Quelle moto pour débuter ?

Le choix de la première moto est toujours un grand moment d’hésitation. On entre dans le monde moto, sans obligatoirement une connaissance approfondie de tous les modèles. Du coup, la plupart des débutants fonctionne soit au coup de coeur, soit par défaut financier, sans prendre en compte ce qui devrait être la première préoccupation : rester en vie.

Mes articles sont une chose, les commentaires et les questions des motards internautes en sont une autre, et pas moins intéressante.
Après (ou avant) avoir lu ce billet, si vous avez une question ou si vous voulez en savoir plus, n’oubliez pas de lire tous les commentaires et mes réponses qui figurent en bas de page, ils sont souvent intéressants, pertinents et répondront à la plupart de vos interrogations.

Pour une liste de modèles conseillés remise à jour en septembre 2014, lire l’article Les motos pour débutant(e)s

Précision liminaire : au départ, je ne voulais pas rédiger d’article sur des motos, en tout cas pas des essais. Je ne suis pas essayeur professionnel et je ne veux pas retirer le pain de la bouche de la presse moto, dont c’est la vocation première. En plus, j’ai mon propre cahier des charges bien particulier, mes attentes, ma façon de conduire et une appréciation ne pourrait être que subjective.

Il n’en reste pas moins que le choix de la moto à choisir pour débuter reste une des interrogations majeures des néophytes. Il ne se passe pas une semaine sur les forums sans qu’un(e) jeune permis vienne demander des idées de moto pour débuter.

C’est dans cette optique de « service à rendre » à ceux qui en savent le moins sur le sujet que j’ai élaboré cet article, avec l’approche de responsabilité (voire de prudence) qui guide ma pratique moto. Cela plaira ou non, mon but n’est pas de faire plaisir à tout le monde, mais de conseiller ceux qui partagent ma vision de la pratique moto.

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Arrêtez de poser tout le temps les mêmes questions sur les motos A2 à 34 et 48 ch !
Allez lire les articles suivants, toutes les réponses y figurent :

Les catégories de permis moto
Les nouvelles catégories de motos

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Note pour les moins de 24 ans : à partir de janvier 2013, les nouveaux motards « gros cubes » (permis A), âgés d’entre 18 et 24 ans, ainsi que ceux qui ont obtenu leur permis A avant janvier 2013, mais sont âgés de moins de 21 ans et possèdent moins de deux ans d’expérience, sont assujettis à la catégorie A2.

Pour en savoir plus sur les catégories de permis moto,
lire Les catégories de permis moto.

Une liste des motos homologuées en A2, d’origine ou par bridage, est donnée dans l’article Les motos pour débutant(e)s.

Pour en savoir plus sur les critères techniques des motos A2,
lire Les nouvelles catégories de motos.

De plus, le passage de A2 en A ne se fera plus automatiquement au bout de deux ans.
A la fin de la période A2, le jeune motard devra nécessairement suivre une formation complémentaire de sept heures en moto-école pour accéder à la catégorie A. Sans cette formation (non sanctionnée par un examen), le motard restera en A2 toute sa vie.

Pour en savoir plus sur cette formation, lire La formation complémentaire pour passer de A2 en A.

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Régle numéro un : prenez une moto d’occasion !

Choisir une moto d’occasion comme première monture représente tout d’abord (le plus souvent) une économie à l’achat.

Précision à toutes fins utiles : une moto d’occasion n’est pas forcément une bouse infâme !

Il faut savoir qu’une moto perd 10% de sa valeur à la seconde où elle sort de chez le concessionnaire. Vous pourrez trouver des motos d’occasion avec seulement 2.000 ou 5.000 km.
Ne négligez pas non plus les « véhicules de direction », les motos de démonstration, les véhicules de collaborateurs… Vous pouvez trouver une moto récente et en super état pour 20 à 30% de moins que le prix neuf, ce qui se ressent directement sur la prime d’assurance.

Par ailleurs, beaucoup de motards débutants, pas toujours au top des connaissances mécaniques, « flippent » à l’idée de prendre une moto kilométrée, avec plus de 10.000 ou 20.000 km au compteur.
Encore une fois, un gros kilométrage n’implique pas nécessairement une moto à l’agonie !
Je préfère largement une moto de 40.000 ou 50.000 km qui a roulé régulièrement et a été bien entretenue, avec des consommables neufs ou récents, voire des organes changés, plutôt qu’une bécane de 10.000 ou 15.000 km conduite par un motard négligent, où tous les consommables sont en fin de vie, avec une grosse révision à venir et des organes fatigués. La première sera non seulement moins chère à l’achat, mais en plus elle occasionnera moins de frais à court terme.

Cela dit…
En fonction de la saison, des modèles, des promos, de l’état du marché moto, il arrive de trouver des motos neuves, en stock chez les concessionnaires, dernier modèle ou du millésime précédent, parfois moins cher que des occasions récentes.
L’argument d’économie sur le coût d’achat n’est donc pas toujours vrai, du moins pour des modèles récents et peu kilométrés.
Il demeure bien sûr valable si vous prenez une moto de plus de deux ou trois ans, surtout si elle a plus de 20.000 à 30.000 km.

Mais il ne faut pas penser qu’au coût d’achat direct.

Une moto d’occase coûte aussi moins cher à réparer.
En tant que débutant, vous avez de fortes chances de vous rétamer à un moment ou à un autre au cours de vos premiers mois ou premières années de pratique. Je ne vous le souhaite pas, bien sûr, et si ça doit arriver, je croise les doigts pour que la casse ne soit que matérielle ou au pire, sans gravité, sans séquelles.

Mais il faut aussi rester réaliste : même si c’est à l’arrêt ou à faible vitesse, même si vous vous en tirez bien, il y a une grosse probabilité que votre engin chéri se retrouve étalé sur le bitume. Et quand vous verrez le prix des réparations sur une moto pour la remettre à neuf, vous comprendrez votre douleur !
Alors que si elle est d’occase, vous aurez moins mal au coeur de la garder un poil abîmée. Et si dans le pire des cas, les dégâts sont tels qu’il faut la benner à la casse, vous ne perdrez pas trop de sous pour en racheter une autre.

N’oubliez pas que si vous tombez de vous-même (sans tiers impliqué), comme cela peut arriver assez souvent aux débutants, vous vous prendrez forcément un malus d’assurance. Sur une petite prime d’une moto d’occase, c’est juste pas sympa. Sur la cotisation astronomique d’une sportive flambant neuve de l’année, cela risque tout simplement de vous obliger à arrêter de rouler.

Une moto d’occase, parce que moins valorisante, plus kilométrée, est aussi moins prisée.
Vous risquez moins de vous faire voler une moto d’occasion (sauf pour les modèles les plus prisés).

Une moto d’occase coûte moins cher à assurer.
Le kilométrage ne compte pas, mais c’est la date de mise en circulation qui joue : plus la moto est âgée, plus elle décote, moins elle coûte en assurance.
Dans le même registre, sachez qu’une moto de plus de dix ans coûte 50% moins cher en frais d’immatriculation (taxe de carte grise), même si elle n’est pas assurée en véhicule de collection.
Encore une petite économie !

Une moto d’occase décote moins.
Vous êtes motard débutant, vous allez sans doute changer de moto assez rapidement. On garde sa première moto entre quelques mois et deux ans, parfois trois. Soit parce qu’on se rend compte que finalement, la moto n’est pas notre truc. Soit parce qu’on réalise que ce type de moto ou ce modèle n’est pas ce qui nous convient. Soit parce qu’on a envie d’essayer autre chose. Soit parce qu’on progresse, qu’on a envie d’aller plus loin, de prendre plus gros, plus puissant, plus confortable…

Bref, vous allez changer.
Et dans ce cas, il est probable que vous allez revendre votre moto. Sur une moto neuve, vous perdrez beaucoup. Avec une moto d’occase, vous perdrez aussi, mais moins.

Le choix de la moto d’occasion pour commencer, c’est bien sûr la voix de la raison.
Mais cela servira aussi votre passion.

Vous pourrez sans doute choisir une moto qui vous plaira, même un peu âgée, même un peu kilométrée, car le tarif ne sera pas un obstacle (ou beaucoup moins).
L’argent économisé sur l’achat, l’entretien et la prime d’assurance vous permettra d’investir dans un bon équipement motard, des pneus neufs ou encore des cadeaux pour votre entourage !

Argument à double tranchant, la moto sera déjà rodée.
D’un côté, c’est dommage de ne pas faire la moto à votre main. Mais de l’autre, vous évitez une corvée, surtout que votre inexpérience n’aide pas toujours à bien manier la moto dès le début.

 

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Première règle bis : oubliez les sportives, quelles qu’elles soient.

A part les 250 et 300 cm3…

Qu’il s’agisse de supersport (entre 600 et 1000 cc), hypersport (1000 cc et plus) ou GT-sport (sportives routières moins radicales), ces motos demandent de l’expérience afin d’éviter la gamelle dans le meilleur des cas, voire l’hôpital ou pire.
En tout état de cause, le montant de l’assurance sera prohibitif pour les jeunes permis (plus de 1.500 euros de prime d’assurance par an, même au tiers, en fonction des régions et du profil), à supposer même que l’assureur accepte de vous couvrir…

L’argument vaut pour les roadsters sportifs dont le moteur et la position n’ont rien à envier aux supersports.
Donc non, un Z750 ou Z800 (au hasard…) n’est pas une bonne idée pour débuter !

Je sais, c’est frustrant.
Beaucoup de motards viennent à la moto attirés par les « motos de course », la vitesse, le mythe du MotoGP, la recherche de sensations qu’ils pensent liées aux sportives…

Mais réfléchissez un peu et rappelez-vous vos débuts à vélo. Dans votre enfance, vous avez commencé avec un tricycle et pas un vélo de course, non ?
En moto, c’est pareil, on ne prend pas tout de suite la moto la plus puissante, la plus casse-gueule.
On débute petit, modeste, et on monte en puissance progressivement.

Par ailleurs, à tout hasard, je vous rappelle que votre permis de conduire A est censé vous avoir appris à conduire une moto… sur route !
Or une sportive, c’est fait pour rouler sur un circuit. Les techniques de pilotage ne sont pas du tout les mêmes. Si vous voulez apprendre à piloter sportivement, allez sur piste. L’expérience du circuit ne vous servira que peu pour la route, et vice-versa.

Ne croyez pas non plus que votre pratique de la voiture ou du scooter vous aidera à survivre.
Quand j’entends un futur motard (scooteriste mais même pas encore titulaire du permis A, même pas commencé les leçons…) ne jurer que par la R1 ou l’Hayabusa, alors que non seulement il ne connaît rien, mais qu’en plus, il est père de deux jeunes enfants, cela me met les nerfs en pelote !
La conduite à moto, ça n’a rien à voir avec les autres véhicules.

Vous pouvez bien sûr faire le coq et prétendre devenir tout de suite le successeur de Valentino Rossi. Cela va vous coûter très cher en pognon (achat, assurance, entretien, réparations) et vous risquez de finir assez vite à l’hôpital, voire entre quatre planches. En espérant que vous ne tuerez pas quelqu’un d’autre dans vos conneries…
Si vous devez crever, merci de le faire dans votre coin, vite et sans bavures !
Je n’ai pas envie que mes impôts servent à payer des mois de soins intensifs à un blaireau qui finira de toute façon à peine plus décérébré qu’il l’était déjà avant.

Il reste vivement déconseillé de commencer avec une sportive ou un roadster sportif de grosse cylindrée (plus de 500 cc), même si vous avez plus de 21 ans et êtes libre d’aller jusque 100 chevaux.

Ce n’est pas qu’une question d’assurance et de prix.
Les sportives modernes donnent une fausse impression de facilité : basses, légères, elles se révèlent très maniables, faciles à emmener très haut très vite (en ligne droite) et avec un freinage surpuissant. Même un débutant peut avoir l’impression de conduire comme un champion, ça tombe bien, c’est ce que veulent les services marketing des constructeurs. Sauf que « rouler vite » n’est pas synonyme de « savoir conduire ».

Un chimpanzé pourrait rouler à 200 km/h en moto en ligne droite !
Il suffit de tourner la poignée et de monter les rapports. Cela ne demande aucune compétence, ne prouve aucune qualité.
Jusqu’au jour où l’humain motard débutant se trouve confronté à une situation imprévue, une bonne grosse difficulté sur laquelle il arrive trop vite, pas le temps de réagir ou alors pas de bien réagir…
Les « grosses » motos sont peut-être valorisantes, mais très accidentogènes. En débutant avec une 125 cc pour continuer sur une 500 cc, puis une 600 cc, on apprend progressivement à maîtriser la vitesse, le poids, le freinage, la tenue de route, le duo…

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Débuter modestement, apprendre peu à peu, c’est s’assurer de pouvoir pratiquer sa passion pendant de longues années.
Rappelez-vous ce proverbe : il y a des motards fous, il y a des vieux motards, il n’y a pas de vieux motards fous.

Il n’y a plus de « mauvaise » moto dans la production actuelle. C’est le pilote qui fait la différence.
L’expérience permet de maîtriser la puissance et de l’utiliser à bon escient. Or la puissance n’est rien sans maîtrise. Quand vous aurez « de la bouteille » en moto, vous vous apercevrez que la performance d’un motard sur route, surtout en virage, relève à 80% de sa compétence de pilotage. La moto ne compte que pour 20%.

Ne croyez pas qu’une moto puissante fait de vous un motard rapide. Elle fera juste de vous un bon donneur d’organes potentiel. 
Pensez d’ailleurs à demander votre carte auprès de l’ADOT ou de la fondation Greffe de Vie !

Comptez six mois d’apprentissage et/ou 5.000 à 10.000 kilomètres pour commencer à prendre en main votre machine 125 cc ou 500 cc.
Comptez deux ans de pratique (variée, dans toutes les conditions et sur des parcours différents) et / ou 20.000 km pour vraiment acquérir une bonne première expérience.
Entre deux, vous aurez déjà pu changer, passer de 125 cc à 500 cc, d’une 500 à une 600 cc de moins de 80 cv.

Et croyez-moi, j’applique à moi-même ces principes : ce n’est qu’après 300.000 km d’expérience que je suis passé sur une moto de 106 ch ! Ma première moto faisait 54 ch (je l’ai gardée dix mois), j’ai changé pour une 73 ch (trois ans), puis une 85 ch (cinq ans), et enfin une 106 ch.
Et j’en ai pourri de la supersport ou hypersport en « full power » conduite par des manches qui se prennent pour des pilotes…

Attention, une fois acquise cette première expérience, vous allez prendre de l’assurance et vous croire invincible. C’est justement à ce moment qu’arrive le plus grand nombre d’accidents.
Rappel : plus de la moitié des tués et blessés à moto avaient moins de cinq ans de pratique et un tiers des accidentés corporels avait moins de deux ans d’expérience.

J’ai choisi cette vidéo de « Motos et Motards » car elle est bien faite et valable sur les deux premières motos essayées. Mais beaucoup moins sur les deux dernières, trop puissantes à mes yeux pour des débutants, trop lourde et pataude dans le cas de la Z750, trop vive et rigide pour la Ducati.

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Y a pas de mystère ! Si les primes d’assurance moto sont aussi élevées pour les motards débutants, c’est qu’ils concentrent tous les risques : permis de moins de deux ans, moins de 25 ans (donc immature), homme (travaillé par la testostérone), célibataire (pas d’attache), souvent francilien (pas habitué aux virages) et/ou urbain (risques d’accident et de vol accrus) et qui veut une moto valorisante (risque de vol accru)…

Si vous ne voulez pas vous ruiner en assurance (de l’argent jeté par les fenêtres, qui ne vous rapportera rien), il faut changer au moins une des données de cette équation.
Vous ne pouvez pas changer de sexe (enfin, à vous de voir), vous n’êtes pas forcément pressé de vous marier et d’avoir des gosses, vous ne pouvez pas vieillir prématurément et votre boulot (ou vos études) vous empêche de déménager en Lozère.
En attendant d’avoir plus de 25 ans (voire 30) et de fonder une famille, la seule variable que vous maîtrisez est le choix de la moto.

La meilleure moto pour débuter sera celle qui donne du plaisir sans risque.
Les motos d’école en sont les meilleurs exemples : ce sont principalement des basiques, des roadsters, des trails, avec une cylindrée comprise entre 500 et 650 cc et une puissance de moins de 70 chevaux pour un poids inférieur à 200 kilos.
Ce sont des motos peu chères à l’entretien, qui ont fait leurs preuves en termes de fiabilité, à des prix raisonnables en neuf comme en occasion, économes en assurance. Autant d’argent économisé pour se payer un bon équipement motard.
Dernier avantage, non négligeable, elles se revendent facilement en occasion… à d’autres débutants.

Il est vrai que ce sont également des motos dont on se lasse souvent au bout d’une année, voire pour certains impatients au bout de quelques mois. Mais au moins, elles auront permis de se faire la main et d’acquérir l’expérience indispensable avant de passer à la vitesse supérieure.

Note sur les motos d’école : tous les motards « gros cubes » français passent par une école moto et se créent leur première expérience sur une moto d’école. Avec bien souvent à la clef une déception. Passés les premiers instants de découverte, beaucoup trouvent ces motos fades, mollassonnes, pauvres en sensations.
N’oubliez pas que ces motos sont très souvent malmenées, « rincées », éprouvées par des années et des kilomètres d’utilisation dans des conditions particulières, très différentes d’un usage quotidien normal. De plus, elles sont à peu près toujours équipées de barres de protection en acier, qui pèsent très lourd (entre 10 et 20 kilos selon les modèles), qui alourdissent le train avant et pénalisent le rapport poids/puissance.
Une moto d’école débarrassée de ses barres de protection est transformée.

Si le sujet vous intéresse, lisez l’article Racheter une moto d’école ?

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Dès lors, comment choisir sa première moto ?

Examinons d’abord les principales caractéristiques d’une moto.

La puissance

Inconvénient : avec une machine puissante, qui dispose d’un couple moteur plus important, la remise de gaz sur le mouillé est délicate. La roue arrière se met à patiner, c’est gérable en ligne droite, mais la chute est probable en virage.

Avantage : une machine puissante permet des dépassements rapides, sur des distances plus faibles. Les risques de collision avec les véhicules d’en face sont moins importants (à condition de ne pas céder à l’optimisme échevelé). A contrario, une moto trop « molle » ne permet pas d’accélérer soudainement pour se dégager.

La puissance en elle-même est une chose, mais il faut aussi (et surtout) voir quand elle est disponible. Une machine dont la puissance maximale et surtout le couple maximal se trouvent dans le dernier tiers de la plage d’utilisation (régime moteur) du moteur sera difficilement exploitable, en tout cas pas dans des conditions de sécurité.
Or les machines très puissantes sont en général dotées d’un moteur « pointu », avec peu de puissance et de couple à bas et moyens régimes.

Le poids

Au début, une moto lourde demandera de la force pour la maîtriser. La technique viendra progressivement atténuer ce défaut. Mais la masse à ralentir sera toujours là.
Au delà de 220 kilos à vide, une moto n’est pas faite pour un débutant (à moins d’être taillé comme un bûcheron). Manoeuver à l’arrêt ou à basse vitesse, garer sa moto, circuler dans les petites rues embouteillées devient pénible.
A l’inverse, plus elle est légère, plus il est nécessaire de se méfier car il faut quand même savoir la stopper. Son faible poids procure peu d’adhérence, ses freins vont bloquer plus facilement, ce sont des glissades assurées.
La répartition du poids influe sur la facilité de conduite.

Attention sur ce point aux trails (machines « mixtes », route et tout-terrain). Ils sont plus hauts car ils disposent d’une selle épaisse et de suspensions à grand débattement qui leur permettent de mieux encaisser les chocs, mais aussi parce que leur garde au sol est importante afin de franchir des obstacles. Leur centre de gravité est élevé et leur conduite requiert un peu plus d’attention.
Les trails restent une bonne catégorie de machines pour débuter car ils sont peu puissants mais coupleux, faciles à manier, légers, peu gourmands en carburant, confortables, avec une position de conduite droite qui permet de voir loin.
D’ailleurs, si vous avez débuté en 125, les trails sont une part importante de ce marché et vous en aurez (un peu) l’habitude.

Le rayon de braquage

Les trails, les roadsters, les routières et les scooters offrent un rayon de braquage plus court et donc une maniabilité importante en ville comme dans les enchaînements de virages.
Les sportives, les customs, les GT sont moins maniables.
Exception tout de même sur certains roadsters sportifs (Triumph Street et Speed Triple), qui braquent comme un 33 tonnes.

Le comportement routier

Chaque moto a ses particularités qui changent selon la vitesse et le type de terrain emprunté (ville, campagne, montagne).
Sur-vireuse, la moto a tendance à accentuer le virage, elle plonge à l’intérieur, donc vers les usagers d’en face dans les virages à gauche et les ravins à droite…
Sous-vireuse, la moto a tendance à refuser le virage, elle s’écarte de la trajectoire idéale.
Neutre, la moto n’a aucune tendance prononcée.
De bons réglages de suspensions (et des suspensions et pneus en état) compensent un peu les défauts énoncés.

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Trouver la moto qu’il vous faut, c’est aussi répondre aux questions sur le conducteur : quelle expérience, quel type de conduite (prudent, fonceur, fou-fou), quel âge, quelle utilisation, quel gabarit ?

Age

Pour les « petits jeunes » (moins de 21 ans, voire de 25 ans), il vaut mieux rester dans la catégorie 500-600 cc pour toutes les raisons exposées plus haut.
Pour les débutants plus âgés, ceux qui viennent ou reviennent à la moto vers 40-50 ans, il peut être intéressant de s’orienter vers une moto avec beaucoup de couple (ce qui ne veut pas dire une grande puissance), donc une grosse cylindrée (autour des 1.000 cc). L’âge aidant, on tourne – généralement – un peu moins la poignée, on cherche plus l’accélération que la vitesse pure.

Morphologie (taille et poids)

Chaque association de morphologie du binôme pilote-moto entraîne un choix obligatoirement différent.
Un essai avec une moto bien réglée à votre morphologie sera toujours la manière la plus juste de vérifier ce qui vous convient. Vous devez vous sentir bien sur la moto : position du guidon, du sélecteur, largeur de selle…

Taille

Une selle trop haute et/ou trop large occasionne un problème d’équilibre, surtout quand la moto est à l’arrêt.
Ne vous fiez pas aux hauteurs de selle constructeur qui sont fausses. En effet, elles donnent la distance de la parallèle à la selle au sol. La vraie hauteur de selle correspond à l’arc de selle qui va de son milieu au sol.
Pour les petits gabarits, il existe des solutions pour rabaisser la moto. Voir l’article « Adapter sa moto pour les petites tailles« .

La plupart des gens pensent avant tout au problème du motard ou de la motarde trop petit(e) par rapport à la moto de ses rêves.
Mais le problème se pose aussi pour les grands. Il est difficile pour les hommes de plus de 1,85 m de trouver une machine sur laquelle ils ne seront pas pliés, où ils n’auront pas mal au dos ou aux jambes au bout de quelques centaines de kilomètres. Au-delà de 1,90 m, il faut presque impérativement choisir une moto à position de conduite droite, et de préférence un trail haut de selle qui permettra de ne pas avoir les jambes complètement repliées. Pas facile si on n’apprécie pas ce type de machine.
Lire l’article « Une GT comme première moto ? »

Si vous êtes trop grand par rapport à votre machine (les sportives sont de plus en plus compactes et s’adressent à des formats « jockey »), vous ne ferez pas correctement corps avec votre engin et l’environnement sera mal apprécié.

Poids

Attention à bien distinguer le poids « à sec », souvent mis en avant par les constructeurs (car plus faible), du poids « tous pleins faits ».
Ce dernier s’entend selon la mesure DIN, avec le plein de tous les fluides moteur et un réservoir de carburant rempli à 90%. Il peut y avoir 20 à 30 kilos de différence…

Outre le poids, le centre de gravité est une notion TRES importante à prendre en compte. Une moto de 350 kilos mais très basse (custom HD, par exemple) sera bien plus facile à gérer qu’une K1600GT de même poids mais plus haute, ou même qu’une moto plus légère mais beaucoup plus haute (grand trail routier).

Si vous roulez fréquemment en duo avec beaucoup de bagages, renseignez-vous également sur la charge admise.
La carte grise ou le livret renseigne sur la limite légale du poids total à ne pas dépasser. Le PTAC (Poids Total Autorisé en Charge), somme du poids du conducteur, du passager et des bagages, est une limite dynamique au-delà de laquelle la machine devient purement et simplement inconduisible.
Certaines motos supportent plus de poids que d’autres : plus elles sont lourdes au départ, plus elles peuvent embarquer de la charge.
Reste ensuite à s’accoutumer à l’ensemble.
Lire l’article « Rouler avec une moto chargée« .

Position de conduite

Des jambes trop repliées occasionnent des crampes et donc des réflexes moins rapides.
Une position trop courbée en avant donne vite mal au dos et fatigue les poignets (à basse vitesse, comme celle… légale).
Les pieds trop en arrière rendent le passage des vitesses très pénible.
Les pieds trop en avant entraînent une mauvaise sensation de tenue de route et vont mettre à mal votre colonne vertébrale.

Les petits gabarits (moins de 1,65 m, voire 1,60 m) devront choisir tout d’abord une moto qui permette de mettre pied à terre. La hauteur de selle de la moto est ici déterminante, même s’il reste toujours possible de la creuser en enlevant de la mousse.
Lire l’article « Adapter sa moto pour les petites tailles« .

Les « poids plume » devront choisir une moto facile à manoeuvrer à l’arrêt. La différence de poids et de centre de gravité entre motos de même cylindrée (voire de même type) peut se ressentir douloureusement dans les manoeuvres lentes.

Tempérament et caractère

Vous êtes plutôt fonceur, prudent, craintif ou foufou ?
Si vous êtes fonceur, impulsif, commencez une moto de faible puissance (moins de 70 chevaux) qui vous imposera ses limites afin de ne jamais vous faire surprendre.
Si vous êtes d’un tempérament calme, vous pouvez vous orienter vers une moto de puissance raisonnable (80 à 90 ch) mais de plus forte cylindrée (750 au lieu de 600, par exemple) que vous utiliserez sur une plage d’utilisation restreinte en passant rapidement les rapports afin de rouler sur le couple en cinquième ou sixième, et non dans les tours (qui demandent plus d’expérience).

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Utilisation : ville, route, montagne ? Toute l’année ou été seulement ?

Il est important de considérer les kilomètres à effectuer et où ils seront réalisés. Vous pouvez considérer que les kilomètres de ville comptent le double des kilomètres sur route, en terme d’usure sur la moto.
En ville, une moto compacte et légère (jusqu’à 200 kg) vous avantagera par sa maniabilité. Sur route, une moto plus longue et lourde sera plus stable et plus confortable.
Pour la ville, la maniabilité et la nervosité comptent, pas la protection : une basique ou un roadster en version N (sans carénage) suffit. Une sportive en ville n’a aucun intérêt, à part si vous aimez avoir mal aux poignets. Pour la route, vous apprécierez la protection d’un carénage : routière ou roadster en version S.

Pour la montagne ou la campagne, il faut composer avec des routes parfois en mauvais état et de nombreux virages qui demandent une moto souple, confortable, nerveuse : trail ou supermotard.
Beaucoup utilisent leur moto en été. Votre choix de moto dépendra aussi d’une utilisation hivernale ou pas. Le motard d’hiver sera sensible à la protection aérodynamique (bulle haute, tête de fourche, pare-mains, poignées chauffantes, etc.) à la différence du motard d’été qui au contraire cherchera à sentir le vent.

Seul ou à deux ?

Si vous envisagez d’emmener souvent un(e) passager(e) avec vous, considérez l’ergonomie de la place arrière : forme, longueur, inclinaison et épaisseur de la selle arrière, poignées de maintien, emplacement des repose-pieds passager…
Certaines motos sont des tortures pour un passager et 50 km deviennent vite douloureux à parcourir. C’est le cas de la plupart des sportives. Les trails et les routières sont mieux adaptées à cet usage. Attention aux roadsters, certains sont problématiques, notamment la Z750.
Sur l’aspect mécanique, emmener un passager demande de la puissance, mais surtout du couple au démarrage. Un moteur « pointu » (optimisé pour les hauts régimes) donnera une moto moins agréable à conduire avec un passager. Un moteur « coupleux » aura la reprise nécessaire pour transporter toute la charge : préférez les bicylindres en général et les cylindrées au dessus de 750 cc.
Pour en savoir plus sur la conduite à deux, lire l’article « Rouler à deux sans danger l’un pour l’autre« .

Neuf ou occasion ?

Le choix entre neuf et occasion se ramène souvent à une question de moyens.
Mais si votre budget n’est pas infini, comme pour la plupart des débutants, faites attention non seulement au prix d’achat de la moto, mais aussi aux coûts cachés : assurance notamment, entretien courant (chaîne), maintenance (révisions, coût des pièces), consommables (pneus, plaquettes de frein, filtres à air et à huile…).
Au bout du compte, la différence de coût entre une basique et une sportive s’avère pharaonique !

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Il est recommandé de prendre une moto basique d’occasion comme première monture pour des raisons simples.

Prix d’achat : les basiques sont peu chères même en neuf, encore moins en occasion.
Faible coût d’assurance : ce sont des motos répandues, peu prisées par les voleurs, dont les pièces coûtent peu, avec une bonne accessibilité mécanique, qui se réparent facilement en cas d’accident.
Fiabilité : la plupart des motos basiques « de débutants » sont des modèles largement vendus qui ont fait leurs preuves.

Ce sont des motos en général en bon état à la revente (en fonction de leur kilomètrage), surtout par rapport à des motos plus « pointues », sportives ou roadsters sportifs, qui peuvent avoir été malmenées (mauvaise conduite, stunt, circuit).
Si vous êtes tenté par une moto moins ordinaire, attention : une moto peu vendue, c’est aussi une moto avec des pièces en occasion plus rares, à l’entretien quelquefois plus onéreux et qui sera plus difficile à revendre.

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Passion et goûts

Je mentionne volontairement ce critère en dernier, même s’il paraît comme le plus important.
Il faut choisir une moto qui vous plaise. A vous, pas aux autres. 

Ne choisissez pas une moto pour frimer, par rapport aux autres.
C’est vous qui la conduisez et qui prenez les risques. Et quand vous êtes dessus, croyez-moi, vous ne la voyez pas. Choisissez la moto qui VOUS convient, qui vous va bien. Pas celle qui épatera les potes ou qui vous évitera de passer pour une lopette auprès de vos copains plus expérimentés.
La moto, c’est avant tout du plaisir et de la passion. Mais que ce plaisir n’oublie pas les conditions énumérées ci-dessus.

Encore une fois, la bonne moto est celle qui vous donnera du plaisir sans risque.

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Conclusion

Après (voire avant) le permis, déjà coûteux, on pense aussitôt à acheter une moto… Et là, beaucoup sacrifient leur portefeuille.
Mais il ne faut pas oublier tous les autres coûts, plus ou moins cachés : l’assurance, l’entretien, les consommables, et surtout l’équipement de sécurité. Un bon casque, des gants résistants, un blouson solide avec des protections, une paire de bottes, un pantalon étanche, une dorsale… Tout cela coûte, même si on peut recourir au marché de l’occasion pour certains de ces équipements.

Il vaut mieux rogner sur le coût d’achat de la moto, mais ne surtout pas faire l’impasse sur la sécurité. Vous pourrez facilement économiser quelques centaines d’euros sur le prix de la bécane en prenant un exemplaire un peu plus vieux ou avec 10.000 km de plus, ou un modèle moins prisé, ou en évitant de dilapider vos sous dans des trucs inutiles comme un pot non homologué, un casque réplica, un tour de roue carbone, des pneus sport…
Une moto, ça se remplace, pas un motard !

Pour des idées de modèles précis, lire l’article « Les motos pour débutant(e)s« .

* * *

Je me fais un « auto-commentaire ».

Il y a quelques temps, j’ai lu une réaction à cet article sur un forum extérieur. Le gars n’a pas été assez courageux pour laisser sa réaction ici, alors je la reprends car elle me semble digne d’intérêt.

Tout d’abord, sa présentation (j’ai laissé les fautes, pour faire plus vrai):

« je passe actuelement le permis moto (j’ai passé le plateau vendredi) et je passe bientot la conduite. Aprés des mois a m’extasier devant cbr, gex ou autres pur-sangs inaccesibles voila en gros si vous pouriez m’éclairer sur la premiére moto (en bridage 34cv :-( )… Pas de 125 svp ca ce traine j’aime pas mes motos écoles (des suz gs 500) ni les autres machines du genre cb 500 »

On devine à peu près le profil du gamin…
Un gars lui conseille mon article et voilà sa réaction après lecture.

« ??? c’est quoi l’article en mousse ?
-« (…) sans prendre en compte ce qui devrait être la première préoccupation : rester en vie. » : aprés on se demande pourquoi les motos font peur aux gens…
-bla bla bla pas taper dans les tours :question: a ton avis pourquoi j’achéte une moto ???
-« ne surtout pas commencer par une moto sportive » : aprés deux ans à passer tous mes weeks end sur des circuits avec des 125 cbr je pense étre moins dangereux sur une gsx-r (ce qui sera pas le cas avant un moment…) que tous ces ******* aveugles en 4×4 ou l’*bruti qui te double par la droite téléphone à la main…
  »

Monsieur se prend donc un « king of the road », comme beaucoup (pas tous) de « p’tits cons » et autres « jeunes branleurs » (à prononcer avé l’accent du Midi), notamment parce qu’il a fait des ronds sur circuit.

Du haut de ma faible expérience du circuit et de ma longue expérience de la route, je peux juste dire que les deux n’ont rien à voir…
Content pour toi que tu t’éclates sur circuit, mais sais-tu que la plupart des pilotes professionnels ne roulent pas sur route ? Beaucoup n’ont même pas le permis A…
Pourquoi ? Parce que c’est trop dangereux et parce qu’en bons professionnels, ils ne peuvent se permettre de foirer une saison à cause d’une bête blessure sur la route.

Je vais peut-être en faire bondir quelques-uns, mais à mes yeux de formateur de conduite, un débutant complet qui fait super attention est moins dangereux sur la route qu’un pilote amateur (mais sûr de lui) qui pense qu’il maîtrise comme un dieu.

Je suis bien certain que ce motard débutant sur route connait sa moto sur le bout des doigts et qu’il sait bien la manier… sur circuit, c’est-à-dire de jour, sur un bitume parfait, sur un parcours qu’il connaît par coeur, entièrement sécurisé, avec personne en face, pas de voitures, pas de carrefours, pas de camions, pas de piétons, pas d’obstacles, pas de marquages glissants, pas de pièges, pas de trous ni de bosses…
Cela fait une toute petite différence.

On ne fait pas de concours de bite, je ne vais pas jouer à qui qu’a la plus grosse et qui pisse le plus loin.
Je ne suis pas Rossi et je n’ai pas envie de l’être, je ne suis pas un dieu de la moto, je me débrouille sans plus. J’ai eu trois accidents (mineurs) dans ma vie, donc je ne suis pas infaillible.
Mais j’ai juste parcouru plus de 500.000 km sur la route et je suis toujours en vie et entier.

Tu achètes une moto pour passer ta vie à 10.000 tours et plus ? C’est bien, ça montre juste que tu n’as rien compris au film. Aujourd’hui, on n’en est plus là, on ne peut plus conduire comme si on était seul sur la route. Même si toi, tu roules « propre », y a trop de conducteurs comme toi (ou pire) qui se chargeront vite de te faire comprendre qu’il vaut mieux faire attention. Ce qui veut dire « anticiper » et donc « rouler moins vite ».

La moto pour rouler vite et faire du bruit, c’est dépassé, c’est fini, c’est mort.

Maintenant, on a le droit de laisser faire la sélection naturelle. La plupart de ces jeunes coqs finissent à l’hôpital ou au cimetière dans les deux ans. Mais bien sûr, ce n’est jamais de leur faute…

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  1 270 comments for “Quelle moto pour débuter ?

  1. Clo
    26 novembre 2014 at 17:10

    Bonjour,
    Vos conseils sont hyper precieux, surtout pour ceux et celles dans ma situation. J habite Madagascar. Il n y a pas de moto ecole chez nous et chacun doit apprendre sur le tas. Les routes sont chaotiques en ville comme en campagne avec des crateres et du sable sur le bitume.
    Ecoeuree par les heures d embouteillages, je me suis decidee a utiliser une deux roues. Je souhaiterais acheter une moto maniable, pas trop nerveuse, mais assez imposante afin que les automobilistes me respectent un peu. Que me conseillez vous?
    Pour infos, je suis assez menue et pas tres grande: 158 cm. Depuis quelques jours, j ai emprunte un petit scooter a un ami, mais les voitures ici n ont aucun respect pour les deux roues et du coup j ai peur meme si je ne roule pas si vite.

    Votre avis me serait vraiment d’une grande aide car etant une neophite et une debutante de surcroit, je ne voudrais pas me tromper dans une decision si importante.
    Cordialement

    • FlatFab
      26 novembre 2014 at 22:07

      Il ne faut pas rêver : avec votre taille et votre manque d’expérience, il serait contre-productif de prendre une « grosse » moto, vous vous mettriez en danger plus qu’autre chose.

      Mon conseil, choisissez une moto accessible, maniable, même une 125. Par contre, dans la jungle de ce type de circulation, faites-vous voir et entendre.
      Choisissez un casque blanc ou fluo, portez des couleurs vives ou un gilet haute visibilité et mettez la moto en échappement libre, sans silencieux. Même en 125, on vous entendra…
      Autre possibilité, monter un klaxon surdimensionné ou une sirène type « américaine ».

      Et surtout, ne jouez pas l’épreuve de force. Dans la circulation anarchique des pays en voie de développement, les deux-roues sont clairement en danger face aux autres usagers.

  2. Rémi
    23 novembre 2014 at 15:32

    Voilà un bel article qui a le mérite d’être clair sur les risques d’une part et rempli de bons conseilles
    pour choisir sa monture d’autre part. Merci a son auteur.
    Quinquagénaire,dès que j’aurai obtenu le fabuleux sésame, j’hésite entre un DTM Yamaha 900 ou bien un v strom 650 Suzuki, d’occasion bien sur.
    Si vous pouvez me conseiller pour finaliser mon choix ce serai sympa, Merci

    • FlatFab
      26 novembre 2014 at 22:17

      Deux bons choix pour débuter, mais deux motos assez hautes et lourdes.
      Ensuite, tout dépend de l’usage attendu : le TDM sera plus adapté pour de la route et autoroute, le V-Strom sera plus à son aide en ville et sur petites routes, voire sur chemins.

  3. sophia
    22 novembre 2014 at 14:08

    Bonjour,
    Merci pour votre article !!!! Je viens d’avoir mon permis et chch donc une moto je suis de petites tailles donc que penser vs d’un Bandi 600s de 2003 pour commencer ?
    Bonne journée et bonne route a vs

    • Ricky
      22 novembre 2014 at 20:47

      Le bandit c’est plutôt lourd (comme tout les 4 cylindres) ; monte dessus pour voir si tu es à ton aise.
      Autrement c’est une bonne moto.

    • FlatFab
      26 novembre 2014 at 22:18

      Un Bandit, moto bien lourde par excellence, qui plus est en version S carénée…
      Pour une femme de petite taille, je déconseille, franchement !

  4. Julien
    16 novembre 2014 at 17:54

    Si la Bible du motard existerait je crois qu’il n’y aurait rien d’autre à ajouter. Merci beaucoup pour toutes ces infos elle vont m’être grandement utile sur le choix de ma première moto.

  5. brisy
    4 novembre 2014 at 15:19

    dernière nouvelle, directement du site de la FFMC:
    « Une nouvelle puissance max plus cohérente
    Le nouvel article R221-4 du code de la route impose désormais une limite plus cohérente en imposant que les motos bridées pour les permis A2 ne soient pas dérivées d’un modèle de plus de 70 kW (soit environ 95 chevaux).
    Grâce à cette modification de texte, les titulaires du permis A2 accèdent à toute une gamme de moyenne cylindrée bridées à 34 chevaux très présente sur le marché de l’occasion à des tarifs abordables.
    La FFMC attendait avec impatience la publication de ce décret, promis par le ministre, qui concrétise une revendication qu’elle portait depuis de longs mois avec ses structures : l’Assurance Mutuelle Des Motards et l’Association pour la Formation Des Motards. »

  6. igor
    2 novembre 2014 at 17:19

    Salut.
    Article très interessant car néophyte complet.
    Je cherche une moto « raisonable ». pas un truc de fou. quelquechose du genre BMW 100 RT ou Honda goldwing ou autre dans ce genre. Voire un engin à boite auto (si cela existe?) Enfin , bon, pas un truc de jeunot (j’ai 48 ans. 1,88m pour 110 kg donc pas non plus le profil jockey…) mais qui pourra me permettre de partir en weekend voire en vacances. Un truc stable, quoique me conseillez vous?
    Amicalement.
    Igor

    • Ricky
      3 novembre 2014 at 13:46

      Tu as la honda nc750x à boite auto qui est pas mal ou encore l’aprilia mana, également à boîte auto.
      Pour débuter, tu peux aussi prendre une machine d’occasion pas trop chère pour te faire la main, comme la honda Transalp ou la suzuki vstrom.
      Ces machines sont des trails, bien adaptées à ton gabarit et à ton utilisation.

    • FlatFab
      7 novembre 2014 at 22:56

      Si la boîte automatique est un critère important, je te conseille une Honda NC 750 X ou une VFR 800 Crossrunner, toutes deux avec boîte DCT.

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