L’année 2020 a vu l’apparition de la concurrence sur le marché des gilets airbag moto autonomes sans fil. Pour aider les motards consommateurs dans l’embarras du choix, tour d’horizon du marché et critères de choix.

Publication en novembre 2020.
Mise à jour en mars 2021.

Résumé

Dossier comparatif de trois modèles de gilets gonflables airbag électroniques sans fil pour moto, avec comparaison sur différents critères de prix, de sécurité et de confort.

Historique du marché

Pour retrouver un historique complet du gilet airbag moto, lire Les modèles de gilets airbag moto.

Cet article ne concerne que les airbags de troisième génération, c’est-à-dire :

  • sans fil (pas de câble entre le motard et la moto) ;
  • électroniques (accéléromètre et gyroscope intégrés au gilet) ;
  • autonomes (sur batterie, non raccordés au faisceau électrique de la machine) ;
  • indépendants, non intégrés à une veste, portables avec n’importe quel blouson.

Ce type de gilet est apparu en 2015 avec le gilet Hi-Airbag Connect, dont le fabricant a disparu (liquidation judicaire) en 2020.

Il a pris son essor commercial fin 2018 avec le lancement du gilet Ixon U-03, en partenariat avec l’équipementier français In&motion qui a ensuite équipé en 2020 plusieurs autres fabricants, dont Furygan, Klim, Held…
Pour en savoir plus, lire Le gilet airbag In&motion.

Jusque 2020, Ixon était seul sur ce marché.
A l’automne 2019, il a été rejoint par Dainese avec la Smart Jacket, mais qui n’a commencé à être commercialisée en grande série qu’au printemps 2020.
A l’été 2020, Hélite a également débuté la commercialisation du e-Turtle, qui avait été annoncé fin 2019.
Alpinestars a lancé son gilet Tech Air 5, annoncé à l’automne 2019, présenté à la presse en janvier 2020, prévu à la vente pour mars… mais finalement commercialisé à l’été, voire à la rentrée dans certains magasins.

Je n’ai pas pu me procurer de gilet Alpinestars.
Je n’ai pas pu tester les différentes déclinaisons du système In&motion par d’autres équipementiers qu’Ixon : Furygan, Klim, Held, RST…

Cet essai comparatif porte donc sur trois modèles :

  • Ixon U-03,
  • Dainese Smart Jacket,
  • Helite e-Turtle.

Conditions des essais

Les essais ont été réalisés sur plusieurs mois et plusieurs milliers de kilomètres entre mi-mai et fin octobre 2020, à l’occasion de mes trajets routiers et autoroutiers à travers toute la France pour mes activités de formation moto.

Les trajets se sont déroulés dans des conditions climatiques variées, tant en termes de températures que de précipitations.
Aucun gilet n’a présenté de défaillance due à l’humidité, mais c’est un point à surveiller sur le gilet Ixon.

Le modèle de moto revêt peu d’importance, puisque ces gilets en sont indépendants.

Ils ont été portés sur ou sous différents modèles de vestes et blousons, de toutes marques, en cuir ou en textile, ventilés ou non, avec ou sans dorsale intégrée.
Là encore, les modèles de vêtements ne constituent pas un critère d’appréciation pertinent, puisque ces gilets n’y sont pas intégrés. L’adaptation du vêtement à la température ambiante revêt toutefois une certaine importance, dans la mesure où tous ces gilets tiennent chaud.

Pour être totalement transparent, j’ai obtenu ces gilets airbag par des canaux divers :

  • l’Ixon m’a été prêté par un ami motard qui ne l’utilise plus ;
  • le Dainese a été acheté de ma poche, d’occasion mais état neuf (jamais utilisé), auprès d’un motard qui en avait reçu deux ;
  • le Hélite m’a été prêté par la marque, et j’en remercie Marion Perrissin-Fabert, chargée de communication chez Hélite.

Critère de prix

Il est difficile d’établir une comparaison à critères égaux entre ces trois gilets qui reposent sur des modèles économiques radicalement différents.

Le Dainese Smart Jacket est le plus simple à comprendre : prix d’achat de 599,95 euros TTC (prix public conseillé et imposé par Dainese qui ne consent pas de remise), point barre.
Pas d’abonnement (les mises à jour sont gratuites à vie du produit), pas d’option. Simple et classique.

Le Hélite e-Turtle est tarifé à deux prix pour deux versions : le gilet seul à 689 euros TTC ou avec un capteur de fourche pour 120 euros de plus.
Pas d’abonnement (mises à jour gratuites).
Le prix public conseillé est négociable selon les distributeurs. Dans les faits, il est possible de trouver ce gilet avec 5% de remise, voire jusqu’à 14% en promotion (589 euros).

L’Ixon U-03 répond quant à lui à une stratégie tarifaire plus complexe, avec un abonnement.
Je vous renvoie à mes explications dans l’article dédié à ce modèle.
Le gilet lui-même est facturé à 400 euros TTC, mais le boîtier est à part. Le consommateur peut choisir de l’acheter, ce qui revient à 800 euros pour l’ensemble. Il peut également opter pour la location sur trois ans avec achat au bout de trois ans, ce qui revient à un total de 859 euros.
Plusieurs sites marchands proposent toutefois le gilet à 315 euros, au lieu de 400.

Quant au gilet Alpinestars, il est positionné à 599,95 euros TTC, comme le Dainese.
Pas d’abonnement.

S’il est possible d’acheter d’occasion les gilets Alpinestars, Hélite et Dainese (comme je l’ai fait), c’est un peu plus compliqué à faire avec l’Ixon à cause de l’abonnement et de l’obligation de renvoyer le boîtier In&motion quand vous ne l’utilisez pas.

Outre l’achat initial, certaines marques imposent un entretien régulier, avec des « révisions ».
Alpinestars demande par exemple à ce que le gilet soit retourné en usine tous les deux ans (ou après 500 heures d’utilisation), avec des frais de 100 euros à la charge du client, cet entretien obligatoire étant justifié pour bénéficier d’une extension de garantie de deux ans, dans la limite de dix ans maximum.
Chez Dainese, c’est un contrôle tous les trois ans en magasin agréé, gratuit.

Le prix de la cartouche à remplacer en cas de déclenchement varie énormément d’un fabricant à l’autre :

  • 95 euros pour l’Ixon U-03 ;
  • 55 à 60 euros pour le Hélite e-Turtle.

Si l’enveloppe du gilet Hélite est endommagée, il faudra le renvoyer à Dijon (France) pour effectuer un devis de réparation. Après votre accord, le gilet vous sera restitué sous environ 8 jours.

Concernant Dainese et Alpinestars, tous deux interdisent au motard de changer lui-même la cartouche de gaz.
Un déclenchement (même sans chute) impose un retour en magasin pour une « remise en route », pour un coût de 250 euros chez Dainese et 300 euros chez Alpinestars.

Le magasin peut éventuellement décider d’un retour en usine pour contrôle du boîtier électronique, ce qui prend au moins deux semaines chez Dainese et un mois chez Alpinestars.
Délai pendant lequel vous ne pouvez pas utiliser votre gilet.
D’un autre côté, si on en arrive là, c’est que vous avez chuté sévèrement et en général, vous êtes également privés de votre moto pour plusieurs semaines…

Critère de sécurité

Soyons clairs : je n’ai pas « crash-testé » ces gilets par moi-même.

Je me réfère à la campagne d’essais menés à l’été 2020 par l’institut allemand ADAC sur trois modèles de gilets disponibles en Allemagne à ce moment-là : le Dainese Smart Jacket, l’Alpinestars Tech Air 5 et le Held eVest, ce dernier étant conçu en partenariat avec In&motion et très proche de l’Ixon U-03.

Vidéo des essais avec choc à 50 km/h :

Tableau de résultats :

Source : ADAC

Les trois gilets ont obtenu la même note « une étoile (bien) » sur le critère de protection, qui comptait pour 50% de la note globale.

Il faut souligner que ces trois modèles étaient portés sous une veste pour ces crash-tests.
Dans ces conditions, ils protègent la nuque, mais n’empêchent pas (ou peu) les mouvements de casque.
Dans la mesure où le gilet Hélite se porte au-dessus de la veste, son important volume de gonflage permet un meilleur maintien du casque.

Les travaux récents des chercheurs en biomécanique de l’Institut de mécanique des fluides et solides (IMFS) de Strasbourg suggèrent toutefois qu’un maintien rigide du casque ne diminue pas forcément les lésions au niveau des vertèbres cervicales et du cerveau sur certains chocs (obliques, notamment).

Le problème des algorithmes de déclenchement

Un premier point fondamental à clarifier est de savoir si le gilet va se déclencher ou non.
Et là, nous avons un souci : dans la mesure où tous ces gilets sont déclenchés par électronique (et non par un système mécanique de câble avec percuteur), ils fonctionnent selon des algorithmes qui sont de plus confidentiels, impossibles à connaître.

Comme je l’ai déjà souligné dans mon article sur les gilets airbag :

  • L’algorithme des gilets de 3e génération peut ne pas comprendre les circonstances de votre chute, surtout si elle se produit en dehors du cadre prévu (sur circuit ou en tout-terrain, par exemple).
  • Même si vous chutez dans un cadre qui semble devoir déclencher l’airbag, l’algorithme peut ne pas déclencher parce qu’il lui manque un paramètre ou parce qu’il n’a pas été mis à jour.
  • Vous pouvez être amené à utiliser le gilet airbag en dehors de ses limites d’usage, notamment en raison de la température ambiante.
    Les gilets airbag moto ne sont pas prévus pour des températures de plus de 40°C et de moins de -30°C. Il nous arrive rarement de rouler par -30°C, mais il peut arriver de circuler par temps de canicule…

Il est difficile pour un consommateur d’accepter d’investir 600 euros (voire plus) dans un équipement dévolu uniquement à la sécurité, qui représente une contrainte en termes de confort, alors qu’en plus, il n’est même pas certain que cet équipement joue pleinement son rôle en toutes circonstances.

Pire, des déclenchements intempestifs restent possibles !
J’ai eu le cas avec le gilet Hélite e-Turtle qui m’a littéralement « pété à la gueule » alors que je le branchais pour le recharger dans mon garage. Hélite m’a expliqué qu’il s’agissait d’une pièce défectueuse qui a été identifiée et a fait l’objet d’un rappel en juin 2020. Ils m’ont certifié que le déclenchement intempestif ne pouvait pas intervenir en déplacement, mais seulement à l’arrêt, dans un ensemble de circonstances particulières. Certes, mais c’est arrivé et ça ne met pas en confiance.

Non seulement les prix actuels font du gilet airbag électronique la pièce d’équipement la plus onéreuse du catalogue (à l’exception de certains casques très haut de gamme), mais cet investissement substantiel repose sur une promesse technique qui n’est pas garantie.

Ainsi, pendant des mois, les gilets dotés du boîtier In&motion (notamment l’Ixon U-03) ne se déclenchaient pas sur des chocs à l’arrêt (collision par l’arrière par une voiture, par exemple) ou sur des chutes en « low side » à moins de 45 degrés d’angle. Parce que, selon le fabricant, ces situations n’étaient pas assez répandues ou « pas graves ». Sauf qu’en fait, ils ont reçu plusieurs cas d’accident avec ce type de configuration et finalement, une mise à jour du logiciel est venue corriger cette lacune. Là aussi, ça ne met pas en confiance !

Comme me l’a exprimé un ingénieur électronicien d’un fabricant de gilets airbag :

A l’heure actuelle, aucun système ne peut garantir 0% de déclenchements intempestifs et 100% de déclenchements pertinents.

Impossible d’évaluer exactement la fiabilité de ces algorithmes.
Mais à partir des documents remis au client, j’ai trouvé que Dainese offrait la meilleure compréhension des cas où le gilet se déclenchait ou non.
Par contre, il faut passer un peu de temps à lire le manuel…

L’équilibre entre volume et rapidité

A partir du moment où on accepte ces limites, deux éléments restent fondamentaux de mon point de vue en termes de sécurité :

  • le temps de gonflage opérationnel (pas juste de déclenchement, mais le temps entre la détection et le gonflage effectif complet du gilet) ;
  • et la surface couverte, les zones protégées par les coussins gonflables.

Grâce à l’électronique, les temps de déclenchement tournent aujourd’hui autour des 20 à 40 millisecondes.
Mais ce qui nous intéresse surtout, c’est le temps que met le gilet à réellement nous protéger d’un impact, donc son temps de gonflage opérationnel.

Sauf que… il ne suffit pas d’afficher un temps très bas pour « bien » protéger. En effet, certains gilets affichent des temps « record », mais surtout parce qu’ils sont peu volumineux, parce que la surface couverte par les coussins gonflables reste peu importante.

A temps de déclenchement égal, moins de volume de gaz à faire passer des cartouches aux coussins = moins de temps de gonflage opérationnel.
Forcément.

Du coup, il s’agit de trouver une sorte d’équilibre entre ces deux éléments.
Pour ma part, je n’ai pas la réponse parfaite, pas de recette-miracle.

En termes de surface couverte, le gilet Hélite e-Turtle propose la plus grande superficie de protection.
Logique, dans la mesure où il s’agit d’un gilet exclusivement externe, conçu pour être porté par-dessus un blouson ou une veste : pas de contrainte de volume, ni d’épaisseur.
L’e-Turtle couvre la nuque et maintient le casque, ses coussins gonflables font tout le tour du corps et protègent l’ensemble du torse, y compris les hanches. Le volume à gonfler s’en ressent, avec 17 à 28 litres selon la taille du gilet.
Du coup, le temps de gonflage opérationnel annoncé par le fabricant est assez élevé : 80 ms (plus rapide tout de même que la version filaire).

Précisons que ce délai peut être réduit de moitié grâce à un capteur supplémentaire (en option à 119 euros), placé sur la fourche – mais seulement en cas de collision frontale.

A titre de comparaison, les gilets Dainese et Alpinestars affichent un temps de gonflage opérationnel bien plus rapide : 45 ms pour la Smart Jacket et 40 ms pour le Tech Air 5.
Ces deux gilets sont très proches en termes de surface couverte, ils protègent surtout le haut du tronc et tout le dos (y compris les clavicules), mais pas l’abdomen, ni les hanches.
Le Tech Air 5 couvre en plus les articulations des épaules et partiellement l’abdomen, ce que ne fait pas la Smart Jacket.

Le gilet Ixon (et son équivalent chez Furygan) affiche un temps de gonflage opérationnel intermédiaire : 55 ms.
Le volume à gonfler est de 12 litres, avec une surface couverte équivalente à celle du gilet Dainese, un peu plus petite que celle de l’Alpinestars et bien plus petite que celle du Hélite.

En résumé, pas de solution parfaite.
Je privilégie la solution intermédiaire choisie par Dainese et Alpinestars, mais ce n’est qu’un point de vue personnel.

La question de la dorsale

Autre élément qui pose question : la protection dorsale.

La plupart de ces gilets intègrent une plaque de protection dorsale, afin que le motard dispose tout de même d’une protection minimale pour le cas où le gilet ne se déclencherait pas.

Aspects pratiques : cette plaque dorsale augmente évidemment l’épaisseur du vêtement dans le dos et son poids global. Elle constitue une barrière supplémentaire à l’évacuation de la chaleur corporelle et de la transpiration.

Aspects sécurité : cette plaque dorsale s’avère toujours plus petite, moins couvrante que la plupart de celles intégrées dans les blousons et vestes moto de bonne qualité.
Surtout, elle est homologuée selon la norme EN 1621-2 de niveau 1 seulement… à l’exception de Hélite qui équipe l’e-Turtle d’une dorsale niveau 2.
Pour en savoir plus sur ce point, lire Choisir sa protection dorsale.

Sur des gilets airbag à plus de 500 euros, les fabricants mettent des plaques de niveau 1, alors qu’une plaque de niveau 2 (qui absorbe deux fois plus d’énergie) coûte seulement 10-15 euros de plus !

Pour éclaircir un point qui fait souvent débat : aucun fabricant de gilet airbag n’impose aux motards d’enlever la plaque dorsale de leur blouson. Aucun n’interdit de porter la plaque du blouson + celle du gilet.
Par contre, ils recommandent de ne porter que celle du gilet pour une question de confort.

Pour toutes ces raisons, je préfère personnellement la démarche de Dainese : pas de plaque dorsale sur la Smart Jacket.
Cela permet de gagner en respirabilité et en facilité de rangement : le gilet prend moins de place et se roule pour se ranger dans un top-case, par exemple.
Pas de question à se poser, on garde la dorsale du blouson. Surtout quand, comme moi, on porte un blouson BMW doté de série d’une très grande plaque dorsale, bien couvrante sur tout le dos, et de niveau 2.
Celle de ma veste Klim est moins couvrante, mais toujours de niveau 2.

Mise à jour 2021 : le fabricant britannique de protections D3O a annoncé la commercialisation d’une plaque dorsale de niveau 2 dédiée aux gilets de technologie In&motion (Ixon, Klim, Furygan, Held, etc.), proposée à 60 euros, forcément plus performante que l’origine en termes d’absorption d’énergie, mais aussi mieux ventilée.
Cette nouvelle dorsale est intégrée de série à partir des modèles fabriqués en 2021 par Furygan et Klim.

Critère de confort

Cet essai comparatif sur plusieurs mois m’a surtout permis d’apprécier les différences dans le vécu de ces gilets, à la fois au tout début, lors de la prise en main / enregistrement / mise en route et pour leur usage au quotidien.

Petit détail : du fait de la présence d’aimants, les gilets Dainese et Alpinestars ne doivent pas être utilisés par des personnes porteuses d’un stimulateur cardiaque ou d’autres dispositifs électromédicaux.

Je précise de suite que les différences constatées sont minimes et que leur interprétation, leur ressenti peut varier selon les personnes.

Le confort de port

Dans tous les cas, il est bon, aucun gilet ne gêne aux entournures.

Le poids varie peu : de 1,7 kg pour l’e-Turtle (en petite taille) à 2,2 kg pour le Tech Air 5.
Dans la mesure où ce poids est réparti sur les épaules, la différence à l’usage est peu sensible.

La première différence notable porte sur la polyvalence d’usage.

Les choses sont claires :

  • le gilet Ixon U-03 et Alpinestars Tech Air 5 se portent seulement en-dessous (d’un blouson ou d’une veste) ;
  • le gilet Hélite e-Turtle se porte uniquement par-dessus ;
  • le gilet Dainese Smart Jacket peut se porter sous ou sur un blouson.

Du coup, l’Ixon n’est pas totalement imperméable. Il supporte l’humidité, mais pas l’aspersion. S’il pleut, vous devrez enfiler au plus vite un sur-vêtement de pluie. S’il fait très chaud et que vous transpirez beaucoup dans le blouson, cela peut altérer le bon fonctionnement de l’électronique. Cela interdit par ailleurs de l’utiliser avec un gilet rafraîchissant, ce qui serait pourtant souhaitable en été tant ce gilet tient chaud. Par contre, il reste discret et protégé par la couche externe de votre équipement motard.

Le Hélite est complètement imperméable, même sous des heures de pluie battante. Par contre, en cas de glissade, pas de vêtement externe pour le protéger de l’abrasion. Il pourra potentiellement se trouver plus abîmé que ses homologues portés sous un blouson résistant. Et il manque de discrétion, par son grand volume, sa large surface de couverture et son matériau plus résistant, plus épais que les autres. C’est le plus compliqué à ranger dans la bagagerie.

Le Dainese est imperméable. Il présente l’avantage de pouvoir se porter en-dessous du blouson, pour la discrétion et pour tenir chaud en hiver. Il est compatible avec un gilet rafraîchissant. L’été, il peut se porter au-dessous d’un blouson ventilé, afin de laisser circuler plus d’air. Il devient alors plus visible et plus exposé à l’abrasion. Son volume et l’absence de dorsale permettent de le ranger facilement.

La contrainte sur les vêtements

Le gilet Hélite n’exerce aucune contrainte sur votre équipement motard.
Comme il se porte exclusivement par dessus, vous pouvez porter n’importe quelle tenue, cela ne change rien (il tient quand même un peu chaud, mais moins que les gilets internes).

Dans la mesure où ils se portent impérativement en dessous d’un vêtement motard (ou peuvent se porter en dessous), les gilets internes imposent une contrainte : ils doivent avoir la place de se gonfler.

Les fabricants annoncent une épaisseur de gonflage de l’ordre de 4 à 5 cm.
Ils demandent donc aux motards de porter leur gilet airbag sous un vêtement assez ample (jusqu’à recommander une taille au-dessus de la normale), ce qui pose plusieurs problèmes :

  • en plus du coût du gilet, certains vont devoir racheter un blouson ou une veste plus grande ;
  • certains motards préfèrent les tenues très ajustées ;
  • une veste ample peut battre au vent, les manches trop longues vont gêner ;
  • avec un blouson trop grand, les protections de coudes et d’épaules vont tourner, glisser, ne pas couvrir le bon endroit du corps en cas d’impact et/ou de glissade.

Pour moi, il est hors de question d’acheter (surtout juste pour pouvoir porter un gilet airbag) un vêtement trop grand !
Heureusement, tous mes blousons et vestes sont assez amples et laissent assez d’aisance pour supporter le gonflage d’un gilet airbag sans manche. Mais c’est un point à ne pas négliger en préparant votre achat.

Un autre problème se pose avec le Dainese.
Certes, il peut être porté indifféremment sous ou sur un blouson, mais…

  • soit vous le choisissez assez grand pour le mettre au-dessus et il va alors « flotter », s’avérer trop grand quand vous voudrez le porter sous le blouson ;
  • soit vous prenez la taille habituelle pour qu’il soit bien près du corps et ne bouge pas en cas de choc… et il sera trop juste pour le porter par-dessus le blouson !

Dans mon cas personnel, je m’en sors pas trop mal : je le porte sous mes vêtements épais (hiver et mi-saison) et sur mon blouson d’été ultra-ventilé (et très fin), donc en modifiant un peu les réglages de serrage du gilet, ça passe.
Mais en période de forte chaleur, quand je porte un gilet rafraîchissant sous le blouson « mesh », l’épaisseur supplémentaire gêne le port du gilet airbag qui serre le torse et diminue la ventilation.

Le contrôle de la batterie

Tous ces gilets électroniques sont dépendants d’une bonne alimentation électrique.
Ils comprennent un accumulateur qu’il faut recharger régulièrement.
La durée de recharge varie de trois à six heures, mais comme cela se fait sur secteur lors des arrêts, notamment la nuit, ce n’est pas un critère de discrimination pertinent entre les différents modèles.

Précisons de suite que l’autonomie ne pose pas de souci majeur dans le cadre d’un usage quotidien ou tant que vous avez accès régulièrement à une prise électrique.
Comprise entre 24 et 30 heures en déplacement selon les modèles, l’autonomie de la batterie permet de rouler pendant deux à trois jours de conduite intensive ou une semaine d’usage quotidien (à raison de trajets de 30 à 45 minutes deux fois par jour, par exemple).

Tous les gilets sont dotés d’une fonction de passage en veille automatique. Pas besoin de penser à les éteindre, pas de risque de vider la batterie par inadvertance. En mode veille, la batterie consomme très peu et permet une autonomie de l’ordre de deux à trois semaines.

Premier point de différence, le contrôle de l’activation du gilet.
Quand vous enfilez le gilet, celui-ci est censé s’activer tout seul. Problème : comment en être sûr ? Et comment être certain qu’il reste actif en cours de conduite ?

Le cas du gilet Ixon est à mes yeux le plus problématique : le gilet s’active par un bouton sur le boîtier à l’arrière, dans le dos, puis par détection de mouvement. Non seulement il faut allumer le gilet avant de l’enfiler, mais une fois le gilet enfilé, rien n’indique s’il fonctionne ou non. Le voyant de fonctionnement se trouve… dans le dos et sous le blouson ! Il faut obligatoirement passer par l’appli dédiée sur le smartphone pour en avoir confirmation (avec indication du niveau de batterie), ce qui suppose de garder le téléphone allumé et accessible, puis soit de s’arrêter, soit de manipuler le téléphone en roulant.

Le gilet Hélite est le plus simple : après avoir allumé le gilet en appuyant trois fois sur le bouton en face avant, l’activation se fait par détection du mouvement. Pour en être sûr et certain, une diode est présente sur le devant du gilet à droite. Mais le voyant est placé un peu trop bas et n’est pas visible en baissant simplement les yeux : il faut soit manipuler le gilet avec la main, soit se regarder dans le rétroviseur. En cas de batterie faible, un clignotement orange puis rouge s’accompagne d’un « bip » d’avertissement. Celui-ci est audible à basse vitesse seulement.

Le gilet Alpinestars s’active par la fermeture d’une patte magnétique en haut du zip central. Il combine des diodes (vert, orange, rouge), placées tout en bas du gilet, et une appli numérique proposant de nombreuses fonctions (niveau de batterie, données de déplacement, géolocalisation).

Le gilet Dainese s’active par un bouton-pression magnétique placé tout en haut, sous le zip central. Il ne dispose pas – encore – d’une appli (c’est prévu, selon Dainese). Le contrôle de l’activation / désactivation complète (dès qu’on passe la barre des 10 km/h) et du niveau de batterie se fait par une diode placée sur le pectoral gauche, bien visible en baissant les yeux.
Et surtout, les changements d’état s’accompagnent de vibrations faciles à sentir, même à travers une sous-veste épaisse et des protections thoraciques. En cas de batterie faible, une double pulsation répétée signale qu’il est nécessaire de recharger le gilet.
Personnellement, j’ai trouvé ce système le plus informatif et le plus sécurisant.

Autre point important, les modalités pratiques de recharge.

Le gilet Ixon est le seul à proposer un boîtier détachable qui comprend la batterie et n’oblige pas à déplacer le gilet dans son entier. Le boîtier se branche par un port micro-USB avec un câble USB2 standard fourni, soit sur un ordinateur, soit sur une prise secteur.

Le gilet Dainese propose un port USB type-C accessible derrière une languette et un zip, en bas du dos du gilet. Le câble USB-C (standard), de grande longueur, est fourni, mais un autre câble peut tout aussi bien convenir.
Idem pour le gilet Alpinestars.

Le gilet Hélite propose un câble propriétaire qui se branche d’un côté en USB sur un ordinateur ou un chargeur secteur (non fourni) et de l’autre sur une prise spécifique, accessible dans une poche sur la face avant droite du gilet.
Petit point négatif sur ce câble dans un format propriétaire qui oblige à en racheter un si jamais on le perd ou l’oublie…

La facilité d’utilisation

L’enfilage et la manipulation des gilets ne pose aucun souci.

J’ai ressenti quelques différences au niveau de la prise en main, tout au début.

Par exemple, avec le gilet Ixon, il vous faut impérativement vous enregistrer sur leur site web dans les 48 heures pour pouvoir utiliser le gilet et bénéficier d’une garantie de deux ans minimum (garantie illimitée tant que dure la location du boîtier).

Avec le gilet Dainese, le petit logiciel D-Air à installer sur votre ordinateur (version Windows ou Mac disponible) n’existe pour le moment qu’en italien et en anglais, pas encore en français.
L’enregistrement du gilet Dainese (pour la garantie de deux ans) se fait très simplement si vous passez par le logiciel, il suffit de renseigner le numéro de série. Par contre, si vous passez par le site web Dainese, c’est un flicage de cauchemar : il vous demande le jour d’achat, l’adresse du revendeur, la copie de la facture…

Le logiciel Dainese propose une fonction « Shipping Mode », bien utile si vous devez transporter le gilet dans une valise et notamment en avion, pour éviter qu’il ne se déclenche par erreur.

Le gilet Hélite s’avère au final le plus simple à mettre en œuvre : pas d’enregistrement nécessaire pour pouvoir partir avec.
Il faudra tout de même vous enregistrer (quand vous le voulez) pour bénéficier de la garantie de quatre ans.

Pour les mises à jour des logiciels internes (firmware), la plupart de ces gilets électroniques imposent un branchement sur ordinateur à l’aide d’un câble USB.
Mais la chose est plus simple avec le gilet Ixon où le boîtier électronique In&box est facilement détachable, alors qu’avec le Dainese, il faut emmener le gilet en entier. A noter que fournit un câble USB-C particulièrement long.

Chez Alpinestars et In&motion, les mises à jour se font directement sur l’appli (préalablement installée sur votre smartphone, évidemment) et ensuite sans fil sur le gilet lui-même, appairé en Bluetooth.
Pour le gilet Ixon, le boîtier In&motion propose deux possibilités : soit par branchement filaire en USB, soit en raccordement sans fil par Wi-Fi sur un point d’accès préalablement configuré.

A l’inverse, Hélite ne propose aucune appli.
La mise à jour du firmware (ou micrologiciel) nécessite d’amener le gilet chez un revendeur officiel. Pas pratique !

Les restrictions d’usage

Tous ces gilets électroniques embarquent une batterie et n’apprécient guère les perturbations électromagnétiques.
Leur usage est donc globalement déconseillé aux personnes porteuses de stimulateurs cardiaques.

Du fait de la compression engendrée lors de leur déploiement, ils sont également contre-indiqués aux femmes enceintes.
Pour la même raison, ils peuvent poser problème aux femmes dotées d’une très forte poitrine et plus encore aux porteuses d’implants mammaires.

Les équipementiers déconseillent enfin l’usage du gilet airbag (quel que soit son type) aux personnes souffrant de pathologies du cou, du thorax et du dos.

Certains constructeurs évoquent enfin des soucis de batterie possibles lors d’un usage à plus de 2.000 mètres d’altitude.

Conclusion

Il y a quelques années, j’étais un grand partisan du gilet airbag moto, mais j’acceptais difficilement les contraintes du filaire.
Je comptais beaucoup sur un gilet airbag motard autonome, sans fil, de préférence utilisable sous n’importe quel blouson.

Aujourd’hui, c’est certes techniquement possible, mais la technologie n’est pas encore mature.
L’incertitude sur le déclenchement pertinent en cas de besoin pèse lourdement sur la décision d’achat. Plusieurs de mes amis motards, pourtant très « branchés » sécurité, ont préféré rester sur du filaire (malgré le plus long délai de déclenchement) ou ont renoncé à l’airbag pour des coques à absorption d’énergie.

Si vous consentez à cet investissement financier (en étant conscient des limite techniques), quel est le meilleur choix ?

Pour ma part et pour mon usage, j’ai préféré le Dainese Smart Jacket.
Non pas tant pour des raisons de sécurité, mais surtout pour des raisons pratiques :

  1. la possibilité de choisir de le porter au-dessus ou en-dessous lui confère une plus grande polyvalence d’usage, notamment par temps chaud ;
  2. l’absence de dorsale est selon moi un avantage, il suffit de garder sa dorsale habituelle – à condition évidemment d’en avoir déjà une et qu’elle soit performante ;
  3. le système de contrôle par diode bien visible et par vibrations est le plus simple et efficace de tous.

Pourquoi ce choix ?
Parce que selon moi, tous ces gilets se valent sur le plan de la protection corporelle.
Aucun n’est absolument meilleur que les autres. Tous ont leurs avantages et inconvénients. La différence ne se joue pas sur ce plan.

Parce que je considère qu’un gilet airbag n’est utile que si on le porte tout le temps, ou presque.
Du coup, il doit être confortable à porter et surtout pratique à enfiler, puis à ranger quand on quitte la moto. Dans la mesure où il s’agit d’un équipement non obligatoire et assez contraignant, le risque est grand d’y renoncer si on doit se poser des questions d’ordre pratique.

Dans le même ordre d’idée, dans la mesure où nous ne sommes déjà pas totalement certains du bon fonctionnement de l’algorithme de déclenchement, il serait très préjudiciable d’ajouter en plus une incertitude sur le niveau de batterie et la bonne activation du gilet.
Le gilet Dainese est selon moi le plus rassurant sur ce point, d’où mon choix qui n’engage que moi.

53 thoughts on “Comparatif de gilets airbag électroniques motards”
  1. Bonsoir Flatfab
    Concernant le volume des gilets airbag Hélite, il me semble qu’ils ont un volume de 18 L (y compris le e-turtte), sauf pour les très grandes tailles qui ont alors un volume de 25L

  2. Bonjour,
    Merci pour cet article particulièrement détaillé.

    Petite précision concernant les temps de déploiement du e-turtle, vous dites  » que ce délai peut être réduit de moitié grâce à un capteur supplémentaire (en option à 119 euros), placé sur la fourche – mais seulement en cas de collision frontale. »

    Or, sur le site de Helite le fabriquant donne les informations suivantes:
    Gilet + capteur fourche
    • Collision avec un obstacle frontale ou latérale ou par l’arrière
    • Collision à l’arrêt et à faible vitesse : frontale, latérale ou par l’arrière.
    • Perte d’adhérence, glissade : low side
    • Perte d’adhérence, de contrôle : high side

    Donc si je comprends biens toutes les infos données sur différents médias le temps de déploiement tombe à 31 ms quelque soit le type d’accident et ce même à l’arrêt

    1. Ce serait bien que Flatbag réponde à cette interrogation en fin d’analyse. J’avais moi-même posé un peu la même question il y a peu de tels et n’ai pas eu de réponse… L’espoir fait vivre tout comme l’airbag donc svp, répond dez aux questions qui vous sont t posées sans nous renvoyer sur des articles déjà lus mais dans lesquels il n’y a pas la réponse se souhaitée. Merci d’avance à Flatbag. Cordialement, V. B

      1. Je réponds quand je peux et surtout si je veux.
        Et ce n’est certainement pas un message truffé de fautes, y compris dans mon pseudo, qui va m’en donner envie.
        Je sais ce que j’ai écrit : si je vous renvoie vers un autre article, c’est que la réponse y figure. Merci de prendre la peine de le relire attentivement.
        Encore une fois, je rappelle que ce site est bénévole et gratuit. Je n’ai aucune espèce d’obligation à répondre à vos demandes.

    2. Pour ma part, je ne le comprends pas comme ça.
      Mas j’ai transmis la question à Hélite, j’attends leur réponse.

  3. Bonjour, je decouvre votre site et le trouve magnifique pour un tout jeune permis A2 (janvier 2021). C’est un puit d’informations sans fond, un peu comme la caverne d’Alibaba. Merci pour cet article et tous les autres qui permettent de compléter sa formation initiale. Etant très sensible sur la sécurité, je souhaite acquérir un gilet airbag
    et hésite encore sur le choix du modèle filaire ou électronique. Sur internet, je suis tombé sur le gilet airbag proposé par motoairbarg v3 qui propose une protection complète avec un volume de 25 litres déployés en 80mns par deux airbags frontal et dorsal. Pouvez vous me dire au regard de votre expérience si les caractéristiques de ce gilet offrait un niveau de sécurité comparable voir supérieur à ceux testés lors de votre test. V
    https://www.motoairbag.com/product-page/mab-v3?lang=fr

    1. Je ne connais pas ce gilet.
      MotoAirBag existe depuis longtemps et n’a jamais réussi à percer commercialement, du moins en France.

      Je n’ai pas pu essayer cette version 3 qui reste filaire.
      Le volume de gonflage de 25 litres est dans la fourchette haute, mais le Hélite e-Turtle fait mieux.
      Le temps de déploiement de 80 millisecondes (on ne sait pas si c’est pour le seul déclenchement ou déploiement complet) est assez élevé, tous les gilets électroniques actuels font mieux.

      Bref, pour 600 euros, le rapport qualité / prix n’y est pas, à mes yeux.
      Si c’est pour un gilet airbag filaire, vous trouvez aussi bien à moins cher.
      Et pour le même prix, vous avez un gilet électronique neuf plus performant.

  4. Dans le dernier no de MotoMag d’avril, test des 4 gilets : Tech-Air5, Smart Jacket, e-Turtle et In&Motion.
    – Meilleures notes ex-æquo efficacité 8/10 : tous sauf la Smart Jacket qui elle obtient 6/10 (pas de dorsale et protection de l’abdomen « négligée »)
    – Meilleures notes rapport qualité/prix 7/10 : le e-Turtle et le in&Motion (6 pour la Smart et 5 pour la Tech-Air)
    – Protection : 1ers ex-æquo e-Turtle et Tech-Air avec 5 étoiles, 2ème In&Motion (4) et dernier la Smart (3)
    -Confort : 1er e-Turtle avec 5 étoiles, 2ème Smart (4) et derniers In&Motion et Tech-Air5 (3)
    – Aspects pratiques : 1er Smart avec 5 étoiles, 2ème e-Turtle (4) et derniers In&Motion et Tech-Air5 (3)
    – Facilité d’emploi : tous ex-aequo avec 5 étoiles sauf l’In&Motion qui obtient 4 étoiles

    1. Je pense que dans l’absolu, il n’y aurait pas un modèle en particulier qui détrônerait les autres car le choix dépendrait principalement des avis « subjectifs » des utilisateurs. Ce testeur, bien connu aux US, recommande le Helite filaire pour la route et les électroniques pour la piste ! : https://youtu.be/N2jZryt607U

  5. Sans vouloir leur faire de la pub, la MACIF subventionne l’achat d’un turtle 2 à hauteur de 30% : 599€ –> 415€
    Je viens de l’acheter je ferai un retour après quelques temps d’utilisation
    je vais leur suggérer de faire de même avec des gants 2KP :p

    1. Merci et étonnant je les ai appelé alors que je suis sociétaire et ils ne me proposent rien ?

  6. Super comparatif, merci Fab !

    Je me permets de partager ici ma modeste expérience des filets airbag, désolé pour le pavé que vous vous apprêtez à lire 😉

    Pour ma part, j’ai porté de 2014 à 2019 un gilet Helite Airnest, équipé d’une dorsale Béring niveau 2. Très pratique, enfilé par dessus mes vestes et blousons moto, ou bien une parka ordinaire pour les petites sorties en ville, avec l’avantage de toujours bénéficier d’une protection convenable. Pas de souci de chaleur excessive en été à déplorer, ni d’oubli de connexion, c’était devenu comme la ceinture en voiture.

    En 2019, j’ai passé pré-commande d’une Smart Jacket Dainese après qu’un vendeur m’en ait fait l’article, et sans possibilité d’essayer (erreur que je ne referai plus, mais la meilleure vitesse de déploiement et la possibilité de le porter sous le blouson m’ont séduit). Après quelques mois d’attente dûs a de gros retards de production, j’ai finalement reçu le gilet. J’ai ajouté une dorsale Dainese niveau 2 dans mon blouson, afin de bénéficier d’une protection passive quoi qu’il arrive.

    Bilan mitigé après 18 mois d’utilisation :

    Points positifs :
    – produit très bien fini
    – Bon sentiment de sécurité car le principe de la LED et du vibreur sont excellents, on sait tout de suite si le gilet est en marche, le niveau de batterie, on voit bien que la détection des vibrations du moteur est efficace, etc.

    Points négatifs :
    – impossible de porter le gilet sous mes blousons à cause de l’importante surépaisseur formée par les dispositifs pyrotechniques au niveau des reins. Gilet porté au-dessus donc
    – tissu aéré certes, mais un peu éponge, et qui a donc tendance à se gorger d’eau (j’aime rouler sous les averses, et alors ?), comptez quelques longues heures de séchage
    – deux retours au SAV italien en 18 mois (le premier pour refus de démarrer le lendemain d’une grosse saucée, ce qui interroge l’étanchéité de l’électronique, le second pour un bug qui apparaît de temps à autre au démarrage, et m’oblige à rebooter le gilet une fois ou deux pour qu’il s’allume correctement – problème non résolu à ce jour).

    Cela rejoint ce qui est dit dans l’article, la fiabilité de ces appareils n’est jamais que celle des algorithmes multipliée par celle d’un mini-ordinateur, soumis à des contraintes fortes (vibrations, pluie, chaleur…).

    Bref, je me tâte pour le revendre, et passer au E-Turtle de Helite, qui, s’il n’apporte pas davantage de certitudes quant au bon fonctionnement de l’électronique, est au moins vraiment fait pour être porté à l’extérieur, inclut une dorsale sacrément grande (je suis allé constater par moi-même en magasin) ce qui me permettait de m’affranchir des dorsales dans les blousons avec le gain de confort qui va avec.

    Je ne me sens pas de retourner sur du filaire par contre, connaissant le temps de déclenchement qui me semble maintenant ridiculement long comparé à l’électronique…

    J’espère que cela aura intéressé les courageux qui m’auront lu jusqu’au bout 😉

    1. Merci pour ce retour pertinent :). Plus nous serons à partager nos expériences plus cela permettra d’aider ceux qui hésitent à faire leur choix.

      Hélite fait pas mal de pub actuellement à propos de son nouvel airbag électronique off-road présent au Dakar 2021. Je remarque que cet airbag est différent dans sa conception puisqu’il intègre 2 cartouches.

      Je partage l’opinion du journaliste de Moto Station quand il écrit : (ce nouvel airbag) « (…) va à nouveau contribuer à améliorer cet équipement de protection et les motards de tous les jours bénéficieront tôt ou tard de ces avancées. »
      Cela ne m’étonnerait donc pas qu’Hélite nous propose à l’avenir un nouvel airbag électronique pour la route avec également 2 cartouches d’autant plus (?) si le e-Turtle n’obtenait « que » 4/5 au test à venir SRA à cause d’un déclenchement moins rapide que celui de la concurrence notée 5/5…et si l’ajout d’une 2ème cartouche permettait d’y remédier (mais ce n’est que pure spéculation de ma part).
      https://moto-station.com/moto-revue/nouveautes-equipement/helite-off-road-lairbag-pour-les-pilotes-du-dakar-2021/496380

  7. Excellent (comme d’habitude …). Tout est dit. Le prix, le confort, la confiance dans le système … Et agréable à lire, bien écrit (rare à notre époque). Parfait.

  8. Meilleurs vœux 2021 !
    Cela fait plaisir de lire des commentaires d’étrangers (américains, néozélandais etc.) écrivant que la marque Hélite est la meilleure (selon eux) et « DE PLUS parce que c’est français » (!) -cocorico- 🙂 (…pourvu que cela dure) :
    – John S : i personally think helite electronic vest is the best one. they have a neck brace and full protection. and you dont gotta send it in to them after u crash. u can reset it urself. updates are free. only problem is im still waiting for it to be released in the usa.
    – Shockadellick : I must agree with you…Helite is the best.
    – Duncan Gatland : What is more it is French and if you want to know about any type of Engineering, look at the French Technology, they have some of the most innovative and very good quality.
    Pourtant ces commentaires ont été écrits en référence à cette vidéo de juillet 2020 qui informe d’un rappel du gilet électronique Hélite (cas de déclenchement intempestif à l’arrêt – résolu depuis normalement) : https://www.youtube.com/watch?v=jFu_VXR6_KA

  9. Bonjour à toi.
    Merci pour tes commentaires ceci est instructif
    Je réfléchis à acheter une dorsale performante avec une pectorale en plus ou alors un gilet filaire.
    Le gilet airbag est-il vraiment plus efficace qu’une solution mécanique dorsale plus pectorale.
    Cordialement

    1. Tout est relatif.
      En termes de protection, c’est-à-dire d’absorption de l’énergie de l’impact, oui : 4-5 cm de gaz sous pression protègent mieux qu’une dorsale 1621-2 de niveau 2.
      Mais…
      Le gilet airbag tient au moins aussi chaud que des plaques rigides, sinon plus.
      Il reste souple, confortable, alors qu’une plaque rigide peut gêner les mouvements.
      Si électronique, il impose de penser à recharger la batterie, ce qui représente une contrainte.
      Il peut ne pas se déclencher, tomber en panne, ce qui n’est pas le cas d’une protection mécanique inerte.
      Il coûte plus cher à l’achat et à l’entretien, mais est réutilisable, là où une plaque comprimée doit être changée (sauf si matériau D3O, mais qui doit être renouvelé tous les 4-5 ans).

  10. Bonjour à tous. Article très intéressant pour une motarde amateur qui roule assez peu et relativement doucement préférant regarder sereinement la route et le paysage que le bitume. C’est mon choix. Pour le gilet, question sur le fait de garder ou pas ma dorsale Dainesse ? Question par rapport à son assurance moto, voir aussi les conditions ? Lequel choisir pour celui qui a 2 cartouches, pas besoin de le renvoyer pour recharger et en état de marche immédiatement dès que mis sur soi ? Pouvez-vous me guider svp avec tous les modèles actuels en décembre 2020 ? Merci d’avance de vos conseils. Violaine

  11. Bonjour,
    Article assez fouillé, merci !
    J’ai qq question ou commentaires :
    1) « Le gilet Ixon (et son équivalent chez Furygan) affiche un temps de gonflage opérationnel intermédiaire » : 55 ms.
    => C’est 25 ms de gonflage et 30 ms de détection sur Motoblouz
    2) « Le volume à gonfler est de 12 litres, avec une surface couverte équivalente à celle du gilet Dainese, un peu plus petite que celle de l’Alpinestars et bien plus petite que celle du Hélite. »
    => Chez les deux produits italiens la protection de la nuque est quasi nulle, ce n’est pas le cas des Helite et Ixon non ?
    3) « Parce que selon moi, tous ces gilets se valent sur le plan de la protection corporelle. Aucun n’est absolument meilleur que les autres. Tous ont leurs avantages et inconvénients. La différence ne se joue pas sur ce plan »
    => Les tests des laboratoires comme le SRA font des différences avec le classement en étoiles. Pourquoi tous ne sont pas classés (Ixon, Dainese sur l’ancien modèle et Helite seulement les filaires) ?
    4) « Et là, nous avons un souci : dans la mesure où tous ces gilets sont déclenchés par électronique (et non par un système mécanique de câble avec percuteur), ils fonctionnent selon des algorithmes qui sont de plus confidentiels, impossibles à connaître. »
    => Il n’existe pas de normes ?!
    Sinon, miser sur l’expérience des marques : celles qui ont déjà des km engragés ?

    3 questions pour finir :
    Comment se font les mises à jour ?
    Pourquoi certains gilets ont plusieurs modes (Alpi et Ixon)
    Pour ces articles, est-ce que tu as l’occasion de parler avec les fabricants ? Si oui, sont-ils « transparents » ?
    Merci,
    Jul

    1. 1) 25+30=55ms, temps entre la détection et le gilet gonflé pour y répondre.

      2) Regarde les gonflés, tu vas tout de suite voir les zones protégées. Ne zappe pas la remarques sur les chocs obliques, face aux mêmes qu’Arai maintient sa forme de coquille d’oeuf je crois.

      3) Pas d’accord avec FlatFab sur ce point, vu que les surfaces protégées diffèrent. Mais je n’ai pas son recul donc comprends peut-être de travers.
      SRA est un organisme avec des employés donc pour tester, faut que le fabricant paie ET comme les salaires tombent toute l’année, tu ne peux pas tout tester tout de suite. Que leur site soit à jour, c’est une autre histoire.
      Regarde les alarmes moto certifiées SRA, citées comme dispositif antivol électronique sur ton contrat d’assurance 2 roues 🙂

      4) Google, etc : une norme pour les algorithmes ? L’idée peut se défendre, en pratique comme tu gères le risque que le concurrent y ait accès ? cf. code (open) source

      Mises à jour : par internet, le comment est dans l’article

      Alpi/Ixon : mode différent pour le circuit, pas les mêmes contraintes et mouvements que sur route ouverte (tu ne freines pas, tu piles ^^) ; idem pour un mode offroad : sauter d’un obstacle n’est pas une chute.

      Fabricants : tout discours ne doit pas pouvoir servir contre eux juridiquement, tout en vendant leur produit, quelle transparence peuvent-ils assurer dans ces limites ?

      Perso, merci FlatFab pour cet excellent comparatif plein d’infos, je reste ahuri devant le coût d’un déclenchement Alpinestar & Dainese, rédhibitoire à moins qu’on me prouve que la cartouche vaut ce surcoût face à celle d’In&Motion. De plus, en cas d’accident, la principale qualité de l’airbag est pour moi d’absorber l’énergie du choc donc potentiellement de repartir si la moto a juste glissé ; donc pouvoir remettre soi-même une cartouche avant de repartir me semble un minimum, obligatoire sur un roadtrip.

  12. Bonjour Fabien j’ai déjà réagi à cet article du coup je suis allé essayer un Dainese en magasin c’est super confortable et ça passe bien sous le blouson je me permets de te demander si ça vaut le coup de changer j’ai actuellement 1 Béring c-protect air que je que je trouve un peu encombrant aussi bien en terme de rangement que pour s’accrocher et se décrocher… un grand merci et bonne route

    1. je me permets de compléter en précisant que je me suis renseigné auprès du magasin MOTO AXXE à Nantes ils sont transparents ils me disent que sur une année ils ont eu deux déclenchement avec ce gilet un wheeling et l’autre à l’arrêt donc le fabricant est en train d’étudier pourquoi c’est arrivé et tu feras le remboursement de la recharge si c’est prouver que le véhicule était bien arrêté

    2. Encore une fois, comme dans l’article sur la première moto, mon rôle n’est pas de dire « achète ceci » ou « n’achète pas cela », mais de vous informer au mieux pour que vous achetiez ce qui vous semble bon pour vous.
      Si tu as le budget pour un gilet électronique neuf et que tu penses que ce sera plus confortable / pratique que de devoir t’attacher et de te détacher avec un gilet filaire, alors go.

      Maintenant, est-ce que cela « vaut le coup » de changer alors que tu as déjà un gilet airbag ?
      C’est un investissement conséquent pour un petit avantage de confort, peut-être un avantage dans certaines situations, mais moins dans d’autres…
      Pas besoin de s’attacher, mais il faudra penser à le recharger toutes les semaines et veiller à ce qu’il s’active bien à l’enfilage.

      La sécurité, c’est toujours un coût et une contrainte.
      Toujours.
      A chacun de mettre le curseur où il veut entre la facilité et la sécurité.
      Je suis là pour vous informer et vous aider à effectuer un choix éclairé.
      Je suis un journaliste, pas un gourou, ni un influenceur.

      1. Merci Fabien j’attendais une réponse de ce type et tu as bien raison je suis juste un peu obsédé par la question en sécurité en ce moment …. c’est peut-être dû à la cinquantaine

        1. Bonjour malgré les avis partages je suis en train de porter mon choix sur un dainese, mais subsiste une inquiétude sur le risque de déclenchement sur un dos d ane aborde un peu vite par inadvertance ou une belle bosse sur route secondaire ? Avez vous des retours d expérience de ce côté-là ? Un grand merci

  13. Bonjour.
    Je suis un « jeune » motard depuis juillet 2019. Avant même d avoir mon permis, j avais déjà prévu de porter une airbag. Comme toi, je trouve qu il y a trop de paramètres lors d un accident pour faire confiance en l’électronique et l informatique (il y a des ingénieurs dernière l’algo). J ai donc choisi un allshot modèle bumper, qui est le meilleur airbag filaire (3 étoiles SRA).
    Très content je l utilise depuis 1 ans et comme la ceinture de sécurité en voiture, si je ne le porte pas je me sens bizarre.
    Il est filaire donc il se déclenchera seulement si je suis éjecté de la moto (pas si je suis écrasé ou si je glisse avec la moto) mais je trouve que c est déjà ça en attentent que les sans fils soient irréprochable.
    En tout cas très bon article comme tout ton travail. V

  14. Bonjour,
    Merci pour cet article très complet.
    Une remarque concernant le Dainese. Vous dites: « la possibilité de choisir de le porter au-dessus ou en-dessous lui confère une plus grande polyvalence d’usage ».
    Mais il semble que la taille du gilet doit être différente selon qu’on choisisse de le porter au-dessus ou en dessous. Donc, une fois acheté, la polyvalence n’existe plus.
    Vous confirmez?

    1. Je confirme qu’il est portable au-dessous et en-dessous, je le fais.
      Le gilet est en tissu « stretch », il peut s’étirer un peu pour une meilleure aisance.
      Quand je le porte en-dessous, il est près du corps, mais ne me serre pas.
      Quand je le mets au-dessus d’un blouson fin, il serre fort.

    1. En effet, très différent des autres car c’est un système de coussins gonflables tout le temps gonflés… mais pas beaucoup !
      L’idée est d’avoir un ensemble de petits coussins d’air, reliés les uns aux autres, afin de répartir le choc sur une plus grande surface tout en l’atténuant.
      Le fabricant annonce une épaisseur maximale de 3 cm, dont environ 1 cm d’air, là où les autres fabricants de gilets airbag annoncent une épaisseur (une fois complètement gonflé) de 4 à 5 cm.
      Le système RXR est destiné aux sportifs de toutes disciplines tout-terrain, hors route, hors circuit, qui évoluent à des vitesses moins élevées que celles que nous connaissons sur route.

  15. Bonsoir Fabien,
    Article toujours très intéressant, néanmoins dans le comparatif des gilets airbag, il me semble qu’il y a un point qui n’a pas été regardé : l’entretien des gilets. Certes, cela est secondaire au regard de la fonction première des gilets, mais après porté pendant plusieurs jours (semaines, mois, …) le gilet sous le blouson, avec de très fortes chaleurs l’été, l’hygiène peut poser question.
    Cordialement

  16. Bonjour FlatFab,
    Tu vas peut-être me dire, encore, de relire tes contributions. Je l’ai fait, et je pense plus d’une fois pour chacun de tes articles, ceux sur l’airbag comme les autres. Pour autant, je n’arrive pas à me faire une philosophie définitive…

    Mon frérot me tanne pour investir, et je ne suis pas loin de penser qu’il a raison, malgré mes origines auvergnates qui me font tousser devant la somme à mobiliser. Pas convaincu par les modèles électroniques, je pencherais bien pour le Turtle 2 à déclenchement filaire. Mais alors, ces 80 ou 100 ms de temps de déclenchement, est-ce que ça te paraît rédhibitoire ?

    1. Très difficile de répondre sur cette question.

      Il est évident que les gilets filaires sont moins chers. Tout autant qu’ils se déclenchent plus tard : il faut attendre que le câble de liaison soit complètement tendu et exerce une traction suffisante pour déclencher le percuteur, sans oublier que le dispositif pyrotechnique n’est pas exactement le même et que ces gilets filaires ne comportent qu’une seule cartouche de gaz, là où la plupart des électroniques en comptent deux pour atteindre plus vite le gonflage opérationnel.

      Est-ce rédhibitoire ?
      Non, dans la plupart des situations de choc frontal, quand le motard va être éjecté et rester une seconde en l’air avant de retomber au sol (ce qu’on appelle le choc secondaire). Ces gilets ont été prévus pour cette configuration là.

      Mais cela ne représente qu’une partie des accidents.
      Dans d’autres configurations avec un choc primaire (le motard percute d’emblée un obstacle, souvent la voiture), il est utile, voire nécessaire, que le gilet soit totalement gonflé avant ce choc.
      Dans d’autres configurations, le motard n’est pas éjecté, il tombe et glisse en restant solidaire de sa moto. Dans ces cas-là, le gilet filaire ne se déclenche pas et ne protège pas quand le motard percute un obstacle en fin de course.

      Dans tous les cas, les gilets airbag rencontrent des limites.
      Ils ne sont pas la panacée, ils n’offrent aucune garantie de protection dans toutes les circonstances.

      A partir de là, à chacun de décider quel budget il veut y consacrer.
      Ma position personnelle est que pour la même somme (300-400 euros), il vaut mieux un airbag électronique d’occasion qu’un filaire neuf.
      Mais cela ne vaut que pour moi.

      Une autre opinion possible est qu’il vaut mieux un peu de protection (gilet filaire) au moindre prix (occasion ou promotion) que pas de protection du tout.

      1. « (…) sans oublier que le dispositif pyrotechnique n’est pas exactement le même et que ces gilets filaires ne comportent qu’une seule cartouche de gaz, là où la plupart des électroniques en comptent deux pour atteindre plus vite le gonflage opérationnel. (…)
        Bonsoir,
        c’est un point que j’ai effectivement remarqué d’où mon interrogation sur la raison pour laquelle Hélite a décidé d’inclure une seule cartouche sur son modèle électronique e-Turtle (soit comme pour ses modèles filaires) d’autant plus qu’il est le moins rapide du fait de son volume (apparemment cela serait le plus important du marché en électronique). Serait-ce pour des raisons de rentabilité ? Avec 2 cartouches aurait-il gagné en durée de déploiement ? Par ailleurs j’espère que l’organisme allemand ADAC prévoit de le tester pour une comparaison crash avec les 3 autres cités plus haut…

      2. C’est dommage j’ai acheté un filaire neuf sur tes conseils il y a même pas 1 ans mais tu n’avais peut-être pas eu le temps de faire ce test et aussi avoir le recul nécessaire, mais je rejoins l’avis général beaucoup de contraintes bon finalement peu de sécurité mais ça rassure ma femme on va dire !!

        1. Il y a un an, les gilets électroniques d’occasion étaient très rares et on ne disposait que d’un seul modèle, l’Ixon U-03. Les trois autres modèles dont je parle (Dainese, Alpinestars, Hélite) n’existaient pas ou du moins, n’étaient pas commercialisés.
          L’offre s’est diversifiée depuis et c’est bien pour ça que j’ai commencé ce comparo au printemps dernier.
          Un gilet filaire reste utile, quoi qu’il en soit.

          1. Je pense que la protection avec airbag a dorénavant fait un bond en avant et tout porte à croire que ce n’est que le commencement non seulement pour les gilets électroniques mais également pour les pantalons comme ce projet en cours « Toulouse. Une start-up toulousaine invente un pantalon airbag pour motards » :
            https://youtu.be/gkCpaXfCfR4
            https://www.ladepeche.fr/amp/2020/12/01/une-start-up-invente-un-pantalon-airbag-pour-motards-9230481.php

  17. Je m’intéresse aussi aux airbags moto depuis plusieurs années et les conclusions des diverses études techniques que j’ai pu lire rejoignent exactement les avis exprimés dans cet article et notamment le caractère trop incertain du déclenchement en cas d’accident, le tout pour un prix de plusieurs centaines d’euros. Et c’est exactement ce qui me fait continuer à différer l’achat de ce type d’équipement pour moi même et ma passagère : payer entre 1000 et 1600 euros pour un équipement à l’efficacité douteuse me semble injustifié. J’ai bien sûr une dorsale de niveau 2 depuis plusieurs années dans mes deux blousons ( été et hiver).Idem pour ma passagère.
    J’ai d’ailleurs beaucoup de mal à admettre la campagne menée par certains pour rendre l’airbag obligatoire à moto alors que son efficacité reste à prouver mais ça, ils semblent tous l’ignorer…

  18. Bonjour,
    Le post est intéressant, cependant :
    On ne voit aucune photos des gilets, sur le blouson, et en dessous…..et de même après le déclenchement !
    Peut on retrouver un article sur les gilets à déclenchement par fil (puisqu’il me semble que le marché de l’électronique sans fil n’est pas encore au point).
    Que porte les motards de la gendarmerie comme type de gilet ? (faut bien avoir un point de référence de professionnels de la route pour comparer).
    L’achat d’un gilet me travaille….mais je ne suis pas d’accord pour changer de blouson, avoir des contraintes d’utilisation énormes, payer une location de boitier, investir une somme d’argent considérable, pour un produit qui ne semble pas encore à maturité à 100%.
    Bob Durand

  19. Bonjour,
    Je vous suis avec attention et salue l’ensemble de vos publications en matière de sécurité moto. J’ai des désaccords sur un certain nombre de points que vous évoquez dans votre comparatif. Je trouve que vous avez une perception générale relativement méfiante et un a priori négatif, à l’égard de cette troisième génération d’Air Bags, particulièrement sur les conditions de déclenchement.
    Si aucun constructeur ne saurait s’engager sur des taux de déclenchements pertinents à 100%, aucun ne serait assez irresponsable non plus pour lancer des produits, non aboutis technologiquement, sur le marché. Par ailleurs, sur des solutions techniques similaires, nous voyons bien l’efficacité de ce type de produits en moto GP. Il est d’ailleurs étonnant, que sur ce sujet, l’expérience en compétition ne soit pas un facteur de confiance plus fort, pour le domaine du quotidien.
    Paradoxalement le motard peut être réfractaire vis à vis de solutions ou d’avancées technologiques, nous avons pu le voir avec les échecs commerciaux de motos comme la GTS 1000 ou plus près de nous le Nikken et combien d’années a-t-il fallu pour que l’ABS s’impose sur nos machines ? C’est le même débat concernant les gilets autonomes.
    Vous-même, apôtre de la sécurité, vous me surprenez en choisissant un gilet sur des arguments de confort et non de sécurité, alors que rationnellement cela devrait être l’inverse. Par ailleurs se rattacher à un airbag filaire par rapport à un modèle électronique c’est se rassurer grâce au lien physique sur sa moto, mais l’efficacité de protection de ce type de produit, à cause du temps de déclenchement est bien moindre qu’avec un gilet électronique.
    A titre d’expérience personnelle j’ai eu un accident en septembre dernier qui m’a valu 6 côtes fracturées, un pneumothorax et une semaine d’hospitalisation. J’avais un équipement correct, blouson cuir, dorsale niveau 2 et protections épaules et coudes. Mes cotes ont été fracturées latéralement, hors de la zone de protection de toute dorsale. Avec un de ces gilets Airbags, a minima et dans le cas le plus défavorable, s’il ne s’était pas déclenché mes blessures auraient été identiques, mais je suis persuadé, que si j’en avait porté un, mes blessures auraient été bien moindres, particulièrement lors du choc qui m’a causé le pneumothorax.
    J’ai depuis acheté un modèle Alpinestars Tech Air 5, que je considère comme équipement de sécurité, au même titre que mon casque et que porte en permanence. Ma compagne, de son coté, a acheté le modèle e-turtle d’ELITE. Certes l’investissement est cher mais finalement bien peu par rapport à une vie.
    Puissions nous rediscuter de ce sujet dans 5 ou 10 ans et voir ou nous en sommes. Encore une fois, merci pour tous vos efforts en matière de sécurité moto.

    1. « (…) J’ai depuis acheté un modèle Alpinestars Tech Air 5…Ma compagne, de son coté, a acheté le modèle e-turtle d’ELITE.(…) »
      Peux-tu préciser les raisons pour lesquelles vous n’avez pas acheté les mêmes gilets ? Merci.

  20. Je n’ai jamais lu dans la presse y compris sur papier (et donc payante), un test aussi complet et pertinent. Rien à redire si ce n’est merci Flatfab ! (n.b.: je rejoins ta conclusion).

    1. Merci !
      Et pourtant, tu t’intéresses au sujet depuis longtemps.

      « Je n’ai jamais lu dans la presse y compris sur papier (et donc payante), un test aussi complet »
      Effectivement, j’ai moi-même été très étonné au cours de mes recherches de ne rien trouver d’approchant sur le web motard francophone.
      Alors que pour le coup, il y a un marché, une demande d’info de la part des consommateurs, des annonceurs potentiels…
      J’ai trouvé des dossiers comparatifs en anglais et en allemand, mais rien en français.
      Faut croire que la presse moto française a autre chose à faire ou n’a vraiment plus les moyens de réaliser ce genre de dossier (qui prend un peu de temps, c’est sûr).

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