Trop peu de motards le savent : les pieds et les chevilles sont bien souvent les organes les plus touchés par les chutes à moto et scooter. Se protéger les pieds devrait constituer une priorité pour nous tous ! Beaucoup hélas privilégient avant tout le look, le confort, la facilité de porter des chaussures de ville. Petit tour d’horizon du marché des bottes, demi-bottes, bottines, baskets et autres chaussures destinées aux motard(e)s.

Cet article est à lire en complément des autres articles suivants :
Réfléchir à son premier équipement
Acheter “malin” et s’équiper pour “pas cher” (ou moins cher)
Choisir son casque de moto
Choisir ses gants moto
Choisir sa protection dorsale

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Le pied, injustement sous-équipé

Tout(e) motard(e) porte forcément (ou pas) un casque, la majorité (pas toujours de beaucoup) revêt également un blouson (souvent renforcé, coqué) et des gants… Paraît même que c’est devenu une obligation légale concernant ces derniers. Si si, je vous jure !
Pour en savoir plus, lire Les gants obligatoires à moto.

Pourtant, je croise encore souvent des motardes et motards qui roulent sans que leurs pieds soient protégés par des équipements spécifiques dignes de ce nom. Et ne parlons pas des passagers et passagères, on atteint des sommets dans l’inconscience !
Alors qu’un tiers des accidents de moto engendrent des lésions orthopédiques…

fbr019_7993Une étude, publiée par Assureurs Prévention et le Groupement des Entreprises Mutuelles d’Assureurs (GEMA), deux organismes composés d’assureurs impliqués dans la prévention des accidents, dressait en 2013 un état des lieux alarmant du niveau d’équipement des motards et des scootéristes français.

Si l’on en croit cette étude, les conducteurs de deux et trois-roues prennent encore leur sécurité trop à la légère. Il faut toutefois souligner que l’échantillon statistique ayant servi de base de calcul inclut tous les 2RM, à la fois des motards « gros cubes » que des mineurs sur cyclomoteurs et autres deux-roues de moins 50 cm³.

Ainsi, si le port du casque se révèle acquis par une grande majorité, 50% avouent ne pas porter de chaussures montantes (sans même parler de bottes moto). Et pendant la période estivale, il arrive même à 31% de porter de simples chaussures ouvertes…

Qu’est-ce qui empêche les amateurs de deux-roues de mieux s’équiper ?
Comme pour les gants, l’adoption d’une loi imposant le port d’un équipement améliorerait de façon notable les résultats, mais ne suffirait pas non plus à convaincre tout le monde.
A titre d’exemple, si 30% portent toujours des chaussures renforcées pour rouler, ils seraient 63% à assurer le faire en cas de loi l’imposant.
Qu’est-ce qui pousserait les 37% restants à contrevenir à cette hypothétique législation ? Pour l’essentiel, c’est avant tout un problème… de confort ! Le budget à consacrer à l’achat n’intervient finalement qu’en second plan.

A mon sens, le problème relève surtout d’un manque d’information, de sensibilisation, à la fois sur l’importance de se protéger les pieds, mais aussi sur la possibilité de s’équiper à moindre coût avec du matériel de qualité, dans tous les styles, et sans perdre en confort, tant sur la moto qu’en dehors.

De nombreux motards sous-estiment la pénibilité des blessures aux pieds, c’est pourtant la partie du corps qui touche en premier (donc souvent le plus fort) lors d’un accident.
Personne n’aime marcher avec des béquilles pendant des semaines, voire des mois. Et je ne parle pas du risque de devoir s’appuyer sur une canne le restant de ses jours…

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Encadré d’anatomie

Mes remerciements pour son apport sur cette partie au docteur Lucien Castagnera, praticien hospitalier à la retraite et motard, ancien anesthésiste-réanimateur au service de traumatologie et pathologie rachidienne du CHU Pellegrin de Bordeaux  !

Les structures importantes de la cheville comprennent les os, les articulations, les ligaments, les tendons, les muscles, les nerfs et les vaisseaux sanguins.

La cheville est une articulation, ou plus exactement une association de trois articulations, qui relie les os suivants :
• le tibia,
• la fibula (péroné),
• le talus (astragale).

L’astragale constitue l’os le plus imposant. La partie supérieure de l’astragale entre dans une sorte de niche constituée par le péroné et l’extrémité inférieure du tibia. La partie inférieure de l’astragale repose sur l’os du talon, qui porte le nom de calcanéum. La jonction de ces os permet au pied d’aller vers le haut (flexion dorsale) et vers le bas (flexion plantaire).

Ces os sont maintenus en place par de nombreux ligaments, des tissus mous qui attachent les os entre eux.

Les composantes du ligament latéral interne (ligament tibio naviculaire, ligament tibio calcanéen, ligament tibio talaire antérieur, ligament tibio talaire postérieur) maintiennent les os entre eux du côté médial de l’articulation et les composantes du ligament latéral externe (ligament talo-fibulaire antérieur, postérieur et calcanéo-fibulaire) du côté latéral de l’articulation.

L’articulation de la cheville est également soutenue par de nombreux tendons. Le plus important et le plus connu est sans aucun doute le tendon d’Achille. Il est indispensable pour la marche, la course et le saut. C’est lui qui relie les muscles du mollet au calcanéum et nous permet de lever les orteils.

La plupart des mouvements au niveau de cette articulation sont dus à des muscles puissants situés dans la partie inférieure de la jambe. La contraction des muscles de la jambe assurent la mise en œuvre de mouvements tels que la marche, la course et le saut.

L’innervation est assurée par des nerfs qui traversent la cheville pour aboutir dans le pied.
Enfin, la cheville est irriguée par des artères qui la traversent pour rejoindre le pied.
Le pied, justement, est constitué de multiples petits os (tarses et métatarses), puis phalanges.

Il faut aussi compter avec les malléoles.
Ce terme de malléole désigne l’une des deux tubérosités osseuses situées au niveau de l’articulation de la cheville qui apparaissant sous la forme d’une saillie sous la peau de chaque côté de celle-ci.
On distingue :

  • la malléole interne, médiale ou malléole tibiale, qui est une excroissance normale de la partie inférieure du tibia ;
  • et la malléole externe, latérale ou malléole péronière, qui est quant à elle une partie de la fibula, anciennement appelée le péroné.

L’anatomie de la cheville est d’une extrême complexité. Quand toutes ses pièces constitutives fonctionnent correctement et de façon synergique, la cheville se porte bien. Mais lorsqu’une pièce devient défaillante, on assiste à une défaillance généralisée.

Du coup, les lésions des membres inférieurs se résolvent difficilement et vont souvent laisser des séquelles, parfois graves.
Les traumatismes de la cheville et du pied peuvent aller d’une simple entorse à une fracture des deux malléoles, voire des traumatismes plus complexes, avec des dégâts osseux, musculaires, tendineux, artériels… parmi les plus douloureux et handicapants : les fractures du genou, de la cheville et/ou du pied impactent directement la capacité à se tenir debout et à réaliser les mouvements élémentaires de la vie quotidienne.

Pour en savoir plus, allez lire l’article complet rédigé par le dr Lucien Castagnera sur la traumatologie motarde.
Avertissement : cet article est illustré par des photos de motards accidentés (anonymes) dont certaines peuvent être choquantes.

Illustration avec l’histoire d’un jeune motard qui raconte son accident et en montre les conséquences (amputation) en vidéo.
Attention, images fortes, âmes sensibles s’abstenir !

Autre exemple avec une passagère qui n’a pas jugé bon de s’équiper pour monter derrière un blaireau de motard même pas fichu de repérer un feu rouge…
Avertissement là aussi sur le contenu, assez violent à regarder quand on n’est pas habitué. Mais c’est juste la réalité des accidents de moto. Je préfère que vous soyez choqué(e) ici pour qu’un jour, ce ne soit pas votre pied qui dégage.

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Les points techniques de choix d’une botte moto

De bonnes bottes moto s’apprécient déjà par la surface couverte : plus elle est grande, mieux c’est.
Elles doivent au minimum protéger la partie inférieure de la jambe, les chevilles, les os du pied, le calcanéum (talon) sur lequel s’insère le tendon d’Achille.

Les parties antérieures et postérieures des bottes au niveau de la jambe doivent être rigides et suffisamment enveloppantes sur les côtés, pas juste en vertical.
Il faut s’assurer de la présence de renforts latéraux qui vont limiter ou empêcher le retournement du pied vers l’intérieur ou l’extérieur (système anti-torsion).

Indispensable : un renfort suffisamment large des chevilles au niveau des malléoles internes et externes.
Préférable : un renfort rigide du talon, un renfort au niveau du coup de pied.

Au niveau du matériau, les bottes de cuir offrent la meilleure protection car elles maintiennent et protègent la cheville. Le bon vieux cuir « pleine fleur » de vache ou de vachette, épais d’au moins 1 mm, confère la meilleure protection. Une botte n’a pas besoin de la même souplesse que des gants.

En termes de qualité de cuir, la partie côté peau « extérieure » (lorsque l’on fend la peau dans son épaisseur) est appelé fleur. La partie intérieure de la peau, celle côté chair, est la croûte de cuir, de qualité moindre. Un vrai cuir pleine fleur, utilisé dans toute son épaisseur, mesure entre 1,2 et 1,4 mm d’épaisseur : trop épais pour des bottes moto. Les bottes de cuir sont généralement faites de peau dite « à fleur corrigée ».

Jauger aussi la qualité de la semelle de la botte, son épaisseur, sa souplesse, sa qualité anti-dérapante, y compris sur les hydrocarbures.
Sur ce point, une semelle en caoutchouc véritable est préférable. Si la composition n’est pas indiquée, vous devrez veiller à la présence d’une mention en anglais, indiquant « oil resistant sole » ou « slip resistant sole ».

Un point fondamental : imperméables ou pas ?

Les bottes de moto devraient idéalement remplir une fonction de confort en étant à la fois imperméables et respirantes.
Dans les faits, c’est un idéal rarement atteint : une botte imperméable sera forcément moins respirante, moins ventilée qu’une botte « été ». Ce sera soit l’un, soit l’autre.

Il est conseillé de choisir des bottes imperméables.
Par rapport aux mains, les pieds ont moins besoin de finesse, de précision pour le bon maniement d’une moto. Les bottes pouvant être plus rigides que les gants, il est plus facile de produire des équipements chauds et imperméables. Les pieds sont les extrémités les plus éloignées du coeur, celles qui refroidissent en premier, surtout si elles sont mouillées. Et rouler avec des pieds glacés s’avère vraiment désagréable, croyez-moi…

Rester au chaud et au sec passe avant tout par le choix d’une tige haute.
Il ne sert à rien d’avoir une chaussure imperméable si l’eau entre dedans par l’ouverture… N’oubliez pas que quand vous êtes assis sur la moto, les bas de pantalon remontent et laissent les chevilles exposées. Avec le vent relatif, avec les turbulences, l’air et l’eau remontent sur les chevilles, voire les mollets. D’où la nécessité de bottes qui montent haut, au moins à la moitié du mollet.

Veillez à ce que le système de fermeture garantisse l’imperméabilité : une simple fermeture éclair laisse passer l’eau, elle doit être soit recouverte d’une languette de cuir, soit doublée d’une membrane imperméable, voire les deux.

En effet, si le cuir traité hydrofuge offre déjà une barrière contre la pluie, il ne suffit généralement pas à assurer des pieds au sec : l’imperméabilité n’est possible qu’avec une membrane, un « insert » qui vient se glisser sous le cuir pour offrir une barrière efficace contre les fortes pluies.

Précisons d’emblée qu’une membrane (et donc par extension, le vêtement qu’elle entoure) ne saurait rester réellement « étanche » : l’eau finira forcément par passer, percer, suinter…
La meilleure des membranes Gore-Tex, version haut de gamme Performance Shell en triple couche, finit par laisser passer de l’eau au bout de 20 heures sous une colonne d’eau… OK, c’est un cas extrême, mais c’est juste pour employer le bon terme ! On parlera bien de membrane « imperméable », mais elle ne sera pas « étanche ». Et cela vaut mieux car une membrane totalement étanche (comme la toile cirée, type K-Way) favorisera la condensation de la transpiration.
Cette membrane doit laisser passer les fines molécules de vapeur d’eau (la transpiration), mais pas les grosses molécules d’eau à l’état liquide (la pluie).

C’est la société WL Gore qui a inventé le genre dans les années 1950 avec ses membranes dites « Gore-Tex« , une marque aujourd’hui mondialement connue, qui garde une longueur d’avance technologiquement et le fait payer très cher.
Une membrane Gore-Tex reprend le principe de la peau : des micro-pores assez petits pour ne pas laisser passer les gouttes d’eau ou le vent, mais suffisamment grands pour laisser s’échapper la vapeur d’eau (donc la transpiration).
Cette fine membrane en Téflon (qui n’est en fait pas un textile), traitée à l’aide d’une substance oléophobe, présente plus de 1,4 milliard de pores microscopiques par cm². Ces pores sont approximativement 20.000 fois plus petits qu’une goutte d’eau, mais 700 fois plus grands qu’une molécule de vapeur d’eau.
Voilà qui explique pourquoi la pluie ne peut la traverser, contrairement à l’humidité naturellement dégagée par le corps humain.

Précisons une dernière chose : un insert imperméable et respirant ne tient pas chaud !
Ceux qui pensent qu’une membrane Gore-Tex joue le rôle d’une doublure thermique se trompent. Elle ne permet pas de conserver la chaleur, comme le fait une doublure thermique aluminée, par exemple. Mais elle joue un rôle d’isolant, de coupe-vent, ce qui empêche le froid d’entrer. Cet effet coupe-vent n’est pas négligeable dans le confort thermique d’un vêtement soumis à des vents très forts en toutes saisons.

Une bonne botte est souvent chère (150 à 350 euros en neuf).
Mais c’est un investissement qui vaut le coup.

Autant que les dégâts soient les moins sévères possibles : une fracture simple du tibia vaut mieux qu’une fracture complexe et ouverte.
La première demande une hospitalisation de courte durée et laisse peu de séquelles.
Dans l’autre cas, cela peut conduire à une hospitalisation longue et douloureuse avec de multiples anesthésies, un risque d’infection majeur et peut aller jusqu’à l’amputation.

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Les autres critères de choix des bottes

best-motorcycle-bootsPour bien choisir ses bottes de moto, il est primordial de définir au préalable le type d’utilisation que l’on souhaite en faire.

Vous devez prendre plusieurs critères en compte :

  • le type de machine : sans parler de l’esthétique, chaque type de moto (sportive, trail, custom ou GT) engendre une position de conduite particulière, variable également selon votre morphologie, ce qui va entraîner une position différente des jambes, des chevilles plus ou moins pliée, des jambes plus ou moins exposées aux intempéries…
  • la sécurité :  en plus de la nécessaire protection du pied et de la cheville déjà évoquée plus haut, la botte doit laisser des mouvements de la cheville fluides, souples, tout en assurant un bon maintien.
  • le confort d’utilisation : si vous ne faites que rouler ou si vos trajets moto alternent avec des marches à pied, selon que vous ne portez vos bottes que pour le circuit ou toute la journée en ville, en fonction de vos possibilités de vous changer en arrivant au travail…
  • l’étanchéité : aspect lié à l’utilisation là aussi, car les balades seulement les week-ends au soleil ne demandent pas les mêmes bottes que celles d’un roule-toujours qui doit pouvoir affronter toutes les conditions climatiques.

Gardez à l’esprit qu’il en va des bottes comme des motos et des gants : le modèle totalement polyvalent, qui conviendra parfaitement en toutes situations, n’existe pas !
Si vous roulez dans différentes conditions, vous devrez sans doute acquérir différentes paires de bottes.
Perso, je tourne sur cinq paires de bottes et trois paires de bottines…

Pour les pieds aussi, des fabricants proposent des modèles spéciaux pour les fortes chaleurs, à ne pas négliger.
Pour moi qui suis très sensible à la chaleur, j’ai choisi une paire de bottines BMW AirFlow, très bien ventilées, très agréables à porter par forte chaleur. Inconvénient, elles ne supportent pas la moindre pluie et si la température descend sous les 20°C, je me retrouve avec les arpions gelés…

A part ça, j’ai évidemment une paire de bottes « touring enduro » (TCX Infinity GTX) pour le tout-terrain et une autre spécifique pour le circuit (Alpinestars SMX).
Le reste, ce sont des bottes de route (Paraboot Bike) et d’autres imperméables et ventilées (TCX AirTech GTX).
Avant, j’ai porté pendant une décennie des BMW Contur Plus, les meilleures bottes que j’ai jamais connu, snif snif…

Autres références pour ceux qui en cherchent :

  • TCX Infinity, de préférence en première version, la nouvelle version EVO est bien plus rigide, moins confortable. Très bonnes bottes typées trail, totalement imperméables, bien protégées tout en restant souples. Juste pas pratiques pour marcher longtemps.
  • Alpinestars Web GTX, la valeur sûre des années 2000, toujours dans le coup, mais au prix d’une sévère augmentation de son tarif pour des prestations correctes.
  • Sidi Armada Gore-Tex, une nouvelle valeur sûre, assez polyvalentes.
  • TCX X-Tour Evo GTX, vainqueur du comparo Motomag d’octobre 2016, chères mais géniales pour l’hiver, excellente imperméabilité, bien trop chaudes pour l’été, bonne protection.

bottes-moto-taylor-stitch-1On peut aussi opter pour des chaussures spéciales moto, plus confortables si vous les gardez aux pieds toute la journée.
Pour les jours où je travaille en moto-école, avec parfois des cours en plateau, mais aussi en circulation, où je peux être amené aussi bien à marcher qu’à conduire une moto ou une voiture, je porte des Soubirac Klipper 3.

Beaucoup mettent des « baskets » moto. Perso, je n’aime pas le style et beaucoup de produits de ce type sont de mauvaise qualité. En plus, les baskets ne montent pas assez haut, ça ne suffit pas à réduire les entrées d’air par les bas de pantalon et encore moins les remontées d’eau en cas de pluie.

De plus, pas mal de modèles de baskets soi-disant moto sont dotés de lacets longs mais sans languette de cou de pied, celle qui passe sur les lacets et permet d’éviter qu’ils se prennent dans les pédales ou les repose-pieds.

A défaut de produits spécial moto, choisissez des bottines coquées ou de solides chaussures de randonnée, avec une membrane d’étanchéité.
Pour la ville, je mets couramment des Caterpillar Sheffield coquées, j’en ai deux (une marron, une noire) qui m’accompagnent depuis des années, impeccables sous un jeans. Des produits de chez Timberland ou DocMartens peuvent également convenir.
Si je sais que je vais marcher, visiter des monuments ou des sites naturels en tenue civile, je mets des godillots de chasse Solognac SuperTrack 500.

D’autres chaussants, plus polyvalents et légers, sont envisageables pour des usages mixtes (routes et parcours urbains).
Ces modèles offrent une protection moindre, mais gagnent en souplesse et en confort pour la marche.
Pour ma part, quand je sais que je vais devoir marcher ou courir toute la journée sur la piste, je porte souvent des bottillons d’intervention de la marque Magnum, vraiment confortables et endurants, équipés d’une semelle anti-dérapante et d’une fermeture par double zip, facile et rapide. Certains préfèrent des rangers ou des bottes de saut, voire des bottines de vol (utilisées par les pilotes de chasse).

Une seule chose à retenir :
JAMAIS de petites chaussures de sport ou de ville,
JAMAIS de chaussures en toile ou en cuir fin !

Et pour les femmes, évidemment, jamais d’escarpins, de ballerines, etc.
Mettez de vraies bottes pour le trajet en deux-roues et emmenez vos jolis souliers à part, dans un sac à dos, dans le top-case, dans une sacoche, dans le coffre du scooter… afin de vous changer en arrivant, ça prend 30 secondes.

Dernière précision pour votre confort : la forme du pied, du cou de pied, de la cheville diffère selon les personnes.
Il faut impérativement essayer avant d’acheter !

Surtout, allez essayer avec votre tenue motarde, notamment avec le pantalon que vous portez à moto, afin de vérifier que celui-ci passe bien au-dessus ou en dessous des bottes.
Dans l’idéal, il faudrait pouvoir essayer les bottes assis sur votre moto, mais rares sont les magasins qui le permettent.

Si vous avez un pied « spécial » ou des mollets en forme de jambon, essayez de trouver des bottes à fermeture réglable par un système de boucles ou de velcros.

Pour pouvoir les porter en hiver avec des chaussettes plus épaisses, il faut choisir ses bottes une taille au-dessus.
Surtout que chez un certain nombre de personnes, les pieds ont tendance à gonfler pendant la journée.

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La norme d’homologation des bottes moto

pi-26-stiefel-gravel-normLes bottes sont traitées par la norme EN 13634, pour « chaussures de protection pour motocyclistes ».
Sa version originale date de 2002, mais elle a été mise à jour en 2010, puis en 2015.

Afin de passer les tests, une botte de moto doit avoir une hauteur minimale allant de 162 mm (pour les pointures inférieures au 36) à 192 mm (pour celles supérieures au 45) : les « baskets moto » et autres « bottines de stunt » sont donc exclues de la norme.

Il est obligatoire que la botte porte la mention de son homologation CE avec le numéro de la norme.
La norme est divisée en deux niveaux de performance, avec des exigences variables selon la zone de la botte :

  1. La zone B, la plus exposée, doit résister à 5 secondes d’abrasion pour prétendre au niveau 1 et 12 secondes pour le niveau 2.
  2. La zone A, moins exposée, ne requiert elle que respectivement 1,5 et 2,5 secondes de résistance.

La rigidité de la botte est également testée, tout comme sa résistance à la perforation.

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Comment entretenir ses bottes de moto ?

Une fois paré de vos bottes moto, vous pourrez à loisir les utiliser dès que vous le souhaitez.
Mais n’oubliez pas de les entretenir, surtout si vous avez choisi un modèle en cuir.

Comme pour les vêtements, il vous faudra penser à l’imperméabilisation (graissez les coutures !), mais aussi au soin en profondeur du cuir, qui doit être régulièrement nettoyé, nourri et graissé.
Pour en savoir plus, lire l’article Entretenir son équipement motard.

Des magasins spécialisés dans le cuir pourront vous fournir tous les produits et accessoires adéquats pour vos bottes.
Un seul conseil : privilégiez les graisses et bannissez les cirages !

Et si les matériaux plastiques demandent moins d’entretien, n’oubliez pas d’huiler les parties mobiles pour éviter qu’elles ne grincent et ne finissent par casser.

Enfin, saviez-vous qu’il est souvent possible de ressemeler une botte moto ?
Si votre paire de bottes est encore bonne (cuir non troué, membrane toujours imperméable), mais que la semelle en est toute usée, apportez-la à un vrai artisan cordonnier. Il saura remplacer la semelle et vous repartez pour un tour de compteur !

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Les différents types de bottes moto

Le sujet de ce site étant la conduite moto de route, je n’entre pas dans le détail des bottes spécialement conçues pour la pratique des différentes disciplines sportives moto : bottes racing (pour la vitesse et l’endurance, bottes de trial, bottes de cross-enduro…

Beaucoup de motards de route choisissent pourtant des bottes « racing », sportives.

Et on ne peut pas leur en vouloir ! Les bottes sportives montent généralement assez haut pour protéger le tibia. Des coques renforcées sont ajoutées sur l’intérieur et l’extérieur du pied. Un système d’articulation par soufflets au niveau du cou de pied est ajouté pour permettre une meilleure aisance dans le mouvement de la cheville. La semelle est dotée de systèmes antidérapants.

Certaines bottes typées « course » épousent le pied au plus près, mais s’avèrent éprouvantes à enfiler (avec des chaussons internes et de multiples réglages de fermeture).
A vous de choisir le meilleur système de fermeture en fonction de la fréquence d’utilisation et de l’usage que vous en ferez, et non pas en fonction du look ou du prix.

En comparaison, les bottes typées « road » pour la route sont plus simples en terme d’ergonomie.
Elles incluent dans la plupart des cas des renforts sur le bout du pied et des renforts sur les côtés. La tige est plus ou moins rigide selon le type de matière utilisée (cuir ou plastique). Les semelles sont plus ou moins antidérapantes en fonction des modèles et des fabricants.

Certains auront l’utilité des bottines « habillées », qui peuvent passer sous un pantalon de ville, voire de costume.

D’autres leur préféreront le style « vintage ».

Enfin, les « adventuriers », les guerriers des rues, les conducteurs de trails, ceux qui aiment aller tâter de la terre (ou au moins en donner l’image) ou tout simplement qui privilégient une protection et une sécurité maximales, choisiront des bottes typées enduro, aventure ou touring enduro.

Perso, à moins de faire de l’enduro à un haut niveau, je déconseille les « vraies » bottes enduro à bouts ferrés.
Elles ont lourdes, épaisses, rigides. Le bout ferré peut facilement rayer la moto si on ne lève pas la jambe assez haut à la montée et à la descente de selle. La rigidité de la semelle gêne considérablement la marche.
Par contre, niveau protection, c’est le top !

Par contre, pour ceux qui recherchent une protection correcte avec un certain confort d’usage et un look typé, n’oubliez pas les bottes de trial, bien plus souples que celles d’enduro, non ferrées, plus confortables pour la marche…

 

32 thoughts on “Choisir ses bottes de moto”
  1. Bonjour, merci pour FatFab, j’aurais dû écrire avant d’acheter pour voir ça ! J’ai pas du tout pensé à l’occasion (que je refuse pour le casque, je crois que le polystyrène dedans s’use de façon irréversible, et en cas de chute ne protège plus correctement, même rien que faire chuter le casque nu si j’ai bien compris affecte sa protection, si j’ai bien compris…)

    Philippe Roche, je trouve votre commentaire improductif et souligne bien ce que je voulais faire passer comme message. Afin de développer le dialogue un peu en cela, je voudrais d’abord rectifier quelques points.

    Je n’ai pas prétendu qu’il est déraisonnable d’investir de bonnes sommes pour s’équiper, au contraire, j’ai déploré mon manque de conscience passé, de n’avoir pas fait ces achats quand j’en avais les moyens. Au contraire, j’aurais aimé avoir les sous pour prendre le must en équipements, surtout le casque, je crois même que la marque Caberg est particulièrement efficace, suite au témoignage d’un accidenté qui, selon les médecins, était étonnamment en vie et qu’eux même lui ont demandé la marque de son casque… Comprendre l’inverse de ce qu’on dit montre la mauvaise ambiance qui règne en votre esprit à cause de certaines de mes remarques.

    Quand j’aurais les moyens, je compte prendre des vrais équipements, optimisés. (Ça veut pas dire que ce que j’ai pris, c’est pas des vrais équipements, que nenni)

    Quant au terme terrifiant, il revenait à l’accident de moto qui vous mène à l’amputation… Je crois qu’on devrait être d’accord que c’est terrifiant… Le crash en avion aussi d’ailleurs ça me terrifie… Y a de quoi non ?

    Puis affirmer qu’il faut que j’arrête la moto car j’ai pas mis assez d’€ pour ma protection, c’est exactement ces remarques qu’avant j’aurais pris en me disant : «déjà, si je m’équipe pas, mais que je suis bien à l’aise sur ma moto, j’éviterai beaucoup mieux les accidents que ce monsieur tout équipé mais trop statique sur sa moto»

    Il faut comprendre que le réfractaire aux équipements se construit aussi une «logique» (je parle pas des short tongues).

    En parlant de logique, en tournant la tête à moto, ce qu’il faut bien faire, avec un angle de 180°, même en tournant la tête on a un plus grand angle qu’un 120°. C’est quand même évident qu’une voiture pas vue car on regardait de l’autre côté et qui nous percute, aurait pu entrer dans un champ de vision plus large et permettre réaction.

    Alors oui, mon Nolan qui coûte cher j’y tiens et je l’achèterai j’espère. Et aucun expert de la moto ni aucune personne logique ne contesterait cette évidence, et la, ça montre le côté irrationnel de votre réponse.

    Une réponse constructive, aurait été : «tiens Pilala, j’ai trouvé un intégral grand champ, c’est mieux que ton Nolan», j’aurais accepté de bon coeur, mieux que «tourner la tête»… Avec des oeillères aussi on voit…

    En revanche je suis d’accord qu’en dessous d’un certain seuil la protection est illusoire, comme les mousses en guise de dorsales que vous évoquez.

    Le côté «kiff» de la moto, je vous laisse le terme de passionné, c’est pas tous les jours pareil le feeling, pour tout le monde je pense. Il y a des jours où on est crispés, d’autres détendus et souples, ça joue énormémentv sur les accidents.

    En observant les accidents, j’ai remarqué que la plupart des accidentés auraient pu techniquement s’en tirer en étant beaucoup plus mobiles face à l’urgence. Je le parle pas ici des conséquences de l’accident, là où interviennent les EPI, mais de l’accident lui-même.

    Pareillement, ceux qui évitent magistralement les accidents, qu’on peut voir en vidéo, étaient d’une mobilité et d’une souplesse énorme.

    Je suis pour le compromis : confort optimal + epi opérationnels.

    Je remercie encore l’auteur du post pour m’avoir convaincu de pendre des EPI pour les pieds, chose que j’hésitais à faire par manque de moyens, les chaussures de moto ça existe, et c’est ça qu’il faut faire connaître pour les motards du dimanche.

    Il faut faire un pas vers eux, même s’ils sont en tort, voilà bien clairement ce que je dis.

    En les envoyant paître, ça change rien…

    Je suis convaincu que si des policiers venaient au collège en 3 ième dans les classes avec des tenues «cool» et à l’aise pour montrer qu’on peut être en sécurité, sans devoir se déshabiller arrivé en ville, mettre les bottes dans le scooter et la veste de gladiateur + le casque dans le coffre pour pouvoir enfiler un truc «normal» pour faire sa matinée en ville, puis se rechanger pour aller au point suivant et ainsi de suite jusqu’aux 6 arrêts prévus dans la matinée… Oui ça peut augmenter la sécurité grandement.

    Surtout si c’est couplé à ces terribles vidéo des conséquences en cas de manquement…

    Concessions sur la sécurité non, concessions sur le dialogue et le dialecte employé oui… C’est pas pour rien si c’est surtout des jeunes qui meurent en moto…

    Il me manque un dernier EPI, c’est le pantalon. Je n’en ai pas pris et ne comptais pas en pendre. Je me suis dit qu’un jean bien épais pourrait déjà m’aider un peu, comme un Levi’s.

    J’ai l’impression de ne pas abuser en cela, surtout si je regarde mes compatriotes citadins comme moi…

    S’il existe des jean «normaux», ou au moins pas avec des coques rigides mais qui protègent mieux, je veux bien, je vais chercher de ce pas. Mais à un moment, on veut pas être dans un scaphandre, ce qui protège très bien si c’est conçu pour.

    J’ai aussi une question pour qui veut/peut y répondre. Les vêtements avec airbag pour un citadin, ça joue beaucoup en cas d’accident ?

    Cordialement, et encore courage à tous les accidentés ici

    1. Encore une fois, beaucoup de questions sur plein de sujets qui ne concernent pas directement l’article ci-dessus…
      Je vais essayer de répondre avec précision mais concision.

      Oui, l’airbag peut jouer un rôle important dans les chocs et impacts en ville car il s’avère le plus efficace sur des chocs entre 40 et 70 km/h, donc des vitesses urbaines.
      De plus, l’airbag est particulièrement intéressant pour se protéger contre les chocs secondaires, c’est-à-dire les impacts qui interviennent APRES la chute, comme par exemple contre du mobilier urbain, un poteau, une bordue de trottoir… Les obstacles sont bien plus nombreux en ville que sur route.
      Sur tout ça, lire Réflexions sur le gilet airbag moto.

      Pour les jambes, il est très important de se protéger car ce sont les membres inférieurs qui touchent en premier lors des chutes.
      Les lésions aux jambes sont les plus répandues (mais pas les plus graves) parce qu’elles sont très exposées et parce que les motards ne les protègent pas.
      Effectivement, très peu d’usagers 2RM s’équipent au niveau des jambes et c’est un vrai problème !
      Un jeans en denim, même épais, ne suffit pas : j’ai testé pour vous en 2004, à 50 km/h, un frottement de moins d’une seconde suffit, le jeans fond et la peau brûle.
      Si vous ne mettez pas un pantalon moto, protégez-vous au moins les genoux !
      Lire Choisir ses protections de genou.

      Sur le casque, tous les casques récents proposent un champ de vision large (160 à 180 degrés).
      Seuls les casques intégraux « racing », sportifs, conçus pour la piste, sont à champ visuel restreint (120 à 140 degrés environ) car un pilote ne regarde que devant lui.
      Les casques jet, modulables et intégraux routiers sont tous aujourd’hui à champ large.

      Ne vous focalisez pas sur une marque, que ce soit Nolan, Caberg ou autre.
      La marque ne fait pas forcément la qualité.
      Lire Choisir son casque de moto.

      Ne croyez pas non plus que les accidents de moto n’arrivent qu’aux jeunes ou surtout aux jeunes !
      Depuis dix ans, l’accidentologie motarde a évolué et on voit chaque année un pic de mortalité sur les 40-50 ans.
      Ce qui tue, c’est avant tout l’inexpérience, le manque de pratique, le manque de maîtrise… qui génère à la fois le manque d’anticipation et la crispation, donc le risque d’accident.

      Je comprends votre démarche, mais vous avez un souci dans votre équation : confort optimal + protection optimale sont possibles, mais avec un coût conséquent.
      On peut réduire ce coût avec différentes démarches dont je parle, mais il sera toujours présent.
      Par manque de moyens, certains préfèrent économiser sur la protection, d’autres sur le confort.
      A chacun de faire son choix.

    2. 1127 mots dans ton premier message, 963 dans le deuxième, et pourtant on ne comprend toujours pas où tu veux en venir. J’abandonne, donc, et je laisse Fabien conclure sur son blog.

  2. Bonjour FlatFab et bonjour à tous,

    En premier lieu, Mille Merci pour ton site qui est pour moi une mine d’or.

    En pleine réflection sur la reprise de la moto après 13 ans d’arrêt,
    Je suis actuellement au stade de l’achat de l’équipement et là je coince sur les bottes.
    Je n’ai pas encore racheté la moto.
    Mon choix n’est pas encore arrêté, car il dépend aussi de mon budget.
    Cela va du roadster, au trail.

    Mon problème est de déterminer le type de bottes en fonction du style de la moto
    en prenant en compte comme principal critère la sécurité.

    Dans mes recherches, je remarque que quelque soit la marque,le prix ou la catégorie , il est extrèmement difficile de
    trouver des bottes avec des protections de la malléole interne ainsi que du mollet.

    afin de m’éclairer pour savoir si je fais fausse route, j’aimerai vous soumettre les quelques exemples de bottes
    qui retiennent mon attention.

    Au départ, j’etais parti sur :
    – Alpinestars SMX 6 V2 Goretex
    Mais en allant les essayer en magasin, il s’avère qu’il n’y a pas de protection de la malléole interne et le renfort niveau mollet ne semble pas très protecteur.

    Voici d’autres bottes sur lesquelles je porte mon choix :

    -Dainese Torque D1 Out GTX
    -Dainese Course D1 Out
    -Sidi Adventure 2 GTX
    -Sidi Performer GTX
    -Alpinestars SMX Plus GTX
    -TCX SP Master GTX
    -TCX SP Fighter GTX
    -RST Paragon II WP
    -RST Trachtech Evo III Sport WP
    -Forma Hornet DRY

    Mon choix ne se porte pas sur un style ou une marque, mais uniquement sur l’aspect sécuritaire.

    Toutes ces bottes semblent avoir des lacunes (niveau protection mollet et/ou malléole interne).
    Alors, si vous pouviez m’orienter afin de choisir des bottes avec un niveau de sécurité important.
    Le fait de ne pas avoir encore acheter la moto, rend le choix des bottes plus compliqué ?
    Mon style d’utilisation sera uniquement pour le loisir.

    Merci par avance pour vos conseils

    1. Bonjour !

      Je porte, tous les jours depuis 8 ans, des Dainese R TRQ-Tour Gore-Tex.

      Elles sont parfaites, quelle que soit la moto (j’ai la chance d’en avoir trois, un 750 VFR, un 600 Ténéré et pour tous les jours un 600 CBF).

      Confortables, chaudes (même après 3 heures sur autoroute par 7°C, ou lors de mon trajet travail de 30 minutes, même par températures négatives), imperméables, discrètes, resistantes…
      Ce n’est pas pour rien que leur prix ne bouge pas depuis si longtemps.

      De fait, il me faut les renouveler car la membrane Gore-Tex a fini par rompre, et je ne vais pas hésiter une seconde ; je vais racheter exactement les mêmes.
      Elles sont certes un peu chaudes pour l’été, mais ça ne m’a jamais posé plus de problème que ça.

      N’hésitez pas à aller les essayer en magasin. Elles sont un peu chères, mais vous ne le regretterez pas.

      Bonne route, et bonne reprise de la moto !

      Maxime.

  3. Coucou. Je suis tombé sur cet article à temps. En fait, j’ai trouvé des annonces d’accessoires pour moto sur https://www.paruvendu.fr/a/accessoires-auto-moto/ et je me demandais quel type de bottes me conviendrait le mieux. Il faut dire que j’ai trouvé les réponses dans ce billet et je pourrai faire un choix plus facilement. J’en profite pour vous remercier pour toutes ces astuces et ces conseils que j’ai pu découvrir sur ce blog. À+

  4. Bonjour,

    Merci pour cet article, je voudrais juste ajouter mon témoignage (positif) sur l’équipement motard.
    J’ai eu semaine dernière une chute à faible allure en circulation dense dans un rond-point. Perte d’adhérence à cause de gasoil, ma moto s’est couchée sur ma jambe gauche.
    Heureusement pour moi, j’avais les protections, avec aux pieds des IXON Assault (http://www.cardy.fr/pages/sl_product.php?id=164296&d=1_6___AV_&prod=IXON-Assault-NOIR).
    Cela n’a pas suffit a garder ma cheville intacte, puisque j’ai une triple fracture de la cheville, et me voila plâtré et immobilisé pour 2 mois. Ce qui est positif, est que dans 2 mois, je vais pouvoir reprendre le guidon en mains. Je n’ose pas imaginer l’état du pied et les conséquences si je n’avais pas eu les « bonnes chaussures ».
    Bon, mon prochain achat est une paire de bottes « un peu plus solide » 😉

    J’espère que cela permettra également de sensibiliser les inconscients que je vois sur la route « équipés » de petite tennis en toile avec semelle caoutchouc souple « parce qu’il fait chaud »…

  5. Petite correction concernant la physiologie de la circulation sanguine dans les pieds.
    « Les pieds sont les extrémités les plus éloignées du cœur, celles qui refroidissent en premier, surtout si elles sont mouillées », dis-tu.
    Il est bien évident que des pieds mouillés vont refroidir beaucoup plus vite que des pieds secs, mais leur distance avec le cœur n’a rien à voir avec leur refroidissement.
    En situation de stress (hypothermie, hémorragie, par exemple), l’organisme coupe les vivres aux organes triviaux (mains, pieds, oreilles, peau en général, reins, intestins, muscles) en redistribuant la circulation sanguine en faveur des organes nobles, le cœur et le cerveau, sans lesquels la (sur)vie n’est pas envisageable.

  6. Bonjour,

    Après des Stylmartins touring, j’ai acheté des Sidi Adventure il y a 3 ans. Je cherchais des bottes qui puissent me faire 90% de l’année et hyper protectrices. Ce qui est le cas ! Elles m’ont déjà sauvé les pieds 2 fois dont une fois jambe bloquée sous la moto à 45° sauf autre conséquence qu’une foulure !
    Avec une semelle de voute plantaire supplémentaire ce sont des chaussons (lourds mais on s’habitue^^). Et elles passent sous un jean normal. Leur qualité de fabrication est irréprochable , et pour le couinement on démonte les protection avec des pinces à circlip et on graisse !

    Elles sont un peu épaisses mais garde un feeling très correct au sélecteur, que ce soit sur roadster ou VFR.

    Ce vieux test (qui me les a fait connaitre) est tout à fait représentatif : https://www.objectif-moto.com/sidi-vortice-et-adventure/

    Je rachèterai les même les yeux fermés dans plusieurs années !

  7. Bonjour,

    Merci pour ce site extra et plein de bon conseils.

    Permettez moi de vous presenter ma solution personnelle en terme de protection du pied.

    Je roule toute l année en Bretagne, donc pluie(parfois!) et je me déplace a moto pour mon travail sur des sites industriels et portuaires(tres humides, sols glissants, zones de circulation de chariots elevateurs…).
    La protection des pieds est dans mon cas une obligation professionnelle, et doit etre imperativement confortable(port des chaussures jusqu a 12h consecutives, et 10km de marche).

    J ai trouve la solution avec des chaussures de sécurité Mts(disponible chez France securite) modele Equinox Over Flex S3 ce sont des chaussures montantes type ranger(tige de 16cm) hydrofuges,soufflet, coquees, semelles anti perforations resistante aux hydrocarbures avec de surcroît un insert reflechissant sur le cote.

    Avantages et experiences vecues:

    Bonne impermeabilite(45 min sous pluie d orage, pieds secs a l arrivee)
    Resistance a l ecrasement lateral(pied droit violemment coince entre un transpalette electrique et une cloison de semi remorque, pas de séquelle jusque une douleur légère pendant 3-4 jours)
    Excellent confort(jusqu a 10kms a pied par jour sans gêne ni fatigue)
    Bonne longevite, j ai change ma premiere paire au bout d un an(portee tout les jours)chaussure intacte mais un crochet de lacet casse(corrode par le sel)
    Prix raisonnable, environ 130€ ttc(prix en charge par mon employeur)

    Inconvenient(au singulier)
    La coque étant assez grosse la montee des vitesses(pied gauche sous le selecteur) est un peu déroutante au début, puis on s habitue et au final on apprecie de ne plus avoir le contact direct avec le dit selecteur(boite Gtrack sur bmw f650, il faut parfois mettre une franche pression pour monter un rapport).

    J ai egalement une autre paire pour les deplacements courts et en conditions plus clementes, toujours des chaussures de securite(coques et semelles)mais type baskets montante cuir pleine fleur, qui presentent très bien avec un jean pour les rdv ou au bureau.

    Esperant que mon temoignage puisse faire avancer les recherches des uns et des autres, car le choix des chaussures est primordial et a ete pour moi l equipement le plus complexe a trouver.

    (Equipement: casque Nolan ncom modulable, veste touring et sur-pantalon Dainese, gilet airbag helite hv, 2 paires de gants held(hiver et été) et chaussures sus-citées.).

    Bonne route a tous et merci encore pour ce site.

  8. Merci pour cet article, je n’ai lu que l’intro car j’ai subit un accident qui m’a valut de ne pas passer loin de l’amputation donc c’est encore assez dur psychologiquement !

    Donc ca fait maintenant 5 mois que j’ai eu un accident où je suppose que la moto m’est retombé sur le pied, bottes alpinestars SMX5 déchirés à deux endroits (c’est des bottes en cuir très résistantes, je vous laisse imaginer la force de torsion nécessaire pour faire de tels dégâts !), cheville intact mais avant pied qui a pris très cher tout les métatarses luxés dont une ouverte (pour vous illustrer le truc, mes orteils ne tenaient que par la peau) agrémenté de quelques fractures. Je suis donc pas passé loin de l’amputation selon le corps médical et il va sans dire que sans bottes je n’aurais plus de pied droit. J’ai fait le con sur la route (bien que très prudent en général, comme quoi) mais je suis content d’avoir toujours été intraitable sur l’équipement.

    J’en suis donc à 5 mois, j’ai encore besoin de béquilles pour me déplacer et je ne reprendrais pas le boulot cette année probablement 🙁 Mais je devrais pouvoir remarcher normalement même si mon pied gardera des séquelles et vieillira moins bien donc portez toujours des BOTTES ! Je ne comprends pas comment on peut voir autant de motards qui négligent les pieds, j’ai mal pour eux quand je les vois dans la rue.

  9. A propos de la deuxième vidéo d’accident (When Squids attack!), on a, après la chute, une magnifique coupe horizontale du tiers inférieur de la jambe montrant bien le tibia et le péroné de la passagère. C’est sûr, on comprend pourquoi elle hurle de douleur…
    Ce qui est pathétique, c’est qu’on entend un de ces abrutis de motards américains dire « Call 911, now! », sur un ton de commandement qui a l’air d’impliquer que l’appel aux urgences va faire reculer le temps, de sorte que l’accident ne se sera finalement pas produit.
    Cette réaction est humaine, mais l’accident a bien eu lieu, et la passagère sera au mieux handicapée toute sa vie. Au pire, elle sera amputée à mi-jambe. C’est d’ailleurs le plus probable.
    Il est toujours facile de réagir a posteriori, mais si cette pauvre fille avait porté de vraies bottes de moto, elle n’aurait peut-être souffert « que » de quelques fractures de la jambe et/ou du pied…

  10. Merci pour cet article, j’ai une question concernant le nettoyage des bottes en cuir/nubuck : le sélecteur de vitesse a fait une énorme trace noir sur ma botte gauche et j’aimerai savoir s’il y a moyen de nettoyer ça, j’imagine que ça ne reviendra jamais comme du neuf mais au moins atténuer un peu la trace.

    1. Pour l’entretien des cuirs en nubuck (ou cuir retourné, par rapport au cuir lisse, si je ne me trompe pas), il existe des sortes de « gommes », pas spécifiques aux équipements motos mais qui sont faites pour toutes les chaussures en nubuck. Et on les trouve donc chez les cordonniers et dans les magasins de chaussures (peut-être aussi dans certains supermarchés).

      Je ne sais pas si ça peut suffire pour des traces vraiment importantes, comme celles d’un sélecteur, mais c’est tout ce que je connais.

      1. Le savon glycériné, je sais que c’est ta passion pour l’entretien du cuir, mais comment ça se présente et comment ça s’appelle dans le commerce ?
        Ah, voilà une question que j’avais envie de poser depuis longtemps ! 😉

          1. En plus de la voile et de la moto, tu fais aussi du cheval ???
            Envoie-moi un MP pour me dire où tu en es des ennuis que tu sais.
            Amicalement,
            Philippe.

            1. je viens de t’adresser un mp sinon j’ai oublié d’écrire que je suis heureux tous les jours d’être vivant…
              amicalement
              Marco

  11. Bonjour!
    Je recherche depuis longtemps des bottes avec des semelles fortement crantées (comme celles de mes antiques Paraboot), tout en restant des bottes « grand tourisme ». J’ai bien repéré des Stylmartin, mais elles sont introuvables en province! En effet la tendance actuelle serait plutôt aux semelles pratiquement lisses. Quand on pose le pied sur un sol dur comportant des petits gravillons, il se produit un effet roulement à billes qui fait perdre l’appui. Avec des semelles crantées, on retrouve l’adhérence lorsque ces petits cailloux se logent dans une rainure de la semelle.
    Une petite remarque: à mon avis, il faut bannir les chaussures montantes -même pour moto- comportant un laçage. La boucle du lacet peut se prendre dans le repose-pied en posant le pied au sol. Histoire vécue.
    (Merci pour votre site)

    1. Et des bottes touring enduro, ça n’irait pas ?
      https://www.youtube.com/watch?v=cQHTmkRSnr8

      Sinon, une solution « bricolo » : prendre une paire de bottes touring un peu usées et les faire ressemeler par un cordonnier avec une semelle crantée.
      J’ai fait ça sur une de mes paires de bottes.

      Bonne remarque sur les lacets, je rajoute une précision dans l’article.

    2. Soubirac Klipper III
      TCX BOOTS FUEL WATERPROOF
      GAERNE G SEQUOIA AQUATECH
      SIDI ADVENTURE GORE-TEX
      REV IT DISCOVERY OUTDRY (semelle Vibram)
      ALPINESTARS TOUCAN GORE-TEX
      FORMA CAPE HORN WATERPROOF

      J’ai les Cape Horn. J’en suis bien content.

  12. Super article plein de bon sens!
    On ne le dira jamais assez mais « protégez aussi vos pieds »!
    Je sais de quoi je parle car j’ai eu un accident de moto qui m’a laissé sur la carreau avec une fracture tibia péroné plus en cadeau bonus la cheville explosée!
    Depuis je m’équipe avec des chaussures montantes renforcées!
    Franchement faites gaffes car quand il est trop tard on regrette toujours cet achat indispensable!
    Bon ride!

    1. Merci de ton témoignage.
      J’ai failli avoir le pied gauche broyé une fois, place de la Concorde à Paris, à l’arrêt, pied posé au sol. Une camionnette est passée très près de moi, je n’avais pas vu qu’elle tractait une remorque transportant une bétonneuse. La roue de la remorque m’est passé sur le pied, tout doucement. J’ai eu de la chance, je portais des Cat’ coquées, ça m’a sauvé les orteils. Là où la roue est passé sur la partie non coquée, en haut du pied, j’ai eu mal pendant une semaine.

    2. Bonjour,

      Je ne suis qu’un motard du dimanche, celui qui mettrais des baskets, même pas montantes, puis de veste moto (un sweet capuche en coton souvent), un casque jet qui avait perdu sa visière en le faisant tomber, même pas de gants avant que la loi française ne rende ça obligatoire.

      Je n’ai qu’une très petite 125 qui me servait surtout à faire des petits trajets à moindre frais, aller en ville et pouvoir la «balancer» n’importe où, me retrouvant immédiatement en tenue citadine après avoir accroché mon casque.

      Il semblerait que certains points sont mal compris, mal perçus et mal mesurés de part et d’autre.

      J’ai abandonné la moto la saison dernière quasi entièrement, j’avais pas de bonnes sensations et une connaissance décédée à moto.

      C’est bien ça qui m’a réveillé, pourtant je sais bien là fragilité du corps humain, étant plutôt au fait côté médecine.

      Mais le fait est qu’on pense qu’il faut surtout éviter l’accident, car avec une conduite citadine, avec tous les équipements, notre champ de vision est fortement limité, anticiper un accident est plus difficile, «sauter» de la moto plus simple en habits classiques.

      J’ai toujours considéré qu’en moto, la paranoïa de la route est utile.

      On me répliquera que le raisonnement est stupide, qu’il vaut mieux se protéger, et c’est vrai.

      Je regrette de ne pas m’être équipé correctement quand j’en avais les moyens, mais j’ai décidé de réagir, même si les finances sont ultra serrées.

      J’ai acheté un nouveau casque jet en soldes mais avec la visière qui descend jusqu’au bas du menton, un 3/4 avec les protections coudes, épaules et dos, des baskets de moto.

      J’en ai eu pour 120 € environ, le casque un shark pico je sais plus quoi et le reste cdiscount et amazon pas cher.

      Je sais que des vrais motards vont trouver ça risible, mais pour moi c’est une très grande prise en main par rapport à ma pratique précédente.

      Mes reproches quant à la sécurité, c’est le prix des équipements et l’inconfort, surtout de la veste.

      Je compte acheter quand j’aurais les moyens si un jour je les ai, le casque nolan n40 qui offre un très grand champ de vision, protection au menton et possibilité de réitérer la mentonnière pour vadrouiller en ville au chaud. Mais j’en ai déjà pour 250 € rien que ça.

      Pour les bottes, je prendrai bien des basket de moto à nouveau mais homologuées comme vous le démontrez à la perfection (quoique pour le couteau, on dirait que la botte vquattro n’était pas bien rembourrée, contrairement à l’autre, et tout le monde sait que c’est plus simple de couper un truc tendu, c.f. Les plis lors de la coupe de la vquattro… Oui oui ! On regarde tout)

      Et pour la veste, prendre une cuir avec les protections à la fois souples et légères, avec des matériaux haut de gamme car, les coques en plastique, c’est quand même énormément gênant, une veste plus lourde et plus épaisse serait même préférable pour moi à ces coques, côté confort.

      Quand on y regarde bien, il y a possibilité de s’équiper selon ses goûts et accroître la sécurité.

      Les fabricants ont bien compris ce que veulent les clients et surtout, ce que certains ne veulent pas.

      Le message que je voulais vous faire passer, ici, c’est qu’il ne faut pas se contenter de crier à la sécurité pour convaincre les réfractaires, tout le monde sait bien qu’un accident en moto ça rigole pas.

      Mais peut-être qu’en étant plus light vis-à-vis de ces cas… Leur montrer qu’on peut aujourd’hui s’équiper un minimum à moindre frais pour les petites bourses, qui à défaut d’avoir le top, ne sont pas en tongues au moins et en baskets et chaussures de ville. Par exemple leur l’intérêt le prix d’un package pas cher, même si tout n’est pas homologué, nous comprenons bien le français quand on vous dit que c’est pas homologué, on sait bien que les risques sont accrus.

      Puis montrer aussi un pack milieu de gamme puis haut de gamme, montrer qu’il y a des solutions pour déjà pouvoir juste marcher avec des baskets de motards, répandre cette info qui intéresse vraiment les gens, concernant les pieds.

      Personnellement, je ne savais pas, mais c’est de façon proactive que j’ai trouvé, mais en termes de sécurité, l’info ne nous parvient pas si on ne la cherche pas…

      En gros, ce qui fonctionnerait, c’est d’expliquer qu’il y a des chaussures de ville et des baskets pour moto, (pas des EPI, non, des BASKETS) utilisables pour faire ses courses de façon normale sans être en mode «motard» gros cube qui marche comme un canard à la station pour prendre son café car il a lui des EPI !

      Pour les vestes, des équipements en «plastique mou» pour parler aux gens… Ça change hein, des coques de skater…

      Quant au casque, je déplore qu’avec des critères de bon sens, il faut débourser 250 € pour le réaliser, avec des critères pourtant simplistes : grand, très gras champ de vision, couvrant entièrement les mandibules.

      Même un casque intégral, j’aurais pris ! Je n’ai pas trouvé mieux que ce nolan et ces 250 €, ou pendre un «jet», ce qui me rassure pas, car j’y tiens à ma mâchoire…

      Alors j’ai passé longtemps à chercher en plus, plusieurs jours et plusieurs soirs…

      C’est pourtant un critère de sécurité évident que j’ai évoqué, l’offre devrait foisonner, et à bon prix !

      Seuls les matériaux et les suppléments spécifiques, comme équipements de connexion, anti buées etc devraient pouvoir expliquer une telle différence de prix. Tailler un casque grand champ, c’est pas la mer à boire pour des ingénieurs quand même…

      Je vous ai partage tout cela afin que vous puissiez avoir un peu des idées et des réalités d’un ex-«inconscient» sur ces sujets. Mais, vous savez, pour moi, j’étais encore assez mesuré, les vrai inconscients étaient pour moi les gars en short et tongues, ce que je n’ai jamais même pensé à faire tellement c’est du délire.

      Je me rapproche vers plus de sécurité, entre autres grâce à vous. Je réalise mieux combien mes choix ont été déraisonnables, malgré une certaine forme de «logique» que je m’appliquais à moi-même.

      Je crois que le souci principal, c’est l’accès à l’information, la plupart de ces fous du guidon ne se voient pas comme des vrais motards, il faut appliquer d’autres schéma et utiliser un autre dialecte.

      Courage pour tous les accidentés qui nous ont partagé leur expérience, j’espère ne jamais me casser quoi que ce soit sur une moto… Mon Dieu, c’est terrifiant…

      P.s. , je compte demander à mes enfants de ne jamais acheter de moto avant 35 ans, et jamais à vie même si possible

      1. Ton problème est insoluble dans la mesure où ta pratique de la moto est purement utilitaire, que tu en connais les risques, mais que tu estimes déraisonnable d’investir des sommes conséquentes dans ton équipement de protection.
        Sans la moindre acrimonie, je te conseillerais d’arrêter la moto, et ce pour deux raisons.
        La première est qu’il est usant pour le psychisme de pratiquer une activité que tu juges terrifiante (ce sont tes propres termes.)
        La deuxième est qu’il n’y a pas de demi-mesure dans l’équipement de protection d’un motard. Il ne s’agit pas nécessairement d’y mettre des sommes faramineuses, mais un certain prix tout de même. Il y a un seuil en deçà duquel la protection est illusoire (les dorsales en mousse, par exemple.)
        Quant au casque, dont tu parles dans un article consacré aux bottes, le champ de vision que tu évoques est un faux problème. Quand tu conduis une moto, il faut tourner LA TETE, et pas seulement LES YEUX. Donc, non, le prix de ton casque Nolan n’a rien à voir avec le champ de vision.

  13. Bonjour,

    justement je cherche à changer mes bottes!

    Ca fait 10 ans que j’ai des bottes, de -20 à +40, et les rares fois où je rentre la moto dans le garage juste en chaussures, j’ai l’impression de rouler nu, c’est pas agréable.
    Pour peu qu’on trouve botte à son pied, c’est confortable, même si fait chaud et que l’on doit marcher!

    Pour moi, l’un des points principals, c’est la semelle anti-dérapante, que tu as juste évoqué.
    j’ai eu des alpinstar web goretex pendant 7 ans, nickel, jamais dérapé, pluie, station, station + pluie ! mais plus étanche au bout de 7 ans de maltraitance 🙂
    J’ai repris les mêmes, sf qu’évolution du modèle, ET de la semelle qui ne l’était plus.
    Avec le FZ6, ça allait, quelques petites frayeurs en s’arrêtant, mais là, avec les 100kg de plus du FJR, c’est plus là même histoire,
    et si c’est pour avoir des chaussures renforcées pour s’éclater la jambe sous la moto à l’arrêt dès qu’il pleut, on perd tout l’intérêt du produit de sécurité.

    Bref, c’est LE point qui manque dans les comparatifs/tests, qui ne parlent souvent que du confort.

    Bref, j’ai essayé qlqs paires, je dois pas avoir un pied TCX pcq assez inconfortable à la marche.

    Je continue stoiquement ma recherche 🙂

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