L’examen du permis moto – La circulation

Comprendre l’épreuve pratique en circulation pour les permis A1 et A2.

Première publication en septembre 2010.
Mis à jour en mars 2020.

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Il est inutile de me demander mon avis sur le résultat de votre examen en circulation.
N’ayant par définition pas pu y assister, n’étant pas à la place de l’inspecteur, JE N’EN SAIS RIEN !!!

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Introduction

La circulation – on dit « la circu » ou « la route » – est considérée par certains comme la partie la plus facile du permis.

Il est vrai que le taux de réussite avoisine en général les 90% à la première présentation, alors que ce chiffre est aux alentours des 50 à 60 % pour le plateau.

La loi française prévoit un minimum de 12 heures de cours en circulation afin de se préparer à l’examen.
Dans les faits, la grande majorité des candidats au permis A suivent entre deux et six heures de cours en circulation.

Pourquoi ?
Avant tout parce que l’épreuve en plateau est sur-valorisée, au détriment de celle en circulation.

Tout simplement parce que la majorité des échecs se produit au plateau, du fait que le plateau est une épreuve facile à évaluer, où la moindre erreur se voit de suite, où les consignes d’examen sont claires et faciles à appliquer, même par quelqu’un qui n’y connaît rien.

A l’inverse, l’épreuve en circulation est bien plus subtile, elle laisse place à des comportements sujets à interprétation dans un contexte sans cesse changeant, elle est beaucoup plus difficile à évaluer par des inspecteurs qui, dans leur immense majorité, ne sont pas motards pratiquants.

Du coup, les inspecteurs se montrent en général stricts en plateau et plutôt « sympa » en circulation.

Alors qu’environ 50% des candidats échouent à la première présentation à l’épreuve en plateau, la première présentation en examen circulation voit des taux de succès de 90 à 95% dès la première tentative.

De ce fait, la plupart des formateurs (ceux qui considèrent que leur priorité est de vous faire obtenir le permis, et non de vous apprendre à conduire correctement) privilégient la préparation à l’examen plateau et négligent celle en circulation.

Alors, bien sûr, ils ne l’exprimeront pas ainsi.
Si vous vous étonnez de ne pas suivre les 12 heures de circulation réglementaires, votre formateur et/ou son patron (souvent la même personne) vous dira que ce n’est pas nécessaire, principalement parce que la plupart des élèves sont déjà titulaires du permis B, avec une expérience de conduite en automobile.

Beaucoup d’élèves motards, par méconnaissance ou pour se rassurer, sont d’ailleurs convaincus de la validité de cette affirmation et se disent qu’après cinq, dix ou vingt ans de voiture, ils n’ont plus à apprendre à « conduire »…
C’est méconnaître les spécificités de la conduite moto : l’expérience de conduite en voiture ne sert presque à rien, on ne vit pas du tout la route et les situations de conduite de la même façon.

Sincèrement, 12 heures de cours circu, c’est bien le minimum si on veut vraiment essayer de tout voir, et encore sans approfondir : conduite en ville, en campagne, sur voie rapide, rocade, autoroute, en virages, de nuit, sous la pluie, dans les embouteillages, en solo, en duo, en groupe…

Quand je fais mes stages de perfectionnement de conduite, j’entends tout le temps les stagiaires dire : « mais pourquoi on n’a pas vu ça en moto-école ? ».

Parce que vous n’avez fait que deux à quatre heures de cours en circulation au guidon, avec parfois quelques heures de plus en « écoute pédagogique », dans la voiture, à regarder les autres.
Et le plus fort, c’est que l’école vous fait payer ces heures d’écoute pédagogique, soit directement, soit en les décomptant de votre forfait 20 heures…

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Consignes d’examen

L’examen est défini par l’arrêté du 18 février 2020.

Il est fait recours à la procédure du véhicule suiveur, avec liaison radio permanente entre le candidat et l’inspecteur.

Les indications de direction sont données au moyen de la liaison radio.
Conséquence : tout ce qui peut se passer en cas de rupture de la liaison radio est « neutralisé », ça ne compte pas.
Evidemment, il vaut mieux ne pas causer un accident ou commettre une infraction grave. Même si vous n’entendez plus l’inspecteur, il y a toujours possibilité que celui-ci vous voit.

L’épreuve se déroule avec un seul candidat sur la motocyclette.
Vous ne devez jamais avoir de passager.

L’inspecteur a la possibilité d’emmener simultanément plusieurs candidats pour augmenter la diversification des secteurs d’examen, chaque fois que le nombre de candidats et le véhicule suiveur le permettent.
Concrètement, on part avec un candidat sur la moto et un, deux, trois, voire quatre autres candidats dans la voiture.
Avantage, pas besoin de revenir au centre d’examen, on peut aller plus loin, varier les parcours.

L’ordre de passage des candidats présentés par un même établissement d’enseignement de la conduite et de la sécurité routière relève du choix de l’enseignant ou du représentant de l’école de conduite.
Ce n’est pas l’inspecteur qui impose l’ordre de passage.
Vous pouvez donc demander à votre formateur ou à la secrétaire de passer soit en premier, soit en dernier, soit au milieu.
L’inspecteur suivra l’ordre inscrit sur le bordereau d’examen présenté par l’école moto.

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Critères d’évaluation

Vous voilà sur la moto, l’oreillette sous le casque, votre formateur au volant de la voiture, l’inspecteur sur le siège passager…
Ce dernier vous a donné les consignes d’examen, mais bon, sincèrement, dans ces moments-là, on n’a pas franchement la tête à écouter les détails…
Alors autant les lire à tête reposée, bien au calme, pour les mémoriser au mieux.

Le plus important dans cette épreuve est de faire la preuve que l’on est à l’aise sur deux roues et que l’on sait rouler en sécurité pour nous et pour les autres.
L’épreuve en circulation du permis A doit être une démonstration de conduite.
Il faut savoir faire preuve d’initiative personnelle, mais attention : à bon escient.

Les deux points principaux qui seront observés par l’examinateur sont :

  1. la qualité, le nombre et la justesse de vos contrôles visuels ;
  2. votre capacité à adapter votre allure aux circonstances et à rouler dès que possible à la vitesse maximale autorisée (voire un peu au-dessus).

La règle d’or est de ne jamais se laisser surprendre.
Le maître mot est : anticipation !!

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Dans les détails officiels

L’épreuve en circulation consiste pour l’inspecteur à évaluer chez tout candidat :

  • le respect des dispositions du code de la route ;
  • sa connaissance du véhicule et sa capacité à déceler les éventuels défauts techniques les plus importants ;
  • sa maîtrise des commandes et de la manipulation du véhicule pour ne pas créer de situations dangereuses ;
  • sa capacité à assurer sa propre sécurité et celle des autres usagers sur tout type de route, à percevoir et à anticiper les dangers engendrés par la circulation et à agir de façon appropriée ;
  • son degré d’autonomie dans la réalisation d’un trajet ;
  • sa capacité à adopter un comportement courtois et prévenant envers les autres usagers, en particulier les plus vulnérables.

Le temps consacré au candidat, qui est (en théorie) de 40 minutes, comprend :

  • l’accueil du candidat et la vérification de son identité ;
  • la présentation de l’équipement par le candidat et son installation sur la motocyclette ;
  • la présentation de l’épreuve par l’inspecteur ;
  • une phase de conduite effective d’une durée minimale de 35 minutes ;
  • l’établissement du bilan de compétences.

L’inspecteur doit préciser aux candidats qu’ils devront, en toute sécurité et avec les précautions requises :

  • réaliser un parcours empruntant des voies à caractère urbain, routier et/ou autoroutier ;
  • quitter un stationnement et s’insérer dans le flot de circulation ;
  • suivre un itinéraire ou se rendre vers une destination préalablement établie, en se guidant de manière autonome, pendant une durée globale d’environ cinq minutes ;
  • appliquer les règles du code de la route ;
  • adopter une allure adaptée dans les limites autorisées par la réglementation ;
  • faire preuve de courtoisie envers les autres usagers, notamment les plus vulnérables ;
  • suivant les circonstances, ralentir, s’arrêter ou repartir sur indication de l’inspecteur.

Une phase de « conduite autonome », d’environ 10 minutes, est mise en œuvre à l’initiative de l’inspecteur et consiste à demander au candidat de suivre un itinéraire balisé par des panneaux visibles.
L’inspecteur peut annoncer le début et la fin de cette phase au candidat, mais ce n’est pas toujours le cas. Dans ce cas, les consignes sont données en début d’examen, avant le départ.
Pendant l’exercice, qui peut être fractionné, il n’indique plus les directions et laisse le candidat en situation d’autonomie pendant environ dix minutes.

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Pour vous noter, l’inspecteur prend en compte tant les actions bien réalisées que celles qui ne l’ont pas été.

Un premier ensemble de compétences à évaluer

A- Connaître et maîtriser son véhicule

1- savoir s’équiper, s’installer et assurer la sécurité : avant le départ, le candidat procède à la présentation de l’équipement assurant sa protection, il l’ajuste et effectue les différents réglages sur la moto lui permettant d’avoir une bonne visibilité.
Si nécessaire, il règle ses rétroviseurs et met en fonction le feu de croisement.

2- savoir se positionner sur le véhicule en circulation, connaître et utiliser les commandes : le candidat adopte une position de conduite sûre et la conserve tout au long de l’épreuve.
Il est capable d’utiliser les commandes de son véhicule dans toutes les situations : le guidon ; la boîte de vitesse (le cas échéant) ; le frein ; l’accélérateur ; l’embrayage (le cas échéant).
Il connaît la signification des témoins d’alerte du tableau de bord.
En circulation, il en tient compte et sait prendre les décisions qui s’imposent (avarie justifiant l’arrêt du véhicule, par exemple).

B- Appréhender la route

1- prendre l’information : le candidat observe son environnement et recherche les indices lui permettant d’évoluer sans être surpris et sans surprendre les autres usagers.

2- vers l’avant et latéralement : le candidat recherche les indices proches et lointains situés dans le sens de la marche ou susceptibles de rencontrer sa trajectoire.
Il prend en compte les éléments mobiles (autres usagers), fixes (signalisation, configuration des lieux, etc.) et aléatoires (état du sol, conditions atmosphériques, etc.).

3- vers l’arrière (rétroviseurs) : le conducteur vérifie régulièrement la présence éventuelle d’autres usagers.
Avant d’entreprendre une action et lorsque la situation l’exige, il prend ses informations à l’aide des rétroviseurs afin de s’assurer qu’il ne gênera pas ou ne surprendra pas un autre usager situé derrière lui.

4- en vision directe : lorsque la configuration des lieux et la nature de l’action le nécessitent, il complète sa prise d’information par un contrôle en vision directe.

C- Adapter son allure aux circonstances

Tout en respectant les limitations de vitesse, le candidat est capable d’augmenter, de maintenir ou de réduire son allure en fonction de la configuration des lieux, du contexte de circulation et des conditions météorologiques.
Il ne doit pas rouler à une allure susceptible de causer une gêne ou un danger pour les autres usagers.

D- Appliquer la réglementation

Le candidat applique les règles, qu’elles soient ou non matérialisées par la signalisation.
Le candidat se conforme aux limitations de vitesse en vigueur pour les élèves conducteurs.

E- Partager la route avec les autres usagers

Le candidat indique ses intentions aux autres usagers et les avertit des dangers éventuels.
Il utilise les feux indicateurs de changement de direction du véhicule à chaque fois que cela est nécessaire, et au moment opportun.
Il avertit les autres usagers d’un risque d’obstacle en utilisant, le cas échéant, les feux de détresse (s’il est le dernier d’une file ralentie ou arrêtée, s’il circule à une allure anormalement lente ou s’il est immobilisé sur la chaussée).
Dans certaines conditions de circulation (au crépuscule par exemple), il peut être amené à utiliser l’avertissement lumineux (franchissement d’intersection, avant d’effectuer un dépassement, avant de franchir un sommet de côte ou avant d’aborder un virage).
Lorsqu’une situation particulière de danger le nécessite, le candidat utilise l’avertisseur sonore.
Il s’assure que ses intentions sont comprises par les autres usagers avant d’agir.

F- Partager la chaussée

Le candidat positionne son véhicule sur la chaussée en tenant compte de la réglementation, de l’infrastructure, de la configuration des lieux et des conditions de circulation.
Il sélectionne la voie la plus adaptée à sa progression et maintient sa trajectoire.

G- Maintenir des espaces de sécurité

En toutes circonstances, le candidat maintient des intervalles de sécurité suffisants autour de son véhicule et tient particulièrement compte des usagers vulnérables.
Il augmente cet intervalle lorsque la signalisation, les conditions climatiques ou la situation l’exigent.
Il est capable de moduler la distance de sécurité en fonction de sa vitesse et des conditions de circulation.

Un ensemble autonomie-conscience du risque

A- Analyse des situations

Le candidat est capable de comprendre les situations, d’anticiper leur évolution et de déceler les dangers potentiels qu’elles comportent.
Il sait détecter, trier et classer les informations selon leur importance.

B- Adaptation aux situations

Le candidat est capable de prendre et de mettre en œuvre les décisions adaptées à partir de l’analyse des situations.
Le cas échéant, il sait expliquer les raisons de ses choix.

C- Conduite autonome

Le candidat est capable de conduire en suivant un itinéraire et/ou en se rendant vers un endroit préalablement défini par l’expert.
Il recherche la signalisation et les indices utiles à son déplacement. Il détecte les changements de direction à réaliser et déclenche par lui-même l’enchaînement des actions de conduite.
Le candidat démontre ainsi sa capacité à se diriger seul dans la circulation tout en maintenant le niveau de ses compétences.

La courtoisie

Le candidat fait preuve d’une attitude préventive envers les autres usagers, démontrant globalement sa capacité à faciliter la fluidité de la circulation et à contrôler ses réactions face à la pression exercée par les autres usagers favorisant ainsi une conduite apaisée.

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Deux moments particuliers

La phase de « conduite autonome »

Pendant la phase de conduite autonome, qui dure quelques minutes, vous devez conduire en suivant une direction, qui vous sera donnée par l’examinateur et sera indiquée sur les panneaux de signalisation routière.

Cette phase consiste à demander au candidat de suivre un itinéraire balisé
par des panneaux visibles.

Toutefois, en fonction des difficultés éventuelles (embouteillage, erreur de parcours, absence ponctuelle de signalisation), l’inspecteur peut reprendre provisoirement un guidage plus directif du candidat ou fractionner la phase de conduite autonome.

Pas vraiment de conseil à donner, vous devez être suffisamment à l’aise sur la moto pour pouvoir conduire en toute sécurité, tout en étant capable de regarder loin en avant, d’observer autour de vous pour détecter les panneaux bien à l’avance.

La situation d’arrêt-départ en circulation

Pour l’arrêt-départ en circulation, l’examinateur doit vous indiquer que vous allez effectuer un arrêt pour quitter la circulation, soit sur un emplacement de stationnement, soit sur une aire de stationnement.

Il ne s’agit pas d’une manoeuvre : il ne peut être exigé de déplacer la moto sans l’aide du moteur en marche arrière ou avant.
Vous devez vous arrêter en toute sécurité, en observant derrière vous et autour de vous, en indiquant bien à l’avance de quel côté vous allez vous garer, puis en ralentissant proprement, progressivement, pour vous arrêter tranquillement.
Pas de manoeuvre à l’arrêt, vous repartez exactement de l’endroit où vous êtes arrêté.

N’est pas évaluée la capacité du candidat à trouver l’emplacement adéquat.
Cela signifie que l’examinateur ne peut vous reprocher de vous arrêter à un endroit inadéquat, dangereux. 
Il lui est interdit de demander un stationnement en double file.

Afin de permettre un séquençage pertinent de l’épreuve, il est recommandé de provoquer cette situation approximativement à mi-parcours.
C’est une recommandation, pas une obligation.
L’inspecteur peut vous demander cet arrêt-départ quand il le veut au cours de l’examen.
Mais pas tout à la fin : l’arrêt lors d’un changement de candidat n’est pas pris en compte.

Pour en savoir plus, lire Conseils pour l’épreuve en circulation.

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Le guide de l’examinateur moto

Voici un extrait du « guide de l’examinateur », le bouquin qui donne les consignes d’examen aux inspecteurs, les règles qu’ils doivent suivre pour vous évaluer.
Cela vous permettra de mieux piger ce qu’on attend de vous.

Lors du déroulement de l’épreuve pratique du permis de conduire, peuvent apparaître des actions ou comportements erronés plus ou moins admissibles, voire plus ou moins compréhensibles.
Ces comportements sont répertoriés en trois groupes.

COMPORTEMENT ADMIS
Ce qui reste conforme à la raison ou à l’usage pour faciliter la circulation ou pour résoudre des situations particulières.

COMPORTEMENT TOLÉRÉ
Il s’agit d’erreurs pouvant être graves, mais n’ayant pas mis en cause immédiatement la sécurité.
Dès leur constat, le conducteur devra être prévenu ; l’examen se poursuivra afin de connaître s’il s’agit d’erreurs ponctuelles ou d’une insuffisance de formation.

Dans le contexte de cette épreuve, la notion d’erreur ponctuelle fait référence, par exemple, à :
– des oublis occasionnés par le « trou noir » du début d’examen ou par la fatigue de fin d’épreuve,
– des hésitations ou actions erronées occasionnés par des situations critiques dues aux autres ou à l’environnement.
Dans le cas où la répétition est significative d’une insuffisance de formation, l’évaluateur appréciera si la ou les lacunes sont susceptibles d’avoir des conséquences pour la sécurité routière. Si oui, l’ajournement sera prononcé.

COMPORTEMENT NON TOLÉRÉ
Résulte d’une action (ou non action) du conducteur plaçant les autres usagers et/ou le véhicule dans une situation où la sécurité ne dépendrait plus que des autres.
Elle implique nécessairement l’ajournement, qu’il y ait intervention ou non.

Vous avez bien compris la hiérarchie entre les trois catégories ?
Alors, c’est parti pour les détails !

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Le départ

Évaluer si le conducteur est capable de s’insérer en toute sécurité dans la circulation.

Admis

  • Erreur d’utilisation de commande sans incidence sur le départ (sélecteur de boîte de vitesses, embrayage, accélérateur).
  • Insertion, après contrôle, sans utilisation des indicateurs de changements de direction.

Toléré

  • Oubli de mettre en fonctionnement le feu de croisement.
  • Déboîtement sans vision directe.
  • Calages répétés dus à l’émotivité.
  • Contrôle tardif – insertion sans avertir.
  • Hésitation excessive alors que la situation permet de s’intégrer sans danger pour les autres usagers.
  • Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré

  • Absence totale de prise d’information, avec gêne pour les autres usagers.
  • Calages répétés mettant en cause la sécurité (au milieu d’une intersection par exemple).
  • Déport excessif à gauche de la chaussée.
  • Hésitations excessives avec gêne pour les autres usagers.

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L’arrêt

Évaluer si le conducteur sait ralentir et immobiliser son véhicule en toutes circonstances.

Admis

  • Pour un stationnement, un espace latéral ou longitudinal insuffisant.
  • Une sortie de circulation sans utilisation des indicateurs de changement de direction, en l’absence d’autres usagers.
  • Ralentissement prématuré avant l’arrêt.

Toléré

  • Dosage inadapté du freinage avant l’arrêt.
  • Arrêt empiétant sur un marquage au sol, mais ne perturbant pas le trajet d’autres usagers.
  • Absence ou insuffisance de prise d’information.
  • Allure excessive à l’approche de signaux prescrivant l’arrêt.
  • Arrêt brutal avec léger dérapage n’entraînant pas la chute.
  • Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré

  • Espace longitudinal insuffisant avec le véhicule précédent par manque de freinage.
  • Arrêt créant un danger par empiétement exagéré sur la chaussée transversale.
  • Arrêt brutal avec dérapage ou chute.

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La ligne droite

Évaluer la maîtrise de la trajectoire.

Admis

  • Une circulation trop à droite ou à gauche de la voie, tant qu’il n’y a pas chevauchement du marquage.
  • Une tenue de guidon n’ayant aucune incidence sur la trajectoire.
  • Une prise d’information incorrecte si elle n’entraîne pas une mauvaise position sur la chaussée et une allure inadaptée.
  • L’utilisation momentanée d’une voie autre que celle de droite, affectée au même sens de circulation.

Toléré

  • Chevauchement momentané d’une ligne discontinue ou de l’axe médian sur une chaussée démunie de marquage.
  • Distance longitudinale restreinte.
  • Ecart de direction maîtrisé.
  • Allure trop basse.
  • Guidonnage momentané sans conséquence importante pour la sécurité.
  • Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré

  • Guidonnages fréquents mettant en cause la sécurité.
  • Heurt ou escalade d’accotement ou trottoir (à droite ou à gauche).
  • Écart de direction non maîtrisé.
  • Chevauchement ou franchissement d’une ligne continue seule ou quand elle n’est pas doublée par une ligne discontinue du côté de la moto du motard.
  • Chevauchement ou franchissement prolongé d’une ligne discontinue ou de l’axe médian sur une chaussée démunie de marquage.
  • Perte de contrôle de la machine lors d’un freinage d’urgence avec éventuellement chute.
  • Allure excessive caractérisée en fonction des circonstances.

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Les intersections

Évaluer le comportement à l’approche de l’intersection.

Admis

  • Accélération pour dégager une intersection, à la vue d’un usager prioritaire non gêné.
  • Passage en toute sécurité, devant un usager prioritaire qui vient de s’arrêter.
  • Ralentissement sans gêner pour renouveler la prise d’information.
  • Tout choix de voie sur sens giratoire, dès lors que l’on n’est pas cause de gêne pour les autres.
  • Dépassement d’un autre deux-roues à condition de respecter la priorité de passage.

Toléré

  • Hésitation non justifiée.
  • Ralentissement ou refus de passage alors que l’on est en mesure de passer.
  • Insuffisance d’anticipation dans une intersection non protégée et sans visibilité.
  • Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré

  • Arrêt non motivé pouvant créer un danger.
  • Engagement sans être sûr de pouvoir dégager, même lors d’un changement de direction à droite ou à gauche.
  • Engagement délibéré en bloquant la circulation et obligeant les autres usagers à manœuvrer.
  • Abus de priorité.
  • Refus de priorité.
  • Non respect d’un signal prescrivant l’arrêt.
  • Absence d’anticipation dans une intersection non protégée et sans visibilité.
  • Allure excessive mettant en cause la sécurité.
  • Absence de contrôle ou contrôle très insuffisant.

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Le changement de direction

Évaluer la prudence et la décision avant et pendant le changement de voies.

Admis

  • Direction inversée ou mal comprise, mais bien réalisée.
  • Présélection tardive en l’absence ou insuffisance de signalisation.
  • Croisement à l’indonésienne à l’initiative de l’autre usager.
  • Non-maintien du clignotant lorsque la manœuvre devient évidente pour les autres.
  • Chevauchement de l’axe médian, sur chaussée étroite, en l’absence de ligne continue pour favoriser la fluidité du trafic.
  • Changements de files (voies multiples) pour favoriser l’insertion d’autres usagers.

Toléré

  • Ralentissement injustifié.
  • Position erronée sur la chaussée.
  • Voie de décélération prise tardivement.
  • Engagement sans l’assurance de pouvoir continuer.
  • Retour à droite tardif dans le cas où la signalisation le permet.
  • Prise d’information tardive sur section d’accélération ou voie d’insertion (autoroute).
  • Absence de contrôle en vision directe lorsque la configuration des lieux l’exige.
  • Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré

  • Changement de file sans prise d’information.
  • Refus caractérisé de céder le passage.
  • Utilisation de la voie réservée à la circulation en sens inverse.
  • Non-respect de la signalisation (interdiction de tourner, sens interdit).

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Le virage

Évaluer l’adaptation de l’allure et la maîtrise de la trajectoire, la position du motard sur la machine, et la technique d’inclinaison.

Admis

  • Utilisation momentanée d’une voie autre que celle de droite, affectée au même sens de circulation (ligne discontinue).
  • Tenue du guidon incorrecte n’ayant aucune incidence sur la trajectoire.

Toléré

  • Allure excessive sans effet sur la trajectoire.
  • Chevauchement momentané d’un marquage discontinu ou axe médian, sans mise en cause de la sécurité.
  • Trajectoire mal maîtrisée sans sortir de la voie.
  • Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré

  • Heurt du trottoir ou sortie dangereuse.
  • Distance longitudinale mettant en cause la sécurité.
  • Franchissement ou chevauchement de la ligne continue.
  • Franchissement de l’axe médian avec ou sans marquage.
  • Dérapage, instabilité, voire chute.
  • Allure excessive caractérisée mettant en cause la sécurité (limite d’adhérence, défaut de trajectoire).

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Le dépassement

Évaluer l’exécution de la phase préparatoire et les actions effectuées pendant et après.

Admis

  • Maintien sur une voie de dépassement en perspective d’un autre dépassement.
  • Une tenue de guidon incorrecte.

Toléré

  • Utilisation prématurée ou tardive des indicateurs de changement de direction.
  • Allure inadaptée (c’est-à-dire insuffisante).
  • Décélération brutale ayant surpris le conducteur du véhicule dépassé.
  • Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré

  • Dépassement par la droite d’une file de véhicules arrêtés à un feu ou à un passage à niveau.
  • Espace latéral non adapté avec le maintien de la sécurité.
  • Mauvaise répartition des espaces latéraux et/ou longitudinaux (queue de poisson).
  • Impossibilité de se rabattre.
  • Entreprendre un dépassement alors que l’on est sur le point d’être dépassé.
  • Utilisation de la voie la plus à gauche sur chaussée à double sens de circulation et à plus de deux voies.
  • Dépassement à gauche d’un usager changeant visiblement de direction à gauche.
  • Dépassement par la droite non autorisé sur chaussée à sens unique.
  • Utilisation de la bande d’arrêt d’urgence ou changement de file intempestif.
  • Franchissement d’une ligne continue seule ou quand elle n’est pas doublée par une ligne discontinue du côté de la moto du candidat.

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Le croisement

Évaluer la tenue du guidon et l’orientation du regard dans un contexte de partage de chaussée avec risque d’écarts.

Admis

  • Mauvaise tenue du guidon sans effet sur la trajectoire.

Toléré

  • Arrêt, alors que le passage est possible.
  • Mauvaise répartition des espaces latéraux.
  • Mauvaise position de conduite (genoux, pieds).

Non toléré

  • Refus de céder le passage si le type de véhicule, la règle ou la signalisation l’exigent.
  • Déviation de trajectoire en raison de l’allure inadaptée ou de la mauvaise tenue du guidon.
  • Risque de collision ou de sortie de chaussée.
  • Allure excessive présentant un réel danger (route étroite avec obstacle sur le côté droit, chaussée déformée, etc.).

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Les savoir-faire de conduite

Sont présentées neuf situations de conduite, avec pour chacune le descriptif des actions nécessaires à la réalisation de la tâche concernée.

Départ

C’est mettre en mouvement son véhicule, qu’il soit déjà ou non dans la circulation.

Il faut :

  • Percevoir (prise d’informations) : s’insérer sans gêner, regarder en vision directe, regarder vers l’avant et l’arrière pour démarrer.
  • Avertir (communication) : utiliser l’indicateur de changement de direction, éventuellement les feux.
  • Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : rester ou rejoindre progressivement la voie normale de circulation.
  • Ralentir-accélérer (départ, allure, arrêt) : s’intégrer dans la circulation par une accélération progressive.
  • Diriger (trajectoire) : rechercher la trajectoire idéale et la maintenir.
  • Se positionner (espacements) : ajuster les espacements à la fluidité du trafic.

Arrêt

C’est immobiliser ou mettre fin au mouvement de son véhicule, en cours de circulation ou pour la quitter.

Il faut :

  • Percevoir (prise d’informations) : pour sortir de la circulation, rechercher la présence éventuelle d’un usager dépassant par la droite. Observer attentivement vers l’arrière et l’avant avec les autres usagers (distances longitudinales).
  • Avertir (communication) : prévenir avec l’indicateur de changement de direction et les feux stop en certaines occasions.
  • Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : situer la limite de la chaussée ou de la signalisation.
  • Ralentir-accélérer (départ, allure, arrêt) : sauf cas particuliers, ralentir de façon progressive.
  • Diriger (trajectoire) : maintenir la meilleure trajectoire. Actionner le guidon pour obtenir la meilleure trajectoire.
  • Se positionner (espacements) : ajuster les espacements (signalisation, limite de chaussée, autres véhicules et obstacles).

Manoeuvre

Il faut :

  • Percevoir (prise d’information) : Rechercher éventuellement un lieu adapté (si le choix est laissé au candidat). Observer en vision directe. Prise d’information. Regards périphériques renouvelés. Pour sortir de la circulation, rechercher la présence éventuelle d’un usager dépassant par la droite. Observer attentivement vers l’arrière et l’avant l’espacement avec les autres usagers (distances longitudinales).
  • Avertir (communication) : Utiliser les indicateurs de changement de direction et les feux stop avant l’arrêt.
  • Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : Veiller à ne pas gêner le trafic. Situer la limite de la chaussée ou de la signalisation.
  • Ralentir – Accélérer (Départ – Allure – Arrêt) : Synchroniser les commandes pour permettre un déplacement progressif. Ralentir de façon progressive en fonction du repère indiqué.
  • Diriger (trajectoire) : Maintenir la trajectoire. Actionner le guidon pour obtenir la meilleure trajectoire.
  • Se positionner (espacements) : Libérer au maximum les espaces nécessaires au trafic. Ajuster les espacements en fonction des repères (signalisation, limite de chaussée, autres véhicules et obstacles).

Ligne droite

C’est suivre le tracé de la chaussée, en marche normale.

Il faut :

  • Percevoir (prise d’informations) : percevoir le plus tôt possible afin d’anticiper (écarts de direction, situation prochaine). Regarder loin et près. Surveiller le tableau de bord. Consulter les rétroviseurs pour prévoir tous les dangers potentiels.
  • Avertir (communication) : prévenir lors de ralentissements, au moyen des feux « stop », et lors de ralentissements brusques.
  • Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : circuler sur la voie de droite, sauf règles et cas particuliers.
  • Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : adapter, selon ses possibilités, son allure à la fluidité du trafic.
  • Diriger (trajectoire) : tenir le guidon de façon à permettre la correction des écarts éventuels.
  • Se positionner (espacements) : garder une distance longitudinale de sécurité (vitesse, adhérence,…). Répartir les espaces latéraux dans la largeur de la voie utilisée.

Intersection

C’est traverser un carrefour à deux ou plusieurs chaussées à niveau, ou s’engager dans un sens giratoire.

Il faut :

  • Percevoir (prise d’informations) : déterminer le régime de priorité. Regarder à gauche, puis à droite, pour situer la position des autres usagers.
  • Avertir (communication) : prévenir les usagers de son approche, en cas de nécessité (avertisseurs sonores et lumineux).
  • Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : sur un sens giratoire, conserver sa droite si la sortie se trouve en face ou à droite de l’axe d’arrivée.
  • Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : adapter l’allure en fonction de l’environnement (signaux de priorité, visibilité, autres usagers). Adopter une attitude préventive en se préparant à freiner, céder le passage, dégager sans tarder. Maintenir l’allure si bonne visibilité et absence d’autres usagers.
  • Diriger (trajectoire) : maintenir la trajectoire pour ne pas surprendre (sens giratoire).
  • Se positionner (espacements) : se placer de façon à faire face à toutes les variations d’allure et de trajectoires des autres usagers.

Changement de direction

C’est tourner à droite ou gauche, réaliser une présélection, entrer ou sortir d’une autoroute, d’une voie express.

  • Percevoir (prise d’informations) : accentuer la recherche sur la disponibilité de la voie à prendre, sur la trajectoire nécessaire et sur les difficultés pouvant survenir de l’arrière. Déterminer le régime de priorité.
  • Avertir (communication) : utiliser les indicateurs de changement de direction, éventuellement les feux de stop (feux et avertisseur sonore).
  • Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : sélectionner la voie correspondant à la direction à prendre.
  • Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : adapter l’allure lors des changements de files et présélection, en fonction de la difficulté à tourner.
  • Diriger (trajectoire) : positionner les mains sur le guidon de façon à permettre la réalisation d’une bonne trajectoire.
  • Se positionner (espacements) : ajuster les espacements pour assurer la fluidité du trafic.

Virage

C’est adapter une trajectoire au tracé de la route.

  • Percevoir (prise d’informations) : observer la signalisation. Orienter le regard pour rechercher la sortie ou fin de courbe.
  • Avertir (communication) : en cas de ralentissement, actionner les feux « stop » avant d’aborder la courbe. La nuit, avant d’aborder la courbe, appel de feux de route.
  • Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : circuler à droite, avec possibilité d’évoluer à l’intérieur de la voie pour réaliser la trajectoire.
  • Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : adapter l’allure aux possibilités du véhicule et à la configuration des lieux.
  • Diriger (trajectoire) : positionner les mains sur le guidon afin d’obtenir une bonne trajectoire, ainsi que l’éventuelle correction des écarts.
  • Se positionner (espacements) : maintenir les distances de sécurité (espacements avec les rives et autres usagers).

Dépassement

C’est prévoir, devancer, laisser derrière soi un usager ou un obstacle situé sur la même voie.

  • Percevoir (prise d’informations) :
    AVANT : s’assurer que les voies de dépassement et rabattement sont libres et que l’on n’est pas sur le point d’être dépassé.
    PENDANT : vérifier que la situation n’évolue pas de manière défavorable (à l’avant et à l’arrière).
    APRÈS : le véhicule dépassé ne doit pas être gêné par l’achèvement de la manoeuvre.
  • Avertir (communication)
    AVANT : utiliser, si nécessaire, les avertisseurs sonores et lumineux, et dans tous les cas, les indicateurs de changement de direction.
    PENDANT : maintenir l’indicateur de changement de direction (chaussée à double sens).
    APRÈS : il est conseillé d’éteindre l’indicateur de changement de direction sitôt le dépassement effectué ; dans certains cas, signaler son rabattement.
  • Choisir sa voie (utilisation de la chaussée)
    AVANT : se déporter à gauche sur la chaussée (ou à droite dans certains cas).
    PENDANT : utiliser la voie immédiatement à gauche (à droite dans les cas autorisés).
    APRÈS : revenir progressivement à droite. Sur le point d’être dépassé, serrer à droite et ne pas accélérer.
  • Ralentir-accélérer (départ, allure, arrêt) : adapter l’allure pour que la manoeuvre soit aussi brève que possible. Sur le point d’être dépassé, maintenir l’allure ou décélérer en cas de nécessité. Utiliser un rapport de vitesse approprié.
  • Diriger (trajectoire) : Veiller à l’action sur le guidon pour changer progressivement de file et corriger éventuellement les effets de souffle.
  • Se positionner (espacements) :
    AVANT : conserver un espacement approprié.
    PENDANT : conserver un espacement latéral de sécurité ou réglementaire.
    APRÈS : se rabattre sans perturber l’allure ou la trajectoire du véhicule dépassé.

Croisement

C’est rencontrer un autre usager circulant en sens inverse, sur la même chaussée.

  • Percevoir (prise d’informations) : orientation du regard non fixé sur l’usager rencontré. Situer la zone de croisement. Prendre en compte la configuration des lieux et le gabarit des véhicules. Accentuer les contrôles latéraux en espace restreint.
  • Avertir (communication) : prévenir de la nécessité éventuelle de ralentir (feux « stop »). Signaler sa position (feux de croisement).
  • Choisir sa voie (utilisation de la chaussée) : partager la chaussée. Respecter la règle de priorité.
  • Ralentir-accélerer (départ, allure, arrêt) : adapter l’allure aux circonstances.
  • Diriger (trajectoire) : tenir fermement le guidon. Prévoir les effets de souffle, les écarts de direction. S’abstenir de toute manipulation d’accessoire pendant le croisement.
  • Se positionner (espacements) : Surveiller les espacements. Céder au besoin le passage. Serrer à droite.

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