Traumatologie motarde

Cet article est une compilation de conseils dispensés par des médecins et secouristes, notamment:
– Eric Torrès, médecin urgentiste au SMUR de Hyères (83), médecin sapeur-pompier (SDIS 13), et rédacteur en chef de la revue « 3SM-Mag » ;
– Patrice Pelloux, médecin urgentiste SAMU 75 (hôpital Saint-Antoine de Paris) ;
– François Genêt, praticien hospitalier, responsable du service traumatologie à l’hôpital de Garches (92) ;
– Lucien Castagnera, de l’unité de Pathologie Rachidienne à l’hôpital Pellegrin du CHU de Bordeaux (33).

Lors d’un accident, les motards sont l’objet de lésions spécifiques liées à la configuration de leur véhicule : ils n’ont ni carrosserie, ni ceinture de sécurité, ni airbag pour les protéger.
Cet article doit être lu en complément de celui sur « Choisir son équipement motard« .

* * *

Les mécanismes lésionnels

On rencontre principalement trois situations qui débouchent sur des lésions graves : l’impact frontal, l’impact transversal et l’éjection.

  • Lors de l’impact frontal, la moto bascule autour de l’axe de la roue avant et le motard vient heurter le guidon avec la tête, le thorax, l’abdomen ou le bassin. Des fractures des fémurs sont possibles si les pieds restent coincés sur les pédales.
  • Lors de l’impact transversal, le motard est écrasé entre la moto et l’objet heurté. Le choc est à l’origine de lésions des membres et de l’abdomen.
  • Lors d’une éjection, le motocycliste poursuit sa trajectoire jusqu’à ce que sa tête, ses bras, sa poitrine, son abdomen ou ses jambes heurtent le sol, un véhicule ou un rail de sécurité. Les lésions s’observent au point d’impact, mais aussi dans le reste du corps (transfert d’énergie cinétique).
    Dans cette situation, le risque de lésions graves est très élevé, le motard n’étant pratiquement pas protégé.

Les lésions et leur dangerosité

On peut distinguer deux grands types de pathologies fréquemment rencontrées chez les motards accidentés, à savoir les lésions cérébrales et les lésions médullaires. Les premières entraînent un traumatisme crânien plus ou moins important, tandis que les secondes ont pour conséquence grave la paralysie partielle du corps.

Lorsque le motard décède, c’est souvent à la suite d’une lésion du crâne, du thorax, de l’abdomen et plus rarement de la colonne vertébrale ou d’une association de ces lésions, que l’on appelle le polytraumatisme.
Ce sont les lésions les plus graves.

Lorsque le motard survit, ses lésions prédominent au niveau des membres : près de deux tiers des accidentés sont blessés aux membres inférieurs et la moitié d’entre eux aux membres supérieurs.
Ce sont les lésions les plus répandues, notamment parce qu’elles touchent des parties du corps peu protégées. Très peu de motards roulent avec un pantalon coqué et des bottes renforcées.

Les autres atteintes intéressent surtout le crâne et la face (18,5%), la surface cutanée (10%), le thorax (9%), la colonne vertébrale (7%), l’abdomen (5,5%) et le cou (4%).

La répartition des lésions chez les conducteurs de moto survivant à un accident de la route
(pourcentage rapporté pour chaque région anatomique au nombre de victimes concernées)

Membres inférieurs: 65%
Membres supérieurs: 50%
Crâne et face: 18,5%
Surface cutanée: 10%
Thorax: 9%
Colonne vertébrale: 7%
Abdomen: 5,5%
Cou: 4%

Le total dépasse 100% puisqu’il n’est pas rare qu’une même victime porte plusieurs lésions
(Source: Étude Predit 1996-2000 : Recherches coordonnées sur les traumatismes consécutifs à un accident de la circulation routière, et sur leurs causes et conséquences).

Le total des lésions au thorax et à l’abdomen n’atteint donc pas 15%… sur les motards vivants.
Par contre, ces lésions s’avèrent souvent graves et comptent pour une bonne part dans les lésions fatales.
En partie parce que ces zones s’avèrent à la fois riches en organes vitaux et peu ou mal protégées, à la fois par le corps humain et par les équipements motards.

Le thorax renferme en effet le cœur, une partie de l’aorte, les poumons.
L’ensemble est protégé par la cage thoracique formée par les côtes, mais un traumatisme violent peut entraîner de sérieux dégâts, tels un écrasement des poumons qui peuvent aussi se perforer lors de fractures de côtes et être comprimés (pneumothorax), une rupture de l’aorte, etc.

L’abdomen abrite quant à lui la majeure partie des organes « mous » (viscères), facilement touchés par des lésions internes et dont plusieurs sont vitaux : foie, rate.
Or il est très difficile de se protéger le ventre. Le corps humain ne comporte pas d’autre barrière que les os du bassin, et encore, seulement sur les côtés.
Côté équipement motard, il est possible de porter une plaque thoracique, mais pas sur le ventre.

La raison en est simple : sur une moto, on conduit « plié » en deux (ou trois, sur une sportive) vers l’avant. Des protections rigides sur le ventre nuiraient gravement au confort.
Ce n’est pas l’aspect « armure » qui gêne pour une protection ventrale / thoracique, mais bien l’inconfort.

Pour que cette protection soit efficace, il faudrait qu’elle soit épaisse et / ou rigide.
Dans les deux cas, ce serait vraiment gênant pour la position de conduite. D’ailleurs, vous ne trouverez de protection ventrale dans aucun sport. Cette partie du corps doit rester mobile, donc exposée.

Effectivement, c’est bien la protection contre les impacts qui pose problème.
Les protections intégrées aux veste et blousons protègent contre les brûlures, les glissades. Mais pas contre l’impact contre un obstacle en dur sur la chaussée. C’est d’ailleurs bien ce qui constitue la première cause de mortalité motarde et la raison pour laquelle la moitié des chutes à plus de 100 km/h s’avèrent mortelles.

La seule solution serait le gilet airbag, dont les boudins gonflés de gaz viendront protéger le thorax et l’abdomen.
Et le seul matériel disponible en France est la gamme Helite, distribuée par Protairbag.
Je suis en train de tester un gilet Helite AirNest HV, essai qui sera publié ici prochainement.

Cela dit, ce n’est pas non plus la solution miracle à tout.
L’airbag protégera efficacement lors d’un impact jusqu’à 50, voire 80 km/h. Au-delà, on ne fait pas de miracle…
De toute façon, une décélération brutale à ces vitesses sera tellement forte que les seules lésions internes suffiront à tuer le motard sur le coup.

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Parlons des deux types de traumatisme les plus graves et les plus handicapants : le traumatisme crânien et les lésions médullaires.

Le traumatisme crânien est un choc consécutif à une décélération brutale du cerveau. Même si le crâne lui-même n’est pas directement touché par un impact (grâce à la protection du casque), un choc violent va provoquer une décélération: lors d’une glissade par exemple, qui va être stoppée net par un obstacle, le corps va passer en une demi-seconde de 100 à 0 km/h, ce qui cause des lésions internes.

On constate alors des lésions diffuses en quantité. Un trauma crânien, selon sa gravité, peut entraîner toutes sortes de complications. Cela peut aller du trouble moteur – et donc de la paralysie – aux troubles cognitifs, à savoir les outils de l’intelligence.

Dans ce dernier cas, les conséquences peuvent être très variables : il peut s’agir d’une simple perte de la mémoire, de l’attention, jusqu’à des troubles plus importants, comme la désorientation temporelle ou spatiale, la perte des fonctions exécutives de décision ou une fatigue persistante qui peut durer plusieurs années.

Et si tous ces troubles peuvent paraître acceptables, il faut bien comprendre leur enjeu principal, à savoir qu’ils remettent d’abord et avant tout la vie sociale du patient en cause. C’est ce qu’on appelle le « handicap invisible », mais qui devient parfois critique chez un patient jeune.

Plus graves encore sont les troubles du comportement. Un trauma consécutif à un choc sur le lobe frontal peut entraîner, par exemple, une perte totale de l’inhibition. Le patient devient alors constamment obscène et pervers, ce qui peut avoir l’air cocasse, mais qui entraîne en réalité des conséquences dévastatrices pour sa vie sociale.

Les lésions médullaires, si elles n’affectent pas l’esprit, touchent en revanche sévèrement le corps.

Le patient qui a la moelle épinière touchée possède encore toute sa tête, mais se retrouve privé de l’usage de plusieurs de ses membres. Il s’agit de cas de paraplégie ou de tétraplégie.
La réaction des blessés est souvent la même, et généralement différente selon le sexe du patient.
Ainsi, pour les femmes, la première crainte est de savoir si elles pourront encore avoir des enfants. Les hommes veulent avant tout qu’on leur dise s’ils pourront ou non avoir des érections. Cela peut faire sourire mais, là encore, cela induit le plus souvent une modification profonde de la sexualité et entraîne donc un handicap essentiellement social.

Ces handicaps lourds bouleversent également de manière radicale l’environnement du patient. Et comme celui-ci possède toutes ses facultés intellectuelles, cela peut engendrer des problèmes d’humeur.

L’accident ne bouleverse pas seulement la santé d’un patient, mais aussi son environnement et sa vie sociale. Ce qui est souvent dramatique dans le cas de jeunes gens en pleine construction.

* * *

Voyons maintenant en détail comment fonctionne la colonne vertébrale, afin de mieux comprendre ce qui fait peur à tout motard : finir en chaise roulante.

Le disque entre chaque vertèbre joue un rôle d’amortisseur.
Protégé par les vertèbres, la moelle épinière descend tout le long de la colonne et distribue à chaque étage vertébral les racines nerveuses motrices et sensitives, grâce à des orifices appelés trous de conjugaison.
C’est à ce niveau que peuvent être comprimées les racines avec comme résultat une névralgie dans le territoire correspondant, la plus connue étant la sciatique (la compression a lieu au niveau de la 4e ou 5e lombaire ou la 1e vertèbre du sacrum). Les causes les plus fréquentes de compression sont l’arthrose et la hernie discale. En général, on s’en remet.

Mais un traumatisme violent au niveau des vertèbres dorsales (dites aussi « thoraciques ») ne pardonne pas : c’est la loi du tout ou rien.
La paralysie, si elle existe, est quasiment toujours complète et sans espoir de récupération. En effet, le sac dure mérien (contenant le liquide céphalo-rachidien, la moelle épinière et les racines nerveuses lombaires et sacrées) est presque en contact avec le canal rachidien.

C’est différent au niveau lombaire où le sac dure mérien puis les racines nerveuses gardent un petit espace d’intervalle, occupé par de la graisse jouant un rôle d’amortisseur. Ici, la paralysie peut être totale sans espoir de récupération, ou incomplète avec espoir de récupération.

* * *

Les mesures de protection à prendre

En premier lieu : rouler moins vite !
L’importance des lésions est fonction de l’énergie cinétique, elle-même proportionnelle au carré de la vitesse (E = 1/2 Mv2).
La vitesse n’est que rarement la cause de l’accident (surtout à moto), mais elle en est toujours un facteur aggravant.

En cas de chute, coucher la moto !
Cette manœuvre d’urgence permet au motard de se séparer de sa moto en la faisant glisser sous lui lorsque l’accident est inévitable. Elle vise à obtenir une perte progressive d’énergie cinétique et à éviter l’écrasement du motard entre la moto et l’objet qu’il va heurter.

Pour coucher la moto, la technique est « simple » : on freine fort de l’arrière pour bloquer la roue arrière et on donne un grand coup de guidon en tirant-poussant (tirer à droite et pousser à gauche par exemple), tout en balançant la moto avec les genoux.
C’est simple en théorie, facile à dire et à démontrer, moins facile à pratiquer. Là encore, il faut de l’entraînement avec des motos qui ne craignent pas la chute (motos d’école, motos de stunt, petites cylindrées) et surtout, pas sur du bitume ! Pas besoin d’être sur la route pour s’entraîner à coucher, préférez la terre, le sable, voire l’herbe. On se fait moins mal et on abîme moins la bécane.

Lors d’une telle manœuvre, le motard subira d’importantes éraflures, mais évitera les lésions plus graves.
Attention par contre à ne pas garder le pied ou la jambe coincé(e) sous la moto,  il faut vraiment se dégager.

Porter un équipement de protection complet : un casque bien sûr (de préférence intégral), un blouson ou une veste, des gants… mais aussi et surtout un pantalon coqué et des bottes.
Rappelez-vous que ce sont les jambes et les pieds qui touchent en premier lors d’une chute et qui sont les plus souvent blessés.

Un casque permet d’amortir la majeure partie du choc et d’éviter ainsi les lésions graves du visage, du crâne et du cerveau.
L’absence de casque augmente les risques de lésions à la tête de 300%.
Si l’idéal est que le casque offre une protection maximale à tout endroit, mieux vaut qu’il soit plus protecteur au niveau des tempes qu’au niveau des mâchoires. Au niveau des tempes passe l’artère temporale : lors d’un choc violent, cette artère se sectionne et créée un hématome extra-dural qui comprime le cerveau et cause des lésions cérébrales irréversibles.

Au niveau du thorax et de l’abdomen, des constructeurs ont pensé à des coques protégeant la partie postérieure thoraco-lombaire et la partie antérieure du thorax pour limiter les traumatismes du sternum et des côtes. Mais devant, la protection n’est pas des plus efficaces.

Spidi inclut dans les protections de ses équipements haut de gamme une plaque thoracique, qui ne couvre toutefois pas toute la poitrine.
Une solution est de porter un gilet intégral de protections rigides, comme l’Alpinestars Bionic (maintenant en version 2) ou le Knox Air Protection.
Il existe d’autres modèles, comme le gilet de protection BMW (appelé « Protektoren Jacke »), ou d’autres gilets intégraux de protection : Mike the Bike « Body Stunt », Held « Striker », Dainese « Wave V-neck ».
Le fabricant italien Dainese s’affiche très en pointe sur ces protections avec toute une gamme de produits : Body Jacket Summer, Jacket Wave V, Body Summer Pants…

Pour les vertèbres, pas facile de protéger les cervicales, sauf à adopter certains colliers de nuque qui empêchent de tourner la tête.

On peut aussi opter pour la coque thoraco-lombaire, la fameuse « bosse ».

Dans tous les cas, il ne faut pas se contenter des coques dites homologuées vendues avec le blouson, ou que l’on acquiert secondairement, à moins qu’elles ne remplissent un bon cahier des charges. Il faut préférer une dorsale additionnelle.
Lire l’article « Choisir sa protection dorsale« .

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Pour en savoir plus :

Pourquoi se protéger la tête

Pourquoi se protéger le dos

Pourquoi protéger ses articulations

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  15 comments for “Traumatologie motarde

  1. carpentier
    6 septembre 2016 at 02:17

    merci pour ces témoignages et la vidéo émouvante et le courage de Manon pour continuer ce se battre ! je suis motarde et ma dernière chute dans un virage il y a 3 jours de ma faute sur du gravier pour avoir freiner de l’avant heureusement à 10 km/h épanchement genou et côte fêlée une broutille à côté de certains, et de plus je travaille comme auxiliaire de vie dans un centre pour handicapés moteurs cérébraux dont un résident accident motard à 20 ans en pleine force de l’âge il a 56 ans trauma crânien réduit à un QI mental d’un enfant de 5 ans il a survécu mais diminué il est passé sous un camion avec sa bécane et a perdu sa copine dans l’accident, oui ça fait froid dans le dos bon la moto en faisant attention on peut éviter le danger mais on est pas à l’abri d’un accident qui peut à tout jamais changer votre vie….

  2. mastablasta
    8 novembre 2015 at 13:21

    j’ai laissé la moto partir devant moi une fois, pour m’éviter l’arrière d’une voiture, c’est un choix rapide, réflexe, à faire quand on sait qu’on y est dedans. dégâts mineurs sur la machine et une hanche un peu douloureuse.
    mais, avec la généralisation de l’abs sur les machines, ce ne sera plus possible. Avec on peut vraiment freiner très fort. il y a donc le pour et le contre, tout comme le couple d’une grosse machine débridée on évite rapidement en accélérant, ou on rentre dans la portière grâce au bridage.
    les décideurs qui n’y connaissent pas grand chose font assez souvent preuve de bonne volonté, trés certainement, mais n’imaginent pas les effets pervers de leurs décisions.

    • robert
      9 novembre 2015 at 17:21

      l’ABS, rendu obligatoire sur toutes les motos de plus de 125cm3 via le règlement européen 168/2013, l’est avec l’accord de l’ACEM, association des constructeurs européens de motocycles. Comme décideurs qui n’y connaissent rien, on a fait pire. L’ACEM a estimé que l’ABS obligatoire améliorerait la sécurité des motocyclistes et donc, les ventes de 2RM. 80% des citoyens européens n’achetent pas de moto parce que c’est trop dangereux.

      • mastablasta
        14 avril 2016 at 22:14

        Est ce la moto qui est dangereuse ? non.
        nous sommes vulnérables, c’est une disproportion entre véhicules qui est d’autant plus importante qu’il y a un manque de protection : la carrosserie.

  3. FranckyGoes
    20 février 2011 at 15:33

    Merci pour ces explications techniques 😉
    Qui n’a pas déjà chuté une fois dans sa vie ? Peut être les inconscients qu’on peut croiser en short, tea-shirt et tong l’été ?
    Pour les autres, ils savent que se protéger du mieux que possible est vital pour le pilote de 2 roues : sa survie en dépend, même sans aller à l’impact frontal …
    J’en profite pour narrer ma plus grosse chute en moto.
    Week-end de la pentecote, temps clément ; encore une dernière sortie avant de remiser l’engin et une furieuse envie d’en profiter.
    je part seul sur une route de montagne (1ère erreur), que je ne connais pas (2ème erreur) : j’ai bien failli faire la 3ème, la plus grave !
    1h plus tôt, je m’habille, pressé et tout excité de la sortie à venir, j’enfile mon jean de la veille, me ravise (une lueur de lucidité m’ayant traversé le cerveau) et sort mon pantalon cuir, coqué au genou.
    1h plus tard, cette précaution sauvera mon genou droit, quand après un guidonage en pleine accélération, une chute pouce gauche cassé et une glissage sur plus de 20m aura fait un trou de 10 cm de diamètre sur le cuir et commencé à entamer la coque dessous !
    Autant vous dire qu’à défaut d’avoir la banane sous le casque, j’étais content de m’en être tiré à si bon compte !
    Cela m’a conforté dans mes croyances motardes : PAS de sortie sans l’équipement complet cuir, dorsale, bottes, gants coqués et intégral …
    et même si on me prend pour un « blouson noir » !
    De toute façon, je suis déjà Rock’N Roll lol
    FranckyGoes
    V+++

  4. veau julien
    28 juin 2010 at 12:58

    encore bravo pour tout tes articles pertinent qui aides vraiment a comprendre certaines choses et surtout , et je l’espere a eviter d’autres accident

  5. schol philippe
    7 mai 2010 at 12:05

    Hello , bel article qui vous mets en garde , personnellement la lésion médullaire je connais, j’étais pilote de vitesse sur circuit , j’ai eu un accident que l’on peut dire stupide , je me suis pris une chute en pleine sortie de chicane sans dommage direct , je glissais sur la piste malheureusement le pilote qui me suivait m’a heurté et roulé sur la tête, il m’a fait glisser sur 8 mètres , résultat trauma crânien léger » 6 perte de connaissance sur 30 minutes (d’après les médecins de piste) » mais surtout une compression médullaire qui heureusement ne m’a pas laissé paralysé , mais n’a fais qu’évolué sur les 5 ans qui ont suivi , dégradations des disques, réduction du canal médullaire à 6 mm au lieu de 12, opération en 2000 7 heures de billard , soudure de 2 niveaux des vertèbres,et la c’est reparti 10ans après tous les niveaux sont atteints suite a une dégradation constante et l’apparition accélérée d’arthrose ,douleur névralgique constante etc etc et bientôt re opération , alors juste un conseil même avec le meilleurs des équipements ne vous sentez jamais totalement protégé et soyez hyper prudent .

  6. thierry
    1 mai 2010 at 08:36

    article plein de bon sens… pour la rate et l’echographie, je dirai que si l’echographie voit une rupture de rate tant mieux, si elle ne voit rien: méfiance, car d’une part l’echographie n’est pas très performante et opérateur dépendant, d’autre part les rates peuvent se rompre secondairement ( deux décès dans ma carrière comme cela); enfin Bering sort un airbag sans fil en fin d’année, sous forme de gilet; surtout , effectivement, il faut rouler moins vite et se dire qu’on n’a jamais priorité; bref il faut être parano!!!

  7. Max
    17 mars 2010 at 13:40

    Même remarque sur le gilet Airbag, dommage qu’il ne figure pas dans l’article. J’en ai un depuis que j’ai posé mes fesses sur un scooter, puis sur une moto et j’espère ne jamais le voir se déclencher. Je le met également sur piste, aucun souci quant à la gestuelle.
    Si tu prépares un texte sur ce produit, un élément qui n’est jamais traité dans les essais presse que j’ai lu jusqu’à présent : le port du gilet par le passager. Comment sécuriser le point d’attache par exemple ? Après tout, pourquoi le conducteur aurait-il seul le droit au gilet ? 😉

  8. Michel
    27 février 2010 at 19:01

    Bonjour,

    Le corps médical est le mieux placé pour analyser cliniquement et recenser les traumatismes subis par les motards.
    Partir de leur observation pour entamer une réflexion sur la prévention et les moyens de protection (qui ont tous leurs limites) paraît une méthode des plus pertinentes.

    Une prise en compte des observations faites sur les motards décédés permettrait peut être d’affiner l’analyse (conséquences des différents types de lésions). Savez vous si elles sont disponibles ? et où ?

    Le cumul des fréquences des lésions « membres inférieurs » 65% et celle des lésions « membres supérieurs » 50% est très nettement plus important que celui des lésions « crâne et face » 18.5% et celle des lésions « colonne vertébrale » 7% (115% pour le premier et 25,5% pour le deuxième).

    Si l’on trouve assez fréquemment des descriptions détaillées de ces dernières, (y compris dans votre article), il n’en est pas de même pour les premières.
    Savez vous si elles existent, où l’on peut les trouver, ou simplement indiquer des pistes? (ouvrages, articles, thèses, liens de sites ….)

    Concernant les lésions de l’abdomen, je crois savoir que les urgentistes cherchent d’éventuelles lésions de la rate dans la traumatologie motarde. Elles peuvent passer inaperçues mais leurs conséquences seraient graves.
    Avez-vous des éléments de confirmation (ou d’infirmation) et pensez vous raisonnable de conseiller à ceux qui auraient chuté un peu lourdement mais sans gravité apparente de consulter sans attendre un médecin sinon un service d’urgence ?

    De manière plus générale, la prévention, si ce n’est des accidents en eux-mêmes mais au moins de leur gravité, ne pourrait-elle pas être améliorée par l’information pédagogique des conducteurs en partant d’abord de la connaissance des conséquences physiologiques et sociales des lésions puis, en remontant la chaîne, des origines de la lésions au cours de l’accident, des protections qui auraient pu les éviter (ou limiter leur importance) et enfin des conditions de circulation les plus typiquement accidentogènes (dépendantes et indépendantes du conducteur).

    Connaissez-vous des travaux allant dans ce sens ?

    Merci encore pour la réflexion suscitée par vos articles.
    Amicalement.

    • Acetyl-Coa
      1 mars 2010 at 02:14

      Réaction interessante, surtout le dernier paragraphe!

      Les lésions du rachis, cervical y compris, etc sont plus détaillés, car si elles sont moins fréquentes sont bien plus grave potentiellement.

      D’expérience, en caricaturant, les lésions des membres inférieures se déclinent surtout en dermabrasions (portez un pantalon de qualité !!!), fractures diverses (pied, jambe, cuisse) ou traumatisme articulaire (cheville, genou…) a des degrés divers, mais ça relève surtout de la chirurgie orthopédique classique. Dans les cas plus grave, amputations…Pas beaucoup de lésions qui impliquent le risque vital donc, mais énormément de morbidité. (handicap, rééeducation, etc…).
      Au niveau du membre supérieur, c’est en gros le même topo avec en plus le classique et malheureusement fréquent arrachement du plexus brachial (lorsque le bras est trop « étiré », les plexus nerveux en amont se déchirent…) qui se traduit souvent par une paralysie complète du membre.
      Après, les traumatismes impliquant notre cher « mobilier urbain » ou routier (barrières, poteaux, etc) sont très divers, en fonction du choc…

      Pour ce qui est des lésions de rate, elles sont recherchés car en cas de traumatisme abdominal c’est un organe qui peut se rompre assez facilement en entrainant une hémorragie cataclysmique (car extrêmement vascularisé) et difficile à stopper en absence de bloc de chirurgie d’urgence proche…Non pas car c’est un organe essentiel, moyennant quelques précautions on vit très bien sans rate 😉 .
      C’est donc important se faire rapidement une idée (d’ou l’apparition entre autre de petits appareil d’échographie dans certains SAMU), si un organe est susceptible de saigner abondamment dans l’abdomen afin d’orienter le patient au mieux, en plus du maintient des fonctions vitales et des premiers soins, c’est le gros du boulot du médecin urgentiste.

      Bonne route à tous 😉 n’oubliez pas qu’a moto on a JAMAIS la priorité…

  9. benjamin
    17 février 2010 at 23:44

    Salut Fabien,

    coucher la moto, certes, mais est-ce un geste intuitif ? Je m’imagine le couchage de la moto comme possible si on manque d’adhérence, en créant ce manque par un blocage des roues peut-être ?

    et pis, les entrainements au couchage de la moto, connais pas !

  10. Pierro
    14 février 2010 at 11:50

    Article qui fait froid dans le dos, mais dont la lecture est quasi obligatoire pour tout sage et surtout moins sage motard.

    J’ai apprécié la lecture de la partie « Les mesures de protection à prendre » : les moyens d’anticipations des lésions y sont justement décrits. De plus il est fréquent d’acheter des protections mais souvent en se disant juste « ça va me protéger… » ici vous présentez une illustration médicale et c’est intéressant.

    J’attends avec impatience l’article sur le gilet airbag, ça éveille ma curiosité.

  11. Mitch
    11 février 2010 at 13:37

    Encore bravo pour tes articles tout aussi pertinents les uns que les autres .

  12. bruno
    8 février 2010 at 20:58

    Un peu surpris que vous n’ayez pas cité la veste (ou gilet) airbag … alors qu’elle a été cité dans d’autres de vos articles. Ajouté à un équipement complet veste, bottes, pantalon cocqué + gilet airbag je me sens presque protégé :-). Je ne l’ai jamais testé (et j’éspère ne pas avoir à le faire) mais bien que contraignant (il faut emporter le gilet et s’attacher à chaque fois) cela me semble une protection supplémentaire appréciable.
    Petit à petit je prend l’habitude de m’attacher automatiquement.

    – – –

    Réponse

    Oups, désolé !
    J’avais prévu un passage sur le gilet airbag, mais à force de réécrire, couper, coller, changer… il a fini par passer à la trappe par inadvertance.
    Je l’ai rajouté.
    Je prépare un article assez complet sur le gilet airbag, parution prévue en février ou mars 2010.

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