Passer le permis moto

Quelques conseils pour les débutants complets, quelques souvenirs pour les vieux briscards… Comment envisager, se préparer, vivre l’apprentissage et les examens du permis de conduire catégorie A.

Pour préparer l’examen du permis A, lire l’article « Astuces et conseils pour l’examen du permis moto« .
Pour les détails administratifs et réglementaires, lire l’article « Les catégories de permis moto« .
Pour rêver à votre première moto, lire l’article « Quelle moto pour débuter ?« .
Si vous n’avez pas encore choisi votre moto-école, lire l’article « Trouver une bonne moto-école« .
Si vous êtes un « vieux » débutant, lire l’article « Commencer la moto tard ou reprendre après des années« .
Pour choisir votre équipement, lire « Réfléchir à son premier équipement motard« .

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Le site MotoServices a suivi une apprentie motarde dans son parcours de formation moto en Ile-de-France, à l’été 2013.
Attention, cet exemple ne se prétend pas universel. La moto-école n’est pas été choisie au hasard (c’est l’établissement partenaire du site depuis des années), cette élève a été choyée du fait de la présence du journaliste et les conditions de formation sont propres à Paris et sa proche banlieue, cela ne se passe pas comme ça partout en France.

Lisez les articles :

PERMIS MOTO – MOTOSERVICES PASSE LE PERMIS EN LIVE
PERMIS MOTO – MARIE PASSE LE CODE DE LA ROUTE
PERMIS MOTO – MARIE ET LE CHOIX DE SA MOTO ÉCOLE
PERMIS MOTO – MARIE PREND SON PREMIER COURS DE PLATEAU
PERMIS MOTO – MARIE PASSE LA SECONDE !
PERMIS MOTO – MARIE PATINE ! (COURS 3 À 5)

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Questions fréquemment posées

Combien d’heures ?

La loi impose un minimum de 20 heures de conduite obligatoire pour le permis A/A2 (8 h de plateau et 12 heures en circulation), plus une heure d’évaluation soit 21 heures au total.

Ce chiffre est de 15 heures si l’on est déjà titulaire du permis A1 (à partir de 16 ans, pour les plus de 50 cm3 aux moins de 125 cm3).
Seuls les possesseurs d’un permis A1 passé par examen bénéficient de cette disposition, et pas les possesseurs d’un permis de moins de 125 cm3 par équivalence, comme les titulaires d’un permis B de plus de deux ans.

Dans la réalité, peu d’élèves arrivent à obtenir leur permis A2 en moins de 25 heures.
La moyenne du volume de formation tourne entre 30 et 35 heures de cours au total.

Combien de temps pour passer le permis A ?

Compte tenu de la forte demande, des plannings surchargés des sessions d’examen et de la pénurie de moniteurs deux-roues, comptez facilement deux mois avec un enseignement traditionnel (avec deux-trois heures par semaine). Dans les grandes villes et notamment Paris, cela pourra être encore plus long.

En outre, comptez un mois supplémentaire si vous devez repasser le code (si vous avez le permis B depuis plus de cinq ans). Ce ne sera pas le plus facile, passer de 30 fautes à moins de 5 prend plusieurs semaines et de longues heures passées dans une petite salle sombre à essayer d’imaginer quel piège a bien pu préparer le concepteur de cette diapo…

Certaines écoles moto proposent des stages intensifs de quatre ou cinq jours qui permettent de passer le permis en une semaine (apprentissage sur cinq jours, examen le lundi suivant). Intéressant, mais risqué. A réserver à ceux qui possèdent déjà une bonne expérience du deux-roues, en 50 ou en 125 cm3. Car si vous ratez votre premier passage, il vous faudra attendre bien plus longtemps avant de repasser.
Pour en savoir plus sur ce point, lire l’article « Trouver une bonne moto-école« .

Combien ça coûte ?

Le coût du permis moto est extrêmement variable selon le lieu (province/Ile de France, ville/campagne) et le nombre d’heures prises.
Le tarif horaire des cours pour le permis moto A1 ou A se situe entre 30 et 50 €.
La plupart des moto-écoles proposent des forfaits allant de 500 € à 1.000 € pour 20 heures de conduite et une seule présentation à l’examen du plateau et de circulation.

Pour ceux qui n’ont aucun permis ou qui l’ont passé depuis plus de cinq ans, il est nécessaire de réussir au préalable l’examen du code et donc inclure son coût dans le budget, coût allant de 50 € à 100 € selon la formule de « forfait code » (ou non, si vous préférez le préparer chez vous) et les frais de présentation à l’examen.

Pour info, vous avez parfaitement le droit de vous entraîner chez vous avec un DVD de code de la route acheté d’occasion sur internet (compter 5-10 euros) et de vous présenter gratuitement en candidat libre à l’examen du code. Vous viendrez ensuite vous inscrire à la moto-école, ils ne peuvent rien dire. La seule contrainte est d’aller vous-même retirer et valider votre dossier Cerfa 02 en préfecture.

Par ailleurs, n’oubliez pas d’ajouter dans votre budget le coût de l’équipement motard minimal : casque, gants, blouson. Compter entre 200 et 500 euros.

Et encore, ce prix « de base » s’entend à condition de réussir l’examen du premier coup.
Autrement, il faudra payer des heures de cours supplémentaires – entre deux et… 40 pour certain(e)s – et les frais d’une nouvelle présentation à l’examen, une fois, deux fois…

Sachez que très rares sont celles et ceux qui obtiennent leur permis avec seulement 20 heures de cours.
En général, on tourne entre 30 et 35 heures de formation, avec 20 à 25 heures de plateau et le reste en circulation.
Et les élèves avec 40 heures de cours ne sont pas rares.

A mon sens, il convient donc de prévoir au total environ 1.500 euros (en province, 2.000 euros sur Paris) , à moins que vous soyez particulièrement doué(e) ou possédiez déjà une forte expérience de la conduite en moto 125.

Le « permis à un euro par jour » n’a quasiment rien changé : presque aucune moto-école ne le propose, même celles qui appartiennent pourtant à un réseau ayant signé la convention…

Et pour ce prix, j’ai quoi ?

Les forfaits proposés n’ont presque jamais un contenu identique, tenez-en compte lors de vos comparaisons.
Certains forfaits incluent toutes les prestations, y compris l’examen de code, et il n’y aura rien d’autre à payer. D’autres n’incluent pas les frais de dossier, le forfait code, la présentation à l’examen du code et n’offrent parfois pas un nombre d’heures identiques.
Lisez bien tout et surtout ce qui est écrit en petit, tout en bas du verso du joli prospectus…

Important : ce ne sont pas forcément les moto écoles les moins chères qui sont les meilleures !
Il convient de prendre avant tout en considération la qualité de l’enseignement pour la sélection de sa moto école. Méfiez-vous des prix trop bas qui peuvent cacher quelque chose de louche et parfois une arnaque.
Mais il existe aussi de très bonnes moto-écoles proposant des tarifs intéressants.
Lire l’article « Trouver une bonne moto-école« .

Faites bien vos calculs avant de vous engager dans l’aventure du permis moto, assurez-vous que vous aurez les moyens d’aller jusqu’au bout et que vous ne serez pas dans l’obligation d’abandonner en cours de route, faute de financement.

Lisez ce reportage du Repaire des Motards sur le passage du permis A par une motarde débutante.

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Le problème avec le permis moto, c’est qu’on a tant envie de l’obtenir…

Tout le monde passe le permis B, celui pour conduire une voiture, une de ces caisses de métal à quatre roues, un des fondements de notre société industrielle et consumériste. Que ce soit à 16 ans, 18 ans, 21 ou 25 ans, le permis B est une nécessité, une étape obligée, et pour tout dire, presque une formalité.

Le permis A, le permis moto, celui que l’on appelle parfois le permis « gros cubes » (par opposition aux permis A1, AL ou « A progressif », celui des 125 ou des moins de 21 ans limités à 34 chevaux), c’est autre chose.
On ne passe pas le permis A par hasard ou par obligation. Mais par goût, de sa propre volonté née du désir de conduire une « vraie » moto : en un mot, par passion.
D’où un investissement affectif bien plus grand. Même si l’on a déjà conduit un deux-roues motorisé, un scooter, une mobylette, une 125 cc… la première fois que l’on enfourche la moto d’école, en général une 500 ou 600 cc, reste un moment d’émotion.

L’apprentissage nous fait ensuite prendre conscience de la difficulté que représente la maîtrise d’un tel engin. On tombe ou on voit les autres tomber. On a tant de mal à pencher cette p… de s… de moto, à réussir ce b… de m… de demi-tour sur le parcours rapide, à ne pas toucher ces c… de poteaux et de plots sur le lent, à ne pas dépasser ces s… de 22 secondes au chrono du rapide, à se rappeler ces f… vérifications mécaniques, les fiches théoriques, les panneaux…

Dans le même temps, les moniteurs nous montrent à quel point ce permis A est bien plus difficile que le B, on voit les autres élèves plus expérimentés revenir d’examen l’oreille basse et le casque bien lourd de peine et de sueur au bout du bras.
Bref, on doute !

Les heures de formation passent, le portefeuille s’allège : les heures de cours, le livre de code Rousseau, le casque, les gants, les bottes, peut-être le blouson, voire une combinaison de pluie…
Vient le moment de passer à l’entraînement pour la conduite et là, en général, ça va mieux. Bien sûr, il reste des erreurs, des frayeurs, des engueulades dans l’oreillette. Mais on se sent quand même plus à l’aise et on reprend confiance.
Assez tout au moins pour ne pas s’opposer au moniteur quand celui-ci nous déclare prêt(e) pour l’examen. C’est en se réveillant (en admettant qu’on ait réussi à dormir) le jour fatidique qu’on se rend compte de l’erreur. Les jambes molles, les mains moites, le coeur qui bat trop vite : « put…, le stress ! »

Et c’est bien ce stress lié à l’examen, surtout à celui du « plateau », qui constitue la plus grande difficulté à surmonter pour réussir. Celui qui dit qu’il n’en a rien à faire est un menteur. Que ferait-il ici ? Il aurait dépensé tout cet argent et ce temps juste pour le plaisir de rater l’examen ? Cette bonne blague… Il flippe lui aussi, mais il ne veut pas le dire.

L’anxiété, l’angoisse, appelez ça comme vous voulez selon l’intensité de cette force qui serre le coeur et bloque le cerveau, c’est votre plus grand défi. Les connaissances, les compétences, vous les avez. Tout le monde les a après 20 ou 30 heures d’entraînement.
Après, bien sûr, il y a des seuils à franchir, des peurs à vaincre : intégrer le contre-braquage, oser pencher, ne pas regarder l’obstacle mais la sortie, s’habituer à cette drôle de sensation dans le ventre quand on défie la gravité et que pourtant, ça passe…

Personnellement, le stress et mon incapacité à le gérer a été responsable de mes échecs à l’examen. Les deux premières fois, après juste 24 heures de formation en stage intensif sur cinq jours, je n’étais à mon avis tout simplement pas prêt. Et la dernière fois, des mois plus tard, je l’ai eu, tout bêtement parce que j’avais pris confiance en moi et en ma conduite.

Il y a des moyens de combattre l’anxiété.
D’abord l’expérience, directe ou indirecte, la préparation, les répétitions (examens blancs).
Et puis, des exercices de relaxation, de maîtrise de la respiration, de sophrologie, de yoga.
Voire des traitements médicamenteux (mais sans effets secondaires ni accoutumance) contre l’anxiété légère.

En homéopathie, je conseille surtout Sédatif PC + Zenalia : Sédatif PC à prendre à partir de 2-3 jours avant l’épreuve, Zenalia dans l’heure précédente.
En traitement de fond, à commencer 15-20 jours avant l’épreuve, préfèrer la phytothérapie : Phytotrac + Euphytose + Vagostabyl.

Si vous éprouvez des problèmes à rester concentré(e), vous pouvez demander à votre médecin traitant de vous prescrire des bêta-bloquants à faible dose.

Evitez les tranquillisants qui engendrent souvent une somnolence.
L’alcool est bien entendu proscrit, à part peut-être une petite bière car le houblon contient des bêta-bloquants qui favorisent la concentration (un truc appris en pratiquant le tir), mais attention à l’effet diurétique.
Quant au cannabis, je déconseille : il permet certes une certaine décontraction, mais induit une perte de vigilance et de concentration préjudiciable. Sans parler de l’impact négatif sur votre image de marque au cas où l’inspecteur s’en rend compte.

Pour les mêmes raisons, il est déconseillé de manger, surtout beaucoup, juste avant l’examen.
Le sang affluerait dans l’appareil digestif, au détriment du cerveau et des muscles. Il faut avoir digéré depuis une bonne heure. Mieux vaut arriver un peu le ventre creux, ça stimule les réactions. En cas d’attente prolongée, une orange, une banane, c’est ce qu’il y a de mieux.

Et pensez à passer aux toilettes avant ! Surtout les filles pour qui c’est moins facile d’aller se soulager derrière le cabanon des inspecteurs…

Autre bonne idée, passer l’examen l’après-midi après une dernière séance d’entraînement le matin.
Cela permet de se rassurer, de s’échauffer, de bien se mettre la moto « dans les pattes ». Et aussi de discuter avec les élèves qui sont passés le matin pour anticiper les habitudes et l’humeur de l’inspecteur.

Une fois sur le plateau, profitez de chaque occasion de se projeter dans les parcours, d’anticiper.
La reconnaissance à pied des parcours est très importante. Si l’inspecteur l’oublie, réclamez-la. C’est votre droit, cela fait partie de la procédure d’examen, il ne peut la refuser. Et ne vous contentez pas de le suivre en ligne droite en regardant en l’air. Parcourez exactement le tracé que vous aurez à suivre. Repérez la largeur des portes du lent, des lignes blanches qui délimitent le demi-tour du rapide. Ne vous fiez pas aveuglément à ce que dit l’inspecteur, exercez votre sens critique, analysez le parcours : j’ai vu un inspecteur se tromper sur le sens du demi-tour, ce sont les élèves qui l’ont corrigé.

A force de passer l’examen, d’en entendre parler, de voir les autres le passer ou le raconter, on s’y habitue, on avance en terrain connu, même s’il n’est jamais conquis. Cette expérience est relativisée par la nouveauté, l’inconnue représentée à chaque fois par l’inspecteur. Chacun a sa méthode, ses habitudes.

Aucune règle ne régit le passage de l’examen, l’inspecteur est entièrement maître de la façon dont il le fait passer, du moment qu’il respecte la loi, c’est-à-dire l’égalité de traitement. Si l’élève n’est pas content, le seul recours possible est le tribunal administratif, avec de faibles chances de succès.

Bref, en dehors de quelques règles, l’inspecteur est seul maître après Dieu. J’en ai vu imposer des parcours et même faire sauter une partie de l’examen.
Certains choisissent eux-mêmes les fiches théoriques. Quant aux vérifications mécaniques, la gamme des exigences s’avère large : là où l’un se contente de l’énumération, l’autre demande la démonstration de chaque point de détail…

En résumé : ne soyez sûr(e)s de rien, ne partez pas avec des idées toutes faites sur la façon dont se passera votre plateau parce que vous serez presque toujours surpris(e).

Cette incertitude vient s’ajouter au stress de l’examen. Et celui-ci diminue fortement vos capacités mentales, notamment en terme de réflexes. On peut estimer que l’élève qui se présente au plateau, surtout la première fois, perd entre 20 et 50% de ses moyens. C’est-à-dire que tout va se passer beaucoup plus vite et s’il se produit un imprévu, il mettra plus de temps que d’habitude pour réagir.

Or à l’examen, il n’ y a pas de deuxième chance. Certes, les parcours lent et rapide comprennent deux essais. Mais ne rêvez pas. La pression est telle que l’on réussit souvent moins bien le second essai que le premier. Surtout au rapide.
C’est pourquoi il faut bien se mettre dans la tête qu’on doit réussir dès le premier essai. Cela implique d’être certain d’être au moins à 90% de ses capacités dès ce premier essai. Pas de répétition, pas d’échauffement : il faut être efficace tout de suite.

Donc, on doit se présenter en étant au mieux de sa forme et de ses performances.

Souvenez-vous qu’en cas d’échec à la première présentation du plateau, il vous faudra attendre 48 heures avant de le repasser, à condition qu’il y ait des places disponibles.
Et si vous ratez cette deuxième présentation, il faudra ensuite attendre un mois minimum…

Ne vous laissez pas bercer par un moniteur qui vous assure que vous avez le niveau. Si vous n’êtes pas constant à l’entraînement à toutes les épreuves, mieux vaut attendre une semaine de plus et prendre deux ou trois heures de cours supplémentaires. Car si vous vous plantez, vous les prendrez quand même, vous paierez en plus une autre présentation et vous devrez attendre encore plus longtemps.

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Questions subsidiaires

D’où vient l’expression « passer son plateau » dans le permis moto ?

L’épreuve technique hors circulation, que l’on passe pour les permis A (moto) et du groupe lourd (pour les poids lourds, transports en commun et remorques), est appelée communément « plateau ».
Elle se déroule en effet sur un plateau technique, une large surface plane dédiée à cet effet, protégée de la circulation.

Faut-il repasser le code de la route ?

La validité d’une ETG (épreuve théorique générale, c’est le nom administratif de l’examen de code de la route) est de trois ans si aucune épreuve pratique n’est réussie ensuite ou de cinq ans si une épreuve pratique est réussie.
Cette durée de validité court de la date de succès à l’ETG jusqu’à la présentation de la première épreuve pratique de l’examen suivant. Pour le permis A (moto), il s’agit de l’épreuve hors circulation, dite du plateau.
Attention : gardez la possibilité de passer le plateau une 2e fois car si vous échouez à la première présentation, vous n’aurez pas le temps de programmer une seconde tentative avant la fin de validité de votre ETG.
Vous devrez repasser le code, ce qui entraînera forcément un gros retard dans votre formation.

Est-ce plus dur pour une fille ?

Il n’existe aucune incompatibilité ou impossibilité pour une femme de rouler à moto, pas plus que pour un homme.
Environ 15% des nouveaux permis A (moto) sont des femmes, en moyenne nationale.
Ce pourcentage est en croissance, faible mais durable, depuis 2004.
Et l’écart du taux de réussite entre hommes et femmes est négligeable, autour de 1%.

Si le poids ou la taille des motos vous effraient, le mieux est de débuter sur une 125, certaines sont très basses et/ou « légères ». Mais n’en faites pas une montagne ! Il s’agit de rouler avec, pas de tomber avec. Les motos sont faciles à tenir en équilibre. Même seule, il existe des techniques pour relever une moto sans effort.
L’important est de commencer très modestement et d’y aller progressivement pour prendre confiance.
Prenez déjà 5-6 heures de cours en 125 dans une moto-école. Si cela vous plait, continuer sur une 500 avec selle basse et tranquillement passer le permis A.

Le fait d’être une fille ne constitue pas un handicap, au contraire. Les filles sont souvent plus studieuses, plus sérieuses, elles répètent un exercice jusqu’à obtenir le meilleur résultat possible. Tandis que la plupart des garçons se satisfont d’un seul bon résultat et passent à l’exercice suivant.
Ce n’est pas le sexe qui compte, mais l’adéquation entre le gabarit physique, la machine et l’expérience. Je connais des filles de 1,75m qui n’ont aucun souci à conduire un trail. Des bouts de femme de 1,60m qui manient des machines de 300 kilos (mais avec 20 ans d’expérience). Et à l’inverse, des hommes de moins de 1,70m qui galèrent avec leur moto…

Puis-je conduire une moto avec le permis voiture ?

NON, vous n’avez pas le droit de conduire « plus gros » qu’une 125 avec le seul permis B, même obtenu depuis plus de 10 ans, 20 ans, 30 ans…

Le permis de conduire catégorie B (voiture) ne donne en aucun cas l’équivalence de la catégorie A (moto de plus de 125 cm3). Depuis 1996, une ancienneté de deux ans du permis B confère l’équivalence du permis A1, pour les motos et scooters de 125 cm3 et moins (et 15 chevaux maximum).
Depuis 2011, cette équivalence est assortie de l’obligation de suivre une initiation à la conduite d’un deux-roues motorisé d’au moins sept heures.
Il a fallu plus de dix ans aux pouvoirs publics pour se rendre compte qu’un automobiliste même expérimenté ne sait pas forcément conduire une moto et que ces « nouveaux motards » ont en moyenne 2,5 fois plus d’accidents (mais moins graves) que les détenteurs du permis A.

En situation de suspension ou rétention de permis de conduire, puis-je passer le permis moto ?

Une mesure de suspension ou rétention du permis s’applique à toutes les catégories de permis. Si c’est le cas, vous ne pourrez passer aucun examen de permis de conduire pendant toute cette période. Votre permis A serait suspendu automatiquement et ne vous serait d’ailleurs même pas délivré. Par ailleurs, étant sous le coup d’une suspension, vous ne pourrez assurer aucun véhicule.
Si vous êtes en situation de rétention de permis, dans l’attente du jugement qui décidera de la suspension, vous pouvez légalement passer un examen de permis. Sauf que de toute façon, la mesure de suspension à venir vaudra aussi pour le permis que vous viendrez d’obtenir. Tout ce que vous aurez gagné sera une période de quelques semaines pendant lesquelles vous pourrez conduire une moto, mais vous n’aurez ensuite plus le droit de vous en servir.

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Les chiffres du permis moto en 2015

Source : Bilan des examens du permis de conduire.

Deux grandes tendances à noter sur l’année 2015 :

  • après une chute du nombre de candidats en 2014, celui-ci remonte ;
  • baisse du taux de réussite national sur l’année.

Entre 2013 et 2014, le nombre de candidats au permis moto catégorie A avait baissé de 7,6%.
Entre 2014 et 2015, il a remonté de 4,45% sans pour autant retrouver son niveau de 2012.

Le nombre de permis délivrés suit logiquement la même tendance, avec une hausse de 4,05% pour 110.927 permis moto délivrés.
Ce nombre se répartit entre trois catégories.
La catégorie A1 (motos 125 cc) n’a représenté que 5.609 personnes.
Les catégories A et A2 comptent à peu près le même nombre de personnes, avec 49.000 en catégorie A2 et 56.300 en A.

Le taux de réussite (à la présentation à l’épreuve en circulation) diminue légèrement à l’échelle nationale.
En 2015, il était de 90,7% contre 91,1% en 2014 et un peu plus de 92% en 2012.

Aucune région n’a enregistré une progression constante du taux de reçus sur les cinq dernières années.
La plus forte chute du taux de réussite sur cinq ans se retrouve en région Champagne-Ardennes, suivie par l’Alsace.
A l’inverse, la plus forte hausse se situe en Corse, suivie par le Nord-Pas-de-Calais.

Côté départements, 59 d’entre eux présentent un taux de réussite supérieur à la moyenne nationale sur l’épreuve en circulation.
Neuf départements affichent un écart positif de plus de 5%, avec en tête les Hautes-Alpes (à 98,30%), puis les Alpes de Haute-Provence et l’Allier.
A l’autre bout du spectre, cinq départements affichent un taux de réussite inférieur de plus de cinq points à la moyenne, avec en tête Paris, toujours bon dernier (78,44%), puis la Charente-Maritime et le Calvados.

Ce qui est important, ce qu’il faut savoir pour les élèves en cours de préparation, c’est le taux de réussite obtenu toutes présentations confondues : après de nombreuses années de stabilité, il est en baisse, à 64,72 % en 2015, soit une baisse de 1,4 point par rapport à 2014.

Sur l’examen en plateau (hors circulation), alors que les épreuves sont les mêmes pour toutes les catégories, le taux de réussite varie grandement selon le type de motos :

  • il n’est « que » de 60,7% pour la catégorie A, avec des motos plus lourdes ;
  • il monte à 68,8% pour la catégorie A2, avec des motos plus légères ;
  • il culmine à 74,7% pour la catégorie A1, avec des motos très légères (125 cc).

L’écart s’avère moindre, mais réel pour l’examen en circulation (sur route), pour des raisons différentes :

  • il est à 91,2% en A et de 91,5% en A2, catégories qui concernent des adultes de plus de 18 ans, bien souvent déjà titulaires du permis B et qui possèdent une expérience de conduite ;
  • il est de 80,1% en A1, catégorie qui concerne principalement des personnes entre 16 et 20 ans, pour qui il s’agit souvent du premier examen de permis de conduire et avec qui les inspecteurs se montrent bien plus exigeants.

Parmi les candidats à l’examen moto, on compte 14,6% de femmes en catégorie A et 15,08% en catégorie A2.
Sur le nombre de permis délivrés (après réussite des épreuves), on compte 14,5% de motardes catégorie A et 14,9% en A2.
Dans ces deux catégories, l’écart du taux de réussite entre hommes et femmes tourne autour de 1%.

Sur le critère d’âge :

  • environ 5.000 nouveaux permis moto (totues catégories confondues) de 2015 avaient 18 ans,
  • un peu de plus de 7.600 d’entre eux avaient 19 ans,
  • environ 42.000 personnes avaient entre 20 et 24 ans,
  • 17.500 personnes avaient entre 25 et 29 ans,
  • un peu plus de 17.000 personnes avaient entre 30 et 39 ans,
  • moins de 11.000 avaient entre 40 et 49 ans,
  • moins de 4.500 avaient entre 50 et 59 ans,
  • moins de 600 avaient plus de 60 ans.

 

  153 comments for “Passer le permis moto

  1. jennifer quettier
    12 octobre 2016 at 17:38

    Bonjour,
    Je viens vers vous car je rencontre un problème avec mon auto école avec le permis A.
    Je m’explique, j’ai eu mon plateau au bout de 4 fois. Ce mardi, 11/10, je me suis présentée pour la 7ème fois afin d’avoir la circu.
    Là, l’inspecteur refuse mon passage, car on à le droit qu’à 5 échecs, et j’en était à 6 echecs et 7ème passage. Du coup mon code s’annule.
    Très bien, donc là, je viens à mon problème, qui est que j’ai payé mes 2 derniers passages avec route soit 225€.
    Aujourd’hui, on me dit que le jour ou j’ai eu mon plateau, le passage de la circu qui vient ensuite et compris comme un seul passage. Et qu’il ne me doivent que l’exam du 11/10 mais pas le précédent.
    Concernant l’acquisition du plateau moto, ils n’ont pas su me répondre, à savoir s’il restait valable ou si j’avais tout à repasser.
    Je ne sais pas vers qui me tourner

    Merci pour vos conseils

    Autant dire que si j’ai tout à repasser, je lâche l’affaire et je prendrai une 125 Van Van, tant pis pour la moto!

    • FlatFab
      12 octobre 2016 at 20:33

      Si je récapitule…
      Trois présentations plateau, échecs. Succès à la quatrième présentation.
      Deux présentations circulation, échecs.
      Refus d’examen à la troisième présentation circulation.
      C’est bien ça ?

      Si c’est bien ça, l’inspecteur qui t’a refusée l’examen le 11/10 s’est planté.
      Je suppose qu’il était assez âgé ? Car il est resté sur l’ancienne réglementation.
      Depuis 2013, l’arrêté du 20 avril 2012 fixant les conditions d’établissement, de délivrance et de validité du permis de conduire, version consolidée au 12 octobre 2016, prévoit que :
      « Sous réserve du respect des autres dispositions du présent article 2, les candidats ayant obtenu un résultat favorable à l’épreuve hors circulation des catégories A1, A2, A et BE en conservent le bénéfice pour cinq épreuves en circulation et à condition qu’un délai de trois ans au maximum ne se soit pas écoulé depuis la réussite à l’épreuve hors circulation. (…) »

      Avant, on appliquait un autre article du même arrêté qui disait que :
      « Les candidats ayant obtenu un résultat favorable à l’épreuve théorique générale conservent le bénéfice de leur admissibilité pour cinq épreuves pratiques par catégorie et à la condition qu’un délai maximum de cinq ans ne se soit pas écoulé depuis l’obtention de cette admissibilité ; une épreuve pratique est comptabilisée à chaque échec à l’épreuve hors circulation des catégories concernées et à chaque échec à l’épreuve en circulation. »

      Mais le texte a été mis à jour et dorénavant, quand tu réussis le plateau, tu as droit à cinq tentatives en circu sur une période de trois ans maxi, quel que soit le nombre d’échecs au plateau avant.

      Ils ne connaissent vraiment pas la réglementation dans ton école…

      Voilà pour l’aspect administratif.
      Pour l’aspect financier, si je comprends bien, tu as payé 225 euros pour les deux dernières présentations ?
      Plus de 100 euros la présentation ?? Ce doit être en Ile-de-France, non ?

      Les frais de présentation à l’examen sont censés payer le temps de présence de l’accompagnateur (en général, un formateur qui ne fait forcément pas de cours pendant ce temps-là) et les frais de déplacement du véhicule accompagnateur (carburant, assurance, usure).
      En général, on compte le prix d’une heure de cours, mais quand il y a trois candidats ou plus, c’est carrément rentable.
      De plus, ces frais de présentation sont strictement encadrés depuis 2015 : s’agissant des permis A1 et A2, ils ne peuvent excéder les prix appliqués par l’établissement pour une heure et demie de formation.

      En l’occurrence, si tu as payé cinq fois les frais de présentation à l’examen (plus deux autres, une en plateau et une en circu qui sont généralement comprises dans le forfait initial), tu les as bien engraissés, ils peuvent sans problème te rembourser au moins la dernière présentation, surtout que l’erreur est de leur côté : l’accompagnateur aurait dû connaître son boulot, intervenir auprès de l’inspecteur, lui demander de se renseigner auprès de la préfecture et/ou du délégué départemental.

      Le remboursement relève du geste commercial, mais il me paraît être la moindre des choses.

      • quettier
        13 octobre 2016 at 10:48

        Bonjour,

        Merci pour ta réponse.
        L’examinateur doit avoir une petite quarantaine d’année. Si j’ai bien compris j’ai le droit à 5 passages une fois que j’ai le plateau
        Concernant l’auto école, il y effectivement un dysfonctionnement.
        Je suis dans le 76, Et pour le coup, ils sont assez arrangent pour les tarifs des heures et ne sont pas très cher.
        l’exam est à 60€ la secrétaire à arrondit mes heures à 3h au lieu de 3h30 plus les 2 exam pour un total de 225€. Ce qui fait l heure à 35h, ça me parait cohérent
        Je vais me déplacée aujourd hui, mais si le patron n est pas là, je ne vais avancé avec la secrétaire.
        En tout cas merci, je vais imprimer ce que tu m’a dit pour les acticles afin de leur montrer et qu’ils apprennent leur taf un peu mieux que celà.
        Peut-être du coup, que je pourrai le repasser bientôt avec un peu de chance, même si je l ai un peu amer là!

          • quettier
            13 octobre 2016 at 16:41

            Après avoir imprimé et lu la totatlité de l’article, c est bien stipulé qu’après 5 échecs, le code s’annule. Par contre je n arrive pas à savoir si réellement je conserve mon plateau. Normalement oui, mais c’est pas simple et l’auto école n a pas su me répondre.
            Merci pour vos comm qui ‘ont bien éclairé

            • FlatFab
              13 octobre 2016 at 17:08

              Selon la dernière version du texte, tu gardes la validité de ton plateau pour cinq présentations en circulation sur cinq ans.
              Même si tu dois repasser ton code, tu n’as pas à repasser le plateau ensuite.
              Sauf si tu rates la circu encore trois fois, évidemment…

  2. olivier
    28 juin 2016 at 15:59

    Inscrit début avril 2016 à l’auto Ecole RER Neuilly Plaisance pour permis moto A : forfait complet avec 20h + code, permis obtenu mi-juin du 1er coup à 53 ans, merci Bernard !

    Organisation efficace et bien rodée, enseignement de qualité, toujours dans la bonne humeur et avec des encouragements, 1 à 3 personnes par cours, chacun sa moto, en bon état, avec ABS, Plateau à 30mn, un peu encombré le samedi mais partagé dans une bonne ambiance avec les autres moto-écoles

    Je pense que mon expérience de conduite quotidienne de 125 (scoot et moto) depuis mes 16 ans et mon tempérament sportif, + l’écoute des conseils avisés de mon moniteur, ont été primordiaux pour obtenir le permis rapidement : j’ai immédiatement été à l’aise sur les parcours lents et rapides du plateau, ainsi que dans la circulation dans toutes les conditions.

    Pour le code, pas évident, il m’a fallu une semaine pour descendre sous la barre des 5 fautes, et j’ai parfois encore eu 7 ou 8 fautes après. A l’examen, beaucoup de questions très faciles ne nécessitant même pas de potasser le code (un stop, je passe ou je cède le passage …) et une dizaine de questions tellement ambigües que je ne suis toujours pas sur de la bonne réponse, mais il faut croire que j’ai répondu correctement à la plupart puisque je l’ai eu !

    Le passage des examens pratiques s’est fait sans grand stress, avec des inspecteurs courtois et qui appliquent strictement la procédure.
    Attention toutefois au parcours lent : sans échauffement, j’ai raté mon 1er passage alors que habituellement j’étais très à l’aise, mais j’ai fait largement plus de 20s au 2eme passage.
    Pour le rapide, j’ai trouvé que les lignes au sol étaient plus visibles qu’à l’entrainement.
    Attention aussi aux fiches, j’ai vu plusieurs candidats échouer à cette dernière étape du plateau : il faut quand même bien les connaitre, l’inspecteur m’a laissé parler, et m’a seulement posé une question pour me faire dire un des rares points que j’avais omis; j’avais commencé à les apprendre juste 2-3 jours avant (un peu juste), et ça m’a couté pas mal d’effort pour arriver à les restituer correctement. A noter qu’il faut bien veiller à respecter les termes attendus aux 2 séries de questions au début du plateau (pour chaque feux : pas cassé, propre et fonctionne, …).

    Pour la circulation, j’ai conduit normalement, et j’ai eu un parcours sans difficulté (pas de piéton qui se précipite sous mes roues, …), mais j’ai du lutter contre certaines de mes habitudes pour prendre les giratoires conformément au code, respecter les limitations de vitesse, bien montrer avec insistance que je surveille les angles morts, ce que je fais toujours bien sur, mais de manière plus (trop ?) discrète, …

    Et enfin merci à ce site qui m’a bien aidé dans l’obtention de mon permis.

    • FlatFab
      28 juin 2016 at 17:26

      Comme quoi c’est possible.
      Merci pour ce témoignage et toutes mes félicitations pour ta réussite !

  3. Cédric
    27 février 2016 at 13:00

    Bonjour,

    Voilà c’est officiel depuis quelques heures et je peux l’écrire : J’ai mon permis moto !!!

    Je suis vraiment content. A 35 ans, je réalise un projet que j’avais depuis des années. Toujours attiré par la moto, l’envie de passer le permis était venue avec mes premières balades en tant que passager il y a une dizaine d’années. C’est moi qui serai au guidon désormais !!! Le passage de ce permis restera comme une aventure et une expérience plus intense que je ne l’imaginais.

    L’investissement en temps, le fort engagement émotionnel bien différent que lors du passage du permis voiture. S’entraîner par tous les temps, tomber, échouer avec le fameux « J’arrête tout !! » Pour finalement se relever, se remettre en question après chaque séance et enfin réussir, Sans oublier la solidarité entre élèves, la « relation » particulière avec le formateur. Bref on ne passe pas ce permis par hasard et il faut le mériter !!!

    Mon bilan :

    – Permis obtenu au bout de 24 Heures.
    – Plateau loupé une fois.
    – Coût total de 950 Euros.

    J’ai eu la chance d’être dans une super école. Deux élèves et jamais plus par cours, places d’examens hyper rapides à avoir (repassage du deuxième plateau seulement une semaine et demie après le premier) bref je m’en sors bien et souhaite la même chose à tous ceux qui veulent se lancer.

    Maintenant commence le vrai apprentissage. Premiers tours de roues sans gilet ni oreillette prévus dans une semaine, le temps d’avoir la moto. Je me suis inscrit à une journée moto organisée d’ici peu de temps par l’EDSR proche de chez moi afin de continuer ma formation.

    Merci Flatfab pour ton super site et un grand V à tous !!!

    Cédric

  4. Newen
    11 février 2016 at 22:31

    Eh bien moi ce qui me sidère c’est la force de caractère et l’abnégation des gens qui arrivent à passer plusieurs fois l’examen sans se décourager !

    27 ans, 9 ans de permis B sans aucun indident 20h de plateau où je passe tout sans problème, mais un seul et unique échec au plateau m’a suffit à arrêter malgré mon envie de faire de la moto !

    On est pas tous fait pour ça il faut croire !

  5. Camille
    17 novembre 2015 at 20:28

    Bonsoir à tous,

    j’ai 25 ans, je fais 1m55 pour 45 kg et j’en suis à mes 3 heures de plateaux avec… 5 chutes à mon actif.
    Le doute commence fortement à s’insinuer surtout que mon moniteur veut déjà me faire faire de la circulation avec ronds-points et démarrages en côtes en pleine heure de pointe…

    Deux questions : vais-je y arriver et est ce normal de commencer si tôt la circu ou c’est moi qui m’angoisse trop ?
    Avec le permis B, au moins le mono avait lui aussi le contrôle de la voiture !!!
    Merci d’avance pour vos réponses.

    • FlatFab
      17 novembre 2015 at 21:15

      Cinq chutes en trois heures, ce n’est pas glorieux, mais cela n’a rien de dramatique. Pour moi, cela veut surtout dire que ton formateur n’est pas très compétent car il n’est pas normal qu’un(e) débutant(e) chute en tout début de formation, c’est a priori signe qu’un certain nombre de choses ont été mal expliquées.

      Qu’appelles-tu « faire de la circulation » ? S’agit-il de prendre la moto pour effectuer le trajet entre le bureau et le plateau ? Combien de temps dure ce trajet ? Ou s’agit-il de rouler pendant une heure, voire deux ?
      Des démarrages en côte ne devraient pas te poser de problème si tu as appris à démarrer correctement. Si cela t’angoisse, il faut croire que ce n’est pas le cas. C’est donc à travailler.

      Quoi qu’il arrive, tu dois te sentir en confiance. Personne ne peut t’obliger à rouler sur la voie publique, au milieu du trafic, si tu ne t’y sens pas prête.
      Mais peut-être que l’éloignement de la piste ne laisse pas le choix ? Tu dis que tu ne veux pas rouler en pleine heure de pointe, mais as-tu la possibilité de prendre des cours à d’autres horaires ?
      Encore une fois, on voit là l’importance de se renseigner AVANT de s’engager avec une école moto.

      • Camille
        19 novembre 2015 at 09:53

        Merci pour ta réponse si rapide.
        En effet, il y a 20 min entre l’auto école et le plateau, c’est donc mon mono qui m’y emmène sur la moto…
        Le fait de tomber ne me vexe absolument pas, je voudrais juste savoir si c’est normal ou bien si c’est un signe que je ne suis pas douée ou faite pour ça.

        Ce qui me fait surtout peur c’est de tomber en plein milieu de la circulation ou de blesser un piéton, ou encore créer un accident.

        • FlatFab
          19 novembre 2015 at 11:10

          Personne n’est « fait » ou « pas fait » pour la moto… La progression est plus rapide pour certain(e)s que pour d’autres. Je ne dirais pas que c’est « normal » de tomber sur les premières heures de plateau, mais c’est courant.

          Par contre, même si cela n’altère pas ta confiance en toi, les chutes sur le plateau peuvent aussi te faire mal, causer des blessures, même légères. Il est important de te sentir protégée et pour cela, de porter des protections sur les articulations.

          Il y a toujours des risques à rouler sur la voie publique, mais si tu prépares le permis moto, c’est bien pour arriver à ça au final. Et je te rappelle que ton formateur te suit en voiture en te donnant toutes les indications par radio.

    • Ricky
      18 novembre 2015 at 10:43

      Bonjour Camille,

      J’ai mon permis depuis 1980 et je mesure 1,65m.

      Je peux te dire que je me suis vautré un certain nombre de fois à l’arrêt 🙂

      Bon faut se dire que c’est comme ça quand on est pas grand. Par contre, dès qu’on roule, on est plutôt avantagé par rapport à un grand.
      Tu apprendras à ne poser qu’un pied, mais il te faudra du temps avant d’être à l’aise. Et de toute façon il y aura toujours des arrêts qui pourront se terminer par terre. C’est plus vexant que grave, ca arrive aussi à des plus grand, mais nous on a une excuse 🙂

      Je te conseille de demander à ton formateur des exercices de démarrage/arrêt pour te mettre en confiance et apprendre à ne poser qu’un pied.

      Bon courage

      • Camille
        19 novembre 2015 at 09:58

        Merci !
        en fait les chutes ne me vexent pas, je n’ai pas l’égo pour ça 🙂 et quand je tombe, c’est dans le slalom. Et puis bien sûr mon mono est là pour m’aider à redresser la moto quand elle est par terre mais en circulation ça ne sera pas le cas….

        encore merci

    • Quadrapasfou
      18 novembre 2015 at 14:35

      Bonjour Camille,

      Courage. J’ai passé mon permis au printemps dernier et lors de la première séance de plateau (par tranches de 3h00 aussi), j’ai chuté 4 fois. Toujours au même passage d’ailleurs (je butais dessus et j’y revenais comme un bon bourrin …), c’est-à-dire dans les virages autour des premiers cônes (je penchais un peu la moto pour tourner, mais je calais, donc patatras).

      Le moniteur m’avais pourtant bien expliqué la manip, mais je restituais mal car je n’avais en réalité rien intégré.

      A la deuxième session, j’avais visiblement intégré et ça passait presque tout bien, sans aucune chute en tout cas. Et deux sessions plus tard encore, j’ai eu mon plateau au premier coup avec cinq A.

      Il y a quelques manip et le comportement de la moto à « intégrer ». Ca ne peut pas venir du premier coup à moins d’avoir pas mal roulé en 125 auparavant (à mon avis), mais ne t’inquiètes pas, ça vient toujours.

      En revanche, je n’ai pas commencé la circu avant d’avoir obtenu le plateau (règle de la moto-école où j’étais – et des textes je pense aussi). C’est plus sûr d’y aller par étapes, tout de même.

      • FlatFab
        18 novembre 2015 at 15:18

        Non, la réglementation française ne prévoit pas qu’il faille impérativement avoir obtenu l’examen plateau avant de commencer les cours en circulation. C’est juste une convention prise par beaucoup d’écoles moto.

        • Quadrapasfou
          18 novembre 2015 at 15:31

          Ah ok. Merci pour la précision !

          Mais j’avoue que se lancer dans la circulation en ville (ronds-points, piétons, …) sans maitriser le patinage, c’est un peu osé quand même.

          • FlatFab
            18 novembre 2015 at 16:00

            Ah ça, tout à fait !
            C’est la responsabilité professionnelle du formateur qui doit estimer quand son élève possède le niveau de maîtrise nécessaire pour circuler sur la voie publique sans danger pour lui-même ou les autres.

        • Teomme
          18 novembre 2015 at 19:08

          Pour ma part, je stagnais un peu sur le plateau, du coup le moniteur m’a proposé de faire deux heures de circu.
          Ça m’a fait beaucoup de bien, ça remotive vachement et le plateau après s’est bien mieux passé.
          Le fait de pouvoir passer quelques vitesses et rouler « sans s’arrêter » (le plateau, on arrive vite au bord…) m’a permis de moins appréhender la prise de vitesse. Et puis ça redonne le moral, on ne doute plus une fois qu’on y a pris gout ! 🙂

          • FlatFab
            18 novembre 2015 at 19:16

            Tout à fait !
            Je le fais aussi, parfois, quand j’ai un élève en cours individuel qui galère, hop ! on part rouler une heure ou deux. C’est excellent pour la motivation, ça permet de respirer et surtout, l’élève s’aperçoit qu’il « sait » rouler (à condition de tout lui dire à l’oreillette, quand même), ça requinque.
            Mais il y a des pré-requis. D’abord que l’élève sache se débrouiller un minimum avec la moto, donc après au moins cinq à dix heures de plateau. Ensuite, qu’il soit en cours individuel, je ne peux pas laisser d’autres élèves seuls sur le plateau. Enfin, que l’environnement routier s’y prête, avec des routes faciles, hors agglomération et hors heures de pointe.

            • Camille
              19 novembre 2015 at 10:03

              Oui, je pense que faire de la circulation m’aiderait à prendre confiance mais encore une fois je ne crois pas qu’après 3 heures de plateau je sois prête.

              • FlatFab
                19 novembre 2015 at 11:14

                Alors n’hésite pas à le dire à ton formateur.

      • Camille
        19 novembre 2015 at 10:01

        Oui, c’est pratiquement comme ça que ça se passe pour moi, toujours dans les slaloms !
        merci en tout cas

        • Quadrapasfou
          19 novembre 2015 at 18:33

          Chute autour des premiers cônes = le patinage, le patinage, le patinage (plus précisément, autour des cônes, il faut relâcher un petit peu le patinage – pas complètement – pour donner un peu de motricité à la moto).

          Ne t’inquiètes pas, la maîtrise du point de patinage, c’est ce sur quoi 100% des débutants butent.

          Avant mes départs au lent (après mes chutes en tout cas …), je faisais toujours jouer – doucement – l’embrayage en maintenant le frein avant. Lorsque la moto s’enfonce sur sa fourche, c’est que ça commence à patiner. Ca permet de bien sentir le point de patinage de la moto sur laquelle tu es et de se fixer (dans la « mémoire des doigts » en quelque sorte) un repère d’ouverture de l’embrayage pour attaquer le parcours.

          • FlatFab
            19 novembre 2015 at 18:46

            Il y a aussi, bien souvent, les pertes d’équilibre dues à des mouvements brusques, à un manque de sensation et de maîtrise du point d’équilibre.
            Ainsi que le classique freinage brutal de l’avant avec le guidon braqué…

            • Camille
              19 novembre 2015 at 20:26

              Ok, merci pour vos réponses rassurantes, ça fait plaisir et du bien, mes prochaines heures sont lundi 24, j’espère vous donner de bonnes nouvelles.

              bonnes continuations et encore merci !

  6. hélène
    26 mai 2015 at 20:17

    Bonjour, je viens d’obtenir mon permis moto.

    Lorsque j’ai repris des leçons de code il y a un an déjà, je n’imaginais pas tout ce que cela impliquerait.

    L’étape du code, déjà.
    Se retrouver avec des 16-18 ans qui pensent qu’on a perdu tous ses points ou qu’on n’a pas été foutu d’obtenir ce papier à leur âge, poser le livret « code moto » bien en évidence devant soi pour garder un peu de dignité, revoir les diapos et se dire « Mais comment diable ai-je pu faire moins de 5 erreurs à cette épreuve stupide il y a 15 ans ??? »… Un grand moment de solitude !

    Ensuite, le plateau. Les cours du soir après le boulot, les plots qu’on bouffe à en vomir, les échecs répétés, les frayeurs du moniteur (le pauvre, il aura tout vu avec moi)… je me souviendrai toujours d’un évitement foireux où ma trajectoire de sortie était tellement pourrie qu’il m’a vue foncer droit sur lui, son visage a changé d’un coup et il s’est mis à courir pour sauver sa peau, et finalement j’ai redressé et me suis sagement arrêtée entre les 4 plots.

    Puis la conduite, j’ai cru me sentir libérée de ces maudits cônes mais à la place j’ai bouffé le stress de la ville, des ronds points, de la circulation. L’examen qui arrive bien plus vite que nécessaire, que j’ai obtenu, et me voilà finalement avec une moto entre les pattes.

    Joie, bonheur ? Que nenni !

    Je ne m’étais pas du tout préparée à ce coup de blues d’après permis.
    Je me voyais déjà joyeusement partir en vadrouille, insouciante, libre !
    Alors qu’en réalité, sortir la moto, réapprendre à la manier et affronter la circulation dans la foulée est une véritable épreuve, stressante et désagréable, avec en prime les 80 kilos de mon compagnon collés à mon derrière. « Quand tu seras à l’aise avec moi derrière, tu pourras balader n’importe qui ! » me dit-il. Ou encore « Si tu commences dur, ce sera facile après ». De toute façon, on n’a qu’une moto pour deux pour le moment, alors pas le choix !

    Un deuxième permis commence donc, sauf que maintenant je n’ai plus le dossard fluo qui excuse les erreurs ou les hésitations, plus de voiture suiveuse qui me protège des autres usagers, plus de protection sur la moto. Le stress est décuplé, la machine est différente, le plaisir écrasé par le stress. Tout est à refaire.

    C’est la quatrième étape du permis (la plus longue ?), la plupart la vivent sereinement mais moi je n’y parviens pas pour le moment.

    • Marie-Jo
      27 mai 2015 at 09:56

      Salut Hélène

      C’est assez drôle car dans ton commentaire, je me suis un peu retrouvée au début du permis moto et presqu’à la fin. Oui effectivement, le permis moto (plateau et circu) n’a rien de facile et effectivement il y a une quatrième étape qui n’en finit pas : mais il faut rouler tous les jours.

      Depuis deux ans que j’ai mon permis et que je roule depuis une année maintenant, c’est le stress dans les embouteillages de la ville (Genève), par où vais-je passer pour éviter une montée et ne pas redémarrer en côte (montagne), juste le simple fait d’aller faire le plein d’essence sans se casser la figure…. et puis dernière en date quand je suis allée laver ma moto : bien stoppée sauf que mon pied droit a glissé sur l’eau savonneuse mélange avec de l’huile et hop par terre !

      Tous les jours quand je prends la moto : c’est compliqué. Mais le plaisir de conduire ma moto est plus fort. Je ne me prends pas la tête. Oui je me fais klaxonner car je ne démarre pas assez vite, Oui je me fais engueuler quand je reste dans la file des voitures (pas la peine d’avoir une moto si c’est pour rester là dixit un mec en colère qui était pressé…) Oui oui et oui…. mais il faut rester zen, dompter ta moto pour ne faire plus qu’un et là tu auras tout gagné.

      Je te souhaite bon courage et surtout prends ton temps pour maitriser… Bonne route à toi et à tous V

      • hélène
        27 mai 2015 at 12:44

        Ouf, je suis donc normale… En tout cas bien déterminée à passer ce cap le plus vite possible. (Si ça me prend autant d’heures que le permis, j’en suis pas encore sortie, mdr ! Mais au moins c’est gratuit.)

    • Al
      27 mai 2015 at 09:58

      Essayes peut être de commencer … cool.
      Déjà en solo sans passager c’est plus facile et ensuite essayer de rouler dans des endroits et aux heures ou il y a peu de circulation.
      Donc au moins au début cela permet de se faire la main.

      • hélène
        8 juin 2015 at 17:21

        En effet, sans passager ça va déjà beaucoup mieux ! Et c’est vrai qu’après quelques centaines de kilomètres je me sens déjà plus à l’aise même si j’ai encore de nombreux ratés, notamment à basse vitesse. Prochaine étape : arrêter de déclencher le ventilo de la machine !

        • Jeunemotard13
          27 août 2016 at 13:53

          Bonjour,

          J’ai 33 ans et j’ai obtenu le permis moto fin juillet 2016 sans avoir d’expérience de conduite en deux roues. Je suis donc moi aussi confronté à la solitude de la conduite avec les incertitudes que l’on éprouve au sein de la circulation d’une grande ville. En effet, je roule à Marseille, ville bien connue et reconnue pour la dangerosité et l’imprévisibilité des usagers de la route (quelque soit le nombre de roues du véhicule motorisé).

          Toutefois, j’ai appris, avec le permis voiture, à être peu à peu hermétique aux coups de pression qui sont donnés par les grands esprits qui estiment que nous n’avançons pas assez vite ou que nous ne démarrons pas assez rapidement au feu rouge (lorsqu’il passe au vert bien entendu).
          Qu’ils gueulent, fulminent etc… Cela ne changera en rien le fait que je prenne mon temps à découvrir les particularités de la conduite moto « en circulation ». Bien évidemment, j’éprouve toujours une part de stress quand j’enfourche l’engin mais je suis d’accord avec Marie-Jo quand elle dit que le plaisir de conduire l’emporte sur le stress. Personnellement, si ce n’était pas le cas, j’arrêterai immédiatement car la moto est, et doit, à mon sens, rester une source de plaisir, d’évasion…

          Je pense effectivement qu’il vaut mieux commencer à conduire en solo pour se familiariser avec ce que l’on n’a pas pu forcément découvrir au cours des leçons de conduite. D’autant que, je ne sais pas pour vous, mais, à titre personnel, je n’ai eu que 6 petites heures de conduite « circu » avant de passer le permis. La totalité de mon forfait de 20h y est passé pour me permettre de réussir le plateau (obtenu du premier coup mais avec un stress pas possible). Il a donc fallu que je prenne des heures de conduite supplémentaires (facturées en sus bien entendu) avant d’obtenir le précieux sésame.

          Ensuite, sur le fait de tomber, mieux vaut chuter en cours de conduite qu’en situation « réelle ». Cela m’est arrivé à plusieurs reprises et je pense que c’est comme cela que l’on apprend, que l’on repère nos erreurs. La mienne était de regarder par terre. Et comme me disait mon formateur (que je remercie d’ailleurs pour sa patience, ses conseils éclairés et son exigence), tu vas là où tu regardes quand tu conduis une moto. Dans cet ordre d’idée, si tu regardes par terre…

          Enfin, je pense qu’il vaut mieux prendre le temps entre deux leçons de conduite que ce soit sur plateau ou en circu, histoire de se laisser le temps de digérer et d’intégrer ce que l’on a appris, vécu au cours d’une leçon plutôt que de vouloir enchainer les heures rapidement pour passer le plus vite possible le permis. J’ai mis quasiment un an pour obtenir le permis moto (il a fallu que je repasse le code de la route qui n’était plus valide) et je pense, après coup, que ça n’a pas été une mauvaise chose. Au contraire, je pense que passer le permis et conduire une moto s’apparente davantage à un marathon qu’à un sprint.

          Voili Voilou pour le témoignage de mon expérience.

          Bon courage à tous et courage pour ceux qui affrontent les épreuves.

    • betty
      15 juin 2015 at 17:57

      bonjour
      je suis contente de lire que je ne suis pas la seule à galérer avec le permis moto.
      J ai 28 ans et je me suis inscrite au permis moto il y a 2 mois. J ai commencé a conduire, en plateau que mercredi et j ai l impression dêtre une catastrophe,c est même décourageant! 6 hr de conduite sur 3 jours et déjà 5 chutes! Moi qui me voyais ,un peu comme toi, rouler cheveux au vent et sensation de liberté dans le ventre, je me demande si je ne devrais pas tout laisser tomber .
      Demain, à nouveau 2 hr de plateau, c est un peu l angoisse qui prend le dessus ( peur de la chute , perte d équilibre , poids de la moto…) sur le plaisir.

      • FlatFab
        15 juin 2015 at 19:13

        Si ça continue, ce serait peut-être une bonne idée de songer à changer d’école et/ou de formateur…
        Ou au moins de mettre les choses au point avec ton formateur ! Il y a visiblement des fondamentaux qui t’ont manqué sur les premières leçons.
        Cela dit, ne te décourage pas trop vite : tu n’en es qu’au tout début, rien de dramatique.

        Dis-toi aussi que tu as peut-être besoin de plus de temps pour apprendre, surtout si tu découvres complètement la pratique moto.
        Les cours intensifs, ce n’est pas pour tout le monde. Laisse-toi le temps d’assimiler et de récupérer.

      • Quadrapasfou
        15 juin 2015 at 19:27

        A ma première leçon de plateau, je suis tombé 4 fois (je calais en tournant au passager des quilles, sur le lent).

        J’ai eu mon plateau à la première tentative, avec 5 A et sans utiliser de second passage, quelques semaines plus tard.

        Donc il n’y a pas de quoi désespérer, mais un truc qui m’a été très utile pour intégrer ce qu’il fallait faire est d’espacer les leçons (jamais moins d’une semaine entre deux leçons – c’est mon emploi du temps qui a voulu ça, mais au final c’était très bien comme ça).

        Prends peut-être le temps de souffler et de « digérer » entre deux cours, ça passera mieux.

      • hélène
        15 juin 2015 at 19:49

        Si tu savais combien d’heures il m’a fallu… 52 heures de plateau, sans déconner ! Chaque leçon durait 2h , sur piste privée, avec une moto par élève et 3 élèves maxi. Je le précise car ce n’est pas le cas partout, j’ai eu des conditions idéales ! Alors tu vois, faut pas se mettre la pression. Accroche-toi et tu franchiras cette étape. Cela m’a paru trèèèèès long et insurmontable, j’en avais ras-le-bol, j’ai fini par détester les cônes et tout ce qui s’y rapporte. Et puis finalement un jour on y arrive. Courage !

        • CUNY
          16 juin 2015 at 13:25

          Ça me rappelle des souvenirs !
          Tu a peu être obtenu le permis en 2010 précisément le 9 juin !
          Ou je me trompe ,
          Jean

          • hélène
            16 juin 2015 at 17:20

            Si c’est bien à moi que tu réponds, j’ai eu le permis il y a à peine un mois. (Mais ça veut dire que mon cas n’est ni unique, ni désespéré 😉 )

            • Véro
              11 août 2015 at 11:37

              Bonjour Hélène,
              J’aimerais passer mon permis gros cube et suis également de Genève.
              Serait-il possible de savoir où vous avez fait vos nombreux cours avec moniteur ?
              J’ai moins de 10 heures de conduite seule, 2 chutes à mon actif et souhaiterais y remédier car je n’ose plus rouler toute seule.. ^^ »
              Vous pouvez sans autre me répondre par e-mail à wairoro@yahoo.com
              D’avance merci.

  7. Erwan
    1 mai 2015 at 17:29

    Bonjour Fab,
    Merci pour tout ces conseils que je prends consciencieusement en note 😉

    J’ai juste une question et j’espère que le lieu est approprié :

    Que penses-tu du fait de passer son permis moto et d’acheter sa première moto (donc « commencer ») 1 an +/- et demi plus tard ?
    Le soucis étant que je voudrais le passer cet été car après je devrai repasser le code ; mais je n’aurai pas les moyens d’acheter une moto tout de suite …
    Donc est-ce qu’on perd ses réflexes et qu’il vaut mieux attendre ou pas ?

    • FlatFab
      3 mai 2015 at 15:15

      Réponse simple : à ton avis ? 😉

      Evidemment qu’on perd en compétence quand on reste sans conduire, encore plus à moto que pour la voiture.
      Je vois pas mal de jeunes qui passent le permis moto comme ça, par impératif économique ou confort (ou les deux), pour ne pas avoir à repasser le code, mais sans pouvoir acheter une moto derrière, ou sans le vouloir, parce qu’ils veulent une moto neuve (donc chère) et pas une moto d’occasion pas assez valorisante…

      Je ne me plains pas car je retrouve une partie d’entre eux dans mes stages où ils viennent réapprendre à conduire… ce qui au passage annule en grande partie l’avantage économique car les sous économisés sur le code sont de toute façon investis dans une formation pratique de « remise en jantes ».

      Mais puisque tu me demandes mon avis, je le donne : c’est une très mauvaise raison de passer le permis moto.
      Parce que c’est une motivation négative, et non positive.
      Parce que cela va te mettre une pression psychologique supplémentaire à cause de la contrainte de temps.
      Et surtout parce que cela sera mauvais pour une conduite en sécurité quand tu reprendras la moto.

      Des mots pas chères, ça existe, on en trouve d’occasion en état correct à partir de 1.000 euros.
      Idem pour l’équipement, tu peux t’équiper correctement avec du matos d’occasion pour 300-400 euros.
      Moto pas chère = assurance pas chère, 20-30 euros par mois au tiers.

      • Erwan
        3 mai 2015 at 18:16

        Oui oui je te demandais bien ton avis, même si il ne va pas dans mon sens 😉

        Mais tu sous-entends 2 choses fausses dans ma question (et ça peut se comprendre) :
        – le fait que je veuille le passer vite pour économiser de l’argent.
        En effet c’est le temps qui va me manquer l’année prochaine (pour la pratique déjà et donc encore plus pour le code) et là j’ai 3 mois entiers de libres en août c’est pour ça.

        – ensuite le fait que je veuille une moto chère. Non non non ^^ j’ai un budget serré et j’ai bien lu tes articles, je veux un bon équipement puis une petite moto d’entrée de gamme et d’ocaz. Néanmoins ça reste un budget et je suis encore étudiant (jusque janvier)

        En tout cas j’entend bien l’argument sécurité à la reprise.
        Merci de ton honnêteté et je serais ravi de prendre quelques leçons de remise à niveau dans un de tes stages si il faut !

  8. Rico
    11 mars 2015 at 10:49

    Bonjour Fab !

    Juste un commentaire pour te remercier de ton site qui m’a été très utile pour préparer les épreuves et m’a fourni beaucoup de bonnes astuces pour gérer mon stress.

    Super boulot !

  9. Pat
    10 janvier 2015 at 16:27

    58 ans…1,53m …50 kgs! 40 ans que j’en rêvais…j’y suis…exam programmé sur 500 Honda CBR dans 15 jours…
    je suis morte de trouille tellement j’y tiens à ce permis! J’ai bossé le code comme une folle…ça y est c’est bon …et j’ai beau me dire que si je n’ai pas ce fichu plateau du 1er coup je n’en mourrai pas… j’appréhende quand même….Bon je vais suivre vos conseils et continuer à bosser mes fiches. Je passe l’après-midi. entraînement la veille (pas le matin, on m’a dit risque de fatigue…)
    Bonnes balades. Soyez prudents!

    • flahaut
      4 mai 2015 at 13:52

      bjr pat moi je ne trouve pas de moto a ma taille 1m53 ou habites tu? moi je suis dans l’herault a chaque fois j’essaie sur l’ ER6 et je touche pas par terre et on me dit que je vais tomber merci pour la reponse Marie

  10. Gamèle
    28 novembre 2014 at 18:07

    Pour ceux qui ont besoin d’encouragements…

    A 37 ans j’ai eu envie de passer le A.
    Hé oui, le scooter était déjà loin, le 125 passé l’an dernier (7 heures bâclées avec une auto école de M…, j’ai personnellement repris des heures de conduite circulation car ceci n’avait pas été vu) a montré ses limites sur l’autoroute, donc fin juillet direction l’Auto école.
    20 ans jours pour jours quasiment après l’obtention du B je repasse le code…et le cravache jusqu’à ce que je l’obtienne du premier coup.
    Puis, dans la foulée 18 h de plateau, dans une moto école top sur Stras’.
    Et là pas de bol on me dit tu passes tel date et tu discutes pas. Bon ok, à mon âge on a du mal à obéir, mais c’est parti.
    Et re-patatra, avec les 3 zouaves qui pourraient être mes enfants on se fait 4 A de suite chacun et en sortant des fiches on me dit vous avez votre plateau.
    Je questionne le lendemain et tous nous l’avions! Cool, surtout pour les autres qui repassaient.
    A présent circulation et j’espère le sans faute.
    Sinon, pas de souci, on attendra d’être prêt.
    J’ai encore en mémoire le motard qui gisait sur le bitume devant ma porte face contre terre le jour de ma décision de passer le permis. Vitesse excessive ou voiture qui sort de stationnement sans regarder? Les deux?
    J’ai promis à ma femme de prendre le temps et de penser à notre fille avant de jouer le foufou pas tenté.
    Et pour ceux qui ont du mal au plateau, j’ai fait tombé la moto 3 fois et m’est fait un hématome qui m’a fait boiter 2 semaines avant l’exam!
    Courage!!

    • Gamèle
      22 décembre 2014 at 21:40

      Le 15/12/2014 passé la circulation, et réussite donnée le 18/12/2014. Cool comme cadeau de noël, surtout avec 24 pts.

      Bref, maintenant seulement je peux me dire : je débute.

      Et ce n’est pas les 20 ans de voiture qui vont m’aider.

      Courage, on le peut tous j’en suis sur. Même moi qui suis super angoissé, c’est réussite code, plateau et circul du premier coup!

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