Ghost Rider, pour ou contre ?

Les « exploits » filmés et diffusés sur le web d’un motard suédois fou de vitesse suscitent la polémique: fanatiques d’un côté, détracteurs extrémistes de l’autre, on est à chaque fois dans le fantasme, voire le délire collectif. L’analyse de ces réactions s’avère en tout cas instructif sur la perception des motards, tout au moins d’un certain type de motards, en France aujourd’hui.

Les faits: début février 2007, je tombe au hasard d’une navigation web sur une brève d’actualité publiée sur le site Caradisiac en avril 2006 à propos de la parution d’une énième vidéo de Ghost Rider. Je connais (de nom, pas intimement) ce motard suédois qui s’amuse (sans grand mérite) à semer les Volvo de la police au guidon de ses Suzuki GSX-R 1000 et 1300. Ses vidéos sont largement diffusées sur le web depuis des années (depuis 2002 pour être précis), avec un tel succès qu’elles sont maintenant éditées en DVD.

Précision: ce « nom de guerre », inspiré du « super-héros » de comics américain, entraîne parfois une confusion entre ces vidéos et le film hollywoodien du même nom, où le héros est incarné par Nicholas Cage. Les deux n’ont évidemment rien à voir.

Il existe également une confusion entre le Ghost Rider, motard suédois, et le Turborider, un motard allemand qui s’habillait lui aussi en noir, chevauchait une GSX-R noire, et qui semble être décédé dans un accident de la route en 2011, selon ce reportage de RTL.

On est là dans le domaine professionnel, avec un pilote très bien entraîné, assez âgé (quadragénaire) mais en excellente condition physique, qui réalise des « performances » certes illégales, mais très encadrées, avec une équipe de prise de vues qui le précède et le suit, pour des films qui sont vendus en ligne sur son site dédié. Il n’est pas question ici de la petite caméra numérique scotchée sur le réservoir par un irresponsable lambda pour filmer une petite pointe de vitesse et impressionner les copains (ou les imbéciles qui s’extasient devant un wheeling sur autoroute).
Les sorties du Ghost Rider ne sont certes pas mises en scène, mais bien préparées. Les itinéraires sont choisis avec soin, reconnus à l’avance. Entouré d’une équipe d’une vingtaine de personnes dont une voiture d’assistance médicale, le pilote est toujours équipé d’une tenue de protection complète et d’une liaison radio avec un opérateur qui surveille le trafic en amont. Aucune part n’est donc laissée à l’improvisation. Son travail peut être assimilé à celui d’un cascadeur professionnel.

A noter que le Ghost Rider roule très vite sur voie rapide (autoroutes 2×2 voies en Suède) et est venu chez nous pulvériser le record du tour du périphérique parisien établi par le Prince Noir au début des années 1990, mais il n’est pas question de conduite à 150 km/h dans les rues de Stockholm. On le voit ralentir en ville, s’arrêter aux feux, etc.

Il conduit certes dangereusement (surtout pour lui), mais à l’heure actuelle, il n’a jamais blessé, ni tué (heureusement), qui que ce soit. Je n’approuve personnellement pas ce type de conduite, mais il faut replacer les choses dans leur contexte.
J’ai roulé en Suède, c’est un pays de conducteurs calmes, où les limites de vitesse sont basses et très respectées. La culture de sécurité routière y est fort développée et le comportement d’un « Ghost Rider » y reste tout à fait exceptionnel, voire choquant. C’est d’ailleurs bien là-dessus qu’il mise pour son succès médiatique.

Car tout le problème réside dans la médiatisation de ces vidéos et leur possible effet d’entraînement.
Exactement comme les émissions de « Jackass », ces adolescents qui s’amusent à réaliser des cascades et à se faire mal les uns les autres.
Sauf que Ghost Rider est un pilote professionnel qui prépare minutieusement ses performances. Il le dit lui-même: «  Je n’ai pas encore été imité. Je déconseille aux autres de le faire, parce qu’ils pourraient se tuer. Les jeunes ne doivent pas essayer de m’imiter. »
Mais il est évident qu’il y aura toujours des irresponsables pour essayer…

Ce qui m’a frappé dans la « news » publiée sur Caradisiac (à lire ici), c’est l’abondance des commentaires (rares d’habitude sur ce site en ce qui concerne la moto) et surtout leur nature.

Quelques extraits (je reproduis les fautes de français, désolé):
« le jour ou il se plantera..j’espère qu’il tuera personne ce gros con !!! »
« 
cet homme et geant il se debrouille tro plus tard je ferai comme lui mes en france »
« 
Ghost Rider, surement le roi des cons… esperons qu’il se plante bientôt sans victimes colateral… »
« 
je le considere pour ce qu il est : un branleur…. »
« Je ne vous salue pas bande de malades »
« il y a de plus en plus de conneries je parle de tout ces caisseux et eux ils se croivent mieux !!!! »
« moi j di que ghost rider est un dieu de la moto »
« continue comme sa un jours viendras et a moi le defis avec toi je te prend sur piste si t interese et que tu lie se message apelle moi »
« c notre devoir de le faire regnier en ten que motard »
« 
moi jkiff tous les « outlaws » et ghost rider en fait parti. »
« 
On appele sa un lobotomisé pur et dur »

Edifiant, non ?
Comment peut-on soit vouloir la mort, soit déifier quelqu’un que l’on ne connaît même pas ?

Je n’ai reproduit que les plus extrêmes des propos tenus, la plupart sont plus nuancés, mais toujours partagés.
Globalement, les détracteurs s’insurgent surtout contre le non-respect des lois, le risque qu’une telle conduite représente pour les autres usagers et le danger que des motards moins expérimentés veuillent reproduire ce type de conduite dangereuse. Le côté professionnel est souvent ignoré.
A l’inverse, les admirateurs insistent justement sur la transgression, tout en louant la compétence de pilotage. Certains soulignent qu’il n’est pas question de l’imiter, d’autres affirment qu’il est un modèle à suivre. Là aussi, les coulisses de préparation minutieuse restent inconnues ou éludées.

Une fois encore, on voit les effets pervers de notre culture moderne de l’image. On ne croit que ce que l’on voit, sans connaître tout ce que l’on ne voit pas. Chacun voit ce qu’il veut dans l’image, sans savoir dans quelles conditions elle a été tournée.

Très curieusement, on retrouve dans la perception des vidéos de Ghost Rider tous les vieux poncifs de l’image du motard depuis l’invention de la moto. La vitesse fascine et inquiète à la fois, tout comme la connotation libre, libertaire, rebelle du motard.
Le mythe Ghost Rider, c’est exactement la même chose que le personnage de Johnny incarné par Marlon Brando dans « The Wild One » (« L’équipée sauvage » en français) ou celui de Wyatt joué par Peter Fonda dans « Easy Rider ».
Le côté « rebelle qui rejette les règles de la société » ne s’incarne plus dans le blouson de cuir noir (remplacé par la combinaison de course), la marijuana, l’alcool et le bruit, mais dans l’hypervitesse. A la fois logique et contradictoire dans une société qui va de plus en plus vite, qui loue la vitesse, sauf sur la route !

Finalement, le « vrai » rebelle n’est-il pas plutôt le motard en ancienne ou en basique, qui se « traîne », qui prend le temps de profiter du paysage, qui choisit de ne pas rouler sur autoroute ? « Le vrai luxe, c’est l’espace« , proclame un slogan publicitaire. Faux, c’est le temps. La seule chose au monde qu’on ne peut acheter, qu’on ne peut contrôler.

Le motard fou d’hypervitesse ne fait au fond que pousser à l’extrême les valeurs de gain de temps et d’individualisme qui gouvernement la société occidentale capitalistique. « Je roule à fond juste pour me donner des sensations, je ME fais plaisir, c’est mon problème si je risque ma vie, je ne tiens pas compte des autres, je suis responsable de ma vie mais pas de celle des autres, c’est ma liberté, je fais ce que je veux », pense-t-il… et proclame-t-il à la face des autres par sa conduite.
En ce sens, le mythe Ghost Rider est bien un mythe (au sens grec antique), un exemple symptômatique de notre civilisation occidentale: son succès médiatique et la passion qu’il soulève sont directement issues de ce rapport de fascination/répulsion à la vitesse. L’hypervitesse devient une violence symbolique, telle que définie par Pierre Bourdieu.

Tout le problème réside dans l’amalgame qui est systématiquement pratiqué de part et d’autre.
Dans une société qui éprouve des difficultés à gérer l’information complexe, où l’image simplifie tout, le « cliché » (dans tous les sens du terme) du Ghost Rider conduit à assimiler tout motard à un fou de vitesse et tout automobiliste à un « caisseux » débile et incompétent.
Chacun se retranche dans sa pratique, sa peur de l’autres, le refus de la différence. Au bout du raisonnement, le rejet des spécificités de chacun et le communautarisme. Et cela se terminera comme dans « Easy Rider », encore une fois…

  36 comments for “Ghost Rider, pour ou contre ?

  1. Sommeil paradoxal
    10 janvier 2016 at 01:18

    Ce que je trouve intéressant dans les films Ghost Rider, c’est la moquerie envers les forces de l’ordre et pas seulement en bagnole (dans le dernier film, Ghost Rider 666 je ne sais pas quoi, un moment il sème un motard de la police quand même).
    Finalement, c’est quoi l’esprit du code de la route ? réprimer des gens qui n’ont pas eu d’accident, réprimer l’absence de faute. C’est aberrant quand même. C’est une pente totalitaire, une société de contrôle avec la notion de sécurité collective, de gestion des risques. Et avec l’Etat d’urgence actuellement, on s’y enfonce encore plus dans le totalitarisme. On pourrait très bien faire le choix politique de seulement éduquer les citoyens à la conduite puis de laisser la liberté et la responsabilité de chacun assumer les conséquences pénales en cas d’accident, sans plus.
    Provoquer, comme le fait Ghost Rider, et les limitations de vitesse et les agents chargés de la répression, en utilisant des machines hors de toute réglementation, tout cela avec brio sans accident, je trouve que ça va dans le bon sens. On devrait tous s’entraîner durement à faire la même chose, et collectivement. Du genre passer à 100 motos successivement à 200 km/h devant un radar de face avec des banderoles du genre « radars = totalitarisme ». 🙂

    • Zerty
      10 janvier 2016 at 09:11

      Anarchiste, le monde parfait ne peut pas exister. De tout temp y’a eu des flic, et si y’avais pas de flic tout le monde serai en insecuriter et l’homme aurai pas pu evoluer. Tu prend n’importe qu’elle ville, tu met 50% de gens honnete et 50% mal honnete sans flic pas c est simple agression, vol, viol, meurtre et petit a petit tout les gens honnete deviendront peureu et finirons pas eu meme tuez pour se defendre, la guerre civile tu voit ?
      Le code de la route sert a harmoniser la circulations, si tu l’enleve tu aura une part de personne raisonable qui vont conduire normalement mais tu aura une autre part qui vont rouler comme des bite et soit il vont mourrir seul ou emporter des gens prudent avec eu. Code de la route ou pas quand je voi les reportage des petit couillons qui sort de boite avec 3 gr dans le sang qui vient de perdre sont permis et qui s’en fous complet j’aurais preferer qu’il meurent dans un fossé. De toute maniere c’est la meme chose en moto comme on dit la selection naturelle fait le reste

      • Sommeil paradoxal
        10 janvier 2016 at 16:12

        J’ai pas parlé de supprimer la police en général, juste de supprimer la répression routière qui concerne des actes censés porter atteinte à une sécurité imaginaire. Où est le mal quand on grille un feu rouge alors qu’il n’y a personne ? où est le mal quand on fait une pointe à 300 km/h sans conséquence ? Il s’agit de la création d’un mal imaginaire visant à contrôler les individus. Les radars sont l’expression la plus extrême de cette tendance totalitaire (dans le domaine du code de la route).
        Quant à rouler bourré, ça s’apprend, c’est une question de connaissance de soi, comme tout le pilotage (ne pas rouler au-dessus de ses pompes, même avec 0 gramme on peut se planter). Tout ça s’apprend. L’enseignement et la responsabilité plutôt que le contrôle totalitaire. C’est un choix politique.
        Pourquoi depuis les années 70 y a-t-il un empilement de mesures de répression routière ? pourquoi le nombre de tués sur la route est devenu un chiffre statistique de la comptabilité bureaucratique de l’Etat ? quelles sont les tendances politiques profondes de cette évolution ? vraiment je m’interroge…

        • FlatFab
          10 janvier 2016 at 19:13

          La faille principale de ton raisonnement est qu’il s’appuie sur le postulat que le conducteur est infaillible.
          « Où est le mal quand on grille un feu rouge alors qu’il n’y a personne ? » : comment être totalement certain que personne ne va arriver ? Peux-tu être tout le temps sûr d’avoir une visibilité totale ?
          « où est le mal quand on fait une pointe à 300 km/h sans conséquence ? » : sais-tu voir l’avenir ? Comment peux-tu être sûr que rien ne va se passer ? Tu montes à 300, mais cinq secondes plus tard, tu es encore à 295 km/h, sauf que tu as parcouru 415 mètres entretemps et que la situation peut avoir beaucoup changé.
          « Rouler bourré, ça s’apprend », sauf qu’à partir d’une certaine dose d’alcool, l’effet euphorisant change le psychisme de l’individu, la restriction du champ visuel diminue sa perception, les réflexes sont diminués…

          Ton raisonnement de liberté totale suppose que l’ensemble des conducteurs soit au top de ses capacités en permanence.
          Nous savons bien que ce n’est pas le cas, sauf à réduire la population autorisé à conduire à une élite surentraînée. La société a fait le choix du droit à conduire pour tous. Ce choix entraîne une conséquence simple : pour que chacun puisse déplacer en sécurité, on nivelle par le bas, on impose à tous les restrictions qui permettront au plus grand nombre de conduire en sécurité.
          Je t’invite à lire l’article Se conduire en “vrai pilote”.

          • Sommeil paradoxal
            10 janvier 2016 at 21:24

            J’ai lu tous tes articles à peu près, il y a quelques temps, dont celui sur comment se comporter en pilote. L’approche éducative que je défends comporterait sans doute nombre de tes cours et analyses. J’y ajouterais des vidéos d’accidents, avec analyse.

            Je ne dis pas que tout le monde doit devenir infaillible bien sûr. On peut commettre des erreurs avec des conséquences gravissimes et la répression existe déjà dans les cas d’accident. Je ne récuse pas cette répression, je récuse la répression d’acte sans conséquence, ces actes qui ont transgressé des normes dites de sécurité, par exemple rouler vite ou griller un feu rouge. La signalisation devrait non pas être une prescription mais un conseil à des usagers responsables. Et les irresponsables ? tant que leurs actes n’entraînent pas de conséquence, nous n’avons rien à leur reprocher (peut-on reprocher qqchose à qqn qui n’a rien fait ?).

            Dans la dimension éducation et responsabilisation, elle devrait comporter sans doute la connaissance de ses limites, en situation de fatigue, d’ivresse, etc. Sur l’ivresse, les doses sanguines qui produisent l’hypovigilence dépendent de chaque cas (ce n’est pas la même chose qqn qui n’a jamais pris d’alcool et qqn qui boit une bouteille de vodka tous les jours). Or les normes de sécurité sont aveugles car valables pour tous. On est traité comme des animaux parqués dans des hangars.

            De plus, je ne dis pas que cette approche politique que je défends réduirait le nombre de morts sur la route. Par contre je demande pourquoi ce phénomène est devenue une variable statistique de l’Etat et un objectif bureaucratique de politique d’Etat. Question chiffre, personnellement le nombre de morts sur la route, vous pouvez pas savoir comme je m’en contrefiche quand on sait qu’un enfant meurt de faim toutes les 5 secondes dans le monde, alors que le niveau technique permettrait de nourrir toute la planète. C’est tellement dérisoire. Tellement.

            • Quadrapasfou
              11 janvier 2016 at 11:12

              Ben, en fait et comme FlatFab te le fait remarquer, tu défends l’idée d’une communauté d’individus où chacun édicte et surtout respecte en conscience ses propres règles (une élite surentraînée).

              Ce qui pose deux difficultés :
              – 100% de la population, motarde ou pas, ne peut pas être une élite surentraînée (physiquement comme mentalement), or dans notre communauté tout le monde a le même accès à tout (il n’est dit nulle part, par exemple, que pour passer son permis moto l’on doive passer des tests psychologiques et des tests d’aptitude physique dignes du GIGN)
              – que chacun édicte sa propre interprétation des règles n’est pas possible. Ca ne fonctionne pas. Le code de la route, par exemple, fixe des règles communes applicables à chacun afin que l’ENSEMBLE des usagers de la route puisse circuler. Si on prend le raisonnement à l’inverse, c’est-à-dire en se fixant l’objectif que chaque conducteur puisse circuler selon ses paramètres, alors il faut un code de la route par individu, ce qui ne serait réalisable que si chaque individu circulerait seul ou entouré d’individus « compatibles » (attention les débats sur qui peut rouler quand …).

              C’est un peu le principe de la vie en communauté, quoi. C’est chouette de se dire qu’on est « free » et puis une petite transgression de temps en temps, ça fait plaisir (et je dis ça sérieusement), mais en réalité cette transgression n’existe que parce que la communauté existe. Au final, on en revient donc à respecter les règles communes, parce que sans elles, la communauté ne peut pas se développer et que sans cette communauté on n’a rien à transgresser (sans compter qu’on n’aurait pas de moto puisque de la conception d’une moto à sa vente à un individu, il y a une œuvre commune indispensable).

        • Zerty
          10 janvier 2016 at 19:17

          C’est qu’un chiffre sa c’est sur, mais avec 66 millions de francais si il fallait que l etat pleure sur chaque mort y aurait pas fini.
          Dans un sens c’est logique de vouloir avoir un chiffre bas de mortalité.
          Apres j’en reviens a l’ex de la guerre civile, si tu accorde quelque exeption dans le code de la route y’aura des abus et avec le nombre de vehicule qui circule on peut pas se permettre de faire des exeptions. Même si une loi autorise de passer au rouge a conditions qu il n y a personne c est trop complexe a pettre en place, si ya accident comment prouver la bonne fois ? Surtout que en general les feu rouge tu voit presque pas la voit da coter. Toute ses choses comparer au temp que tu passe a un feu rouge vale pas la peine.
          Apres chacun roule comme il veut mais faut pas s etonner des consequence, je sais pas qu’elle âge tu a mais je pense que tu doit être jeune le prend pas mal mais faut sy faire avec le code de la route c est deja dangereux d etre motard alors sans autant sacheter un cercueil.

        • fred54
          10 janvier 2016 at 19:31

          Ouais! Rouler bourré ça s’apprend! Baiser sans capote et sauter sans parachute aussi ça s’apprend.

          • Zerty
            10 janvier 2016 at 19:50

            Excellent

    • FlatFab
      10 janvier 2016 at 19:18

      Ce que tu ne vois pas dans les vidéos, c’est que le Ghost Rider n’est pas seul et qu’on est très loin du héros solitaire qui réalise ses exploits sans filet.
      S’il est filmé, c’est pour vendre les vidéos. Son entreprise que tu vois comme une rébellion contre le système n’est que le stade avancé du mercantilisme et du profit personnel. Et afin de s’assurer que les bénéfices continuent, il est aidé, épaulé, précédé de toute une équipe qui repère les trajets, l’informe par radio des ralentissements, obstacles, embouteillages, présence des forces de l’ordre, etc.
      Rien n’est spontané, improvisé. La présence des caméras n’a rien de fortuit. Tout est mis en scène.

      • Sommeil paradoxal
        10 janvier 2016 at 21:37

        Oui sans doute. Je serais plutôt d’accord avec ton idée que ce mec se rapproche d’un cascadeur.
        Le fait qu’il en fasse un business, à moins que ce ne soit pour rembourser simplement les frais qu’il a mis, ça entache son action, qui n’est pas politique.
        Comme tu dis, il instrumentalise un fantasme. Mais ce que je trouve intéressant tout de même, c’est que dans une atmosphère de politique sécuritaire, de contrôle des individus, des citoyens, se créé l’image de l’individu dangereux, fantasmé, comme ennemi intérieur. Que ce soit dans le champ de la politique routière ou ailleurs (le pédophile, le fou, le terroriste…). Lui il met en acte ce fantasme, en en inversant les valeurs. Certes, à son propre profit, ce qui est bidon.
        Il faudrait construire des Ghost riders politiques. La moto sans doute se prête mieux que la voiture à ces actions politiques, du fait de son origine historique marginale peut-être ?

    • Maxsou
      11 avril 2017 at 12:57

      Se moquer des forces de l ordre ,ca sert a quoi? A rien c^est juste se faire plaisir pour pas cher …amusement de frustre (excuses pour les accents mais clavier anglais)…Esprit du code de la route . c est ce qui permet a chacun de rouler sans jouer a la roulette russe et se donner le droit de tuer autrui sans remord… je possede une 1200gs, une ktm super duke (180 CV et 280 km heure). Je roulee toute liberte depuis plus de 40 ans sans accident ( et en moyenne30 000km an) je fais un peu de roulage de temps en temps sur circuit et parfois du tt avec ma 600 xrr ( de 1986 …) Ton message est tellement stupide , irresponsable … C est quoi les consequences penales quand on a tue un innocent ( innocent ou pas d ailleurs) …. Tu es de fait un dangereux inconscient …L Etat d urgence n a rien a faire dans tout cela bien evidemment … retourne vite a ton sommeil paradoxal avec tes reves infantiles de super justicier a moto…les gens comme toi sont les meilleurs avocats de la repression …Au fait es tu seulememt motard…j en doute
      PS .: je roule aussi en Porsche , en vtt, je fais du ski, de l escalade,du kite surf et de la plongee et j ai 64 ans sans aucun accident et sans avoir blesse personne et je suis aussi pieton et fier de l etre en toute liberte. Tu es l ami du totalitarisme …je ne te salue pas

      • Sommeil paradoxal
        12 avril 2017 at 13:41

        Vous me faites marrer vous les motards à la recherche de respectabilité bourgeoise et petite-bourgeoise. Vous n’avez rien compris ni à la moto ni à la situation politique actuelle.
        Si tu tues quelqu’un dans un accident, c’est un homicide involontaire, la répression existe déjà donc et cette répression est toutefait légitime. Je ne défends pas l’absence de règles sociales. Mais le code de la route, ça a appartient au développement de la société de CONTROLE qui s’accroît de jour en jour et ça c’est le vrai totalitarisme. On le voit bien avec le casque, la ceinture de sécurité (on oblige les gens à se protéger !! quel délire) puis les radars automatiques et maintenant une société privée de radars mobiles. C’est de pire en pire. Mais cette société de controle se développe aussi dans d’autres domaines, comme la répression des manifestations, la politique policière, la politique carcérale, l’éducation, la santé, la psychiatrie… Le problème de Ghost rider c’est que c’est une résistance individualiste alors qu’elle devrait être COLLECTIVE (type FFMC) et RADICALE.

  2. Benfarés didier
    6 janvier 2016 at 02:15

    Bonjours à tous une seule chose a dire respectons le code de la route et nous sauveront pas mal de vie! Ne surtout pas faire comme G.rider trop de risque pour les autres usager de la route plutôt doucement mais sûrement et y’a plein de circuit pour faire se qu’il fais!!! Cordialement bye à tous à très bientôt sur nos chaussée

  3. brisy
    19 février 2012 at 18:05

    salut Philippe,
    bien que je sois à des lieues des ghost riders; je trouve ton approche intéressante, le désir d’adrénaline: c’est bien vu, encore que chuck yeager soit entrainé pour ça et se contente de pousser un peu plus loin que demandé…d’accord encore pour easy rider ,mais comme le nom l’indique ils roulent easy (harley oblige)et non pas fast… s’pas?par contre une violence bien réelle répond à leur façon d’être différents.il y a sûrement dans pas mal de motards cette envie de transgression réelle ou imaginaire, ou encore symbolique (vêtements, comportements, vitesse, prise de risque) probable que notre vie quotidienne ne nous permet plus de le faire ailleurs….c’est aussi le cas pour certains chauffeurs (genre Mr gentil de walt disney qui se transforme en Mr agressif au volant).
    cordialement
    marco

  4. Philippe Roche
    18 février 2012 at 21:18

    Pour commencer, je pourrais dire « Salut Fabien ! », sauf que je ne te connais pas, et que notre relation se limite aux commentaires que j’ai postés sur ton site et aux quelques réponses que tu as bien voulu leur donner.
    Ben, salut quand même !
    Je ne suis pas du tout d’accord avec ton analyse qui assimile l’hypervitesse des ghostriders à la « violence symbolique » définie par Bourdieu. C’est même exactement l’inverse : nous sommes victimes de la violence symbolique des agents de domination (l’État, dans le cas qui nous intéresse) qui nous imposent des règles arbitraires dans le domaine de la sécurité routière tout en les faisant apparaître comme légitimes.
    Je n’admets pas plus que toi que l’on mette en danger la vie d’autrui pour la réalisation d’un rêve égoïste, mais je comprends que l’on veuille lutter contre tous les règlements qui restreignent de plus en plus notre liberté, non seulement celle d’agir, mais aussi celle de penser.
    Quelques idées en vrac :
    1- Le désir de transgression est propre à l’adolescence, mais il peut aussi exprimer le rejet d’une société qui voudrait nous protéger de tous les risques de la vie (lire « L’arrache-coeur » de Boris Vian.)
    2- En ce qui concerne le désir d’adrénaline, regardez donc « L’étoffe des héros » (The Right Stuff) de Philip Kaufman. Vous y verrez des héros, des vrais. Chuck Yeager, par exemple, a été le premier aviateur à passer le mur du son alors qu’il avait des fractures de côte. Passer le mur du son, à cette époque, c’était autre chose que de faire le guignol sur une autoroute, sans grande gloire, finalement : faire du wheeling, tu parles d’un exploit !
    3- Les héros dont je parle ne mettaient en jeu que leur vie, pas celle des autres.
    4- A la fin d’Easy Rider, Peter Fonda et Dennis Hopper sont assassinés non parce qu’ils roulent trop vite, mais parce qu’ils ont les cheveux longs et qu’ils roulent à moto. Ils ont refusé la violence symbolique, ils ont été payés en retour par une violence bien réelle.

  5. Malik
    16 février 2012 at 22:46

    Salut Flatfab. Longtemps que je n’avais pas posté de commentaire (mais je lis et relis toujours tes articles). Voici un lien ou vous pourrez voir un autre ghost rider (voir la vidéo jusqu’à la fin) : http://www.youtube.com/watch?v=XihQeZpwqpE

  6. CS
    29 juin 2010 at 02:42

    Salut et déjà bravo pour le site 😉

    Alors franchement, on ne peut qu’acclamer ses qualités intrasec de pilote, il est vraiment remarquable, et autant je condamnerais ce comportement en voiture, mais il faut pas se voiler la face, en moto, il risque que sa propre vie !
    Il est libre d’en faire ce qu’il veut s’en déconner, c’est un droit élémentaire, si il s’encastre dans une bagnole, l’automobiliste risque juste une arde a vue le temps de démontrer qu’il n’y ait pour rien dans l’histoire.

    C’est vrais qu’il incarne un fantasme et donc déchaine les passions, mais ou est le mal !

    Je suis d’une nature pessimiste et je me dit qu’il faut bien mourir de quelque chose, autant que ce soit en plaine partie de plaisir que sous assistance respiratoire ?

    Dernier point : Marre de cette idée du O RISQUE, c’est ridicule, meme en restant coucher vous pouvez mourir, si vous avez cette philosophie, alors vous ne pouvez pas vivre, meme pas naitre !

    Merci de m’avoir lu A+ et encore bravo pour le site 😉

    – – –

    Réponse

    Déjà, risquer sa propre vie engage la collectivité, ainsi que je l’ai expliqué dans l’article « Se conduire en motard responsable« .

    Ensuite, la particularité de la démarche du Ghost Rider est qu’il ne se contente pas de rouler à tombeau ouvert, il en fait commerce.
    Le débat ne porte pas sur son droit à une conduite « audacieuse », mais sur le bien-fondé de la montrer et d’en vendre les vidéos en se donnant en spectacle et donc en en faisant un exemple.

  7. will69
    28 octobre 2009 at 17:20

    Ghost Rider, le motard fantôme.

    Il c’est donné un nom quelque peu morbide voir funeste.

    Quoi qu’il en soit, je ne crédite pas l’action, mais le fait d’en parler est une bonne chose.

    Je suis de la génération « prince noir ou baron noir », et je n’ai jamais compris quel était le but de ces actions hyper-médiatisées.

    Cet individu pour moi irresponsable (il semble se moquer d’autrui en mettant en danger sciemment les « monsieur tout le monde ») peut malheureusement servir d’exemple à des jeunes gens peu agguéris à la conduite moto, et d’autre part, faire prendre conscience (à tort) que tous les motards roulent vite.

    Je n’aime pas la vitesse bien qu’ayant eu une grosse cylindrée (1100) et en prenant de l’âge, cela va en se confirmant.

    Il existe énormément de moyens de faire monter l’adrénaline comme la conduite sur piste, le saut en parachute, en parapente, la conduite auto sur glace…sans pour autant risquer la vie des autres

    Merci pour cet article neutre dans son commentaire.

    De grâce n’imitez pas cet homme, et préférez les circuits.

  8. Wil
    2 septembre 2009 at 16:31

    Je n’ajouterai rien sur GR, car beaucoup de choses ont déjà été dites.

    Je souhaite simplement féliciter l’auteur de ce texte pour la qualité rédactionnelle de ce dernier, la fluidité, etc.

    Bravo pour ce blog qui relève et de loin, la qualité et le niveau des principaux écrits de la toile.

    Bonne continuation et longue, très longe vie à tes écrits

    Wil

  9. Flo
    31 mars 2009 at 18:14

    Bonjour tout le monde,

    Article très bien écrit, bravo.

    Concernant GR ces vrai que sont attitude est quand même dangereuse mais faut avouer que ces un trés bon pilote, j’éspere qu’il n’aura jamais d’accident mortel car à cette allure je pense qu’il sera dur d’en survivre.

    Savez vous si des rumeurs sont de nouveaux revenu, sa fait un moment que j’en entend plus parler. Arreter ? Prison ? Mort ?
    T’en de question ce pose.
    Si quelqu’un sait….

    Bye!!!

  10. MichMich
    19 mars 2009 at 17:51

    Quand je lis les commentaires ça me fait vraiment peur !!!! Comment peut-on de près ou de loin cautionner l’attitude de ce mec ???

    Il n’est en aucun cas question de pondérer les risques avec le facteur préparation, professionnalisme ou n’importe quelle excuse qu’on peut lui trouver. C’est de la pure connerie..

    Je ne parle même pas du commentaire : « je suis contre les gens qui disent qu’il met des vies en danger c’est complétement faux c’est plutôt les autres voitures qui le mettent en danger à la vitesse ou il roule faut gerer ce que les autres fond et ça doit pas être facile………..  » Juste abberant….. les gens vont devoir rester chez eux pour ne pas gêner le ghostrider maintenant !!!

    Le fait qu’il allume vraiment en dehors des villes ne change rien du tout, le simple fait de rouler à 100km/h au lieu de 50km/h comporte plus de risques par la force des choses… Quand je pense qu’une personne qui n’a rien demandé va peut être un jour se faire tuer par un mec qui veut juste se faire un kif, se procurer des sensations…. De plus, à 300km/h sur une voie rapide, si il percute une voiture, l’accident peut très bien être mortel.

    Je n’ai pas 80 ans, je ne suis pas anti-2 roues du tout, je suis motard (Kawazaki Z1000) et j’adore la vitesse. Malgré cela, je suis convaincu qu’on peut rouler vite uniquement sur des routes quasi-désertes, en étant sûr de ne pas mettre la vie d’autrui en danger. Sinon, comme cité précedemment, la piste est faite pour ça… ça permet de se lâcher vraiment et de se défouler avec sa bécane !!!!

    Sinon, à part ça, article très bien écrit, félicitations.

    MichMich

  11. bilouk
    1 mars 2009 at 08:26

    [quote]Tout le problème réside dans l’amalgame qui est systématiquement pratiqué de part et d’autre.
    Dans une société qui éprouve des difficultés à gérer l’information complexe, où l’image simplifie tout, le “cliché” (dans tous les sens du terme) du Ghost Rider conduit à assimiler tout motard à un fou de vitesse et tout automobiliste à un “caisseux” débile et incompétent.
    Chacun se retranche dans sa pratique, sa peur de l’autres, le refus de la différence. Au bout du raisonnement, le rejet des spécificités de chacun et le communautarisme. Et cela se terminera comme dans “Easy Rider”, encore une fois…[/quote]

    Ce paragraphe dit tout je trouve, car, que l’on soit pour ou contre n’est pas vraiment le problème , il ne fait pas vraiment de mal, pourtant il pourrait être directement la cause d’un horrible accident et bien que révoltante, ça démarche nous est passionnante et excitante. Le spectacle et de première qualité et ne peut atteindre une telle dimension qu’en étant pratiqué dans une parfaite illégalité et impunité au beau milieu de la jungle mortelle de nos routes.

    Aussi doit on aller voir au dela du bien et du mal pour réfléchir aux conséquences d’une telle performance (réussie) sortie d’un cadre d’activité professionnel ou artistique classique. Éternelle question; la liberté d’expression même artistique peut elle être imposée a tous ou doit elle, au contraire, être réservée a un public averti ?

    Car dans ses show, le ghost rider provocant la police et bafouant ouvertement les lois de la république (comme celle de la physique 😉 ) peut devenir un modèle pour les un et une cible pour les autres. Ce fessant il risque effectivement d’attirer l’opprobre sur les motards et de crée des vocation de justicier a la guillotine ( automobilistes qui pousse sciemment les motards contre les barrières d’autoroute aussi appelée guillotine pour des raison que vous comprendrez facilement) et de showman inconscient allant ce tuer sur nos autoroute et emportant avec eux leur publique d’infortune.

    En bref le probleme n’est encore une fois je pense, la couverture médiatique du bonhomme pas et non ses action.

  12. Free
    1 janvier 2009 at 16:43

    Nous vivons dans une société très violente et très individualiste surtout en occident. Cela se répercute tout les jours sur la route non respect des règles de cohabitation, et voir même le risque de subir une agression physique ou psychologique. Les médias essaient de formater les gens ne laissant plus place a la pensée personnelle.

    – – –

    Réponse

    C’est quoi, le rapport avec la choucroute ?

  13. antoine
    14 mars 2008 at 15:57

    La comparaison entre les attentats du 11 septembre 2001 contre le World trade Center à New York et Ghost Rider est…. « speciale ».
    Surtout si l’on ne perds pas de vue que les terroristes avaient pour BUT de tuer, et que ghost rider n’a pas ce but, au contraire il compte bien en sortir vivant (et ca veut dire eviter les accidents).
    Mais bon, apparement certains suggerent sans broncher qu’il serait peut etre bien d’assasiner un homme parcequ’il ne respecte pas le code de la route…. l’assassinat comme nouvelle valeur positive.. pourquoi après tout, au point ou on en est. Decidement on est entourés d’idiots de tous les cotés.

    Ghost Rider est-il un phenomene vraiment noveau ?
    Les activités dangereuses, à la limite, et qui impliquaient de la vitesse, ont toujours fait rever de nombreux jeunes enfants (les personnes qui mettent des commentaires sur ces videos sur youtube sont pour beaucoup adolescentes.. faut pas se faire d’illusion).
    Les astronautes, les pilotes de chasse, les aventuriers navigateurs, les chevaliers, etc… etaient-ils bien différent dans leur symblique aupres des jeunes ?
    Certes Ghost Rider ne représente que lui-même, il ne pars a la conquete de rien (est-ce un mal d’ailleurs ?), mais il fait sans doute appel aux memes racines de fascination que toutes les activités ci dessus, fascination qui existe certainement depuis toujours.
    Et non, les petits n’ont jamais admirés les astronautes « parcequ’ils vont a l’exploration scientifique de l’espace »,ou les pilote de chasse « parcequ’ils protègent leur pays », ils les admirent parcequ’ils se disent wouuuahhhh quand ils voient des images de fusée qui decolle et qu’ils imaginent ce que ca dois faire d’etre tout la haut en tete de cette boulle de feu qui monte dans le ciel, et qu’ils disent wooooahhh quand ils voient des images d’avions de chasse a fond, en pleine manoeuvres. Que ce soit des images reeles ou de films a d’ailleurs peu d’importance.
    Ghost Rider ne s’inscrit-il pas dans cette logique ?

    Réponse

    Je ne sais pas où vous avez vu une comparaison dans mon article entre le Ghost Rider et le 11/09…
    Pour le reste, je vous laisse libre et responsable de vos propos.

    – – –

    Quelques précisions pour ne pas etre compris de travers 😉 : ce que fait Ghost Rider n’est certainement pas un exemple a suivre.
    Le plaisir de faire de la moto, pour moi comme pour 99,9% de ceux qui en font (en tous cas je l’espere), n’est pas là. Il peut etre dans le plaisir de rouler “au grand air” casque au vent, dans ce “sentiment de liberté qu’on éprouve en moto, dans le plaisir d’enrouler les virages (et pas besoin d’aller vite pour ça), bref, on a tous nos raisons.
    Pour moi la moto par rapport a la voiture c’est comme le différence entre monter a cheval et conduire un attelage, dans un cas on fait corps avec sa “monture”, dans l’autre moins (c’est ma perception de la chose en tous cas). Le plaisir viens beaucoup de là pour moi.

    Mon propos est juste de dire que je ne pense pas que les videos de Ghost Rider soient pris comme des exemples a suivre par ceux qui les vois.
    Je me trompe peut etre, mais je pense que pour la plupart es gens c’est juste un film, comme peux l’etre un film de fiction avec des scenes de motos.
    Et si beaucoup de commentaires sont trés “enthousiastes” sous ces videos, là ou on peut les voir, c’est peut etre parceque ca titille la fibre “testosterone/adrenaline” de certains jeunes (ou moins jeunes) qui postent ces commentaires, et qui ne font peut etre pas forcement la difference entre fiction et realité au moment ou ils le font. Par contre une fois qu’ils sortent de leur ordi je pense qu’ils relativisent beaucoup plus, en tous cas je l’espere pour eux.

    Tout cela rejoins assez, je crois, la notion de mythe que vous mettez en avant dans votre texte.

    Internet n’a rien inventé, ce qu’il apporte en plus, via les commentaires, ce sont des reactions immediates, sur le vif, que des personnes formulent alors qu’elles sont seules face a leur ecran. Et ca c’est nouveau je trouve, la communication par ecrit de reactions instantanées qui le plus souvent, dans d’autre scontextes, ne sont pas exprimées ou alors oralement de maniere legere. Et c’est justement parcequ’elles sont immediates qu’il faut sans doute les prendre avec precaution, elles ne refletent pas forcement ce que les gens en penseront une heure plus tard.

    C’est presque une nouvelle dimension dans la communication ecrite, qui n’est pas ininteressante non ? A condition de la prendre pour ce qu’elle est, c’est a dire une ecriture impulsive qui n’exprime pas tant une opinion reflechie qu’une reaction instantanée, qui ne vaut qu’a cet instant là. Ce qui boulverse peut etre une perception habituelle de l’ecrit comme domaine de l’opinion reflechie, la reaction etant plutot reservée à l’oral avant internet.
    Entre les sms, les messageries instantanées, et dans une certaine mesure les mails, on est de plus en plus amené à “reagir” par ecrit.
    Enfin, je dis ca, je dis rien 🙂

    Quand a la remarque sur le 11/09, ce n’etait pas a propos de votre texte, mais a propos du commentaire precedent mon commentaire precedent.
    Je suis toujorus désolé de voir la violence des certaines reactions face aux agissements de personnes comme ghost rider (et ca ne concerne pas que la moto).
    Oui, il fait tout ce qui interdit par le code de la route, et il fait prendre beaucoup de risques à d’autre qui n’ont rien demandé, oui c’est irresponsable, répréhensible, etc., et si il se fait prendre agissant ainsi un jour il devra assumer ses actes.
    Je suis tout a fait d’accord.
    (Avec un bémol toutefois : ces risques sont calculés compte tenu du “professionnalisme”, si l’on peut dire, qui entoure sa demarche, ce qui n’enleve rien au fait qu’il n’a pas a faire prendre des risques a des gens qui n’ont rien demandé).
    Mais de là à vouloir le “fusiller”, “l’écarteler”, le “guillotiner”, ou le “l’abattre” comme le suggérait le commentaire qui faisait référence au 11/09 et auquel je reagissait… il y’a un monde !
    Doucement.. comme disent nos mais d’outre atlantique : “two wrongs don’t make a right” 😉

  14. Etienne
    3 janvier 2008 at 08:32

    Si vous pouviez m’éclairer sur un point… Ses sorties sont minutieusement préparées ? Ce qui signifie que chaque automobiliste qu’il va doubler en est informé à l’avance ?

    Soit une moto qui fait du 200 km/h sur une voie rapide, et une voiture qui fait du 100, la différence, de 100 km/h équivaut à 27 m/seconde or comme Monsieur Ghost slalome entre les voitures, il est probable qu’un automobiliste qui prépare son déboîtement vers une autre file le ne voie pas (regard dans le rétro : personne ; 1 sec. plus tard : quelqu’un…!).

    En conséquence, les chances pour que Mr Ghost s’écrase à 100 km/h (je vous rappelle que les crash test sont réalisés à 50…) dans l’arrière d’une voiture, ce qui ne manquera pas de la déporter (250 kg à 100 km/h, ça fait combien de Newtons ?) et d’occasionner un carambolage monstre en quelques secondes.

    Raisonnablement, on ne peut pas soutenir que les sorties de Mr Ghost n’engagent que lui : elles engagent des centaines d’automobilistes, piétons, enfants, petites vieilles, …

    Prétendre le contraire est une aberration et c’est en cela que son comportement est scandaleux.

    Faisons dans l’outrance (pardonnez moi d’avance) : si les autorités américaines avaient su que 2 avions de ligne allaient se crasher dans le WWC, les auraient-elles abattus ?

    Si les autorités suédoises constatent que Mr Ghost s’achemine vers un centre urbain dense en représentant un danger manifeste pour autrui, quels moyens doivent–elles mettre en oeuvre pour l’arrêter ?

    Merci.

    Etienne

    Réponse

    Salut Etienne !
    Merci pour tes commentaires.
    Les « performances » du Ghost Rider sont effectivement préparées, mais il est évident que les automobilistes présents sur son parcours n’en sont pas prévenus et courent à peu près autant de risques que lui-même.
    Par contre, je rectifie une partie de tes propos: les pointes de vitesse ne sont jamais pratiquées en ville dans des endroits fréquentés. Ce cascadeur évolue principalement sur des voies rapides. Il lui arrive de rouler en ville, d’y pratiquer quelques figures, mais à vitesse à peu près « raisonnable ».
    Il fait courir des risques aux automobilistes, c’est évident, mais pas aux piétons.
    Cela ne signifie pas que j’approuve son attitude et encore moins le fait d’en tirer profit.

  15. alain
    2 janvier 2008 at 23:55

    salut, je peux te dire que ton blog est super!!! moi aussi je suis motard et je suis comme tout le monde, quand tu a une sportive entre les pattes il est rare qu’avec ce genre de machine de rouler a 90km/h moi le premier,maintenant ghost rider est un pilote experimenter lorsque je regarde une de ces videos je me dit il est fort mais aussi inconscient car parfois le dépassement entre les véhicules sont chaud, parce que lorsque que tu es en voiture et qu’une moto de double déjà tu ne l’entend pas arrivé et la chance qu’il a, c que les gents ne fond pas écart le fait d’etre surpris enfin c ce que je pense bref quoi que l’on dise on ne pourra rien faire a son sujet tout ce que je peux dire a tous c de faire attention car on est pas indispensable il y en a plein le cimetière qui attende c ma polimique ne le prenner pas mal mais c la réalité. Je voudrais savoir aujourd’hui j’entend parlez de sa et je n’es aucune info exacte et moi les ont dit je n’en tiens pas comptec que ghost rider serez mort actuellement si quelqu’un pourrais me confirmer merci. a plus et prudence une vie ne ce remplace pas la moto c un plaisir avant tout. bye et encore merci pour ton blog.alain

  16. 11 novembre 2007 at 13:53

    Génial ton blog !

    passe nous voir et n’hésite pas à nous dire ce que tu en penses !

    Tu peux aussi laisser d’autres commentaires sur les 165 autres articles, t’inscrire à la newsletter afin d’être prévenu automatiquement de la nouvelle publication d’un article et tu peux aussi signer notre livre d’or !

    L’adresse du Moto-club ARSOUILLES 69 : http://arsouilles69.over-blog.com

    En tout cas on repassera avec plaisir sur ton site !

    A bientôt.

    Tchuss & Gazz !!!

    ;o)

  17. Haz
    5 octobre 2007 at 22:10

    ce gas la il sait ce qu’il fait et ça se voi trop
    je suis contre les gens qui disent qu’il met des vies en danger c’est complétement faux c’est plutôt les autres voitures qui le mettent en danger à la vitesse ou il roule faut gerer ce que les autres fond et ça doit pas être facile. Et puis comme il le dit en 3 ans aucun crache respect… mais bon ça reste un suicidaire qui gère sa conduite en aucun cas à reproduire même si ça me tente j’avou :p

    superbe article rien à dire

  18. loic
    28 septembre 2007 at 15:41

    Bonjour, j’ai juste une question a vous posez, il parait que le ghost rider c’est fait attraper par la police. C’est vrai?
    Sinon l’article est trés bien écrit.

    Réponse

    Merci pour l’appréciation.
    Des rumeurs apparaissent régulièrement sur le Ghost Rider. Impossible de les vérifier. Je ne sais pas s’il s’est fait interpeller ou non. Et à la limite, je dirais que je m’en fiche pas mal.

  19. DAYTON
    13 juillet 2007 at 15:13

    Edifiant.
    La fascination pour la vitesse n’a jamais été mon truc. Les vrais rebelles parlent avec le temps, incarnation de Dieu ; finalement, le temps est le seul élément incorruptible et je rejoins ton analyse de la transgression en symétrique des poncifs de vitesse.
    Alors, vivent les petites « vieilles » et les motards aux ongles en deuil, les traine-bitumes qui prennent le temps de respirer les odeurs de menthe, tous ces conquérants de l’inutile, finalement plus proches de l’ivresse motarde que les Ghost Riders suicidaires.

  20. getback
    30 mai 2007 at 10:12

    “On le voit ralentir en ville, s’arrêter aux feux, etc.”
    mouais, je sais pas ou vous avez vu qu’il s’arretait aux feux …
    Sinon l’article est plutot interessant (et en tous les cas tres bien ecrit)
    Faisant partie de ceux qui roulent tres vite en moto, les videos Ghost rider ne m’impressionnent pas enormement (preparation, voies rapides peu techniques…) sauf peut etre la premiere… Ses prestations sont reellement à la portée de beaucoup de monde (excepté les wheeling entre les files à plus de 300 km/h).
    Dans tous les cas, je n’aime pas les “kamikazes” qui se filment, et les risques encourues de rouler au dessus de ses pompes pour “faire beau à la caméra”.
    Je me suis par exemple toujours refusé de chronometré “mes exploits” sur route, la piste est faite pour ça.
    Allez j’y retourne, une petite point à 280 m’attend…
    – – –
    Réponse
    Tant que c’est sur circuit…

  21. Morticus Eradicus
    15 mai 2007 at 19:54

    J’ai vu tous les dvd de Ghost Rider. Il est clair qu’une préparation est faite en amont. Un repèrage routier, du trafic… etc est de bien entendu de mise.
    Les cinglés qui se film en “scotchant” une caméra sur le réservoir ou sur le tableau de bord, n’ont pas attendu cela pour faire toutes leurs conneries sur la route.
    Je pense à la vu des vidéos que ce mec est un professionnel. Pilote ou cascadeur, je n’en sais rien. Mais le sang froid dont il dispose peut impressionner. Même si certains diront qu’il est inconscient, on peut voir des scènes ou il prend son temps pour passer des intersections ou autres…
    Son exemple n’est pas à imiter dans tous les cas.
    Bonne route à tous et surtout, prudence.
    Salutations, Morticus Eradicus.
    Au faite ! Super l’article !

    – – –

    Réponse

    Salut, merci de ton appréciation et peut-être à bientôt sur les routes !

    • Anonyme
      14 novembre 2009 at 05:13

      Moi je suis sur les routes tous les jours, et des motards coupés en deux, encastré dans un pare brise ou dans une calandre de PL je connais. Continuez à roulez vite à mettre la vie des autres en danger. Quand vous serez refroidi ou devant la justice pour avoir causé la mort d’un innocent vous serez moins fier. Glorifier ce genre de taré et promouvoir ces délits, conduisent chaque année des jeunes fous vers la mort. Vous n’êtes qu’une bande de gosses attardés.

      – – –

      Réponse

      Encore un grand courageux qui insulte les autres en se cachant bien fort dans l’anonymat, sans donner son nom, ni son adresse email…
      Par contre, un bon paquet de clichés, d’idées toutes faites, d’amalgames.
      Il aurait pourtant juste suffi de lire l’article pour comprendre qu’il ne s’agit justement pas de « glorifier ce genre de taré ».

      • alain robert
        11 décembre 2009 at 03:34

        C’est vrai que l’article ne le glorifie pas, mais il atténue sa responsabilité.

        A part le pléonasme « gosse attardé », je ne vois pas d’insulte. Ensuite, qualifier Ghost Rider de « taré » est indulgent, cela sous-entend qu’il n’y a que de l’inconscience de sa part.

        Je pense qu’il y a surtout un cynisme égoïste.

        GhostR appelle les jeunes -au détour d’une interview- à ne surtout pas l’imiter car il est très entouré et minutieusement préparé, lui. Mais qu’il montre alors ses longues séances d’entraînement, plutôt que ses sorties sur la voie publique, s’il veut réellement montrer que ses prises de risque sont parfaitement calculées.

        Ses timides avertissements sont noyés dans le buzz de ses exploits. Il encourage donc les comportements irresponsables bien plus qu’il ne les prévient, et il le sait (ou alors il est stupide). Il vend un produit qui pousse au crime.

        Il est donc comparable à un marchand d’armes d’autant qu’il partage leur hypocrisie/cynisme. La différence principale est qu’un marchand d’armes qui meurt sera remplacé. Ghost Rider est plus difficilement remplaçable.

        Sa mort serait donc tout bénéfice.

        Une condition tout de même :
        Ghost Rider doit mourir dans un accident filmé et atroce (contre un mur par exemple), si possible à la suite d’une erreur stupide : il ne faudrait pas que sa mort puisse servir à le glorifier davantage.

        Evidemment, l’autre solution (plus souhaitable, mais irréaliste) serait qu’il se rende à la police, qu’il reverse l’ensemble de ses bénéfices aux associations de prévention routière, et qu’il troque sa Hayabusa pour un scooter électrique.

        En conclusion : il n’y a rien de malsain à souhaiter la disparition d’un nuisible notoire (par rachat, par mise à l’ombre… ou par aplatissement comme une crêpe, si les deux premiers sont impossibles).

        amicalement,
        alain.

  22. guillaume
    20 avril 2007 at 16:29

    tres bon article, l’un des plus interressant qu’il m’est été donné de lire. certes mon avis ne vaut pas grand chose, je ne suis ni journaliste, ni redac’ chef, mais je l’ai trouvé très pertinent.
    Merci

    – – –

    Réponse

    Salut, merci de ton appréciation !

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