Les motards et le bruit

Petite réflexion personnelle sur la culture motarde du bruit, en particulier sur le mythe latin du pot d’échappement bruyant. Dans l’imaginaire du motard « moyen », une moto est faite pour « faire du bruit ». Beaucoup de motards ne jurent que par le bruit de leur moto, synonyme pour eux de vitesse, de puissance, de virilité…

Je sais bien que tout cela va encore me faire passer pour un vieux con, mais il fallait que je le dise.
N’hésitez pas à laisser vos commentaires, positifs ou négatifs, que vous soyez d’accord avec moi ou non. Tous les points de vue m’intéressent, pourvu qu’ils soient argumentés.

Alors, la grande question:
Pourquoi une moto doit-elle faire du bruit ?

Tout simplement pour que ce bruit soit perçu par son propriétaire.
Hé oui, c’est bête à dire, mais le motard est situé loin en avant et au-dessus de la sortie du pot d’échappement.
Avec en plus le casque sur la tête qui atténue grandement les sons, et avec le bruit du vent relatif, il n’entend pas grand-chose…
Il faut donc que le son émis soit suffisamment important pour qu’il soit perceptible.

La vraie question est donc :
Pourquoi une moto devrait-elle faire plus de bruit que celui prévu d’origine par le constructeur ?

1. Parce que c’est plus « beau » à l’oreille

Dans les débats souvent animés entre motards sur la question des pots d’échappement, beaucoup évoquent le côté agréable du « beau bruit ». On parle d’ailleurs de pot « qui va bien » pour parler d’un adaptable, par opposition à celui d’origine.
L’explication résiderait donc dans le côté valorisateur d’un bruit plus élevé ou tout au moins plus prononcé, plus affirmé.
En fait, c’est plus une question de fréquence (en Hz) que de niveau sonore (en décibels A).

Précisions techniques:
La lettre A signifie que le décibel est pondéré pour tenir compte de la différence de sensibilité de l’oreille humaine à chaque fréquence. Notre oreille atténue les basses fréquences.
Les sons ne sont audibles que dans une certaine gamme de fréquences et de niveaux qui constitue le champ auditif.
Le domaine des fréquences audibles s’étend approximativement de 20 à 20 000 hertz (Hz). C’est le nombre d’oscillations par seconde des molécules d’air autour de leur position d’équilibre au passage de l’onde sonore. Un hertz correspond à une vibration par seconde. Les sons de fréquence basse (vibrations lentes, inférieures à quelques centaines de hertz) sont les plus graves, ceux de fréquence élevée (vibrations rapides) sont les plus aigus.
On constate que le seuil de sensibilité de l’oreille varie avec la fréquence. Pour une même intensité, un son dont la fréquence se situe entre 1000 et 4000 Hz sera mieux perçu (donc plus dérangeant) qu’un son grave ou très aigu.

On est ici dans un jugement esthétique.
Un « beau » son, c’est subjectif. Certaines sonorités peuvent être jugées agréables par certains et moins (ou pas du tout) par d’autres.
Typiquement, le son émis d’origine par les moteurs flat-twin Boxer des BMW modernes est souvent jugé comme trop timoré, terne : « tondeuse à gazon », « deudeuche »…

Le son est partie prenante de l’identité d’un véhicule, notamment d’une moto. On reconnaît à l’oreille une Ducati, une Harley…
Il permet aussi de distinguer une grosse cylindrée (son plus grave, plus caverneux) d’une petite cylindrée (son plus aigu, plus criard). C’est d’ailleurs pour cela que bien des possesseurs de petite cylindrée (surtout les 50 cm3) se croient obligés de « compenser » en augmentant le niveau sonore émis par leur brêlon.
Pas de chance, le nombre de décibels ne change pas la fréquence du son, cela augmente seulement les nuisances sonores.

* * *

2. Parce que c’est plus sûr

Le grand argument de la sécurité.
Assez amusant dans la mesure où on observe facilement que les motos les plus bruyantes sont les plus accidentogènes (surtout les sportives) et celles qui sont conduites de la façon la moins sûre.
L’explication donnée par une bonne part des motards urbains qui se traînent la b… en sportive ou en roadster sportif et qui mettent un pot adaptable, voire non homologué, est qu’ils seraient ainsi mieux entendus, mieux perçus par les automobilistes quand ils remontent les files de façon quasi suicidaire.

Certes, une moto bruyante sera peut-être mieux entendue sur la route, mais seulement si elle roule assez lentement pour laisser le temps aux autres usagers de la route de l’entendre arriver, de la détecter et de réagir. Ce qui est impossible quand on arrive avec 40 km/h de différentiel entre la moto et les voitures.

Cela suppose aussi que l’autre usager soit en état de l’entendre arriver, donc que l’automobiliste n’ait pas mis son autoradio à fond, qu’il ne soit pas en train de téléphoner, qu’il ne soit pas malentendant, qu’il ne soit pas en train de parler, etc.

nuisances_sonores_413Mais pour que le bruit de la moto soit suffisamment élevé pour être perçu vers l’avant, il devra être tellement fort vers l’arrière qu’il constituera une agression pour ceux qui se trouvent derrière et reçoivent le son en direct.

J’ai bien dit, une agression. Le bruit excessif dégagé par un certain nombre de deux-roues (des cyclos aux grosses cylindrées) compte pour une bonne part dans la mauvaise image de la communauté motarde et dans l’agressivité manifestée par certains automobilistes à l’encontre des motards.

Moralité, beaucoup de bruit pour pas grand-chose.

Un pot bruyant permet seulement d’être mieux repéré dans les bouchons, là où on en a le moins besoin (en tout cas, d’un point de vue de sécurité pure).
A l’inverse, à haute vitesse, quand on voudrait être perçu de loin, le son est dispersé, n’est pas perçu vers l’avant et agresse ceux qu’on dépasse.

* * *

3. Parce qu’un pot adaptable est plus beau que l’origine

Quelque part, ça me désole (avant j’en riais, maintenant, j’en pleure) de voir tous ces motards qui claquent leur thune dans des pots d’échappement.
Le pot, c’est sans doute la pièce la plus inutile dans une moto, celle qui sert le moins à la conduite et à la sécurité.
Je peux comprendre le gars qui monte des super pneus tendres (pas toujours nécessaire, mais bon, c’est utile), des durites aviation ou des plaquettes carbone, une bulle haute, une selle confort, des commandes réglables, des embouts de guidon allégés, des protections carbone…

Tout ça n’est pas fondamental, mais ça peut aider.
Mais un silencieux d’échappement !!!

Ce n’est même pas pour la performance : la plupart des pots adaptables font perdre de la puissance et du couple par rapport au pot d’origine, Motomag l’a prouvé.
C’est juste pour le look et le bruit.

‘Tain, quand vous êtes sur la moto, vous regardez souvent votre pot, vous ???
Non, c’est juste pour faire plus beau (et encore, ça se discute) à l’arrêt, pour l’admirer depuis la terrasse du café. Ah, les beaux motards que voilà…

* * *

4. Pour le plaisir d’emm… le monde !

Le bruit émis par votre moto, ce n’est pas tant vous qui en « profitez » que ceux qui vous suivent et vous entourent…
Sur la route, ça va encore, vous n’emmerdez que les animaux sauvages au fond des bois.
Mais en ville, vous pourrissez la vie aux enfants (qui ont l’oreille plus fragile que les adultes), aux bébés, aux nanas, à tous les piétons et tous les habitants des alentours.
Une étude de l’ADEME a calculé qu’une moto avec pot « full barouf » qui traverserait Paris de bout en bout la nuit réveillait environ 300.000 personnes…

Toutes les motos récentes (depuis 2007) sont homologuées avec un pot aux normes antipollution Euro3 et à des niveaux sonores compatibles avec la loi anti-bruit de 1992.
Tous les deux-roues motorisés (2RM) doivent respecter un niveau maximal d’émission sonore:
72 décibels (dB(A) jusqu’à 50 cm3
79 dB(A) de 80 à 125 cm3
80 dB(A) pour les plus de 500 cm3

RTEmagicC_reglementation_bruit.gifCes niveaux maximaux sont hélas purement fictifs. De nombreuses motos de grosse cylindrée sont homologuées avec des émissions entre 85 et 90 dB, voire jusqu’à 95 dB (sur la Suzuki 600 GSX-R, alors que c’est le niveau maximal défini par la FFM pour des motos de circuit).

Le niveau sonore « souhaitable » est de 70 dB à 90 km/h, ce qui correspond au bruit d’une salle de classe. Demandez aux enseignants ce que ça fait de supporter ce bruit pendant une journée d’affilée, ils témoigneront que c’est déjà assez pénible…

Le Code du travail français et une directive européenne stipulent que nul ne doit avoir à supporter plus de huit heures par jour un bruit supérieur à 85 décibels (dB A), soit le niveau de bruit observé en cas de trafic routier intense.

L’oreille humaine peut en effet supporter presque tous les niveaux de bruit, mais pas pendant un temps infini.
Sachant que la sensation sonore suit une augmentation logarithmique et double tous les 3 dB, le délai maximal d’exposition avant des lésions irréversibles de l’oreille interne est de quatre heures par jour pour 88 dB, deux heures pour 91 dB…
Le seuil de danger pour l’oreille est de 90 dB et celui de douleur à 120 dB.

Cela donne une idée de l’agression que subit notre appareil auditif à moto.
Or le bruit en roulant a des conséquences sur la sécurité car les cellules ciliées (les capteurs sensoriels de l’oreille) transforment le bruit en impulsions nerveuses qui troublent le travail intellectuel, et l’analyse de l’environnement routier.

Il ne faut pas négliger les effets collatéraux de la fatigue auditive, qui se répercute sur la fatigue générale. La saturation sonore fatigue le cerveau, on arrive beaucoup plus fatigué, donc moins vigilant.

Des restrictions légales existent.
Le problème est qu’elles ne sont absolument pas respectées, ni imposées. Pas respectées par les propriétaires des deux-roues motorisés, pas imposées par les forces de l’ordre. Une fois de plus, le législateur a pondu une loi qui ne sert à rien car elle n’est pas mise en application, faute de volonté politique et de moyens techniques et financiers.
Ces lois sont pourtant faites pour vous faciliter la vie et faciliter celle de ceux qui vous entourent.

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Ma conviction est que:
Un pot adaptable non homologué, ça ne sert à rien, A RIEN DU TOUT.
Juste à vous faire dépenser votre fric à essayer de faire croire que vous avez une plus grosse moto.

* * *

Non seulement ça n’amène aucun avantage, mais ça crée surtout des inconvénients.
Un pot NH est dangereux pour vous !!

C’est fatigant sur route
Un bruit plus élevé vient s’ajouter au niveau sonore déjà très élevé qui règne dans le casque d’un motard et ajoute donc à la fatigue, surtout sur long trajet.
Pour info, la moyenne de niveau sonore des casques intégraux sur une moto non carénée tourne autour des 90 décibels à 100 km/h et 100 dB à 130 km/h. Soit le bruit d’un avion au décollage. C’est-à-dire qu’au bout d’une heure sur autoroute à vitesse légale, vous commencez à endommager irrémédiablement votre oreille…
Et il faudrait en plus ajouter le bruit d’un pot bruyant ?

* * *

C’est cher
C’est pas la petite pièce à 30 euros. Y en a pas en-dessous de 300 euros en neuf et ça peut grimper jusque 1.000 euros pour une ligne complète Akra.
Autant d’argent qui part en fumée puisqu’il ne sera pas possible de le récupérer à la revente de la moto.
Un pot, c’est un accessoire, ça perd au moins la moitié de sa valeur à la revente.
Et en plus, dans le cas du pot, il faut garder le pot d’origine car on a l’obligation de le fournir à l’acheteur.
D’où double dépense: le prix de l’origine, souvent aussi cher voire plus (même s’il est compris dans le prix de la moto, il ne faut pas l’oublier) + le prix du pot de remplacement.

Autant d’argent qui n’est plus disponible pour d’autres équipements, qui sont eux plus importants, notamment pour la sécurité.
J’ai lu un jour le post d’un gars qui a percuté un camion ayant grillé un feu rouge. Bilan, les deux genoux touchés dont un gravement avec fracture ouverte. Hé oui, il roulait en jeans…
Ce qu’il dit aujourd’hui:
« Mes bottes m’ont sauvé les chevilles mais du fait d’etre en jean j’ai 2 genous en vrac et un qui l’est pour un moment
Sur que le jour où je pourrais remonter sur une moto ca sera TOUT en cuir et TOUT LE TEMPS »

Les 300 euros qui passent dans un pot bas de gamme, c’est le prix d’un bon pantalon de cuir.
1.000 euros mis dans un super pot de la mort qui partira avec la moto dans trois ans, c’est le prix d’une tenue complète de protection de bonne qualité que vous garderez dix ans.
A votre avis, c’est quoi le plus important ?
Votre peau ou l’impression que les gens vont retenir de votre passage pendant cinq secondes ?

* * *

C’est illégal
Un pot non homologué modifie les caractéristiques du véhicule. C’est comme débrider la moto.
Conséquence en cas de sinistre: l’assurance ne couvre pas.
Et s’il y a des blessés ou des tués dans un accident dont vous serez responsable, avoir modifié votre véhicule constitue aux yeux de la loi une circonstance aggravante. Ce qui pourra vous valoir la prison.

Pour info, l’utilisation d’un système non homologué sur la route peut vous conduire au tribunal de police pour une amende de 5e classe. Le montant en est déterminé par le juge, mais ne peut excéder 1.500 euros.
Sanctions complémentaires en option : l’immobilisation du véhicule et/ou l’obligation de présenter le véhicule dans un état conforme.

Mais posséder un dispositif d’échappement homologué ne vous autorise pas tout.
Voici les articles du code de la route concernant les pots d’échappement.

  • Le décret 95-79 du 23/01/1995 prévoit que « L’utilisation, en connaissance de cause, d’un dispositif ayant fait l’objet d’une procédure d’homologation, mais qui aura subi des modifications rendant l’objet ou le dispositif non conforme est punie par une contravention de 5e classe. » Le montant de ce type de contravention est décidé au tribunal de police par l’officier du ministère public, mais ne peut excéder 1.500 euros.
  • L’article R 318-3 prévoit que « L’émission de bruits susceptibles de causer une gêne aux usagers de la route et aux riverains » ou « Le dépassement des valeurs maximales (contrôle au sonomètre) » ou un « dispositif d’échappement en mauvais état (défectueux, inefficace) » est puni par une contravention de 3e classe, d’un montant de 68 euros, de l’immobilisation du véhicule et de l’injonction de présenter le véhicule « exagérément bruyant » à un service de contrôle.
  • Ce même article prévoit aussi que « L’utilisation du moteur à des régimes excessifs » est punie par une contravention de 3e classe, d’un montant de 68 euros.

* * *

Au fond, d’où vient cette image du motard qui doit être bruyant ?

Dans l’inconscient collectif, puissance = bruit. Plus un véhicule fait du bruit, plus on a l’impression qu’il va vite.
Comme en France, la plupart des gens associe le deux-roues avec la vitesse, il en résulte que pour beaucoup d’utilisateurs de 2RM, leur engin doit aller le plus vite possible et donc faire le plus de bruit possible. C’est valorisant pour eux.

Le bruit les fait remarquer. Même si c’est avec un regard de haine, on les regarde. Les gens se retournent sur leur passage. On les déteste, mais on les voit.
Pour un ado (ou un adulte encore très jeune dans sa tête) qui a besoin de s’affirmer, d’affermir son identité, de confirmer sa virilité, c’est le plus important.
Dans notre pays, on a une moto pour aller vite, faire du bruit et frimer.
C’est la tendance générale (pas une règle absolue, heureusement).

Comme tous les produits qui permettent de faire plus de bruit sont disponibles, pourquoi se gêner ?
Hypocrisie habituelle du législateur et des commerçants: tout est en vente libre, mais on n’a pas le droit de s’en servir…
Les échappements non homologués, les kits moteur, les échappements libres : tout est censé être réservé à la compétition, utilisé seulement sur circuit, en dehors de la voie publique.
Et encore, de plus en plus de circuits imposent l’échappement d’origine ou tout au moins limité à 95 dB, la norme de la FFM.
Mais cela ne pose pas de problème aux marchands, ils continuent à vendre des pots « full barouf », en sachant très bien que c’est pour faire du bruit aux terrasses des bistrots. A 500 ou 1.000 euros le pot, pourquoi tuer la poule aux oeufs d’or ?

Et de leur côté, les forces de l’ordre ne sanctionnent presque jamais l’excès de bruit.

1. Déjà, presque personne ne porte plainte. Les gens se plaignent, râlent, pestent, ronchonnent, mais personne (ou presque) ne sait qu’il existe une loi anti-bruit et que les nuisances sonores sont illégales.

2. Ensuite, il faut constater le flagrant délit. Le temps que le quidam alerte la police et que celle-ci arrive, le scooter pétaradant ou la moto-cross non homologuée est déjà loin…

3. Enfin, il faut constater soit le caractère non homologué du véhicule, soit le dépassement des normes sonores.
Problème, la plupart des flics n’y connaissent rien en mécanique ou en équipements moto/scooter. Comment voulez-vous qu’ils sachent reconnaitre un échappement non homologué ? Ce n’est pas marqué dessus…
Second problème, l’insuffisance d’équipement en sonomètres, le seul dispositif capable de mesurer de façon certaine les émissions sonores d’un véhicule, selon un protocole précis.
Il y en a dix pour toute l’Ile-de-France… Et en province, c’est bien s’il y en a un par département.

* * *

Conclusion

Le deux-roues pour une bonne partie des (très jeunes) Français, c’est la liberté.
Il ne voit que le côté plaisir, le frisson de la prise de risques, la possibilité d’autonomie de déplacement… Cela génère presque toujours un comportement de défi, voire de rébellion.
En plus, il y a très souvent un phénomène de groupe, d’entraînement : si on n’a pas un scooter débridé, une moto « full power », on passe pour le nul du groupe, le boulet, voire le fayot.

La notion de sécurité est absente de la culture du deux-roues en France, comme dans la plupart des pays latins, à la différence des pays d’Europe du Nord.
Et le problème, c’est que ces comportements rejaillissent sur l’image du deux-roues et de la communauté motarde.

Parce qu’une minorité se comporte en rebelles inciviques, la société a une mauvaise image des motards (en résumé, tout ce qui porte – ou devrait porter – un casque).
Et donc les « mauvais éléments » sont attirés par cette image, choisissent le deux-roues pour exprimer leur révolte et contribuent encore à pourrir notre image.
Cercle vicieux, engrenage sans fin…

Mais restons raisonnables et optimistes…
Déjà, il ne faut pas généraliser : 80% des scooters et motos 50 cm3 sont trafiqués, mais pas tous. La majorité des motos sportives et roadsters ont un pot adaptable, parfois non homologué, mais pas toutes. Et la très large majorité des motos basiques, routières, de grand tourisme font peu de bruit.
Donc, pas d’amalgame !

Quant à la solution, elle n’est pas dans la répression, qui restera de toute façon lettre morte. Inutile de lancer une loi de plus qui ne sera pas respectée.
La seule solution est dans l’éducation, pour faire comprendre aux conducteurs de 2RM que le bruit n’est pas valorisant. Que ce n’est pas parce qu’ils font plus de bruit qu’ils vont plus vite.

De façon générale, il faut sortir de la culture ancienne et macho du deux-roues comme engin de rébellion et de liberté. La liberté, oui, mais celle qui s’arrête là où commence celle des autres. Par exemple, celle de vivre en paix, de pouvoir marcher dans la rue sans se faire casser les oreilles, de pouvoir se reposer chez soi sans se faire emmerder par le scoot’ qui fait dix fois le tour du quartier…

Hélas, il faudra sans doute plusieurs générations, on part de très très très loin…

Pour continuer à parler du bruit et de ses nuisances, mais pour les motards eux-mêmes, lire l’article « Existe-t-il un casque vraiment silencieux ? »

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  471 comments for “Les motards et le bruit

  1. Maquet
    30 août 2015 at 12:11

    Pour votre information:
    La députée des Ardennes, Bérengère Poletti, sur mon interpellation à ce sujet, a adressé une question écrite au ministre de l’intérieur
    le 30 juin 2015:
    « Madame Bérengère Poletti attire l’attention de monsieur le ministre de l’intérieur sur l’usage des deux-roues motorisées en France.
    Le contrôle technique des deux roues n’étant pas obligatoire, il est en effet difficile pour les forces de l’ordre de reconnaître les deux
    roues et pièces non homologuées. Ainsi par exemple, un certain nombre circule illégalement sur la voie publique, provoquant de fortes
    nuisances sonores. Aussi elle lui demande quelle sont les intentions du gouvernement pour remédier à cette situation qui peut parfois
    devenir gênante pour les riverains »

  2. Fabien
    24 août 2015 at 21:36

    Bonsoir,
    Le bruit subi est une vrai plaie .
    Les motos font du bruit mais pas qu’eux.
    Une voiture qui va vite aussi.
    Pour moi( qui suis conducteur), des limitation de vitesse s’imposent.
    Aussi ,il faudrait réfléchir à un urbanisme où le piéton et le vélo trouverai sa place, où les zones habités serait protégé de ce fléau qui est le bruit!

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