il est important de sentir sa moto, sentir ses réactions, sans la regarder, sans la voir.
Pour ne pas la regarder, fixez votre regard toujours droit devant vous, à hauteur d’homme, à l’horizon.
Pour la sentir, posez vos pieds correctement sur les repose-pieds, collés au cadre, sans écarter les pointes de pied, et surtout SERREZ LES GENOUX ! 

* * *

Si vous êtes plusieurs motards, faites des courses de lenteur.

Un exemple de course de lenteur en relais lors d’un concours de police motocycliste aux Etats-Unis.
Voyez comme le premier tremble des genoux parce qu’il ne les serre pas assez, le deuxième va trop vite car il n’emploie pas le frein arrière et le troisième met le pied au sol parce qu’il regarde juste devant sa roue.

* * *

En résumé, il s’agit de savoir :

  • sentir et gérer le point de patinage de l’embrayage,
  • conserver une accélération stable,
  • garder un ralentissement constant avec le frein arrière.

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* * *

Pour savoir si vous êtes vraiment au point, facile…
Il s’agit de savoir rouler hyper lentement, sans perdre l’équilibre, sans quitter une planche (ou un trait de peinture au sol) de 15 cm de large et de 5 m de long.

* * *

Une fois que la maîtrise de l’embrayage est acquise, passez au deuxième savoir-faire : le freinage.
Pour cela,  lisez l’article « Savoir freiner à moto (et en scooter)« .
Pour travailler le troisième savoir-faire sur l’inclinaison, lisez l’article « Incliner à basse vitesse« .

  36 comments for “Maîtriser son embrayage

  1. Vincent
    1 novembre 2015 at 09:51

    Bonjour,

    Les vidéos sont très intéressantes pour visualiser les explications écrites. Ma question concerne le rôle des petits coups à gauche et à droite donnés au guidon pour tenir l’équilibre à vitesse lente semble-t-il et qu’on voit bien dans la première vidéo. Y a-t-il des conseils ou des règles en la matière ? Vraiment utile ou peut-on quand même avancer à vitesse très lente avec le guidon constamment dans l’axe de la direction à suivre ?

    • FlatFab
      1 novembre 2015 at 14:16

      Pas de règle. Oui, c’est utile pour conserver l’équilibre à très basse vitesse. En-dessous de 2-3 km/h, garder la roue avant droite favorise la perte d’équilibre. Essayez et vous verrez.

  2. Abhradan
    24 juin 2015 at 12:26

    Hello! Merci pour ces explications et conseils précieux.
    Je roule en Suzuki GS500F (2005 – 30.000 km) et on vient de changer le kit de chaîne en garage de la marque.
    Malgré cet entretien , quand je passe du point mort en première – ET que le moteur est bien chaud – il continue à se produire chaque fois une sorte de choc.
    = Comme un déplacement assez brutal de pièces mécaniques au moment où le moteur embraie sur la roue.
    Cela ne se produit pas « à froid », ni pendant les premiers km…
    —En utilisant le point de patinage et en montant en tours (entre 3 et 4000 tours), je parviens à supprimer ce « choc » et le passage en première se fait alors en douceur.
    >>>Peut-être est-ce la solution: jouer sur le point de patinage à chaque démarrage, mais comme je crains d’endommager la boîte de vitesse, pourriez-vous me dire si je suis dans le bon?
    Merci encore. Abrhadan

    • FlatFab
      24 juin 2015 at 21:24

      Aucun risque d’abîmer la boîte de vitesses… du moins pas plus qu’elle ne l’est déjà.
      Le changement de kit-chaîne n’a rien à voir, il s’agit de la transmission secondaire, alors que le « choc » au passage du premier rapport indique un problème d’embrayage et/ou de boîte.

      • Abhradan
        25 juin 2015 at 07:28

        Merci pour la réponse.
        Au prochain entretien, je remettrai sur le tapis ce souci.
        En attendant, je vais peaufiner ma manière de donner des gaz au démarrage tout en jouant sur le point de patinage.
        A vous.

  3. louis
    14 juin 2015 at 19:43

    Bonjour à tous,

    une question d’embrayage: en ville avec mon twin 500, lors des virages à 90° j’ajuste souvent ma vitesse en débrayant un peu avant le virage. Un peu de roue libre donc et je ré-embraye au début du virage pour retrouver de la traction et j’accélère progressivement ,le tout sur le même rapport.

    Je me demande si cette utilisation de l’embrayage pour ajuster sa vitesse avant de tourner dans ce type de virages est une mauvaise habitude ?

    • FlatFab
      14 juin 2015 at 19:53

      Du tout.
      Je procède ainsi aussi.

  4. nad'
    1 juin 2015 at 12:19

    bonjour, je relis les techniques du demi_tour gauche au lent, mais mon appréhension me pose soucis.
    Je ne parviens pas toujours à le réussir. J’élargis et je ne sais pas ou poser le regard et cet embrayage….
    Alors que pour le côté droit nickel. Je suis en plein doute, je continue ou j’arrête.

    • FlatFab
      3 juin 2015 at 17:56

      Si ça passe à droite, y a pas de raison d’arrêter la préparation…
      Le regard doit se fixer sur la porte de piquets que tu veux aller chercher.
      Pour l’embrayage, un point fondamental est de bien mettre les gaz D’ABORD et de commencer à relâcher l’embrayage en douceur APRES, en gardant du gaz.

  5. struddel
    23 octobre 2014 at 22:17

    Je pense avoir compris une de mes erreurs en circu après avoir lu l’article, merci !

    A un moment, j’arrive sur un rond point, je rétrograde en 1ère pour aller lentement car je vois des véhicules arriver sur le rond point sans trop savoir si elles vont continuer ou pas (on a du mal avec le clignotant dans les ronds-points en France… surtout avec celui qui indique la sortie…), et voyant que la personne prend la sortie d’avant (sans mettre son cligno, donc !!), je me décide à réaccélérer de façon franche, et je relâche l’embrayage d’un coup….

    Ni une ni deux, la moto part en wheeling dans le rond-point sur quelques mètres avec une belle frayeur, heureusement, en rappuyant sur le levier d’embrayage, j’ai pu maîtriser la machine et repartir sans chute, mais j’ai cru finir dans le décor !

    J’ai essayé de comprendre mon erreur après coup sans trop piger, en fait pour moi, relâcher l’embrayage trop vite en 1ère fait simplement caler le moteur… mais je pense que j’ai donné trop d’accélération d’un coup alors que j’avais déjà repris mon point de patinage, assez pour ne pas caler et aller directement sur le couple avec poignée d’accélération à fond puisque dans ma tête je voulais repartir franchement dans le rond point.

    Note pour plus tard : ne jamais monter trop haut en régime tant que je ne suis pas COMPLÈTEMENT embrayé.

    Pour ma défense, c’était mon premier test en circu et je n’ai jamais conduit de voiture ^^

  6. Motarde en doute
    8 juin 2014 at 22:58

    Au secours !
    Comment l’embrayage doit il être réglé pour le lent ….?
    Le matin de mon jour d’examen plateau alors que nous nous entrenions une dernière fois avant de passer le plateau l’après -midi , Impossible de faire le lent je l’ai fait 10 fois sans jamais atteindre le couloir mon problème étant que si je bougeais à peine ma main de l’embrayage (donc involontairement) la moto faisait un accoud vers l’avant et me faisait louper les cônes ou elle calait tout dépend si je relâchait ou serrait… Après avoir échangé ma moto avec l’autre fille avec laquelle je m’en trainais c’était ok j’y arrivais l’embrayage étant plus doux…par contre ce que je ne m’explique pas c’est pourquoi elle elle y arrivait avec les deux motos sans trop de différence et mon moniteur pensait que celle avec laquelle j’étais en difficulté était la mieu réglée pour l’examen…..? J’étais très stressée mais quand même ….. Donc d’après vous l’embrayage doit être doux ou nerveux ? Et pourquoi l’autre fille y arrivait est-ce que ça peut être une question de grandeur de main ? …… Mon moniteur pense que c’est des impression . Bouhhhh …….ai finalement pût négocier de prendre la moto réglée comme je préfère , mais j’ai tout de même loupé mon plateau…trop trop trop stressée sur le lent et mauvaise trajectoire des le début …. Mais j’ai besoin de comprendre de doute sur l’embrayage…

    • FlatFab
      9 juin 2014 at 00:21

      La réaction de la moto dépend du réglage de la garde de l’embrayage. Cette dernière influe sur la situation du point de patinage, qui peut être plus ou moins proche de la position complètement débrayée, et permet donc d’adapter la réaction du levier à la taille de la main du conducteur.
      C’est un réglage très important pour se sentir à l’aise sur une moto, surtout pour le maniement à allure lente.
      Si tu as de petites mains, il faut vraiment demander à ton moniteur de régler la garde d’embrayage pour toi. S’il ne sait pas le faire, va demander à un motard expérimenté ou à un mécano moto de t’expliquer et te montrer comment faire.

      • Motarde en doute
        9 juin 2014 at 11:03

        Merci pour ta réponse . Juste pour être sûr : est-il possible de garder sa main immobile sur l’embrayage pendant le lent ? Un léger mouvement ne devrait pas donner des accoups en avant ou si ?

        En ce qui concerne nos moniteurs on en a trois deux qui ne veulent pas qu’on touche à l’embrayage et un autre qui y touche mais sans trop savoir j’ai l’impression + des crossmans qui s’entraînent pour l’examen actuellement et qui de ce que j’ai entendu touche beaucoup aux réglages ….

        • FlatFab
          9 juin 2014 at 12:30

          Je m’inquiète un peu de te lire.
          Evidemment qu’il faut garder les doigts sur le levier d’embrayage pendant le parcours à allure lente ! Comment veux-tu maintenir le point de patinage sinon ?
          Et accessoirement, tu t’entraînes pour apprendre à bien maîtriser ta machine afin de conduire en sécurité et accessoirement de réussir un examen. Pas pour faire plaisir à tes formateurs. S’ils sont assez incompétents pour refuser de régler les commandes et notamment l’embrayage, passe outre.

          • Motarde en doute
            9 juin 2014 at 20:39

            Je t’ai mal expliqué : je sais que je dois garder mon embrayage sur le point de patinage, mais ce qui m’est arrivé c’est que le fait que je tremblais un peu stressée ce jours là faisait que je n’arrivais pas à IMMOBILISER ma main gauche sur l’embrayage. Alors qu’avec l’autre moto sans garder ma main gauche immobile ça restait gérable . Est-il logique que l’embrayage de la première moto soit aussi sensible ? Mon moniteur me disait de garder ma main immobile.

            L’autre fille avait des mains plus grande que moi, pouvait-elle bloquer la poignée d’une certaine manière …..

            • FlatFab
              12 juin 2014 at 15:32

              Quand tu parles de ta « main gauche », tu parles de la paume de ta main ou de tes doigts ?

              • Motarde en doute
                12 juin 2014 at 21:14

                Mes doigts….

                • FlatFab
                  16 juin 2014 at 00:12

                  OK.
                  Dans ce cas, oui, il faut essayer de garder le point de patinage stable, constant. Donc dans l’idéal, les doigts ne doivent pas bouger, ou à peine.
                  Ce qui est probable, c’est qu’avec la première moto, la garde d’embrayage était plus courte, le point de patinage plus éloigné sur la course du levier d’embrayage, tu le tenais donc du bout des doigts, et la pression du levier rendait difficile le fait de le garder constant.
                  Avec des mains plus grandes, des doigts plus longs, cela ne posait pas de problème.
                  Avec de petites mains, il faut rapprocher le point de patinage en augmentant la garde, afin que tu puisses tenir le levier juste à la limite entre la première et la deuxième phalange des trois plus longs doigts.

                  • Motarde en doute
                    16 juin 2014 at 19:56

                    Super merci beaucoup pour l’explication et depuis je suis passée dans un magasin de moto et ils m’ont montré comment régler la garde

  7. Momo
    16 avril 2014 at 17:53

    Bonjour,

    Merco pour l’article et cet excellent site que je consulte souvent. J’ai une petite question concernant la boite de vitesse. Je maitrise plutot bien le point de patinage ainsi que les vitesses etc. Je suis débutant et j’ai une nouvelle moto MT07 bicylindre donc. Vu que je suis débutant, je maitrise mais pas toujours. Des fois mes gestes sont un peu maladroits, je mexplique:

    Il m’arrive de souvent de passer par erreur au point mort lorsque je passe de la 1ere a la 2eme. et du coup je fais hurler le moteur, mais ca dure une fraction de seconde, je me rattrape direct. Pareil lorsque je retrograde, des fois il marrive de tomber par erreur au point mort.

    Autre chose, il m’arrive moins souvent, de mal tirer l’embrayage lors d’un changement de vitesse, du coup j’entend la boite qui fait un bruit pas terrible, mais c’est tres rare.

    Ma question est : est ce que ces deux situations, bien qu’elles soient rares, peuvent endommager le moteur ou la boite de vitesse ? Je précise tout de même que je ne force pas du tout sur la moto, jai effectué mon rodage en ne dépassant pas les 5000km (parfois quelques pics a 6000 lors de dépassement). C’est juste que ma maladresse lors de passage de vitesse m’inquiète car j’ai peur de l’abimer.

    Merci de m’avoir lu !

  8. Michel
    29 décembre 2013 at 18:40

    Ayant recommencé la moto à 50 ans et n’ayant pas eu le besoin de passer le permis pour celle-ci, je suis régulièrement le regard sur différents articles et particulièrement sur ce site qui me parait très enrichissant, Maintenant ces quelques années de pratique passées m’on permit de pratiquer à je pense un juste niveau afin de garantir ma sécurité. C qui me désole amèrement vis à vis des commentaires c’est des prétendants motocyclistes ne reçoivent pas les conseils et mesures nécessaires par des moniteurs agrées afin qu’ils puissent en toute quiétude profiter du plaisir de la moto.

    les avares de communication ne méritent pas le respect.
    Très respectueusement.

    Michel

  9. Sebastien
    23 décembre 2013 at 00:14

    Bonsoir,

    Ben si j’avais vu votre site plus tôt…. J’étais en train de passer mon permis moto…manque de bol mon code s’est périmé en octobre… Je redémarre en janvier dans une autre ME (car les cours à 6 pour un moniteur qui change tout le temps et qui t’engueule car tu n’arrives pas à faire comme les autres qui réussissent).
    Bref je pense que je vais penser à plus utiliser les genoux pour tenir sur la moto. Car ce que je faisais, je m’appuyais trop le guidon. Et ce qui se passait c’est que dans les exercices à basse vitesse, quand je freinais un peu trop la moto s’arrêtait net avec un accoue et ma main glissait sur l’accélérateur. Une chance que je tenais mon embrayage chaque fois sinon..XD… Je ne sais pas si je suis clair.
    Enfin merci pour tous ces conseils.

    • Olga
      24 décembre 2013 at 14:27

      Salut à tous
      Sébastien, je ne vois pas comment ta main peut glisser sur l’accélérateur..?
      Sur le lent de toutes façons, en dehors des 2 arrêts obligatoires bien sûr, tu peux tout faire sans toucher au frein. Moi je ne jouais qu’avec l’embrayage. Au début j’ai essayé en utilisant le frein arrière parce que je voyais d’autres le faire, mais paradoxalement ils allaient souvent beaucoup trop vite.
      Je précise que j’ai passé mon permis sur le nouveau plateau, mais que j’ai commencé sur l’ancien, avec le slalom super serré… ça m’a bien entraînée, et le nouveau m’a paru super facile en comparaison – hormis l’arrêt et le redémarrage en demi-tour, qui m’ont donné un peu de fil à retordre.
      Encore merci FlatFab pour ton super site!

  10. Thomas
    20 décembre 2013 at 11:51

    Bonjour Flatfab et merci sincèrement pour tous ces articles très instructifs.

    J’ai une petite question concernant l’embrayage, sur une sensation bizarres que j’ai avec ma première moto (Honda CBF), et que j’avais aussi avec celles de la moto-école (Kawa ER6) : parfois (surtout arrêté aux feux rouges), en ayant bien veillé à débrayer à fond, j’ai l’impression que la commande de boite bouge dans le vide et j’ai beau la monter ou la descendre avec le pied, mais il me difficile de retrouver le point-mort ou d’enclencher une vitesse. Il suffit alors que je relâche un peu l’embrayage, sans même atteindre le point de patinage, puis que je re-débraye à nouveau pour que tout rentre dans l’ordre.

    Est-ce quelque chose de normal, une mauvaise manipulation de ma part, ou le signe d’un problème de la moto ? Merci d’avance de m’éclairer à ce sujet.

    • FlatFab
      20 décembre 2013 at 14:08

      Difficile d’être affirmatif à 100%, mais de ce que je comprends à travers ton message, ce n’est pas grave.
      Quand tu es à l’arrêt et débrayé, la boîte de vitesses n’est entraînée par rien, ni en amont (moteur), ni en aval (roue). Les rapports passent difficilement et en général, tu ne peux changer qu’un seul rapport. Si tu veux monter ou descendre de plus d’un rapport, il te faut relâcher le levier d’embrayage au point de patinage, mettre la boîte légèrement en prise pour faire « passer » le changement de rapport.

      Sauf que si tu t’arrêtes en 2e ou en 1e, il te suffit d’un seul changement de rapport pour revenir au point mort.
      Si tu te bagarres avec ton sélecteur à l’arrêt, c’est que tu t’arrêtes en 3e ou 4e, n’est-ce pas ?

      • Thomas
        20 décembre 2013 at 16:49

        Merci beaucoup pour cette explication : je pense que tu as précisément mis le doigt sur mon problème… Effectivement, à la moto-école, je me bagarrais avec mon sélecteur après le freinage d’urgence ou l’évitement (donc un arrêt en 3ème). Si ça m’arrive à présent sur la route, c’est peut-être lié au fait que j’oublierais de rétrograder avant de m’arrêter aux feux, et il s’agirait-là d’un défaut que j’avais aussi quand j’étais jeune automobiliste mais que j’ai corrigé par la suite (en tout cas en voiture). Je ferai donc bien attention à rétrograder lors des mes arrêts à moto, et voir si le problème se reproduit.

  11. nadine
    29 septembre 2013 at 14:41

    bonjour, que de richesses d’informations sur votre site. Je suis entrain de passer mon permis A mais instructeur ne me donne quasi aucune informations ( ex:plateau: pour le lent il ne m’a pas indiqué qu’il ne fallait pas utiliser le frein avant résultat chute à plusieurs reprises, freinage d’urgence idem, pour la conduite en circulation il ne m’a rien dit…) . Je doute actuellement si je suis en capacité de le passer. J’ai repassé mon code pour accéder à un vieux rêve qui devient galère.

    • desmars
      15 novembre 2013 at 21:58

      Oui merci
      je passe mon permis et j ai du mal voir beaucoup de mal avec le demi tour;chute pratiquement a chaque fois;je me décourage…..
      mais vos conseils très détailler vont m être tees très utile!!!!

    • Axel
      30 novembre 2013 at 15:55

      Pareil pour moi !

      Merci Fabien pour tous ces conseils qui comblent les lacunes de certains moniteurs. Le mien ne m’avait pas du tout parlé de mettre les gaz. « Patine comme en voiture » était son conseil. Je conduis des diesels ; pas besoin d’accélerer pour patiner… Pour le frein, j’avais eu l’intuition de son importance, mais je calais très souvent quand je frenais, ce qui se soldait parfois par une chute. Et le mono : « Tu pourrais faire un peu plus attention à la moto ! Ça se voit que c’est pas la tienne. » Super…

      Ce site est une mine d’or. Merci pour tous ces efforts.

  12. Damiano
    12 juillet 2013 at 16:53

    Bonjour, je serai encore un autre qui ne fait qu’apprendre de votre site, Bravo! Ma question sera divisé en deux. Le point commun étant l’embrayage. En tant qu’info importante, j’ai une BMW R1100RT.
    Première question: vous vous en parlez légèrement sur votre article, quand vous parlez de « chat crevé » (très drôle) et dans mon concessionnaire, me suggèrent vivement de ne pas jouer avec. Si bien mes intentions sont de maitriser les ralenties et l’équilibre, j’ai du mal à mesurer, par manque d’expérience et connaissance, jusqu’à quel point ces embrayages sont sensibles ou fragiles.
    Seconde question: certes vous vous en parlez dans un autre article et il possible que je n’ai pas tout compris, mais je parle des différentes étapes lors de la prise d’une courbe ou un virage. Dans ce article il est dit qu’il est recommandé de réduire d’une vitesse (notamment lors d’une courbe) afin d’agrandir la prise de la roue arrière et mieux amortir le mouvement. Mon problème, concernant l’embrayage, est que j’ai l’impression que en roulant par exemple à 90 ou 100, si j’effectue le retro-gradage, l’embrayage va se prendre un coup important, même si je maintien les régime afin d’éviter la perte de vitesse. Je ne parle pas de la technique en elle même que j’ai déjà essayé en partie (mise en place de la moto sur la route, recherche des points visuels, contre-bracage, etc.), mais de ce qui peut se passer avec ce fameux embrayage qui a posé des problèmes sur ces modèles et qui semble être particulièrement sensible. Avant j’avais une jap et je ne me pose pas ce type des questions, mais là…
    Auriez-vous des recommandation de votre part à ce sujet?
    Merci.

    • FlatFab
      20 juillet 2013 at 01:06

      1. Ils ne sont pas si fragiles.
      L’important est de ne pas insister trop longtemps en maintenant l’embrayage au point de patinage avec un régime moteur élevé, genre plus de 5.000 tr/min. Là, on peut « flinguer » un embrayage en moins de 30 minutes.
      Je travaille au point de patinage très régulièrement, notamment quand j’encadre des cours ou des stages. Ma moto approche les 100.000 km et l’embrayage mono-disque à sec reste celui d’origine.
      Quand on « fume » un embrayage, ça se sent, ça sent vraiment très fort, on le sait.

      2. Il est vrai que l’embrayage mono-disque à sec des BM engendre un à-coup de frein moteur plus puissant que sur un embrayage multi-disques en bain d’huile.
      Cela peut être gommé d’abord par une manipulation à la fois décomposée et ferme du sélecteur de rapports et de l’embrayage, puis par la maîtrise du rétrogradage avec coup de gaz.
      Surtout, ne pas lâcher le levier d’embrayage brutalement, mais de façon progressive à partir du point de patinage.
      Commencer par lire Ne pas faire craquer la boite de vitesses.

  13. laurent du 29 Sud
    2 août 2012 at 22:24

    Bel article comme d’habitude.
    J’ai adoré l’expression « courses de lenteur ».
    C’est très imagé et je visualise très bien la scène.
    A l’inverse des gars du Joe Bar team, une philosophie qui me plait bien.
    J’essaierai les exercices.
    Cordialement

  14. Peter
    27 juillet 2012 at 02:43

    Bonjour, et tout d’abord merci pour votre travail ; les choses auraient été bien plus difficiles si j’avais dû m’en remettre à la seule formation dispensée en école de conduite.

    Je débute sur une ER-5, un bicylindre donc (non bridé), et je suis confronté à un premier problème concernant les virages en ville, type carrefour lorsque le feu est au vert et que le passage est possible sans céder aucune priorité.

    Le problème que je rencontre est le suivant :
    En prenant le virage sur le second rapport, le moteur tousse, semble être sur le point de caler, la remise de gaz est laborieuse.
    En rétrogradant avant le virage pour être sur le premier rapport, la moto chasse (j’imagine que la roue arrière reçoit trop de puissance, et je ne peux pas freiner au préalable car un automobiliste me colle au train), et j’aborde le virage trop lentement comme s’il s’agissait d’un demi-tour au plateau.
    J’ai essayé de passer en seconde, en débrayant légèrement, et ça me semble plus propre : l’allure reste linéraire, il n’y a pas d’à-coup, la remise des gaz est progressive… En revanche j’ignore si c’est vraiment académique comme façon de faire ! Quel est votre avis ?
    En vous remerciant !

    • FlatFab
      27 juillet 2012 at 02:47

      Il n’y a pas d’académisme en la matière…
      Un virage serré en ville peut tout à fait se prendre en deuxième débrayée, en roue libre ou sur le point de patinage, avec éventuellement du frein arrière si on arrive un peu vite.
      En sortie de virage, afin d’éviter de caler, il sera préférable de garder une légère accélération mise dans le virage avant de lâcher très progressivement l’embrayage.

      • gerard
        8 juin 2014 at 08:05

        Bonjour
        bravo et merci pour tout ces précieux conseils , je passe mon permis en ce moment et je vais avoir 60 ans , j’en suis a six heures de plateaux et franchement je galère pour le lent et les demi tours , le reste ça va la moto est plus stable a plus grande vitesse, mais dans le demi tours j’ai peur de tomber et résultats je tombe, mon moniteur me dit de rester dans l’axe de la moto , mais je vois aussi que certain on plutôt tendance a rester perpendiculaire a la route , pour faire contrepoids en quelque sorte selon vous quel est la meilleure technique, du moins pour un papy comme moi lol qui fait 1 m78 et 85 kilos , et qui a tellement envie de l’avoir ce foutu permis .
        merci a vous

        • FlatFab
          9 juin 2014 at 00:04

          Mes conseils pour le parcours lent de l’examen sont dans cet article : Conseils pour les parcours plateau à allure lente.
          Concernant la position, pour faire contrepoids, il est préférable de sortir les épaules vers l’extérieur et d’appuyer sur le pied extérieur, pour rester en effet perpendiculaire au sol.

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