Pourquoi protéger ses articulations

Lors d’un accident, les motards sont l’objet de lésions spécifiques liées à la configuration de leur véhicule : ils n’ont ni carrosserie, ni ceinture de sécurité, ni airbag pour les protéger. Notre équipement est notre protection. Pour mieux comprendre le rôle des coques de protection de nos articulations, cet article a été écrit par le docteur Lucien Castagnera, de l’unité de Pathologie Rachidienne à l’hôpital Pellegrin du CHU de Bordeaux (33).

Données anatomiques et traumatologiques

Si certains os (fémur/cuisse, humérus/bras, partie moyenne et inférieure du radius/avant-bras) ne sont pas actuellement protégés par ce que proposent les équipementiers moto, les principales articulations le sont par ces coques, des renforts, des protections qui doivent toutes répondre à la norme européenne d’homologation ECE 1621-1.

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L’épaule

7f67187355cc2b4af72838705e0e8c78La tête de l’humérus, qui s’emboîte dans la cavité glénoïde liée à l’omoplate, peut être fracturée ou luxée, de même que la clavicule (luxation acromio-claviculaire et articulation sterno-claviculaire entre le sternum et la clavicule) qui peut aussi être fracturée.

Exemple : chute à petite vitesse, glissade finale sur le ventre, choc de l’épaule contre le pneu de la moto arrêtée qui arrête la glissade du motard mais avec pour résultat une luxation de l’épaule.

La protection (épaulière) doit être enveloppante pour recouvrir largement ces zones.

Devant, elle devrait couvrir au moins la moitié de la clavicule, aidée en cela par une coque dorsale additionnelle qui protège la clavicule avec un système de fermeture au niveau du sternum.

Certains blousons voient leurs coques articulaires protéger toute la clavicule jusqu’à l’articulation entre le sternum et la clavicule.

Une excellente protection peut au moins minimiser les dégâts et éviter la luxation car la force transmise se répartit sur l’ensemble de la coque, et non sur un point donné. Cependant, en cas de grande violence de l’impact, il est clair que la protection ne suffit pas, mais elle limite les dégâts.

Un traumatisme ou un étirement de l’épaule et clavicule ou un étirement important du membre supérieur peut entraîner des fractures multiples mais aussi une paralysie de tous les nerfs du membre supérieur par impact sur le « plexus brachial » (rassemblement des nerfs dans une gaine) qui passe entre clavicule et première côte. Le membre est « mort » et ne sera plus fonctionnel.

L’humérus (os du bras) peut actuellement être protégé à sa partie inférieure (coude) et supérieure (épaule), mais pas du quart supérieur au quart inférieur. Une fracture de cet os peut avoir des conséquences :
– non négligeables avec traumatisme du nerf radial (qui passe juste derrière) et paralysie de ce nerf avec impossibilité de relever la main, donc pas possible de tourner la poignée des gaz ;
– dramatiques avec rupture de l’artère humérale et risque vital, voire amputation totale du membre atteint si la réparation chirurgicale est un échec avec ischémie du membre et nécrose.

Une fracture complexe et ouverte du membre supérieur (l’os a traversé la peau) posera de gros problèmes de risque d’infection, de non consolidation, de ré-opération…

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Le coude

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La tête du radius vient s’articuler sur la partie basse de l’humérus, à sa partie externe puis la partie haute du cubitus dont la tête va, comme le radius, s’articuler sur la partie basse de l’humérus, à sa partie interne.

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Lors d’un traumatisme, il peut y avoir, par exemple, une simple fracture du radius qui, opérée, entraîne une incapacité d’assez longue durée, mais dont les séquelles sont en général faibles.

Une fracture de l’olécrane ne pose pas de problème majeur.
Par contre, une fracture complexe du coude donne des suites qui peuvent être très complexes, sans oublier des séquelles parfois sévères dont une raideur du coude qui pourra nécessiter une nouvelle opération, un défaut de consolidation, une infection, une algodystrophie… et plus tard, si indiqué, la pose d’une prothèse du coude.

Les coques de protection des coudes (coudières) doivent absolument ne pas sortir de leur emplacement lors d’une chute.
Elles devraient protéger depuis au moins trois travers de doigts au dessus de l’articulation du coude jusqu’à la partie distale du cubitus (os long intérieur quand la main est face au ciel), tout près de l’articulation du poignet.
Au niveau du coude, la coque doit être enveloppante et protéger les os que nous sentons et qui saillent sur les côtés.

Entre la pointe du coude et la tête du cubitus (l’os saillant sur l’intérieur, main face au ciel), c’est là que se trouve une gouttière où passe « le petit jésus », le nerf cubital : cognez-vous à cet endroit et vous comprendrez.

Au niveau de l’avant-bras, les coques actuelles (enfin, quand elles couvrent cette zone) ne protègent que le cubitus et le quart supérieur du radius.
On pourrait concevoir une protection enveloppant radius ET cubitus.
Néanmoins, la seule protection cubitale est déjà efficace, à condition de choisir des coques de coudes qui se prolongent sur l’avant-bras et ne protègent pas que l’articulation du coude.

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Le poignet

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Une simple fracture du poignet non opérée, c’est six semaines de plâtre, puis rééducation en suivant.
Une fracture plus complexe, c’est une chirurgie, un plâtre avec le risque de compression des vaisseaux et des nerfs (il doit être fendu au début) et entraîne une raideur de l’articulation qui doit être rééduquée sérieusement par le kiné et quotidiennement au domicile.

Les fractures de la main, fractures/luxations, les fractures du poignet doivent faire réfléchir à l’utilisation de gants protecteurs.

Certains gants ont des protections multiples et pas inutiles.

Zones à risques : les parties saillantes des articulations de la main sur la face dorsale, la paume de la main à sa face externe (en regard du métacarpe du 5e doigt : os avant l’articulation du petit doigt), le petit doigt et le pouce (luxations).
Certains gants ont un système anti-retournement du 5e doigt (auriculaire) par liaison avec le 4e doigt.

Analysez toutes les zones à risque de fracture et choisissez le gant le plus adapté.
Le gant devrait remonter au moins à quatre travers de doigt au-dessus de l’articulation du poignet, être bien fermé et le blouson bien fermé au dessus.

Lire l’article « Choisir ses gants moto« .

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Articulation hanche/fémur

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Rien ne protège le bassin.
Le risque de fracture existe et, en cas de fracture du bassin, le risque de saignement interne est important. Parfois, il faut opérer pour remettre les articulations en place.

Les traumatismes des membres inférieurs sont les plus fréquents et peuvent s’associer à d’autres traumatismes : on parle de polytraumatisme. Tout peut être luxé/fracturé/abrasé, mais les dégâts minimisés avec le port de pantalons adéquats anti-abrasifs et munis de coques protectrices. Sur les « bons » pantalons, il existe des coques de hanches, placées en regard des têtes des fémurs.

Le fémur
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En regard de la tête des fémurs, l’os que l’on sent à ce niveau est le grand trochanter. Un bon pantalon moto absorbe en petite partie les chocs et protège contre l’abrasion, mais c’est là que les coques ont une grande importance.

Une fracture du fémur est plutôt grave, d’autant plus si elle est « ouverte » exposant à un risque d’infection et de non-consolidation pouvant conduire à des semaines d’hospitalisation, à des ré-interventions, etc.

Malheureusement, il n’existe pas de protection existante pour cet os, bien que l’on puisse imaginer une sorte de « cuissarde », intégrée au pantalon, liée en haut à la protection hanche, couvrant la face antérieure et latérale externe en lien avec la protection du genou et de la jambe avec un matériau aux normes les plus exigeantes.

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Le genou

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Il prolonge le fémur et s’articule à la partie supérieure du tibia (plateau tibial) par sa partie inférieure : les condyles fémoraux, extrémités du fémur.

Des protections sont proposées couvrant bien au dessus de la rotule et protégeant les condyles fémoraux même latéralement, la rotule, le plateau tibial jusqu’au tiers inférieur de jambe et protégeant les parties latérales de l’articulation dont le col du péroné (sous la tête du péroné).

Une fracture à cet endroit peut entraîner une paralysie d’une branche du nerf sciatique et, par là, entraîner une paralysie des releveurs du pied : on ne peut plus monter les vitesses à gauche.

Le genou peut être fracturé dans sa totalité ou partiellement, telle une fracture de rotule, une fracture du plateau tibial…

On sera toujours confronté aux risques et conséquences d’un tel traumatisme dont une raideur du genou qui prendra bien du temps pour revenir à un angle de flexion suffisante.

Exemple : un motard totalement et bien équipé avec un pantalon moto en cordura avec protections enveloppantes niveau hanche et genou-jambe.
Chute à près de 60 Km/h en sortie de virage : impact genou sur gros cailloux implantés sur le sol et puis glissade sur près de 10 m.
Résultat : une pièce de 2 cm² de Cordura en moins au niveau du genou, pas de lésions observées.

Avec un jeans, c’eût été brûlure niveau de la jambe et de la hanche, fracture ouverte de la rotule au minimum.

Le Cordura ou le cuir offrent une capacité anti-abrasive de 10/10, alors qu’un jean standard n’offre qu’une capacité anti-abrasive de 2 à 4 /10.

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Tibia et péroné

La coque genou/jambe doit remonter à au moins quatre travers de doigt au-dessus du genou (protection de l’extrémité du fémur, les condyles fémoraux) et descendre jusqu’aux deux tiers de la jambe.

La fin de cette protection couvre la partie supérieure de la botte lorsque le pantalon recouvre la botte et peut permettre d’éviter, sinon de limiter, la gravité de ces types de fractures.

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Les chevilles

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La partie inférieure de la jambe, les chevilles, les os du pied, le calcanéum (talon) sur lequel s’insère le tendon d’Achille doivent être sérieusement protégés par des bottes adéquates.

On analysera :
– les parties antérieures et postérieures des bottes au niveau de la jambe, qui doivent être rigides et suffisamment enveloppantes,
– la présence de renforts latéraux limitant/empêchant le retournement du pied vers l’intérieur ou l’extérieur,
– le renforcement suffisamment large des chevilles au niveau des malléoles internes et externes (os saillants correspondant à l’extrémité du tibia et du péroné, les 2 os de la jambe),
– le renforcement rigide du talon,
– le renforcement au niveau du coup de pied,
– la qualité de la semelle de la botte.

Bien sûr, une botte adéquate est une botte chère, mais autant que les dégâts soient les moins sévères possibles : une fracture simple du tibia vaut mieux qu’une fracture complexe et ouverte, demande une hospitalisation de courte durée, laisse peu de séquelles.

Dans l’autre cas, cela peut conduire à une hospitalisation longue et douloureuse avec de multiples anesthésies, un risque d’infection majeur et peut aller jusqu’à l’amputation.

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Comment et avec quoi se protéger ?

Protéger sa peau en portant une tenue cuir ou textile anti-abrasive, est nécessaire pour ne pas se retrouver en pizza lors de glissades.

Protéger ses articulations est nécessaire, mais pas n’importe comment !
Certains critères doivent être respectés : la structure du matériau, certes, mais aussi la surface de recouvrement de la protection.

Parmi les protections que j’ai évalué chez différents fournisseurs, j’ai pu constater que certaines étaient des coques dures, d’autres étaient des coques molles, plus ou moins malléables.

Elles étaient toutes plus ou moins recouvrantes, enveloppantes.

Même si la tendance actuelle est à la mise en conformité des protections et même si les équipementiers font actuellement de réels efforts pour améliorer le niveau de protection de leurs produits, je n’en ai pas trouvé un seul qui puisse rivaliser avec l’équipementier BMW pour ce qui concerne la qualité des protections et la surface de « recouvrement » des zones anatomiques à protéger.

La force transmise après que l’on a fait tomber une masse de 5 kgs de 1 mètre de haut sur une protection en mousse basique est de 200 Kn.
Cette force transmise va diminuer selon le niveau de protection offert par le produit testé et qui sera homologué :

Homologation protections articulaires :
CE EN 1621-1, niveau 1 : lorsque la force transmise est d’environ 35 Kn
CE EN 1621-1, niveau 2 : lorsque la force transmise est d’environ 20 Kn

Les coques « dures », rigides, autrefois communément placées (mais encore aujourd’hui) au niveau des articulations, sont certes efficaces en cas de glissade mais en cas d’impact, la force est transmise à la périphérie de la coque et peut entraîner des dégâts ligamentaires ou musculaires dommageables.

Faites l’expérience suivante : vous prenez un bol en dur que vous placez, par exemple, comme une coque au niveau de l’épaule, puis tapez un grand coup au sommet du bol. La tête de l’humérus ne sera pas affectée, MAIS la force se transmettra à la périphérie, en particulier à la partie antérieure de l’articulation, pouvant entraîner un traumatisme du biceps, par exemple.

Avec des coques souples, parfois thermo-formables et correctement homologuées au moins CE 1621-2 niveau 1, la force se répartit sur l’ensemble de la coque et la pression exercée au niveau du point d’impact est moindre, de 12 à 20 fois.

Il existe actuellement le D3O, matériau de structure malléable qui durcit lors de l’impact pour revenir à sa structure initiale en 10 ms. Ce nouveau matériau apporte un réel progrès eu égard à ce que nous proposaient et nous proposent encore certains équipementiers.
Pour en savoir plus, lire l’article « Le D3O, nouvelle armure des motards ?« .

Il est cependant dommage que ces protections articulaires ne soient pas suffisamment couvrantes.
En effet, j’ai observé les protections faites de ce matériau et les ai comparées aux protections articulaires proposées par BMW, lesquelles sont homologuées 1621-1, niveau 1 avec une force transmise de 10 –12 Kn.

J’ai constaté que, si les niveaux de protection sont proches (mais un peu meilleurs chez BM), la surface protégée/recouvrée est plus importante et plus cohérente anatomiquement chez BMW.
Par contre, le D3O autorise des impacts successifs rapprochés car il revient à sa forme initiale en 10 millisecondes alors que les protections BMW NPS reviennent à leur forme initiale en 2-3 secondes.
Les prix de vente sont comparables pour les deux types de protections.

Comme écrit plus haut, avant de choisir ses protections, il faut tenir compte non seulement du niveau de protection offert, mais aussi du caractère »enveloppant » de tels produits.
Chaque protection a un sens (droite ou gauche) pour bien se conformer à l’anatomie.

Protections d’épaules :
Elle recouvre bien la tête de l’humérus et l’articulation entre l’acromion et la clavicule et bien la moitié de la clavicule pour la NPS2 (plus recouvrante que la NPS1), plus la partie haute de l’omoplate.

Protections des coudes :

Elle protège bien les radius et cubitus jusqu’à leur extrémité (petit os du poignet saillant sur la droite quand la paume de la main droite est vers le sol).

Elle protège nettement l’olécrane (l’os que l’on sent derrière) et les articulations entre le radius et l’humérus (palette humérale) et entre le cubitus et l’humérus et les parties latérales de ces articulations, là où passent certains nerfs dont le nerf cubital

Ici, la protection de droite :

 

Protections de hanches :
Pas de photos, mais elles s’appliquent bien en regard de la tête du fémur.

J’ai testé son efficacité récemment en « live » : glissade du pied gauche, puis chute de tout mon poids sur une plaque de marbre avec impact sur la hanche droite. Résultat : étirement des adducteurs à gauche, rien à droite.

Protections de genoux et de jambes :



On voit bien que la genouillère protège la rotule, les articulations entre le tibia et le péroné, la tête du péroné et les extrémités du fémur. Sur le côté externe du genou, il y a le péroné dont on sent bien la tête. Lors d’une fracture juste en dessous de la tête du péroné (le col du péroné), on risque fort une paralysie d’un nerf qui passe tout près (le nerf sciatique poplité externe) qui se traduit par une impossibilité de relever le pied… et ça, c’est pas bon.

Elle descend suffisamment bas pour recouvrir ou être recouverte par la partie supérieure de la botte.

Pour info, vous pouvez entièrement vous équiper avec des protections que BMW vend au détail :
Protection épaule à 12 euros pièce, tant pour la grande, la NPS2 (qui englobe toute l’épaule dont clavicule) que pour l’autre la NPS1 (30 % de recouvrement de moins),
Protection coude et avant-bras : 12 euros pièce,
Protection genou et jambe : 12 euros pièce,
Protection hanche : 10 euros pièce,
Protection dorso-lombaire : 33 euros (il s’agit de la plaque dorsale qui est intégrée dans les blousons).

Total équipement : 121 euros

Mais ces protections sont perfectibles et l’on pourrait imaginer une sorte de gilet, où la protection épaule se prolongerait vers la protection coude, couvrant la partie latérale externe et postérieure de l’humérus et où la protection coude et cubitus couvrirait aussi la partie dorsale de l’AV bras, couvrant ainsi la partie postérieure radius.

De même, la protection hanche couvrirait la partie antérieure et latérale (externe) du fémur pour aller rejoindre la protection genou laquelle s’étendrait pour couvrir aussi toute la partie latérale de la jambe.

  22 comments for “Pourquoi protéger ses articulations

  1. Philippe Roche
    1 juin 2016 at 17:51

    Ce n’était pas le sujet que Fabien voulait traiter en écrivant cet article, mais on peut aussi vouloir ménager ses articulations autrement qu’en le protégeant d’un traumatisme.

    Je veux parler de ces douleurs parfois invalidantes induites par la pratique de la moto. Je n’évoque pas là les courbatures et autres manifestations douloureuses liées à une mauvaise position sur la moto et à une crispation de tous les membres assez courantes chez les débutants. Dans ces cas-là, l’acquisition d’une bonne technique permet d’éviter ces douleurs, de la même façon qu’en faisant du ski, on souffrira des muscles du mollet (les trijumeaux) tant qu’on n’aura pas compris qu’il faut se pencher vers l’avant pour maîtriser sa trajectoire.

    A partir d’un certain niveau, il s’agit de faire tourner la moto à une vitesse assez élevée. A priori, je fais ça pas trop mal, mais une arsouille récente de 400 km avec des copains a fait apparaître chez moi des douleurs au niveau du coude droit. Un tennis-elbow, en fait, sauf que je n’ai jamais joué au tennis.

    Conclusion ? Je me servais beaucoup trop de mon guidon dans les virages à droite, et pas assez de l’appui sur le repose-pied droit. Depuis que j’ai compris ça, et que je pousse comme un fou sur mes repose-pieds dans les virages, mes douleurs sont en train de disparaître.

    Protégez vos genoux, vos hanches, vos coudes, vos épaules etc, mais surtout, essayez de continuer à analyser tout ce que vous faites sur votre moto, ce que Fabien appelle « se filmer ».

  2. Verobike38
    26 mai 2016 at 08:30

    Superbe article très détaillé !

    Mon mari a chuté quasi à l’arrêt, sur un parking, alors qu’il s’entraînait sur un virage serré. La moto lui est tombée sur le pied. Il était pourtant protégé (bottes alpinestar web gore tex) et il n’y a pas eu vraiment de choc. Mais la moto a appuyé sur un seul point et cela a fait exploser le 5ème metatarse (150kg de bebete…). Bilan, 2 semaines d’immobilisation, une opération pour remettre l’os qui était en piteux état, et derrière 6 semaines sans poser le pied par terre. Ensuite il aura une canne de confort pour la reprise de la marche et du kiné. la reprise de la moto est bien loin ! Elle se fera sans doute par un passage à l’école (on sortait tout deux de la formation 125, pas de bol…).

    Donc oui, passer du temps à choisir sa protection n’est pas inutile. Je vois pas mal de motards très bien équipé sauf les pieds… C’est sur qu’une journée de boulot en bottes de moto ce n’est pas le pied (oui, elle est mauvaise) mais on peut laisser une paire de chaussure sur son lieu de travail. Le médecin qui nous a recu aux urgences nous a dit avoir vu des pieds de motards en baskets ouverts en deux.

    Moi aussi j’ai chuté (virage trop serré et cycliste en face à la sortie, pris peur et frein avant). Absolument rien à droite (cote de la chute) mais 3 pts de suture sous le genou, le haut du mollet est venu percuter un gros boulon. J’avais pourtant l’impression de bien serrer ma bécane… Mais sans le pantalon (stella luna star, abominablement chaud mais super pour protéger) je n’imagine pas les degats !

    Donc mille merci à toi, Fab, de tous ces conseils, sans avoir lu ton blog, on ne se serait sans doute pas aussi bien équipés et on serait, mon mari et moi, bien abimés !!

    • Superdoudou
      26 mai 2016 at 22:12

      bon rétablissement à ton chéri et désolé pour toi,
      sur le sujet (quelques autres) je suis en grosse colère !!!

      effectivement il y a l’impondérable inhérent à toute vie,
      mais il y a des normes faites pour la sécurité, j’ai découvert que la norme NF EN 13634 Janvier 2016 vient sortir,
      bien sûr aucun fabricant n’affiche la respecter,

      et le plus beau : pour la télécharger, c’est à dire connaitre son contenu : c’est payant environ 100 euros (site AFNOR) !!!!!!!!!

      j’ai envoyé un email à mon député (principe républicain) : en attente d’une réponse …

      • brisy
        27 mai 2016 at 10:22

        hello superdoudou(:-) ),
        vas pas te fâcher direct ! la norme existe depuis longtemps mes chaussures sont normées 13634 2010 , la dorsale 1621-2 (signalant le niveau 2 de protection) Fab a déjà expliqué dans d’autres articles la signification de ces normes et leur intérêt!
        beaucoup de vendeurs ne connaissent pas ces normes et « vendent  » un peu n’importe comment
        il est normal qu’afnor te présente la facture ; la norme complète est un gros fascicule utile plutôt au fabricant qu’à l’usager….
        en pratique: du casque aux chaussures ,tous les éléments de l’équipement sont « normés » avec plusieurs niveaux dont seuls les 1 & 2 sont accessibles ou pratiques pour le s motard(e)s, c’est à vérifier au moment de l’achat sur l’étiquette qui outre le sigle du motard reprend le numéro de la norme et le niveau de protection apporté par l’équipement.
        cordialement
        marco

        • Superdoudou
          27 mai 2016 at 23:04

          Pas de soucis je ne me fâche pas,
          je suis d’accord avec toi à une nuance, effectivement les vendeurs n’affichent pas le respect des normes, mais à leur décharge les fabricants non plus sur leur site !
          alors peut être que sur l’étiquette c’est affiché… mais tous les produits ne sont pas distribués partout,

          je te mets au défit de me dire où sont distribuées les bottes « dainese TR course in boot »…. (en magasin)

          Quant à AFNOR, effectivement la norme est un gros fascicule, plus petit que que le journal officiel (en accès libre),

          pour mémoire ces braves personnes qui élaborent les normes sont payés par qui ?
          après recherche, je réponds moi même :  » Réponse du Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi
          publiée dans le JO Sénat du 29/05/2008 – page 1056

          Par le décret n° 84-74 du 26 janvier 1984 modifié fixant le statut de la normalisation, l’État a confié à l’Association française de normalisation (AFNOR) une mission d’intérêt général pour l’élaboration, la promotion et la diffusion des normes. Pour l’exercice de cette mission, le ministère de l’économie, des finances et de l’emploi apporte une contribution financière annuelle. Elle s’élève à environ 17 millions d’euros pour 2008. Mais cela ne permet pas de couvrir toutes les dépenses de l’AFNOR liées à la normalisation, même une fois prises en compte les cotisations des entreprises et leur quote-part aux travaux de normalisation. En complément de ces contributions, la vente de normes constitue une des principales sources de financement du système français de normalisation. Elle représente de l’ordre de 30 % des ressources de l’AFNOR Normalisation. Toutefois, l’opportunité de rendre gratuit l’accès aux normes d’application obligatoire fait actuellement l’objet de travaux techniques pour en mesurer la faisabilité et l’impact sur le système français de normalisation.  »

          donc ok, mais si cela n’est pas normal à mon sens, mais bon…

          Cela ne retire pas le fait que l’information n’est pas facilement disponible pour quelqu’un comme moi qui habite dans un trou et que toute recherche d’équipement demande de faire entre 200 et 400 kms pour accéder à des magasins distributeurs de quelques marques…

          et tout cela ne répond pas à la question : il y a quoi dans la normes de janvier 2016, combien de niveau, et qui respectent quoi ?

          Je connais un peu le sujet, jamais fait un topic sur le sujet sur le site « bmiste »….

          Quant au député pour l’instant il doit réfléchir…. et lui c’est sûr il est payé 100% par nos impôts !

          cordialement

          Christian

  3. Superdoudou
    25 mai 2016 at 22:36

    histoire de relancer la discussion : suite à l’accident de mon fils (double fracture ouverte tibia péroné) je cherche de bottes avec un niveau de protection haut de gamme (je suis aussi motard).

    au passage je déplore (sans rêver) que nos pouvoirs publics qui déplorent et luttent de toutes leurs forces (financières) contre les dégâts des accidents en moto, se moquent d’une structure quelconque en matière de tests, ou d’obligation d’affichage des quelques normes qui existent !

    • FlatFab
      25 mai 2016 at 23:43

      La plupart des bottes moto hautes homologuées EPI selon la norme EN 13634 offrent un bon niveau de protection.
      Personnellement, je porte depuis des années des bottes TCX Infinity, aujourd’hui en version EVO, et je valide leur qualité.

      • brisy
        26 mai 2016 at 16:54

        salut,
        mes chaussures (soubirac) sont aussi sur la même norme, mais bien qu’elles soient costauds et assez rassurantes( malléoles ,semelles etc..) aucune protection particulière sur le dessus à part le cuir bien sûr en cas d’écrasement: à part des chaussures de chantier « coquées » acier , je ne vois rien pour l’empêcher … elles auraient aussi le défaut d’être trop « raides » pour la conduite moto
        amicalement
        Marco

      • Superdoudou
        26 mai 2016 at 22:14

        Dans l’ancienne norme (avant janvier 2016) il y avait 2 niveaux de protection : 1 et 2 .
        le niveau 2 étant meilleur.
        souvent les fabricants ne précisent pas le niveau…

  4. Teomme
    14 septembre 2014 at 22:17

    Hello !

    Un peu flippant l’article 🙂

    Celà dit, je trouve que les équipementiers ne font pas preuve d’une grande originalité dans leurs propositions…
    Trouver un casque, un manteau et des gants protecteurs pratiques, et suffisamment esthétiques n’est pas trop difficile, mais pour le reste c’est pas la joie…

    Prenons les jeans kevlars. On trouve des coupes correctes, ils sont un peu chauds mais pas de quoi s’en émouvoir plus que ça, par contre côté pratique….Passer la journée avec les coques c’est pas le top et les retirer en portant le jean n’est pas évident. De plus j’ai toujours un doute, en cas de chute, sur le fait que les coques resteront au dessus de mes genoux.
    Je ne comprends pas pourquoi c’est si difficile de trouver des genouilleres, type skateboard, adaptées à la pratique motocycliste, qui resteraient mieux en place et qu’on pourrait facilement retirer une fois au boulot…
    Pourquoi ne pas imaginer, dans la même optique, un gilet contenant les coques à passer sous le blouson et qui serait du coup mieux ajusté et éviterait le look robocop une fois descendu de la moto ?
    Et un caleçon long kevlar à mettre sous le jean, et des protèges tibias et mallèoles amovible pour alléger les chaussures (voir pour transformer des chaussures « normales » en chaussures plus sécurisantes ?

    Enfin, je ne sais pas, peut-être que ces solutions sont irréalisables à cause de facteurs que j’ignore mais ça m’éviterait de laisser en permanence un jean et une paire de pompes au boulot 🙂

    • remy
      28 octobre 2014 at 14:44

      Salut !

      En ce qui concerne les genouillères genre skateboard comme tu dis ca existe, moi j’en ai une pair qui recouvre le genou et plus de la moitié du tibia, la marque c’est spidi mais tu peux en trouver chez d’autres.

    • Teomme
      26 mai 2015 at 20:25

      Je m’auto-réponds car je viens de découvrir un des équipements dont je demandais l’invention: Le caleçon long Kevlar !!

      Fabriqué en Belgique:

      Bowtex.fr

    • Al
      27 mai 2015 at 09:51

      Je suis d’accord pour les genoux rien n’est réellement très pratique :
      – Les jeans renforcés c’est bien mais la coque se balade selon la position. Il n’est pas certain qu’elle soit en face du genou en cas de choc.
      – J’ai testé des genouilleres spécifiques, les dainese easy fit, la c’est parfait, la protection est pile sur le genou, ca ne bouge pas, c’est confortable … mais en fait elles prennent trop de place et le jean que l’on met par dessus devient trop serré au genou et bloque la circulation si l’on plie trop la jambe.

  5. 14 janvier 2014 at 02:51

    Salut,

    Ou peut on se trouver des D3o Xergo niveau 2 de protections ?

    Merci

  6. Fabrice
    22 mai 2013 at 13:16

    Bonjour,

    J’ai beau chercher partout sur le net, en France ou a l’etranger, impossible de trouver les protections Xergo, c’est a dire les protections niveau 2 (sauf la dorsale que l’on trouve un peu partout). Meme chez BMW, je n’ai pas trouve d’indication sur le niveau de protection (et ils ne les ont pas toutes sur leur site).

    Est-ce que quelqu’un a reussi a se les procurer ? Et si oui, ou ??

    • brisy
      22 mai 2013 at 13:55

      http://www.d3o.com/d3o_products/xergo-range/ voilà un site où est évoqué le niveau des équipements de protection, il semble qu’ils fassent mieux que le niveau 2
      amicalement
      marco

      • Fabrice
        22 mai 2013 at 14:09

        Oui, j’ai vu le site du constructeur, et ce qu’ils font. Mais impossible de trouver ces protections xergo a la vente…

    • brisy
      1 août 2013 at 14:44

      salut,
      bon voilà , je me suis procuré ces protections (genoux ou coudes (idem)et épaules ) chez Mcom moto produit furygan 35€ les paires(soit quatre éléments) elles comportent une cartouche où le chiffre 2 apparait et sont normées 1621-2 niveau 2; plus épaisses que leurs homologues de niveau 1 mais ça rentre dans les mêmes poches du vêtement… il a fallu que je les commandes spécialement le nom est le même sauf qu’il y a « pro  » dedans… voili voilà
      amicalement
      marco
      ps: ref : FUR-7910-332

  7. Matthieu
    3 février 2013 at 18:45

    En attendant le passage de ma circu j’en ai profiter pour faire changer mes protections de mon blouson. J’ai acheté des produits 3d0 orange mais à la mise en place dans mon blouson ils sont un peu plus souples et léger que les anciennes protections. Du coups je doute un peu. C’est surtout le placement des produits qui semblent moins bien couvrir car moins long et larges que mes anciennes protections. Tout n’est peut être pas si standard que cela !
    Je vais voir si cumuler les deux n’est pas trop encombrant.

  8. 9 janvier 2013 at 12:24

    Bonjour à vous
    Je profite de cet article très intéressant pour vous féliciter pour votre site et votre travail.
    Intelligence, pédagogie, découverte, partage d’expérience, prévention, et une plume des plus agréables à lire, claire, précise, incisive, ferme quand il le faut et pleine d’humour dès que l’occasion se présente !
    Du très beau boulot et un vrai bonheur pour le lecteur !
    Jeune motard en formation après 10 ans de scoot en milieu urbain (salutations et respect au passage à ceux qui comme moi pratiquent le périph toulousain tous les jours aux heures de pointe…) j’ai trouvé ici une matière passionnante et précieuse pour compléter mon apprentissage.
    Encore merci et bonne route à vous !
    Cordialement.

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