Le choix de la première moto est toujours un grand moment d’hésitation. On entre dans le monde moto, sans obligatoirement une connaissance approfondie de tous les modèles. Du coup, la plupart des débutants fonctionne soit au coup de coeur, soit par défaut financier, sans prendre en compte ce qui devrait être la première préoccupation : rester en vie.

Première publication en mai 2007.
Article mis à jour en avril 2019.

Résumé

Cet article propose des explications détaillées, les plus exhaustives possibles, sur les différents critères rationnels de choix d’une première moto « gros cube » pour les permis A2. Il s’adresse aux débutant(e)s qui privilégient une conduite de sécurité sur route ouverte.

Mes articles sont une chose, les commentaires et les questions des motards internautes en sont une autre, et pas moins intéressante.
Après (ou avant) avoir lu cet article, si vous avez une question ou si vous voulez en savoir plus, n’oubliez pas de lire tous les commentaires et mes réponses qui figurent en bas de page : ils sont souvent intéressants, pertinents et répondront à la plupart de vos interrogations.

Conseil

Si vous découvrez totalement le monde de la moto, avant de lire cet article, merci de lire d’abord :

Choisir entre scooter et moto

Les différents types de motos

Bien acheter une moto d’occasion

Une GT comme première moto ?

Pourquoi faire de la moto ?

Introduction

Pour une liste de modèles conseillés, lire l’article Les motos pour débutant(e)s

Précision liminaire : au départ, je ne voulais pas rédiger d’article sur des motos, en tout cas pas des essais.
Je ne suis pas essayeur professionnel et je ne veux pas retirer le pain de la bouche de la presse moto, dont c’est la vocation première.
En plus, j’ai mon propre cahier des charges bien particulier, mes attentes, ma façon de conduire… une appréciation ne pourrait être que subjective.

Il n’en reste pas moins que le choix de la moto à choisir pour débuter reste une des interrogations majeures des néophytes.
Il ne se passe pas une semaine sur les forums sans qu’un(e) jeune permis vienne demander des idées de moto pour débuter.

C’est dans cette optique de « service à rendre » à ceux qui en savent le moins sur le sujet que j’ai élaboré cet article, avec l’approche de responsabilité (voire de prudence) qui guide ma pratique moto.
Cela plaira ou non, mon but n’est pas de faire plaisir à tout le monde, mais de conseiller ceux qui partagent ma vision de la pratique moto.
Les autres, allez vous pignoler sur Crazymoto, ça me fera des vacances…

* * *

Précautions de base

Compatibilité juridique

Vérifiez ce que vous pouvez vous permettre d’acheter et surtout ce que vous avez le droit de conduire !
Notamment pour pouvoir l’assurer.

Cela peut paraître évident, mais hélas, l’expérience prouve que tout le monde n’a pas la même notion de l’évidence…

Critères techniques

Vérifiez bien les critères techniques de la catégorie de moto que vous avez le droit de conduire.
Pour cela, lisez l’article Les nouvelles catégories de motos.

Un exemple simple : j’ai eu sur ce site le témoignage d’un jeune homme qui a acheté une Z750 alors qu’il est en permis A2, qui l’a faite brider chez Kawasaki et qui s’est retrouvé tout con quand la préfecture a refusé de l’immatriculer.
Hé oui, une Z750 n’est pas éligible au A2 puisque sa puissance d’origine dépasse les 95 chevaux…
Oui, le concessionnaire aurait dû mieux le renseigner, le motard s’est fait entuber.
Mais la preuve que ça arrive !
C’est à vous de vous informer.
Personne ne le fera à votre place !

Assurance

Vérifiez ce que la moto de vos rêves va vous coûter en assurance.

J’hallucine toujours de voir de jeunes motards acheter une bécane sans même savoir s’ils peuvent l’assurer ou non ! Avant d’acheter, on se renseigne auprès de son assureur, on fait des devis, on fait jouer la concurrence…
Et on lit Bien choisir son assurance moto, bien évidemment !

Ne faites pas comme tant de jeunes crétins qui achètent la moto d’abord, se rendent compte ensuite que ça va leur coûter une blinde en assurance et essaient de trouver tous les trucs pour payer moins cher.

Non, ce n’est pas une bonne idée de s’assurer au tiers sur une toute première moto !
Vous allez sans doute la faire tomber, tout seul, sans tiers impliqué, et si vous n’êtes pas couvert en « tous dommages » (tous risques), vous n’aurez que vos yeux pour pleurer.

Non, ce n’est pas une bonne idée que d’assurer la moto au nom de votre paternel (ou de la daronne) !
Tout d’abord, vous devrez quand même être inscrit en conducteur secondaire : en cas d’accident, si jamais vous n’êtes pas déclaré comme conducteur (principal ou secondaire), la franchise « prêt du guidon » va être salée et certains assureurs peuvent même refuser d’indemniser.
Ensuite, comme vous n’êtes pas le conducteur principal, vous n’accumulez pas d’historique, pas de bonus.
Un jour ou l’autre, il faudra bien vous assurer à votre nom et là, vous serez considéré comme « jeune conducteur ».

Budget

Vérifiez que vous avez bien le budget pour tout, en comptant large !

Si ce n’est déjà fait, achetez d’abord un équipement motard de protection complet et de qualité.
Pour en savoir plus, lisez les articles
Réfléchir à son premier équipement motard
Choisir son équipement motard

Prévoyez ensuite le coût de l’assurance.

Comptez ensuite le coût d’achat, en prévoyant les frais connexes : frais de « mise en circulation » par le concessionnaire, immatriculation (carte grise), options, accessoires moto (bagagerie, antivol), équipements divers et variés qui chiffrent vite…

Restera au final ce que vous pourrez mettre dans la moto elle-même.

* * *

Règle numéro un :

Prenez une moto d’occasion !

Choisir une moto d’occasion comme première monture représente tout d’abord (le plus souvent) une économie à l’achat.

Précision à toutes fins utiles : une moto d’occasion n’est pas forcément une bouse infâme !

Il faut savoir qu’une moto perd 10% de sa valeur à la seconde où elle sort de chez le concessionnaire. Vous pourrez trouver des motos d’occasion avec seulement 2.000 ou 5.000 km.

Ne négligez pas non plus les « véhicules de direction », les motos de démonstration, les véhicules de collaborateurs… Vous pouvez trouver une moto récente et en super état pour 20 à 30% de moins que le prix neuf, ce qui se ressent directement sur la prime d’assurance.

Par ailleurs, beaucoup de motards débutants, pas toujours au top des connaissances mécaniques, « flippent » à l’idée de prendre une moto kilométrée, avec plus de 10.000 ou 20.000 km au compteur.
Encore une fois, un « gros » kilométrage n’implique pas nécessairement une moto à l’agonie !

Je préfère largement une moto de 40.000 ou 50.000 km qui a roulé régulièrement et a été bien entretenue, avec des consommables neufs ou récents, voire des organes changés, plutôt qu’une bécane de 10.000 ou 15.000 km conduite par un motard négligent, où tous les consommables sont en fin de vie, avec une grosse révision à venir et des organes fatigués. La première sera non seulement moins chère à l’achat, mais en plus elle occasionnera moins de frais à court terme.

Cela dit…
En fonction de la saison, des modèles, des promos, de l’état du marché moto, il arrive de trouver des motos neuves, en stock chez les concessionnaires, dernier modèle ou du millésime précédent, parfois moins cher que des occasions récentes.

L’argument d’économie sur le coût d’achat n’est donc pas toujours vrai, du moins pour des modèles récents et peu kilométrés.
Il demeure bien sûr valable si vous prenez une moto de plus de deux ou trois ans, surtout si elle a plus de 20.000 à 30.000 km.

Mais il ne faut pas penser qu’au coût d’achat direct.

Une moto d’occase coûte aussi moins cher à réparer.
En tant que débutant, vous avez de fortes chances de vous rétamer à un moment ou à un autre au cours de vos premiers mois ou premières années de pratique. Je ne vous le souhaite pas, bien sûr, et si ça doit arriver, je croise les doigts pour que la casse ne soit que matérielle ou au pire, sans gravité, sans séquelles.

Mais il faut aussi rester réaliste : même si c’est à l’arrêt ou à faible vitesse, même si vous vous en tirez bien, il y a une grosse probabilité que votre engin chéri se retrouve étalé sur le bitume. Et quand vous verrez le prix des réparations sur une moto pour la remettre à neuf, vous comprendrez votre douleur !
Alors que si elle est d’occase, vous aurez moins mal au cœur de la garder un poil abîmée ou de la réparer avec des pièces d’occasion. Et si dans le pire des cas, les dégâts sont tels qu’il faut la benner à la casse, vous ne perdrez pas trop de sous pour en racheter une autre.

N’oubliez pas que si vous tombez de vous-même (sans tiers impliqué), comme cela peut arriver assez souvent aux débutants, vous vous prendrez forcément un malus d’assurance.
Sur une petite prime d’une moto d’occase, c’est juste pas sympa. Sur la cotisation astronomique d’une sportive flambant neuve de l’année, cela risque tout simplement de vous obliger à arrêter de rouler.

Une moto d’occase, parce que moins valorisante, plus kilométrée, est aussi moins prisée.
Vous risquez moins de vous faire voler une moto d’occasion (sauf pour les modèles les plus prisés).

Une moto d’occase coûte moins cher à assurer.
Le kilométrage ne compte pas, mais c’est la date de mise en circulation qui joue : plus la moto est âgée, plus elle décote, moins elle coûte en assurance.
Dans le même registre, sachez qu’une moto de plus de dix ans coûte 50% moins cher en frais d’immatriculation (taxe de carte grise), même si elle n’est pas assurée en véhicule de collection.
Encore une petite économie !

Une moto d’occase décote moins.
Vous êtes motard débutant, vous allez sans doute changer de moto assez rapidement.
On garde sa première moto entre quelques mois et deux ans, parfois trois. Soit parce qu’on se rend compte que finalement, la moto n’est pas notre truc. Soit parce qu’on réalise que ce type de moto ou ce modèle n’est pas ce qui nous convient. Soit parce qu’on a envie d’essayer autre chose. Soit parce qu’on progresse, qu’on a envie d’aller plus loin, de prendre plus gros, plus puissant, plus confortable…

Bref, vous allez changer.
Et dans ce cas, il est probable que vous allez revendre votre moto.
Sur une moto neuve, vous perdrez beaucoup. Avec une moto d’occase, vous perdrez aussi, mais moins.

Le choix de la moto d’occasion pour commencer, c’est bien sûr la voix de la raison.
Mais cela servira aussi votre passion.

Vous pourrez sans doute choisir une moto qui vous plaira, même un peu âgée, même un peu kilométrée, car le tarif ne sera pas un obstacle (ou beaucoup moins).
L’argent économisé sur l’achat, l’entretien et la prime d’assurance vous permettra d’investir dans un bon équipement motard, des pneus neufs ou encore des cadeaux pour votre entourage !

Argument à double tranchant, la moto sera déjà rodée.
D’un côté, c’est dommage de ne pas faire la moto à votre main.
Mais de l’autre, vous évitez une corvée, surtout que votre inexpérience n’aide pas toujours à bien manier la moto dès le début.

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Première règle bis :

Oubliez les sportives !

quelles qu’elles soient, à part les 250 et 300 cm3…

Qu’il s’agisse de supersport (entre 600 et 1000 cc), hypersport (1000 cc et plus) ou GT-sport (sportives routières moins radicales), ces motos demandent de l’expérience afin d’éviter la gamelle dans le meilleur des cas, voire l’hôpital ou pire.

En tout état de cause, le montant de l’assurance sera prohibitif pour les jeunes permis (plus de 1.500 euros de prime d’assurance par an, même au tiers, en fonction des régions et du profil), à supposer même que l’assureur accepte de vous couvrir…

L’argument vaut pour les roadsters sportifs dont le moteur et la position n’ont rien à envier aux supersports.
Donc non, un Z750 ou Z800 (au hasard…) n’est pas une bonne idée pour débuter !
D’ailleurs, ces modèles sont interdits en catégorie A2.

Je sais, c’est frustrant.
Beaucoup de motards viennent à la moto attirés par les « motos de course », la vitesse, le mythe du MotoGP, la recherche de sensations qu’ils pensent liées aux sportives…

Mais réfléchissez un peu et rappelez-vous vos débuts à vélo. Dans votre enfance, vous avez commencé avec un tricycle et pas un vélo de course, non ?
En moto, c’est pareil, on ne prend pas tout de suite la moto la plus puissante, la plus casse-gueule.
On débute petit, modeste, et on monte en puissance progressivement.

Par ailleurs, à tout hasard, je vous rappelle que votre permis de conduire A2 est censé vous avoir appris à conduire une moto… sur route !
Or une sportive, c’est fait pour rouler sur un circuit. Les techniques de pilotage ne sont pas du tout les mêmes.
Si vous voulez apprendre à piloter sportivement, allez sur piste.
L’expérience du circuit ne vous servira que peu pour la route, et vice-versa.

Ne croyez pas non plus que votre pratique de la voiture ou du scooter vous aidera à survivre.
Quand j’entends un futur motard (scooteriste mais même pas encore titulaire du permis A, même pas commencé les leçons…) ne jurer que par la R1 ou l’Hayabusa, alors que non seulement il ne connaît rien, mais qu’en plus, il est père de deux jeunes enfants, cela me met les nerfs en pelote !
La conduite à moto, ça n’a rien à voir avec les autres véhicules.

Vous pouvez bien sûr faire le coq et prétendre devenir tout de suite le successeur de Valentino Rossi.
Cela va vous coûter très cher en pognon (achat, assurance, entretien, réparations) et vous risquez de finir assez vite à l’hôpital, voire entre quatre planches.
En espérant que vous ne tuerez pas quelqu’un d’autre dans vos conneries…
Si vous devez crever, merci de le faire dans votre coin, vite et sans bavures !
Je n’ai pas envie que mes impôts servent à payer des mois de soins intensifs à un blaireau qui finira de toute façon à peine plus décérébré qu’il l’était déjà avant.

Il reste vivement déconseillé de commencer avec une sportive ou un roadster sportif de grosse cylindrée (plus de 500 cc).
Ce n’est pas qu’une question d’assurance et de prix.

Les sportives modernes donnent une fausse impression de facilité : basses, légères, elles se révèlent très maniables, faciles à emmener très haut très vite (en ligne droite) et avec un freinage surpuissant.
Même un débutant peut avoir l’impression de conduire comme un champion, ça tombe bien, c’est ce que veulent les services marketing des constructeurs. Sauf que « rouler vite » n’est pas synonyme de « savoir conduire ».

Un chimpanzé pourrait rouler à 200 km/h en moto en ligne droite !
Il suffit de tourner la poignée et de monter les rapports. Cela ne demande aucune compétence, ne prouve aucune qualité.
Jusqu’au jour où l’humain motard débutant se trouve confronté à une situation imprévue, une bonne grosse difficulté sur laquelle il arrive trop vite, pas le temps de réagir ou alors pas de bien réagir…

Les « grosses » motos sont peut-être valorisantes, mais très accidentogènes. En débutant avec une 125 cc (voire une 50 cc) pour continuer sur une 500 cc, puis une 600/650 cc, on apprend progressivement à maîtriser la vitesse, le poids, le freinage, la tenue de route, le duo…

* * *

Restez lucide !

Débuter modestement, apprendre peu à peu, c’est s’assurer de pouvoir pratiquer sa passion pendant de longues années.
Rappelez-vous ce proverbe : il y a des motards fous, il y a des vieux motards, il n’y a pas de vieux motards fous.

Il n’y a plus de « mauvaise » moto dans la production actuelle. C’est le pilote qui fait la différence.
L’expérience permet de maîtriser la puissance et de l’utiliser à bon escient. Or la puissance n’est rien sans maîtrise. Quand vous aurez « de la bouteille » en moto, vous vous apercevrez que la performance d’un motard sur route, surtout en virages, relève à 80% de sa compétence de pilotage. La moto ne compte que pour 20%.

Ne croyez pas qu’une moto puissante fait de vous un motard rapide. Elle fera juste de vous un bon donneur d’organes potentiel. 
Pensez d’ailleurs à demander votre carte auprès de l’ADOT ou de la fondation Greffe de Vie !

Comptez six mois d’apprentissage et/ou 5.000 à 10.000 kilomètres pour commencer à prendre en main votre machine 125 cc ou 500 cc.
Comptez deux ans de pratique (variée, dans toutes les conditions et sur des parcours différents) et / ou 20.000 km pour vraiment acquérir une bonne première expérience.
Entre deux, vous aurez déjà pu changer, passer de 125 cc à 500 cc, d’une 500 à une 600 cc de moins de 80 cv.
Lire Savoir si on est un motard débutant (ou pas)

Et croyez-moi, j’applique à moi-même ces principes : ce n’est qu’après 300.000 km d’expérience que je suis passé sur une moto de 106 ch !
Ma première moto faisait 54 ch (je l’ai gardée dix mois), j’ai changé pour une 73 ch (trois ans), puis une 85 ch (cinq ans), enfin une 106 ch (six ans).
Ce n’est qu’en 2016, après 15 ans de moto et plus de 500.000 km parcourus que j’ai eu ma première moto de plus de 106 ch.
Et j’en ai pourri de la supersport ou hypersport en « full power », conduite par des manches qui se prenaient pour des pilotes…

Attention, une fois acquise cette première expérience, vous allez prendre de l’assurance et vous croire invincible. C’est justement à ce moment qu’arrive le plus grand nombre d’accidents.

Rappel : plus de la moitié des tués et blessés à moto avaient moins de cinq ans de pratique et un tiers des accidentés corporels avait moins de deux ans d’expérience.

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Assumez le risque

Y a pas de mystère !
Si les primes d’assurance moto sont aussi élevées pour les motards débutants, c’est qu’ils concentrent tous les risques :

  • permis de moins de deux ans,
  • moins de 25 ans (donc immature),
  • homme (travaillé par la testostérone),
  • célibataire (pas d’attache),
  • souvent francilien (pas habitué aux virages) et/ou urbain (risques d’accident et de vol accrus),
  • qui veut une moto valorisante (risque de vol accru)…

Si vous ne voulez pas vous ruiner en assurance (de l’argent jeté par les fenêtres, qui ne vous rapportera rien), il faut changer au moins une des données de cette équation.

Vous ne pouvez pas changer de sexe (enfin, à vous de voir), vous n’êtes pas forcément pressé de vous marier et d’avoir des gosses, vous ne pouvez pas vieillir prématurément et votre boulot (ou vos études) vous empêche de déménager en Lozère.

En attendant d’avoir plus de 25 ans (voire 30) et de fonder une famille, la seule variable que vous maîtrisez est le choix de la moto.

La meilleure moto pour débuter sera celle qui donne du plaisir sans risque.

Les motos d’école en sont les meilleurs exemples : ce sont principalement des basiques, des roadsters, des trails, avec une cylindrée comprise entre 300 et 700 cc et une puissance de moins de 80 chevaux pour un poids inférieur à 200 kilos.

Ce sont des motos peu chères à l’entretien, qui ont fait leurs preuves en termes de fiabilité, à des prix raisonnables en neuf comme en occasion, économes en assurance. Autant d’argent économisé pour se payer un bon équipement motard.

Dernier avantage, non négligeable, elles se revendent facilement en occasion… à d’autres débutants.

Il est vrai que ce sont également des motos dont on se lasse souvent au bout d’une année, voire pour certains impatients au bout de quelques mois.
Mais au moins, elles auront permis de se faire la main et d’acquérir l’expérience indispensable avant de passer à la vitesse supérieure.

Note sur les motos d’école : tous les motards « gros cubes » français passent par une école moto et se créent leur première expérience sur une moto d’école. Avec bien souvent à la clef une déception. Passés les premiers instants de découverte, beaucoup trouvent ces motos fades, mollassonnes, pauvres en sensations.
N’oubliez pas que ces motos sont très souvent malmenées, « rincées », éprouvées par des années et des kilomètres d’utilisation dans des conditions particulières, très différentes d’un usage quotidien normal. De plus, elles sont à peu près toujours équipées de barres de protection en acier, qui pèsent très lourd (entre 10 et 20 kilos selon les modèles), qui alourdissent le train avant et pénalisent le rapport poids/puissance.
Une moto d’école débarrassée de ses barres de protection est transformée.
Si le sujet vous intéresse, lisez l’article Racheter une moto d’école ?

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Comment choisir sa première moto ?

Examinons d’abord les principales caractéristiques d’une moto.

La puissance

Inconvénient : avec une machine puissante, qui dispose d’un couple moteur plus important, la remise de gaz sur le mouillé est délicate.
La roue arrière se met à patiner, c’est gérable en ligne droite, mais la chute est probable en virage.

Avantage : une machine puissante permet des dépassements rapides, sur des distances plus faibles.
Les risques de collision avec les véhicules d’en face sont moins importants (à condition de ne pas céder à l’optimisme échevelé).
A contrario, une moto trop « molle » ne permet pas d’accélérer soudainement pour se dégager.

La puissance en elle-même est une chose, mais il faut aussi (et surtout) voir quand elle est disponible.
Une machine dont la puissance maximale et surtout le couple maximal se trouvent dans le dernier tiers de la plage d’utilisation (régime moteur) du moteur sera difficilement exploitable, en tout cas pas dans des conditions de sécurité.

Or les machines très puissantes sont en général dotées d’un moteur « pointu », avec peu de puissance et de couple à bas et moyens régimes.

Le poids

Au début, une moto lourde demandera de la force pour la maîtriser. La technique, la maîtrise du point d’équilibre viendra progressivement atténuer ce défaut. Mais la masse à ralentir sera toujours là.

Au delà de 220 kilos à vide, une moto n’est pas faite pour un débutant (à moins d’être taillé comme un bûcheron). Manœuvrer à l’arrêt ou à basse vitesse, garer sa moto, circuler dans les petites rues embouteillées devient pénible.

A l’inverse, plus elle est légère, plus il est nécessaire de se méfier car il faut quand même savoir la stopper. Son faible poids procure peu d’adhérence, ses freins vont bloquer plus facilement, ce sont des glissades assurées.
La répartition du poids influe sur la facilité de conduite.

Attention sur ce point aux trails (machines « mixtes », route et tout-terrain). Ils sont plus hauts car ils disposent d’une selle épaisse et de suspensions à grand débattement qui leur permettent de mieux encaisser les chocs, mais aussi parce que leur garde au sol est importante afin de franchir des obstacles. Leur centre de gravité est élevé et leur conduite requiert un peu plus d’attention.

Les trails restent une bonne catégorie de machines pour débuter car ils sont peu puissants mais coupleux, faciles à manier, légers, peu gourmands en carburant, confortables, avec une position de conduite droite qui permet de voir loin.
D’ailleurs, si vous avez débuté en 125, les trails sont une part importante de ce marché et vous en aurez (un peu) l’habitude.

Le rayon de braquage

Les trails, les roadsters, les routières et les scooters offrent un rayon de braquage plus court, donc une maniabilité importante en ville comme dans les enchaînements de virages.

Les sportives, les customs, les GT sont moins maniables.
Exception tout de même sur certains roadsters sportifs (Triumph Street et Speed Triple), qui braquent comme un 33 tonnes.

Le comportement routier

Chaque moto a ses particularités qui changent selon la vitesse et le type de terrain emprunté (ville, campagne, montagne).

Survireuse, la moto a tendance à accentuer le virage, elle plonge à l’intérieur, donc vers les usagers d’en face dans les virages à gauche et les ravins à droite…
Sous-vireuse, la moto a tendance à refuser le virage, elle s’écarte de la trajectoire idéale.
Neutre, la moto n’a aucune tendance prononcée.

De bons réglages de suspensions (et des suspensions et pneus en état) compensent un peu les défauts énoncés.

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Point particulier sur les motos A2

Depuis juin 2016, les nouveaux titulaires européens du permis moto disposent d’un permis A2 qui leur impose pendant deux ans une machine dont la puissance est inférieure ou égale à 35 kW, soit 47,5 ch.

Deux solutions s’imposent pour choisir sa moto avec le permis A2 :

  1. Choisir un modèle dont la puissance d’origine respecte la limitation légale
  2. Se tourner vers une machine bridée.
    Dans ce cas, le deux-roues ne doit pas dépasser 70 kW (ou 95,2 ch) avant / après débridage.

Choisir une moto bridée

Les motos et scooters bridés à 35 kW sont généralement étudiés pour conserver une bonne valeur de couple. Partie-cycle et freinage sont dimensionnés pour une plus grande puissance et offrent un meilleur niveau de sécurité.

Mais pour les petits budgets, faire brider un ancien modèle antérieur à 2012 (forcément en 34 ch) peut se révéler coûteux et compliqué.

Il faut tenir compte de l’architecture du moteur.
Un moteur 4-cylindres bridé manque cruellement de couple et donnera un comportement très « creux ».
Pour en savoir plus, lire « Choisir son moteur pour débuter« .

Il faut aussi éviter d’opter pour une machine « trop » puissante qui ne pourra pas légalement dépasser les 70 kW et sera toujours un peu bridée, donc difficile à revendre.

Avantages :

  • Machine plus valorisante
  • Couple favorisant les reprises
  • Pneus et suspensions de meilleures qualité
  • Confort d’assise et équipement supérieur
  • Revente plus aisée

Inconvénients :

  • Tarif plus élevé
  • Coût du débridage et du bridage
  • Plage d’utilisation du moteur limitée
  • Poids plus élevé.

Choisir une moto non bridée

La plupart des motos dont la puissance d’origine est inférieure à 35 kW sont des « petites » cylindrées de 250 à 500 cm3.

Avantages :

  • Coût d’achat modéré
  • Consommation moindre
  • Moto légère et maniable
  • Assurance moins chère
  • Montées en régimes sans limite

Inconvénients :

  • Confort limité
  • Reprises molles
  • Revente moins aisée
  • Peu adapté aux grands gabarits.

Pour en savoir plus, lire Choisir sa moto A2 bridée ou non.

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Selon le conducteur

Trouver la moto qu’il vous faut, c’est aussi répondre aux questions sur le conducteur : quelle expérience, quel type de conduite (prudent, fonceur, fou-fou), quel âge, quelle utilisation, quel gabarit ?

Age

Pour les « petits jeunes » (moins de 21 ans, voire de 25 ans), il vaut mieux rester dans la catégorie 500-600 cc pour toutes les raisons exposées plus haut.

Pour les débutants plus âgés, ceux qui viennent ou reviennent à la moto vers 40-50 ans, il peut être intéressant de s’orienter vers une moto avec beaucoup de couple (ce qui ne veut pas dire une grande puissance), donc une grosse cylindrée (de 800 à 1.000 cc).

L’âge aidant, on tourne – généralement – un peu moins la poignée, on cherche plus l’accélération que la vitesse pure.

Morphologie (taille et poids)

Chaque association de morphologie du binôme pilote-moto entraîne un choix obligatoirement différent.

Un essai avec une moto bien réglée à votre morphologie sera toujours la manière la plus juste de vérifier ce qui vous convient. Vous devez vous sentir bien sur la moto : position du guidon, du sélecteur, largeur de selle…

Taille

Une selle trop haute et/ou trop large occasionne un problème d’équilibre, surtout quand la moto est à l’arrêt.

Ne vous fiez pas aux hauteurs de selle constructeur qui sont fausses. En effet, elles donnent la distance de la parallèle à la selle au sol. La vraie hauteur de selle correspond à l’arc de selle qui va de son milieu au sol.
Pour les petits gabarits, il existe des solutions pour rabaisser la moto. Voir l’article « Adapter sa moto pour les petites tailles« .

La plupart des gens pensent avant tout au problème du motard ou de la motarde trop petit(e) par rapport à la moto de ses rêves.

Mais le problème se pose aussi pour les grands. Il est difficile pour les hommes de plus de 1,85 m de trouver une machine sur laquelle ils ne seront pas pliés, où ils n’auront pas mal au dos ou aux jambes au bout de quelques centaines de kilomètres. Au-delà de 1,90 m, il faut presque impérativement choisir une moto à position de conduite droite, et de préférence un trail haut de selle qui permettra de ne pas avoir les jambes complètement repliées. Pas facile si on n’apprécie pas ce type de machine.
Lire l’article « Une GT comme première moto ?« 

Si vous êtes trop grand par rapport à votre machine (les sportives sont de plus en plus compactes et s’adressent à des formats « jockey »), vous ne ferez pas correctement corps avec votre engin et l’environnement sera mal apprécié.

Poids

Attention à bien distinguer le poids « à sec », souvent mis en avant par les constructeurs (car plus faible), du poids « tous pleins faits ».
Ce dernier s’entend selon la mesure DIN, avec le plein de tous les fluides moteur et un réservoir de carburant rempli à 90%. Il peut y avoir 20 à 30 kilos de différence…

Outre le poids, le centre de gravité est une notion TRES importante à prendre en compte. Une moto de 350 kilos mais très basse (custom HD, par exemple) sera bien plus facile à gérer qu’une K1600GT de même poids mais plus haute, ou même qu’une moto plus légère mais beaucoup plus haute (grand trail routier).

Si vous roulez fréquemment en duo avec beaucoup de bagages, renseignez-vous également sur la charge admise.
La carte grise ou le livret renseigne sur la limite légale du poids total à ne pas dépasser. Le PTAC (Poids Total Autorisé en Charge), somme du poids du conducteur, du passager et des bagages, est une limite dynamique au-delà de laquelle la machine devient purement et simplement inconduisible.
Certaines motos supportent plus de poids que d’autres : plus elles sont lourdes au départ, plus elles peuvent embarquer de la charge.

Reste ensuite à s’accoutumer à l’ensemble.
Lire l’article « Rouler avec une moto chargée« .

Position de conduite

Des jambes trop repliées occasionnent des crampes et donc des réflexes moins rapides.
Une position trop courbée en avant donne vite mal au dos et fatigue les poignets (à basse vitesse, comme celle… légale).
Les pieds trop en arrière rendent le passage des vitesses très pénible.
Les pieds trop en avant entraînent une mauvaise sensation de tenue de route et vont mettre à mal votre colonne vertébrale.

Les petits gabarits (moins de 1,65 m, voire 1,60 m) devront choisir tout d’abord une moto qui permette de mettre pied à terre. La hauteur de selle de la moto est ici déterminante, même s’il reste toujours possible de la creuser en enlevant de la mousse.
Lire l’article « Adapter sa moto pour les petites tailles« .

Les « poids plume » devront choisir une moto facile à manœuvrer à l’arrêt. La différence de poids et de centre de gravité entre motos de même cylindrée (voire de même type) peut se ressentir douloureusement dans les manœuvres lentes.

Tempérament et caractère

Vous êtes plutôt fonceur, prudent, craintif ou foufou ?

Si vous êtes fonceur, impulsif, commencez une moto de faible puissance (moins de 70 chevaux) qui vous imposera ses limites afin de ne jamais vous faire surprendre.

Si vous êtes d’un tempérament calme, vous pouvez vous orienter vers une moto de puissance raisonnable (80 à 90 ch) mais de plus forte cylindrée (750 au lieu de 600, par exemple) que vous utiliserez sur une plage d’utilisation restreinte en passant rapidement les rapports afin de rouler sur le couple en cinquième ou sixième, et non dans les tours (qui demandent plus d’expérience).

* * *

Selon l’utilisation

Quel environnement ?

Ville, route, montagne ? Toute l’année ou été seulement ?

Il est important de considérer les kilomètres à effectuer et où ils seront réalisés. Vous pouvez considérer que les kilomètres de ville comptent le double des kilomètres sur route, en terme d’usure sur la moto.

En ville, une moto compacte et légère (jusqu’à 200 kg) vous avantagera par sa maniabilité. Sur route, une moto plus longue et lourde sera plus stable et plus confortable.

Pour la ville, la maniabilité et la nervosité comptent, pas la protection : une basique ou un roadster en version N (sans carénage) suffit. Une sportive en ville n’a aucun intérêt, à part si vous aimez avoir mal aux poignets. Pour la route, vous apprécierez la protection d’un carénage : routière ou roadster en version S.

Pour la montagne ou la campagne, il faut composer avec des routes parfois en mauvais état et de nombreux virages qui demandent une moto souple, confortable, nerveuse : trail ou supermotard.

Beaucoup utilisent leur moto en été. Votre choix de moto dépendra aussi d’une utilisation hivernale ou pas.
Le motard d’hiver sera sensible à la protection aérodynamique (bulle haute, tête de fourche, pare-mains, poignées chauffantes, etc.) à la différence du motard d’été qui au contraire cherchera à sentir le vent.

Seul ou à deux ?

Si vous envisagez d’emmener souvent un(e) passager(e) avec vous, considérez l’ergonomie de la place arrière : forme, longueur, inclinaison et épaisseur de la selle arrière, poignées de maintien, emplacement des repose-pieds passager…

Certaines motos sont des tortures pour un passager et 50 km deviennent vite douloureux à parcourir. C’est le cas de la plupart des sportives. Les trails et les routières sont mieux adaptées à cet usage. Attention aux roadsters, certains sont problématiques, notamment la Z750.

Sur l’aspect mécanique, emmener un passager demande de la puissance, mais surtout du couple au démarrage. Un moteur « pointu » (optimisé pour les hauts régimes) donnera une moto moins agréable à conduire avec un passager. Un moteur « coupleux » aura la reprise nécessaire pour transporter toute la charge : préférez les bicylindres en général et les cylindrées au dessus de 750 cc.

Pour en savoir plus sur la conduite à deux, lire l’article « Rouler à deux sans danger l’un pour l’autre« .

Neuf ou occasion ?

Le choix entre neuf et occasion se ramène souvent à une question de moyens.
Mais si votre budget n’est pas infini, comme pour la plupart des débutants, faites attention non seulement au prix d’achat de la moto, mais aussi aux coûts cachés : assurance notamment, entretien courant (chaîne), maintenance (révisions, coût des pièces), consommables (pneus, plaquettes de frein, filtres à air et à huile…).

Au bout du compte, la différence de coût entre une basique et une sportive s’avère pharaonique !

* * *

Le choix d’une basique

Il est recommandé de prendre une moto basique d’occasion comme première monture pour des raisons simples.

  • Prix d’achat : les basiques sont peu chères même en neuf, encore moins en occasion.
  • Faible coût d’assurance : ce sont des motos répandues, peu prisées par les voleurs, dont les pièces coûtent peu, avec une bonne accessibilité mécanique, qui se réparent facilement en cas d’accident.
  • Fiabilité : la plupart des motos basiques « de débutants » sont des modèles largement vendus qui ont fait leurs preuves.

Ce sont des motos en général en bon état à la revente (en fonction de leur kilométrage), surtout par rapport à des motos plus « pointues », sportives ou roadsters sportifs, qui peuvent avoir été malmenées (conduite sportive, stunt, circuit).

Si vous êtes tenté par une moto moins ordinaire, attention : une moto peu vendue, c’est aussi une moto avec des pièces en occasion plus rares, à l’entretien quelquefois plus onéreux et qui sera plus difficile à revendre.

* * *

Passion et goûts

Je mentionne volontairement ce critère en dernier, même s’il apparaît souvent comme le plus important.
Il faut choisir une moto qui vous plaise.
A vous, pas aux autres. 

Ne choisissez pas une moto pour frimer, par rapport aux autres.
C’est vous qui la conduisez et qui prenez les risques. Et quand vous êtes dessus, croyez-moi, vous ne la voyez pas. Choisissez la moto qui VOUS convient, qui vous va bien. Pas celle qui épatera les potes ou qui vous évitera de passer pour une lopette auprès de vos copains plus expérimentés.

Alors oui, comme vous l’entendrez (ou le lirez) souvent : « fais-toi plaisir ! »
Faites-vous plaisir avec une machine qui vous plaît, qui vous donne envie de monter dessus et de rouler.
Une moto qui vous plaît à vous tout seul personnellement, pour votre usage et par rapport à vos souhaits et capacités. Pas pour faire plaisir à vos copains motards ou pour essayer de donner de vous une certaine image !
Croyez-moi, la moto ne fait pas le motard…

La moto, c’est avant tout du plaisir et de la passion.
Mais que ce plaisir n’oublie pas les conditions énumérées ci-dessus.

Encore une fois, la bonne moto est celle qui vous donnera du plaisir sans risque.

* * *

Conclusion

Après (voire avant) le permis, déjà coûteux, on pense aussitôt à acheter une moto…
Et là, beaucoup sacrifient leur portefeuille.

Mais il ne faut pas oublier tous les autres coûts, plus ou moins cachés : l’assurance, l’entretien, les consommables, et surtout l’équipement de sécurité.
Un bon casque, des gants résistants, un blouson solide avec des protections, une paire de bottes, un pantalon étanche, une dorsale…
Tout cela coûte, même si on peut recourir au marché de l’occasion pour certains de ces équipements.

Il vaut mieux rogner sur le coût d’achat de la moto, mais ne surtout pas faire l’impasse sur la sécurité.
Vous pourrez facilement économiser quelques centaines d’euros sur le prix de la bécane en prenant un exemplaire un peu plus vieux ou avec 10.000 km de plus, ou un modèle moins prisé, ou en évitant de dilapider vos sous dans des trucs inutiles comme un pot non homologué, un casque réplica, un tour de roue carbone, des pneus sport…
Une moto, ça se remplace, pas un motard !

Pour des idées de modèles précis, lire l’article « Les motos pour débutant(e)s« .

Le saviez-vous ?

Passion Moto Sécurité est un site gratuit et bénévole.
Pour soutenir notre démarche d’information pour la sécurité routière des motards, vous pouvez nous aider (à partir de 1 euro ou juste en visionnant des publicités) grâce à la page Tipeee !
Pensez-y…
Merci d’avance !

* * *

Je me fais un « auto-commentaire ».

Il y a quelques temps, j’ai lu une réaction à cet article sur un forum extérieur. Le gars n’a pas été assez courageux pour laisser sa réaction ici, alors je la reprends car elle me semble digne d’intérêt.

Tout d’abord, sa présentation (j’ai laissé les fautes, pour faire plus vrai):

« je passe actuelement le permis moto (j’ai passé le plateau vendredi) et je passe bientot la conduite. Aprés des mois a m’extasier devant cbr, gex ou autres pur-sangs inaccesibles voila en gros si vous pouriez m’éclairer sur la premiére moto (en bridage 34cv 🙁 )… Pas de 125 svp ca ce traine j’aime pas mes motos écoles (des suz gs 500) ni les autres machines du genre cb 500« 

On devine à peu près le profil du gamin…
Un gars lui conseille mon article et voilà sa réaction après lecture.

« ??? c’est quoi l’article en mousse ?
-« (…) sans prendre en compte ce qui devrait être la première préoccupation : rester en vie. » : aprés on se demande pourquoi les motos font peur aux gens…
-bla bla bla pas taper dans les tours :question: a ton avis pourquoi j’achéte une moto ???
-« ne surtout pas commencer par une moto sportive » : aprés deux ans à passer tous mes weeks end sur des circuits avec des 125 cbr je pense étre moins dangereux sur une gsx-r (ce qui sera pas le cas avant un moment…) que tous ces ******* aveugles en 4×4 ou l’*bruti qui te double par la droite téléphone à la main…
 « 

Monsieur se prend donc un « king of the road », comme beaucoup (pas tous) de « p’tits cons » et autres « jeunes branleurs » (à prononcer avé l’accent du Midi), notamment parce qu’il a fait des ronds sur circuit.

Du haut de ma faible expérience du circuit et de ma longue expérience de la route, je peux juste dire que les deux n’ont rien à voir…
Content pour toi que tu t’éclates sur circuit, mais sais-tu que la plupart des pilotes professionnels ne roulent pas sur route ? Beaucoup n’ont même pas le permis moto…
Pourquoi ? Parce que c’est trop dangereux et parce qu’en bons professionnels, ils ne peuvent se permettre de foirer une saison à cause d’une bête blessure sur la route.

Je vais peut-être en faire bondir quelques-uns, mais à mes yeux de formateur de conduite, un débutant complet qui fait super attention est moins dangereux sur la route qu’un pilote amateur (mais sûr de lui) qui pense qu’il maîtrise comme un dieu.

Je suis bien certain que ce motard débutant sur route connaît sa moto sur le bout des doigts et qu’il sait bien la manier… sur circuit, c’est-à-dire de jour, sur un bitume parfait, sur un parcours qu’il connaît par cœur, entièrement sécurisé, avec personne en face, pas de voitures, pas de carrefours, pas de camions, pas de piétons, pas d’obstacles, pas de marquages glissants, pas de pièges, pas de trous ni de bosses…
Cela fait une toute petite différence.

On ne fait pas de concours de stouquette, je ne vais pas jouer à qui qu’a la plus grosse.
Je ne suis pas Rossi et je n’ai pas envie de l’être, je ne suis pas un dieu de la moto, je me débrouille sans plus. Je ne suis pas infaillible.
Mais j’ai parcouru plus de 800.000 km à moto et je suis toujours en vie et entier.

Tu achètes une moto pour passer ta vie à 10.000 tours et plus ? C’est bien, ça montre juste que tu n’as rien compris au film. Aujourd’hui, on ne peut plus conduire comme si on était seul sur la route. Même si toi, tu crois que tu roules « propre », y a trop de conducteurs comme toi (ou pire) qui se chargeront vite de te faire comprendre qu’il vaut mieux faire attention. Ce qui veut dire « anticiper »… et donc rouler moins vite.

La moto pour rouler vite et faire du bruit, c’est dépassé, c’est fini !

Maintenant, on a le droit de laisser faire la sélection naturelle. La plupart de ces jeunes coqs finissent à l’hôpital ou au cimetière dans les deux ans. Mais bien sûr, ce n’est jamais de leur faute…

1 924 thoughts on “Quelle moto pour débuter ?”
  1. Bonjour,
    Article très intéressant, bravo et merci c’est très complet et très instructif pour le novice que je suis.
    Ayant le permis depuis 1 an (passé en Polynésie donc directement A) et roulant en 125 (Brixton scrambler BX) depuis 2 ans tous les jours (mais 80% en ville), je compte acquérir cet été ma première « grosse cylindrée ». Ayant grandi dans une famille de motards, avec les BD Joe Bar Team, je suis un grand fan des néo-rétros ou modern-classics.
    A 40 piges et père de 3 enfants, je ne recherche pas la mort à 260 km/h et je ne joue pas ma virilité à la bécane que je chevauche 🙂
    Je fais 1,88m et 90kg et mon choix se porte plutôt du côté de chez Triumph en occasion (avec la Bonneville T100) ou de chez Royal Enfield avec du neuf (l’Interceptor 650 ou leur nouvelle Shotgun 650).
    Mon utilisation sera boulot-maison et balades (je suis dans le Morbihan, y a de quoi faire).
    Je suis preneur de votre avis !
    Merci d’avance

    1. Pas grand-chose à ajouter.
      Vous avez bien cerné votre profil, vos envies, vos goûts. Vous avez déjà de l’expérience en 125 et votre permis A vous permet de vous affranchir de la limite à 35 kW.
      Les trois modèles que vous avez pré-sélectionnés correspondent à votre cahier des charges.
      Je pense qu’avec votre gabarit physique, vous serez plus à l’aise sur une Bonnie T100.
      Il faut vraiment les essayer toutes les trois et vous faire votre propre opinion.

  2. Hello Fab, après avoir lu et relu tes conseils sur le choix de sa première moto post permis, je suis tombée sur une CB500X de 2019 dans la concession Honda où je fais entretenir ma 125 Shadow. Ils venaient de la recevoir. Elle a 13.000km, des pneus neufs, c’est cette concess qui l’a vendu et entretenu.

    Je n’avais pas encore les résultats de la circu. Comme elle m’intéressait beaucoup ils m’on proposé de faire un chèque pour la réserver mais en écrivant sur le bon de commande que celui-ci ne serait validé qu’après essai de la moto. Si elle ne me convient pas, ils me rendent mon chèque. Je suis déjà bien dessus. Je la ferais rabaisser pour plus de confort. Le bruit de moteur me plait infiniment plus que celui de la Z650 de l’école. Vu ce que tu m’en as dit dans une autre réponse et ce que le vendeur m’en a dit ce serait étonnant qu’elle ne convienne pas. Mais j’essaye quand même, on ne sait jamais. La concession est là où j’ai passé le permis et tourné partout avec mes enfants pour leur permis B. Je sais quel itinéraire prendre pour tester la route, la ville et des routes sinueuses sans risquer l’arrêt en terrain pentu. Je rentre chez moi des étoiles dans la tête et je découvre qu’entre temps le résultat est tombée. Reçue avec 25/27. Du coup essai mardi si la météo le permet. J’ai passé la circu par température négative mais je préfère éviter la glace sur le casque et les routes qui glissent avec une moto qui n’est pas à moi.

    Encore merci pour tous ces beaux articles !

  3. Bonjour à tous, tout d’abord merci pour votre article fort interessant. Je suis en passe de passer mon permis moto et suis donc à la recherche de ma première moto. J’ai 26 ans, 1’’75, 85Kg et souhaite m’orienter vers les trails. J’ai repéré une F850GS bridée A2, je l’ai donc essayé en concession et je dois dire que la position de conduite est très agréable. Mes 2 pieds touchent le sol, pas entièrement, mais largement pour être stable à l’arrêt. En duo, mais 2 pieds touchent intégralement le sol. L’usage sera urbain la semaine et balade en DUO les week-end. Je ne recherche pas la vitesse, ni les sensations, mais plutôt le confort, une position de conduite sécurisante et les balades en DUO.
    Que pensez-vous de cette F850 GS Adventure (bicylindre 4 temps, 35Kw, 47.5cv, selle extra basse) ? Merci !!

    1. Sur le papier, bonne moto pour débuter.

      Elle est toutefois haute de selle (875 mm d’origine, voire 890 mm avec la selle rallye) et avec un centre de gravité assez haut lui aussi.
      Avec vos 1,75 m, c’est vraiment juste. D’où la selle extra-basse (825 mm de hauteur de selle avec le châssis standard), je suppose, mais qui vous fait perdre beaucoup en confort d’assise.
      Vous devriez considérer l’option de surbaissement du châssis, qui ramène la hauteur de selle à 805 mm.
      Cela vous permettrait de prendre une selle basse (pas extra-basse), voire la selle standard.

      Mais le gros avantage de cette version reste sa grande autonomie, avec une jante avant à rayons de 21 pouces, ce qui en fait un excellent outil pour les voyages sur piste.
      Vu votre usage, ce n’est pas un critère majeur.
      Pourquoi alors ne pas préférer le F750GS ?
      Plus léger, plus bas, plus facile… C’est un excellent trail urbain et routier, avec une jante avant à bâtons de 19 pouces.
      Avec le même moteur, juste une cartographie d’injection différente qui le rend moins puissant en version « full » (en A2, c’est exactement pareil).
      Pour le coup, vous pourrez le prendre en châssis d’origine avec selle standard (815 mm), ce qui vous fera gagner en confort.

      Si vous faites du solo la semaine et du duo le week-end, il serait bon de le prendre avec l’option ESA afin de régler facilement les suspensions.
      Si la hauteur de selle diminue en duo, c’est que l’assiette de la moto s’affaisse vers l’arrière… ce qui déleste la roue avant et rend le phare avant trop haut, au risque d’éblouir les autres conducteurs.
      L’assiette de la moto doit rester la même en solo comme en duo, il faut juste surgonfler légèrement le pneu arrière.

  4. Bonjour,
    Je viens de lire votre article sur le choix d’une première moto avec beaucoup d’intérêt. Ma situation est un peu particulière, j’ai 56 ans, un permis voiture en poche depuis 1983, et à l’époque, en Belgique, on recevait automatiquement le permis pour tous les types de motos. Il se trouve que je n’ai jamais roulé en moto, par contre je totalise plus de deux millions de kms en voiture. Ces derniers temps, j’envisage d’essayer la moto, pour faire quelques balades autrement. Je pense faire un petit stage d’essai d’abord pour me rendre compte, mais j’avoue que j’ai un sentiment de danger sur nos routes en mauvais état, et avec des conducteurs de plus en plus agressifs en général. Si je me décide après cet essai, viendra alors effectivement l’achat. Un collègue et ami qui roule en Harley me recommande une Triumph Bonneville, mais je la trouve un peu lourde, avec un 900cc, par contre la puissance de 65CV est raisonnable. J’avoue hésiter avec une Honda CB500. Je ne suis moi même pas lourd: 68kg pour 1,75m. Si vous aviez un ou deux conseils supplémentaires?

    1. Bonjour Kips
      Je te conseille d’essayer les deux car les moteurs sont diamétralement opposés le philosophie aussi , la Honda c’est une moto classique ou tu « dois » monter dans les tours pour avoir des relances efficaces , la triumph c’est tous sur le couple ( le poids ne se ressent pas en roulant ), bon j’exagère un peu mais c’est pour te donner une idée
      Par contre même si tu as le Permis avant 89 je te conseils au moins une dizaines d’heures d’apprentissage ce que tu payera avant tu l’économisera après en ne devant par réparer ta monture ou te soigner !
      V Longue route a toi

      1. Merci Geralt pour la réponse. Il est clair que si je me décide je prendrai effectivement quelques heures de cours pratique. Merci pour les infos sur le fait de devoir monter dans les tours avec la Honda.

    2. Sur le choix de la moto…

      Si vous trouvez les routes en mauvais état et les autres conducteurs agressifs, il vaut mieux privilégier une machine moderne, bien suspendue (plutôt un trail), bien éclairée devant et derrière (éventuellement avec des feux additionnels), avec un freinage performant.
      Si vous mettez l’accent sur vous-même, avec une conduite apaisée, on sera plutôt sur une néo-rétro.
      Les deux peuvent se combiner avec une néo-rétro aux composants très modernes, éventuellement en améliorant l’éclairage et les suspensions, en privilégiant un équipement motard bien visible (pas noir).

      La Triumph 900 Bonneville T100 est un bon choix.
      Elle sort 55 chevaux maximum pour la version 2017-2021 et 65 ch pour la toute dernière version (2021), qui retrouve ainsi la même puissance que la version précédente (avant 2016), elle aussi appelée T100 mais avec un moteur 865 cc…

      La Honda CB 500 reste un (excellent) classique pour débuter, mais tout dépend de quelle version vous parlez car cette appellation existe depuis 1993.
      La dernière version date de 2013, avec de légères améliorations depuis, déclinée en trois éditions : F pour le roadster, X pour le trail, R pour la « sportive » (plutôt routière).
      Moteur natif A2, donc 48 chevaux maxi.

      Peu de différence donc sur la puissance.
      Mais grosse différence de couple, quasi du simple au double (4,5 mkg max à 6500 tr/min pour la CB500, contre 8,2 mkg max à 3750 tr/min pour la T100), alors que la Bonneville pèse 40 kg de plus.
      Côté partie-cycle, fourche de même diamètre et de même débattement, freinage simple disque de diamètre quasi identique avec ABS dans les deux cas.

      Dans tous les cas, quel que soit votre choix de moto et même si vous n’avez administrativement pas de contrainte sur la catégorie de moto… il faut vraiment vous considérer comme un grand débutant.
      Vos deux millions de kilomètres en voiture ne vous serviront pas à grand-chose, vous vous en apercevrez très vite.
      Un simple « petit stage d’essai » ne suffira pas à lui seul.
      Vous n’avez JAMAIS roulé à moto !
      Il faut suivre une vraie formation, juste sans avoir la pression de l’examen du permis…

      Je vous conseille de lire Commencer la moto tard ou reprendre après des années.

      1. Grand merci pour cette réponse très documentée. Et tout à fait d’accord sur le fait que mon expérience voiture ne compte pas beaucoup pour rouler en moto. Effectivement, mon intention, si le stage me donne envie, est de passer par quelques heures de pratique dans une école. Je suis très conscient qu’il serait suicidaire de me lancer sur la route en me disant que j’ai le permis… donc je sais rouler. A mon âge, le but est avant tout de ma balader tranquillement, me faire plaisir.
        Je vais aussi lire l’article recommandé.

      2. La conduite d’une moto n’a rien à voir avec celle d’une voiture, je suis bien d’accord. Il faut donc absolument que Kips bénéficie d’une formation rigoureuse avant de se lancer à moto sur les routes. Il faut que je sois très clair là dessus, vu ce qui va suivre.
        Je ne suis en revanche pas du tout d’accord avec ton affirmation selon laquelle « Vos deux millions de kilomètres en voiture ne vous serviront pas à grand-chose ». L’expérience de Kips au volant d’une voiture lui permettra au contraire d’éviter bien des pièges que la route tend sans distinction à tous les jeunes conducteurs, motards ou non.

        1. C’est un grand sujet de débat, mais je maintiens mon affirmation.

          L’expérience de conduite en voiture confère certes une connaissance de l’environnement routier qui est utile, bien sûr.
          Mais à part ça, cela ne sert pas à grand-chose. Je n’ai pas dit « à rien », j’ai dit « à pas grand-chose ».

          Evidemment, le maniement du véhicule (les commandes) n’a rien à voir entre voiture et moto.
          Mais aussi les règles de placement sur la chaussée, la gestion de l’équilibre et de l’adhérence, la façon de négocier les virages, la façon de traiter les intersections…
          La différence de réactions du véhicule, la gestion de l’inclinaison, la réaction à l’effet centrifuge, les phénomènes de tangage avant-arrière à cause des transferts de masse…
          L’absence de carrosserie, de pare-brise, d’essuie-glaces, de chauffage, d’antibuée, de climatisation, de dégivrage, d’isolation thermique et phonique…
          La moindre qualité de l’éclairage (avant et surtout arrière) et de la rétrovision…
          La moindre visibilité et la moindre saillance visuelle (détectabilité)…

          Basiquement, si tu conduis à moto comme en voiture, tu ne vas pas faire long feu.

          1. FlatFab, je suis totalement d’accord avec votre raisonnement, et parfaitement conscient de l’énorme différence entre 4 roues et 2 roues. Je dois tout apprendre sur la moto, ce sera un nouveau défi pour moi, voire un challenge, pour utiliser l’anglais qui s’invite de plus en plus dans notre langue pourtant riche en vocabulaire. Je pense avoir trouvé un endroit pas trop loin de chez moi pour un premier essai sur route fermée lors d’une journée découverte de la moto. Il y a aussi une école très proche, donc je prendrai les heures de cours nécessaires et indispensables. Je n’ai par ailleurs rien à prouver, et j’irai progressivement. Le but est de me faire plaisir en toute sécurité. Et si je me décide au final à un achat, avant de passer directement à une Bonneville, je commencerai plus modestement. J’ai vu une Mash Five Hundred, qui est une 400c pas trop puissante et pas trop lourde qui me semble bien sympa pour commencer. Enfin, au pire, si à l’issue des essais je renonce pour l’une ou l’autre raison, j’aurai au moins appris, sans doute, à mieux comprendre les deux roues quand je me déplace en voiture.

              1. Hello Kips , je te déconseille fortement la Mash pas pour sa puissance suffisante pour commencer, mais a cause de sa fiabilité et du fait que tu va avoir dur a la revendre!
                Je te conseille a ce niveau plutôt une royal enfield ou une 250 /300 d’occasion même voir une suzuki 500 gs en bon état ou équivalent

                1. Bonjour Geralt,
                  Merci pour le conseil. Effectivement, en faisant quelques recherches, il me semble que la Mash n’a pas une excellente réputation de fiabilité.
                  Pourquoi pas en effet une Royal Enfield, je vais voir ce que je trouve. Ce sera pour après l’hiver de toute façon. En attendant, je viens de m’inscrire pour un petit stage d’essai, en novembre, et il est prévu d’essayer différents modèles.

                  1. Je ne voulais pas casser du sucre sur le dos de Mash, mais effectivement, il y a souvent des soucis mécaniques / électriques…

                    Dans le même genre et un peu mieux, voir chez Brixton ou Bluroc (ex-Bullitt) ou Orcal.
                    Avec plus de budget, l’idéal (en termes de fiabilité) reste une néo-rétro japonaise, comme la Yamaha XSR 700 ou la toute nouvelle Kawasaki Z650RS.
                    Ou (encore plus cher), une européenne comme la Moto Guzzi V7 III 750 cc.

                    Si le poids est un souci, on oublie les néo-rétros et on part sur un roadster japonais d’occasion de petite cylindrée comme la Honda CB 250/300.

          2. Bonjour FlatFab,
            Je lis cet article à rebours pour essayer de mettre un peu de raison dans l’achat de ma première moto.
            Mon profil : 39 ans, habitant du semi-rural, 2 ans et demi de 125 pour 11 000 km, permis A2 obtenu il y a une semaine. Et permis B il y a 20 ans.
            Parce que la trajectoire de tout ça n’a en vérité pas grand chose de raisonnable, je suis pour acheter une street twin. Je n’ai pas besoin d’un 900cc pour aller travailler, mais d’un 500 non plus…
            Le marché étant ce qu’il est et la saison « haute » les occasions sont très cotées. L’occasion très récente (1000km) sort dans le meilleurs des cas au prix du neuf une fois bridé / « mis en service » (250€ chez les concess triumph !) et immatriculé. Les modèles plus anciens (2016-2018) entre 10 et 20 K km s’en sortent à 2000€-2500€ de moins Parfois avec les pneus d’origine, parfois proche d’un gros entretien « (au coût elevé mais transparent chez triumph), avec potentiellement des pièces à changer.
            Le plus raisonnable serait d’attendre l’hiver et un possible accroissement de l’offre, mais je perdrais probablement aussi un peu sur la revente de ma 125, qui continuera de rouler et d’être assurée.
            Le raisonnement que je suis en train de construire consiste à me dire qu’il n’est pas forcément déconnant au point de vue tranquillité et financier d’acheter un véhicule toujours sous garantie, que je revendrai dans deux ans à moins de 15000 km et peu de consommables remplacés. s’il n’a pas fini dans un talus d’ici là.

            Car pour avoir essayé la Street twin concession la semaine dernière, je confirme qu’il y a un monde avec la CB 500 du permis A2 (et un continent avec la 125). Je me suis même dit que des trucs aussi marrants devraient être interdits. Sachant qu’on est sur un roadster « pépère » bridé.
            Tout ça pour rejoindre la remarque ci-dessus sur la faible valeur contribution de l’expérience de la route en voiture, qui pour moi à néanmoins valeur de la conscience des risques avec les années. Je souscris complètement à tous les éléments spécifiques à la conduite moto qui restent à acquérir : « les règles de placement sur la chaussée, la gestion de l’équilibre et de l’adhérence, la façon de négocier les virages, la façon de traiter les intersections…
            La différence de réactions du véhicule, la gestion de l’inclinaison, la réaction à l’effet centrifuge, les phénomènes de tangage avant-arrière à cause des transferts de masse… » MAIS je constate que c’est autant d’éléments qui sont restés absents de la formation initiale A2 ne serait-ce qu’à l’état d’introduction. Concrètement j’ai appris pendant 20 h à passer entre des plots et des piquets, puis à faire des angles morts exagérés dans les ronds points. J’exagère à peine le trait !

            1. Deux éléments bien distincts dans votre témoignage, dont je vous remercie :
              1- une interrogation économique sur l’opportunité d’achat, le choix entre neuf et occasion, occasion « ancienne » ou occase récente…
              2- un constat sur la mauvaise qualité de votre formation initiale, axée de façon très « scolaire » sur la préparation d’un examen bien précis, et non sur la maîtrise globale de la machine en circulation sur route.

              Sur le premier point, la réponse vous appartient, en fonction de votre budget et de vos moyens.

              Sur le second point, presque tous les motards partagent votre constat.
              Ce site existe en bonne partie pour cela.
              Je vous conseille la lecture des articles de la rubrique Mieux conduire.
              Et si possible d’effectuer une ou plusieurs formations post-permis moto.

    3. je conseillerai de commencer plus modestement, en raison de ceci:
      « Dans le cas d’un corps en translation, de masse m et de vitesse v, l’énergie cinétique Ec est proportionnelle à la masse du corps et au carré de sa vitesse, soit la relation :
      https://www.larousse.fr/encyclopedie/data/formules/ENERGCIN10.gif
      c’est à dire commencer par une moto légère….et qui ne va pas vite.
      la conduite moto n’a rien à voir avec la voiture, dans un cas tu as 4 roues (meilleurs adhérences en tenue de route et freinage, et un équilibre!), dans le second que 2 roues, pas d’airbag ni carrosserie.
      j’ai repris la moto après 24 ans d’arrêt, avec une EL250, et déjà à l’achat j’ai demandé au vendeur de la ramener chez moi, pas question de prendre les grands axes avec.
      les premiers tours de roues, j’ai passé les 6 vitesses sur 200m, à à peine 50 km, petit demis tours sur un rond point, et franchement je n’en menais pas large.
      je n’ai cependant pas repris de leçons de conduite, comme dit dans le lien « commencer la moto tard ou reprendre après des années » j’avais à l’époque, jeune, passer le permis « gros cube » dit A3 à l’époque. Également le fait que je conduis tous les jours en voiture depuis, avec de nombreux déplacements professionnelles sur toute la France.
      Mais je suis un cas particulier, le plus gros cube que j’avais conduis, 30 ans auparavant, c’était une 600cc de 47CV, avant 250, 125, et 50 à vitesses. Et au bout d’à peine 1 ans sur cette 600 j’ai eu un accident relativement grave.
      Je suis donc remonter sur une moto, 24 ans après avec un « blocage psychologique »: je ne voulais pas dépasser un véhicule de 600cc, voir 500CC. Également le fait que je trouvais ridicule de rouler avec une moto équipé d’un moteur de bagnole, pour transporter une seule personne (pas écologique, et pas économique).
      Dés que je me suis trouvé « à l’aise » avec ce 250cc de 27CV, c’est à dire au bout de 3 mois et 3000km, je suis passé sur une 500 de 52CV….et j’ai roulé comme ça pendant 7 ans et 45000KM, puis 7000km sur une 600 trail de 47CV. Seulement au bout de 8 ans, j’ai réussis à me « débloquer » pour passer le pas sur un « gros cube » de près de 1000cc et 111CV.
      La route fut longue pour passer le cap, et franchement seulement 2 ans sur une « A2 » me parait léger avant de passer en « full », 5 ans me paraitrait un minimum!
      Alors passer directement en « Full » en partant de rien…Avec un engin de 200Kg ou plus c’est prendre beaucoup de risque.
      Mais bon, ce n’est que mon avis.

      1. Bonjour,

        En effet, le poids est un élément qui m’inquiète aussi. Pour le moment, je n’en suis qu’à la réflexion. Quand je résume un peu ce que j’ai reçu comme infos, conseils, et ce que j’ai trouvé à gauche et à droite, j’en arrive aux conclusions suivantes:
        1. Faire un essai avec un stage, histoire de me rendre compte,
        2. Prendre des heures d’école, avec instructeur,
        3. Choisir une moto pas trop lourde 125 ou 250 pour commencer, sans doute d’occasion
        4. Seulement après une bonne expérience, passer à une moto plus sérieuse genre Triumph Bonneville.
        J’ai le temps, ce n’est qu’un petit projet. On va laisser murir et passer l’hiver. 🙂

      2. Salut KZ,
        Je ne sais pas qui tu es, mais ton pseudonyme ne me convient pas. Il s’agit en effet de l’acronyme qu’utilisaient les nazis pour désigner les camps de concentration, KonZentrationslager en allemand.
        Je me doute bien que tu ne l’as pas fait exprès, et que ton pseudo fait référence à tout autre chose qu’à l’histoire raciste du nazisme, mais ça ne me dérangerait pas que tu en trouves un autre… Pourquoi pas MZ, par exemple, la marque de moto est-allemande des années 70 ? N’importe quelle autre combinaison de lettres fera l’affaire tant qu’elle te convient.
        Sans rancune, je l’espère.
        Philippe.

          1. Sans doute, mais il subsiste tout de même une ambiguïté, qu’un pseudo tel que Kawa Z, par exemple, aurait pu éviter.

            1. Salut Paaroche,
              je n’aime pas trop renchérir sur le hors sujet, mais là je ne puis m’en empêcher.
              Cette association de lettre est aussi l’abréviation de « Kazakhstan » sur les plaques d’immatriculation de ce pays.
              Chose tout de même intéressante: malgré le caractère historiquement défavorable que tu as pu lui trouver, cette association de lettres ne serait pas prohibée sur nos plaques minéralogiques (source ANTS: https://immatriculation.ants.gouv.fr/FAQ-Particulier/Numero-et-plaque/Quelles-sont-les-combinaisons-de-lettres-interdites-dans-un-numero-SIV).
              Bien motardement.
              LL.

            2. Pierre n’avait sans doute pas pensé qu’il tomberait sur un ayatollah du politiquement correct comme toi !
              🙂 🙂 🙂

              NB : ceci est une « private joke » entre Philippe et moi.

  5. J’ai 50 ans, je roule depuis 1987 cette année j’ai acheté une occasion récente… une 250cc de 25 cv (1200 km et 6 mois) j’ai fait un bonne affaire 3600 € au lieu de 5799€ , dans les tests cette moto est décriée (un veau, ma 125 va plus vite etc…) Et pourtant je prend beaucoup plus de plaisir qu’avec mes anciens gros cubes ! Bourrée de couple atteints facilement les vitesses légales voir beaucoup plus, je suis étonné par ce  » petit cube » qui me correspond bien , oui elle ne fait que 25 poneys mais le couple est a 6500 la puissance max a 8000 et elle monte a 11000 (150 compteur en pointe) , pour moi le temps des motos « trop » puissantes est revolu (trop de circulation, infrastructures inapproprié etc) avec ce modèle je peux exploiter tous le potentiel du véhicule et je ne consomme que 3, 2 au cents !
    Très bon article , bonne route a tous

      1. Une v-strom 250, au prix neuf je ne l’aurais pas acheté mais a moins de 5000€ et que dire a 3600 c’est une moto vraiment agréable qui roule assez vite et à de bonnes reprise, le plus par rapport aux autres petite cylindrée plus puissantes le confort et le couple plus bas (moteur longue course) , elle reprend sans à coup dès 30 km/h en 6 ème, la cerise sur le gâteau plus de taxe* et 130 € d’assurance a l’année !
        Comme tu l’explique bien dans ton article ; il faut trouver une moto qui nous convient et j’ai descendu de cylindrée pour économiser, je consomme moitié moins que ma 750 kawa, j’ai décidé de faire le tour de l’Europe en moto et finalement c’est les petites cylindrée qui sont les plus apte a ce genre de périple… Pour l’instant mes amis d’aventure (de 50 a 62 ans) sont passé sur des himalayan 410 et Hyosung boober 300 qui tous comme la Suzuki ont des pièces et des zones de service dans beaucoup plus de Pays que nos gros cubes et des autonomie de plus de 400 km …
        *En Belgique pas de taxe pour les moins de 250cc
        Bonne route a toi

        1. J’ai eu l’occasion de rouler environ un millier de bornes sur petites routes et pistes de montagne avec un CRF 250 L.
          J’y ai pris beaucoup de plaisir, à part un abominable mal aux fesses à cause de la selle « bout de bois »…

          1. Oui la Honda est un modèle plus ludique que la suzuki mais elle n’a pas beaucoup de confort, par contre sur « piste » elle dois donner la banane celle que l’ont avait avec les premières XT

  6. Bonjour,
    Merci pour cet article dont j’adore la franchise.
    Maman de 3 enfants, 36ans depuis peu, une envie de 2 roues depuis toujours mais un ex mari pompier qui a malheureusement ramassé trop de motard sur la route, ont fait que je n’ai jamais passe le cap. Je me décidé enfin à passer la formation 125. Mon but, des balades tranquilles avec des amis ou seule…. J’attend de voir ce que cela donne lors de la formation car je reste persuadée que tout le monde n’est pas fait pour conduire une moto. En attendant le mois prochain je me renseigne et merci beaucoup pour cet article même si on y parle essentiellement de moto plus importante que des 125.
    Je regarde les occases par ci par là…. Mais pareil y’a de tout alors que choisir…. C’est compliquée je trouve…. Bonne route à tous en toute sécurité bien-sûr.

    1. bonjour Barbara,
      maman solo de 2 enfants de 18 et 15 ans maintenant, j’ai sauté le cap de passer le permis A2 il y a 2 ans et demi. J’ai hésité un tout petit temps avec le permis 125 pour me dire que de toute façon ce ne serait pas au bout de 7 heures que je saurai conduire une moto. Je te conseille de voir cela comme une vraie formation, pas seulement comme un permis à passer. Et que l’objectif est d’être parfaitement à l’aise avant de se lancer sur la route. J’ai passé pas mal d’heures sur le plateau, avant de tout décrocher du premier coup. Depuis j’ai fait plus de 17000 km, en solo et en groupe et c’est un vrai bonheur. Je passe la passerelle actuellement. Je ne saurais trop de conseiller de faire cette formation complète, pour te mettre en sécurité. Chaque fois que je prends ma moto je me remets en tête que rien ne presse, et qu’il faut que je rentre entière à la maison. Grâce à la très solide formation que j’ai reçue j’ai évité pas mal d’accrochages. Il y en a deux que je n’ai pas pu éviter, sans gravité, mais cela nous rappelle notre fragilité.
      bon courage, et ride safe
      Laurence

    2. Quelques conseils de lecture pour la suite de votre parcours :
      Pourquoi faire de la moto ?
      Comment « bien » commencer la moto
      Se former pour rouler en 125
      La moto au féminin

      Pour votre choix de moto 125, vous trouverez des éléments de réponse et pourrez poser des questions ici :
      Choisir sa moto 125

      Et il ne manque pas de motardes sur ce site pour partager avec vous leurs expériences.

      Ma compagne, mère de trois enfants, a commencé la moto à 45 ans avec une 125 pendant presque deux ans, puis a passé le permis A2 en 2019.
      Usage loisir, par temps sec, allure tranquille, parfois seule, souvent avec moi, parfois aussi en petit groupe avec des amis…
      Elle a besoin d’un équipement complet pour se sentir rassurée, c’est encore mieux depuis quelques mois avec le gilet airbag.

  7. Bonjour,

    D’abord merci beaucoup pour cet article plein de sens et surtout remettant les choses à leur place : la moto doit être un plaisir tout en restant en sécurité et en progressant petit à petit.

    Pour ma part j’ai passé le permis A2 à 20 ans et le A deux ans plus tard (pour profiter de mon code encore valable), suis issu d’une famille qui aime la moto en sécurité. Depuis le passage du permis, j’ai aujourd’hui 25 ans, j’ai roulé quelques rares fois les motos de mes parents (1100 Bulldog, 1400GSX et Side Oural) sur de très courtes ballades. Elles sont beaucoup trop puissantes pour moi (surtout le GSX), c’était surtout pour essayer à faible vitesse avec mes parents. Autant dire que je n’ai aucune expérience.

    Aujourd’hui à 25 ans je me sens enfin « prêt » à acquérir ma première moto. Je suis un profil plutôt très prudent et calme et j’ai besoin de prendre un peu d’expérience sur une moto qui m’aidera à me rassurer et surtout à être en sécurité (je suis marié, pas un cinglé et je recherche simplement cette liberté que peut procurer la moto). Je compte rouler principalement pour aller au travail voire me balader un peu le week-end (très peu de ville pour moi) avec mes parents. Une moto d’occasion même avec un peu d’âge ne me gêne pas du tout et j’ai déjà investi dans un bon équipement.

    Avez-vous des conseils pour un premier achat sachant que mes soucis principaux sont ma taille (1,88 m) et mon poids (110 kg) ? J’avoue être un peu perdu par rapport à tout ce qui existe.
    Encore merci (et à bientôt j’espère sur les routes en toute sécurité).

  8. Merci pour tous vos conseils. Mon amie et moi avons fait 5000km avec nos 125, et passons notre A2. Bonne école de la route et à nos âges (50) ce n’est pas la vitesse mais bien cette sensation de liberté qui nous motive.
    J’ai craqué sur l’interceptor de Royal, mais existe il une alternative d’occasion ? Encore bravo pour le courage de vos propos, je me rappel d’une époque où les motards était mieux considérés sur la route, et pas vu comme des « fangios » .

    1. Les offres en première moto A2 d’occasion sur le segment « néo rétro » sont nombreuses…

      Pour une moto « sage » un peu ancienne (dans le sens où elle ne figure plus au catalogue aujourd’hui), voyez la Yamaha SR400 ou la Kawasaki W800.
      La W800 est ressortie en 2019 en version Street ou Café Racer, ce sera une occasion très récente.

      En plus récent, donc plus cher, voir la Benelli Leoncino ou les Moto Guzzi V7.

      Plus gros, plus rare, plus cher : la Triumph Bonneville T100, difficile à trouver en bridé A2.

      1. j’ajouterai le scrambler Ducati 800, qui est une très chouette moto pour la balade voire la route, et agile en ville aussi. Elle décote peu mais les premières datent de 2015 et commencent à descendre. Très bonnes bécanes qui ne répondent en rien aux a priori de manque de fiabilité mécanique des détracteurs de la marque.

        1. Bonne moto dont j’ai une adepte à la maison…
          Perso, je lui reproche un manque de protection, une absence d’aspects pratiques (sauf à passer par une batterie d’équipements adaptables), surtout un moteur qui chauffe trop fort en ville et en arrive à brûler la cuisse droite par temps de forte chaleur.
          Mais son charme esthétique semble balayer ces détails.

  9. Salut,
    Je souhaite acquérir le permis de moto juste pour le saison agréable (ni froid et ni pluvieux), actuellement, j’avais mon permis de voiture depuis 10 ans,
    J’ai 1m77 et 70kg,
    Vous me conseillez quelle cyclindré et quelle marque? je pense sur Scrambler ou brat ou ce genre là.
    Est ce que je peux commencé par 400cc? Vitesse de pointe minimum 120 ca me satisfait largement

    Cordialement les motards

    1. Bonjour Vincent,
      Je lis 1 m70 70 kgs, souhait de piloter par beau temps uniquement.
      Compte tenu de ta taille, tu as raison de t’orienter vers une brat japonaise ou Ducati Scrambler. La Scrambler Ducati 400 manque de couple. Il vaut mieux aller vars la 800 bridée A2. Yamaha XSR 700? Ces deux motos font entre 183 et 190 kgs tous pleins faits, sont donc légères et maniables, ce qui est un avantage pour un nouveau pilote moto.
      Mon conseil: Ce sont les kilomètres et la mise en pratique des recommandations de cet excellent site ( Fabien ou Flatfab) qui permettent d’améliorer le pilotage.
      Equipe toi bien avec un blouson pantalon toutes saisons coques dorsale gants été et hiver, un bon casque. Mets des sous vêtements polaire en haut et en bas, et roule un peu l’hiver par temps sec. Comme celà aux beaux jours, tu auras une meilleure maitrise de ta moto.
      Bienvenue chez les motards prudents.
      Yannick

  10. Bonjour, je souhaite passer mon permis moto, car la voiture ne me procure pas les même sensations (en tant que passager moto) j’ai lu tout l’article et cliqué sur tout les liens pour me renseigné, mais étant la personne la moins informé des motos et tout ce qui en est proche, j’aurais quelques questions, pour l’équipement je pense avoir bien compris, mais pour la moto moins, alors je m’explique, je fais 1m80 pour 61kg, j’ai 21ans, et je suis de nature fonceur, mais je suis craintif donc souvent la boule au ventre lors de virage serré ou autre, est-ce que certaines personnes savent quels types de moto serait le plus adapté à mon gabarie et à ma façon d’être, je ne veux pas être un danger pour les autres mais je veux connaitre ce plaisir de rouler en moto, également je suis en ville de campagne, désolé d’être autant inexpérimenté mais je préfère m’informer auprès de vieux motards (pas votre âge, j’ai trop de respect pour ça) plutôt qu’à des amis qui ont le permis depuis moins d’un an. Merci par avance,

    1. Je pense que Fabien va te répondre.
      1 m 80 61 kg celà me rappelle mes 21 ans. Désormais 1m 84 83 kg 65 ans.
      Vu ta taille, un trail pour la position de conduite. Honda CB 500 X?
      Mais on choisit la moto de préférence une fois le permis en poche et avoir pris l’avis du formateur.
      Bienvenu chez les motards.

    2. Trois critères pour choisir une moto :
      – l’usage,
      – l’adaptation à sa morphologie,
      – le budget.

      Pour une utilisation en petite ville et campagne, avec un gabarit grand mais fin… je conseillerais un trail routier de petite ou moyenne cylindrée, homologué A2 forcément, avec ABS.
      Donc Honda CB500X effectivement (comme déjà cité), mais on peut facilement trouver plus léger et moins cher : Kawasaki Versys 300 par exemple. Encore moins cher : Suzuki 250 V-Strom. Plus sportif : KTM 390 Adventure.
      Toutes ces motos limitent les excès d’enthousiasme et sont assez légères pour être facilement maniées en virage, même serrés.

      1. Merci pour tout vos bons conseils, ça fait plaisir de savoir que je peux demander ce genre de choses à des personnes habitués, j’avais une autre question, la moto de mes rêves serait la Triumph Rocket 3, bon vraiment pas pour maintenant, mais c’est un objectif de vie, je suis surtout très fan des motos vintages, style Triumph Bonneville, Street Twin (constatés que j’aime Triumph), enfin tout ce qui ressemble de prêt ou de loin à ce style de moto, mais en jeune conducteur, faut-il mieux commencer avec