Choisir sa protection dorsale

La protection dorsale fait partie depuis 1991 de l’équipement homologué FFM, obligatoire pour pouvoir rouler sur circuit, mais elle n’est pas encore entrée dans les moeurs des motards de route. C’est pourtant la meilleure protection contre les lésions de la colonne vertébrale et donc pour éviter la paralysie totale ou partielle.



Cet article est complété par Pourquoi se protéger le dos

Comme le blouson, les gants, les bottes, le pantalon renforcé, la protection dorsale n’est pas obligatoire. Elle est juste indispensable, tout au moins fort utile.

Il existe deux types de protections dorsales aujourd’hui: les intégrées (on parlera de « plaque » insérée dans le blouson) et les additionnelles (directement en contact avec votre dos, se mettent sous le blouson). Dans ce dernier cas, on parlera de « coque dorsale ».

Depuis quelques années, de plus en plus d’équipementiers, notamment sur le haut de gamme, font l’effort d’intégrer dans leurs vestes et blousons des protections dites « homologuées CE » (voir plus loin ce que ça veut dire). Mais beaucoup de blousons restent encore vendus soit avec une « mousse à deux balles », une simple plaque de mousse, molle et souple, de moins d’un centimètre d’épaisseur qui ne protège pas la colonne… soit sans rien du tout, dans certains cas.
Certains fabricants, notamment les français Bering et Furygan, intègrent toutefois des plaques homologuées dans leurs vestes et blousons.

Mais une plaque dorsale homologuée peut bouger, glisser, tourner lors d’une chute, d’une glissade.
Même les plus performantes n’atteindront pas le degré de protection qu’offre une coque dorsale car elles sont forcément moins couvrantes. Une plaque ne protège que les vertèbres centrales, là où une coque protège des cervicales au coccyx en longueur, et parfois jusqu’aux omoplates en largeur. La population motarde en prend peu à peu conscience et on voit de plus en plus de motards français s’équiper d’une coque dorsale.

Cette protection essentielle reste pourtant un des parents pauvres de l’équipement motard. Pas de chiffre à l’appui, mais clairement, seuls 10 à 20% des motards en possèdent une.
Ceux qui sont intéressés se perdent souvent dans l’embarras du choix et c’est pour les renseigner que j’ai rédigé cet article.

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Le premier argument présenté pour expliquer l’absence d’une dorsale, c’est son prix.
De mon point de vue, je ne supporte pas et je récuse d’emblée l’argument du coût des équipements de protection. A combien estimez-vous le coût d’années passées dans un fauteuil roulant ?
Quand on met plusieurs milliers d’euros dans une moto, on peut investir quelques centaines d’euros dans une tenue adéquate qui durera parfois même plus longtemps que la bécane.
A une autre échelle, c’est la même chose que les gamins que je rencontrais lors de mes interventions dans les lycées avec La Prévention Routière et qui me disaient que 150 euros pour le BSR, c’est trop cher alors qu’ils roulaient sur des scooters à 2.000 euros…

Dans le cas d’une protection dorsale, l’argument vaut d’autant moins que ce type d’équipement vaut entre 50 et 150 euros, soit moins qu’un casque, un blouson de cuir ou une paire de bottes « racing ».
De plus, il ne se voit pas et n’est pas exposé aux rigueurs du climat. Une protection dorsale ne s’abîme pas (sauf en cas de chute violente), ne se démode pas, ne s’use pas…
C’est un investissement sur le long terme, pour protéger ce qu’il y a de plus précieux et de plus fragile après votre crâne: votre colonne vertébrale.
Voir tout en bas de l’article pour les détails anatomiques.

Le deuxième argument, c’est un manque de confort, une impression de rigidité.
Il est certain que dans un premier temps, une dorsale se fait sentir. Mais on l’oublie très vite. Et les équipements modernes sont bien plus confortables que jadis. C’est comme les gants: au début, on a l’impression d’une contrainte, mais à la longue, ils deviennent indispensables et on se sent tout nu(e) quand on roule sans.

Une dorsale, ça tient chaud en hiver, au dos mais aussi au ventre grâce à la ceinture abdominale.
Certains se plaignent de trop transpirer en été: si vous habitez dans les régions chaudes, prenez une dorsale aérée, respirante.

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Comment choisir une bonne protection dorsale ?

Une dorsale additionnelle, à porter près du corps comme un gilet, présente le gros avantage de l’interchangeabilité.
Si vous possédez plusieurs blousons ou vestes, une seule dorsale permet de bénéficier en permanence d’une protection.

Il existe aujourd’hui quatre normes de protection définies par l’Union Européenne.
On ne parle pourtant pas de norme « CE », mais de norme « EN » pour les équipements de protection individuelle (E.P.I).
Toute autre norme (NF, AFNOR, etc.) est interdite.

Le label CE présent sur chaque E.P.I. garantit que le fabricant s’est conformé à toutes les obligations concernant ce produit, aux termes des directives communautaires et des normes techniques.
Celle concernant les protections des motocyclistes est la norme EN-1621, destinée aux « vêtements de protection contre les chocs mécaniques pour motocyclistes ».

En savoir plus
Les tests réalisés portent sur une série de critères :

  • Impact : la pièce à tester est posée sur un capteur et un poids trapézoïdale de 5 kg est lâché à une hauteur d’un mètre. L’énergie résiduelle est mesurée par le capteur.
  • Abrasion : un échantillon du matériau est fixé à un capteur, puis mise en contact avec une bande de papier abrasif défilante.
  • Perforation : une lame est lâchée d’une hauteur prédéfinie sur le matériau à tester.
  • Éclatement : un échantillon du matériau est fixé sur une poche gonflable, progressivement remplie d’eau, jusqu’à éclatement du matériau.
  • Déchirement : un échantillon est maintenu par deux pinces qui s’éloignent progressivement l’une de de l’autre, jusqu’au déchirement.

La norme EN 1621-1, élaborée en 1997, porte sur les protections des articulations : épaules, coudes, hanches et genoux.
Celle pour les protections dorsales, élaborée en 2003, se nomme EN 1621-2.
Pour les protections thoraciques, il s’agit de la norme EN 1621-3.
Et pour les gilets airbags, de l’EN 1621-4.

Il existe actuellement plusieurs versions de la norme EN 1621-2, niveau 1 et niveau 2.
Au niveau 1, la force résiduelle moyenne doit être inférieure à 18 kN, avec un impact autorisé jusqu’à 24 kN.
Au niveau 2, la force résiduelle moyenne doit être inférieure à 9 kN, avec un impact autorisé jusqu’à 12 kN.
La norme EN 1621-2 de niveau 3 est actuellement en cours de finalisation (au mois de décembre 2011).

Prendre absolument une dorsale homologuée 1621-2 de niveau 2 ou 3 !


Attention, l’existence d’une étiquette « CE » ne garantit pas le respect de l’homologation…
Il faut le petit logo représentant un motard avec la mention « EN 1621-2″.
Vous verrez à côté un chiffre et une lettre.
Le chiffre précise le niveau de protection de la norme, 1 ou 2 ou 3.
La lettre précise la zone couverte de façon conforme: B pour « back », le dos ; « L » pour les lombaires.

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Le choix d’une dorsale n’est pas si évident qu’il y paraît.
Ne vous fiez pas à l’aspect extérieur d’une dorsale : les plus épaisses ou les plus lourdes ne sont pas forcément les plus efficaces.

Après avoir vérifié, sur l’étiquette, la qualité de la protection, il faudra que la dorsale corresponde à votre morphologie.

  • L’épaisseur n’est pas un gage de protection, bien au contraire, mais plutôt synonyme d’encombrement.
  • Bien entendu, elle ne doit aucunement déranger vos déplacements lorsque vous êtes sur la moto et laisser libres les mouvements de votre tête une fois casquée, tout en couvrant une zone dorsale importante pour diffuser l’éventuel impact.
    De façon générale, la protection ne doit pas empêcher les mouvements de nuque (elle ne doit pas buter contre le casque), ni gêner le confort en position assise (en dépassant au bas des reins), ni la rotation du buste pour contrôler les angles morts (donc pas trop rigide).
  • Faites attention à prendre une dorsale à votre taille. Certaines n’existent qu’en taille unique, d’autres en proposent plusieurs. Il existe aussi des dorsales spéciales pour femmes et pour enfants.
  • Dans le magasin, essayer la dorsale avec le blouson et le casque enfilés. Attention aux blousons cintrés ou très serrés à la taille, la dorsale crée une surépaisseur qui peut devenir désagréable ou gênante.
  • Prévoyez que vous allez peut-être devoir enfiler des vêtements plus épais en hiver sous la dorsale.
  • La plupart des dorsales additionnelles disposent de deux systèmes de serrage: le premier sert à ajuster grossièrement votre dorsale en joignant deux longs scratchs ou deux bretelles ; le second avec des bandes élastiques au niveau du ventre sert à bien plaquer la dorsale sur le dos.
    Il faut que la protection reste bien en place pour diffuser l’énergie de l’impact du canal rachidien (la colonne vertébrale) vers les parties molles du corps.
    Veiller à prendre une dorsale avec double serrage au sternum et aux lombaires (ceinture abdominale).
  • Privilégier une dorsale avec une vaste zone de couverture (colonne + épaules, voire clavicules) : non seulement elle protège plus de surface de peau, mais cela répartit la force de l’impact.

Bon point: des canaux d’aération pour ne pas trop transpirer en été.
Mauvais point: des rivets non recouverts (pour maintenir les coques sur le support) qui peuvent blesser.

Pour en savoir plus, lire  Pourquoi se protéger le dos

Une autre idée pour une bonne protection complète: l’armure de torse, appelée « gilet pare-pierres », avec protections aux coudes, épaules, torse et dos.
A porter sous un blouson léger en été ou chaud (mais ample) en hiver.
Voir plus bas dans l’article.

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Si vous n’avez pas trop de sous…

Vous pouvez au moins vous payer le minimum : la coque dorsale « SBS Protect » de Wedze, distribuée par Décathlon, sur son site et dans ses magasins.
Vendue à l’origine comme protection pour le ski, elle n’est pas prévue pour la moto et manque un peu de confort (rigide et chaude), mais elle est homologuée EN 1621-2 depuis 2010, mais attention, seulement avec le niveau 1.
Ce n’est peut-être pas le top en termes de qualité, mais c’est toujours mieux que rien et c’est pas cher

Nouveauté 2011 : la coque dorsale Wedze évolue !
Pour la saison hiver 2011-2012, la Defense Back P s’allonge (elle couvre mieux les lombaires, en bas du dos), s’affine et passe à 26,95 euros, quelle que soit la taille (du XS au XL) et quel que soit le mode de distribution (internet et magasin).
Par contre, elle reste toujours homologuée 1621-2 de niveau 1 seulement.
A 27 euros la dorsale, plus aucun motard n’a d’excuse pour ne pas en acheter une !

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Avec un peu plus de thune, vous pouvez commencer à regarder une coque dorsale spéciale moto, et en l’occurrence celle  fabriquée par l’artisan français Vidal Sport.
Anne et Franck Vidal la vendent à 85 euros TTC (frais de port offerts).
Mais si vous faites une commande groupée avec des copains pour au moins dix exemplaires, vous pouvez obtenir une réduction (de l’ordre de 10%).

La coque est homologuée EN 1621-2 et cette fois avec le niveau 2, très bien notée par « Motomag », assez épaisse mais confortable à l’usage.

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Ensuite, on passe la barre des 100 euros pour des équipements de grande marque.

Le mensuel français « Moto Magazine » a publié en septembre 2011 dans son numéro 280 un essai comparatif, réalisé par l’Institut français du textile et de l’habillement (IFTH), selon le protocole de la norme EN 1621-2 niveau 2, soit un maximum autorisé de la force résiduelle transmise de 9 kN pour une énergie d’impact de 50 joules.

 

La meilleure note technique est attribuée à la coque dorsale de la marque italienne Tryonic, modèle Feel 3.7, avec une force résiduelle transmise de seulement 4,78 kN.
Epaisse (57 mm) mais légère (855 grammes) et bien ventilée, elle est longue et couvre bien les vertèbres lombaires. Mais du coup, la coque rigide peut gêner avec une position de conduite droite, sur les motos routières par exemple.
Prix public moyen : 149 euros.

Cette coque dorsale existe également en version « gilet », plus enveloppante, au prix public de 199 euros.

A noter que la marque Tryonic a été achetée en novembre 2011 par l’équipementier néerlandais Rev’It.
Depuis début 2012, la dorsale Tryonic Feel 3.7 remplace le modèle Gravity de Rev’It.

Elle est déclinée dans une deuxième version, la SEE+, qui offre une protection légèrement inférieure même si toujours en accord avec la norme CE niveau 2, mais présente un poids réduit. Elle s’adresse à ceux qui veulent privilégier un équipement allégé.

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Le meilleur rapport qualité/prix est attribué au produit Viper D3O de la marque Racer, avec un prix public à 129 euros pour une force transmise de 6,06 kN.
Cette dorsale, très souple grâce au matériau D3O, s’avère particulièrement confortable, mais ne couvre pas les lombaires (trop courte).

Info
Racer a présenté aux JPMS 2012 sa coque dorsale en D3O, cette fois intégrée dans un gilet sans manches, nommé Pro-Top, avec un un nylon mesh très aéré.
Disponible en trois tailles (M, L et XL) en coloris blanc/noir, le gilet Racer Pro-Top est commercialisé depuis mai 2012 au tarif de 119 euros.

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Autres produits testés :
- BMW Renfort dorsal, version 3 (à 169 euros), très couvrante et protectrice, mais lourde (1140 grammes)
- Knox Aegis, 100 euros
- All One Bender, 120 euros
- Held Zelda, 139 euros
- Büse Bellino 2, 175 euros

On peut également citer les produits des trois grands équipementiers italiens : Dainese (modèles Wave), Spidi (modèles Back Protector) et Alpinestars (modèles Bionic), disponibles dans différentes versions plus ou moins couvrantes, avec ou sans plaque thoracique, avec ou sans plaque de nuque…

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Pour les dorsales intégrées au blouson, les deux références sont :
- la MT2 d’AB Cuir, réalisée sur mesure pour 49 euros + 7 euros pour le sur-mesure à la dimension de la poche dorsale de son blouson ou 4 euros pour une fixation par velcros (en l’absence de poche dorsale). Voir à l’atelier d’AB Cuir, boulevard Brune à Paris.
- la BackShock 2 Hiprotec de Hein Gericke à 29 euros, très protectrice, mais de forme carrée et rigide.

Quant aux protections « mousse » intégrées d’origine, elles sont la plupart du temps bonnes à jeter.
Pour le savoir, un test simple : prenez la protection, pincez son épaisseur entre deux doigts, puis pliez-la en deux. Si la mousse comprime quand vous la pincez et si vous pouvez plieer la plaque en deux, ne rêvez pas, elle ne vous protégera pas en cas de choc.

A noter toutefois que de plus en plus d’équipementiers insèrent des dorsales de qualité dans leurs vêtements haut de gamme. C’est le cas sur tous les produits Bering et Segura (marques françaises) depuis 2010.
Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à virer la protection en mousse d’origine pour la remplacer par une adaptable de qualité. La plupart des équipementiers en vendent en option, cela vaut en général entre 20 et 30 euros, selon les cas.

Astuce : une plaque dorsale en matériau D3O est commercialisée depuis 2012 par Furygan (disponible chez tous les revendeurs Furygan). Elle est taillée pour entrer dans les poches dorsales des blousons de cette marque française, mais peut s’adapter à la plupart des autres marques. En effet, du fait de ses propriétés élastiques, le D3O peut se découper (une paire de bons ciseaux suffit) ! Il suffit de retailler la plaque aux bonnes dimensions de son blouson, et le tour est joué. Pour 27 euros, j’ai ainsi mis une plaque homologuée 1621-2 niveau 1 dans un blouson de cuir Revit Adrenaline.

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Les protections dorsales pour motardes

Les références du genre, BMW et Dainese, existent bien sûr en petites tailles qui conviendront aux femmes sans « trop » de formes.
La plupart des fabricants proposent aujourd’hui un modèle de dorsale pour motarde, plus ou moins adapté aux spécificités de la morphologie féminine. En particulier, les femmes « bustées » devront trouver une dorsale dont les bretelles ne se croisent pas au niveau de la poitrine.

Spidi a été le premier à décliner ses dorsales en version femme, mais Held propose depuis 2009 une dorsale spécifique pour femmes, la Recia.

Répondant aux normes européennes de niveau 2 (DIN 1621-2), la dorsale Held Recia est pourvue de mousses de protection multicouches. Présentée sous forme de gilet, elle épouse le corps de la motarde tandis que la large bande velcro abdominale permet ajustement et bon maintien – à condition d’avoir la taille mannequin.
Et pour ne pas faire sauna, le manufacturier allemand a opté pour des empiècements en lycra respirant et un revêtement en fibre aérée et hypoallergénique qui devrait limiter la transpiration.
Protection en forme de « V » offrant une protection additionnelle aux épaules.
Protection dorsale couvrante homologuée CE (DIN 1621-2) s’étendant aussi au niveau des côtes et du coccyx.
Protections amovibles.
Matière élastique qui épouse la forme du corps avec une large fermeture velcro.
Doublure en fibre aérée et hypoallergénique avec empiècements en lycra respirant.
Fermeture par zip central.
Lavable.
Tailles femme : DXS, DS, DM, DL, DXL.
Coloris unique : noir/ orange.
Prix public 2009 TTC : 164 euros.

Le même produit est également vendu par l’équipementier suisse IXS, sous l’appellation « Carapax ».

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Et pour les enfants ?

Encore plus rares, voire inexistantes, sont les protections dorsales dignes de ce nom dans les blousons pour enfants.
La marque suisse IXS est une des seules à proposer une protection dorsale flexible avec protège-reins intégré : la Pro Back VII Kids, spécialement étudiée pour les petits gabarits.
Caractéristiques techniques :

  • des bretelles réglables
  • une protection en PE amortisseur de chocs
  • une plaque de mousse latérale avec étais pour faciliter la circulation de l’air
  • un revêtement en maille textile 3D pour éviter les éventuelles irritations de la peau et absorber la transpiration.

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Et le gilet de protection ?

Suite à la question d’un motard internaute désireux d’en savoir plus sur le gilet Dainese Wave Neck, j’ajoute ce paragraphe sur les gilets de protection.

Le gilet-armure n’a pas vraiment percé en France…
J’en ai porté pendant quelques temps. Le souci est que c’est difficilement compatible avec le port de vêtements moto « normaux » car les coques se superposent et gênent beaucoup les mouvements. La seule solution est alors d’enlever les coques intégrées au blouson. Résultat, si un jour on décide de ne pas mettre le gilet, on se retrouve sans protections, il faut les remettre et c’est souvent un peu pénible.

Je dirais que le choix est entre:
- un blouson (ou veste) de bonne qualité avec coques aux coudes et épaules + dorsale indépendante ;
- un blouson de daube sans protections par dessus un gilet.

Le gilet peut se porter sur un simple t-shirt en été, effet « total look » garanti. En cas de glissade à grande vitesse, la maille risque clairement de rompre, mais pour amortir les chocs en cas de chute en ville, c’est tout à fait correct.
J’ai pris quelques bonnes pelles en enduro avec un gilet-armure, et ça protège bien, même s’il faut bien le serrer car les coques ont tendance à tourner pendant les glissades.

Dans ce domaine et en dehors des protections issues du monde du moto-cross, les produits « référence » sont les mêmes: Dainese et BMW.
Le Dainese Wave Neck est sans doute ce qui se fait de mieux (et de plus cher) en la matière.
La protection de nuque ne s’impose pas vraiment à mon sens, les traumas du rachis ne sont pas les plus répandus en accidentologie moto. Si vous portez un bon casque intégral, cela suffit à protéger la nuque.


BMW a sorti en 2009 la « Protektorenweste 2″, un gilet de protection complet très bien fini… et très cher ! Compter 330 euros hors promotion.

La première version, moins colorée (gris et bleu), était bâtie autour d’une maille filet élastique à pouvoir respirant, avec protection DuPont CoolMax, tissu intercalaire.
Ceinture protège-reins à réglages multiples et amovible. Les renforts NP (norme CE) couvrent largement les articulations et présentent d’excellentes propriétés d’amortissement.

La deuxième version, mélangeant noir, bleu et orange, est bien sûr elle aussi certifiée DIN 1621, partie 2.
L’enveloppe est en polyamide/élasthanne. Le renfort dorsal préformé protège la colonne vertébrale, les omoplates et les reins, avec une excellente capacité à absorber les chocs. Il faut y ajouter des renforts NP aux épaules et aux coudes, en polyuréthanne, une protection des clavicules par un matériau en polyuréthanne, des garnitures amovibles sur la poitrine, des éléments en EVA absorbant les chocs sur le haut des manches et au niveau de la zone latérale des côtes, et enfin une ceinture protège-reins amovible, avec longueur réglable en continu.
Pour fixer le gilet sur le pantalon, une courroie à fermeture velcro.
Pour éviter que les manches ne remontent, des passe-pouces très élastiques.
Fixation des renforts pour les coudes possible au moyen d’une courroie de réglage.
Excellentes propriétés de perméabilité à l’air, de circulation de l’air et d’évacuation de l’humidité.
Tailles : S à XL.

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Protection dorsale ou gilet airbag ?

Les gilets gonflables commencent peu à peu à se répandre dans la population motarde. Cela reste très minoritaire, mais les motards attachés à leur sécurité s’intéressent à ce produit et quelques-uns m’ont déjà posé la question de l’opportunité du gilet airbag.

Le gilet airbag a pour lui deux avantages.
Il s’enfile par dessus votre vêtement moto, et non en dessous, d’où une moindre impression de gêne, un meilleur confort. Il se met et s’enlève plus facilement. D’un autre côté, il faut quand même le porter bien ajusté et il n’est pas plus respirant. Par forte chaleur, il tient tout aussi chaud, je peux vous l’assurer.
Autre qualité, indiscutable elle par contre, il protège non seulement le dos, et tout le dos, mais aussi le thorax et un peu l’abdomen. Et ce, de façon bien plus efficace qu’une plaque thoracique – du moins contre les chocs, moins contre la perforation.

En revanche, le gilet suppose quelques inconvénients.

Tout d’abord, il reste bien plus cher que la dorsale. Cette dernière coûte en moyenne autour de 150 euros, un airbag coûte au moins deux fois plus cher. Certes, il est réutilisable (à condition de ne pas avoir été abîmé), alors que la dorsale, c’est comme un casque: il faut en changer si elle a tapé car elle n’assurera plus son rôle d’amortissement à l’endroit du choc. Mais bon, on ne se prend pas un gros gadin tous les ans (ou alors, faut songer à changer de conduite…) !

Le gilet ne fonctionne que si on s’attache à la moto. Non seulement, cela implique qu’il ne se déclenchera qu’en cas d’éjection du motard, mais cela veut surtout dire qu’il faut penser à s’attacher avant de partir et se détacher en arrivant. A chaque arrêt, il faut se détacher, se rattacher… Contrainte minime, mais la dorsale, on la met en s’équipant et on n’y pense plus.

Le gilet protège superbement contre les chocs. Moins bien contre l’abrasion. En cas de longue glissade sur le dos, le matériau du gilet va fondre et l’air s’échapper, alors que la coque en dur de la dorsale résistera et protégera. Aucun matériel ne protège à 100% dans toutes les circonstances, chacun est un compromis.

Pour en savoir plus, lire « Réflexion sur le gilet airbag moto »

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Quelques explications anatomiques

La colonne vertébrale est composée de vertèbres empilées les unes sur les autres.
De bas en haut: 5 lombaires, 12 dorsales, 7 cervicales.
A l’intérieur de ces vertèbres passe la moelle épinière. Elle a pour rôle la conduction des influx nerveux du cerveau vers tous les organes et membres. Elle part du crâne (en dedans même) et se conduit jusqu’en L2 (2eme vertèbre lombaire).

 

Si un choc survient au niveau d’une vertèbre ou qu’une force trop grande vient à déplacer une vertèbre par rapport a sa sous-jacente ou sus-jacente, cette dernière va alors sectionner la moelle épinière, empêchant ainsi la conduction des influx nerveux.

En conclusion: plus la moelle est touchée haut, plus vous serez handicapé.
Et cela ne concerne pas que les membres. La moelle innerve aussi les organes et les tissus (colon, vessie par exemple, ne fonctionneront plus).

Les vertèbres cervicales, au nombre de sept, sont très vulnérables.
Un traumatisme, par hyper-flexion ou par hyper-extension ou par choc frontal, peut entraîner une paralysie totale : au dessus de la 3e cervicale, c’est mortel.
En dessous, on est tétraplégique, c’est-à-dire que les quatre membres sont paralysés plus le thorax et l’abdomen. La tétraplégie est le plus souvent complète avec un taux de récupération nul.
Au pire, on ne peut bouger que la tête (atteinte au dessus ou au niveau de la 4e vertèbre cervicale). Au mieux, seuls les deux derniers doigts sont paralysés, plus tout le reste en dessous (atteinte au niveau de la 7 ème cervicale). On peut alors fléchir l’avant-bras sur le bras, on garde la « pince » (rapprocher l’index du pouce), on peut se servir d’une fourchette et utiliser un fauteuil roulant.

Les vertèbres dorsales, au nombre de 12, sont parfois impliquées lors des accidents de moto.
Un traumatisme violent au niveau des vertèbres dorsales (l’on dit « thoraciques ») ne pardonne pas. La paralysie, si elle existe, est presque toujours complète et sans espoir de récupération. En effet, la moelle épinière est contenue par une membrane, la dure-mère, qui est ici quasiment en contact avec le canal vertébral.

C’est différent au niveau lombaire, où la dure-mère contenant la moelle épinière puis le début des racines nerveuses garde un petit espace occupé par de la graisse, jouant un rôle d’amortisseur. Ici, la paralysie peut être totale ou incomplète – avec, dans ce dernier cas, espoir de récupération.

Pour en savoir plus, lire  Pourquoi se protéger le dos.

Voir ci-dessous la répartition exacte des organes dirigés par la colonne vertébrale et donc les fonctions affectées s’il y a lésion.

 

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  190 comments for “Choisir sa protection dorsale

  1. Romain
    6 juillet 2014 at 13:20

    Bonjour,

    J’ai lu l’ensemble des commentaires et je n’ai pas trouvé les réponses aux questions que je me pose.

    Est-il préférable de choisir une dorsale intégrée ou une dorsale additionnelle? Si l’on choisit une dorsale additionnelle faut-il choisir une taille supplémentaire pour le blouson?

    Amicalement

    • FlatFab
      6 juillet 2014 at 23:31

      Une coque additionnelle protégera toujours mieux, mais c’est plus contraignant.
      Après, tout dépend de la coupe du blouson et de l’épaisseur de la coque. Sous un cuir bien ajusté près du corps, il vaut mieux prendre une taille au-dessus.

  2. flowz
    5 juillet 2014 at 16:15

    Bonjour,

    en recherche d’une protection dorsale, je me suis arrêté sur le modèle Tryonic feel 3.7. En l’essayant en magasin, le vendeur me propose également la Forcefield Blade de niveau 2 également (http://www.forcefieldbodyarmour.com/product/blade-back-protector/2426), qui présente l’avantage d’être réutilisable après un choc grâce au matériau qui la compose.

    Pour un prix équivalent, me voilà hésitant.
    Quelqu’un aurait-il un retour ou des infos sur cette dorsale, comme la force transmise ou le confort à l’utilisation…

    Que pensez-vous des dorsales présentant une protection du coccyx? Je mesure 1,85m, j’ai fais remarqué au vendeur que la Tryonic taille L ne descendait pas si bas, il m’a répondu que cela serait gênant pour la position de conduite.

    Merci

    • FlatFab
      6 juillet 2014 at 23:57

      Cela dépend de la position de conduite, justement.
      C’est pour ça que dans l’idéal, il faut essayer la dorsale en situation, sur ta moto, avec ton équipement habituel.
      De façon générale, plus une dorsale est couvrante, mieux c’est, donc la protection du coccyx est un « plus », tant que ça ne gêne pas à la conduite.

  3. Newbie18
    17 février 2014 at 18:03

    Je m’interroge sur l’efficacité en fonction de la vitesse de ces protections… Effectivement, si les normes d’homologation sont basées sur la transmission d’un niveau maximum de pression par rapport à un poids lâché d’une certaine hauteur, ça ne renseigne pas sur ce qu’on va encaisser en fonction de la vitesse avec laquelle on percuterait un obstacle fixe… Et donc suivant la vitesse à laquelle on roule !
    Dans mon cas précis, je ne possède que des motos anciennes qui plafonnent à 110 pour la plus rapide, autant dire que je croise toujours à moins de 90, hors de question de prendre l’autoroute…
    Bref, une dorsale additionnelle est-elle nécessaire ? Une dorsale intégrable peut-elle suffire ? Comment choisir entre ces modèles tous homologués en niveau 2 et a priori intégrables dans mon blouson Béring mais pour lesquels on ne trouve pas plus de renseignements (comme par exemple le niveau exact de transmission de l’impact) :
    http://www.icasque.com/Equipement-moto/Protection-Moto/Dorsale-Moto/Safe-Tech/
    http://www.icasque.com/Equipement-moto/Protection-Moto/Dorsale-Moto/Warrior-Protector/
    http://www.icasque.com/Equipement-moto/Protection-Moto/Dorsale-Moto/Dorsale-D3O-Niveau-2/
    http://www.icasque.com/Equipement-moto/Protection-Moto/Dorsale-Moto/D3O-Back-CE-Pad/

    Vous semblez dire beaucoup de bien du D3O, mais entre la Furrygan et la Icon, quelle différence ???
    Faut-il envisager pour les dorsales dans cette matière un remplacement systématique tous les 2 ou 3 ans ? Sinon comment vérifier leur état ?

    • brisy
      18 février 2014 at 09:53

      bonjour,
      sans préjuger de la réponse de Fabien ,la vitesse n’est pas le seul facteur de mortalité dans les accidents de moto : il y a des accidents graves à 20km/h; la ffmc vient de définir 4 niveaux d’équipements du plus basique au plus complet(http://www.motomag.com/Equipements-de-protection-moto-une-charte-pour-quoi-faire.html#suitedeArticle) à chacun de se positionner en fonction de ses besoins.
      amicalement
      Marco

      • Newbie18
        18 février 2014 at 12:27

        « Qui peut le plus peut le moins »… Même pour faire du vélo je mets des gants et un casque ;o)
        Par contre la force de l’impact subie en cas d’accident est bien l’énergie cinétique accumulée par le motard, proportionnelle au carré de la vitesse…

    • FlatFab
      18 février 2014 at 22:28

      Je crois que tu sous-estimes beaucoup la force de l’impact subie lors d’une chute à moto, ne serait-ce qu’à 50 km/h.
      Il faut l’avoir vécu pour le ressentir.

      Je prends souvent l’exemple d’une douleur qui nous est arrivée à tous.
      Il t’est sûrement déjà arrivé de te manger une porte, un poteau, un obstacle quelconque en marchant. Et tu sais que cela peut faire bien mal si tu te cognes à certains endroits sensibles ou stratégiques : le nez, le menton, l’arcade sourcilière, le nerf du coude, les parties intimes… Le tout à des vitesses ridicules, 5 km/h, vitesse de déplacement d’un homme au pas.
      Maintenant, imagine la même chose à 50 km/h, avec donc un choc 100 fois plus fort (énergie cinétique multipliée par le carré de la vitesse : vitesse x10 = impact x100).
      Alors, à ton avis, à 90 km/h, ça va donner quoi ?
      Pour rappel, à partir de 100 km/h, une chute à moto sur deux est mortelle.

      Sinon, difficile de vérifier l’état d’une protection dorsale (comme des coudières, genouillères et épaulières, d’ailleurs).
      Personnellement, j’opte pour un remplacement tous les cinq ans.

      • Newbie18
        18 février 2014 at 22:50

        J’ai mal posé ma question : je ne sous-estime pas l’impact à 100km/h, ce que je veux dire c’est comment connaitre l’efficacité d’une protection pour les vitesses auxquelles on roule ? Qui peut le plus peut le moins bien sur, mais on voit quand même rarement des cyclistes porter un casque integral et un blouson de moto… Alors faut-il le même équipement pour rouler sur routes nationales en respectant la vitesse légale, que pour courir le bol d’or ???

        • FlatFab
          19 février 2014 at 23:02

          Dans l’idéal, oui.
          Après, chacun met où il veut le curseur entre sécurité et confort.

          • Newbie18
            20 février 2014 at 13:08

            Bah ! Pour le confort, ça doit être comme lorsqu’on met un intégral pour la première fois, ça fait bizarre mais on s’y fait très vite ;o)
            Je vais aller voir ma boutique moto préférée, ce qu’ils ont en magasin pour essayer…

  4. virginiesoli
    23 janvier 2014 at 17:24

    Bonjour,
    J’envisage l’achat d’une protection dorsale mais mesurant 1m53 pour 52 kg, est-ce possible ? Merci

    • FlatFab
      27 janvier 2014 at 00:31

      Certains fabricants proposent des protections dorsales à la taille S ou XS.
      Mesurez votre longueur de dos, des vertèbres cervicales aux lombaires, et allez vérifier en magasin.

    • Ricky
      27 janvier 2014 at 09:15

      Je te conseille de contacter les vidal. Ce sont des fabriquants de combinaisons cuir pour la compétition mais ils font aussi des dorsales, gants…
      Leur site : http://vidal-sport.com/
      Contacte les par mail ou tel. Madame Vidal est de très bon conseil et elle te dira si ils peuvent te faire une dorsale tip top.
      Ricky

  5. Yann
    16 janvier 2014 at 21:46

    Bonjour,
    Merci pour cet article complet et instructif (très).
    Sur les injonctions de mon épouse, le Père Noël 2013 m’a apporté un airbag Helite.
    Après quelques semaines, voici ce que je peux en dire.
    J’ai le gilet airbag sur ma veste Bering textile. Tenir l’ensemble à bout de bras est un effort car le poids est conséquent mais une fois enfilé, on ne s’en plus compte.
    J’avais examiné les solutions sans lanière mais les contraintes techniques (installation inamovible) et pratique (coût élevé avec le pompon pour le Dainese à plus de 1200 euro) m’ont dissuadé. J’ai donc le Helite. Etant automobiliste aussi, le branchement du gilet à la lanière est en tout point comparable à mettre sa ceinture de sécurité quand on rentre dans sa voiture. Donc, n’ayez pas de crainte sur le côté gênant.
    En conclusion, il faut 20 sec. pour les 3 boucles qui ferment le gilet et 15 sec. pour arrimer le gilet à la moto, soient 35 sec. pour se sentir protégé. Mieux qu’une dorsale, à mon avis, mais pour un prix catalogue de 550 euro… Après avoir lu l’article et surtout examiné les conséquences présentées sur les schémas, ça vaut le coup.
    Bonne route.

    • momo
      24 janvier 2014 at 00:47

      On peut ajouter au commentaire de Yann l’information suivante: le gilet Hélite contient également une dorsale, cela permet d’éviter de mettre celle que l’on a pour le blouson (ou vêtement qu’on met sous e gilet airbag).

      • FlatFab
        27 janvier 2014 at 00:30

        Certes, mais la petite plaque dorsale intégrée dans le gilet est plus symbolique qu’autre chose. Elle est homologuée ECE 1621-2 niveau 1 seulement et surtout, elle ne couvre pas grand-chose. N’importe quelle plaque homologuée de blouson fait mieux.

  6. Larenz aka Lo
    10 janvier 2014 at 12:00

    Bonjour et toujours félicitation pour ce site ultra complet ( je sais je le ds à tout mes commentaires, mais j’y tiens ;-) )

    Pour moi qui suit nouveau pilote j’hésite. Mon budget est de 200€. Et en effet j’hésite entre rouler avec un blouson de moto textile avec protection moyennes aux coudes, épaules, et dos. Ou enfiler une dorsale de très bonne qualité sous mon blouson de cuir qui n’es pas un blouson de moto et n’a donc pas de protection coudes épaules… Donc si je tombe mon dos sera super bien protégé mais du coup mes épaules et et mes coudes beaucoup moins. Quel est votre avis sur ce cas de figure ? ( je précise que je fais essentiellement de la ville tout les jours ).

    Merci d’ avance !

    • FlatFab
      14 janvier 2014 at 15:44

      La surface couverte par les protections est tout aussi importante, voire plus, que la qualité des protections.
      Mon conseil à pas cher : tu as un très bon blouson de cuir, garde-le. Achète des protections les plus couvrantes possible, c’est-à-dire les coques BMW NP (coudières, épaulières, dorsale). Va chez un artisan du cuir et demande-lui de créer des poches à l’intérieur des manches aux dimensions exactes pour y loger ces protections.
      Tu auras ainsi un blouson de cuir de bonne qualité avec des protections efficaces, le tout pour 200 euros grand max.

  7. martin
    17 octobre 2013 at 14:29

    Salut!
    tout d’abords, super article, vraiment intéressant! Je suis jeune motard et je fais des recherches sur les équipements qu’il faudrait que je me procure, ton article m’a bien aidé et convaincu!

    J’ai une question cependant sur le D3O. J’ai vu des vidéos de tests dans lesquelles l’auteur conclu que le d3o a de l’avenir mais ne protège pas aussi bien que les coques standards pour le moment car pas assez épais la plupart du temps. Tu en pense quoi toi?

    Merci de ta réponse,

    Martin

    • FlatFab
      18 octobre 2013 at 11:43

      Il est certain que la matière ne fait pas tout, le d3o n’est pas un remède-miracle. Une couche de 5 cm de mousse dense fera toujours mieux qu’une lamelle en d3o de 2 mm…
      A épaisseur égale, le d3o protège mieux et surtout est plus confortable. Mais seulement à épaisseur égale.
      L’important, c’est l’homologation. Il faut impérativement prendre des protections ECE 1621-2 niveau 2. A partir de là, le d3o protège aussi bien et sera plus confortable à porter, rien de plus.

    • JULIEN
      7 janvier 2014 at 18:40

      Bonjour,

      Merci pour ce test, nous profitons des soldes pour equiper madame!
      avez vous des tests concernant les protections cervicales?

      • FlatFab
        9 janvier 2014 at 16:32

        Non, rien sur les colliers cervicaux.
        Mais on en a déjà parlé dans les commentaires, lis les plus anciens.

  8. Paul
    9 septembre 2013 at 17:09

    Bonjour et bravo pour votre site.

    Je le trouve complet et très agréable à lire. Lorsque l’on débute en moto comme moi c’est vraiment pratique de pouvoir lire toutes ces bonnes informations, centralisées sur un unique site.

    J’ai une question qui peut paraître idiote : est-ce inutile voire dangereux de porter une protection dorsale sous une veste ayant elle-même des renforts au niveau du dos ?

    Merci pour vos réponses !

    • FlatFab
      10 septembre 2013 at 15:28

      Déjà répondu dans d’autres commentaires plus anciens.
      Ce n’est absolument pas dangereux et ce n’est pas forcément inutile, surtout si la plaque dorsale du blouson est en mousse.

  9. nico
    20 juillet 2013 at 21:02

    Bonjour,
    la hasard d’une recherche google sur un blouson rev’it adrenaline me fait atterrir sur ce site que je connais et consulte depuis longtemps. En fait j’ai une question mais pas sur les dorsales (j’en ait déjà une et j’en suis très satisfait). Je cherchais des infos sur un blouson rev’it adrenaline que je compte acheté et je me posais des questions sur l’étanchéité de ce dernier. Et j’ai vu en lisant l’article que vous avez (eut) un. Que pensez vous du blouson en général et surtout de son étanchéité en cas de faible, forte ou très forte pluie ? En effet sur le bas des bras et sur les côtés ce n’est pas du cuir et j’ai un peu peur qu’en cas de pluie ça se transforme en piscine en un rien de temps!!!
    Voilà désolé pour le hors sujet :-)

    • FlatFab
      20 juillet 2013 at 23:18

      Y a pas de quoi…
      Sauf que, dans la mesure où je suis le vendeur de ce blouson, je ne vais pas pouvoir te dire grand-chose de plus que ce que je t’ai déjà répondu par email. :)

  10. Fausto
    15 juillet 2013 at 22:48

    Bonjour l’expert!
    Merci pour ce bel article. J’ai une question: est il possible que le même modèle, par le même fabricant existe en différentes niveaux d’homologations?
    Car j’ai une Dainese Wave 3 dont je suis très content, mais je viens d’apprendre avec surprise qu’elle est seulement homologué niveau 1 (j’ai l’étiquette sous les yeux, c’est bien marqué EN 1621-2, la lettre B et le chiffre 1 à coté), mais j’en ai trouvé une autre en vente sur le web, avec le niveau 2 clairement affiché sur l’étiquette, ici: http://www.fz6ride.com/t8482-vds-dorsale-dainese-wave-3.
    Qu’en penses tu? Dois-je vraiment changer la mienne si je veux être bien protégé ?
    Merci !

    • FlatFab
      19 juillet 2013 at 18:18

      Il peut y avoir plusieurs versions d’un même produit.
      Il est certain qu’il serait préférable de porter une dorsale de niveau 2 qu’une de niveau 1.

  11. cecile
    11 juillet 2013 at 07:24

    Bonjour à tous.
    Merci à toi pour toutes ces informations. Pour ma part je pense que la dorsale devrait être obligatoire. Je suis jeune motarde, sans trop de tune mais pour moi la sécurité n’a pas de prix.
    Bonne route à tous.

  12. lesavage
    2 juillet 2013 at 22:20

    Bonjour,

    Que penser et quelle note de confort et fiabilite pour le gilet icon striker rig.?

    Il y a du D3o sous les protections dorsales coude et epaules. Bref ca a l air d etre un bon produit,

    Merci

    • lesavage
      22 juillet 2013 at 20:25

      Salut,

      Bon pas d avis sur le gilet. ICON. STRIKER RIG? ?

      Mon ideal serrait un gilet style body armor tel celui la.

      Enfin pourquoi les equipements n associeraient ils pas ce qu il y a de mieux techniquement , je verrai bien la meme gilet avec les empiecements

      en aramide carbone kevlar

      Merci de vos commentaires

  13. thomas
    27 mai 2013 at 17:41

    Bonjour, je pratique le supermotard en compétition et j’ai bien sûr une dorsale. C’est une alpinestars qui est de niveau 1 et je songe à la remplacer par une trionic feel 3.7 mais quelle version choisir entre la dorsale classique et le gilet? y a t il un meilleur maintien?
    J’ai par ailleurs une hernie cervicale entre C5-6 et je voudrais protéger au mieux cette zone « critique » quand je pourrais reprendre la moto. Je me demande si les colliers cervicaux sont judicieux. J’ai lu qu’ils déplacent l’impact vers les premières vertèbres thoraciques… c’est pas le top mais med cervicales seraient protégées, non? Certains equipementiers comme scott et ortema reportent les efforts sur les omoplates plutôt que plus bas sur la colonne.
    Est ce une bonne idée? Vers quel type de protection m’orienter : type leatt brace avec un report des efforts sur la colonne (via la dorsale mais ce genre d’emboitement ne me rassure pas plus que ça) ou type Scott/ortema avec une diffusion de l’énergie cinétique au niveau des omoplates (ceci peut aussi changer le choix de la dorsale du coup… pour une qui couvre les omoplates).
    Merci encore pour ces précieux articles.

    • FlatFab
      28 mai 2013 at 12:35

      Un gilet avec ceinture assure un meilleur maintien de la dorsale qu’une simple paire de bretelles.
      Par contre, les coques dorsales intégrées dans un gilet sont souvent moins longues (surtout en bas, sur le coccyx) que celles avec bretelles.
      Rien n’est parfait en ce monde…

      Très clairement, il FAUT impérativement choisir un collier cervical avec deux pattes qui transmettent l’impact résiduel sur les omoplates, et non sur la colonne vertébrale, même si c’est sur les vertèbres thoraciques.
      Même Leatt Brace est revenu de cette fausse bonne idée et les nouvelles versions de son collier reposent maintenant sur les omoplates.

      • Thomas
        28 mai 2013 at 14:05

        Merci.
        Niveau dorsale, je prends avec ceinture. Les bretelles ne maintiennent pas grand chose, la dorsale suit la courbe du dos. Par contre je sers la ceinture pour bien plaquer la dorsale sur le creux des reins. J’ai bon?
        Pour le gilet c’est plus compliqué car je suis gras et ils sont très ajustés.

        As-tu des informations qui pourraient m’orienter dur le choix du neck brace?
        Les produits ortema ont l’air très sérieux (connus du domaine médical?) Mais difficile à se procurer (quid des pièces détachées?) Alors que le leatt brace stx (appui sur les omoplates) est bien plus disponible.

        Encore une chose, j’ai essayé il y a quelques temps une trionyc feel3.7 très confortable. Mais il semble que je me situe entre 2 tailles (il y a une plaque supplémentaire sur la plus grande et de fait la difference est sendible). L’une est vraiment trop courte et il manque quelques centimètres. Elle arrive un peu sous la ligne d’épaule. L’autre avec sa plaque en plus monte plus haut et je peux sentir don bord dans le creux de ma nuque mais seulement en extension maxi du cou. Vu que ce mouvement particulier sera limité par un neck brace puis je prendre la grande taille qui me semble mieux ajustée ou est ce prendre un risque inutile?

        • FlatFab
          29 mai 2013 at 01:24

          1. Evidemment, il faut bien serrer la ceinture.

          2. Je ne suis pas spécialiste des colliers cervicaux qui restent pour l’heure limités à la compétition.
          Ortema possède une bonne réputation. Ils sont distribués en France par Touratech.
          Leatt Brace fabrique sous sa propre marque, mais commercialise aussi ses produits sous d’autres marques, pour Scott, BMW ou KTM par exemple.

          3. Difficile de choisir à ta place sans avoir testé.
          Le choix de la grande taille me paraît plus raisonnable.

  14. Axel
    22 mai 2013 at 11:11

    Pour commencer bravo pour cet excellent article !
    Connaissez vous ce gilet Knox : Gilet moto Knox TRACK VEST ?
    J’hésite entre ça et une Tryonic…
    Des avis ?

    Merci d’avance :)

  15. MAX
    15 mai 2013 at 21:27

    Bonjour,

    Super site. Bravo !
    Ceci dit, comment faire pour connaître la liste du matos certifié niveau 2 pour les catégories EN 1621-1, EN 1621-2 et EN 1621-3 ???
    Merci
    Max

  16. dantonnet
    17 avril 2013 at 08:22

    Bonjour,
    Je suis motarde depuis 20 ans, mais j’ai des problèmes de cervicales, dorsales, lombaires.
    Que me conseilleriez vous comme coque qui pourrait maintenir l’ensemble.
    Je mesure 1.71m
    Dans l’attente de votre réponse,
    Cordialement
    Carole

    • 17 avril 2013 at 14:45

      bien que ce soit à fabien de répondre pour la protection…. je mets mon grain de sel,pour le « maintien » : ce sont tes muscles ,et eux seuls! qui peuvent maintenir et protéger ton dos meurtri…une activité physique douce et régulière (natation ,par exemple (sauf la brasse))peut donner une musculature correcte à ton dos la protection dorsale (ou plus) n’est là que pour augmenter ta protection en cas de chute et /ou d’accident en absorbant de l’énergie à la place de ton corps, pas pour « maintenir » quoique ce soit(pour ça ,il faudrait un corset orthopédique ,et là pour le coup la moto……)
      amicalement
      marco

      • Carole
        6 mai 2013 at 08:35

        Merci Marco pour toutes ses infos, mais je n’arrêterai pas la moto, et je vais quand même m’acheter une coque pour plus de sécurité. (faute de mieux)
        Merci à toi et bonne route …

      • Thomas
        27 mai 2013 at 17:50

        Ce sont bien sûr tes muscles qui te soutiennent. Je voudrais juste rajouter que la brasse n’est pas plus contraindiquée si elle est effectuée correctement, c’est à dire avec une phase « coulée ». Ainsi le cou travaille et se muscle normalement, plutôt que de rester contraint de manière incessante avec les désagréments (au minimum) que cela engendre.

    • j7z
      5 mai 2013 at 12:11

      Trés bon article !!!… sinon il y a un autre site que j’ai vu, pour bien choisir sa protection dorsale :
      http://www.commentmieuxchoisir.fr/Comment-choisir-sa-protection-dorsale.asp

      Pour votre sécurité, optez pour une protection dorsale de qualité.

  17. Mica
    6 décembre 2012 at 08:46

    Bonjour,
    En un mot MERCI pour votre site.
    J’ai acheté un blouson DAINESE rapier NON equipé de dorsale.J’envisage d’ achetet la dorsale de niveau 2 qu’est le gliet CARAPAX IXS dont le seul defaut derait selon le site l’equipement une eventuelle trop grande flexibilite vers l’arriere en cas de choc (trop souple ?).Je souhaiterais rajouter une dorsale à integrer au blouson dans sa poche. CEci me permettrait de circuler en semaine (ville et allure tranquille ) avec le blouson et sa dorsale et si ballade plus « sportive  » le W-E de mettre le gilet en plus.
    Question 1: Gilet + dorsale ok niveau protection? pas de CONTRE INDICATION à superposer?
    Un des interets de la petite dorsale serait justement de bloquer cette flexibilite vers l’arriere…)
    Question 2 : Je pensais plutot que prendre une dainese (niveau 1 ds le meilleur des cas) prendre une D30 (NIVEAU 2!et elle apporte la rigidite au choc!) qu’eventuellement je decouperais à la bonne dimension.
    Ouvert à tous les avis et critiques ,merci de m’avoir lu, nous sommes 3 copains à se poser la même question.

    • FlatFab
      17 décembre 2012 at 19:07

      1. Pas de contre-indication à superposer une plaque dorsale et une coque.
      2. Pour la plaque, le d3o est une bonne solution, mais attention aussi à la surface couverte. Il ne faut pas qu’elle soit plus petite que la poche.

  18. brisy
    29 septembre 2012 at 13:07

    bonjour,
    comme j’aurais pas le temps de muter l’équipement airbag sur la nouvelle moto tout de suite, j’ai acheté une tryonic see+, en fonction des disponibilités de taille et de qualité… dans les magasins de mon coin , c’est bien enveloppant,j’espère que c’est à la hauteur niveau protection
    amicalement
    marco

  19. Tom
    30 juillet 2012 at 10:33

    Bonjour Flat Fab,

    Merci pour ce test complet et impressionnant.
    As tu un avis sur les nouvelles dorsales en 3DO ?
    Sont-elles aussi sures et safes qu’une dorsale « dure » ?
    Je les trouve courtes et j’ai un peu peur qu’en cas de choc le bas du dos ne soit pas protégé ?

    • Tom
      30 juillet 2012 at 10:43

      Oups pardon suis allé un peu vite j’avais pas vu les 142 comments. Je vais creuser.

  20. Olive
    9 juillet 2012 at 09:43

    Petite remarque sur ton article très complet qui m’a apporté quelques précisions que je ne savais pas (normes…).
    Bering commercialise une veste airbag sans fil, avec des capteurs de choc, décélération etc, sur la moto, et changement de piles une fois par an.
    Je ne sais pas si d’autres fabricants le font également.

    http://www.bering.fr/airbag/

  21. Batman
    28 juin 2012 at 11:34

    Il y a en ce moment une vente privée Tryonic sur http://www.privatesportshop.com.
    75€ pour la Feel 3.7

    • David
      30 juin 2012 at 23:59

      Merci pour l’info!!

  22. Lionel
    22 juin 2012 at 18:19

    Merci pour l’article!

    J’ajouterais même par rapport à l’argumentation du prix, que si une dorsale peut couter 150€, une chaise roulante elle coute au minimum 600€. lol

    Et que comparativement, même si c’est un investissement unique dans les 2 cas, le retour sur investissement lui n’est pas comparable ;-)

    Bel article!
    Encore merci

  23. Moriggane
    18 juin 2012 at 23:30

    Hello Fab,
    Après 3-4 mois de permis, je commence à m’interescer aux dorsales. C’est le seul équipement indispensable qui me manque! (enfin, j’ai un carré de mousse intégré dans le blouson….mais ca ne fait pas illusion !)
    Une petite question stp, un célèbre magasin de Bordeaux vante les mérites d’une dorsale souple, portée en harnais (type Viper D3O/Racer j’imagine) …et argumente contre les dorsales « rigides » type coque même si articulées…
    L’argument ? Une coque rigide n’amortie pas les chocs…puisque rigide ^^. La souple, Oui !
    Qu’en penses tu ?

    Sinon, je pencherai pour une TRYONIC…le Feel 3.7 semble être remplacée par la TRYONIC Dorsale SEE +…au prix de 135€ sur le net.

    See you

    • FlatFab
      18 juin 2012 at 23:50

      Une coque « rigide » n’est pas une armure… Quand on dit d’une coque dorsale qu’elle est « rigide », cela ne concerne que l’habillage extérieur. A l’intérieur, elle est faite de mousse souple haute densité. Simplement, si on laissait la mousse à l’air libre, elle se dégraderait, notamment à cause des frottements. La coque rigide en plastique dur n’est en fait là que pour protéger la mousse.
      L’avantage des nouvelles matières polymères, type D3O, est d’éliminer le besoin de cet habillage rigide, ce qui fait gagner en poids et en confort, avec tout autant de performances d’absorption, voire mieux.

  24. Samir
    14 juin 2012 at 08:51

    Bonjour,

    J’ai tres recemment debute la moto et je souhaite trouver une bonne protection dorsale. Le choix ne manque pas et cet article ne fait qu’accentuer le besoin d’en porter une. Probleme? J’habite a l’étranger et je ne trouve pas de revendeur locaux avec des dorsales correctes, je ne peux donc que commander sur Internet sans essayer. J’ai trouve sur le site d’Alpinestars ce comparatif de taille (http://www.alpinestars.com/shop/categories/moto/protection/bionic-back-protector-air/), puis-je m’y fier pour toutes les marques (je mesure 169 cm, une dorsale S me semble convenir)

    Merci, ce site est vraiment excellent pour s’informer sur la moto

    Samir

    • FlatFab
      9 juillet 2012 at 12:02

      Difficile d’être affirmatif, il faudrait tester avec plusieurs dorsales de différentes marques… Mais à vue de nez, c’est bien ça. Bon tableau de tailles.
      De toute façon, faut pas être parano non plus : pour une coque dorsale, on n’est pas à 2-3 cm près.
      Pour 1,69 m, une coque taille S ou XS conviendra.

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