Le point sur : la généralisation du A2

La France a adopté en juin 2016 le principe du permis A2 étendu à tous les âges. Explications sur un changement fondamental dans la culture motarde française, suggéré par l’Union Européenne et imposé par le Conseil interministériel de la sécurité routière sous la direction du Premier ministre Manuel Valls.

Le 2 octobre 2015 s’est tenu un comité interministériel de la sécurité routière, réunion gouvernementale des ministres concernés pour adopter un plan d’action interministériel en faveur de la sécurité routière. Cette réunion a été présidée par le Premier ministre en exercice, M. Manuel Valls, qui a annoncé en conclusion une série de 22 mesures principales et 33 mesures complémentaires.

Difficile de s’y retrouver parmi ces 55 mesures qui portent sur des points extrêmement variés.
Pour ce qui nous intéresse, trois d’entre elles concernent les deux-roues moteur :

  1. Celle qui a fait le plus grand bruit est l’annonce d’un contrôle technique sur les motos lors de leur revente d’occasion (lire l’article sur ce sujet).
  2. Celle qui a recueilli la plus forte approbation est l’annonce de l’obligation du port des gants (lire l’article sur ce sujet).
  3. Celle qui est passé le plus inaperçu est la généralisation du permis A2.

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De quoi s’agit-il exactement ?

UK_A2-licenceDans le communiqué final du CISR, c’est présenté ainsi : « Conditionner la possibilité de conduire une moto de forte puissance (supérieure à 35 kW) à une formation qui ne pourra être effectuée qu’après deux ans de détention du permis moto. »

Cet énoncé a été sur le moment d’autant plus mal compris que le rédacteur du discours du Premier ministre s’est un peu emmêlé les pinceaux et lui a fait parler des motos d’une puissance supérieure à 56 chevaux, ce qui ne correspond à aucune catégorie légale de véhicules. Le malentendu a été dissipé peu après et il est désormais clair qu’il s’agit bien des motos de plus de 35 kW (47,6 chevaux), c’est-à-dire celles de la catégorie A.

Basiquement, la mesure annoncée prévoit l’obligation d’une période de deux ans en permis A2 pour tous les nouveaux permis moto, avec à l’issue de cette période, une formation complémentaire impérative afin de passer en catégorie A.
Et ce pour tous les candidats au permis moto, quel que soit leur âge.

C’est là que réside la véritable nouveauté car depuis 2013, cette catégorie A2 ne concernait que les « jeunes » débutants, ceux âgés d’entre 18 et 24 ans au moment de l’examen du permis de conduire moto.

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Qu’est-ce que la catégorie de permis A2 ?

a2_juntas-400x242La catégorie A2 du permis de conduire est :
– directement accessible à partir de 18 ans, après un minimum de 20 heures de formation et validation par un examen pratique comprenant une double épreuve, hors circulation (plateau) + en circulation ;
– accessible à partir de 18 ans après un permis A1 (permis moto 125), après un minimum de 15 heures de formation et validation par un examen pratique comprenant une double épreuve, hors circulation (plateau) + en circulation.

La catégorie A2 est soumise à une limitation de puissance à 48 ch. 

Elle sert en quelque sorte d’antichambre à la catégorie A, avec une période de deux ans qui concerne toutes les personnes qui passent leur permis moto « plus de 125 », que ce soit sur un véhicule à boîte manuelle (moto) ou à boîte automatique (scooter).

A l’issue de cette période de deux ans, il faut suivre une formation complémentaire de sept heures pour passer en catégorie A.
Cette formation est facultative, vous n’êtes pas obligés de la suivre. Mais dans ce cas, vous resterez en A2. Elle est nécessaire, impérative pour passer en A.

Pour en savoir plus, lire Les catégories de permis moto.

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Qu’est-ce que la catégorie de motos A2 ?

Elle concerne les nouveaux motards qui devront conduire pendant deux ans un 2RM, moto ou scooter, de catégorie A2.

Avant 2013, on parlait de catégories MTT1 (motocyclettes type 1, limitées à 34 ch.) ou MTT2 (motocyclettes type 2, de plus de 34 ch.).
On parle désormais de MTT catégorie A2 ou A.

L’article R.221-4 du Code de la Route prévoit que la catégorie A2 du permis de conduire permet de conduire des « motocyclettes avec ou sans side-car d’une puissance n’excédant pas 35 kilowatts et dont le rapport puissance/ poids n’excède pas 0,2 kilowatt par kilogramme.
La puissance ne peut résulter du bridage d’un véhicule développant plus de 70 kW. »

Les critères techniques de la catégorie A2 sont plus nombreux et restrictifs qu’auparavant.

  1. Critère de puissance maximale : il s’agit de la puissance moteur maximale développée par la machine, mesurée en kilowatts (kW), telle qu’elle est indiquée sur le certificat d’homologation délivré par le constructeur. La puissance réelle, mesurée à la roue arrière ou au vilebrequin, qui peut varier selon les modèles, les années, l’âge et l’état du moteur, ne compte pas.
  2. Critère de rapport poids/puissance, mesurée en watts (ou kilowatts) par kilogramme (kW/kg), en rapportant le poids à sec à la puissance maximale.
  3. Critère de rapport de bridage : une moto MTT1 bridée ne peut pas être dérivée d’une moto MTT2 délivrant d’origine plus de 70 kW
  4. Critère d’homologation d’origine : une moto MTT1 bridée doit être dérivée d’une moto MTT2 qui a été homologuée dès sa certification avec ces nouveaux critères.

Une moto homologuée A2 doit répondre à TOUS ces critères !

1. Les deux-roues A2 restent limités en puissance : la puissance maximale autorisée est de 35 kW, soit 47,6 chevaux (on arrondit à 48 ch).

2. Les deux-roues A2 doivent respecter un rapport poids/puissance maximal de 0,20 kW/kg.
Petit calcul : ce rapport poids/puissance de 0,20 kW/kg autorise pour 35 kW des machines d’un poids minimal à sec de 175 kg. Il est différent pour les 2RM à énergie électrique : avec un ratio de 0,15 kW/kg, le poids minimal monte à 233 kg.

3. Ce bridage à 48 ch maximum ne peut pas être mis en place sur des motos délivrant d’origine plus du double de cette puissance. Plus le droit de prendre une moto à 106 ch et de la brider à 48 ch. La moto choisie ne devra pas développer plus de 70 kW (soit 95,2 ch) d’origine !

4. A part les modèles de motos homologuées A2 « d’origine » (avec une puissance inférieure à 35 kw), la plupart des nouvelles motos A2 résultent du bridage de motos développant plus de 35 kW et moins de 70 kW. Ces dernières doivent avoir été homologuées avec les nouveaux critères. Il n’est pas possible d’homologuer en A2 des motos bridées issues de modèles A déjà sortis.

Ces critères supplémentaires ne concernent QUE les motos nouvellement homologuées en A2 à partir de 2013.
Pour celles déjà immatriculées en MTT1 ou déjà en circulation en MTT2 et que vous voudriez faire brider, ce sont les anciens critères techniques qui s’appliquent, donc seulement la limitation à 25 kW (34 ch).
Ces critères ne s’appliquent pas aux motos d’avant 2013, déjà immatriculées MTT1 en 25 kW (34 ch).

Pour en savoir plus, lire l’article Les nouvelles catégories de motos.

Pour une liste de motos homologuées A2, par bridage ou par construction (d’origine), lire l’article Quelle moto pour débuter ?

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En quoi consiste la formation complémentaire ?

Si vous êtes titulaire de la catégorie A2 du permis de conduire depuis au moins deux ans, vous devez obligatoirement suivre une formation complémentaire pour obtenir la catégorie A et avoir ainsi accès à toutes les motos, sans limitation de cylindrée, ni de puissance.

Cette formation, payante et d’une durée minimale de sept heures, est dispensée soit par les écoles de conduite, soit par des associations d’insertion ou de réinsertion sociale ou professionnelle agréées par le préfet.

Elle se compose de :
– une séquence théorique de 2 heures,
– une séquence pratique hors circulation de 2 heures,
– une séquence pratique en circulation de 3 heures.

Le but de cette formation est de vous adapter à un nouveau véhicule et de vous amener à une pratique sécuritaire de la conduite d’une moto.

À l’issue de cette formation (qui peut être suivie jusque trois mois avant la date-anniversaire de votre permis A2), vous recevez une attestation dont un exemplaire est envoyé à la préfecture. Vous pouvez alors faire ajouter la catégorie A sur votre permis de conduire, ce qui suppose de faire refaire votre permis. Comptez entre un et quatre mois de délai…

Attention : la seule attestation de suivi de la formation n’autorise pas à conduire !
Seule la délivrance de la catégorie A du permis de conduire, donc la possession d’un titre de conduite avec la catégorie A validée, donne à l’usager le droit de conduire les véhicules qui relèvent de cette catégorie.

Pour en savoir plus, lire l’article La formation complémentaire A2.

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Pourquoi généraliser la catégorie A2 à toutes les classes d’âge ?

Parce que c’est la démarche de la réforme européenne du permis de conduire, annoncée depuis 2006 par la directive 2006/126/EC et appliquée en France en 2013 : l’accès progressif à la puissance pour tous les motards.

Pour inciter les motards à monter progressivement en gamme, l’idée était de proposer de passer facilement d’une catégorie à une autre, à condition d’avoir d’une part acquis un minimum d’ancienneté et d’autre part suivi une formation complémentaire, parfois sanctionnée par un examen.

Cela dit, même si le législateur européen a voulu donner cet esprit, chaque Etat a été laissé libre de son choix. La France a opté pour un retour en formation, avec l’obligation de suivre sept heures de formation (minimum) pour valider le passage de A2 vers A, alors que celui-ci se faisait auparavant automatiquement.

Ce cursus de formation a d’abord été mis en place pour les 18-24 ans.
Sa généralisation à toutes les classes d’âge répond à une stratégie de cohérence à double échelle.

Première échelle, nationale.
La France figurait parmi les premiers pays européens à mettre en place une période de bridage pour les nouveaux motards. En 1996, une refonte de l’article R. 124-2 du code de la route indique qu’un titulaire du permis A ne peut conduire une motocyclette dont la puissance est supérieure à 25 kW (ce qui correspond à 34 chevaux) que s’il dispose de son permis de conduire depuis plus de deux ans, sauf pour les personnes âgées d’au moins 21 ans.
Cette période de bridage à 34 ch pendant deux ans pour les 18-21 ans est restée en vigueur jusque 2013. En janvier 2013, elle a été étendue aux 18-24 ans, toujours pendant deux ans. Les recherches récentes en accidentologie ont montré que le sur-risque prévaut jusque 30 ans. Et les chiffres de la mortalité motarde montrent que les 25-49 ans représentent bien plus de tués que les 18-24 ans.
Il était logique de généraliser cette période de bridage à toutes les tranches d’âge.

Seconde échelle, européenne.
Plusieurs Etats-membres de l’Union Européenne, essentiellement parmi les pays d’Europe du Nord, appliquent déjà cette obligation de passage par la catégorie A2 avant de pouvoir accéder à la catégorie A, généralement pour une période de deux ans et pour les jeunes conducteurs.

Après trois ans d’expérimentation, la France serait à ma connaissance le troisième pays de l’UE (après l’Espagne et la Roumanie) à généraliser ce passage par le A2.
Pas le premier pays dans le monde car cet accès progressif à la puissance est déjà mis en oeuvre dans d’autres pays développés, notamment en Australie.

Analyse personnelle :

Pour ma part, je trouve d’un côté logique et bénéfique de « brider » tous les débutants, sans privilège d’âge ou de fortune, mais de l’autre, je trouve cela à la fois insuffisant et inadapté.
L’ancienneté de détention du permis n’est pas le seul facteur de mesure de l’expérience : c’est l’expérience de la pratique sur tel ou tel modèle de moto qui compte, ainsi que l’expérience de la moto en kilomètres en général.

Avec mes collègues et confrères formateurs de conduite moto, nous voyons régulièrement en formation complémentaire des personnes qui ont obtenu le permis A2 depuis au moins deux ans, mais n’ont pour autant jamais conduit une moto depuis… Du moins pas une moto A2. Pour diverses raisons, ces personnes ont circulé plus ou moins longtemps avec une moto 125, un scooter 125, un cyclomoteur 50… parfois une voiture, voire rien du tout pour certains.
Elles n’ont donc aucune expérience de conduite en moto gros cube, ont oublié tout ce qu’elles avaient appris en formation initiale deux ans (ou plus) auparavant… mais vont quand même se trouver habilitées à rouler sur une moto sans limitation de cylindrée ni de puissance.

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Quand entrera en vigueur cette généralisation du permis A2 ?

Le décret n°2016-723 du 31 mai 2016 « modifiant les conditions d’obtention des catégories A et BE du permis de conduire » a été publié au Journal Officiel le 2 juin 2016.

La promulgation du décret est accompagnée d’une phase de transition : les candidats au permis A qui ont fait la demande avant la publication du texte (2 juin 2016) et ceux qui ont plus de 24 ans au moment du passage de l’épreuve ont six mois (jusqu’au 2 décembre 2016) pour passer l’épreuve pratique correspondant au permis A.

Cela laisse un délai de six mois aux candidats âgés de plus de 24 ans pour passer le permis A « direct ».
Attention, il faudra au préalable avoir fait une demande de permis de conduire de la catégorie A avant la publication du décret et être âgé de vingt-quatre ans au moins au moment du passage de l’épreuve.

Le décret précise enfin que : « jusqu’au 31 décembre, les établissements d’enseignement de la conduite et de la sécurité routière (…) peuvent utiliser des motocyclettes relevant de la catégorie A pour dispenser la formation en vue de l’obtention du permis de conduire de la catégorie A2 ».

Explications :

Manuel Valls avait annoncé cette mesure en octobre 2015 sans aucune précision de délai, ni de date.

Légalement et techniquement, la mesure est extrêmement simple à mettre en place, notamment parce qu’il n’est pas nécessaire de modifier le Code de la Route. Il suffit d’un décret pour modifier la réglementation, et non la loi, ce qui est plus simple et plus rapide.

Economiquement, c’est plus compliqué car peu de constructeurs ont déjà une gamme A2 bien étoffée.
Les représentants syndicaux des constructeurs et importateurs avaient demandé une période de trois ans pour avoir le temps d’adapter leurs gammes. Le gouvernement français ne leur a pas accordé un délai aussi long.

Ce sera aussi compliqué pour les moto-écoles, surtout les petites qui ont acheté leurs motos d’école de catégorie A et qui vont se trouver dans l’obligation de les revendre pour ne prendre que des motos A2… mais tout en gardant quand même des motos A qui ne serviront que pour la formation complémentaire !
Très compliqué financièrement pour les petits établissements de conduite.
Il est à parier que seules les grandes écoles moto auront les moyens de posséder les deux catégories dans leur garage et donc de proposer la formation complémentaire.

En 2013, le gouvernement avait accordé aux écoles une période de transition d’un an pendant laquelle les élèves motards pourront s’entraîner et se présenter à l’examen avec des motos A pour passer le permis A2.
Là, c’est six mois.

Cela va entraîner encore une fois des situations ubuesques avec des débutants qui auront appris sur une moto A mais devront circuler pendant deux ans en A2 avant de revenir en école suivre la formation complémentaire pour avoir le droit de rouler en A… alors que c’était leur moto d’école !

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  48 comments for “Le point sur : la généralisation du A2

  1. Gremy
    13 avril 2017 at 11:55

    Bonjour,

    Je suis titulaire du permis A depuis 1 an et demi (passé un peu avant la généralisation du A2) et possesseur d’une CB560F (88ch), j’ai un peu de mal à comprendre cette idée de limiter la puissance pour les jeunes permis. Est-ce que frustrer le jeune de 18 ans qui veut sa GSX-R 1000 (et qui en a les moyens) va lui sauver la vie? Est-ce que au bout de ses 2 ans de frustration quand il l’achètera finalement le passage de 48ch a 200ch ne va pas quand même lui couter la vie?

    Je ne pense pas que brider et frustrer les jeunes permis soit la bonne approche. Il faudrait à mon sens plus sensibiliser ces gens à ce qu’ils sont capable de faire ou non à moto. On peut très bien s’enrouler autour d’un arbre avec 48ch, je ne vois pas ce que ça change. Et on peut également rouler tranquillement sur une superbe moto de 100 ou 130 chevaux.

    Évidemment commencer sa vie de motard avec une bête de course est une mauvaise idée mais je pense que cela vient plus du fait que ces motos sont plus exigeantes à piloter qu’un roadster mid-size. Mon avis est que limiter l’accès à certaines motos pour les jeunes permis est une bonne idée qui peut éviter qu’un apprenti pilote se retrouve avec une moto qu’il n’est pas capable de piloter mais la puissance seule n’est pas le bon critère. Des critères de permissivité à l’erreur, de facilité à inscrire dans les courbes et autres critères de facilité de pilotage seraient plus judicieux mais plus subjectifs et difficile à évaluer.

    Jérémy

    • FlatFab
      13 avril 2017 at 13:43

      Comme tu le dis toi-même, il existe sans doute des critères d’appréciation plus « judicieux », mais bien plus difficiles à évaluer.
      L’administration a besoin d’outils simples, faciles à mettre en oeuvre et valables pour le plus grand nombre. Elle ne peut pas tenir compte de tous les cas particuliers.

      • Gremy
        13 avril 2017 at 14:19

        Elle pourrait surement, il suffirait de s’en donner les moyens. On est tous capable de citer des motos à déconseiller aux débutants et ça sans se baser sur sa puissance moteur. Les journalistes le font également lors des différents essais, il n’est pas rare de les entendre dire qu’une moto est « exigeante », « à ne pas mettre entre toutes les mains », etc…

        Il serait par exemple possible de créer une sorte de commission de motards expérimentés composée de professionnels du 2RM (motards de la police, gendarmerie, formateurs 2RM, journalistes moto, motards lambda avec experience…) renouvelée très régulièrement, le plus indépendante possible (il est important que personne n’ai quelque chose à gagner dans le fait de classer une moto dans telle ou telle catégorie), qui testerais les motos pour les classer sur une échelle de risque.

        Ce n’est qu’une idée évidemment, qui doit avoir ses failles. Mais quand on parle de sécurité, se baser sur la simplicité n’est surement pas le meilleur choix…

  2. RainbowMan
    5 octobre 2016 at 19:56

    Après je ne nie pas que ce genre de réforme puisse avoir un effet positif sur les accidents des motards. MAIS ce n’est pas du tout le but premier. Il s’agit bien d’argent une fois de plus. J’ajoute qu’il est injuste et dictatorial d’imposer une loi en guise de moralisation… Les personnes soutenant cette nouvelle réforme avancent en général un unique argument : « trop de tués chez les motards ». Argument illégitime puisque chacun est responsable de sa propre sécurité. Si encore ces personnes me disaient : « Les motards ont beaucoup d’accidents et blessent/tuent d’autres personnes (piétons/autre conducteurs…) » là je trouverais ça légitime. Mais quand bien même, reste l’argument qui fâche : que faites-vous des gens comme moi qui aiment rouler avec un VRAI moteur non pour la vitesse, mais parce-qu’ils ne conçoivent pas d’avoir une moto asphyxiée, révérencieuse avec un bruit d’aspirateur… ? On est sensé se plié aux exigences de personnes qui n’y connaissent rien et se priver de notre passion ?

  3. RainbowMan
    5 octobre 2016 at 19:48

    Bonsoir,

    Alors là pardonnez-moi d’avance mais si vous pensez que ce genre de lois sont faites pour améliorer la sécurité routière, vous êtes à mon avis bien naïfs… Ne voyez-vous pas que notre gouvernement actuel multiplie les petites réformes de ce genre pour ponctionner toujours plus le porte-feuille ? A votre avis pourquoi les 2 ans en permis A2 sont soldés par une formation payante obligatoire ? Vous pensez que sous prétexte que cette formation n’est pas « excessivement cher » elle est faite dans un but louable ? A votre avis pourquoi la Mairie de Paris (emboîtée d’ailleurs par une quinzaine d’autres villes de France) a décidé de persister en interdisant la libre circulation des motos d’avant 1999 (ZCR) en centre-ville, malgré que l’étude environnementale qui devait la soutenir l’a pourtant classée comme « irrecevable et infondée » ? Vous croyez vraiment que notre gouvernement pond ce genre de lois pour notre sécurité, alors qu’on sait vous comme moi qu’entre choisir une « vieille » moto bridée à 34cv et acheter une neuve à 47cv, la grande majorité va prendre la 2de option ? Il est évident que le but est une fois de plus de faire consommer, et de ponctionner.

    • FlatFab
      5 octobre 2016 at 21:53

      Alors là, pardonne-moi d’avance, mais si tu crois que ce genre de lois est fait uniquement pour ramener de l’argent, tu es à mon avis bien complotiste…

      Déjà, tu compares la réforme du A2, qui est inspirée par l’Union Européenne, avec les ZCR qui sont du ressort municipal.
      Les deux n’ont rien à voir et aucune n’est décidée directement par le gouvernement, actuel ou non, de gauche ou de droite.

      Ensuite, la généralisation du A2 et l’extension de la formation complémentaire profite avant tout aux moto-écoles, qui appartiennent au secteur privé et pour lesquelles les prix sont libres.
      Le gouvernement ne fixe pas le prix de la préparation au permis de conduire, ni celui de la journée de formation complémentaire. C’est aux consommateurs de faire jouer la concurrence s’ils estiment que ces prix sont trop élevés.

      Si les motards débutants français préfèrent acheter des motos neuves pour avoir plus de puissance, alors qu’il existe des motos moins puissantes et moins chères, c’est leur problème. Si le motard est assez con pour céder aux sirènes du marketing qui lui fait croire que la moto fait le motard et qu’il aura l’air plus viril sur une grosse machine qui fait du bruit, ce n’est pas la faute du gouvernement…

      • RainbowMan
        23 octobre 2016 at 16:41

        Si vous pensez encore qu’il existe une différence entre gauche et droite (bien que je ne comprenne pas la pertinence de l’argument de départ), alors oui je crois qu’on va avoir du mal à se comprendre. Je ne dis pas ça méchamment, mais en toute sincérité. Essayons tout de même ! Vous trouvez qu’il y a eu une vraie différence entre le quinquénnat de Hollande et celui de Sarkozy ? Il est très facile de prouver qu’aujourd’hui, il n’y aucune différence majeure (j’entend par là des différences qui auraient un impact positif sur la précarité actuelle des citoyens) entre la Gauche et la Droite. Les lois El Khomri (qui sont définitevement des lois visant à détruire le Code du travail pour inverser la hiérarchie des normes, tout en augmentant le temps de travail et en affaiblissant les rémunérations, entraînant ainsi indissociablement une précarisation de l’emploi et une précarité générale des français) nous sont arrivées sous un régime de Droite ? Non, de gauche soi-disant « socialiste » !

        Moi un complotiste ? Oui tout à fait ! Mais peut-être est-ce aussi parce-que j’ai eu la chance ou malchance tout dépend du prisme d’où l’on regarde cette notion, de rencontrer, de lire, de voir des personnes ou des médias (autres que les médias mainstream « de masse ») qui m’ont véritablement révélé les coulisse de cette fameuse UE et de ce gouvernement à qui vous semblez octroyez des vertus de défense de la sécurtié (physique en l’occurence) des citoyens. Mon avis est que vous faites erreur; tout simplement.

        Que sont nos élus, nos candidats (pour la grande majorité ? Des prestataires de la toute petite minorité de gens (et par gens, j’entend aussi des actionnaires et des entités commerciales comme un paquet de grosses multinationales, qu’elle appartiennent au domaine pharmaceutique, ou de l’armement, ou de la vente au particulier, ou de la finance) extrêmement riches et qui ont de ce fait, bien trop de pouvoir sur nos politiciens. Rien de plus.

        Regardez donc le reportage de Olivier Oedemann, qui a révélé (tout est relatif car il est certain que vous ne le verrez pas sur nos chaînes de télévision mainstream) le scandale de l’ERT (table ronde européenne). L’Europe est dirigée non par notre gouvernement, mais par les pdg de Bouygues, Siemens, Google, Sanofi, UBS (donc BNP, CA, et plein de banques) et une centaine d’autres grosses firmes. Regardez les comptes rendus d’observation faits par des VRAIS journalistes (qui cherchent la vérité sans la manipuler) comme Antoine Peillon (des milliards d’euros évaporés en évasion fiscale par des multinationales comme UBS, Amazon, Starbuck, Google, Sanofi entre autre…, depuis plus de 40 ans…), et … Le tout couvert par nos propres dirigeants (La DCRI était parfaitement au courant, tout comme Juncker, qui était pourtant justement sensé empêcher ce genre de choses)… Si après tout ceci, en ayant pris le temps de vous documenter et non sur mon seul témoignage évidemment (il est facile de se dire que la parole d’une personne derrière un pseudo derrière un ordinateur ne vaut rien, et que notre interlocuteur est « à la ramasse » ou autre chose du même genre, je vous encourage à ne pas suivre cette voie juste pour protéger un éventuel comportement de déni face à ces réalités).

        NB : rien de méchant ou de péjoratif en parlant de déni, car c’est humain ou nous nions tous par moment la réalité. Moi y compris. Mais sur le sujet de l’impact de l’UE et de notre gouvernement sur l’état de santé du pays, je pense maîtrisé relativement bien mon sujet.

        Pour finir, je veux bien vous rejoindre (dans l’absolu en tout cas), sur la nécessite de distingué l’autorité municipale de celle de l’Europe…Vous avez raison je trouve de citer ce point. Toutefois, les ZCR, quelle municipalité les a mises en place ? Paris. Et je ne pense pas du tout que Mme Hidalgo possède un véritable libre-arbitre dans ses décisions. Elle se contente de se plier aux exigences de l’UE (elle-même au service des multinationales, Antoine Peillon l’a en parti prouvé, mais il n’est pas le seul. Le scandale Cahusac ou Panama Papers, était tous des scandales d’évasion fiscales couverts par ce même gouvernement sensé éradiquer la crise. Mais soyons honnêtes : la crise a bon dos vous ne trouvez pas ?

        Sans aucune véhémence, je tiens à ponctuer mon intervention en précisant que jamais au grand jamais je ne souhaite fermer le dialogue avec autrui (en l’occurence vous). Mon premier commentaire a pu paraître « chargé émotionnellement » mais c’était effectivement le cas. Je ne suis qu’un humain, et je désespère de voir les gens perdrent leurs emplois, et se restreindre de façon croissante. La précarité grandissante me désespère, surtout quand je vois que les vrais coupables (cités en partie plus haut) « font l’amour dans le pétrole » si je puis dire.

  4. Arnaud
    24 juillet 2016 at 10:37

    Bonjour à tous,

    Après 20 ans à rêver d’un jour pouvoir sauter le pas et me former en moto, j’ai sauté le pas … 5 jours trop tard !

    Ainsi je me retrouve dans une situation parfaitement ubuesque, que je mets au défi quiconque de justifier, hormis les auto écoles qui me reverront nécessairement dans deux ans …

    1) Agé de 38 ans, j’ai à ce jour 20 ans de permis voiture avec 0.50 de bonus depuis des années, 0 accident en responsabilité, 0 accident hors responsabilité, aucun retrait ni suspension de permis (3 (1+1+1) points retirés en « carrière »). Oui je le sais, aucun rapport avec l’expérience moto, c’est juste pour donner un peu de contexte sur mon approche de la conduite.

    2) Malgré le décret d’application, mon apprentissage en moto école a été réalisé INTEGRALEMENT (plateau et circulation comprises) sur des engins non bridés à 35kw (la moto école profitant du délai légal mis à sa disposition avant de mettre ses engins en conformité), Kawasaki Er6. J’ai repassé le code en 10 jours, le permis total en un mois et 21 heures.

    3) Bien sûr, à ce jour impossible d’essayer quoi que ce soit de neuf (meme bridables j’entends) puisque les concessionnaires n’ont pas le droit de modifier leur machine le temps d’un essai (meilleur moyen de se mettre en l’air lorsque je découvrirai le matériel choisi de fait, par hasard). L’essai passager est il la seule solution ? Laissez moi rire …

    Je doute d’être le seul dans ce questionnement à l’heure actuelle.

    Aussi j’invite tous les motards dans mon cas à me contacter afin qu’au lieu de râler chacun dans notre coin, nous puissions nous faire entendre collectivement.
    Si les auto écoles ont 6 mois pour se mettre en conformité, alors IL DOIT EN ETRE DE MEME POUR LES APPRENTIS subissant cette loi qui dans mon cas, fait parfois aucun sens.

    Ainsi ai je pu croiser au cours de ma formation un jeune gars, de 24 ans et 2 mois, qui aura son permis après moi, en une trentaine d’heures de formation, et pourra fièrement partir avec sa 1200 cc …(et pas sûr qu’il choisisse une moto à papa comme je comptais le faire).

    Merci pour vos contributions.

    Arnaud

  5. 21 juin 2016 at 22:47

    J’ai passé le permis à 54 ans en aout 2015,en 5 semaines code inclu, j’avais fais pendant une dizaine des saisons été austral des milliers de km en skiddoO en Antarctique 900cc bombardier…j’ai fais 8000km en 125 xlr plus la formation ensuite avec permis A direct ..18000 km en Transalp 55ch, dans les Alpes ou j’habite entre Chamonix et Arles, remisé la moto cet hiver, et acheté une bmw R1150GS un régal déjà fais 4000 km avec en deux semaines : Ce que je constate c’est encore un décret privant les gens de leurs liberté, j’ai bien lu les commentaires et je suis assez d’accord que finalement c’est dans la tête du conducteur d’une moto que tout se passe, ensuite il y a des gens plus doué, plus fou, ou autre.
    Mais encore une fois les politiques prouvent leur incapacité en passant un décret qui prive les vieux cons comme moi du simple plaisir d’apprendre à rouler et à ce faire plaisir.
    ceux qui aiment les stages c’est bien,tant mieux pour eux,pour moi ici sur cet exellent site et en vous lisant beaucou, depuis mes tout débuts, j’ai appris et ensuite je roule beaucoup, et là c’est sur ça rentre le métier de motard.
    Une chose est sur, il y aura toujours et de plus en plus de gens déconcentrés ou fou sur les routes, une très grande prudence est nécessaire, mais imposer encore une fois un manque de liberté, pauvre société de big-brother… c’est à pleurer ? et ceux qui applaudissent à deux mains, bravo vous avez déjà votre permis, un peu de compassion ne vous ferais pas de mal.. égoïstes vas.
    Bonne route .
    Et encore un grand merci pour votre site parfais.

  6. MAGALIE
    3 juin 2016 at 21:06

    Je pense que de telles mesures sont nécessaires pour préserver la vie de beaucoup de « jeunes » motards…
    L’accès progressif à la puissance évitera les abus de certains… quoi que… certains ne se priveront jamais d’agir n’importe comment…

    Ce sera par contre, je pense, un poids de plus dans le budget global pour le motard responsable… devoir choisir une « moto de transition » A2, puis payer la formation complémentaire pour enfin changer de moto pour « LA » moto désirée, a un coût certain… même sans parler de grosse cylindrée sportive…
    Je suis contente d’avoir passé le permis A directement.
    Je m' »auto-bride » et je suis des formations complémentaires de perfectionnement dès que possible (merci Fabien!!) Car soyons honnêtes, la formation de base prépare au permis mais pas à la route…
    En attendant j’ai acheté ma première moto neuve et j’y tiens! et je tiens encore plus à ma vie…
    Je tiens à conserver ce plaisir de conduire à moto… J’aime l’esprit motard… J’aime ce petit monde dans lequel je suis entrée…
    Alors je roulerai cool tant que ce sera nécessaire… et peut importe si je n’utilise que 10% des capacités de ma moto!
    Certains et certaines ne sont peut être pas lucides sur cette nécessité de période d’apprentissage et ont besoin d’un bridage physique puisqu’il n’est pas naturel…

    L’obligation de l’ASSR1, l’ASSR2 et le BSR a fortement diminué le nombre de « jeunes » ados à sccooter ou mobilette qui ne respectent rien ni personne (en tout cas c’est une réalité que j’observe tous les jours devant les collèges, en comparaison à mes années ado…)… Je souhaite que les motards deviennent plus responsables avec cette nouvelle mesure…

  7. Transalp
    3 juin 2016 at 10:32

    J’ai mon permis depuis Janvier 2016, en A puisque j’avais 24 ans. L’idée c’était de commencer tranquille (n’oublions pas les risques d’accident plus élevés dans les 6 mois après la premiere conduite / reprise) avec une moto un peu passe-partout pour se faire les crocs, et pas trop cher, étudiant oblige.

    Je me suis donc retrouvé avec une Transalp, vieux modèle de 1988, 600cm3. Soit une moto parfaite pour débuter : peu chère, confortable, souple, position agréable, pas si mal pour voyager avec bagagerie et ma copine (discernez les deux svp ^^), et aussi très très accessible niveau mécanique (entretien pas cher et facile).
    Sauf que si j’avais été en A2, soit 48ch, je l’aurait eu dans l’os car cette moto fait … 50ch ! Et comme c’est une vieille, il n’est pas possible de la faire brider (car y’a pas de « procédure standard »).

    L’autre jour je sors me ballader avec de la famille et des amis, quelqu’un avait un KTM 125 : je peux vous assurer que je ne pouvais pas le suivre s’il tartinait (niveau puissance en ligne droite, sinon niveau virage je n’en sais rien je ne veux pas tester les limites de ma machine).

    Tout ça pour dire : en A2, avec des moyens modestes, t’es quand même obligé d’investir dans une moto relativement récente et cela coute plus cher, alors qu’une moto comme la mienne sera moins puissante (en pratique) mais conduisible qu’en A (alors qu’elle est peut être moins dangereuse car n’incite pas à la vitesse).
    L’ER6 (bridée) du permis appelle plus à rouler vite (car peut être plus fiable aussi) bref je trouve qu’il ya une faille là dedans quand même…

    Un morceau de solution ne serait-il pas, pour remplacer la formation de 7h, une sorte d’examen avec que des épreuves « rapides » et un peu plus compliquées que celles du plateau actuel ? Parce que ne se mentons pas, le parcours lent, que ce soit avec une bridée ou pas ça ne change rien… (à part le poids)..

    • Ryan
      1 juillet 2016 at 20:37

      Euh…. avec une Transalp tu n’arrives pas à suivre 1 125 4T ?????

    • Zerty
      2 juillet 2016 at 08:11

      Jai un cb 650 f, pendant une revision on mavais preter un vieu xj600 avec un 130 de mobylette pour pneu arriere, sa ma pas empecher de filer vite en virage malgrer une fourche molle et un freinage spongieux, jai que 7 mois de permis mais 18 000 km par tout les temps donc ne tkt pas, ton transalp est tres bien tu manque juste d experience pour bien sentir ta machine

  8. Zerty
    3 mai 2016 at 12:44

    Je trouve sa bien comme mesure, par contre chose qui ma toujours enerver c’est prendre en compte la durée et pas le kilometrage …

    Comme le dit si bien fab il y a des personne qui n ont jamais retoucher a une moto pendant 2 ans et qui passe la formation en A …

    Il devrait plutot y avoir un kilometrage comme 15 000 ou 20 000 je trouve sa beaucoup plus enrichissant que d attendre 2 ans, surtout pour les jeune « roule toujours » comme moi qui apres seulement 6 mois de permis totalise 12 000 km deja, mais bon 47 ch faut pas crasher dessus cest suffisant pour doubler et pour s amuser en tout cas ma cb 650 f me procure beaucoup de plaisir

    • FlatFab
      3 mai 2016 at 16:12

      Je pense que nous sommes tous d’accord sur le principe que c’est l’expérience, donc le kilométrage, qui compte, bien plus que l’ancienneté de permis.
      Problème : comment le mesurer de façon sûre et précise ??

      • Zerty
        3 mai 2016 at 19:13

        Ba allez chez un concess qui releve le kilometrage de la moto et partant du principe que la moto est assuré a tel nom et apres un kilometrage donner il revien a la concession et le concess declare le kilometrage mais ya quelque probleme la dessus

        De 1 a mon avis sa sera jamais mis en place car sa n arrange pas le gouvernement sa leur fait des frais suplementaire

        De 2 il aurez du mal a faire confiance a tout les concess donc il devrait instauré le service eu meme

        Donc bref pourquoi s embeter avec des kilometrage alors que on met un temps et une formation pour gonfler le portefeuille apres tout.

    • JeanDeNouste
      4 mai 2016 at 15:18

      Avec l’obligation de passage par le A2, je ne serais sans doute jamais devenu motard. A 58 ans, j’avais envie d’une BM, une machine puissante certes mais sûre, coupleuse et très agréable à utiliser à mi-régime. Pour moi les 100cv sont encore superflus mais le couple généreux, disponible dès les plus bas régimes, est le gage d’une conduite apaisée. Par ailleurs, le duo que je pratique régulièrement, n’aurait pas été aussi aisé avec une plus petite moto. Après une année, 13000 km et une petite chute à l’arrêt (comme en moto-école avec la MT07), je suis convaincu que ma r1200r est une excellent choix pour un débutant capable d’humilité et doué d’un minimum de raison. Les capacités de cette moto se découvrent jour après jour, elle favorise un apprentissage progressif et, finalement, très sûr. Que m’aurait apporté une machine de 47cv ? De la frustration ? L’envie de tutoyer les limites de la moto … en dépassant celles du pilote ? Je n’ai pas encore, et loin s’en faut, approché les limites de cette 1200 mais je la pratique avec envie, modération, discernement et beaucoup de plaisir.

      • Zerty
        4 mai 2016 at 17:57

        Cest comme nous les jeune motard, avec le a2 on paye pour tout les jeune con qui part le passé n etait pas raisonnable et maintenant les vieu sage comme toi vont payer pour tout les vieu fou de 30 a 40 ans.

        Je vise personne en general mais je voit mal quelqun de 58 ans rouler en r1 comme un porc

        • Zerty
          4 mai 2016 at 17:58

          Et je rajoute que oui un jeune motard de 18 ans peut etre raisonnable, apres forcemment etant donner l age sa represente un petit pourcentage

        • FlatFab
          9 mai 2016 at 13:01

          Cela dit, ça existe… même si c’est rare.

        • Bachibouzouc
          3 juin 2016 at 00:30

          Tu te trompe Zerty, y a des de + de 50 qui roulent comme des porcs et qui y prennent beaucoup de plaisir! ….

          • zerty
            3 juin 2016 at 10:36

            oui mais c’est comme les jeune de 18 raisonnable y’en a très peut

  9. Julie
    29 mars 2016 at 20:20

    Bonjour,
    Je viens d’apprendre cette nouvelle réglementation. J’ai 24 ans et je suis titulaire du permis A depuis septembre 2015 (ouf).

    Cela étant, je trouve l’initiative plutôt bonne puisque en moto coller un A qqpart comme un nouveau détenteur de permis B serait un peu ridicule. Donc limiter la puissance plutôt que la vitesse elle-même est assez logique. Cependant je ne comprends pas pourquoi on impose un stage de validation des acquis payant à un motard quand un automobiliste se voit valider son « vrai » permis au bout des deux ans sans rien repayer.

    Puisque nombre d’automobilistes ne passent leur permis qu’histoire de dire et ne conduisent pas avant plusieurs années (par exemple mon frère qui a passé son permis juste avant de partir à Paris et qui maintenant ne conduit plus qu’une fois l’an). Pour ce genre de personnes ce ne serait pas du luxe parfois qu’ils aient aussi un « stage » de 7h obligatoire au bout des deux ans.

    Tout ça pour dire que je ne comprends pas ce favoritisme envers les permis B. Si eux ont le droit de passer le permis et de ne pas rouler pendant 2 ans sans être inquiétés, pourquoi un jeune permis moto si ?

    • robert
      30 mars 2016 at 03:45

      tout simplement parce qu’une moto ce n’est pas une voiture. 2% du trafic, 22% des tués, ca mérite des mesures spécifiques. Cette règlementation existe en Espagne, ca ne gêne personne, et leur accidentalité 2RM est bien meilleure. Et puis, la fin du bridage n’est pas faite pour rassurer nos politiques. « Full power: OK, mais pendant 2 ans tu rouleras en prenant de l’expérience ». Ce n’est pas stupide. Faut pas oublier aussi que le 2RM, c’est massivement un loisir, pour 80% des gens. Ils peuvent bien attendre un peu. Alors que pour la voiture, si on oblige 2 ans en puissance réduite (quelle puissance?), ca obligerait nombre de familles à acheter 2 voitures. Inimaginable. Mais bon, il nous reste encore un paquet d’avantages, (circu inter file, stationnement gratuit, pas de plaque avant, pas de CT périodique…) faut arréter de se plaindre tout le temps 🙂 Non?
      On ne peut pas dire, la moto c’est pas une voiture, et vouloir des mesures spécifiques (pas de CT moto) et dire le contraire quand le gouvernement propose une mesure spécifique…

      • Julie
        30 mars 2016 at 20:07

        Je n’ai jamais dit qu’on devait imposer une puissance réduite aux voitures. Ni qu’on ne devait pas le faire pour les motos au contraire je dis que je suis pour. Je ne me plains pas non plus (surtout que je ne suis pas concernée), je m’interroge juste sur le fait de faire payer l’accession au permis final pour les motards par le biais d’une formation complémentaire en auto-école quand pour les voitures c’est validation automatique au bout de deux ans.
        Et je ne suis pas contre le CT moto.
        Mais merci d’avoir essayé de m’éclairer même si c’était en tous points de travers.

    • FlatFab
      30 mars 2016 at 17:46

      Malgré le politiquement correct qui veut que le code de la route soit le même pour tout le monde et que toues les usagers de la route soient égaux en droit… ils sont loin d’être égaux dans les faits. Parce que différents.
      Etre motard revêt pas mal d’avantages et d’inconvénients par rapport aux automobilistes.
      Le bridage de puissance pour les débutants en fait partie.

  10. Roland
    13 février 2016 at 13:16

    Je suis contre car je ne crois pas que cette différence de puissance aura un effet significatif sur la réduction d’accidents (et au fait pourquoi pas l’appliquer également aux voitures !?).

    Une personne irresponsable le sera de toutes façons et peu importe qu’elle roule sur une 200 cv ou sur une bicyclette, l’accident arrivera inévitablement. Pour moi cette mesure est représentative de la politique d’aujourd’hui : de la com, encore de la com et toujours de la com mais rien d’efficace.

    Je me remets à la moto mais avant de l’acquérir, je tenais à tous prix à suivre une formation (sur circuit) ce que j’ai fait avec un pro. Le pro (un vieux de la vieille, ancien motard police) est toujours surpris de constater que malgré le nbre d’années d’expérience, le modèle de moto ou encore le fait de prendre sa moto au quotidien, la plupart des stagiaires ne maîtrisent pas pour autant leur moto pourtant dans des situations qui n’ont rien d’exceptionnelles (bien braquer au ralenti, arrêt d’urgence, évitement d’obstacle etc.).

    Ma conclusion, c’est que comme d’habitude on on préfère les effets d’annonce « spectaculaires » en lieu de solutions qui seraient immédiatement efficaces comme par exemple :
    – concevoir le réseau routier de France en fonction de la spécificité des 2 roues au lieu de créer des dangers pour les 2 roues (les exemples sont infinis cf. par exemple les bonnets d’âne décernés par la FFMC chaque mois et la réaction des pouvoirs publics…)
    – concevoir les voitures de telle sorte qu’aucun téléphone portable ne puisse démarrer tant que la voiture roule idem pour l’alcool et les drogues (boire, téléphoner, se droguer ou conduire cela ne doit pas être un choix)
    – améliorer la formation des 2 roues et 4 roues :
    . stage sur circuit, intégrer dans le permis voiture une pratique permettant d’être sensibilisé au partage de la route avec les 2 roues,
    . reprendre régulièrement une formation de conduite ne serait-ce qu’une demie journée sur circuit (2 et 4 roues) condition pour que le permis garde sa validité et tant que l’aspect financier n’est pas un problème. Cela paraît évident pour tout le monde de suivre régulièrement une formation pour son métier (cadre légal du DIF) ou en tant que bénévole pour son assoc afin de maintenir et améliorer ses compétences alors pourquoi pas dans le domaine de la conduite où c’est notre santé voire notre vie qui est en jeu ?
    – inciter financièrement le port d’équipement de protection (ex: cuir avec airbag) de telle sorte que son prix d’achat ne soit plus un frein : si un airbag moto est vraiment efficace, alors la société y gagnera au final même si cet équipement était financé 100% par l’Etat.

    • Fanny
      28 juin 2016 at 10:34

      Complètement d’accord avec toi sur le fait de devoir se former toute sa vie sur la route : on n’en sait jamais assez, les situations d’urgence sont bien présentes et on n’est pas formé à cela quand on passe le permis (uniquement par la force des choses quand on est confronté à la situation réelle, ou pour les quelques chanceux qui ont passé un stage de conduite via leurs assurance ou des associations).

      Je souligne toutes tes idées que je trouve pertinentes.

  11. Seb63
    19 janvier 2016 at 00:20

    Rassurez-vous et ne vous sentez pas bridé en commençant par une A2. J’ai d’abord appris sur un CBR 125 puis sur une CB 500F… Les plus gros cubes sont impressionnés par les capacités de ces motos, surtout sur petites routes. J’ai lâché le CBR125 trop dangereux sur voie rapide (difficile de décrocher une voiture qui vous talonne la roue arrière à 120 km/h sur autoroute), pour une CB500F, A2 tout court, qui est vraiment l’outil idéal pour apprendre. Il est certain qu’une F800-R par exemple la dépose en ligne droite mais si on se force à suivre les trajectoires, si on sort suffisamment dans les tours, on peut aussi la déposer en sortie de virage… Un bon apprentissage, à plus faibles risques (nombre de fois je me suis dis heureusement que je n’avais pas plus puissant quand par exemple je dosais un peu trop fort l’accélération en courbe…). Se revend de plus très facilement (bien faire attention au suivi de l’entretien entre chaque proprio) et est souvent déstockée… Suffit largement pour perdre ces points… même si sans carénage, la CB500F vous dira vite quand vous serez à 130 km/h -). Amitiés motardes. A+ Seb

  12. Steve54
    8 janvier 2016 at 18:00

    Cette mesure ne me choque pas plus que ça dans la mesure où l’on impose de passer par une période d’adaptation avec un véhicule « raisonnable » quelque soit l’âge du capitaine, soit !
    Cependant, je trouve que c’est mal foutu et l’on va devoir une fois de plus mettre la main au porte feuille et là, ça me fout hors de moi !
    Si je comprends bien, on est à 27 heures d’auto-écoles pour avoir le gros cube ? (question qui n’amène pas de réponse)

    Je vois les stats qui sont avancées. Bon, c’est assez délicat à analyser.
    Les pourcentages du message de flat fab du 17 décembre sont assez éloquents sauf que :
    – Il manque 11% d’usagers ?!
    – Le découpage n’est pas proportionnel et il est assez délicat de passer d’une tranche de six ans à une tranche de 20 ans et d’en tirer des conclusions
    Mais ces chiffres ne m’étonnent qu’à moitié, j’avais en effet, vu il y a quelques temps que pas mal de motards reprenaient après une période d’abstinence et avaient un accident en croyant que, ça ne s’oubliait pas, c’était comme le vélo !

    De l’autre côté, le chiffre « raisonnable » de la mortalité chez les jeunes peut être expliqué par le fait que, d’une part, une partie de cette tranche d’âge roule avec des motos bridées et que d’autre part l’assurance ne les loupes pas au tournant s’ils veulent partir sur des motos « passions ».

    De mon point de vue, il aurait été plus logique et plus juste de faire passer en A de manière automatique un permis A2 qui apportait la preuve qu’il avait roulé en A2 pendant deux ans. Un certificat d’immatriculation d’un véhicule de ce type au nom du motard qui doit passer à plus gros est facilement présentable ! Certes, il y aurait toujours eu les motards qui roulent peu ou qui laisse moisir sa bécane au garage mais, on roule pas mal dans les premières années……

    Il aurait été préférable de demander à une personne ne pouvant pas présenter la preuve d’avoir eu une bécane sur les trois/quatre dernières années de repasser des heures de conduites….

    • FlatFab
      8 janvier 2016 at 18:18

      1. Les 11% qui manquent dans les statistiques présentées sont les moins de 18 ans (souvent des passagers) et les plus de 74 ans.

      2. La différence de durée des tranches d’âge n’est pas un problème puisqu’on compare des proportions dans une population donnée (usagers / tués) avec des tranches d’âge identiques de part et d’autre. Ce serait gênant si on comparait des valeurs absolues.

      3. Je comprends ton raisonnement. C’est vrai qu’il aurait été possible de vérifier la possession d’un deux-roues A2, par le certificat d’immatriculation ou par l’assurance, comme on le fait pour les formations 125.
      Je suppose que l’administration s’est basée sur le postulat que si quelqu’un passe le permis de conduire, c’est pour rouler ensuite. Ce en quoi elle se trompe, effectivement.

      • robert
        9 janvier 2016 at 13:29

        L’Etat part d’un postulat simple, voire simpliste, qui a le seul mérite de permettre la mise en place de la disposition réglementaire pour passer du A2 au A. Si l’administration voulait ne pas se tromper, elle rendrait obligatoire la pose d’un plombage sur le compteur, elle fixerait un kilométrage mini sur 2 ans, donc arbitrairement (4000, 5000, 8000 km en 2 ans), elle mettrait une caméra sur le guidon pour vérifier que c’est bien le titulaire du A2 qui conduit…etc, etc, etc….
        Si l’Etat a choisi cette option, c’est parce qu’il n’a pas le choix.
        Le coup de l’attestation d’assurance datant de moins de 5 ans avant 2011, pour l’équivalence permis B/125cm3 n’a pas bien fonctionné (plein de gens roulaient avec des 125cm3/Tricycle mais avec une attestation d’assurance de société (la poste, par exemple), au nom d’un parent, etc, etc, etc…Et il ne faut pas oublier que la formation 7 heures 125cm3/tricycle, donne une simple équivalence permis A1, pas le permis. Le titulaire de cette attestation, le relevé d’information, doit garder à vie ce papier dans son portefeuille!
        Formation 125 et formation permis A: Ce n’est pas juridiquement la même chose.
        Et concernant le certif d’immat, pareil, il n’est pas forcément au nom de la personne qui conduit.
        Cette formation 7 heures après 2 ans de A2 n’est qu’une petite contrainte, en effet…

  13. Thomas
    5 janvier 2016 at 15:57

    Bonjour,

    Je ne pense pas que cette généralisation A2 soit une mauvaise chose. Après tout beaucoup de motards ont monté progressivement en puissance depuis l’obtention de leur permis A.

    Pour ma part j’ai eu mon B à 19 ans et j’ai voulu passer mon A dans la foulée. En école supérieure je connaissais un gars qui roulait en hypersport mais on a pas eu le temps de devenir plus amis que ça… C’était triste et ça m’a un peu refroidi. L’idée de la moto est revenue à 25 ans. J’avais alors des amis motards plus âgés qui m’ont dit « La moto c’est la liberté, mais c’est aussi un risque qu’on apprend à limiter avec l’expérience. Un motard, ça tombe, et tu ne feras pas exception à la règle. Au début ce sera parce que tu feras des conneries, ensuite parce que tu te trouveras dans des situations que tu ne savais pas anticiper, enfin ce sera à cause d’un excès de confiance sur une machine que tu connais trop bien, sur une route que tu as pris des dizaines de fois… Prends une 125, les conneries que tu va faire au début auront moins d conséquences sur une machine légère… Tu passeras ton permis dans quelques mois. »

    C’est ce que j’ai fait. Au bout de la première année de 125 j’ai fait des conneries. Pouvant se faufiler partout, dépassant par la droite… Ils avait raison, je n’ai jamais rien eu de grave mais j’ai arrêté ces conneries. J’ai passé mon permis A en stage et eu mon papier rose en 2 semaines; j’ai acheté une 600 de 70ch, 200kg. Caractéristiques max recommandés par des amis comme première moto. J’ai eu deux accidents non responsables que je n’ai pas anticipé: une voiture prenant le rend point en sens inverse et un type à grande vitesse qui ne connaissait ni clignotants ni rétroviseurs ni angle mort et avec un défaut d’assurance. J’ai ensuite acheté un 3 pattes de 900cc, 100ch au bout de 2 ans. Je suis monté en cylindré tous les 2 ans (pas en puissance puisque la loi l’interdit) pour arriver à 1300cc. Et chaque changement de machine est un nouveau apprentissage et un nouveau développement des réflexes.

    Mon idée est que, d’après mon expérience, on ne peut pas tout apprendre ni tout anticiper à l’obtention du permis. C’est l’expérience qui fait qu’un motard est capable d’anticiper une nouvelle situation dangereuse. C’est aussi avec l’expérience qu’un motard développe ses réflexes qui réduisent le temps de réaction. Une moto puissante, même si on reste loin de la zone rouge du compteur, est plus réactive et dans certaines situations non anticipées nécessite des réflexes plus rapides afin de maîtriser la situation, des réflexes qu’un conducteur novice ne peut pas avoir encore développés. Est-ce que l’obligation de passer par un permis A2 aurait évité à l’époque la mort d’un pote…? Peut-être pas. Mais cela va sûrement permettre à un jeune conducteur de développer progressivement ses réflexes et de réagir mieux à des situations dangereuses.

    Il aurait été préférable que les candidats au permis en soient conscients plutôt que cela ne leur soit imposé mais ça fait tellement longtemps que l’Etat a arrêté la prévention par l’éducation pour se consacrer aux sanctions et interdictions qu’il paraît impensable de revenir en arrière…

    Mes 2 balles.

    • Julien
      5 janvier 2016 at 19:12

      La limitations 47cv c’est pour disuader les gros kéké, tu sait le kéké qui a même pas le permis et qui bave sur des r1, gex, z1000 et autre gros cube. Après que l’on soit d’accord je parle de ce qui en veule une pas de se qui en rêve mais qui sont consient que c’est trop. Mais attentions, des récit de mon vieu père motard de 59 ans, la moitier des jeune permis ne prenais pas des moto raisonnable, pas d evolutions en cylindrée progressive.
      Mais ceci dit a mon sens on a pas a débatre de a2 c’est bien ou pas bien, si tu est normalement constituer et intélligent tu te pose pas de questions t’achete un 4 patte et tu le bride ou alors un 500, 300 ou 250 qui sera proche de la limitations mais pas bridé.
      La moto c’est bien, et c’est encore mieu d’evoluer progressivement comme sa tu aura eu quelque becane sa t aura fait divers experience sa fait entierement partie d’une bonne experience motarde je trouve.

  14. Artistegreffier
    31 décembre 2015 at 16:06

    Je peux commencer par « bravo et merci » ? Bravo pour la quantité d’infos dont fourmille votre site ( par respect et parce que le Net n’autorise pas tout, je reste sur le vouvoiement ) et par la qualité de celles-ci : pas une fois je ne l’ai prise en défaut, et ce n’est pas faute d’en avoir lu des pages et des pages, et toujours avec plaisir ( d’où le merci ! ). Vous êtes même remarquablement bien documenté… Bravo, donc, et merci.
    Et je vais arrêter là le cirage et préciser que je ne cherche pas à négocier quoique ce soit ! ;o)
    Donc, faisons un brin de sémantique : Je lis ( ici comme sur d’autres sites dédiés ) l’expression certes entrée dans les mœurs mais peut-être pas la plus adaptée : « boîte manuelle » par opposition à la boîte automatique… Alors, bien que certains, adoptant la position du crapaud sur leur sportive, laissent à penser que peut-être ils passent les vitesses à la main ( je roule en trail, elle était donc bêtement facile ), ne pourrait-on lui substituer « boîte mécanique » ? Et pourquoi pas, vu les réticences que l’on rencontre encore à tort à l’encontre de cette formidable « nouveauté », ne parlerait-on pas de boîte « robotisée », ou « séquentielle », plus apte peut-être à faire rêver qu’une préhistorique et huileuse boîte auto…? Car il est je crois utile d’insister sur le fait qu’avec une boîte genre DCT on garde la main sur le passage des vitesses, même en mode full auto ( perso avec l’habitude de ma boîte DCT, je laisse maintenant faire l’électronique, qui gère ça très bien sans moi ).
    Pour le reste, les statistiques ( dont on sait qu’à l’instar des mini-jupes elles font rêver mais qu’elles cachent l’essentiel ) officielles ne correspondent pas forcément à la réalité de l’instant, et les chiffres que vous citez, si ils ne correspondent pas à ceux que l’on voudrait nous faire avaler, correspondent mieux à ceux que j’avais trouvé. Dont acte pour la tranche de pilotes la plus accidentogène.
    Cependant il est plus facile de rouler vite en voiture dans des situations où à moto on est obligé de relâcher les gaz ( virage, route grasse, gravillons… ou les 3 réunis comme devant chez moi du fait de travaux où l’absence de visibilité, en côte, limité à 70, n’empêche pas certains fréquents trou de b…e de passer à 80 ou 90 en voiture puissante, là où une moto ne pourrait décemment atteindre qu’un prudent 60 ). De fait une limitation de la puissance pour les jeunes permis AUTO se basant sur un rapport poids/puissance raisonnable ne serait peut-être pas totalement infondée. D’autant que si seul le monde motard est concerné par cette restriction ( permis A2 ) ça ne ferait que se cristalliser certaines rancœurs et incompréhensions…
    Et qu’AU MOINS 1 heure, durant la formation en auto ou moto école, soit exclusivement dédiée à l’accidentologie et à la prévention du risque ( qu’à ce jour peu voire aucun centre de formation ne pratique ) devrait être une obligation légale.
    Tout comme il me paraîtrait raisonnable un stage obligatoire de quelques heures après 20 ou 30 ans de permis. Mais là je vais me faire copieusement siffler… et pourtant.
    Cordialités motardes

    • brisy
      1 janvier 2016 at 10:33

      non, non plutôt d’accord avec toi
      marco

  15. Oso
    18 décembre 2015 at 19:38

    Bonjour,
    Une mesure cohérente pour une fois, vivement qu’elle soit appliquée au permis auto. Combien de fois je me fais griller par des A avec des grosses cylindrée. Les gars passent limite a griller les moustaches. Parce que doubler une gsx qui roule pénard ca doit être un vrai défi … La limitation de puissance devrait être systématique pour les jeunes conducteurs (en terme de date d’obtention, pas d’âge).
    Apres pour les motos, le stage de sept heures va t-il être fait avec des 650 de permis A2 ? Il serait intéressant que les moto écoles possèdent un gros cube pour valider le passage de A2 en A.

    • FlatFab
      18 décembre 2015 at 19:44

      La formation complémentaire de sept heures doit impérativement être effectuée sur une moto de catégorie A.

    • robert
      19 décembre 2015 at 09:06

      Dans le domaine de la moto, l’Europe a fixé la puissance à 35 kw comme pallier de progressivité.
      Ce serait quoi en voiture?
      Il y a beaucoup de voitures puissantes, pour tracter une caravane par exemple, qui n’ont rien d’une Ferrari…
      Si c’est juste pour écarter les jeunes de l’usage des Ferrari, l’Etat va pas s’emm…à faire une loi qui touche 200 personnes par an…
      Un Z750, ca a un rapport poids puissance 4 fois supérieur à celui d’une Ferrari et ca coute 3000 euros d’occase. Ca se compare pas. 60.000 clients potentiels par an…

      PS: cette revendication, à savoir mettre en place une progressivité également dans le domaine de l’automobile, n’aboutira jamais. Elle conduirait les famille a avoir 2 voitures dans leur garage. Juste impossible socialement.

  16. Quadrapasfou
    18 décembre 2015 at 12:10

    Ouf, heureusement que j’ai passé mon permis en juillet 2015, ma moto fait 69 ch. !

    Maintenant, ce n’est pas forcément incohérent, un motard inexpérimenté est un motard inexpérimenté quelque soit son âge, même si on a plus tendance à faire des conneries quand on est jeune (on se laisse griser plus facilement, on n’a pas femme et enfant(s), on a moins été confronté à des prises de décision et aux responsabilité qui en découlent etc …).

    Et si on ajoute la suppression de la limitation à 100 ch., ça permet actuellement – dans deux semaines pour être précis – à un jeune permis de plus de 24 ans de rouler avec une moto de 200 ch. s’il a les moyens de la payer.

    Sur le papier, ça peut faire peur et donc la mesure apparaît cohérente.

    Mais, en même temps, quel nouveau permis, quelque soit son âge, irait rouler en R1 full ou en H2 même si la loi le lui permet ?

    Et en attendant, j’ai toujours pas mon gilet jaune …

    • FlatFab
      18 décembre 2015 at 12:28

      « Mais, en même temps, quel nouveau permis, quel que soit son âge, irait rouler en R1 full ou en H2 même si la loi le lui permet ? »

      Ne sous-estime jamais la bêtise humaine, surtout associée à l’inconscience de la jeunesse et la mauvaise foi motarde ! Tu n’as pas idée du nombre de petits cons qui veulent absolument montrer qu’ils ont la plus grosse, quitte à rouler sans assurance, sans équipement, et à bouffer des pâtes pendant deux ans en achetant la moto en LOA au nom de leur mère (vécu).

      • Quadrapasfou
        21 décembre 2015 at 17:52

        Ah les andouilles … c’est vrai qu’il y en a comme ça, même après 24 ans. J’en ai même vu un , mais il avait 18 ou 19 ans, qui s’est acheté une moto dès qu’il a eu son premier compte en banque et un chéquier (véridique : « j’ai un chéquier, je peux acheter »), sauf que le chèque s’est retrouvé être en bois et qu’il n’avait pas même le permis ! :))

  17. brisy
    18 décembre 2015 at 10:18

    bonjour,
    la physiologie du cerveau répond aussi ; la maturation complète n’intervient pas avant 21 ans et demi :singulièrement les zones destinées à tirer les conséquences futures de ses actes présents….. la source est une étude canadienne sur la sécurité routière, dès lors la limitation de la puissance pour les jeunes permis prend tout son sens même si les modalités d’application ou de calcul prêtent à discussion…
    amicalement
    Marc

  18. David
    17 décembre 2015 at 16:34

    Bonjour FlatFab,

    Merci pour cet article, qui illustre ce qu’un vendeur en concession Honda m’a dit il y 3 semaines, sans pour autant que je puisse trouver des infos dessus (bridage A2 pour tous).
    Quand tu écris : « Et les chiffres de la mortalité motarde montrent que les 25-49 ans représentent bien plus de tués que les 18-24 ans. », ok mais il y a sûrement plus de motards 25-49 ans que de motards 18-24. Ce qui serait intéressant serait d’avoir le pourcentage. Les 18-24 auraient plus tendance à être tête brulée que les ‘vieux’ non 🙂 ?

    • FlatFab
      17 décembre 2015 at 17:06

      Pas tous.
      Il y a une tendance générale, mais pas de généralité : comme je dis souvent, il y a autant de jeunes motards responsables que de motards d’âge mûr foufous, c’est-à-dire que ce n’est pas la majorité, mais clairement, ça existe !

      Pour la proportion, je n’ai pas de stats très récentes car les études détaillées se font tous les cinq ans. Le dernier bilan détaillé de l’ONISR date de 2010, nous aurons le prochain fin 2016 pour la période 2010-2015.
      Sur l’année 2010 donc, les 18-24 ans ont enregistré 208 personnes décédées en 2RM ; les 25-44 ans, 423 tués ; et les 45-64 ans, 202 décès en 2RM, sur un total général de 952 usagers décédés en 2RM. La tranche d’âge « 25-44 ans » représentait donc environ un peu moins de la moitié des motards décédés.
      Je cite : « Près d’un usager de deux-roues motorisé tué sur deux a entre 25 et 44 ans. Pour cette catégorie d’usagers, les classes d’âges inférieures à 45 ans bénéficient le plus de la diminution du nombre de personnes tuées depuis 2000 avec des baisses comprises entre – 30,7 % et – 73,3 %, alors que les classes d’âges supérieures à 44 ans ont des résultats plus hétérogènes avec une augmentation de + 33,8 % pour les 45-64 ans et une diminution de – 46,7 % pour les plus de 75 ans. »

      J’ai réussi à trouver le rapport de proportion entre usagers et tués en 2010.
      Attention, si le nombre de tués est connu et précis, la répartition des usagers par tranches d’age est une estimation ! Mais cela donne une idée.
      18-24 ans : 21,8% des tués pour 25% des usagers.
      25-44 ans : 44,4% des tués pour 34% des usagers.
      45-64 ans : 21,2% des tués pour 24% des usagers.
      65-74 ans : 1,6% des tués pour 6% des usagers.
      On voit clairement la nette sur-représentation de la tranche 25-44 ans et la forte sous-représentation des 65-74 ans.
      Moins marquée, une sous-représentation des 18-24 et des 45-64 ans.

      Bref, contrairement au cliché répandu, ce ne sont pas les plus jeunes qui se tuent le plus à moto !

    • robert
      17 décembre 2015 at 21:47

      selon les chiffres 2011 du service d’observation et de statistiques du ministère de l’environnement, dernière étude en date, les 18/24 ans représentent 4% des motocyclistes plus de 125cm3. aller sur le site SOES pour les trouver.
      Selon les stats de l’ONISR, publiées tous les ans sur le site de la sécurité routière, les 18/25 ans représentaient 22% des tués en 2014.
      Il y a donc, comme en automobile, une sureprésentation des jeunes dans les accidents mortels. Mais le gisement, il est dans les 78 autres pour cent….
      Ensuite, il faut aussi regarder ce qui se passe concernant les novices (moins de 2 ans de permis) qui représentent en auto comme en moto, 15% des tués.
      En fait, l’idée de l’obligation d’avoir le A2 pendant 2 ans avant de passer la formation pour le A est étroitement liée au fait qu’à compter du 1er janvier 2016, les motos seront en puissance libre…Du coup, on a comme qui dirait 3 types de moto, donc trois types de permis: le A2 pour les moins de 35kw, le A pour les possesseurs de motos A dérivées de A2, donc qui ne dépassent pas 70kw, et le A du futur pour les amateurs de full power. Le full, les motards le payent très cher….Mais bon, le fin de l’accès direct, c’est pas prévu avant juillet 2016 au mieux…

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