Prendre du plaisir sur l’angle suppose d’être certain de sortir vivant du virage. Cette sécurité repose avant tout sur l’anticipation, la préparation de la trajectoire et la gestion de votre allure…
Ces propos sont issus de mon expérience personnelle, nourrie des conseils d’autres motards et d’instructeurs professionnels. Certains points peuvent être discutés ou affinés.
La conduite en courbe dépend de quatre points : votre position sur la moto, (traitée en première partie), la position de votre moto sur la chaussée (voir la deuxième partie), la gestion de l’allure et enfin votre regard sur la route (quatrième partie).
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La gestion de l’allure en virage
Rappel : il ne faut JAMAIS entrer à fond dans un virage dont on ne voit pas la sortie ou dont on ne connaît pas le tracé.
Rappelons qu’environ 30% des accidents mortels à moto n’impliquent pas de tiers identifié, c’est-à-dire que le motard s’est sorti tout seul comme un grand, en général parce qu’il a joué au con en virage.
La gestion de l’allure est une des choses que j’ai personnellement mis le plus longtemps à acquérir.
L’allure, ce n’est pas seulement la vitesse. C’est aussi le rapport de boîte engagé, l’utilisation des freins et la gestion des gaz. Tout compte : suis-je en train d’accélérer, de décélérer, de garder les gaz constants ? Est-ce que je freine de l’avant et/ou de l’arrière, fort, un peu, pas du tout et quand ? En quel rapport je suis et quand dois-je en changer ?
Au tout début, comme beaucoup de débutants, j’arrivais en freinant assez fort, sans forcément changer de rapport, je passais le virage en me traînant et je réaccélérais ensuite. J’avais bien compris la trajectoire, j’avais plutôt une bonne position, je regardais bien loin… mais je me faisais systématiquement larguer à partir du milieu du virage.
Puis on m’a appris la technique dite d’enroulé rapide, qui utilise le frein-moteur et le couple pour freiner le moins possible. J’ai appris à entrer en virage beaucoup plus fort, donc à incliner très loin, je faisais tout frotter, mais le problème demeurait : je me faisais reprendre en sortie.
J’avais beau peaufiner ma position, placer exactement mon regard, je sentais ma moto élargir systématiquement sa trajectoire en sortie, comme entraînée par son poids, ce qui m’obligeait à couper mon accélération ou à accélérer plus tard.
Pendant longtemps, j’ai mis cela sur le compte de l’embonpoint de mes grosses motos routières.
Cela m’a pris longtemps et pas mal d’arsouilles avec des copains venant du circuit pour comprendre un truc fondamental : il faut garder de l’accélération en permanence !
Et pour cela, rétrograder en entrée de virage…
Evident, me direz-vous, et je le faisais. Bien à l’avance du virage, je rétrogradais un rapport, voire deux, pour me ralentir grâce au frein-moteur. Cela m’évitait de freiner de l’avant, ce qui évite le « verrouillage » de la direction et permet d’incliner. Certes…
Sauf que rétrograder ne sert en fait pas du tout à ralentir ! Le but n’est pas d’arriver moins vite, mais tout aussi vite, avec un régime moteur supérieur.
Il faut rétrograder, oui, mais aussi et surtout garder du gaz, voire en mettre un peu plus. Pas spécialement pour aller plus vite, mais pour faire monter le régime dans les tours, ce qui va augmenter l’adhérence de la roue arrière.
Là aussi, j’ai mis du temps à comprendre. Pour moi, augmenter le régime moteur signifiait forcément augmenter la vitesse. Or la vitesse en entrée de virage est l’ennemie.
Pourquoi ? Parenthèse de physique.
En virage, la moto est soumise à une « transformation » de l’énergie cinétique qui devient force centrifuge. OK, les physiciens vont me jeter des pierres, ce n’est pas exactement ça. Et oui, je sais, la force centrifuge n’est pas une vraie force, au sens purement physique du terme. Passés les débats sémantiques, revenons à la pratique.
L’énergie cinétique (emmagasinée par un objet en déplacement, au hasard une moto) varie selon deux paramètres : la masse de l’objet (son poids) et sa vitesse de déplacement. Sauf que dans l’équation, la vitesse pèse deux fois plus lourd (jeu de mots) car l’énergie cinétique augmente selon le carré de la vitesse. Disons que si vous allez deux fois plus vite, l’énergie cinétique sera elle quadruplée.
Là, on arrive dans un virage et un troisième paramètre entre en jeu, l’angle de courbure du virage. Mais le facteur principal de la force centrifuge reste la vitesse, car elle augmente toujours selon la vitesse au carré. C’est pour ça qu’avec la même moto dans le même virage, le fait d’arriver juste 10 km/h plus vite augmente BEAUCOUP la force centrifuge.
Il est donc évident qu’il ne faut pas arriver plus vite dans le virage que dans la ligne droite qui le précède et qu’il est même plutôt recommandé d’arriver moins vite. Tout le monde le sait ou tout au moins le ressent. Or monter le régime moteur, faire plus de bruit donne l’impression d’aller plus vite… Ce n’est pas naturel.
Il m’a fallu un moment pour réaliser qu’à accélération égale, descendre les rapports fait monter le régime moteur, mais maintient la vitesse égale.
Et par quel miracle cela améliore-t-il la tenue de route ? L’accélération transmise à la roue arrière entraîne un changement de la répartition des masses.
Quand on freine ou qu’on décélère, cela charge la roue avant et déleste la roue arrière : la direction devient plus lourde, la moto s’incline plus difficilement et en sortie, sur l’accélération, la roue arrière dérive, glisse doucement vers l’extérieur, ce qui fait élargir la trajectoire.
Alors que quand on maintient la vitesse en rétrogradant, le surcroît de couple charge l’arrière et allège l’avant : la moto s’incline plus facilement, l’arrière colle à la route et évite la dérive en sortie de virage.
Depuis que j’ai pigé ça, j’arrive beaucoup plus fort en zone d’entrée.
A l’approche du point d’entrée, je freine plus ou moins, mais surtout je rétrograde (un rapport pour une courbe, deux pour un virage, trois pour une épingle) et accélère légèrement (environ 30% de la course de la poignée de gaz) pour placer le régime moteur au régime de couple maximal.
Je maintiens l’accélération constante tout au long de la zone de découverte.
Dans la zone de sollicitation, j’accélère plus fort (environ 60% de la course de l’accélérateur) pour encore augmenter l’adhérence de la roue arrière au moment où j’incline le plus.
Dès le point de sortie, dans la zone de reprise de stabilité, j’accélère à fond (100%) ce qui a pour effet de m’aider à redresser la moto.
Le contrôle de l’accélération est très important.
La vitesse d’entrée dans un virage va varier selon la nature du virage, le type de moto, le niveau du conducteur (ainsi que selon un certain nombre de paramètres aléatoires, comme l’adhérence du revêtement, la météo, la qualité des pneus, l’humeur du motard, etc.), mais dans tous les cas, la gestion de l’accélération suivra cette progression : 1/3 des gaz en entrée, 2/3 des gaz dans le virage, 3/3 en sortie.
Entre chacun de ces stades, il faut absolument conserver un contrôle souple, doux, progressif de l’accélérateur. Jamais de brusquerie !
Si vous appliquez ces deux règles simples, vous vous sentirez beaucoup mieux en virage :
1- Ne jamais couper les gaz, toujours garder de l’accélération ;
2- Ne jamais accélérer brutalement dans un virage, tant que la moto est inclinée.
Le leitmotiv de la gestion des gaz selon Keith Code est : « Once the throttle is cracked on, it is rolled on evenly, smoothly, and constantly throughout the remainder of the turn. »
Une fois qu’on a commencé à ouvrir les gaz, il faut les garder de façon stable, souple et constante tout au long du reste du virage.
Si vous comprenez bien l’anglais américain, la vidéo « Twist of the Wrist » par Keith Code est considérée comme « la Bible du virage ».
Même si elle est destinée avant tout aux motards sportifs, sur la route ou sur piste, tous les motards pourront en retirer des conseils utiles.
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Si je résume :
- Il n’est pas bon d’entrer en virage en forte accélération : cela va considérablement augmenter la force centrifuge.
- Il ne s’agit pas non plus de freiner, car cela va verrouiller la direction et empêcher d’incliner.
- Le mieux est d’entrer à vitesse stabilisée, mais avec du gaz, en n’hésitant pas à descendre au moins un rapport.
Si vous débutez et ne savez pas trop par quoi commencer, le meilleur conseil que je peux vous donner est de vous forcer à ne plus freiner de l’avant en entrée de virage.
Même si vous devez pour cela arriver « lentement », pas grave. Progressivement, vous arriverez plus vite.
L’important est d’oublier le frein avant, au moins dans un premier temps.
Si vous ne freinez pas, vous serez obligé de regarder loin, de peaufiner une trajectoire en extérieur et d’incliner pour perdre de la vitesse.
Décélérez au frein moteur (en tombant un rapport, voire deux) et par la mise sur l’angle. Pencher vous fait perdre de la vitesse car la surface de contact entre le pneu arrière et la route étant moins grande, la force de traction transmise à la route est moins importante. Pencher vous fait ralentir, souplement, en conservant à la fois motricité et maniabilité.
Par ailleurs, rétrograder fait monter le régime moteur sans augmenter la vitesse, ce qui améliore là aussi la motricité, donc la maniabilité.
Si dans le virage, vous avez la sensation d’élargir, d’aller trop vite… trois choses à faire :
- tourner la tête vers la sortie (pas juste les yeux, mais vraiment la tête !),
- pousser plus fort sur le guidon intérieur,
- freiner doucement de l’arrière.
Ensuite, quand vous vous sentirez plus à l’aise, vous pourrez arriver plus vite et réintroduire du frein avant dans la zone d’entrée, toujours rétrograder et, progressivement, garder de plus en plus de gaz dans le virage et en remettre de plus en plus tôt. C’est là que se fait la vraie différence.
Pour en savoir plus sur la gestion de l’accélération en virage, lire « Comprendre la dynamique moto« .
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Cela ne servira toutefois pas à grand-chose si votre regard est mal placé.
Pour cela, lire
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J’apprecie énormément votre site. Cela fait 11 ans que que je pratique la moto (Honda, BMW, Harley puis BMW a nouveau). Donc pas débutant mais pas chevronné non plus et j’apprend toujours quelque chose ici. Merci
Bonjour Fabien,
Je suis motard débutant, et je te remercie pour l’ensemble de ton travail présenté sur ce site. C’est très précieux.
J’aimerais connaitre ton sentiment sur l’extrait d’un article trouvé sur internet : http://www.cbr1000f.org/articles.php?pg=art26
La partie sur laquelle je m’interroge est la suivante :
« Il vous est déjà arrivé de rentrer trop fort dans un virage et de faire alors le hibou…. (Faire le hibou = Grand yeux + trou du cul serré)
Quelle réaction avoir alors …. En général, on saute sur les freins… OUI et NON
Solution n° 1 = Freiner légèrement de l’arrière seulement. Cette manœuvre va asseoir votre moto, lui écraser le cul et donc intensifier le contre-braquage et vous ralentir faiblement. La moto tournera encore mieux. Il m’arrive de pratiquer ce petit freinage pour passer plus fort encore. Attention , c’est pas un freinage d’urgence, c’est une simple compensation.
Solution n° 2 = Vous arrivez vraiment trop fort, donc pas le choix, on freine de l’avant et de l’arrière. Il faut bien avoir présent à l’esprit que le freinage de l’avant remet votre roue dans l’axe de la machine, annulant ainsi le contre-braquage et redressant par la même la moto…
Moralité :
Il va donc falloir, tout en freinant énergiquement, maintenir de force le contre-braquage pour maintenir la moto dans sa trajectoire. Il ne s’agit plus dans ce cas d’un geste réflexe et conditionné, mais bien d’une manœuvre volontaire. »
Fin de citation
C’est plus précisément cette dernière phrase sur laquelle, j’aimerais que tu réagisses, si tu le veux bien : je me doute que c’est une manoeuvre qui n’est pas destinée aux débutants. N’ayant pas trop envie de tester par moi même, a quel point est-ce difficile à effectuer ?
Merci
Ah ah, bonne question…
Le souci pour te répondre est que cela dépend de beaucoup de paramètres, notamment les conditions d’adhérence, la puissance de freinage, le risque de blocage de roue avant, la rigidité du cadre de la moto, la performance d’adhérence du pneu avant, l’architecture de la moto, la position du motard…
Appliquer un freinage de l’avant à la fois puissant et contrôlé (dosé pour éviter le blocage de roue), avec une machine sur l’angle, en continuant à appliquer et même en renforçant l’appui sur le guidon, tout en coupant les gaz, en gardant le regard bien placé sur la sortie… c’est objectivement très dur !
Je te souhaite de n’avoir jamais à le faire sur route. Si tu veux le travailler, fais-le sur circuit.
Dans cette situation, j’ai plutôt tendance à conseiller de redresser franchement la moto pour effectuer un freinage puissant avec la moto droite, ce qui réduit le risque de chute. Quitte d’ailleurs à la rebalancer sur l’angle ensuite, une fois le freinage effectué.
Après, il m’est déjà arrivé de devoir pratiquer ce type de freinage appuyé sur l’angle sans redresser la moto.
Le système de suspension avant BMW Telelever aide bien et permet justement de freiner de l’avant en gardant la moto inclinée. Avec une fourche classique, c’est plus délicat.
Je profite de cette question posée pour raviver mes interrogations sur deux points évoqués;
1/ Le contrebraquage. Comment le mettre en oeuvre, quel intérêt par rapport au fait de simplement se pencher en virage?
2/ Et justement, la solution à adopter pour freiner en virage, quand on est sur l’angle? Tu viens d’y répondre brièvement, mais j’aimerais avoir plus de détails, dans la suite des articles sur le « mieux conduire ».
1. Le fait de prendre conscience du contrebraquage et de savoir le mettre en oeuvre, le doser, le contrôler, permet de conserver un contrôle optimal de sa trajectoire en virage, en particulier quand il s’agit de la corriger, de la modifier de façon rapide et précise.
Ce n’est pas obligatoire, même pas nécessaire, mais c’est utile, surtout en cas d’urgence car il est plus rapide et efficace de pousser sur le guidon que de bouger tout le corps.
Par ailleurs, c’est une technique qui devient nécessaire dans certaines situations où tu ne peux pas (ou ne veux pas) incliner la moto seulement par le poids du corps.
Par exemple, quand tu veux rester droit pour bien voir la sortie du virage. Ou quand tu arrives très vite et qu’il faut beaucoup incliner la moto. En fait, c’est une technique d’inclinaison qui devient indispensable si tu roules vite et que tu veux pouvoir incliner loin sans poser le genou par terre.
2. Je sais, cela fait des semaines que je vous promets cet article sur le freinage sur l’angle…
Il vient, il arrive, faut que je le finalise.
Lien mort pour la vidéo « Twist of the Wrist » par Keith Code
Article intéressant, comme toujours. Merci.
Lien corrigé, merci de l’avoir notifié !
Une moto se conduisant avec tout le corps, et pas seulement avec les mains et les pieds comme en voiture, on a tous des sensations différentes. Personnellement, j’ai compris très rapidement quand j’ai commencé à rouler en moto, mais de manière tout à fait intuitive, qu’il était important d’avoir du couple dès l’entrée du virage.
En revanche, j’ai eu beaucoup plus de problèmes avec les trajectoires, et j’en ai toujours. J’ai longtemps eu l’appréhension des virages à gauche dans lesquels j’avais toujours peur de finir dans le ravin, conséquence psychologique d’une chute ancienne sur une flaque de gasoil. Depuis que, grâce à Fabien, j’ai compris l’importance du regard, et que par le simple fait de tourner la tête vers la gauche, j’avais le pouvoir d’obliger ma moto à rester sur la route, je n’ai plus de difficulté à suivre les trajectoires dites de sécurité dans les virages à gauche.
Pour les virages à droite, c’est plus compliqué : j’ai longtemps cru à tort que j’y étais plus à l’aise que dans les virages à gauche. En réalité, j’ai fini par m’apercevoir que je sortais souvent de ces virages au milieu de la chaussée. Après cette prise de conscience, je me suis appliqué à adopter des trajectoires plus sûres, et là, je me suis rendu compte que je tardais trop à utiliser les possibilités de ma moto dans la zone dite « de sollicitation ». Autrement dit, je suis très mou (pas de commentaires sarcastiques, s’il vous plaît) sur la poignée de gaz dans ces virages à droite. C’est là que je rejoins le thème de cet article , « Prendre un virage : l’allure »
J’y travaille, j’y travaille…
Plus je roule, plus j’y prends du plaisir : c’est ça, la moto !
Philippe,
Je viens d’avoir mon permis moto, mon mari l’a eu en début d’année et nous avons tous deux compris que la trajectoire, les virages et la position sur la route ne sont pas suffisament ou pas du tout expliqués en auto-école. Etant un peu plus curieux sur la partie technique, outre ce site qui est très bien fait, il y a aussi les CASIM, dans notre cas la CASIM 29 répond completement à notre attente, explication, théorie, mise en application sur route avec des encadrants confirmés, tout ceci dans une ambiance motarde. Peut-être que dans ta région cette association est présente et tu pourras progresser beaucoup plus vite.
Renseigne toi.
Hélas, il n’y a pas de Casim à Lyon.
La plus proche est à Dijon, ça fait une trotte…
bonjour, ton commentaire est l’occasion de revenir sur un conseil de fabien concernant les virages: baisser d’un rapport sans freiner (pour le couple) et ré-accélérer progressivement dans le virage… j’y travaille depuis la lecture, ça vient doucement, continuer à s’améliorer petit à petit , c’est un travail quotidien…
amicalement
Salut Marco.
C’est précisément ce que je disais dans mon commentaire.
Philippe.
je viens d’entrer sur ce site étant motarde debutante,j’ai trouvée de bonnes infos sur les virages,je pense que je vais passer plusieurs heures dessus pour bien comprendre,merci.
ok pour la méthode qui « cale » le pneu AR, et donne une maîtrise de la traj…mais tu parles peu de l’AV, comme s’il n’y avait aucun pb avec?…pourtant, ça nous arrive de « perdre l’avant », pire, « croiser les skis »….donc, il reste un pb d’adhérence de l’AV, et qd tu préconise de caler l’effort sur l’AR, ça allège forcément l’AV…je trouve que sur la première partie de la traj, c’est un peu « glauque »….(:-D….
faut être « sensible » sur les gaz dans cette phase…
j’ai plus tendance à entrer sur les freins, un peu comme un « accélérateur inversé », pour régler la vitesse de passage, avant de caler l’AR pour le seconde partie de traj’…
Si je comprends bien, tu opères une sorte de bascule, en chargeant l’avant en entrée de virage, puis l’arrière dans le virage jusqu’à la sortie ? Effectivement, cela impose une certaine « sensibilité » sur les gaz… Si ce mode opératoire te convient, tant mieux. A mes yeux, il manque de fluidité et perturbe l’équilibre de la moto.
Sur revêtement « normal », correct, avec des pneus en bon état et bien gonflés, il n’y a aucune raison d’avoir une perte d’adhérence de l’avant.
En 350.000 km, je n’ai jamais « perdu l’avant ». L’arrière, oui, des centaines de fois. Tous ceux qui perdent l’avant, c’est à cause justement d’un freinage mal ajusté.
ok, je me fie à tes 350 000 bornes d’expérience….tu as raison, je « fluide » bcp moins, c’est plus une méthode de piste…..
encore bravo pour ton site et tes commentaires!!!! gaaaaazzzzz
L’adresse de ce site devrait être placardée dans toutes les moto-écoles. Merci pour tous ces articles on ne peut plus instructifs. C’est le complément idéal aux leçons, qui parfois vu le nombre d’engins sur place, ne se prêtent pas ou peu à une transmission de savoir si complète.
Allez, pour moi la circulation en juillet, et ensuite les petites annonces.
Bien à vous !
Je voudrais ajouter qch qui, cette fois, ne sera pas une question complémentaire, mais, au contraire, un témoignage de plus. Je voudrai faire référence à mon expérience de l’équitation qui, entre parenthèse, recoupe bien des points avec la conduite d’une moto, notamment la position du cavalier et son regard.
A tout ceux qui pensent que porter le regard au loin, viser la sortie du virage est simplement un « truc » qu’on respecte parce qu’on nous le rabâche, mais sans être toujours convaincu du bien-fondé, je prendrai comparaison avec un parcours de saut d’obstacle à cheval. Un cheval peut galoper (c’est à dire organiser l’alternance des mouvements de ses jambes postérieures et antérieures) de deux façons: à droite ou à gauche, qu’il adopte naturellement selon le virage qui s’annonce. Dans un parcours d’obstacle, il ne sait pas si le cavalier va l’emmener à gauche ou à droite en sortant du précédent obstacle.
Et c’est là que le regard du cavalier fait tout: en regardant l’obstacle suivant avant même que le cheval ait repris contact avec le sol lors du franchissement du premier obstacle, donc en tournant la tête, le cavalier va effectuer un changement de masse en reprenant contact avec la selle: ce sera la fesse droite et le poids du corps plus massivement à droite qui va NATURELLEMENT faire que le cheval va prendre le galop à droite pour se diriger vers l’obstacle suivant situé sur la droite.
C’est si évident quand on se rend compte combien ça marche dans cette situation que, à moto, j’ai tout de suite adhéré à cette consigne (même si je ne l’ai pas encore complètement intégrée!).
je ne sais pas si la comparaison employée est de nature à convaincre ou aider quiconque, mais je pense qu’il serait utile, pour convaincre les motards, d’évoquer le transfert de poids qu’il effectue sur sa moto en regardant dans une direction précise, et qui, ce faisant, prépare naturellement la mise sur l’angle.
J’aurais dû m^me ajouter que le déplacement du regard, donc de la tête du cavalier avant même la reprise du contact avec la selle, se fait sentir sur les étriers. Le cheval, sentant un poids accru sur la droite (par exemple), d’abord au niveau de l’étrier droit, puis de la selle, va naturellement s’orienter vers la droite.
Bonjour Momo,
oui mais, la moto, même si elle peut en être un substitut, n’est pas un cheval et ne sent rien et ne peut rien prévoir contrairement à l’animal qui réagit en fonction de ressentis.
Le fait de porter le regard est, à mon sens, plus physiologique. On prépare le mental et le corps à aller dans la direction visée par le regard.
J’ai beau mettre du poids à droite, la moto, elle ne bouge pas. En revanche, mes bras, ma position et ma volonté sur la machine (grace à une action mécanique) font que la bécane réagit.
il ne s’agit pas (seulement) de préparation, mais de réflexe occulocéphalogyre : en clair quand les yeux tournent, la tête tourne ensuite, puis les épaules , le bassin etc… et donc, bien sûr, la moto aussi va plus facilement où vont les yeux (même si l’ami québecois montre qu’on peut tourner la tête d’un côté et la moto de l’autre..). quand c’est couplé à la pression des genoux, l’effet est très net.
En voilà, un conseil qu’il était bon ! Depuis la parution de mon commentaire en décembre 2011 et celle de ta réponse, je me suis astreint à le suivre.
, mais qu’elle amenait tout naturellement à serrer la moto entre ses pieds et ses cuisses. Il me semble que c’est bien ce que tu préconises dans ton article récent « Savoir se positionner sur un deux-roues moteur » : serrer le cadre avec les pieds, le réservoir avec les genoux.
Au début, cette position des pieds sur les repose-pieds ne me paraissait pas naturelle du tout (nous sommes des plantigrades, après tout !), et les freinages de l’arrière ou les changements de rapport me demandaient beaucoup de concentration. Très rapidement, pourtant, j’ai appris à « bouger les pieds », comme tu le dis. J’ai alors très vite réalisé que non seulement cette position des pieds pouvait m’éviter des blessures (le bout des pieds en canard qui racle le bitume) ou une usure prématurée de mes bottes
Contrairement à ce que j’ai écrit, il ne s’agit pas de poser la pointe des pieds, mais ce que tu appelles « leur partie charnue », c’est à dire en fait la ligne de la tête des métatarsiens.
Encore merci pour ton blog.
J’ai bien noté qu’il fallait poser la pointe des pieds sur les repose-pieds, et non les talons, mais comment fait-on alors pour passer rapidement les vitesses, surtout sur les routes sinueuses qui imposent de fréquents changements de rapport ?
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Réponse
On bouge le pied…
Mes pieds sont toujours posés sur leur partie la plus large au niveau du repose-pied, et je les avance quand j’ai besoin d’utiliser le frein arrière et/ou le sélecteur de rapports. Effectivement, parfois, je passe mon temps à avancer et reculer le pied, avec de petits mouvements rapides.
Dommage que sur le dessin, le motard soit représenté avec les pieds sur les repose-pieds dans le creux de la botte, donc pas en place!
Je parle de « prendre un virage en moto-2ème partie.
de bons conseils !!! merci
utiles , surtout quand comme moi , on débute en ducati sur des routes assez mouillées …
en revanche je suis plus à l’aise avec le déhanché que la position en V je trouve c pas naturel du tout et la perte d’adhérence me fait plutôt peur
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Réponse
Il n’y a AUCUN risque de perte d’adhérence avant d’atteindre un minimum de 45 degrés d’inclinaison, à condition d’avoir des pneus rodés, aux sculptures apparentes et bien gonflés à la pression préconisée par le constructeur.
Ton appréhension est avant tout due à des préjugés bien ancrés.
Lis cet article : « Réflexion sur les fausses certitudes motardes«
j’ai chuté fin novembre suite à un freinage trop appuyé pour éviter la collision avec une voiture coupant 3 voies …
après avoir éffectué les réparations , je me remet à rouler. étant proche de la vallée de chevreuse j’ai à disposition de nombreux virages mais toujours cette appréhension sur l’angle pourtant le monster est extremement stable . je suis nettement trop coincé des épaules et du bassin ceci éxplique ma frustration , ma peur de pencher je ne suis pas souple et je place même parfois mal le regard. je me remet donc à travailler tout ça pour profiter de ma moto comme il se doit. sérrer es jambes est aussi pour moi une évidence en revanche ça aide énormement.
merci pour tout ses conseils on verra d’ici 1 ou 2 mois de travail
Bon des fous de mécanique (au sens physique du terme) répondront probablement mieux que moi, mais mon ressenti après un peu d’expérience en moto et pas mal en voiture, c’est qu’en rétrogradant, on a plus de couple et donc de capacité d’accélération ainsi qu’une meilleure réponse moteur (la montée en vitesse est progressive et en phase avec la rotation de la poignée de gaz). Quand on augmente les gaz, la puissance augmente rapidement (si on est sur un régime supérieur ou le couple est moins optimal, la réponse moteur sera plus lente).
Bref, en rétrogradant (sans se mettre en sur-régime quand même sinon ça ne sert plus à rien), on accélère plus bien qu’il se puisse qu’on aille moins vite.
Merci
Bonjour, question bête. Pourquoi en rétrogradant (ce qui fait monter le régime moteur pour une vitesse donnée) on gagne en motricité et donc maniabilité ? Merci
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Réponse
En termes de comportement moto, le fait de rétrograder augmente le régime moteur et améliore l’adhérence de la roue arrière, sans gêner la maniabilité de la roue avant, donc l’inclinaison de la moto. La moto ne roule pas plus vite, la force centrifuge n’augmente pas. Mais l’adhérence supplémentaire permet une meilleure prise d’angle et une tenue de route plus stable.
Bonjour Fabien, je comprends mieux ces articles maintenant que j’ai fait la journée CASIM conduite en virage. Au lieu d’aller au plus court, je cherche maintenant à bien entrer à l’extérieur du virage, puis pencher et réaccélérer lorsque je vois la sortie. Je travaille beaucoup en ce moment aussi le fait de serrer le réservoir avec mes genoux dans le virage. Je sens un bien meilleur contrôle de la moto, même à vitesse réduite, et les mouvements imprimés au guidon sont beaucoup mieux retranscrits.
Je recommande à tous ceux qui ne sentent pas totalement à l’aise de faire un stage pratique, car rien de remplace les explications en situation par des moniteurs et des motards confirmés.
Merci
Loïc
Bonjour, ce site est super! J’ai couché hier ma moto. J’ai beaucoup de plaisir en moto,surtout dans les virages avec visibilité, mais les virages en épingle sont ma bête noire. Hier ca c’est passé bêtement. Pour moi je n’arrive pas à regarder loin et plus voir où ma roue passe sur la route. Et si il vient une voiture… que je sois à la bonne place. Si tu as encore des conseils pour plus regarder ma roue. Ils sont les bienvenues….! Mon mari m’a bien expliqué de garder les gaz constant et ca ca marche super. Mais surtout dans les descentes, il est bien de tirer l’embrayage?
merci de ta réponse!
Nancy
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Réponse
Pour commencer à ne plus regarder la roue, les exercices de base sont décrits ici.
Dans les descentes, surtout ne pas circuler en roue libre, la moto va prendre de la vitesse tout en perdant de la maniabilité. Il est préférable de rétrograder en 2e, voire en 1e, et de laisser agir le frein moteur.
bonjour,
tout d’abord merci pour vos précieux conseils ,ils m’ont bien aidé à diminuer le stress avant le permis( plateau, puis conduite) maintenant ,je roule en essayant de garder les bons reflexes…. bizarre comme en formation on a pas abordé explicitement les trajectoires en virage leur différences , leurs usages,vos trois articles sont bien explicites (petit bug , vous parlez de faire aller et venir le regard là ou le gendarme le déconseille explicitement , mais en fait ,je crois que vous expliquez la même chose différemment).
merci donc pour vos avis très circonstanciés et complets.
amicalement
marc
Bonjour, que du bon sur ce site que je pense avoir parcouru dans tous les sens depuis decembre, on devrait vous déclarer « d’utilité publique »!! bon , donc 1500 km faits depuis la reprise moto de noel: que du bon ,la 850 rt est une machine extra pour la tenue de route et le confort..Les virages , ah! côté droit ,pas de souci, côté gauche sur petite route je redoute de me sortir en regardant trop loin, et , pour l’instant ,je règle le problème en balayant du regard, entre 70 et 100m devant ,les pointillés du milieu, ce qui me laisse penser que je garde une distance égale à partir du milieu et que donc je ne roule pas sur le bas côté…est-ce une bonne façon de faire ?
en tout cas merci encore de partager vos connaissances avec tant de talent ,jean-michel
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Réponse
Nous sommes tous latéralisés et avons tous un côté préféré, en général déterminé par notre oeil viseur, appelé aussi oeil directeur.
Il semble que tu ais peur de sortir sur le bas-côté en étant déporté à l’extérieur sur les virages à gauche. Tant que tu auras cette crainte, tu ne pourras pas porter sereinement ton regard loin vers la sortie du virage.
Il ne faut pas hésiter à entrer sur l’extérieur, donc sur le côté droit de la route, et à tourner la tête pour porter le regard le plus loin possible, pas juste à 70 m ou 100 m. Tourne vraiment la tête, pas juste les yeux.
Sur une RT, utilise à fond les appuis sur les pieds, tu dois appuyer fort sur le pied intérieur, en l’occurrence le gauche.
ok pour l’analyse fine de la situation , tres sympa ,je m’y attelle ce week end!!! pour l’anecdote, je pense que cette apprehension de sortir à droite en regardant à gauche vient d’une situation grotesque en tout début de vol libre sur pente école en 76 (!!) , quand j’ai eu peur de ne pas bien passer sous une ligne à haute tension , j’ai tiré sur le trapèze en regardant les fils ,jusqu’à ce que je me rape les genoux dans le champ…sans commentaire…..digne d’une BD
bonjour
j’ai appreciai votre reportage sur la maniere de prendre un virage
J’ai passer mon permis il y a environ 2 mois, j’ai roulé environ 1200 km avec ma yamaha yzf 750 r de 93 et j’ai toujours cette maudite appréhension du virage .
Je sais que le meilleur remède est de rouler mais je reconnais que c’est pénible ( pas de rouler mais cette p….n d’apprehension).
Merci pour vos conseils
Bonjour,
Actuellement j’ai une SV 650 N ancien modèle – que je préfère-. Elle vacille parfois de la roue arrière dans les virages -vitesse moyenne, inclinaison moyenne, pneus assez neufs-. Depuis 20 ans que je roule en moto -par ex. avec l’ancienne une CBR neuve-, dans les mêmes circonstances, je n’ai jamais ressenti ce louvoie de la roue arrière, si ce n’est que très rarement. Au cas où vous auriez quelques conseils à me donner, je serais intéressé de connaître votre point de vue. Par avance, je vous remercie bien. Cordialement. Jean Duhamel
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Réponse
Très difficile de répondre sans voir la moto en statique, puis sur la route… Les sources de « flou » en virage peuvent être multiples.
Vérifier en premier lieu le bon serrage des axes de roue, la pression des pneus, les réglages de suspensions, etc. Mais je suppose que vous l’avez déjà fait.
J’aurais tendance à privilégier avant tout la suspension : l’amortisseur est-il récent (moins de 30.000 km) ? A-t-il été changé, reconditionné ?
Avez-vous essayé de changer de type de pneus ? Certains pneus ne se marient pas bien avec certains modèles de motos.
Bonjour !
Je viens de passer le plateau il y a de cela deux jours à peine et je suis prévu pour la circu la semaine prochaine. C’est un ami motard qui m’a parlé de ce site et j’avoue qu’il m’a été d’une grande aide. Je lis vos articles avec grand intérêt et ce d’autant plus que vous êtes très pédagogue dans vos explications. Cela fait plusieurs années que je rêve de chevaucher une moto, mais je ne me sentais pas encore « prêt » (j’ai 26 ans). J’ai prévu d’aller faire le tour de quelques concessions avec des amis motards, histoire de voir quel type de moto me conviendrait en fonction de ma morphologie : 1.90m pour 105 kilos (je précise, sportif!). Auriez-vous des conseils à mes prodiguer quant au choix de la moto? Me déconseillerez-vous par exemple d’envisager d’emblée les bi-cylindre?
Merci pour le temps que vous prendrez pour me répondre.
Andréas
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Réponse
Pourquoi diable ne pas envisager un moteur bicylindre ???
Il me semble au contraire que le surcroît de couple qu’apporte le bicylindre sera le bienvenu pour mieux tracter le quintal de barbaque…
Quant à conseiller un type de moto, avec 1,90m, un trail routier sera préférable, avec sa position de conduite droite et sa hauteur de selle suffisante pour ne pas avoir les jambes trop pliées.
Donc au choix : Kawasaki 650 Versys, Suzuki 650 V-Strom, BMW F800GS, Honda 700 Transalp, Yamaha 900 TDM…
Quelques bonnes idées en occase : Triumph 955 Tiger, BMW R1150GS, Suzuki 650 Freewind, Yamaha 750 Super Ténéré, Honda 750 Africa Twin.
Bonjour a vous pour répondre a Andréas moi je mesure 1m70 pour 115 kilos j’ai un zx9r donc sportive et sa va très bien car le poids de la moto fait 204 kilos heureusement que je suis lourd sinon je m’envolerait. De plus elle est a vendre si vous connaisser du monde que sa intérrèsse. Merçi.
Salut à vous, je suis kaïs de la tunisie, 23 ans, proprietère d’une gex 600 k3 depuis un mois, en tant que première moto ( après une derbi 50
). vos conseils étaient étaient vitales pour un motard, merci infiniment. J’ai bien améliorer mes capacités, j’ai bien pris confiance en moi.
Un bon motard, c’est celui qui peut bien interpréter sa conduite, à chaque nettoyage de sa visière, pour l’améliorer à la prochaine escapade.
merci infiniment
Bonjour,
Un tout grand merci pour ces conseils, de la part d’un trente-cinquenaire qui a commencé la moto il y a juste une semaine (avec une Yamaha XJ6 Diversion), et qui est bien content de trouver ce genre de site avant de prendre de trop mauvaises habitudes. J’ai une question sans doute stupide: en cas de perte d’adhérence en virage (trop incliné, disons), sur route sèche ou mouillée mais généralement en bon état, y-a-t’il un signe avant-coureur du dérapage, genre légère glissade de la roue arrière ou avant, qui permettrait de corriger le tir (comment…) ? Ou alors est-ce une fois par terre que l’on comprend ce qui s’est passé ? Merci d’avance et encore félicitations pour le super site !
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Réponse
Il est difficile de donner une réponse précise car les situations peuvent être très variées.
Sur une surface adhérente et avec un pneu chaud, un décrochage brutal n’intervient généralement qu’en cas de mise sur l’angle brutale.
Si on incline progressivement, le pneu préviendra, il aura tendance à faire des « virgules », des petits décrochages successifs, voire des « glissouilles » où le pneu perd l’adhérence, puis la retrouve.
Pour « corriger le tir », deux moyens : redresser et freiner, ou réduire la vitesse.
Surtout, ne pas freiner sur l’angle !
Bonjour Fabien,
Je cite: « Pencher vous fait perdre de la vitesse car la surface de contact entre le pneu arrière et la route étant moins grande, la force de traction transmise à la route est moins importante. »
Ce concept est issu du bouquin de Hough (ou de Parks je ne sais plus) et déjà lors de sa lecture dans le livre je n’étais pas trop d’accord.
Que la force de traction soit transmise via une surface égale à celle d’une carte Visa ou celle égale à celle d’un timbre un poste, on peut dire que tant que le pneu ne décroche pas toute la force est bien transmise.
N’est-ce pas simplement le fait de se trouver en virage et donc soumis à la force centrifuge qui résiste à la force de traction qui nous ralentit ?
Décidément je ne comprends pas pourquoi on décélère en inclinant la moto…
Bye, Xavier
il me semble que ce n’est pas tout l’un ou tout l’autre…n’y a t’il pas une zone « grise » avant le décrochage?
amicalement
marco
J’ai appris cette notion de perte de vitesse par diminution de la surface de contact dans les ouvrages à la fois de David Hough et de Keith Code.
Je ne suis pas un spécialiste de physique, mais elle me semble logique et je n’ai trouvé aucune autre explication de ce phénomène que nous ressentons tous.
Bonjour,
Merci pour tous ces bons conseils. J’ai longtemps pratiqué en 125 et me suis enfin décidé à cinquante ans de passer le permis gros cube. Je me rends compte à la lecture de tous ces articles que j’avais tendance à conduire à l’instinct ce qui n’est pas forcément la meilleure des solutions. Grâce à toi je commence à avoir une conduite plus coulée et je me fais plaisir sans prendre de risques.
Bonjour,
Des commentaires et des conseils que je relis pour la 3ème ou 4ème fois que j’ aurais bien aimé connaître avant de passer mon permis ( 1er septembre 2009): jeune retraité, un peu plus de 61 ans, j’ ai osé franchir la porte d’ une moto-école pour décroché ce fameux permis. Je peux affirmer qu’ il se mérite… Les 3 épreuves réussies la première fois, mais une très grosse contrariété le jour de l’ épreuve de circulation, ( de la part du moniteur , pas de l’ inspecteur: « tu m’as fait une trajectoire de m…. » et » quant à ton regard, j’ en parle même pas….et pour clôturer le tout: » si tu avais 20 ans, ton permis , il ne te le donnait pas… »
A vrai dire, aujourd’hui , j’ ai pardonné cette affreuse contrariété et c’ est quand même grâce à lui si j’ ai décroché ce difficile permis qui me permet de piloter une superbe 1150 RT dont je suis complétement fou… Mais il me reste tellement de choses à apprendre sur la moto et la façon de la chevaucher… Un site de très haute qualité, que je compte bien visiter le plus souvent possible.
Encore merci pour l’ énorme travail accompli…
Hamel,
l’avis que je partage est que le permis se bachotte et fini par passer. Les moniteurs méritants sont ceux qui vont au-delà de l’objectif du papier rose. Le tien serait méritant si tu te sentais en confiance aujourd’hui. De plus pendant la formation à la circulation, un moniteur devrait insister sur le bon placement qui maximise la sécurité plutôt que de critiquer les trajectoires.
Je te conseille vivement de participer à un stage de perfectionnement AFDM (conduite défensive), ce que j’ai fait 6 mois après mon permis et où j’ai réalisé combien la formation au permis est insuffisante pour rester en vie (je ne peux croire que la mortalité motarde soit uniquement causée par les excès de vitesse). Je roule depuis ce stage confiant, je déplore cependant 1 accident récent après 80kkm/5 ans: j’ai manqué de méfiance et d’anticipation d’un comportement incohérent.
Bonnes routes
bonjour
merci pour ces infos mais j’ai repris la moto il y a quelques mois après des années d’arret.
j’ai toujours l’impression que la moto va glisser quand je prend un virage la pêur de la perte d’adhérence. comment puis-je reprendre confiance entre la route et les pneus j’ai une honda 500 cbs avec 2 pneus michelin
merci
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Réponse
Bonjour,
La meilleure solution est d’y aller progressivement. De prendre confiance peu à peu.
Une part de cette solution est de rouler avec des motards un peu plus expérimentés que toi et surtout assez patients pour t’emmener avec eux. Tu te mets dans leur roue et si eux passent, y a pas de raison que tu ne passes pas…
Une autre part est de suivre un stage de perfectionnement de conduite. Voir cet article.
La dernière part est de lire tous les articles de ce site sur la conduite et d’aller les appliquer sur la route.
Il faut aussi assurer les fondements mécaniques de la confiance. Il te faut vérifier la bonne pression des pneus, les laisser chauffer. Et aussi vérifier le bon réglage des suspensions.
Salut Aubret,
J’étais dans la même situation que la tienne il y a 5 ans et il m’a fallut plus d’un an pour vraiment me sentir à l’aise.
Il faut arrêter de focaliser sur l’état des pneus et de la route (facile à dire !!) et se concentrer sur les trajectoires et le regard loing devant, bien tourner la tête dans les virages.
salut yan
meci pour ta réponse je pense que je regarde trop la route je vais donc essayer de suivre tes conseils. je n’ai fait que 2000 kms pour l’instant donc reprendre l’habitude avec la moto puis avec la route petit à petit je pense que je devrais reprendre confiance mais cela me rassure de discuter avec des personnes qui connaisse bien le monde de la moto merci et a + pascal aubret
bonjour
merci pour tes conseils avisés.
j’ai repris la moto après des années d’arrêt et je me rends compte que j’ai du mal à suivre mes potes sur ma kawazaki 1100 zrx.je suis de longue sur les freins en entrée de virage serré,pour passer au final moins vite qu’en vélo.
une chose me fait plaisir c’est que tu préconise la position en v- qui fait rire les collègues- que je trouve personnellement très rassurante et qui rappelle peut être un peu la position supermotard-le pied sorti à l’intérieur en moins.
bon ceci dit tu es le seul à avoir été capable de me donner des conseils précis et pratiques.
merci et bonne route à tous.
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Réponse
De rien.
La différence est tout simplement que c’est mon métier de transmettre mon expérience.
C’est vrai:
Vitesse/Champ de Vision ont une relation intime.
Le regard doit etre agile.
Parcourir toute la route au de la de la vue de la moto sans se fixer longtemp sur un point et, en reevaluant sa position a chaque seconde.
Cela implique a une bonne condition physique du motard et, surtout les sens bien actives (etre bien reveiller).
En cas de fatigue il vaut mieux s’arreter et se reposer pour continuer le voyage.
Excusez moi ma grammaire en français.
Merci Beaucoup et Bon Voyages a tous du Bresil !!!
Bonjour
Reprise de ma moto après trois ans d’arrêt (opération de la hanche..et un peu d’appréhension), je manque encore un peu d’assurance dans les virages et le freinage et vos conseils me sont précieux pour une bonne reprise
Bernard
Merci de ces conseils , dés que mes cotes ne me font plus mal, j’applique
(oups , surtout l’entree dans le virage)
bravo pour la qualité de vos conseils, mais pourquoi pas les illustrer de schemas qui pourraient reprendre les trajectoires de virages divers?
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Réponse
Est-ce que j’écris donc si mal que ça, que mes explications ne soient pas claires et nécessitent des schémas ?
Je vais tâcher de trouver quelques illustrations explicatives…