La conduite à tenir par forte chaleur

Quelles sont les « tactiques spéciales » à employer en été pour mieux supporter la chaleur ? Quelques conseils suffisent à éviter le coup de chaleur ou l’insolation lors des trajets et voyages estivaux.

En complément de cet article, je vous conseille de lire Choisir son équipement d’été

motorbikesPremier conseil, paradoxal : se couvrir.

Qui dit « forte chaleur » implique souvent « fort ensoleillement ». Non seulement il fait chaud, mais ça tape !
Or avec le vent, on ne sent pas toujours la brûlure du soleil sur un bout de peau exposé, souvent dans le cou ou aux poignets. La nuque constitue un des endroits les plus vulnérables: toujours porter un tour de cou, un foulard, un chèche, un keffieh, un bandana…

En cas de brûlure légère sur une zone de peau exposée aux frottements du col ou des emmanchures du blouson, appliquez d’abord de l’eau froide pour calmer la douleur et éviter la cloque, puis du talc pour éviter l’irritation, et enfin une crème apaisant après-soleil.
Si la brûlure est plus forte qu’une simple rougeur, mettez une crème spéciale brûlures, comme de la Biafine.

Jusqu’à 30-35 degrés Celsius, adopter une tenue ventilée suffit à rouler au frais pour la plupart d’entre nous.
Pour les plus sensibles à la chaleur (comme moi) ou en cas de forte canicule avec des températures supérieures à 35, voire 40 degrés, il faut penser à un certain nombre de précautions afin d’éviter l’inconfort d’une transpiration abondante, qui induit le risque de déshydratation, qui amène elle-même le risque d’insolation ou de « coup de chaleur ».

* * *

D’abord quelques notions d’anatomie !

Le corps humain ne tolère que très peu de variation de sa température interne (moins d’un degré).
Si la plupart des motards redoutent l’hypothermie (lire l’article « Les troubles de santé liés au froid« ), peu se soucient de l’hyperthermie.

Afin de lutter contre une hausse dangereuse, l’organisme réagit par quelques mécanismes de défense :

  • la transpiration,
  • la vasodilatation,
  • l’augmentation du rythme cardiaque
  • et la réduction de la pression sanguine.

La transpiration
La sueur s’évapore à la surface de la peau et des vêtements. Cette évaporation permet d’abaisser la température de surface de l’épiderme en évacuant la chaleur de l’intérieur du corps vers l’air ambiant. La sueur est majoritairement constituée d’eau, votre corps a donc besoin d’eau pour pouvoir transpirer et de remplacer l’eau évaporée par la transpiration.
Deux conséquences : vous devez conserver une circulation d’air sur toute la surface de votre corps, donc ne pas porter de vêtements serrés ou trop ajustés ; et vous devez alimenter votre organisme en eau, de l’ordre d’un demi-litre par heure.

La vasodilatation
A mesure que la température interne du corps augmente, les vaisseaux sanguins vont se dilater afin de faire circuler plus de sang et de transférer la chaleur vers la peau où elle sera évacuée par transpiration.
Cela fonctionne tant que la température de l’air ambiant est inférieure ou faiblement supérieure à celle du corps. A partir de 38 degrés, la sueur s’évapore trop vite, la peau se dessèche et un processus inverse se met en marche: la peau commence à absorber la chaleur de l’air ambiant, le flux sanguin augmenté par la vasodilatation transporte la chaleur dans l’organisme, celui-ci va donc intensifier ses tentatives de refroidissement.
C’est l’engrenage et le début de la déshydratation.

La fréquence cardiaque et la pression sanguine
Pour répondre à l’élévation de la température interne et à la vasodilatation, le coeur augmente de 50 à 70% le rythme de ses pulsations pour remplir les vaisseaux sanguins devenus plus larges. Si le processus de refroidissement de l’oganisme ne fonctionne pas, le sang sera redirigé de ses destinations principales habituelles (les muscles et le cerveau) vers l’épiderme, entraînant une chute de la pression sanguine.
L’insolation guette.

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La bouche sèche, un excès de transpiration, la vue qui se trouble sont autant d’indices qui indiquent la nécessité de faire une pause pour se réhydrater.

A un stade plus avancé, on commence à ressentir des crampes d’abord dans les jambes et l’abdomen, puis dans les bras et les épaules, des maux de tête, des nausées ou le « voile noir » (on voit tout sombre car le sang quitte le cerveau).
Là, il faut absolument s’arrêter au plus vite, se mettre à l’ombre, si possible au frais, augmenter au maximum la surface d’échange entre l’air et la peau (bref, se désaper) et boire, boire, boire.

Inutile de tenter d’ignorer les crampes de chaleur, elles ne passeront pas et empireront même tant que vous n’aurez pas ravitaillé votre organisme en eau. Faites une pause dans un endroit frais, buvez de l’eau ou du thé (pas de café, ni de soda, ni de boissons sucrées) et massez les muscles contractés. La bière désaltère, mais contient des agents diurétiques qui vous feront uriner et donc éliminer de l’eau…
Pas la peine d’ingurgiter une grande quantité d’eau d’un coup, il vaut mieux boire lentement, par petites gorgées, en prenant son temps.
Si les crampes sont vraiment fortes, il faut boire de l’eau salée afin qu’elle reste dans les cellules musculaires. La dose recommandée est d’environ une demi-cuillère à café de sel par demi-verre d’eau (30 centilitres) toutes les 15 minutes pendant une heure.

Si vous négligez ces signaux d’alerte, c’est le coup de chaleur, la chute de la pression sanguine dans vos muscles et votre cerveau vous vide de votre énergie. Autres symptômes: impression de faiblesse, maux de tête, pâleur de la peau, nausées, étourdissement, perte de conscience passagère…
Arrivé à ce stade, si vous roulez encore , vous n’allez pas tarder à vous évanouir et donc à chuter.

Donc arrêt d’urgence, obligatoirement à l’ombre et si possible dans un endroit climatisé. Boire beaucoup, mais lentement, et si possible de l’eau salée (même dose qu’expliqué plus haut). Déshabillez-vous au maximum et mouillez votre peau pour en diminuer la température de surface. Si vous pouvez vous baigner, c’est mieux, mais attention à l’hydrocution, allez-y doucement. A défaut, versez-vous un verre d’eau sur la tête et mouillez votre t-shirt.
Si vous sentez venir la perte de conscience, allongez-vous au plus vite et surélevez les pieds afin d’augmenter le flux sanguin vers le cerveau.

Si vous en êtes à vomir, appelez les secours (lire l’article « Les gestes qui sauvent un motard« ).
Vous risquez d’avoir besoin d’une solution saline en intraveineuse et d’éviter toute exposition à la chaleur pendant au moins 24 heures. Le voyage s’arrête là. C’est ballot… Alors sachez faire une pause avant !

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Au-delà des symptômes de « coup de chaleur », on entre dans l’insolation et là, vous mettrez environ une semaine à récupérer.

En effet, si la température interne du corps augmente exagérément, les mécanismes de refroidissement vont s’arrêter. Première étape, la transpiration cesse. Puis le rythme cardiaque augmente. La victime devient désorientée (difficultés à s’orienter, à se situer dans l’espace), puis incohérente (propos sans suite, paroles sans signification, problèmes d’élocution) et enfin perd connaissance, voire tombe dans le coma.
Un symptôme d’alerte à l’insolation est une peau à la fois brûlante, rouge et sèche, avec un pouls très élevé.

L’insolation est une urgence médicale. Sans soins rapides et appropriés, la victime meurt.
Si vous ressentez ces symptômes ou que vous les observez chez un compagnon de route, appliquez la même procédure que celle expliquée juste avant. Et peu importe que la personne proteste être en bonne forme, sa vie est en jeu !
En attendant les secours, refroidissez la peau de la victime en appliquant de la glace (pas directement dessus, mais enveloppée dans un linge), une éponge trempée ou même en frictionnant avec de l’alcool, s’il n’y a que ça sous la main. Ventilez-la, éventez-la. Par contre, prohibez les stimulants, le café, l’alcool.

été

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Comment rester frais à moto ?

Comme on ne peut pas non plus passer son temps à s’arrêter pour boire, sans compter que ce n’est pas toujours possible, les vieux routards motards ont quelques astuces pour éviter les problèmes de surchauffe.

  1. D’abord, boire un max avant de rouler. 
  2. Puis isoler la peau de l’air chaud ambiant. 
  3. Enfin, se refroidir par évaporation.

Boire !
Un demi-litre d’eau par heure, soit au minimum quatre litres pour une longue journée de moto. Boire en priorité de l’eau. En France et dans la plupart des pays d’Europe occidentale, vous pouvez boire de l’eau du robinet sans trop de craintes. Si vous avez un doute, prenez de l’eau minérale en bouteille ou faites bouillir l’eau (du robinet ou de rivière).

Les boissons énergisantes sont acceptables, sauf en cas de tension artérielle (surpression sanguine). Les sodas et autres boissons gazeuses ne sont pas recommandés, car ils contiennent du sel et du sucre, mais à défaut d’autre chose…
Par contre, il faut franchement éviter l’alcool. La bière ou le petit vin blanc ou le rosé à l’apéro donnent l’impression de rafraîchir sur le moment, mais l’alcool qu’ils contiennent augmente le rythme cardiaque et au final déshydrate l’organisme.

Vous isoler
En général, plus il va faire chaud, plus le motard va se dévêtir. Il va commencer par enlever son pantalon ou surpantalon, puis la veste. S’il a encore chaud, il vire le t-shirt et le jeans pour un short. Et pourtant, il a encore trop chaud… Pourquoi ?
Comme expliqué auparavant, le mécanisme de refroidissement de l’épiderme par transpiration fonctionne tant que l’air ambiant n’est pas plus chaud que la peau. Impossible de transférer de la chaleur vers un air qui est déjà plus chaud que votre peau, pas vrai ? Au contraire, votre corps se réchauffera au contact de l’air.

Moralité, à partir de 38 degrés ambiants, il faut rester couvert et isolé de l’air ambiant !
Vous aurez chaud, c’est clair, mais pas plus chaud que si vous enlevez tout.

Se rafraîchir par évaporation
Comment faire pour dissiper cette chaleur qui s’accumule dans votre organisme ? En répliquant le mécanisme de la transpiration.
Le plus important est de préserver votre cerveau, c’est-à-dire son irrigation en sang, abondant et frais. Or le cerveau est alimenté par l’artère carotide, dans le cou, juste sous les oreilles. Cela tombe bien car c’est un endroit peu exposé en cas de chute, mais très exposé au vent relatif.

Il ne s’agit pas de le découvrir, au contraire.
Mettez un tour de cou, si possible léger (un bandana en coton fait aussi l’affaire), et mouillez-le, détrempez-le. Placez-le bien haut dans le cou, qu’il enveloppe la nuque jusque sous les oreilles. Le flux d’air chaud viendra évaporer l’eau, baisser la température de la peau (donc du sang qui circule à cet endroit-là), et la vapeur sera évacuée directement. Il ne faut pas hésiter à remouiller le tour de cou toutes les 10-15 minutes, sans attendre qu’il soit sec.
Lors d’un voyage en Italie en plein été, un pote se vidait carrément une bouteille d’eau dans le blouson à chaque arrêt. Les gens vous regardent d’un drôle d’oeil, mais c’est efficace.

Evidemment, cela ne fonctionne que dans de l’air chaud mais sec. Sous les tropiques, là où l’air est à la fois chaud et humide, toute évaporation est impossible. La seule solution est alors de multiplier les arrêts à l’ombre.

Dans les pays chauds (Maghreb, Proche-Orient, Afrique australe, Asie centrale) ou le désert, partir dès le lever du soleil, ne pas rouler pendant les deux ou trois heures les plus chaudes de la journée, et profiter de la fraîcheur de la fin de journée pour couvrir un max de bornes.

  18 comments for “La conduite à tenir par forte chaleur

  1. Ldlynx
    12 décembre 2015 at 23:41

    C’est en lisant cet ancien article, FlatFab, que je me souviens des équipements choisi ensemble pour les missions subsahariennes. Merci encore pour vos judicieux conseils

  2. Elmo Casque
    24 juillet 2015 at 16:54

    De bons conseils à pratiquer en cette période estivale. Merci !

  3. 27 mars 2015 at 15:46

    Perso je suis « full cuir » toute l’année même en cas de canicule, mais dans ces cas là j’embarque mon « camel bag » et je bois en roulant.

  4. HornetMaster
    28 mai 2014 at 14:06

    Acheter un gilet réfrigérant :). C’est pas cher, facile à trouver sur Internet et d’une efficacité redoutable surtout l’été dans le sud de la France

  5. JeanBolide
    1 avril 2014 at 16:59

    De retour d’Afrique du sud, j’ai roulé plusieurs heures à des températures de 40° environ
    Equipé d’un ensemble AirFlow BMW (ventilé) et d’un Shoei Multitech – toutes les heures, je vide un demi-bouteille de 500ml dans ma veste (le t-shirt en coton absorbe bien l’eau) et bois l’autre moitié. La BMW 1200RT a un vide-poche assez profond qui peut contenir 3 bouteilles – Avec le cruise-control, pas besoin de s’arrêter, juste ralentir à 80 kmh pour l’opération – Toutes les 2 ou 3 heures à la station service, se fournir en eau GLACEE –

  6. Sam
    4 décembre 2013 at 10:48

    Merci pour cet article !

    Attention cependant vous dites : toujours porter un tour de cou, un foulard, un chèche, un keffieh, un bandana…

    Le tour de cou oui ! mais proscrire absolument les éléments longs, c’est bête mais c’est déjà arrivé : http://www.motomag.com/Fait-d-hiver-un-motard-mort-etrangle-par-son-echarpe.html

    • FlatFab
      4 décembre 2013 at 12:47

      C’est bien pour ça que je ne parle pas d’écharpe…
      Un tour de cou, un foulard, un bandana, c’est par définition très court.
      Un chèche, un keffieh, c’est à peine plus long, pas trop de risque que ça aille se prendre dans la roue.
      Accessoirement, on a moins tendance à porter une écharpe en plein été…

      • Max
        1 avril 2014 at 14:57

        Je pense que la remarque est tout de même justifiée, et qu’il ne serait pas inutile de le préciser dans l’article (dans une petit parenthèse), une petite piqûre de rappel ne fait jamais de mal, et ça marche aussi pour l’hiver 🙂
        Sinon merci pour ce nouvel article une fois de plus très intéressant et surtout utile au vu du soleil de moins en moins timide.

  7. 3 août 2013 at 13:15

    Et pour tout ceux qui souffrent comme moi de la chaleur quand nous sommes coincé dans des bouchons, le blouson cuir reste OBLIGATOIRE !
    Soyez de vrai motards, souffrez en silence 🙂

  8. Philippe Roche
    12 juillet 2013 at 16:24

    Merci beaucoup pour cet article, qui aborde deux sujets différents mais complémentaires : le maintien de la température du noyau central (le noyau central, situé dans le thorax, n’est pas un organe, mais un concept physiologique) à un niveau acceptable d’une part ; la prévention de la déshydratation d’autre part.
    En ce qui concerne la régulation de la température, voici un lien pour ceux que ça pourrait intéresser : http://lyon-sud.univ-lyon1.fr/servlet/com.univ.collaboratif.utils.LectureFichiergw?ID_FICHIER=1320402911417
    La transpiration permet en effet de lutter contre l’hyperthermie, mais, si elle est abondante et qu’elle n’est pas compensée par des boissons en quantité suffisante, elle peut conduire à une déshydratation. De plus, la sueur contient du sel qu’il faut remplacer dans les proportions que tu indiques, sous peine de souffrir de ce qu’on appelle une hyponatrémie, c’est à dire une concentration de sodium trop faible dans le sang. Une hyponatrémie sévère provoque un œdème cérébral, des troubles de la conscience et finalement des convulsions.
    La transpiration est donc un phénomène « utile », en quelque sorte, puisqu’elle permet de maintenir la température centrale à un niveau compatible avec la vie. En revanche, les pertes en eau de l’organisme sont parfois « inutiles », mais inévitables. Dans une atmosphère très sèche (dans le désert), on peut en effet perdre des quantités effarantes d’eau en très peu de temps par la respiration et par la peau sans même s’en rendre compte ; c’est pourquoi on les appelle des « pertes insensibles ». Et là, la seule solution, c’est de boire beaucoup, beaucoup d’eau, sans supplément de sel cette fois-ci.
    Finalement, je ne fais que retenir tes conseils : s’isoler de l’environnement (je viens d’acquérir un « Evaporative Cooling Vest » avec le procédé Hyperkewl de Techniche), ne pas rouler aux heures les plus chaudes de la journée, profiter de l’ombre et de la climatisation dès que possible, et boire, boire, boire…

    • brisy
      12 juillet 2013 at 17:43

      salut Philippe,
      justement en stage au bloc ce matin l’anesthésiste me parlait des » pertes insensibles » et du maintien de la bonne température du corps (couverture chauffante par air pulsé)…. le dernier voyage a été bien chaud ,mais avec le vent et les boissons (à chaque arrêt ,en fait presque toutes les heures) avec un peu de repos à l’ombre … ça a été ! rien à voir bien sûr avec le désert !
      amicalement
      marco
      ps: où en est tu de ton projet américain?

    • oldbir
      12 juillet 2013 at 18:28

      Merci pour ce lien qui permet à un profane de la physiologie humaine de mieux comprendre le fonctionnement de cette merveilleuse machine qu’est le corps et ces réactions face à un stress extérieur.Ces renseignements sont précieux car maheureusement quand les premiers signaux se font ressentir,ils ne sont pas toujours évident à analyser .
      Salut.

    • Philippe Roche
      12 juillet 2013 at 22:31

      Pour être plus précis, c’est le fait de boire de l’eau pure, sans compensation en sel, qui est à l’origine de l’hyponatrémie dont je parlais.

  9. 9 juillet 2013 at 11:09

    Personnellement quand il fait trop chaud j’évite de parcourir de trop longues distance, cela retire tout le plaisir de piloter. Sinon il existe également des vêtements adaptés

  10. Michaël
    2 juillet 2013 at 19:14

    Cet été 2013 ne promet pas d’être caniculaire, mais ce sont là de très bons conseils, je saurai m’en souvenir.

    Sur le fait de ne pas se dévêtir par fortes chaleurs, je suis assez d’accord, les touaregs aussi. Il suffit de regarder les personnes habituées au désert sec, ils sont couverts de la tête aux pieds avec des tissus amples et de couleur claire pour être le plus isolés possible des rayons du Soleil, plus agressifs que l’air ambiant.

    Merci pour cet article et tous les autres avant que je lis (et dont je m’inspire) depuis un an maintenant.

    Michaël

  11. nico
    2 juillet 2013 at 16:27

    On peut aussi maintenant acheter le gilet Macna Dry qui à l’air d’être efficace.

  12. 2 juillet 2013 at 16:23

    Wow, merci, j’en apprends toujours beaucoup et ce sujet est bien d’actualité pour le coup 🙂

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