Le point sur : le contrôle technique moto

L’année 2017 verra-t-elle l’instauration du contrôle technique pour les deux-roues moteur ? Ou écrira-t-elle une page de plus dans un long feuilleton à multiples rebondissements ? Comme le gilet jaune, le contrôle technique constitue pour beaucoup de motards un épouvantail, une formule, un cliché que l’on invoque sans trop savoir ce que cela signifie réellement. Faisons le point sur ce sujet plus complexe qu’il n’y paraît.

Historique du contrôle technique automobile

Le contrôle technique apparaît en France en 1992, sous la forme d’un « contrôle technique périodique des véhicules automobiles légers », instauré par un arrêté du 18 juin 1991 pour une entrée en vigueur au 1er janvier 1992.

Les règles en sont simples : tous les véhicules particuliers, camionnettes et camping-cars, dont le poids total autorisé en charge (PTAC) est inférieur ou égal à 3,5 tonnes, de la catégorie des « véhicules légers » (VL), doivent subir un contrôle technique, effectué par un organisme privé mais agréé par l’État, un centre de contrôle technique.
La visite dite « réglementaire » concerne les véhicules de plus de quatre ans et doit être renouvelée tous les deux ans, sauf en cas de vente du véhicule qui requiert alors un contrôle technique de moins de six mois.

Le contrôle technique automobile (CT auto ou CTA) repose avant tout sur un contrôle visuel, réalisé sans nécessité de démontage, sur les organes principaux d’un véhicule.
Il est composé de plus d’une centaine de points de contrôle (118 au début, puis 124 depuis 2012), prévus par la réglementation, avec obligation de réparation si des défauts sont constatés. Sur ces points de contrôle, seuls 72 peuvent entraîner une contre-visite (dans un délai de deux mois) si des défauts sont détectés.

Les points de contrôle concernent dix fonctions principales :

  • Freinage
  • Direction
  • Visibilité
  • Eclairage/signalisation
  • Liaison au sol
  • Structure/carrosserie
  • Equipements
  • Organes mécaniques
  • Pollution/niveau sonore

Le contrôle technique doit être réalisé dans un délai précis (dans les six mois précédant la date du quatrième anniversaire de la première mise en circulation du véhicule), sous peine d’une contravention.
En cas de contrôle de police, le propriétaire du véhicule ayant un contrôle technique périmé s’expose à une contravention pouvant aller jusqu’à 750 €. En règle générale, il s’agit d’une amende forfaitaire de 135 euros. Le certificat d’immatriculation du véhicule peut être retenu pendant une durée de sept jours, le temps de faire le contrôle technique. La carte grise ne sera restituée que lors de la présentation aux forces de l’ordre d’un procès-verbal de contrôle technique favorable.

Lors de sa création, le contrôle technique avait principalement pour but d’assainir le parc automobile français en limitant le nombre de véhicules dangereux en circulation, gage de sécurité sur la route. Avec la montée en puissance de l’enjeu écologique, il a acquis un objectif environnemental.
Depuis 2008, le niveau de pollution est mesuré à chaque contrôle technique sur les voitures. Pour les véhicules utilitaires de plus de quatre ans, une visite complémentaire, permettant de mesurer les émissions polluantes, est obligatoire chaque année et tous les deux ans pour les camping-cars.

Le contrôle technique est réglementé par une directive européenne, avec pour objectif d’imposer des règles de contrôle similaire dans tous les pays afin d’harmoniser les pratiques au niveau européen et d’obtenir une reconnaissance mutuelle entre Etats des contrôles techniques.

Toutefois, certains véhicules entrant dans la catégorie des véhicules particuliers ne sont pas soumis au contrôle technique :

  • les voiturettes sans permis,
  • les motos, 2 roues et 3 roues,
  • les caravanes et remorques,
  • les tracteurs,
  • les voitures immatriculées dans les services diplomatiques ou assimilés,
  • les voitures immatriculées dans les séries FFECSA (Forces françaises et éléments civils stationnés en Allemagne).

* * *

Historique du contrôle technique moto

ffmc-controle-technique-moto-scooter-repassageLes premières velléités d’instauration d’un contrôle technique pour les motos (CT moto) apparaissent en 2000.

L’organisme pilote en la matière est l’UNECE (Commission économique pour l’Europe des Nations Unies) qui coordonne depuis Genève la réglementation en matière de transport routier, notamment les normes d’homologation des équipements de protection, par exemple.

A travers la directive « Harmonisation des contrôles techniques » de 1997, le Forum mondial pour l’harmonisation des réglementations sur les véhicules (filiale du Comité des transports intérieurs de l’UNECE) tente d’harmoniser la réglementation du contrôle technique au niveau mondial.

A l’époque, la direction générale des Transports de la Commission européenne invoque principalement le respect de nouvelles normes de pollution et anti-bruit (nouvelles limites d’émissions entrées en vigueur en juin 1999) pour obliger les motards à faire inspecter leur machine à intervalles réguliers.

Au début des années 2000, sept pays sur les 15 que compte l’UE imposent un contrôle technique moto, dont le Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne, avec des modalités très variables.

En France, les premiers débats sur le CT moto naissent en 2007.

En février 2007, une note de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), reprenant une étude norvégienne sur l’effet sur les accidents du contrôle périodique des véhicules, indique que « le contrôle technique périodique n’a pas d’effet sur la sécurité routière« .

En juin 2007, le Conseil économique et social (organisme consultatif de conseil au gouvernement et aux assemblées) recommande pourtant l’instauration d’un contrôle technique obligatoire pour les motos et les cyclomoteurs.

En janvier 2008 est publié un rapport de 2007 du Conseil des Ponts et Chaussées, élaboré par l’ingénieur général de l’équipement Dominique Lebrun. Celui-ci réalise un exposé impartial des positions de chacun des acteurs sur l’opportunité d’un contrôle technique moto (assureurs, associations, chambre syndicale…) et finit par préconiser l’instauration d’un contrôle technique pour les motos et les cyclos, tout en reconnaissant qu’il est « difficile d’établir une corrélation entre l’état du véhicule et la survenance des accidents ».

Les recommandations de ce rapport prévoient que le CT moto devrait  « obéir aux mêmes règles d’organisation que celles prévues pour les véhicules de tourisme, et en particulier selon la même périodicité, privilégier un contrôle visuel et se limiter aux fonctions essentielles (dispositif de freinage, géométrie, débridage, contrôle du bruit, état des pneus, éclairage…) en réduisant les investissements nécessaires à quelques appareils pour ne pas alourdir le coût de la visite qui ne devrait pas dépasser 30 euros« .

Cette mesure figure au programme du Comité interministériel de sécurité routière (CISR) de février 2008, mais n’est finalement pas retenue par le Premier ministre François Fillon, notamment parce que les cyclomoteurs ne seront soumis à l’obligation d’immatriculation qu’à partir de juillet 2009.

En toute logique, une fois cette obligation mise en place, le CISR de février 2010 annonce « instaurer pour les cyclomoteurs un contrôle obligatoire tous les deux ans, centré sur le bridage du moteur, à compter de la deuxième année de mise en circulation« , avec une échéance fixée à 2011.
Dans les faits, cette annonce reste lettre morte et la mesure n’a pas été mise en place.

La polémique resurgit en 2012 et 2013.
En juillet 2012, la Commission européenne présente un projet qui souhaite harmoniser le contrôle technique dans les Etats membres à partir de 2016, en incluant les motos et les scooters et en durcissant ses conditions pour les automobiles.

En octobre 2012, le Sénat rend un avis défavorable sur la proposition émanant de la Commission européenne et s’interroge sur les statistiques avancées pour justifier le projet d’étendre le CT aux motos et scooters, notamment sur le pourcentage assez élevé d’accidents (8%) qu’elle prétend liés à une défaillance technique.
Quelques semaines plus tard, les députés français prennent position contre le projet de règlement européen sur le CT moto, confirmant l’avis des sénateurs.

En décembre 2012, les ministres européens des Transports au Conseil de l’UE décident de retirer les motocycles de la liste des véhicules concernés par le projet de nouvelle directive européenne sur le contrôle technique, tout en prévoyant de réexaminer la situation des deux-roues moteur (2RM) dans un délai de cinq ans, avec une étude de comparaison d’accidentalité entre les pays qui possèdent un CT pour les 2RM et de ceux qui n’en n’ont pas.

En mai 2013, la Commission des Transports du Parlement européen rejette un projet de règlement qui vise à introduire des normes minimales pour le contrôle technique des motos et décide de laisser le choix aux États-membres.

Mais coup de théâtre !
En juillet 2013, les députés des 27 Etats-membres votent en séance plénière du Parlement européen un amendement demandant la réintégration des 2RM (sauf les cyclos) dans la directive Contrôle technique, ce qui implique la mise en place d’un CT moto à partir de 2016, selon la même périodicité que pour les voitures (tous les deux ans à partir de la quatrième année).

En décembre 2013, suite à une réunion tripartite entre le Parlement européen, la Commission européenne et le Conseil des ministres de l’Union européenne, un accord est trouvé pour repousser le CT moto à 2022 (au plus tôt).

Le texte prévoit que « les motos de grosse cylindrée seront soumises à des tests périodiques de conformité à partir de 2022« .
Au cas où un Etat déciderait de soumettre les motos de grosse cylindrée au CT périodique, il fixera lui-même les méthodes, les lieux et la fréquence de l’inspection.
De plus, les États membres pourront être dispensés de tels contrôles s’ils ont déjà mis en place « des mesures de sécurité routière alternatives efficaces pour les véhicules à deux ou trois roues » (ce qui veut tout et rien dire).
Enfin, un véhicule déclaré techniquement conforme par un Etat membre devra être considéré comme tel par tout autre Etat membre de l’Union européenne en cas de nouvelle immatriculation sur son territoire.

Cet accord est entériné en mars 2014 par un nouveau vote du Parlement européen et débouche sur la directive européenne 2014/45/UE.

Point final ? Que nenni !!

En octobre 2015, lors d’un nouveau CISR (le premier organisé depuis 2011), le Premier ministre Manuel Valls annonce un ensemble de 55 mesures, dont l’instauration d’ici deux ans d’un contrôle technique obligatoire, mais seulement lors de la revente d’un deux-roues.

Il ne s’agit donc pas d’un contrôle périodique, mais d’une formalité supplémentaire (et néanmoins impérative) lors de la vente d’un 2RM d’occasion.

* * *

Où en est-on en 2017 ?

A l’heure actuelle, il n’existe pas de loi qui oblige les motards français à effectuer un contrôle technique de leur moto.
Dans l’Union Européenne, 16 des 27 Etats-membres ont mis en place un CT moto, à divers degrés et avec différentes modalités.
Le projet français de CT moto demeure pour le moment très flou.

Le gouvernement n’a pas donné de date précise d’entrée en vigueur.

En avril 2016, un communiqué de presse émanant de la Sécurité Routière, intitulé « Mise au point de la Sécurité routière sur la future obligation de contrôle technique des deux-roues motorisés à la revente », évoquait le second semestre 2017.
Une date officieuse précise le mois d’octobre 2017.

« Cette mesure élémentaire de protection du consommateur – protection au sens fort du terme puisqu’il s’agit de son intégrité physique – est déjà en vigueur dans 17 États de l’Union européenne sur 28.
Elle s’imposera à tous les États membres via la directive européenne 2014/45/UE du Parlement et du Conseil du 3 avril 2014, au plus tard le 1er janvier 2022. La France, comme les autres États européens, a l’obligation de transposer cette directive avant mai 2017. »

En décembre 2016, le projet de contrôle technique moto et scooter à la revente est annoncé comme reporté : il n’arrivera pas en 2017.
Il faudra donc attendre la période post-électorale (présidentielle et législatives) pour savoir si le nouveau gouvernement en prévoira un autre.

Pour rappel, la directive européenne 2014/45/UE exige de tous les États membres de mettre en place ce CT pour 2RM en 2022, s’ils n’arrivent pas à prouver qu’ils ont mené des actions de sécurité routière ayant permis de faire baisser sensiblement les accidents dans cette catégorie de véhicules.

Manuel Valls n’a pas précisé quels seraient les 2RM concernés.
Tous ? Seulement les motos et scooters de plus de 125 cm3 ? Seulement les cyclomoteurs ? Seulement les 125 et plus ?

Il n’a pas mentionné non plus à partir de combien d’années de circulation serait mis en place ce contrôle technique à la revente.
La logique voudrait que ce soit comme pour les voitures, soit au bout de quatre ans d’utilisation, et ce même si le kilométrage annuel moyen des 2RM est environ trois fois inférieur à celui des automobiles.
Les informations dont nous disposons disent que ce sera pour els véhicules 2RM vieux de plus de deux ans.

Il n’a pas expliqué non plus qui effectuerait ce contrôle technique
Sera-ce tous les professionnels de la réparation auto et moto ? Seulement des concessionnaires ? Seulement des centres privés indépendants des constructeurs, comme pour les voitures ? Dans ce cas, plutôt des centres spécifiques pour les 2RM ou les mêmes que pour les VL ?

Selon des professionnels du secteur du contrôle technique, le CT moto et scooter pourrait se décomposer de la sorte :

  • environ 40 points de contrôle visuel,
  • environ 30 d’entre eux seraient soumis à une contre-visite,
  • quelques points de contrôle pourraient entraîner l’obligation d’une réparation immédiate.

Comme pour le contrôle technique des automobiles, le CT moto porterait sur des points de sécurité : éclairage, adhérence au sol (pneus), freins, visibilité…
En revanche, les 2RM seraient en plus testés pour détecter un éventuel débridage, notamment sur les cyclomoteurs qui sont assujettis à une vitesse maximale autorisée de 45 km/h.

Le contenu réel du CT moto reste très flou.

Or, au delà du débat de principes, ce sont avant tout les modalités réelles et concrètes de mise en oeuvre du CT moto qui feront que cette mesure aura ou non un résultat positif, une véritable utilité pour la sécurité routière des motards et la sérénité d’achat des acheteurs de véhicules d’occasion.

La mise en place du CT à la revente bloque sur deux éléments :

  1. le tarif, incompatible avec un vrai CT qui ne peut se faire en 20 minutes comme pour l’automobile ;
  2. le lieu, car il implique que les centres agréés aient du personnel ayant le permis moto.

En conséquence, les organisations professionnelles de l’industrie moto demandent à la place un contrôle de conformité qui pourrait être fait par les concessionnaires et resterait moins coûteux pour le client.

* * *

Quels sont les éléments du débat ?

La polémique autour du CT moto a commencé en France avec le rapport de Dominique Lebrun, du Conseil général des Ponts et Chaussées, intitulé : « les conditions de mise en place d’un contrôle technique des deux-roues motorisés ».

En l’absence d’étude spécifique aux 2RM, ce rapport de 2007 s’appuyait sur l’expérience acquise dans le contrôle technique des véhicules automobiles pour étudier la possibilité d’étendre cette mesure aux deux-roues motorisés.
Il conclut qu’un contrôle technique pour les deux roues motorisés pourrait s’avérer utile pour trois raisons principales :

  1. l’état du parc, et en particulier celui des cyclomoteurs.
    Si, comme pour les véhicules automobiles, le lien de causalité avec l’accidentologie est difficile à établir, on peut aussi penser qu’un véhicule en bonne santé offre plus de sécurité qu’un véhicule mal entretenu. Par ailleurs, l’absence de la protection d’une carrosserie ou d’un pare-choc fait que toute altération mécanique peut avoir des conséquences encore plus graves pour un deux-roues que pour un véhicule de tourisme.
  2. le débridage et le non-respect de certaines règles élémentaires du Code de la Route provoquent des nuisances sonores et atmosphériques mal acceptées et nuisibles pour l’image de marque du secteur.
  3. le marché de l’occasion, qui représente plus de 50 % des achats de deux-roues, doit offrir les mêmes garanties et protections que celles offertes à l’ensemble des particuliers souhaitant acquérir un véhicule d’occasion.

Si l’instauration d’une telle mesure se justifie globalement, précise l’auteur du rapport, la décision risque toutefois de provoquer de vives oppositions de ceux qui refusent tout contrôle administratif supplémentaire, ceux qui doutent de son efficacité compte tenu de la spécificité de ces véhicules, mais aussi de ceux qui pensent qu’elle touchera une majorité d’usagers à faible pouvoir d’achat.
Déjà en 2007, tout est dit…

Les arguments des partisans du CT moto

Ils affirment qu’il existe un lien entre la gravité des accidents et l’ancienneté des véhicules.

« Il est prouvé empiriquement que, entre cinq et six ans d’âge, le nombre d’accidents graves (mortels) dus à des défaillances techniques augmente notablement », indique la Commission européenne de Bruxelles.

Elle assure notamment que 8% des accidents impliquant des motos sont causés par des défaillances techniques.
Ce chiffre est toutefois sujet à caution car tiré d’une étude financée en partie par Dekra, acteur important du contrôle technique.

Les arguments des opposants au CT moto

Ils s’appuient principalement sur l’étude MAIDS (« Motorcycle accidents in-depth study »), publiée en 2004, conduite par des scientifiques de cinq pays (dont, en France, le Centre européen d’études de sécurité et d’analyse des risques, CEESAR) et financée principalement par les constructeurs de deux-roues à moteur (Association des constructeurs européens de motocycles, ACEM), avec la Commission Européenne.

Sur 921 accidents étudiés dans cinq régions tests de France, d’Allemagne, d’Italie, des Pays-Bas et d’Espagne, cette étude montre que l’âge du véhicule n’est la « cause primaire » des accidents impliquant un 2RM que dans 0,3% des cas.
Il constitue un « facteur contributif » dans 5% des cas.
Elle note, entre autres, que la principale cause de défaillance technique tient à l’usure des pneus.

Deux des cinq pays étudiés (la France et les Pays-Bas) font partie des États-membres de l’UE qui n’ont pas mis en place de contrôle technique sur les motos et les scooters. Les trois autres pays étudiés (Allemagne, Italie, et Espagne) ont mis en place un CT moto.

Il convient de souligner que l’ACEM ne peut être suspectée de vouloir minorer l’impact des défaillances techniques, puisqu’elle s’est elle-même déclarée favorable à l’introduction des contrôles techniques, naturellement souhaitée par les concessionnaires.

De façon générale, aucun lien ne peut être établi entre une réduction du nombre d’accidents et l’introduction du contrôle technique sur les motocycles.
L’Espagne, l’Italie, la Suède ou la Slovénie, qui ont introduit ces contrôles techniques, ont même connu une augmentation du nombre de motards tués ces dernières années.
Le cas de l’Italie est d’autant plus troublant que le nombre de motos et de scooters en circulation a baissé ces dernières années.

Dernier argument, les adversaires du CT moto soulignent que les 2RM sont dans leur ensemble en meilleur état que les voitures.
Les statistiques du Comité international de l’inspection technique automobile (CITA), dans son « Étude sur les possibilités de renforcement du contrôle technique dans l’Union européenne ». font apparaître un taux d’altérations soumises à contre-visite de l’ordre de 10% en moyenne pour les 2RM, contre 20% pour les voitures de tourisme.

Consultez le site de la FFMC contre le CT moto.

 

  41 comments for “Le point sur : le contrôle technique moto

  1. Nan mais
    20 juin 2017 at 10:11

    Marrant tout ça :o)
    Je suis motard depuis bientot 35 ans ….. et j’en ai vu des brêles pour se tuer, sans frein, sans retour de la poignée de gaz, avec des amortos morts, des directions nazes … et on vient parler de lobbies !!
    Les mêmes qui bouffent de la merde depuis des années car mosanto est passé par là, qui ne voient pas de problèmes au mariage Bayer/Mosanto et bien d’autres aberrations dans le domaine médical (c’est mon boulot) et qui restent depuis des années dans leur canapé en parlant de lobbies pour les controles techniques
    Bin oui je ne suis pas contre de payer 50 € pour avoir un 2 roues qui est fiable (soi dit en passant vous payez combien votre révision moto ou mieux votre réparation car vous ne savez pas changer un embrayage ou un kit chaine .. il est où le lobbies là ? le lobbies des concessionnaires)

    Allez 50 ou même 70 € pour avoir un 2 roues en bon état … ça vous gêne vraiment ??? Votre moto, votre équipement de sécurité vous a couté combien ?

  2. ASTIER Laurent
    28 février 2017 at 11:58

    bonjour voila encore un débat de plus pour ou contre un éternel problème je pense que les faiseurs de lois devrais un peut plus étudier les points de sécurités depuis maintenant plusieurs années car leurs analyses de la sécurité tel qu’elle est vue actuellement me paraît être calculé pour bien arrangé les lobbyisme des véhicules DEUX ROUES car depuis que ces même personne ce sont gavés avec les 4 roues et plus et bien il voie la les même façon de faire de l’argent et que l’on ne pourras pas y faire grand chose sinon se battre entre nous je pense que la meilleure solution serait plutôt de tous arrêté de roulé pendant une année pour voir ou en serait leurs comptes à la fin de l’année pour ces messieurs les seigneurs de la routes je pense que ça ne serait pas brillant et qu’il reviendrais vite à de meilleure résolutions d’autant que beaucoup roule à moto ou ont eut leur permis a commencer par un certain monsieur que je ne citerais pas maire d’une grande ville des alpes maritime et qui ne se démène pas plus que cela pour défendre la cause des motards pourtant il était très bon dans ce domaine et pourrait aider les motard de ses expériences passé voila c’était juste un avis très bonne journée a tous cordialement.

  3. Gros Georges
    5 janvier 2017 at 13:10

    >> seulement lors de la revente d’un deux-roues

    Bien sûr (et la marmotte met le chocolat dans le papier…)

    Si le contrôle à la revente est instauré les sociétés concernées devront investir dans du matériel et dans la formation du personnel, et elles ne le feront que si elles peuvent rentabiliser cet investissement. Leur lobby fera tout pour obtenir le contrôle périodique, et il l’obtiendra.

  4. JB
    15 juillet 2016 at 21:00

    Sujet complexe….
    Perso je trouve qu’un contrôle à la vente n’est pas aberrant, mais si c’est juste un contrôle visuel, ça n’apportera sans doute pas grand chose à la sécurité et servira surtout à sanctionner les défauts d’homologation, notamment le problème dès échappement si difficile à endiguer.
    Je pense que c’est la principal motivation de l’état pour lancer cette mesure.
    En une quinzaine de motos j’ai acheté deux ou trois motos « dangereuses ». Pneus non usés mais carrés ou pas adaptés à la machine, et un amortisseur de direction défectueu.
    Pas gagné de détecter ça par un contrôle visuel.
    Quand à dire que tous les motards entretiennent parfaitement leurs motos, c’est une bêtise. Il y a de tout, des motards qui font la pression des pneus à chaque sorties et d’autres qui roulent avec des plaquettes limite ferraille.

  5. louis
    17 avril 2016 at 19:04

    je viens de voir passer la manif contre le CT et les restrictions de circulation à Paris, bd sebastopol. Je pouvais trouver la manif bon enfant et être d’accord sur le sujet des restrictions mais près d’ un sur 20 étaient au rupteur et faisaient un bruit totalement infernal. C’est franchement antisocial . A quoi ça sert de terroriser les gens p..ain ! Du coup j’avais presque honte de repartir en moto. Je suis près à faire une manif contre l’accéleration au rupteur dans les manifs moto ! (bon j’imagine qu’ici compte tenu du sujet sur les pots d’échappement Flatfab et d’autres seraient plutôt d’accord , mais je vais quand même pas m’inscrire sur Moto Mag juste pour gueuler.. 🙂

    • brisy
      18 avril 2016 at 10:58

      salut Louis,
      on a pas du faire la même manif ( j’y étais du début à la fin) évidemment il y a eu des gens pour faire du bruit, de là à dire un sur vingt, c’est exagéré…. de plus ; une manifestation de cette ampleur réunit beaucoup de monde il y a toutes sortes de motards, c’est aussi le lieu pour se faire entendre et remarquer( par exemple dans les autres manifs il y a des gens qui crient ou font péter des pétards: est-ce pour celà qu’il s’agit de leur comportement quotidien?).
      Pas du tout d’accord avec toi : inscris-toi sur motomag et dis ce que tu as à dire…..Vive la démocratie et le dialogue
      amicalement
      Marco

      • louis
        18 avril 2016 at 12:58

        Salut Brisy,
        merci pour l’esprit de ta réponse et mes statistiques étaient approximatives (mais sérieux devant st paul c’était tres tres fort). J’ai du mal avec l’excès de bruit moto et on se fait détester pour ça (pas tout à fait à tort) ; du coup je trouvais ça contre productif.
        Bonne route
        Louis

        • brisy
          19 avril 2016 at 11:03

          personnellement , j’utilise un pot « homologué » qui fait déjà assez de bruit comme ça à mon goût (j’utilise des bouchons d’oreilles), je désapprouve l’usage de pots trop bruyants… mais la moto est un monde varié.. certains viennent pour lâcher la vapeur et les décibels
          amicalement
          Marco

      • MB
        24 octobre 2016 at 13:28

        Absolument avec toi brisy. Je suis même atristé de voir de telle commentaire, et bientôt il faudra encore se battre contre le contrôle technique qui est une fumisterie supplémentaire. Cordialement à tous.

  6. orignal31
    16 avril 2016 at 21:22

    « Pollution/niveau sonore »

    Rien que pour ça, il faut mettre en place le CT pour les motos.
    Votre soit-disante liberté vous la devez au detriment des riverains obligés de subir le bruit de votre pétoire. Et ce, à plus de 1000m de la route !!!!!!!!!!

    • Dblz
      17 avril 2016 at 08:23

      Il est déjà interdit de rouler avec un échappement modifié (PV + immobilisation du véhicule). C’est la police qui ne fait pas son boulot !
      Un échappement non homologué ça se voit en 8 secondes sans contestation possible : y’a pas de plaque d’homologation CE dessus.

      Le CT ne changerait strictement rien aux motos qui roulent avec un échappement non homologué : ca prend moins de 15 min pour remettre un truc correct avant d’aller le CT, et 15 min retour pour remettre celui qui fait du bruit. Et ensuite tranquille pour 2 ans !
      Alors que si les flics arrêtaient d’être laxistes sur ce sujet, ça serait très vite réglé !

      Je précise que je roule en moto sportive, avec des échappements d’origine conformes, et que je ne fais pas vraiment plus de bruit qu’une voiture. Et que le bruit produit par les véhicules me gêne d’une façon générale, comme tout le monde. Je suis favorable aux sanctions anti pots « qui font du bruit », mais pas au CT, qui serait une taxe supplémentaire, et inutile.

      • brunel
        17 avril 2016 at 20:01

        en étant d’origine la plupart des grosses bécanes dépasse les 250 KMH . encore une combine pour faire du fric dans les caisses de l’état

    • Ricky
      17 avril 2016 at 12:16

      Je suis assez d’accord ; mais regardons ce qui se passe pour les voitures.

      Ca fait des années que les diesels passent sans soucis le contrôle technique.
      Et aujourd’hui l’état français découvre que les diesels polluent beaucoup plus que ce qu’annoncent les constructeurs.

      Alors qui croire ? Comment les contrôles techniques n’ont-ils rien détecté depuis des années ?
      Peut-on faire confiance au CT ?

      Alors oui pour le contrôle technique, mais un CT intègre !

      Ricky

    • Silver-Surfer
      15 octobre 2016 at 22:58

      Tien un adepte de la névrosée de perrichon…

  7. frédéric
    15 février 2016 at 20:16

    Vous parler de démocratie de Bruxelles qui autorise le débridage des motos plus de 100cv, c’est parce que Bruxelles vois également un bon moyen pour prélever une taxe de mise en circulation comme les automobiles, exemple en Belgique les ‘hyper sport’ à 200cv, la tmc due sera de 2500eus!
    Alors Démocratie? je pense pas?

    • Robert
      17 avril 2016 at 16:26

      la taxe de circulation est, en France, du ressort des régions, pas de Bruxelles. Et pour les motos, l’Etat français a, depuis des décennies, fixé le barème demi tarif par rapport à une voiture. Pour ma clio de 5CV à 6000 euros, je paye le même prix qu’une bécane de 10cv à 20.000 euros. Belle démocratie en effet 🙂

  8. webvince
    29 janvier 2016 at 13:47

    Le CT 2 roues, vaste sujet qui suscite toujours autant de réactions, de l’enthousiasme le plus aveugle à la colère la plus noire en passant par le fatalisme européen…
    Ce que je retiens pour ma part, c’est que le bien fondé en terme de sécurité est loin d’être évident et qu’une fois de plus les pouvoirs publiques veulent adopter une mesure homéopathique quand il y a tant à faire par ailleurs !

    Mais c’est sur c’est plus simple de faire payer 50€ tous les 2 ans pour se donner bonne conscience et flatter les associations de victimes de la route dans le sens du poil, que de se pencher sur LA seule vraie cause d’accident : l’irresponsabilité des conducteurs !

    Evidemment, si on a un véhicule hyper bien protégé, qui s’arrête sur place en cas de besoin, on ne se tuera pas… Evidemment si on réduit la vitesse on baisse le nombre de morts… Dans le domaine il faudrait d’ailleurs mettre la vitesse limite à 0 : pas de circulation, pas d’accident de la circulation !

    Mais surtout ce qu’il faudrait c’est que les usagers de la route prennent conscience des conséquences de leur comportement, que la conduite d’un véhicule demande un maximum d’attention et que le moindre écart peut avoir des conséquences terribles…

    Mais pour ça, il faut une formation adaptée… Et c’est bien plus compliqué à mettre ne place… Et surtout ça ne rapporte rien à personne, au contraire !

    • robert
      29 janvier 2016 at 17:59

      précision: c’est pas tous les 2 ans, c’est à chaque vente. En fait, les 50 euros, c’est l’acheteur qui les paiera. Quand on voit le nombre de motos modifiées du coté du pot, il va être sympa le contrôle anti-pollution. 🙂
      Quand on voit le nombre de motos bricolées (éclairage Xeno, clignos intégrés, rétroviseurs non homos, support-plaque incliné…), va y avoir du boulot pour tout remettre en conformité.
      Je comprends que les motards qui ne respectent pas les règles techniques ne voient pas le CVT d’un bon oeil 🙂

    • Steve54
      26 février 2016 at 11:42

      En effet, pour le moment, il n’est question que de faire ce contrôle sur les véhicules pour la revente, comme ce qui se faisait pour l’automobile au départ, ce qui ne laisse rien présager de bon…..

      Pour répondre à Robert, votre argumentaire me conforte dans l’idée que ce contrôle ne sert à rien excepté enrichir des sociétés.
      Je constate que ce CT, d’après ce que vous dites, permettrai de faire « rentrer dans le rang » les motards dissipés. Est-ce là son intérêt ?
      Encore une fois, où la sécurité va-t-elle progresser avec cette obligation de passage au CT ? Nul part !
      Vous avez tout à fait raison de souligner le nombre conséquent de motos trafiquées circulant.
      Mais, même si les règles ne sont pas suivies, ces modifications entraînent-elles systématiquement un accident ? Non, fort heureusement.
      Qu’est-ce qui empêche d’agir aujourd’hui ? RIEN.
      Les forces de l’ordre ont tous les outils nécessaires pour sévir ! Les normes et réglementations sont tellement strictes que tous les moyens sont à disposition (excepté sur la luminosité des clignotants). Il faut juste agir et sévir ! Valeur ajoutée théorique du CT = 0
      Je pense également que nous sommes dans un système très hypocrite.
      Je me rappelle des pots vendus full barouf à l’époque. Quand les forces de l’ordre ont commencé à chercher des poux aux concessionnaires car ils ne vendaient pas ceux-ci à des pistards, on a vu apparaître les pots avec chicanes amovibles en un coup de cuillère à pot par un gosse de 3 ans. Ouais, faut pas faire de bruit mais on va essayer de pas tuer la poule aux oeufs d’or. Au moins, là c’est uniquement du fait du client, on lui a vendu avec chicane homologuée !
      Enfin, un Contrôle pour la revente n’endiguera même pas ce problème ; Il est tellement facile de démonter, remonter les pièces…..D’ailleurs, même aujourd’hui certains repassent intégralement la moto en full stock avant la revente pour revendre les pièces séparément…..

      • robert
        26 février 2016 at 20:45

        N’importe comment, d’accord ou pas, il y aura toujours des arguments opposables, le CT moto fait partie d’une directive européenne, les quelques Etats encore réfractaires ont l’obligation de le mettre en place en 2022 et de l’inscrire dans leur code en 2017. Je vois mal comment l’éviter, à moins de voter en 2017 pour un partie qui prône la sortie de l’UE.

        • Steve54
          29 février 2016 at 10:01

          Je crains, malheureusement, que vous ayez raison ; on va l’avoir dans l’os !
          Je pense que même des manifestations ne changeront pas la position de l’état (ou du futur gouvernement) sur ce point.
          Mais cela ne m’empêche d’être mécontent et de rester dubitatif sur la réelle valeur ajoutée de cette mesure.
          De toute manière, dans la mesure où nous nous ferons entendre, on va être montrer du doigt et les dirigeants n’auront simplement qu’à avancer qu’on veut sortir du lot et avoir des droits que d’autres n’ont pas (c’est l’église qui se moque….).
          Diviser pour mieux régner ; les automobilistes seront les premiers à se dire que ce n’est pas juste, que eux payent un contrôle de leurs véhicules…..
          C’est un peu ce qui me dérange actuellement, ; chacun regarde ce que l’autre à de mieux et plutôt que de se dire que ce n’est pas forcément normal ce qu’il subit, il demande à ce que l’autre soit aussi tirer vers le bas ! Nous sommes en train de saborder le bateau dans lequel nous nous trouvons (et ce n’est pas fini).

          • robert
            29 février 2016 at 11:18

            Qui a manifesté quand le diagnostique immobilier a été rendu obligatoire au moment d’une transaction? Personne.
            bilan: Ca a créé une profession, des emplois, et chaque année la liste des points à contrôler est plus importante et coute plus cher.
            C’est exactement le même principe avec le CT moto et là, en plus, c’est une directive européenne.
            Les griefs des motards « enfants gâtés » qui ne veulent pas payer (qui veut payer?) et qui veulent pouvoir bricoler leur moto à loisir sont inaudibles..
            Le milieu moto n’en sort pas grandi, ca c’est la seule chose qui est certaine.
            Encore une fois, ce n’est que mon avis…Et je remercie l’auteur de ce site qui, (c’est assez rare, voire unique dans le milieu moto, pour mériter d’être signalé), laisse la parole à chacun à partir du moment où les gens et les avis se respectent et sont respectables.
            quant à râler contre la pluie qui tombe, chacun appréciera l’intérêt 🙂

            • Steve54
              3 mars 2016 at 12:26

              Personne, en effet, a manifesté contre le diagnostique. mais je l’explique en me rappelant une interview que j’avais entendu sur l’automobile, où l’intervenant arguait, que contrairement à la moto, la masse est trop importante pour créer un élan de solidarité et que bons nombres de mesures peuvent être prises sans aucune manifestation, il n’y a personne pour fédérer autant de personnes….. Je pense que nous sommes dans le même scénario.
              Aucune manifestation, veut-il pour autant dire que c’est une bonne mesure ? (la réciproque est vrai)

              Pour le reste, j’ai beaucoup de mal avec votre argumentaire et pense que vous avez lu mon post en biais.

              Les diags créent de l’emploi, oui ! Mais je ne fais pas de la moto pour créer des emplois supplémentaires !
              Je pense qu’entre les auto-écoles, les constructeurs, les concessionnaires, les équipementiers, on en fait déjà bosser assez des personnes…..

              Une directive européenne est-elle forcément la voix de la sagesse ? N’avons nous pas le droit de nous exprimer et de trouver que certaines mesures manquent de sens et nous paraissent aberrantes ? Sommes nous obligés de courber l’échines et de suivre comme des moutons ? Je pense que non.

              Je trouve également injuste d’avancer le fait que la communauté motarde, comme le dépeint le stéréotype primaire de base, soit un conglomérat de gosses capricieux dénués de neurones.
              Car, cette réforme englobe plusieurs mesures. Et je n’ai pas entendu une seule réaction négative sur le port des gants ! Non, la plupart accepte cette règle (et en porte depuis longtemps). Et ceux qui n’en porte pas se font vite chambrer pour cette irresponsabilité.

              Pour le « bricolage » sur les motos, je trouve, encore une fois que cet argument est absurde.
              Bonjour M., votre contrôle technique aura lieu le 22 Juin 2027. Cool, ça veut dire que je vais pouvoir rouler full barouf pendant 9 ans, super !
              Ben, non, c’est aux forces de l’ordre de sévir, sans prévenir, sans poser de date dans votre planning, c’est leur rôle.
              La loi, c’est çà ! T’as voulu jouer, t’as perdu ! Tu ne veux pas te remettre dans le clous, on repassera te pruner, pas de problème !

              • brisy
                3 mars 2016 at 12:50

                hello steve 54,
                va voir sur le site de la FFMC (http://www.stopcontroletechnique2rm.fr/) tu y trouveras les arguments principaux contre le CT moto : sans lien avec la sécurité des motards, inutile (voir le rapport MAIDS sur l’accidentalité liée à l’état technique de la moto soit 0.7% des cas!!!), fondé sur l’envie d’un lobby de faire plus de profit (au niveau européen et français).
                amicalement
                Marco

                • Steve54
                  3 mars 2016 at 14:12

                  Merci Marco pour ce lien !

                  V

                  • FlatFab
                    3 mars 2016 at 15:55

                    Lien qui figure dans l’article, soit dit en passant… 😉

                    • Steve54
                      3 mars 2016 at 16:08

                      Et merci Fabien, alors !
                      J’avais, en effet, vu le lien pour la pétition mais je croyais que c’était sur un forum (ce qui est surement le cas aussi) !

                      Ça ne ressort pas dans votre article mais quel est votre point de vue sur cette mesure ?
                      Qu’en pensez-vous ?

                    • FlatFab
                      3 mars 2016 at 19:48

                      Dans ce type d’article « le point sur… », mon rôle n’est pas de donner mon avis.
                      Et quand je le fais sur d’autres sujets, c’est toujours spécifié, clair. Je m’attache à ne pas mélanger le factuel et l’éditorial, les infos et mon opinion.

                      Sur le contrôle technique, disons que je ne suis pas opposé au principe.
                      Mon expérience me montre que beaucoup de motards (environ un tiers) roulent régulièrement avec une moto dont les organes de sécurité ne sont pas parfaitement réglés ou en bon état. Et si ce contrôle technique peut en amener certains à renoncer à installer des pièces non homologuées, ce sera bénéfique pour tout le monde.

                      Mais je reste pragmatique et dubitatif.
                      Un CT n’a jamais fait de miracles, cela ne va pas tout résoudre. Et son efficacité dépendra surtout de la façon dont il sera effectué, par qui, dans quelles conditions, selon quel protocole…
                      A l’heure actuelle, il reste beaucoup d’interrogations et je ne suis pas convaincu que cette mesure sera vraiment utile.

              • robert
                3 mars 2016 at 21:24

                tous les arguments sont audibles. Sur le site il y a en 2 en titre principal:
                1) on veut pas payer
                2) on veut pouvoir bricoler…
                Je sais pas si ça pèse bien lourd en matière de vie en société et d’intéret collectif..
                Perso, ca ne me dérange pas de passer ma moto au CT lorsque je la revendrai. Comme ca ne me dérange pas d’aller au CT pour ma voiture, comme de millions d’autres français respectueux des lois et de la démocratie….
                Enfin, Il n’en demeure pas moins qu’une directive européenne, à moins de sortir de l’UE, ca s’applique. RDV mi 2017.:)
                A moins qu’entre temps, un ou une nouvelle présidente qui prone la sortie de l’UE soit élue. J’ose pas y croire.

                • Steve54
                  3 mars 2016 at 22:27

                  Merci Robert & Fabien pour vos réponses.
                  Pour moi non plus, le CT ne changera pas la face du monde.
                  Je crois que ce qui me dérange principalement, ce sont ces strates administratives qui sont multipliées à tous les niveaux et les raisons toujours plus ou moins fumeuses pour lesquelles on nous les impose. Surtout qu’au passage, on apprend que ceux qui votent ces obligations sont proches d’industriels ou de lobbys et laissent songeur sur le conflit d’intérêt. il y a d’autres mesures pour lesquelles je serai aller bien, bien plus loin (port obligatoire de l’équipement).
                  Je crois que cette mesure pourra, en effet, entretenir le parc car il est clair que toutes les motos ne sont pas nickelles. En revanche, je pense que ceux qui s’amusent à modifier leur bécane sont peut être ceux qui ont également les machines les mieux entretenues et les plus sécuritaires contrairement aux transurbains qui utilisent leurs deux-roues comme utilitaire au quotidien.
                  V

                  • brisy
                    4 mars 2016 at 11:15

                    hello ,
                    discussion intéressante… cependant: après le ct à la revente (contrôle visuel seulement) viendront les ct bisannuels, puis annuels, en commençant à 70€ (pour débuter) les disfonctionnements dont tu parles Fabien , j’en constate ,moi aussi au début des stages , raison pour laquelle on amène toujours un gonfleur par exemple , aussi pourquoi on prévient les stagiaires que les motos en mauvais état ne seront pas acceptées sur le plateau ou la route… mais cèder devant un lobby puissant qui cherche seulement à faire du chiffre sans améliorer vraiment la sécurité sur nos routes pour les motards ; non merci ! je le répète l’accidentalité chez les motards a des causes différentes de l’état technique des motos ! profiter de l’émotion légitime pour accumuler des mesures sans effets tangibles sur celles-çi ne fait pas avancer le schmilblick d’un pas dans la bonne direction
                    amicalement
                    Marco

                    • robert
                      4 mars 2016 at 12:33

                      sont prévus un contrôle pollution, un contrôle de freinage au banc et un contrôle de vitesse cyclomoteur. Donc pas que du visuel…:)

                    • brisy
                      7 mars 2016 at 10:17

                      hello robert,
                      excuses-moi, je crois que tu fais erreur.. selon mes informations : contrôle visuel ,sans contre-visite uniquement
                      amicalement
                      Marco

                    • robert
                      7 mars 2016 at 10:40

                      ben non, je ne fais pas erreur. Suffit de se renseigner directement à la source 🙂
                      il est même prévu que les investissements seront très minimes puisque seul le banc de contrôle vitesse cyclomoteur nécessitera un petit investissement.

                    • brisy
                      7 mars 2016 at 17:41

                      hello robert,
                      ben, un banc spécial moto? un stand pour lever les dites motos etc…la formation des personnels.
                      mes sources sont de la ffmc pourrais-tu préciser les tiennes?
                      amicalement
                      Marco

                    • robert
                      8 mars 2016 at 10:46

                      A la fin de la foire, on compte les bouses 🙂

  9. Momo
    11 janvier 2016 at 11:27

    On peut aussi complètement accepter cette mesure (le contrôle technique) non seulement comme une mesure de sécurité, mais comme un élément de défense du consommateur: un CT (dans ce cas, lors de la vente d’un véhicule) permet à toute personne qui achète une moto d’avoir quelques éléments de certitude quant à son état. En effet, nul n’est censé avoir les connaissances techniques pour discerner qu’une moto est en bon état. Quant au fait de l’essayer, tout motard (surtout débutant) sait bien qu’en chevauchant pour la première fois une nouvelle moto, personne n’ose la solliciter comme celle qu’on a l’habitude de conduire.
    En définitive, en ce qui me concerne, je ne puis adhérer à des arguments qui, comme à l’accoutumée, rejettent toute contrainte supplémentaire à la détention et conduite d’une moto au seul motif (réel) que ça les dérange, voire que c’est une entrave à la liberté, que ça sert à rien, etc.

    • Steve54
      11 janvier 2016 at 16:35

      Ha, on peut tout accepter alors, c’est simple !
      On peut également critiquer avec discernement une politique qui nous impose des mesures avec des arguments pour le moins bancals (sans pour autant tout rejeter en bloc).
      Oui, sans que cela n’entrave à ma liberté, cette obligation me dérangerait pour la simple est bonne raison que cette mesure viendrait encore taper dans la tirelire et que je préfère mettre mon argent ailleurs. Certes, les contraintes sont faibles mais elles ne seraient l’être longtemps. Obligation à plus moins long terme d’un passage périodique pour tous les véhicules de plus de X années.
      Il est aussi dérangeant de s’apercevoir que les lobbys sont, comme sur bons nombres de sujets, conseillers particuliers de nos chers représentants, que ce n’est même plus caché, et que tout ceci manque forcément d’impartialité.
      Je suis assez pragmatique et affectionne assez, pour ne pas dire plus, que pour un problème donné, on trouve la solution adéquate.
      Pour le gain de sécurité, il est clairement noté dans l’article que l’état du véhicule n’est reconnu que dans une part très faible du nombre d’accidents (sauf l’étude menée par les organismes de contrôle technique bizarrement). Il est même avancé que certains pays qui l’ont mis en place relèvent un nombre d’accidents plus important qu’avant son instauration ?! La conclusion est claire sur ce point.
      Pour la question de confiance, je répondrai que nous avons reçu une formation nous dispensant le contrôle de notre véhicule, qu’on peut aller voir un véhicule avec un ami motard expérimenté, qu’on est pas obligé d’acheter le premier trouvé si on ne le sent pas, que l’on peut acheter neuf, etc….

      J’ai acheté une voiture d’occase l’année dernière, le CT était vierge. J’avais essayé le véhicule.
      Au final, j’ai dû faire changer deux coupelles amortisseurs, les deux amortisseurs AV et le roulement de la roue AV D.
      Ces bidouilles ne mettaient pas ma vie en danger et sont complètement passées à travers du contrôle, donc, pour le côté rassurant, on repassera ! Dans mon malheur, je l’ai acheté en garage avec une période de garantie de six mois et le concessionnaire est allé jusqu’à régler tous les problèmes. Comment cela se serait-il passé avec un particulier ? Le CT aurait-il pris à sa charge les pièces ?

      Pour aller dans votre sens quant à la mise en place de certaines contraintes et pour bien prouver que je ne rejette pas tout en bloc, je trouve que les nouvelles mesures apportent certains points positifs tels que l’obligation du port des gants et que, pour le coup, il aurait été préférable d’imposer le port d’autres équipements ; bottes, blouson, voire pantalon.

      • robert
        11 janvier 2016 at 19:36

        quand certains manifestent (pour rien parce que la loi est passée) contre la mesure qui interdira en juillet prochain l’accès de Paris aux motos anciennes sous prétexte de pollution, ils devraient plutot, pour prouver le contraire, sauter à pieds joints sur le CT et démontrer ainsi, que les motos sont une solution et non une pollution, ni en matière d’émissions ni en matière de nuisances sonores. Ce serait logique.
        N’importe comment, c’est une directive européenne, on va pas y couper.

  10. Eddy
    10 janvier 2016 at 04:03

    Bonjour à tous

    Honnêtement, à part remplir les caisses des contrôles techniques je vois pas ce que ça va apporter. Si l’entretien d’une moto est fait en temps et en heure, tout c’est point de contrôle de sécurité sont vérifiés et pour l’achat d’une moto d’occasion chaque motard qui tiens un peu à sa vie vérifie c’est point lors de l’achat (voir demander l’historique d’entretien au moins récent) « normalement » on apprend quand on passe le permis les points à contrôle avant de toucher une moto pour la première fois (état des flexibles de freins, plaquettes, pneus…)

    • robert
      10 janvier 2016 at 20:23

      encore une fois, un article très bien fait. Juste quelques détails:
      1) ce que propose le gouvernement n’est pas un CT, mais un diagnostique. Un CT cela sous entend:
      A) une périodicité, ce qui n’est pas le cas ici puisque il ne sera effectué que lors d’une transaction
      B) une contre visite éventuelle, ce qui n’est pas le cas ici puisqu’il s’agit simplement d’informer le consommateur

      2) le vrai CT, avec périodicité et contre visite sera obligatoire dans tous les états de l’UE en 2022 via une directive européenne publiée en 2014, sauf si les Etats ne l’ayant pas mis en place ont pris d’autres mesures efficaces en termes de SR.

      Autant dire que ce simple diagnostic peut permettre à tous les motards d’échapper au vrai CT. C’est pas les 50 euros demandés qui vont changer quoi que ce soit à la vente, suffit de les inclure dans le prix de la moto…Par contre, si on n’a pas le papier à présenter en pref, pas de vente possible….
      Je vois mal un gouvernement, sauf si les extrêmes prennent le pouvoir en 2017 (extreme gauche ou extreme droite veulent sortir de l’UE) s’opposer à une directive européenne. Qu’on le veuille ou non, on y aura droit. Bruxelles libère la puissance, les motards applaudissent, Bruxelles impose le CT…et ben faut savoir accepter la règle démocratique…18 états sur 27 l’appliquent déjà, et les motos se vendent toujours en Italie, en Espagne ou en Allemagne. Leur marché est même en hausse.
      ps: 5% des cas d’accidents mortels sont dus, tous facteurs confondus, à une défaillance technique, c’est moins que le nombre de morts qui décèdent après choc contre une glissière de sécurité…

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