Bien choisir son assurance moto

Après le choix de l’école moto, de son casque et de sa première moto, le quatrième grand choix du motard débutant est : quelle assurance ? Encore une fois, je ne pensais pas publier un article sur ce sujet, tant les situations sont diverses. Mais je me suis rendu compte à travers nos échanges et vos questions à quel point la vaste majorité des motardes et motards ignorent le fonctionnement des assurances. Un peu d’information ne fera pas de mal !

On commence avec la base : les infos contenues dans la fiche du livret moto consacrée à l’assurance.
Vous savez, celle que vous avez lue en diagonale juste avant l’examen plateau et que vous avez complètement oubliée une semaine plus tard…

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L’idée générale est que toute moto doit être assurée pour circuler sur la voie publique, et ce, dès le premier jour, la première heure.
Cela veut dire que vous allez devoir assurer votre moto avant de l’acheter, avant de rouler dessus.
Ce qui suppose de choisir une moto que vous pourrez assurer, et non l’inverse !!!

Attention, l’obligation d’assurance s’applique pour tout véhicule terrestre à moteur, même s’il ne circule pas, que vous ayez le permis pour le conduire ou non.
Si vous achetez une moto, que vous la ramenez chez vous sur remorque et la stockez dans un garage en attendant d’obtenir le permis, elle doit être assurée quand même.

Il s’agit d’une obligation légale, donc ne pas s’y confirmer est sanctionné : l’infraction de défaut d’assurance est passible de 3.570 euros d’amende, assortis d’une suspension du permis de conduire pour une durée maximale de trois ans, mais aussi d’une immobilisation du véhicule. En gros, votre moto sera mise en fourrière jusqu’à la régularisation de votre situation.
Et bien sûr, les frais de fourrière seront à votre charge, bim !
De plus, rouler sans assurance ne vous dispense pas de payer les dommages que vous aurez causés. Et si vous avez blessé ou tué quelqu’un, ça va chiffrer très haut…

D’où l’importance de commencer à se renseigner dès que vous avez obtenu votre permis moto !
Si vous avez le projet d’acheter votre première moto rapidement après votre permis, n’attendez pas : dès le permis provisoire en main, comparez les assureurs. Et pas seulement sur les prix…

Le gros problème, c’est que les motards adoptent avec l’assurance la même démarche que pour chercher une école moto : ils veulent la moins chère, pas la meilleure.

J’hallucine toujours de recevoir des témoignages de jeunes motards qui viennent pleurer parce qu’ils ont acheté une moto (neuve ou d’occasion) et qu’ils ne peuvent pas l’immatriculer ou l’assurer.
Mais gros blaireau, tu pouvais pas te rencarder avant ? « Ah mais je savais pas, ouin ouin… » Bah voilà, c’est pour toi que j’écris cet article… Parce que, scoop ! Ce n’est pas au vendeur, professionnel ou particulier, de t’informer, ni d’assurer la moto. C’est à toi de faire toutes les démarches, la première étant de s’informer pour se décider en connaissance de cause…

Alors globalement, comment ça marche ?

Tout conducteur de véhicule à moteur doit circuler en étant assuré pour les dommages qu’il peut causer aux autres.

C’est la base de l’obligation d’assurance : l’idée n’est pas tant de vous protéger vous, mais de protéger les autres de vos erreurs de conduite. Parce que si vous faites une connerie, ce ne serait pas juste que ceux qui sont impactés doivent payer les pots cassés alors qu’ils n’ont rien demandé.

C’est ce qu’on appelle dans le jargon juridique la « responsabilité civile ».
Civile à la différence de pénale : si vous êtes responsable d’un dommage (matériel ou corporel) infligé à un autre, à un tiers (une tierce personne), vous ne serez pas condamné par la justice, vous ne subirez pas de sanction pénale, mais vous devez indemniser cette personne. Votre responsabilité est engagée, au civil.
Le boulot de l’assurance, c’est de payer ces indemnités à votre place.

Pour cela, il faut avoir souscrit un contrat d’assurance en responsabilité civile (on dit RC), avec une garantie communément appelée « au tiers ».
Cette garantie vous couvre pour les dommages que vous pourriez infliger à d’autres. Ce qui signifie aussi que vous serez couvert pour les dommages, matériels et corporels, dont vous pourriez être victime de la part d’un tiers. D’où l’appellation « au tiers ».

J’insiste pour que ce soit bien clair :
une assurance au tiers indemnise les autres, pas vous !

A ce titre, une précision : c’est votre assurance RC qui couvre votre passager en cas d’accident. Le droit français estime que le passager blessé dans un accident est une victime du conducteur du véhicule, comme un tiers. Même si vous vous plantez seul(e), votre passager sera indemnisé.

Sur ce principe, beaucoup de motards choisissent cette garantie, surtout parce que c’est la moins chère, mais aussi parce qu’ils se pensent protégés. Inconsciemment, le raisonnement se fonde sur le principe que seul un autre usager pourra causer un accident et abîmer leur moto. Parce qu’ils viennent d’avoir le permis, donc ils maîtrisent trop bien, tu vois…

Pas de chance, la réalité des statistiques montrent qu’environ 30% des accidents de la route entraînant le décès d’un motard n’impliquent pas de véhicule tiers.
Et encore, on ne parle là que des accidents mortels, donc déclarés !
De très nombreux accidents et chutes de moto, qui entraînent « seulement » des blessures légères ou des dégâts purement matériels, ne sont pas déclarés par les motards assurés au tiers, précisément parce qu’ils ont chuté seuls.
Impossible de donner une proportion puisque ces accidents ne sont justement pas déclarés. Mais à la grosse louche, je pense que les chutes sans tiers impliqué doivent représenter environ la moitié des gamelles de motards.

Après, chacun est libre de croire qu’il ne fera jamais tomber sa moto à l’arrêt ou à basse vitesse, qu’il ne perdra jamais le contrôle en virage, qu’il ne se loupera jamais sur un freinage sur du « gramouillé », qu’il ne perdra jamais l’adhérence sur des gravillons, qu’il ne glissera jamais sur des feuilles mortes, une bouse de vache, une plaque de boue à la sortie d’un champ, une tache d’huile ou de gasoil dans un rond-point…

Mais le risque de gros souci ne s’arrête pas là…

Une assurance « au tiers » suppose pour être indemnisé que le tiers en question soit identifié. C’est-à-dire que votre assureur reçoive son identité, son nom, son adresse et surtout son numéro de contrat d’assurance, afin de pouvoir se retourner contre l’assureur de cette personne et recouvrer tout ou partie de l’argent qu’elle vous a versé.

Problème : que se passe-t-il quand le tiers n’est pas identifié ? L’assureur ne peut pas se retourner contre le tiers et va refuser de vous indemniser.

« Ah mais ça n’arrive jamais ! »
Ben si, ça arrive quand le conducteur du véhicule tiers ne s’arrête pas ou s’enfuit après une collision, et commet donc un délit de fuite. Ou quand il refuse de remplir un constat amiable ou donne de fausses informations sur celui-ci. Ou quand il roule sans permis, donc sans assurance. Ou quand il n’a pas le permis adéquat, ce qui revient au même (son assurance ne le couvrira pas). Ou que le véhicule n’a pas été identifié, parce que personne n’a pu relever sa plaque d’immatriculation ou qu’il circulait avec une fausse plaque. Ou tout simplement que la personne ne s’est pas rendu compte qu’elle a causé un accident…

Dans tous ces cas-là, le Fonds de Garantie pourra se substituer à votre assurance, mais cela ne se fait pas tout seul : il faut constituer un dossier, souvent passer par un avocat, justifier de sa bonne foi, prouver ses dires…
Quand on sait que plusieurs centaines de milliers de conducteurs roulent sans permis en France, ça ne donne pas envie de tenter le coup.

Mais ça va plus loin !
Non seulement il faut qu’il y ait un tiers identifié, mais il faut aussi que ce tiers soit reconnu responsable par votre assureur. Et croyez-moi, ce n’est pas toujours évident. Dans bien des cas, les assureurs appliquent une responsabilité partagée, ce qu’on appelle communément le « 50/50 ».

Tout est prévu dans la convention IRSA : Convention d’Indemnisation directe de l’assuré et de Recours entre Sociétés d’Assurance automobile. Cette convention, signée par la plupart des sociétés d’assurance en France, est destinée à faciliter le règlement des dommages matériels en cas d’accident de la circulation. Concrètement, elle donne une liste illustrée de plusieurs dizaines de situations, avec le barème qui doit s’appliquer pour chacune.
Vous en trouverez des exemples sur ce site.

Il faut toutefois savoir que certaines compagnies d’assurance ne sont pas signataires de cet accord, notamment celle spécialisées en assurance moto. En effet, cette convention tient compte d’un coût moyen correspondant à celui de l’automobile, mais totalement inadapté à la moto. Encore faut-il être client d’un assureur spécialisé moto !

Et ça va encore plus loin ! 
Non seulement il faut qu’il y ait un tiers identifié et que ce tiers soit reconnu responsable par votre assureur, mais en plus, il vaut mieux qu’il y ait eu contact entre les deux véhicules. C’est le contact qui fait la collision, donc les dommages.
Un automobilistes qui aura été percuté par une moto aura bien plus tendance à s’arrêter et à accepter un constat que celui qui aura gardé sa voiture intacte… C’est malheureux, mais c’est la réalité.

Or souvent, le motard aura le temps de freiner avant de percuter un autre véhicule. Et souvent aussi, il ratera son freinage et tombera tout seul. S’il ne percute pas d’autre véhicule et qu’il est assuré au tiers, il ne sera pas couvert, à moins que le conducteur du véhicule tiers reconnaisse sa responsabilité. Sauf qu’il n’y est absolument pas obligé, puisqu’il n’y a pas eu contact. Il faut vraiment tomber sur une bonne âme et ces derniers temps, ça se fait rare sur le marché…

Autre solution : réussir à prouver l’implication du véhicule adverse dans l’accident.
Si vous êtes encore en état de gérer la situation, si vous arrivez à trouver des témoins et à récupérer leurs coordonnées, vous avez une chance de faire reconnaître votre bonne foi, mais cela suppose de réunir toutes ces conditions. Car en la matière, les assureurs et la justice se fondent généralement sur le procès-verbal de constatations rédigé par les forces de l’ordre, or les policiers et gendarmes sont tout, sauf des spécialistes de l’accidentologie moto.
Si vous êtes trop mal en point pour vous occuper vous-même de recueillir les coordonnées des témoins ou pour faire valoir votre version auprès des agents, ou s’il n’y a pas de témoin, il y a fort à parier que vous serez considéré comme seul responsable de votre chute.

Conclusion
Vous l’aurez compris, je vous déconseille vivement de souscrire à une simple garantie responsabilité civile en matière d’assurance moto. En cas d’accident corporel (très fréquent pour les motards, surtout si vous n’êtes pas totalement équipé), vous risquez fort de ne pas être indemnisé.

Si vous prenez une assurance au tiers, parce que vous avez très peu de moyens ou pour une moto de peu de valeur (âgée de plus de dix ans et/ou très kilométrée), je vous conseille fortement de la compléter avec une garantie du conducteur.

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La garantie protection corporelle

L’assurance de protection corporelle du conducteur est TOUJOURS optionnelle, elle n’est jamais incluse d’office dans le contrat d’assurance, même pour les formules « tous risques ».
Toutefois, elle est souvent proposée d’office dans les formules « tous dommages » (communément appelées « tous risques »), surtout par les assureurs spécialisés moto.

Cette garantie porte différents noms selon les assureurs, mais les termes sont à peu près les mêmes : couverture individuelle ou personnelle, garantie circulation du conducteur, protection des conducteurs, étendue ou optimale…
En jargon motard, on dit « la corpo ».

Cette assurance vise avant tout à indemniser les dommages corporels de l’assuré.
Deux précisions évidentes, mais qu’il vaut mieux rappeler :

  • elle ne couvre que les dommages corporels, jamais les dommages matériels, même ceux de votre équipement ;
  • elle couvre bien l’assuré et lui seul, donc pas les tiers, même les passagers.

Parce que les motards constituent près de la moitié des victimes d’accidents corporels entraînant des séquelles (mineures ou sérieuses), il est essentiel pour vous de souscrire cette garantie qui vous indemnisera pour trois catégories de frais.

  1. Les frais médicaux : les soins médicaux et pharmaceutiques, les frais d’hospitalisation et de rééducation… Certes, il y a la Sécurité Sociale et votre assurance complémentaire santé (mutuelle), mais même ces remboursements par les organismes sociaux ont leurs limites, avec des plafonds. La protection conducteur aussi d’ailleurs, mais bien plus élevés. Et il faut bien ça, car croyez-moi, les frais grimpent très vite en cas d’hospitalisation un peu prolongée !
  2. L’indemnisation du déficit fonctionnel permanent (DFP) : une corporelle conducteur garantit le versement d’une indemnité au titre du DFP qui sera proportionnelle au taux d’Atteinte à l’Intégrité Physique et Psychique (AIPP), c’est-à-dire en fonction de la gravité de votre handicap.
    Sauf que d’une part, il existe toujours un seuil d’AIPP en-dessous duquel votre assurance ne fera rien pour vous et que d’autre part, ce taux d’AIPP est calculé selon une grille pas forcément sympa pour les motards…
  3. Le versement d’un capital décès : si l’accident se solde par un « game over » définitif pour vous, l’assurance versera des sous à vos proches, héritiers, etc.
    Gaffe, ce n’est pas vraiment une assurance vie à dix millions, ce capital est souvent faible, en tout bien inférieur au montant maximum prévu en cas d’invalidité.

Attention, lisez bien votre contrat sur ces trois points !!!

Si les modalités de la garantie responsabilité civile sont communes à tous les assureurs, il n’en est pas de même pour la « corpo » qui est une garantie optionnelle, sans obligation légale. Du coup, chaque assureur fait à sa sauce.

Sur les frais médicaux, vous trouverez toujours un plafond.
Celui-ci est très variable, entre 300.000 et 600.000 euros, généralement. A ma connaissance, le plus élevé monte à un million d’euros. En-dessous de 150.000 euros, laissez tomber. Sachez que le prix moyen facturé pour une journée dans un service de médecine se monte à près de 200 euros. Avec une durée de séjour hospitalier de cinq jours et demi en moyenne, ça chiffre autour du millier d’euros, sans compter sans les examens, les opérations, les médicaments…

Sur l’indemnisation du DFP, vous trouverez toujours un plancher.
Il est le plus souvent fixé à 10% : en dessous de 10% d’AIPP, l’assurance ne vous versera pas un rond sur cette garantie. Certains contrats, genre protection « étendue » ou « optimale », baissent ce taux à 5%. Seul un assureur (la MAIF) propose une corpo qui prend en charge dès 1% d’AIPP.
Les assureurs vous vendent toujours leur taux comme étant très bas : « dés 10% d’invalidité, on vous couvre ! »… Ce qu’ils oublient de vous dire, c’est que le taux d’AIPP est fixé par les tribunaux selon une grille faite pour les handicapés en général, et pas spécialement pour les motards. Par exemple, une jambe amputée, c’est « seulement » 30 à 45% d’AIPP (selon la hauteur de l’amputation et la qualité de l’appareillage). Un taux à 10%, qui paraît si bas, cela correspond à des séquelles aux jambes qui vous obligeront à marcher toute votre vie avec des cannes.

Sur le capital décès, vous serez souvent surpris de voir à combien l’assureur estime votre peau…

Vous vous dites peut-être que vous êtes déjà assuré pour tout ça ? Erreur.
La Sécu ne prendra en charge qu’une toute petite partie des frais médicaux et rien du tout sur le reste. Certes, vous disposez sans doute d’une mutuelle complémentaire santé. Mais relisez bien votre contrat, elle aussi comprend des plafonds.
Là où vous serez entièrement pris en charge, c’est en cas d’accident du travail, si vous êtes victime d’un accident sur le trajet entre votre domicile et votre travail, aller ou retour. Mais tous vos autres trajets ne seront pas pris en compte. Et si vous faites un détour, pour aller faire des courses, cela risque de compliquer les choses. Si vous êtes entre deux CDD ou hors emploi saisonnier ou travailleur non salarié, c’est mort aussi.
Vous pensez peut-être que votre assurance des accidents de la vie vous couvrira ? Sauf que toutes les GAV (garantie des accidents de la vie) excluent les accidents de la route, surtout à moto. Relisez votre contrat.

Globalement, vous aurez droit à deux formes d’indemnisations dans le cadre de votre corpo :

  1. des prestations forfaitaires, prévues au contrat, convenues à l’avance, souvent assorties de plancher ou de plafond. C’est le cas du forfait concernant la réalisation d’actes médicaux, des indemnités journalières en cas d’incapacité temporaire, du capital versé à vos proches en cas de décès, ainsi que de la somme qui vous sera versée en cas d’invalidité (définitive ou temporaire, totale ou partielle), déterminée en fonction d’un taux d’incapacité retenu par l’expertise médicale, sur la base d’un barème figurant dans les conditions générales du contrat.
  2. des prestations indemnitaires, dans la limite des préjudices définis et les montants indiqués par le contrat, sachant qu’il existe là aussi  des franchises et des plafonds, et que vos préjudices seront à définir par des experts et devront généralement être confirmés par un tribunal civil après des mois, voire des années de procédure.

Dans cette seconde catégorie, vous trouverez toutes les indemnisations liées au préjudice physique et psychique, notamment pour ce qui concerne la perte d’emploi ou l’adaptation de votre emploi à votre handicap, la prise en charge de toutes les modifications que vous allez devoir apporter à votre cadre de vie : appareils, prothèses, adaptation de votre logement, aides à domicile…

Sans protection corporelle, tout cela ne sera pas pris en charge ! Et ça peut vous couler une vie.
On préfère que cela ne serve jamais, mais le jour où on en a besoin, on est bien content d’avoir prévu le coup. L’idéal est de trouver une corpo  qui indemnisera tous les postes possibles de préjudice et réduira au minimum la franchise applicable.

Je sais, c’est un peu désespérant, tout ça.
Mais je veux surtout insister sur l’importance d’une part de souscrire une corpo et d’autre part de bien savoir comment elle vous couvre.

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Le reste des garanties d’assurance moto, c’est du classique : vol, incendie (qui vont souvent ensemble) et bien sûr, la formule « tous dommages » qui couvre tous les dommages matériels (et seulement matériels), même si vous êtes responsable du sinistre.

Attention : qui dit sinistre responsable (avec ou sans tiers impliqué) dit pénalité.
C’est le système de bonus/malus. Vous gagnez 5% de bonus par année sans sinistre responsable. Mais dès que vous subissez un sinistre responsable, c’est 25% de malus. Sans oublier la franchise. Même avec une formule « tous risques », si les dégâts sont minimes, il vaut parfois mieux ne pas déclarer l’accident…

Les assureurs spécialisés moto proposent le plus souvent deux autres garanties optionnelles, avec des modalités variables :

  • la protection des accessoires, qui vous remboursera tout ce qui n’est pas monté de série sur la moto, avec bien sûr un plafond (entre 1.000 et 10.000 euros, en général). Très important si votre moto est équipée avec beaucoup d’options, comme c’est le cas des BMW ou des Harley, par exemple.
    Attention, cette garantie ne couvre généralement pas tout ce qui est amovible : bagagerie souple et GPS, par exemple. Ni le contenu des coffres ou du top-case, mais ces biens sont couverts par votre assurance multirisques habitation. Et bien évidemment, cette garantie est soumise à une franchise et appliquée déduction faite de la vétusté des accessoires.
  • la protection des équipements, qui remboursera vos équipements de protection. Certains assureurs, encore trop rares (à ma connaissance, seulement la Mutuelle des Motards et la MAIF), remboursent votre casque en valeur à neuf, sans plafond. D’autres le remboursent aussi, mais avec un plafond (à 300 euros chez Axa, par exemple).
    Au-delà du casque, selon les contrats, vous pourrez vous faire indemniser pour le blouson, les gants, les bottes, etc. Evidemment, toujours avec un plafond maximal, avec un coefficient de vétusté (en général, 20 à 25% de valeur en moins par année d’ancienneté) et parfois avec une franchise.

Les remboursements de ces garanties s’effectuent sur la base de la valeur déclarée des biens, attestée par une facture. Si vous n’avez pas gardé la facture d’achat de votre matériel, vous pouvez espérer que l’assureur acceptera une facture « pro forma », mais il n’y est pas obligé. Et comme tout ça est soumis à vétusté, sachez que tout matériel vieux de plus de cinq ans ne vaut plus rien aux yeux d’un assureur.
Bref, gardez TOUTES vos factures pendant cinq ans à partir de la date d’achat !

Mais si vous avez une moto bien équipée et un équipement de protection complet et de qualité, ça vaut quand même le coup.

Cas particulier du gilet airbag : encore trop rares sont les assureurs français qui le remboursent en cas d’accident. Dommage, car ce serait justement une excellente incitation à acquérir cet équipement encore cher et pourtant très protecteur. On constate même de grosses incohérences : Axa, par exemple, double le plafond de remboursement des frais médicaux en cas de port d’un gilet airbag, sauf que ce gilet est précisément censé réduire les dommages corporels !

Autre garantie optionnelle, pas toujours présente chez tous les assureurs : le remboursement valeur à neuf.
C’est surtout intéressant pour une moto achetée neuve, qui vous sera remboursée à 100% de son prix d’achat en cas de sinistre (accident ou vol) dans les six premiers mois ou la première année.

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Quel assureur choisir ?

La question qui tue… Impossible de donner une réponse sûre !

Schématiquement, on peut distinguer deux grands types d’assureurs pour les motards : les généralistes et les spécialisés.
Sauf que la frontière s’estompe progressivement. Les assureurs spécialistes moto se généralisent de plus en plus en vous proposant d’assurer aussi votre voiture, votre logement… Et les prestations de certains assureurs généralistes n’ont rien à envier à celles des spécialistes 2RM.

Autre distinction qui ne veut plus dire grand-chose, celle entre les assureurs privés et les mutuelles.
N’ayez aucune illusion, les assureurs mutualistes ont eux aussi un impératif de rentabilité et ne vous feront pas forcément plus de cadeau que les grands groupes cotés en Bourse.

Depuis quelques années, une nouvelle frontière est apparue, celle entre d’un côté les assureurs « traditionnels », avec pignon sur rue, qui disposent d’un réseau d’agents généraux, de délégations départementales, de bureaux locaux ; et de l’autre côté, les assureurs « internet », présents seulement sur le web.
Fausse frontière d’ailleurs, car la quasi totalité des assureurs en ligne sont en réalité des filiales d’assureurs traditionnels, qui proposent les mêmes garanties à un tarif légèrement inférieur, au détriment trop souvent de la qualité de service.

Un autre distinguo est lui toujours valable, celui entre les assureurs « en direct » et les courtiers.
Explications : les contrats des assureurs sont toujours commercialisés par des intermédiaires. Ces derniers sont généralement des agents généraux d’assurance, c’est-à-dire des travailleurs indépendants (c’est une profession libérale) qui ont signé un mandat exclusif avec une ou plusieurs entreprises d’assurances, qui font partie d’un réseau. A l’inverse, un courtier d’assurances a le statut de commerçant et n’est lié par aucune exclusivité : il peut choisir l’assureur le plus adapté à chacun des risques souscrits par ses clients.

Chaque catégorie possède ses avantages et ses inconvénients.
Un agent général traite en direct avec l’assureur, il connaît bien ses produits, mais ne peut pas en sortir, il ne pourra pas vous garantir sur un risque très spécifique. Le courtier, théoriquement indépendant de la pression des objectifs commerciaux des grandes compagnies, sera plus adapté si vous avez un risque particulier ou une large palette de garanties très différentes, mais cela se paie car il prélève évidemment sa commission d’intermédiaire.

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OK, c’est bien gentil, mais vous aimeriez que je vous dise quelle compagnie choisir !
Sauf que ce n’est pas possible… S’il y avait un assureur moto meilleur que les autres, ça se saurait.

Il m’est complètement impossible de vous recommander tel ou tel assureur.
Je ne peux que les répertorier pour vous aider à vous y retrouver.

Commençons par les assureurs spécialistes de la moto.

Le plus connu est l’Assurance Mutuelle des Motards (AMDM), communément appelée Mutuelle des Motards, fondée en 1983 par la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC).
La Mut’ présente l’avantage d’assurer le motard débutant sans surprime, mais seulement à condition de choisir une moto listée parmi les modèles reconnus faciles pour débuter.
Autre avantage, ses garanties sont larges, très bien étudiées pour les motards, et le contrat de base inclut un grand nombre de garanties qui sont optionnelles chez les autres assureurs.
Inconvénient, ses tarifs sont souvent jugés élevés, principalement à cause de ce large éventail de garanties incluses d’office, mais aussi parce que l’AMDM finance plus ou moins largement l’ensemble des activités de la FFMC, dont certaines sont structurellement déficitaires. S’assurer à la Mut’, c’est aussi effectuer un geste militant qu’il faut assumer…

Autre spécialiste de la moto, Assurance Moto Verte (AMV).
Créé en 1974 pour assurer les enduristes, AMV s’adresse aujourd’hui à toutes les motos. Cet assureur est en fait un courtier, filiale du groupe Filhet-Allard, qui assure ses clients auprès de différents assureurs, principalement L’Equité et Generali.

Même statut pour France Moto Assurances (FMA), courtier et principalement client de La Parisienne d’Assurance.
Assureur officiel de BMW Motorrad, partenaire de Honda et Harley-Davidson.

Situation très différente pour Axa-Club14 : Club 14 est en fait une association, un moto-club (créé en 1981) qui s’est associé avec un assureur, en l’occurrence Axa. Concrètement, les contrats sont commercialisés par les agents généraux Axa.

Il existe de nombreux autres courtiers spécialisés en moto, pour la plupart filiales de grands groupes d’assurances : April Moto, Moto Assure, AssurMotard

Certains sont encore plus spécialisés, par zone géographique ou par segment de marché.
Par exemple, Clavel est bien connu des motards amateurs d’anciennes ou de motos dites « classiques », voire « vintage », avec la possibilité d’assurer à moindre coût un véhicule récent si vous avez au moins une autre moto âgée de plus de dix ans.

Mais la plupart des grandes compagnies d’assurance proposent également des contrats moto.
En tête figurent les principales mutuelles : Matmut et MACIF surtout, MAAF et MMA dans une moindre mesure, ou encore la MAIF ou la GMF, qui choisissent souvent de n’assurer que les motards déjà clients chez eux.
Certaines possèdent une filiale d’assurance 100% internet, comme Nexx qui appartient à la MAAF.

Les grands courtiers aussi s’y sont mis, notamment Solly AzarEuro Assurance ou Direct Assurance.

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Là normalement, la moitié des lecteurs a décroché et l’autre est complètement perdue…
Comment faire le tour de tous ces assureurs ? On ne va pas tous pouvoir les contacter.

Effectivement. Et c’est bien pour ça qu’on a inventé les comparateurs !

Là aussi, il en existe plusieurs et tant mieux, car leur pluralité est gage d’indépendance.
Un site comparateur est très souvent plus ou moins lié à un assureur. Il gagne sa vie par des partenariats (rémunération à la commission) et a naturellement tendance à avantager, de façon plus ou moins loyale, son ou ses assureur(s) partenaire(s), quitte à désavantager, voire carrément « oublier » ceux qui n’ont pas conclu d’accord commercial avec lui.

Pour info, le comparateur Assurland, un des principaux acteurs du secteur, fait partie du groupe COVEA qui rassemble les assureurs GMF, MAAF et MMA…
De son côté, LesFurets appartient au groupe BGL, un courtier britannique qui ne possède toutefois pas d’activité en France.
Et LeLynx est une filiale du groupe Admiral qui comprend également L’Olivier Assurances.
La directive européenne sur les intermédiaires en assurance fait obligation aux sites comparateurs d’indiquer clairement leur lien commercial avec les assureurs partenaires et leur filiation avec leur maison-mère, mais ce texte ne sera transposé en droit français qu’en 2018.

Le plus gros défaut des comparateurs d’assurances pour nous motards reste qu’ils se limitent aux principaux produits d’assurance… et la moto n’en est pas un, c’est une niche !
Résultat, les grands assureurs et les assureurs spécialistes de la moto ne figurent pas parmi les partenaires des comparateurs.
C’est au consommateur de faire la démarche de contacter la Mutuelle des Motards ou Axa-Club14, par leur site ou en agence. Seul AMV est présent sur plusieurs comparateurs.

Surtout, ne vous limitez pas à un seul comparateur !
Faites-en plusieurs, c’est le seul moyen d’avoir une information « honnête », disons la plus honnête possible.
Car les comparateurs ne donnent qu’une vision partielle du marché et des offres, sans aucun conseil personnalisé, sans détailler les garanties des contrats, sans s’occuper des options possibles spécifiques à chaque assureur.
Leur comparaison se fonde sur les garanties principales, en se fondant principalement sur l’élément prix.

Ils vous donneront surtout une idée des prix et un aperçu des garanties.
Mais une assurance, ce n’est pas qu’un prix, c’est aussi et surtout une qualité de service.
D’où l’intérêt des sites d’avis de clients, comme Opinion Assurances. Encore faut-il être certain de l’honnêteté des avis, de leur véracité, de leur indépendance…

Les principaux comparateurs français d’assurances moto sont :

Assurland présente le plus large panel d’assureurs moto, avec 12 partenaires référencés, mais il mentionne parmi ceux-ci l’AMDM alors que celle-ci n’est partenaire d’aucun comparateur.

LeLynx référence 10 assureurs pour le risque moto, mais est le seul à proposer un accès direct aux garanties, franchises et services de chaque assureur, voire aux conditions générales (pour ceux qui veulent entrer dans les détails).

Quant aux Furets.com, ils ne référencent que sept assureurs moto.

Pire encore, HyperAssur ne recense que trois assureurs moto. D’ailleurs, les contrats moto sont référencés parmi les « autres » risques, preuve du peu d’intérêt de ce site pour le marché motard.

 

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Bon bah voilà, vous avez fait le tour des assureurs, défini les garanties que vous voulez… et vous n’êtes pas forcément plus avancé car vous vous retrouvez avec des prix qui vont du simple au triple !

Qu’est-ce qui fait le prix d’une assurance ?
Cinq facteurs influencent le montant de la prime d’assurance annuelle que vous allez devoir payer.

  1. Tout d’abord, bien évidemment, le modèle de moto proposé.
    Beaucoup d’assureurs non spécialistes prennent avant tout en compte la cylindrée, et non la puissance. Certains refusent d’assurer les motos de plus de 1.000 cm3, même les plus « pépères », mais acceptent sans sourciller les supersport de 600 cm3.
    Tous fonctionnent avec des catégories de motos, selon des classements de risque accidentogène qui s’avèrent parfois absurdes : certaines motos se retrouvent classées dans les « sportives » (donc à risque) alors qu’elles n’ont rien de sportif, simplement parce qu’elles ont un carénage ou que leur moteur est dérivé d’une sportive de la même marque, parfois juste à cause de leur esthétique ou de leur nom. Là encore, les assureurs spécialistes moto sont en général plus au courant de la réalité du terrain que les généralistes.
    L’âge de la moto compte aussi. Plus elle est ancienne et moins elle aura de valeur, et ce indépendamment de son kilométrage. Une moto de plus de dix ans aura très peu de valeur aux yeux d’un assureur, même si elle affiche moins de 30.000 km, même si sa cote est supérieure à celle d’une bécane plus récente mais trois fois plus kilométrée. Cela fait partie des incohérences de l’assurance.
    La présence d’assistances à la conduite, notamment d’aides au freinage (ABS), compte aussi.
  2. Ensuite, le profil du conducteur, avec un grand nombre de variables.
    Selon votre âge (pour un assureur, on commence à devenir moins dangereux à partir de 30 ans), selon votre statut marital, avec ou sans enfants… vous allez être noté différemment par les logiciels de scoring, qui évaluent votre risque.
    Votre lieu de résidence, votre domicile, le lieu de stationnement, la présence ou non d’un garage fermé, d’un box va jouer aussi, notamment sur la garantie vol. Mais les assureurs étudient aussi les statistiques d’accidentologie moto par régions.
    Et bien sûr, votre expérience, votre ancienneté de permis joue beaucoup, là encore sans tenir compte du kilométrage parcouru. Un motard avec cinq ans de permis et 10.000 bornes de ville ou de voies rapides au compteur aura un meilleur score que celui qui a fait 50.000 km de routes variées en deux ans.
    Cela inclut également votre ancienneté d’assurance pour la catégorie de véhicules concernée, le nombre de sinistres responsables ou non au cours des 24 derniers mois (y compris pour une autre catégorie de véhicules), si vous avez subi une suspension ou une annulation de permis, si vous avez été sanctionné pour alcoolémie positive ou usages de stupéfiants…
    Tout compte et la moindre faute se paie. A méditer avant de commettre une connerie.
  3. Bien sûr, le type de garanties que vous souscrivez influe beaucoup.
    Plus vous prenez de garanties, plus la formule demandée est large, plus vous augmentez le risque pour l’assurance d’avoir à vous verser quelque chose à un moment ou à un autre. Et plus elle va vous demander cher.
  4. Le niveau de franchise est un autre paramètre.
    Selon que vous avez une franchise en valeur absolue ou en pourcentage, selon le niveau de cette franchise, selon son plancher (montant minimal), la prime des garanties souscrites va varier.
  5. Enfin, votre coefficient bonus / malus va faire varier le montant final.

Attention ! Vous pouvez facilement être tenté de « trafiquer » la vérité, d’oublier de déclarer des éléments qui vous desservent. Compréhensible mais dangereux. En cas de sinistre, responsable ou non, l’assurance va vérifier et aura alors toute légitimité pour se défausser au motif de « fausse déclaration ». Les assureurs détestent ça… Très souvent, ils vont en profiter pour vous résilier direct et après ça, bon courage pour trouver un autre assureur, car votre dossier vous suit.

Au final, pour un motard homme de moins de 30 ans, jeune permis, sans enfant, sans bonus (ou peu, genre un coefficient de 0,90) pour une moto de moins de cinq ans et de plus de 600 cm3, une prime annuelle de l’ordre de 800 à 1.000 euros est dans l’ordre des choses pour une assurance en RC.
Sur une formule « tous dommages », comptez aux alentours des 2.000 euros par an.

Voir l’infographie en fin d’article.

* * *

Dernier point, souvent oublié : l’assistance.

L’assistance, en cas de panne ou d’accident, est indépendante du niveau de garantie souscrit. A peu près tout contrat d’assurance auto ou moto inclut aujourd’hui une assistance. Mais vérifiez bien tout de même car certaines formules minimalistes ne l’incluent pas.

D’ailleurs, si vous achetez une moto neuve, vous avez souvent une assistance proposée par le constructeur. Il n’est donc pas nécessaire d’en souscrire une autre auprès de votre assureur.

Cette assistance n’est pas exercée par l’assureur ou le constructeur, mais par une société tierce, certes partenaire mais indépendante.
Vous pouvez tout à fait y faire appel sans déclarer de sinistre, cela n’a aucun rapport.

Il existe à l’heure actuelle en France dix sociétés d’assistance qui concentrent à elles seules plus de 95% du marché.
Parmi elles, trois se partagent la très grande majorité du marché de l’assistances aux véhicules, notamment aux motos :

  • Inter Mutuelles Assistance (IMA), qui comme son nom l’indique, est partenaire des assureurs mutualistes ;
  • Mondial Assistance ;
  • Europ Assistance.

Deux autres acteurs plus petits complètent le podium : Fidelia Assistance et Axa Assistance, Axa étant le seul assureur à posséder sa propre société d’assistance.

Ces sociétés proposent des prestations globalement similaires, à des coûts voisins. De toute façon, vous n’aurez pas le choix : l’assureur que vous aurez choisi est forcément partenaire d’une de ces cinq sociétés et vous ne pourrez pas en changer.

Par contre, vous pouvez vérifier et parfois négocier certaines modalités d’application de l’assistance.
Le plus important pour un motard est de vérifier à partir de quelle distance de son domicile s’applique l’assistance : une assistance 0 km sera préférable.
Vérifier aussi les motifs d’assistance : accident bien sûr, panne, mais quelles pannes ? Pourrez-vous contacter l’assistance en cas de crevaison ?
Attention, sachez que toutes les assistances refuseront de vous prendre en charge en cas de panne d’essence.

Autre point à vérifier, quelle distance est comprise dans le forfait de remorquage jusqu’au garage moto ou le concessionnaire de votre marque le plus proche ? Et parallèlement, combien va vous coûter le kilomètre au-delà de ce forfait de base ? Méfiez-vous, cela peut très vite chiffrer. Il faut un minimum de 50 km et un forfait de 100 km est préférable.

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cotas-motos-19042016-ok

Infographie commandée et partagée par Assurland !

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  34 comments for “Bien choisir son assurance moto

  1. DenverLeDino
    12 octobre 2016 at 10:35

    Bonjour à tous,

    j’ai constaté que les assureurs se basent aussi beaucoup sur le look de la moto pour définir le tarif (Flatfab en parle d’ailleurs sur ce site): résultat une Kawasaki « ninja 300 » développant 40cv me coûte entre 80 et 90€ par mois, alors qu’une BMW F800R même millésime développant 87cv oscille entre 60 et 80 €… + de 40cv et 400cm3 de différence mais un prix + élevé pour la kawasaki car elle ressemble à une sportive!

    Idem pour les déclinaisons basées sur la même plateforme: une 650 Versys coûte moins cher à assurer qu’une ER-6 N, dont le tarif est lui même moins élevé qu’une ER-6 F… Le moteur est le même et développe peu ou prou la même puissance (69cv pour la versys, 72 pour l’ER-6 N et l’ER-6 F) et le poids reste assez similaire (entre 200 et 220kgs) mais l’ER-6 F à un look « sportif » malgré sa position de conduite typée roadster.

    Pour information j’ai effectué mes comparatifs sur lelynx.fr, mais je suppose que les tendances sont les mêmes pour tous les assureurs.

    Bref autant prendre une moto au look « non sportif » et profiter de la différence d’assurance pour choisir + d’options sur le contrat (option casque/équipement) ou améliorer les options existantes 🙂

    Et merci à Flatfab pour cet article utile et intéressant !

    • Damien
      13 octobre 2016 at 10:31

      Parce que le look va correspondre au profil du conducteur « type » sûrement…
      La Ninja 300 va être le type de moto qu’un jeune permis « fou » va s’offrir et va prendre des risques, même si son moteur est moins puissant.
      Tandis que la BMW va plutôt s’adresser à un profil plus « mature » (tarifs / look), qui ira peut être plus vite, mais aura déjà plus d’expérience moto, et s’amusera à prendre moins de risque (statistiquement).
      Ceci est juste une hypothèse de ma part 🙂

      • Seb63
        13 octobre 2016 at 21:31

        Bonjour,
        Je me suis fais refuser après ma cbr 125 l’assurance d’une cbr 500 qui est la même que ma cb500f en termes de moteur… Du coup, j’avais regardé à la mutuelle des motards mais il ne reprenait pas mon bonus auto… donc assez cher….Sans sinistre auto ou moto, je paie l’assurance de ma cbf 500 25 % moins cher que pour ma cbr 125…. et je suis resté fidèle à mon assureur….
        Aimant bien comprendre, J’ai creusé, et là j’ai vu les stats édifiantes qui justifiait le refus : bien plus de sinistres en cbr que sur cbf chez mon assureur… un vrai ratio et un seuil de rentabilité qui aurait mis le tarif trop cher par rapport au prix neuf de la moto même avec mon bonus de 50 %…le Boss m’a même dit que même une cbr 125 il ne prendrait plus … même un proche…. sauf peut etre au 1/3… allez voir leurs copains de la mutuelle des motards si je veux vraiment une cbr…
        L’er6f est au même prix que la version n mais avec une franchise doublée… cause prix du carénage qui est souvent impacté… Petite info, l’assurance rembourse les protections intégralement si abimées pour pousser à les mettre d’origine…
        Pour ma part, je ne regrette pas ma cb500f, je pense que je roulerais plus vite en 500 cbr du fait de la meilleure protection (à 110 km/h, même avec la bulle ermax, on sent bien la vitesse sur la naked…. et donc on réduit un peu sa vitesse tout en gardant ses points…)
        Amitiés motardes,
        Seb

        • DenverLeDino
          14 octobre 2016 at 10:34

          Merci pour les infos!

          On peut remercier les kékés des villes/plages/montagnes pour les tarifs sur les « pseudo » sportives…

          Pour ma part je compte me prendre un trail routier (BMW GS 650 ou 700, Kawasaki Versys 650 2015 ou Yamaha Tracer 700) ou un roadster (BMW F800R avant 2015 ), donc ça devrait aller niveau tarif.

          Mais l’ER-6 F millésime 2017, renommée Ninja 650 pour l’occasion, me fait bien de l’oeil quand même 😉

  2. Djude
    8 octobre 2016 at 14:04

    Bonjour,

    Bientôt titulaire du permis A, ce sera mon seul et unique permis en ma possession.
    Je me permet de poser la question ici pour anticiper un minimum l’achat d’une nouvelle moto. (Er6N ABS)
    J’ai 28 ans ,pas de permis de voiture et pas d’expérience de la moto non plus.
    J’ai bien conscience que mon profil est atypique et la question que je me pose est tout simplement est ce qu’il y a des assurances qui acceptent d’assurer ce genre de profil? La facture sera dans tout les cas salée je le sais mais avant de payer cher, aussi faut il être assuré. Donc suis-je « interdit d’assurance » du fait de ma non expérience? Cela ne me semblerait pas très logique mais il semble que c’est plutôt vers cela que se dirigent les assurances.

    • FlatFab
      10 octobre 2016 at 11:40

      Je connais deux assurances qui ne pénalisent pas les « jeunes permis », les motards débutants sans expérience de conduite, quel que soit leur âge.
      Ce sont la MAIF et la Mutuelle des Motards.
      Dans les deux cas, surtout à l’AMDM, l’acceptation d’assurer implique le choix d’une moto raisonnable, choisie dans une liste de motos labellisées « débutant ».

  3. STEF
    8 juin 2016 at 16:51

    Bonjour à tous, nouveau motard depuis cette semaine, je dispose du permis B depuis 1994, je suis assuré depuis quelques années pour une voiture et à ce titre je dispose d’un bonus de 0,80 (80%).

    Est-il vrai que l’article A121-1 (art10) du code des assurances, peut obliger un assureur à aligner mon bonus auto sur mon contrat moto ?

    « Art. 10.-Le coefficient de réduction-majoration acquis au titre du véhicule désigné au contrat est automatiquement transféré en cas de remplacement de ce véhicule ou en cas d’acquisition d’un ou plusieurs véhicules supplémentaires.
    Toutefois, le transfert de la réduction n’est applicable que si le ou les conducteurs habituels du ou des véhicules désignés aux conditions particulières du contrat demeurent les mêmes, sauf en cas de réduction du nombre des conducteurs. »

    https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=9EC677AD70AA861A2E44EC4B3B363CDC.tpdjo17v_1?idArticle=LEGIARTI000006785942&cidTexte=LEGITEXT000006073984

    • FlatFab
      8 juin 2016 at 17:27

      Non car il ne s’agit pas de la même catégorie de véhicule.
      Rien n’oblige juridiquement un assureur à reprendre le bonus auto pour la moto. C’est une affaire de négociation commerciale.

  4. Ligier Eric
    8 juin 2016 at 08:53

    Bonjour à tous,

    Je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous le problème qui m’arrive avec AMV.

    Hier matin je reçois par lettre recommandée une notification de résiliation de mon contrat d’assurance pour ma GSR750.

    Cause : survenance d’un sinistre sur un autre contrat. Sans plus de précision.

    Je vous dresse la situation. Ma femme et moi avons 4 motos assurées chez AMV (3 pour moi, GSR750, VStrom et GSXR 750 et une Gladius pour elle) On est tous les deux conducteurs des GSR, VStrom et Gladius (la Gsxr ne peut avoir qu’un seul conducteur).

    L’année dernière ma femme a eu un accident en ville avec un piéton. Le mec courrait au milieu d’un boulevard entre les véhicules pour rattraper son bus ! Il a eu la jambe cassée. Ma femme n’a pas été sanctionnée par la police.

    Je suppose que c’est le sinistre dont parle la lettre recommandée.

    Je précise que je n’ai jamais eu d’accident à moto depuis mon permis en 1980 et que je suis assuré chez AMV depuis 2009, date à laquelle nous avons repris la moto.

    Mais le plus beau dans l’histoire c’est que je viens de payer il y a quelques jours ma prime d’assurance pour la GSXR !

    Dois-en conclure qu’AMV considère que la GSXR est beaucoup moins dangereuse que ma GSR 750 ABS ou ma VSTrom ?
    Auquel cas dois-je envisager de vendre mes motos et m’acheter une des toutes récentes hypersport de 200cv qui sera considérée par AMV comme moins dangereuse que ma GSXR ?

    Je vais poser la question à AMV et vous tiendrais au courant de leur réponse.

    Vos avis m’intéressent aussi 🙂

    En attendant, je vais aller voir du coté de la Mutuelle des Motards…

  5. bib
    29 mars 2016 at 23:28

    Bonjour,

    Et merci pour toutes ces infos extrêmement précieuses, j’ai passé beaucoup de de temps à lire tes articles, super! Petite précision concernant les sites de comparaison, KelAssur, HyperAssur et MisterAssur font tous les 3 partie du même groupe, même formulaire, et mêmes propositions, un seul suffit (on peut se demander d’ailleurs leur intérêt…)

    • FlatFab
      30 mars 2016 at 17:39

      Merci de l’info.

  6. Renaud
    27 janvier 2016 at 14:56

    Encore un article très interessant.

    J’en ai profité pour faire un tour sur mon assurance de protection corporelle pour vérifier le plafond des frais médicaux (« Sur les frais médicaux, vous trouverez toujours un plafond. Celui-ci est très variable, entre 300.000 et 600.000 euros, généralement. »). A la MAIF ils indiquent : « Frais médicaux et d’hospitalisation restés à charge : Ils sont pris en charge jusqu’à la date de guérison ou de consolidation des blessures, sans limitation de somme ».

    => A priori il n’y aurait donc pas de plafond

    • JeanDeNouste
      27 janvier 2016 at 17:34

      Renaud a écrit ; « A la MAIF ils indiquent : « Frais médicaux et d’hospitalisation restés à charge : Ils sont pris en charge jusqu’à la date de guérison ou de consolidation des blessures, sans limitation de somme ». A priori il n’y aurait donc pas de plafond »
      … C’est un point que j’aimerais éclaircir, la Mutuelle des motards est plus précise quant à l’indemnisation des dommages corporels, le montant des primes est comparable. Je me pose la question d’une mutation de la Maif vers la Mutuelle des motards.

  7. 5 octobre 2015 at 16:24

    Un article intéressant par ces temps où les comparateurs d’assurance fleurissent un peu partout. On est vite perdu parmi toutes les offres.

    Comme vous le dites  » une assurance, ce n’est pas qu’un prix » et c’est l’élément qu’ils mettent le plus en avant, comme si il n’y avait que ça à prendre en compte…

  8. Marco
    26 septembre 2015 at 16:45

    **********Vous pensez peut-être que votre assurance des accidents de la vie vous couvrira ? Sauf que toutes les GAV (garantie des accidents de la vie) excluent les accidents de la route, surtout à moto.*******

    à de rares exceptions près, (de plus en plus rares, d’ailleurs…) la mienne fait partie des exceptions, et va même plus loin, elle garanti les accidents en bicyclette……!
    encore un article ultra interressant !
    merci Fabien !

  9. servan
    24 septembre 2015 at 11:41

    Bonjour,

    Cet article est très utile FlatFab, bravo pour ce travail !

    Bien évidemment, en cas de tiers responsable, l’assurance de celui ci ne peut opposer à la victime une quelconque franchise, seule la faute de la victime exclut ou limite le droit à indemnisation
    (Article 4 de la Loi Badinter).

    Etant professionnel du droit pour l’indemnisation de victimes d’accident de la circulation (donc, contre les assureurs), je peux vous confirmer que trop peu de motards connaissent le risque d’absence d’assurance ou d’une limitation d’assurance en cas d’accident sans tiers responsable ou de véhicule tiers impliqué.

    Si des blessures sont occasionnées au motard conducteur suite à un accident seul (Huile dans un virage…), il faut savoir que l’indemnisation n’est possible que si vous avez souscrit une option spécifique pour le conducteur.

    Et là encore, il y a des subtilités….

    Pour cette option, les prestations de l’assureur peuvent être indemnitaires ou forfaitaires. Elles se reconnaissent à leur mode de calcul : indemnitaires, elles ont pour fonction de réparer le préjudice subi, calculées comme l’est la dette de responsabilité ; forfaitaires, elles sont établies en fonction d’éléments prédéterminés dans votre contrat d’assurance.

    Les prestations indemnitaires ouvrent à l’assureur une possibilité de subrogation (C. assur., art. L. 131­2, al. 2) dans les droits de la victime qui ne peut en cumuler le bénéfice avec l’indemnisation correspondante, éventuellement due par un tiers responsable. En somme, votre assurance vous indemnise dans tous les cas, et pourra se retourner contre un tiers s’il existe.

    Les prestations forfaitaires produisent les effets inverses : absence de subrogation (C. assur., art. L. 131­2, al. 1er) et possibilité de cumul avec l’indemnisation si votre contrat le prévoit. Cela signifie que vous percevrez une indemnisation correspondant au termes de votre contrat (attention dans ce cas au seuil minimum de Déficit Fonctionnel Permanent garanti), et que s’il existe une possibilité de vous faire indemniser par l’assurance d’un tiers et que votre contrat l’indique, vous cumulerez les deux indemnisations.

    Pour être certain d’obtenir une indemnisation intégrale, il faut de mon point de vue privilégier les prestations indemnitaires, mais vous ne pourrez pas la cumuler avec une autre indemnisation si un tiers est identifié. Nul doute qu’il s’agit de l’option la plus chère…

    Cette problématique est très technique, mais elle est déterminante !

  10. Disklad
    22 septembre 2015 at 16:28

    Bonjour à tous.

    Suite à une discussion sur le sujet avec un ami, une question nous est venue du fait qu’il se serve de sa moto quasi-quotidiennement avec sa femme en passagère : quelle est la couverture exacte de la RC ?

    Apparemment, si je tombe avec un passager et si celui-ci nécessite des soins médicaux, ceux-ci seront pris en charge par mon assurance. Existe-t-il une limitation ? Un plafond de frais ? Si oui en fonction de quoi ? Peut-il par exemple demander le remplacement de son équipement sur mon assurance ?

    • FlatFab
      22 septembre 2015 at 19:45

      Tous les dommages, corporels et matériels, occasionnés au passager sont pris en charge par l’assurance RC du conducteur, sans plafond, sans limitation, mais très souvent avec une franchise, variable selon le contrat.

      • Fabrice
        22 septembre 2015 at 21:53

        Bonjour Flatfab,

        non, une assurance RC n’a jamais de franchise, c’est interdit par le code des assurances…

        • FlatFab
          23 septembre 2015 at 07:42

          « La franchise existe sur quasiment tous les types de contrat d’assurance dommage tels que l’assurance auto et l’assurance habitation, par opposition aux assurances de personne comme l’assurance décès. »
          Source

          « La franchise est la somme d’argent ou la fraction du dommage laissée à la charge de l’assuré en cas de réalisation du risque. Autorisée par le code des assurances (art. L. 121-1), elle permet de réduire le montant des cotisations et incite l’assuré à adopter un comportement prudent. »

          Code des assurances, Partie législative, Livre Ier : Le contrat, Titre II : Règles relatives aux assurances de dommages, Chapitre Ier : Dispositions générales, Article L121-1 :
          « L’assurance relative aux biens est un contrat d’indemnité ; l’indemnité due par l’assureur à l’assuré ne peut pas dépasser le montant de la valeur de la chose assurée au moment du sinistre.
          Il peut être stipulé que l’assuré reste obligatoirement son propre assureur pour une somme, ou une quotité déterminée, ou qu’il supporte une déduction fixée d’avance sur l’indemnité du sinistre.
          « 

          • Fabrice
            23 septembre 2015 at 19:40

            Bonjour Flatfab,

            justement, l’assurance RC est une assurance de personne, en ce qu’elle garantit les sommes éventuellement dues par une personne en raison de dommages causée par elle, ses enfants ou ses biens au titre de sa responsabilité civile (cad les art. 1384 du code civil).

            Pour plus de simplicité (et une autre approche), l’assurance RC est obligatoire pour tout conducteur de véhicule à moteur transportant des personnes (art 211-1 du Code des Assurances), et une franchise pourrait donc être interprêtée comme contraire à ce principe d’obligation (ladite franchise n’étant de facto pas garantie par l’assurance). En revanche, ces RC sont limitées, mais pour des montants tellement élevés qu’ils suffisent à garantir 99,9999% des risques, les autres étant en général exclus de droit public de tout contrat (guerre, ‘fusion du noyau’, etc) et de toute façon si improbables et couteux que la personne elle-même ne pourra jamais en être solvable.

            • FlatFab
              23 septembre 2015 at 19:51

              Voilà pourquoi je voulais éviter d’entrer trop dans les détails… On peut argumenter sur le droit des assurances, mais là, on va perdre 95% des lecteurs.
              Au-delà des points de droit, regardons simplement la réalité des faits actuels :
              – pour la plupart des assureurs, l’indemnisation au titre de la garantie responsabilité civile donne lieu à une franchise ;
              – pour la plupart des assureurs, cette indemnisation se fait sans limitation de somme, au moins pour les dommages corporels, et avec des plafonds très élevés pour les dommages matériels (de l’ordre de la dizaine ou de la centaine de millions d’euros).

              • Fabrice
                23 septembre 2015 at 23:31

                Flatfab:

                – à ma connaissance, il n’y a pas de Conditions Générales d’assurance RC incluant une franchise, c’est illégal en France: as tu un exemple circonstancié?
                – les limitations sont d’ordre théorique tant elles sont élevées. En fait elles recoupent en pratique les sommes allouées par les tribunaux.

        • brisy
          23 septembre 2015 at 10:33

          hello n’y a-t-il pas confusion içi entre franchise (somme restant à la charge de l’assuré) et limite d’indemnisation (il me semble que la rc est « illimitée »)
          amicalement
          Marco

      • Disklad
        23 septembre 2015 at 09:25

        OK, merci de ta réponse ! 🙂

  11. al
    22 septembre 2015 at 14:12

    A noter certaines options qui peuvent être intéressantes selon les assurances
    – Utilisation loisirs uniquement c’est à dire sans trajet domicile travail. Si l’on ne se sert pas de la moto pour aller travailler ca permet d’économiser
    – Remisage l’hiver. -10% sur la facture si non utilisée en décembre et janvier.

    • FlatFab
      22 septembre 2015 at 19:47

      Exact, mais vois-tu, on rentre là dans les subtilités des contrats d’assurance qui sont tellement diverses et variées que je ne voulais justement surtout pas me lancer là-dedans car l’article serait alors trois fois plus long… Déjà qu’il l’est un peu…

  12. Fabrice
    19 septembre 2015 at 06:27

    Bonjour Flatfab,

    je viens de lire plus en détail ton article, bravo! Quelle est l’assurance qui propose une individuelle avec un capital de 1 million d’Euro? Et celle qui baisse la franchise à 5% en individuelle (j’avoue que je ne l’ai pas trouvée)?

    Merci d’avance,

    • FlatFab
      21 septembre 2015 at 18:13

      L’assurance MAIF, dans le cadre de son contrat PACS combiné avec un contrat VAM (véhicule à moteur) garantit une indemnisation de l’incapacité permanente dès 1% d’AIPP. Et le même contrat assure le remboursement des frais médicaux et d’hospitalisation restés à charge sans plafond jusqu’à consolidation des blessures.

      La corpo plafonnée à un million d’euros, c’est à la MACSF, la mutuelle des professionnels de la santé, mais aussi avec l’assurance auto de Fortuneo ou de La Banque Postale.

      • Fabrice
        22 septembre 2015 at 11:41

        Je suis d’accord, la MAIF est épatante en terme de conditions générales, mais elle est chère et elle assure peu de motos pour un jeune conducteur.

        Les autres assurances sont uniquement auto ou très spécialisées… Il me semble qu’Allianz ait une possibilité de réduire la franchise à 5%? Etait-ce bien à celle là que tu pensais?

        • FlatFab
          22 septembre 2015 at 19:49

          Je n’ai pas fait le tour de tous les contrats d’assurance moto du marché. Le but de l’article est d’attirer l’attention sur les garanties les plus importantes, avec quelques éléments de comparaison. A partir de là, c’est à chacun de se débrouiller avec les sites comparatifs. Je ne vais pas me lancer dans un essai comparatif et exhaustif des assureurs moto, surtout que les conditions générales sont régulièrement revues et qu’il me faudrait alors tout recommencer tous les deux-trois ans.

        • JeanDeNouste
          28 octobre 2015 at 11:43

          J’ai posté cette réponse sur le post « Une GT pour débuter », elle me semble cependant plus en phase avec celui-ci :
          Comme avec une autre compagnie, tout se négocie … la réponse initiale de la MAIF est effectivement « pas de contrat pour un jeune permis au-delà de la MT07 ou autre Vstrom 650 » mais, quand un client, euh pardon … un sociétaire, fait valoir son histoire (bonus maximum depuis plus de 20 ans), ses 40 ans de sociétariat sans incident important, il est dirigé vers un responsable du siège qui établit une proposition personnalisée. Quand, par ailleurs, le « vieux sociétaire » précise que la « Mutuelle amie, celle des motards, est prête à l’accueillir lui et sa BM, qu’elle propose également de bonnes conditions pour les contrats auto de la famille alors … la proposition se précise et devient pour le coup acceptable, voire même intéressante (1).
          (1) tous risques BMW r1200r de 2010, 58 ans, permis obtenu en avril 2015, 50% de bonus auto pris en compte, prime annuelle 800,00€.

  13. Fabrice
    17 septembre 2015 at 16:36

    Bonjour,

    nous touchons ici à mon domaine de compétence. Je suis secrétaire d’une association d’aide à l’indemnisation des victimes. Je n’ai aucun lien avec des sociétés ou mutuelles d’assurances. Voici mes remarques:

    – Attention aux conditions générales de l’assurance corporelle, en particulier le niveau minimal d’AIPP(incapacité personnelle permanente): beaucoup commencent à 15% (ce qui veut dire une indemnisation à partir d’un niveau très substantiel de dommage corporel (voire important). Certaines commencent à 10%, très peu commencent à 0% (ce sont celles à favoriser).

    – Le remboursement des frais médicaux a en général peu d’importance, dans la mesure où tout le monde de nos jours (ou presque) a une mutuelle complémentaire qui les prendra en charge au moins en grande partie

    – Enfin, plus anecdotique, si les passagers sont bien considérés comme des tiers, l’élève de moto-école l’est également de plein droit depuis 1999 (Art 201-1 du Code des Assurances), ce qui signifie que c’est tout accident est indemnisé par l’assurance professionnelle de la moto-école, sauf faute inexcusable (c’est à dire tentative de suicide avec preuve non-réfutable -en d’autres termes, inutile de souscrire une individuelle spécifique)

    – Enfin, la franchise, ça n’existe bien entendu pas pour une assurance RC (ou au tiers); c’est interdit par la loi.

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