Moto et santé : les risques et leurs solutions

La moto de route n’est pas à proprement parler un « sport », mais elle n’en reste pas moins une activité physique. Bien pratiquée, elle peut apporter beaucoup de bienfaits pour la santé physique et mentale du motard. Mal pratiquée, elle peut aussi lui nuire.

Première publication en avril 2020.

Tous mes remerciements à :

  • Alain Goldsac, pour l’idée de l’article et ses apports ;
  • Dr David Popesco, Dr Philippe Roche et Dr Stéphane Vervoux, pour leurs contributions.

Lire la première partie de l’article, sur les bienfaits de la moto sur la santé.
Cette deuxième partie concerne les risques physiques pour la santé.
Lire la troisième partie de l’article sur les risques spécifiques.

Introduction

La simple pratique de la moto peut constituer un risque pour la santé physique, à de multiples niveaux.

Toutefois, la plupart de ces risques peuvent être réduits, minimisés, contenus, voire totalement résolus, soit par l’équipement adéquat, soit par une pratique raisonnable.

Quand on parle des maux engendrés par la moto, beaucoup pensent en priorité au mal de dos.
Et en effet, il peut arriver d’avoir mal au dos à moto… principalement du fait de rouler sur une moto inconfortable ou avec une position de conduite inadéquate !
A l’inverse, certains motards ont moins mal au dos à moto qu’en voiture, parce qu’ils roulent en position bien droite sur une moto confortable, en appui sur les jambes, au lieu de subir les cahots de la route en étant pliés dans le siège mou d’une voiture.

L’inconfort supposé d’une moto reste tout relatif : tout dépend quelle moto, comment vous la conduisez, dans quelle position, avec quel équipement.
Certains accessoires de confort, mais surtout votre condition physique, les précautions que aurez prises (ou pas) avant de partir… Beaucoup d’éléments vont jouer dans la façon dont vous vivez vos trajets à moto, surtout quand ils sont longs et éprouvants à cause des vibrations, du bruit, du froid, de l’humidité.

On passe en revue l’ensemble des points névralgiques, de la tête aux pieds.

Le crâne

Si vous éprouvez souvent des céphalées (maux de tête) ou des migraines après un trajet à moto, cela peut être dû à plusieurs facteurs :

  • avant tout la fatigue auditive (voir ci-dessous la rubrique concernant les oreilles),
  • et/ou la fatigue visuelle (troubles de la vision ou éblouissements répétés, voir ci-dessous la rubrique concernant les yeux),
  • mais aussi une taille de casque inadaptée, trop serrée.

Dans ce dernier cas, le signe le plus révélateur en est l’apparition d’une marque rouge sur le front.
S’il s’agit d’une simple rougeur de la peau, ce n’est pas grave. Si cette rougeur est douloureuse, il faut songer à changer de casque.
Pour en savoir plus, lire Choisir son casque de moto.

En l’absence d’un traumatisme crânien (gros choc à la tête, on s’en souvient, en général !) ou d’une insolation (par forte chaleur), un mal de tête inhabituel et persistant (avec ou sans nausées et vomissements) peut être le premier symptôme d’un accident vasculaire cérébral (AVC).

Dans ce cas, il sera le plus souvent accompagné d’un autre symptôme : troubles visuels (cécité d’un œil, vision floue, vision double) ou troubles de l’équilibre (vertiges et surtout tangage, comme sur un bateau).
Lorsque ces signes combinés apparaissent, il est important de s’adresser à un médecin en urgence.

Si vous observez ou ressentez tout ou partie des symptômes suivants :

  1. une déformation de la bouche ;
  2. une faiblesse ou un engourdissement soudain d’un seul côté du visage (impossibilité de sourire, lèvre tombante d’un côté) ;
  3. une perte de force ou un engourdissement du bras ou d’une jambe ;
  4. une difficulté d’élocution ou de compréhension.

Pas de question à se poser :

  • arrêtez-vous immédiatement,
  • asseyez-vous, si possible le dos en appui (contre un arbre ou la moto),
  • appelez le 15 (SAMU)
  • demandez un secours d’urgence pour un AVC.

Ces symptômes ne sont évidemment pas du tout exclusifs à la pratique moto et peuvent intervenir dans n’importe quelle circonstance de la vie.

Les oreilles

Un des organes les plus exposés, qui souffrent le plus de la pratique de la moto.
En plus, c’est irrémédiable, une fois que les cellules ciliées sont abîmées…

Les dommages auditifs sont augmentés par l’intensité du bruit (pot non homologué et déchicané, conduite à grande vitesse), la durée d’exposition (longs trajets), la fréquence d’exposition et évidemment par l’absence de protections auditives.

Protégez-vous les oreilles, portez des protections auditives, vraiment !
Pour en savoir plus, lire Se protéger du bruit à moto.

Là aussi, la conduite moto n’est pas la seule situation où il faut se protéger les oreilles.

Les yeux

La conduite à moto, plus éprouvante qu’en voiture, peut révéler des troubles de la vision qui passent inaperçus le reste du temps.

Ils sont nombreux et pas toujours facilement décelables : myopie, astigmatisme, presbytie, hypermétropie… sans oublier les pathologies liées à l’âge (à partir de 50 ans et surtout après 60-65 ans, en moyenne) comme la DMLA, le glaucome, la cataracte, la rétinopathie diabétique.

Pour en savoir plus, voir le site de l’ASNAV.

Un symptôme qui doit vous alerter est la myodésopsie.
Il s’agit d’un trouble oculaire fréquent caractérisé par l’apparition dans le champ de vision de tâches mobiles, points noirs ou filaments de forme et d’opacité diverses. Les corps flottants, aussi appelés mouches volantes, semblent suspendus dans l’air lors du mouvement de l’œil.

La myodésopsie est inoffensive et ne nécessite aucun traitement dans la plupart des cas, mais elle peut être significative d’autres troubles oculaires plus graves si elle arrive de façon brutale.

Les causes à l’origine de la myodésopsie peuvent être :

  • la myopie ;
  • l’anémie ou une fatigue importante ;
  • une mauvaise correction de la vision ;
  • le stress ;
  • la fatigue ;
  • la déshydratation ;
  • toute atteinte du globe oculaire : traumatisme, œdème papillaire, hypertension intraoculaire, atteinte du nerf optique, décollement de la rétine…

Il y a lieu de consulter un ophtalmologue si :

  • la myodésopsie apparaît de façon soudaine ;
  • les corps flottants sont accompagnés de petites taches lumineuses, d’éclairs ou d’étincelles ;
  • les corps flottants restent immobiles ou augmentent considérablement de volume.

Un examen du fond de l’œil doit être effectué afin d’écarter la présence d’un trouble oculaire plus grave.

En roulant écran ouvert, sans protection sur les yeux, les risques d’intrusion d’insectes ou objets de petite taille sont grands : danger pour les yeux !
Si jamais cela vous arrive, arrêtez-vous immédiatement (en sécurité, de préférence), gardez l’œil fermé et tâchez de le nettoyer au plus vite avec du sérum physiologique ou, à défaut, de l’eau.
N’hésitez pas ensuite à aller consulter un ophtalmo ou à passer aux urgences ophtalmologiques du centre hospitalier le plus proche.

Un de mes copains a pris un jour un moucheron dans l’œil, il ne s’en est pas inquiété : l’insecte est resté incrusté dans sa cornée.

Avec les courants d’air à grande vitesse, la ventilation excessive des yeux peut générer un assèchement de l’œil, ce qui va augmenter l’inconfort visuel et accentuer les risques, dans certains cas, d’irritations de la cornée ainsi que d’infections oculaires.

A savoir que les cas de sécheresse des yeux ont nettement augmenté ces dernières années, à cause de la détérioration de nos environnements de vie (pollution atmosphérique en extérieur, climatisation en intérieur).
Aujourd’hui, près d’un tiers de la population adulte serait concerné.

Si vous êtes déjà diagnostiqué pour une sécheresse des yeux, pensez à emmener un flacon de larmes artificielles (en vente libre en pharmacie) sur vos longs trajets à moto et mettez-en lors des pauses.
Idem si vous portez des lentilles de contact souples et hydrophiles (elles accroissent l’assèchement des yeux).

Pour éviter d’accroître ce risque, la recette est simple : il faut absolument se protéger les yeux, éviter les courants d’air sur les yeux.
Donc fermer (ou au moins abaisser) l’écran du casque dès qu’on roule (à plus de 20-30 km/h).

Ou, à défaut, porter systématiquement des lunettes de protection adaptées à la pratique moto (ou vélo, c’est pareil), qui vont vraiment limiter les courants d’air dans les yeux.
Donc pas juste de simples lunettes de soleil !
Il faut des lunettes résistantes aux impacts, conçues pour faire de la moto, avec des mousses (ajoutées) autour de la monture pour empêcher els courants d’air.
Une alternative : les lunettes de protection de laboratoire, à demander chez un opticien.

Porter des lunettes sous un casque n’est pas toujours facile.
Lors de l’achat de votre casque, il est important de l’essayer avec vos lunettes, qu’elles soient de vue, de protection ou solaires.
La monture doit se glisser facilement dans le casque, reposer correctement sur le nez, aucune compression ne doit se faire sentir au niveau des oreilles.

Quelques conseils pour vous équiper :

  • Il est déconseillé d’opter pour des lunettes à verres polarisants, incompatibles avec l’écran du casque, afin d’éviter l’effet «arc-en-ciel».
  • Si vous optez pour un écran principal teinté, il doit être remplaçable par un écran clair dès que la luminosité baisse.
  • Pensez à choisir un casque à large champ de vision et testez-le lors de l’achat en promenant votre regard de droite à gauche et de gauche à droite.
  • Pour les porteurs de lentilles de contact, roulez en permanence avec l’écran abaissé. Vous les protégerez ainsi de la poussière ou des microparticules qui les rendent rapidement opaques.
  • Munissez-vous toujours d’une paire de lentilles de dépannage ou de lunettes de secours.

Le cou

On pense évidemment au risque de prendre froid sur la gorge ou un insecte dans le cou en été, d’où l’importance de porter systématiquement un tour de cou (plus ou moins épais selon la saison).

Mais ce n’est pas le plus gênant sur le long terme !
Avec le poids du casque, la pression du vent qui pèse sur les épaules et les trapèzes, l’exposition au froid et à l’humidité des muscles et des os… les sept vertèbres cervicales sont particulièrement exposées aux risques (cervicalgies) entraînés sur le long terme par une pratique intensive, surtout sur les longs trajets répétés.

Là encore, il faut les protéger, principalement en les gardant au chaud et au sec : quand vous roulez, surtout sur long trajet, surtout par temps froid et/ou humide, il faut porter un blouson à col haut / un tour de cou / un pull à col roulé…
Le tour de cou (adapté à la saison) est un équipement indispensable !

Si vous êtes grand, l’installation d’une bulle haute, voire d’un déflecteur supplémentaire au-dessus de la bulle, aidera à réduire les courants d’air : moins de bruit, mais surtout moins de pression de l’air, donc moins de contrainte sur la nuque et les épaules.

Si vous êtes déjà sujet aux cervicalgies, le choix d’un casque léger est un point important pour éviter d’aggraver la situation.
En attendant de trouver le casque qui convient, n’hésitez pas à porter un collier cervical (en mousse, type motocross ou enduro) pour aider les vertèbres à supporter le poids du casque pendant la conduite.

En dehors des temps de conduite moto, le port temporaire (quelques jours au maximum) d’une minerve pourra soulager la douleur.
Ne la portez pas à moto, elle gêne pour tourner la tête.
Le choix de la bonne taille de minerve (par rapport à la hauteur et à la largeur de votre cou) est très important, prenez le temps de l’essayer avant d’acheter, comme pour un casque !
Le port d’une minerve soulage, mais ne doit pas faire perdre de vue que le but reste le renforcement musculaire du cou…

Un autre élément est d’installer des « silent blocs » (généralement en caoutchouc) sur les pontets de guidon afin d’amortir les vibrations de ce dernier.

Et surtout, avant de rouler, à l’arrivée et pendant vos pauses, pratiquez régulièrement des étirements des vertèbres et des massages du cou.

Je vous conseille ces vidéos réalisées par un kiné et ostéopathe :

Le dos

Le mal de dos est sans doute l’atteinte à la santé physique la plus connue des motards (après le malokuku).

C’est là encore un « mal du siècle », de plus en plus répandu à cause des conditions de vie sédentaires, du travail de bureau et/ou sur écran, d’un excès de temps passé en position assise.
Et ce sont là aussi des conséquences à long terme graves et difficiles à réparer.

À moto, compression discale, exposition aux vibrations et chocs inhabituels sont le lot quotidien de votre colonne vertébrale.
Les milliers de cycles de compression-décompression des disques intervertébraux et des structures qui les soutiennent peuvent entraîner des lésions et une altération de vos disques intervertébraux.
Les multiples cahots de la route peuvent aussi occasionner l’inflammation des tendons et ligaments, la contracture de muscles reliés à la colonne ou encore une sciatique (nerf comprimé par un disque intervertébral endommagé).
Il est indispensable d’adopter une bonne posture et de protéger votre dos des vibrations afin d’éviter hernies discales et autres souffrances inutiles (inflammation d’un tendon, contracture d’un muscle, sciatique etc…).

A moto, plus le dos conserve sa position naturelle (celle adoptée pendant la marche), moins il encaisse directement les secousses de la route.
A contrario, plus le motard est penché la tête en avant, surtout sans pouvoir mobiliser ses jambes, plus la pression exercée sur les disques lombaires est importante.

Si la pression exercée sur un disque vertébral en position debout prolongée est de 100 (pression discale de référence), cette pression discale passe à 140 lorsque vous passez en position assise, tête alignée verticalement avec le buste.

Si ensuite, vous demeurez assis sur votre siège, mais que vous penchez la tête vers l’avant, vous faites encore augmenter la pression sur les disques inter-vertébraux, véritables amortisseurs de la colonne vertébrale.
Cette pression (entre 150 et 185) est supportable sur le court terme mais deviendra pénible et source de douleurs sur le long terme.

A cet effet postural, il conviendra d’ajouter l’effet des vibrations transmises par la route.
Pour comprendre les ordres de grandeurs, sachez qu’un motard qui va de Paris à Marseille subit environ 100.000 cycles de compression-étirement de ses disques intervertébraux et des structures qui les soutiennent (tendons, ligaments, muscles).

En combinant le problème de posture et le problème des vibrations, on comprend pourquoi les motards sont si souvent sujets au mal de dos.
Pourtant, il existe de nombreux moyens d’éviter le mal de dos à moto.

A commencer par le choix de sa machine !
Si à long terme, tous les motards sont exposés au mal de dos, l’intensité de ce mal de dos variera d’une moto à l’autre en fonction du quadrilatère : dos, guidon, repose-pied, selle.

La position de conduite droite, sur un trail ou une GT, est celle qui permet de ménager au mieux son ossature et sa musculature dorsale.
La position des repose-pieds permet de garder un appui permanent et équilibré sur les jambes, et notamment les cuisses.
En outre, la bulle (plus ou moins haute), présente sur la quasi-totalité des modèles de ce type, garantit une faible sollicitation des vertèbres cervicales.

La position de conduite imposée par un roadster est l’une des plus reposantes pour le dos car l’appui sur les jambes est facile… à condition d’adopter et de conserver une position de conduite en appui sur les jambes, et non sur les poignets !
Le guidon, généralement plus plat et placé en avant, peut imposer certaines contraintes supplémentaires aux muscles et vertèbres dorsales.
De plus, l’absence de bulle accentue les contraintes sur la zone cervicale.

Sur un custom « classique », avec les pieds en avant, le dos n’est pas protégé des secousses puisque aucun appui sur les jambes n’est possible.
Médicalement parlant, la position imposée sur les Harley, Indian, Victory et autres customs japonais est une ineptie !
Les motards qui roulent beaucoup et longtemps sur ces machines sont souvent victimes de lombalgies, sciatalgies, cruralgies et autres névralgies.
Seule la zone cervicale est épargnée, d’autant que la vitesse est (en théorie) limitée par l’absence de protection.

La position de conduite sur une sportive engendre une fatigue prématurée au niveau de la zone cervicale (tête basculée en arrière des épaules).
Les guidons « bracelets » peuvent contraindre le conducteur à voûter exagérément la colonne vertébrale (zones dorsale et lombaire).
Cette position sollicite excessivement les muscles dorsaux situés sous les épaules.
Par contre, l’appui quasi exclusif sur les jambes (à condition de garder une position de conduite dynamique) préserve la zone lombaire des secousses.

Le choix d’un type de machine adapté à notre morphologie, à notre état de santé, notamment au niveau du dos, constitue le premier moyen de ménager nos vertèbres.

Le deuxième point important est de protéger les lombaires en les gardant au chaud quand il fait frais ou humide !
Ceinture lombaire (pas trop serrée), pantalon et/ou caleçon qui remonte bien haut sur les reins… au choix.

Le troisième moyen est de pratiquer des étirements et des exercices de gainage, plus efficaces sur le long terme que le port de la ceinture lombaire ou les patchs chauffants – qui ne font que soulager sur le moment.
Voir les vidéos plus bas.

Autre élément de confort dorsal : maintenir votre moto en bonne forme, avec des pneus correctement gonflés et surtout des suspensions performantes et bien réglées.
Pour en savoir plus, lire Bien gonfler ses pneus et Régler et réparer son amortisseur.

Si vous êtes déjà sujet au mal de dos, si vous souffrez parfois de lombalgies ou de sciatiques, la moto peut constituer une meilleure solution que la voiture : l’absence de dossier et de ceinture de sécurité oblige à renforcer son tonus musculaire, plutôt que de s’avachir dans son siège.

Le motard reste néanmoins en position assise : lorsqu’il pose les pieds pour trouver l’équilibre, il contracte préférentiellement un côté de la chaîne postérieure et des érecteurs du rachis, provoquant une asymétrie.
Sur le long terme, la position assise prolongée reste mauvaise, quoi qu’il en soit.

La prévention passe par un renforcement des chaînes musculaires postérieures.
Il faut surtout ne pas avoir peur d’apprendre à bouger sur la moto lors des longs trajets, dès qu’on commence à avoir mal au dos.
Lors des arrêts brefs (stop, feu rouge, bouchons), le motard peut se tenir debout sur ses deux pieds pour s’étirer.
En cours de trajet, il est possible d’étirer une jambe à la fois (ou les deux en même temps), de se mettre debout (plus facile sur un trail).
On peut aussi faire varier l’angulation bassin / cuisses en se déplaçant sur la selle, ou encore choisir de mettre plus ou moins de poids du corps sur le guidon.
Et surtout, lever les fesses de la selle au passage de toute irrégularité du
revêtement et supprimer ainsi les ondes de choc qui vont du coccyx à l’atlas.
Pour en savoir plus, lire Rouler sur long trajet.

Un autre moyen important de prévention est de maintenir une bonne hydratation, notamment le soir.
En effet, l’un des éléments importants initiateurs des lombalgies est la déshydratation des disques intervertébraux au fil du temps dans la journée, notamment en cas d’immobilité en position assise. Ce qui fait qu’ils diminuent de hauteur et augmentent la compression ou l’irritation des nerfs. Les disques se réhydratent la nuit quand on est allongé.

Les coudes et poignets

Les articulations des épaules, coudes et poignets, surtout leurs tendons, peuvent souffrir de la pratique moto.

C’est particulièrement le cas sur les machines avec une position de conduite basculée sur l’avant (en gros, les sportives et roadsters sportifs), qui met l’essentiel du poids du corps en appui sur les bras, surtout si le motard ne fait pas un sérieux effort de gainage de la sangle abdominale.

Sur long trajet, sur chaussées dégradées, par temps froid ou humide… il peut arriver de se retrouver avec des poignets douloureux, une épicondylite ou une épitrochléite (les tendinites du bras, plus connues sous leurs petits noms de « tendinite du tennisman » et « tendinite du golfeur »).

Dans les cas graves peut apparaître au niveau des poignets un syndrome du canal carpien.

On regroupe sous ce nom l’ensemble des troubles liés à la compression du nerf médian au niveau du poignet. Le canal carpien est un canal localisé sur la face antérieure du poignet, il héberge les tendons des muscles fléchisseurs des doigts et le nerf médian.
Ce dernier assure la sensibilité de certains doigts de la main, ainsi que d’une partie du bras, et permet la réalisation des mouvements avec la main et le poignet.
Lorsque le nerf médian est comprimé, l’influx nerveux ne passe que difficilement et les premiers symptômes apparaissent : à cause des troubles sensitifs au niveau du pouce, de l’index, du majeur et de l’annulaire, le patient décrit des fourmillements, des picotements, un engourdissement et une sensation de décharge électrique aux extrémités des doigts concernés (ou parfois remontant vers l’avant-bras).

Outre les facteurs médicaux (hormonaux, anatomiques, pathologiques), certaines postures et divers mouvements peuvent être à l’origine de l’affection, tout particulièrement les mouvements répétitifs et rapides :

  • les flexions-extensions, les torsions du poignet ;
  • les mouvements demandant une force importante de la main ;
  • les situations nécessitant une contraction constante et prolongée ;
  • les expositions aux vibrations ou à un environnement froid.

Cela ne vous rappelle rien ?

La meilleure solution consiste à changer de machine pour une autre plus confortable, mais si c’est non négociable pour vous, vous pouvez atténuer les symptômes en faisant monter votre guidon sur « silent blocs ».

En cas de douleurs, il est bon de porter une attelle de poignet la nuit, afin de mettre l’articulation au repos en position neutre.

Autre solution, user et abuser des étirements de la chaîne brachiale – c’est-à-dire l’ensemble des muscles qui va de l’épaule au poignet – avant, pendant et après vos trajets.

Quelques exemples ci-dessous :

Les mains et les pieds

Les extrémités sont les zones du corps qui refroidissent en premier. A moto, elles sont aussi exposées aux vibrations dans le guidon et les repose-pieds, causées à la fois par les cahots de la route et le moteur.
Cela peut favoriser l’apparition de (ou aggraver) certaines pathologies particulières à ces régions.

Typiquement, la maladie de Raynaud (trouble chronique de la circulation du sang dans les extrémités) peut poser problème chez un motard, dans la mesure où elle va amplifier fortement les effets d’une exposition au froid, même si les symptômes restent légers : les parties touchées (essentiellement les mains et les pieds) deviennent soudainement blanches, froides et parfois insensibles ou engourdies, car le sang n’y circule plus à cause d’une vaso-constriction trop forte.
Une crise peut durer de quelques minutes à quelques heures.
Mais le plus douloureux reste la fin de la crise, quand les extrémités se réchauffent et que la vaso-dilatation y fait revenir brutalement le sang.

Plus grave, le syndrome de Raynaud est heureusement plus rare, mais peut apparaître après la quarantaine.
C’est une crise aigüe dont les symptômes restent les mêmes, mais en plus violents. Ils sont provoqués par des vibrations fortes et prolongées au niveau des mains et des pieds… comme sur une moto, au hasard !

Autre pathologie qui peut poser souci, la maladie de Dupuytren.

Il s’agit d’une fibrose rétractile de l’aponévrose palmaire qui entraîne une rétraction et une flexion progressive et irréductible des doigts.
Elle concerne surtout les hommes européens de plus de 40 ans.
Dans la paume de la main apparaissent un ou plusieurs nodules à la base du 4e ou 5e doigt, qui entraînent avec le temps une flexion irréductible des deux premières phalanges des doigts.
Dans les formes graves, la main peut se fermer complètement.
Pour la conduite moto, c’est évidemment un handicap important, dont les causes restent inconnues à ce jour.

La pratique moto prolongée et intensive (longs trajets, surtout sur routes dégradées) peut encore favoriser l’apparition d’enthésopathies sur les articulations des membres inférieurs.

Il s’agit de pathologies douloureuses qui touchent les zones d’insertion des tendons dans l’os, là où le tendon, le ligament et les capsules s’insèrent dans l’os.
Il existe notamment une enthésopathie fréquente au niveau du talon : l’enthésopathie calcanéenne qui touche l’os du talon ou l’aponévrose plantaire (plante du pied). Cette enthésopathie (ou épine) calcanéenne peut être calcifiante lorsqu’elle est chronique.
Elle se produit lors de mouvements répétitifs du pied, avec sursollicitation du tendon.

De même, la pratique moto prolongée et intensive peut être une des causes d’une affection très répandue : le doigt à ressaut.

Il s’agit d’une gêne douloureuse au niveau de la paume lors des mouvements de flexion et d’extension d’un doigt. Typiquement, en étendant le doigt, il se produit un ressaut débloquant brutalement l’extension.
Cette gêne est souvent plus importante le matin au réveil.
A un stade ultérieur, il faut parfois s’aider de l’autre main pour allonger complètement le doigt. Le doigt peut parfois rester complètement bloqué en flexion.
Ce blocage est causé par l’apparition d’un nodule sur un tendon de la main. Cet épaississement du tendon se produit le plus souvent sans cause précise, mais il semble y avoir une relation avec un geste manuel répétitif.
Pour les cas bénins et lorsque cela est possible, la mise au repos du doigt peut suffire à faire disparaître les symptômes. Le repos consiste à éviter les travaux manuels et répétitifs.

Afin d’éviter ou de retarder l’apparition de toutes ces pathologies gênantes pour la pratique moto, la solution est d’éliminer ou de réduire les vibrations, notamment en aménageant votre machine pour améliorer son confort sur long trajet.

Cela passe encore une fois par la mise en place de « silent blocs » au niveau du guidon, mais aussi, dans la même logique, de caoutchoucs au niveau des repose-pieds ou d’inserts plus épais si votre moto en est déjà dotée.

Autre bonne idée, mais qui n’est pas toujours possible : adopter des repose-pieds réglables afin de trouver la meilleure position et optimiser l’angle de la jambe par rapport au bassin, ainsi que celui formé par les genoux.

Pour les inflammations des tendons du pied et de la cheville, il existe des semelles orthopédiques ou de sport (type Sorbothane ou Noène) à glisser dans les bottes qui vont amortir les chocs et absorber une partie des vibrations.

De façon générale, la qualité de la position de conduite sera primordiale !
Pour en savoir plus, lire Savoir se positionner sur un deux-roues moteur.

Récapitulatif

On pourrait retenir de cette longue liste que la moto est très dangereuse pour la santé… Pas du tout !
Tout dépend comment on la pratique.

Comme déjà dit (et expliqué) dans l’article La notion de risque à moto :

Ce n’est pas les chevaux de la moto qui sont dangereux, mais l’âne qui la conduit !
Si vous ne conduisez pas comme un âne, la moto n’est pas plus dangereuse qu’un autre moyen de transport, voire que de rester chez soi.
Le risque, c’est vous qui le gérez, qui choisissez de l’augmenter ou de le réduire par votre comportement social et technique, votre conduite, l’adaptation de votre vitesse aux conditions de circulation, votre équipement de protection, votre degré de vigilance, votre condition physique, votre maîtrise du véhicule…

De la même façon, ce n’est pas la moto en général qui peut engendrer des risques pour votre santé physique, mais une pratique intensive, avec :

  • des longs trajets fréquents,
  • une machine inconfortable et/ou en mauvais état,
  • un équipement inconfortable,
  • des routes dégradées.

Si vous avez un usage de votre moto qui vous expose aux risques répertoriés ci-dessus, les points principaux à retenir sont :

  1. Votre véhicule
    Le choix d’une machine routière est primordial, avec une position de conduite droite, une ergonomie adaptée à votre morphologie, une bonne protection contre le vent…
    Cette machine doit être adaptée à vous, à votre gabarit.
    Il est utile de la modifier, de l’accessoiriser pour la rendre plus confortable au niveau du guidon, de la selle, des repose-pieds…
    Cette machine doit être bien entretenue, surtout ses pneus et ses suspensions.
  2. Votre équipement
    Il doit vous protéger des intempéries, du vent, du froid, de l’humidité, particulièrement au niveau des entrées d’air (col, emmanchures, ceinture, bas de pantalon).
    Un bon casque est primordial : confortable sur longue durée, léger, à la bonne taille pour votre tête, bien insonorisé (et complété par des protections auditives).
  3. Vous-même
    Vous devez vous entretenir et vous préparer physiquement.
    Gardez une bonne condition physique, avec une alimentation saine, variée et équilibrée, et surtout une bonne hydratation (avant et pendant le trajet).
    Pratiquez régulièrement des étirements, encore plus avant de partir sur un long trajet et après l’arrivée.
    Pendant le parcours, restez attentif à votre position de conduite : dynamique, avec le dos droit, les bras souples, les genoux serrés, le poids du corps au maximum sur les pieds.

Encore une fois, pour moi dont c’est le métier, la moto est mon unique moyen de transport et mon outil de travail depuis des années… et je ne m’en porte pas plus mal !

Depuis plus de dix ans, je parcours entre 40.000 et 50.000 km par an, toute l’année, par tous les temps, sur toutes les routes (et un peu de chemins), avec de fréquents trajets entre 300 et 800 km par jour (parfois plus, mais c’est rare).
Et je reste en bonne santé.

Evidemment, cela a un prix : deux motos routières (une GT et un trail), un équipement complet et haut de gamme, des accessoires. Cela représente un gros investissement financier, au détriment d’autres choses.

J’ai la chance de bénéficier d’une bonne santé générale, sans pathologie chronique. Mais je tâche de m’entretenir physiquement, surtout au niveau des abdos et du dos. Et je surveille mon alimentation (enfin, un minimum…), je bois beaucoup d’eau, très peu d’alcool, jamais de café, jamais de tabac, jamais de stupéfiants, le moins de médicaments possible.

Certains trouveront peut-être que je passe à côté de certains plaisirs de la vie.
Mais j’ai fait le choix de faire de la moto mon métier. C’est un choix de vie, qui implique des contraintes, je les assume.

  6 comments for “Moto et santé : les risques et leurs solutions

  1. peio
    2 mai 2020 at 21:11

    Message à fabien (et aux autres) qui écrit :

    « Le mal de dos est…….C’est là encore un « mal du siècle », de plus en plus répandu à cause des conditions de vie sédentaires, du travail…. »

    Effectivement car 80 % de la population a souffert, au moins une fois dans sa vie, de lombalgie.

    « Pourtant, il existe de nombreux moyens d’éviter le mal de dos à moto.
    …….A moto, plus le dos conserve sa position naturelle (celle adoptée pendant la marche), moins il encaisse directement les secousses de la route. »

    Vrai, il s’agit d’une meilleure répartition des pressions s’exerçant, en particulier, sur les segments lombaires les plus fréquemment sollicités et fragilisés soit les espaces L4-L5 et L5-S1 (sciatiques)

    « La prévention passe par un renforcement des chaînes musculaires postérieures. »

    Quoi ? Où as-tu pu obtenir ces fausses infos ?
    La colonne vertébrale peut être assimilée (image) à un mat de bateau avec un équilibre induit par la tension de haubans antérieurs musculature abdominale), latéraux (dont obliques) et postérieurs (muscles postérieurs).
    Avec l’âge, la non-activité, la prise de poids etc…..C’est devant que ça lâche : les abdominaux se relâchent, la tension postérieure entraîne une augmentation de la lordose lombaire, surchargeant les apophyses articulaires postérieures qui, à terme, sont sources de lombalgie.

    Il faut donc renforcer la musculature antérieure, détendre la musculature postérieure, se re-fabriquer son propre corset physiologique.

    Pas facile à expliquer mais, en clair, faut faire l’inverse de ce que tu préconises.

    • FlatFab
      4 mai 2020 at 15:07

      Je ne serais pas aussi radical…

      Pour reprendre l’image du mât, il faut se rendre compte que toute notre vie, nous gérons ce fragile équilibre entre tous les haubans, même involontairement. Et cet équilibre se fait, puisque le mât ne se casse pas la gueule.
      L’âge n’y change rien puisque l’on continue a équilibrer même involontairement les groupes musculaires et que les variations hormonales sont les mêmes dans tout le corps, notamment celles responsables de la croissance ou du maintien musculaire.

      La non-activité physique entraîne avant tout la fonte des grosses masses musculaires (quadriceps, dorsaux et érecteurs du rachis) : donc pour le dos, les masses postérieures.
      Alors à moins d’avoir les abdos de Schwarzy, il vaut mieux bosser les dorsaux.

      Pour ce qui est de la prise de poids, ce n’est pas la perte de masse musculaire postérieure qui fait mal au dos, mais la simple variation du centre de gravité qui oblige à la lordose, musclé ou pas. Et cette masse tend à tasser les disques intervertébraux.
      La lordose lombaire aurait tendance à faire que les gens se cambrent encore plus en arrière. Mais quand on regarde les personnes âgées, elles sont toutes en avant (cyphose, notamment du fait d’une perte des muscles érecteurs du rachis).

      Une grosse partie du déséquilibre vient de la différence phénoménale de puissance entre d’une part les petits muscles abdominaux (que la plupart des gens n’ont pas, puisqu’ils ne les entraînent pas) et d’autre part les gros muscles érecteurs du rachis et des chaines postérieures qui nous ont permis depuis la nuit des temps de passer de la position allongée du bébé, au redressement de tête, puis à la position assise, puis debout, puis à la marche.

      • peio
        21 mai 2020 at 18:56

        Fabien, je viens de relire ton commentaire et je me suis mal exprimé : l’image du mât en tension isométrique antérieure, latérale et dorsale ne concernait que la colonne lombaire. Si ça lâche devant, ça tire derrière, accentuant la lordose lombaire, augmentant les pressions sur les disques….Donc, quand tu écrivais « La prévention passe par un renforcement des chaînes musculaires postérieures. », je ne peux être d’accord.
        L’image du mât est plus qu’imagée mais elle est compréhensible pour ce qui concerne la colonne lombaire.

        Concernant la cyphose thoracique des personnes âgées, elle est effectivement due à un relâchement des érecteurs dorsaux, qu’il faut renforcer.

  2. Peio
    29 avril 2020 at 18:02

    Personnellement, j’aime bien le café mais c’est vrai que ça fait pisser……en même temps, ça permet de s’arrêter.

    Bel article mais gaffe : sur une vidéo du Kiné, on voit un « ostéopathe » manipuler un cervicalgique jusqu’à faire entendre le « crac » qui va bien…..Faut pas faire, c’est dangereux, d’autant si l’on n’est pas assuré que la cervicalgie n’est pas aussi le fait :

    – d’une protrusion/hernie discale. Faire une manipulation, dans ce cas, c’est risqué de voire migrer la hernie et comprimer la moelle épinière et…..
    – associée ou non à un canal cervical rétréci voire très étroit et là, mêmes conséquences.

    Pareil pour un problème dorso-lombaire. Soyons prudents, soyons diagnostiqués par un pro avant d’être traités par….

    Une minerve mousse peut parfois servir à soulager une cervicalgie isolée (sans problème de névralgie sous-jacente) et n’empêche pas tant que ça la rotation de la tête en roulant. Il faut une minerve adaptée allant du menton au creux sternal, tête droite. Puis la porter à l’envers (Eh oui), c’est à dire la fermer devant et non derrière. Cela permet de « dé-coapter » les apophyses articulaires postérieures responsables principales de ces cervicalgies en permettant une protraction de la tête (le menton se rapproche du thorax) alors que positionnée « normalement », la minerve entraîne une discrète mise en extension des cervicales qui augmente la cervicalgie. OK, pas facile à expliquer mais, bon, vous aurez pigé.

  3. Alain
    26 avril 2020 at 16:57

    Bonjour Flat-Fab,

    Tu dis : « jamais de café »… En quoi la prise de café pourrait être incompatible avec le pilotage prolongé d’une moto ? En quoi la prise de café pourrait ne pas participer à un état de bonne santé ?

    D’aucuns disent que la prise de café est une bonne chose puisque ce produit renforce la vigilance… et certains vont jusqu’à affirmer que le café est une très bonne source d’anti-oxydants au même niveau que le thé (qui est beaucoup plus étudié par ailleurs).

    Qu’en est-il ?

    • FlatFab
      26 avril 2020 at 17:59

      Ma position ne vaut que pour moi et est fondée sur deux points :
      – je n’aime pas le café, ni son goût, ni son odeur ;
      – je refuse par principe tout ce qui peut créer une accoutumance, physique ou psychologique.
      Je suis d’un caractère TRES indépendant, je ne vais donc pas me créer une dépendance à quoi que ce soit.

      L’ingestion de caféine peut stimuler la vigilance… si celle-ci est en baisse.
      Le café est inutile si on est en bonne forme physique et mentale.

      De plus, combiné aux vibrations de la route, il induit chez moi un puissant effet diurétique.
      Il m’arrive de consommer de la caféine sous forme de Red Bull sur certains longs trajets quand je suis fatigué et que je n’ai pas le temps de me reposer.
      Le souci est qu’ensuite, je suis obligé de m’arrêter (brièvement) à deux ou trois reprises pour pisser.

      Pour le reste…
      La caféine se fixe sur des récepteurs à la surface des cellules musculaires du cœur, ce qui entraîne une augmentation de la concentration en AMPc (adénosine monophosphate cyclique) à l’intérieur de ces cellules (par blocage de l’enzyme qui dégrade l’AMPc), mimant ainsi les effets de l’adrénaline (qui se fixe à des récepteurs sur la cellule qui activent la production d’AMPc).
      L’AMPc agit comme messager secondaire et active un grand nombre de protéines kinases A (PKA).
      Cela a pour effet général d’augmenter la glycolyse et la quantité d’ATP disponible pour la contraction et le relâchement musculaire.
      D’après une étude épidémiologique, la consommation de caféine sous forme de café est corrélée significativement avec un moindre risque de maladies cardiovasculaires chez les personnes âgées de 65 ans ou plus.
      Cependant, cette relation n’a été vérifiée que chez les personnes qui ne souffraient pas de sévère hypertension.
      De plus, rien de tel n’a été trouvé chez les personnes âgées de moins de 65 ans ou celles âgées de 65 ans ou plus pour ce qui est de la mortalité par maladies vasculaires cérébrales.

      Les anti-oxydants peuvent se trouver ailleurs dans l’alimentation et avec des aliments qui n’induisent pas d’effets indésirables : le cacao, le thym, les noix et noisettes, le gingembre, l’amande, la fraise, la pomme…

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