Protéger sa moto en cas de chute

Vous êtes motard(e) et si vous êtes comme moi passionné(e), vous tenez BEAUCOUP à votre moto. Or une moto, ça peut tomber… et donc s’abîmer. Il existe des moyens de la protéger, au moins pour réduire les conséquences d’une chute. Impossible de tout lister, mais je peux vous donner quelques pistes.

Merci à Julianne de m’avoir soufflé l’idée de cet article !

Précision liminaire : n’espérez pas trouver ici un catalogue précis des pièces de protection pour votre modèle de moto.

Il existe tellement de possibilités, de marques, de produits, adaptés à chaque modèle, voire chaque millésime, selon les coloris, les budgets et les goûts qu’il est matériellement inconcevable de vouloir tout recenser. Je me cantonne à des conseils généraux et des suggestions. Inutile de m’écrire pour me demander une référence précise : allez plutôt voir un motociste !

Seconde précision, inutile de vous esclaffer en pensant : « pfff, encore un article pour les bouffons, les gonzesses, les noobs » ou que sais-je encore.

Vous êtes motard ? Vous allez faire tomber votre bécane, un jour ou l’autre. Je ne connais aucun motard qui n’a pas connu de chute, ne serait-ce qu’à l’arrêt. J’ai vu de tout, depuis le kéké qui arrive tout fier devant le concessionnaire avec sa Gex toute neuve et qui en descend en oubliant de déplier la béquille, jusqu’au vieux briscard dont le pied glisse sur les graviers en s’arrêtant ou qui perd l’équilibre en rentrant sa moto dans son garage pour la 2.000e fois de sa vie… Cela peut arriver à tout le monde !

* * *

Cela dit, il faut bien admettre qu’on a bien plus de risques de chuter, glisser ou laisser tomber sa bécane quand on débute. Que ce soit quand on débute tout court, au cours des premières années de permis, mais aussi quand on commence avec une nouvelle moto, surtout si elle est très différente de la précédente.
Redoublez toujours d’attention les premiers mois avec une nouvelle moto, et pas seulement sur la route !

Le gabarit physique compte aussi, il est évident que plus on est grand et costaud, plus il sera facile de rattraper une moto qui commence à chuter à l’arrêt. Pas de douces illusions toutefois : je parle bien d’une chute à l’arrêt ou à très basse vitesse. De plus, au-delà d’un certain angle (environ 30 degrés), le poids de la moto ne repose plus du tout sur les pneus et je connais assez peu de gens capable de tenir plus de 200 kilos à bout de bras ou de jambes…

Il y a des années de ça, un de mes amis venait d’acheter sa BMW R1150RT toute neuve quand au bout d’environ deux semaines, elle lui a échappé des mains alors qu’il la béquillait sur centrale. Il s’est dit : « à ce prix-là, toute neuve, pas question qu’elle tombe ! » et il a déployé toute la force de ses petits bras musclés pour retenir les 300 kilos du bestiau qui penchait. Sachant que l’autre bestiau fait lui 1,80m pour un bon 120 kilos, avec des bras comme mes cuisses, des épaules de bûcheron et des mains d’étrangleur… Ah bah, il l’a empêchée de tomber ! Mais il a eu mal partout pendant deux semaines.

Pour ma part, cela fait un paquet d’années que je n’ai pas fait tomber de moto à l’arrêt. Mais je me fais encore parfois des frayeurs. Et en tout, sur mes quatre première motos, j’ai bien dû les coucher une dizaine de fois : glissade du pied, béquillage sur latérale dans un sol meuble, moto qui bascule car super chargée et béquillée sur un sol en dévers, moto qui débéquille toute seule de la centrale quand j’enlève la valise sur un sol en légère descente, calage dans un virage serré en dévers…
Bref, rêvez pas, ça va vous arriver !

* * *

Alors, qu’est-ce qu’on peut y faire ?

Il faut déjà bien comprendre que protéger sa moto vaut le coût.
Paradoxalement, une bécane de 200 kilos (voire souvent bien plus) qui tombe à l’arrêt de toute sa hauteur, de tout son poids, sans être freinée, et encaisse un choc énorme sur seulement quelques points saillants, va être bien souvent plus abîmée qu’une moto qui chute en roulant et glisse. Dans ce dernier cas, beaucoup d’endroits de la moto vont toucher, le choc va être réparti et entraînera de nombreuses rayures, mais peu de casse. Dans le premier cas, les quelques éléments qui vont toucher vont très certainement casser, rendant souvent la moto impossible à utiliser.

On peut conduire avec un rétro rayé, un embout de guidon rayé, avec le restant d’un levier (d’embrayage ou de frein) auto-cassant…
C’est déjà plus compliqué avec un repose-pied en moins, voire franchement impossible avec un sélecteur cassé.

Bref, on est d’accord : il faut protéger sa moto.
Mais en même temps, on ne va peut-être pas lui mettre des protections en tubes d’acier comme sur la moto d’école… Enfin si, on peut, mais sur une moto de stunt (ça s’appelle une cage) ou sur un gros trail routier, parce que c’est prévu pour et que ça va lui bien au teint.

En général, quand on débute, c’est sur un roadster, une basique, une petite sportive… Une moto plus ou moins dépouillée, sur laquelle de grosses protections vont se voir comme le nez au milieu de la figure. Non seulement ce n’est pas forcément beau aux yeux de tout le monde, mais en plus, cela nous identifie clairement comme débutant(e). Et même si nous, on le sait bien, on n’a pas envie que tout le monde le sache, hé oh hein bon !

Si je peux vous rassurer : la plupart des gens s’en foutent… Les non-motards ne voient pas la différence. Ils perçoivent la moto comme un objet dans son ensemble, ils n’en voient pas les détails.
Bon, par contre, vos potes motards et les autres motards qui ne sont pas vos potes vont les voir, eux.

C’est donc à vous, en votre conscience, de faire la part des choses et de trouver votre juste milieu entre la protection optimale de votre bébé adoré et la préservation maximale de ses lignes et de votre amour-propre.

* * *

Les protections les plus courantes, les moins chères, les plus pratiques et les plus discrètes sont ce qu’on appelle des tampons.
Certains parlent aussi de patins, de molettes, de roulettes de protection, de pare-carters, de protections de cadre, voire de « crash pads »…

Ces petits éléments ont une double fonction.
Ils doivent amortir l’impact de la chute, en absorber une partie, donc être assez souples. Mais dans le même temps, ils doivent empêcher la moto de toucher le sol, ne pas rebondir, ne pas trop s’abraser en cas de glissade, donc rester assez durs. Et le tout sans risquer d’endommager le cadre sur lequel ils sont fixés et sans dénaturer l’esthétique de la moto.
Mission difficile, voire impossible.

On emploie donc plusieurs matériaux pour ces tampons, répartis en différentes couches dont chacun va avoir un objectif différent. La couche supérieure, par exemple, peut être composée de téflon, un métal à la fois mou et déformable, qui va encaisser une partie du choc puis s’abraser en glissant sur le bitume pour laisser place à un métal plus dur.

Il peut paraître préférable que seul le tampon touche le sol, préservant ainsi de tout impact le reste de la moto. Sauf que dans ce cas, tout l’impact va être transmis en un seul point, qui ne va en absorber qu’une toute petite partie et transmettre le reste de l’énergie du choc à son point de fixation, et donc : au cadre ! Entraînant parfois des dommages invisibles à l’oeil nu, mais qui vont se ressentir sur le comportement routier de la moto, avec de grosses réparations, voire le classement en épave…

Ne choisissez donc pas de tampons très proéminents. Il ne faut pas qu’ils dépassent trop du reste de la moto. Le but est qu’ils protègent le moteur et les commandes essentielles, pas toute la moto.
En toute logique, la fixation du tampon ne doit pas reposer sur le moteur, dont les matériaux (aluminium, fonte) ne sont pas conçus pour résister à un tel choc.

La plupart des tampons adoptent une forme ronde ou conique.
Problème, dans le cas d’une chute à vitesse moyenne, ils forment alors un point d’appui au sol autour duquel la moto va tourner, comme une toupie, et s’abîmer encore plus !
C’est pourquoi, de plus en plus, les équipementiers proposent des tampons de forme allongée.

Vous aurez en général le choix entre deux solutions :
– soit des tampons conçus spécifiquement pour votre moto, adaptés à ce modèle seulement. Certains mentionnent même la marque, voire la dénomination de la moto, gravées sur la tranche. Top moumoute !
– soit des tampons « universels », mais dont les fixations seront elles forcément spécifiques à votre moto.

Dans la première catégorie, essayez d’abord de choisir un produit Top Block.
D’abord parce qu’ils sont plutôt pas mauvais, ensuite parce qu’ils sont français, conçus et fabriqués en France, dans le Territoire de Belfort.

Dans la seconde catégorie, choisissez au moins un équipementier européen, comme l’allemand LSL, distribué en France par Bihr Racing.

Soyez bien conscients que le but de ces tampons est de réduire les conséquences d’une chute à l’arrêt ou à très basse vitesse. Sur une glissade à plus de 20-30 km/h, ils risquent au contraire d’aggraver les choses.

C’est pourquoi il vous faut choisir des tampons avec fixation auto-cassante : en cas de fort impact, la vis de fixation va se casser, la moto va frotter au sol et l’impact sera réparti sur plusieurs points. Si la vis ne casse pas, c’est le cadre ou le moteur qui va tout prendre…

Autre alternative, prendre des tampons avec plusieurs points de fixation. Mais ce n’est pas toujours possible sur tous les modèles de motos.

Certains équipementiers (comme Rizoma) proposent des tampons fixés sur des sortes de prolongateurs, qui vont eux aussi absorber encore une autre partie du choc et se déformer, avant éventuellement de casser, toujours pour préserver le plus possible le cadre.

* * *

Dans tous les cas, un tampon ou une roulette ne préserveront votre moto qu’à l’arrêt ou à faible allure.

Si vous voulez protéger la bécane en cas de chute à moyenne vitesse (entre 20 et 70 km/h), il va falloir investir dans des protections plus conséquentes et forcément plus visibles.
On parle de tubes, de cage, de « crash cage », de pare-cylindres…

Ces protections peuvent se monter sur le cadre pour protéger le moteur, mais aussi sur le guidon pour protéger les leviers, les poignées et les embouts. Côté esthétique, ça passe sur un trail, moins bien sur les autres motos.

Certains montent aussi des patins de protection sur les essieux, pour protéger la fourche et/ou le mono-bras arrière.
Sur les motos à transmission par cardan, il est conseillé de protéger celui-ci par un tampon.

* * *

Quand une moto tombe, elle tombe de tout son long.
Or il y a un organe que les motards affectionnent particulièrement, auquel ils accordent beaucoup d’importance, qui se trouve sur le côté de la moto, en général vers le bas, et qui est très sensible à la moindre rayure, au moindre choc… et qui coûte très cher à réparer ou remplacer.
Vous voyez de quoi je veux parler ?

Evidemment, ceux qui ont une moto avec les pots sous la selle peuvent zapper ce paragraphe. Certes, ils se cuisent les fesses et rôtissent celles de leur passager, ils ne peuvent souvent pas mettre de sacoches latérales, mais au moins, ils ne risquent pas d’abîmer le pot en cas de chute !

Pour les autres, il existe des solutions, mais elles se paient nécessairement par des sacrifices esthétiques.

Deux choix sont possibles :
– mettre de simples « colliers », peu épais mais moins visibles, qui vont juste empêcher le pot de toucher le sol. En général, on en met un à l’avant du pot et un à l’arrière. Cela va du simple « serre-flex » en métal (grande taille, à trouver en magasin de bricolage au rayon cheminées) à l’équipement de grandes marques de « tuning » ;
– mettre plusieurs tuyaux, plus épais, plus protecteurs et plus moches. Cela se fait sur les motos de piste qui tombent souvent et à grande vitesse. Certains utilisent des découpes artisanales dans des tuyaux d’arrosage ou du tuyau d’air comprimé (car il est renforcé, tramé, armé par une tresse de fibre de verre), fixées par des colliers.

D’autres choisissent de protéger le coude ou la sortie du pot, l’endroit où il est le plus saillant. Des équipementiers proposent des protections adaptées à chaque type de moto, comme chez R&G Racing, par exemple.

* * *

Dernier point, sans plus parler de protection, mais de prévoyance.

Vous allez tomber, forcément, un jour ou l’autre. Avec de la chance, ce sera à l’arrêt. Protégez-vous tout de même, entièrement et tout le temps, car on peut aussi se faire très mal en tombant à l’arrêt, si on a le malheur de mal se recevoir ou de toucher un obstacle, une barrière, une arête de trottoir…

Vous allez tomber et la moto va être abîmée. Déjà, pas de panique, elle ne tombera pas plus bas. Ne vous précipitez pas pour la relever. Coupez le moteur à la clef ou au coupe-circuit, le plus rapidement possible. Ensuite, on res-pire ! Soufflez, enlevez votre casque, respirez, ouvrez le blouson. On se calme… La moto ne va pas s’endommager. Bon, ne la laissez pas non plus sur le flanc pendant une heure, vous risquez une fuite d’essence ou de liquide de refroidissement (corrosif). Mais on n’est pas non plus à 30 secondes près, ok ?

Relevez la moto, seul(e) ou avec de l’aide (c’est mieux).
Si vous ne savez pas comment faire, lisez l’article Relever une moto à terre.

Dès qu’elle est droite, béquillez. Si vous vous trouvez côté gauche, c’est facile. Si vous êtes à droite de la moto, il suffit de vous pencher par dessus la selle pour déplier la béquille à la main. Enfin, si la moto est tombée sur sa droite, pensez à déplier la béquille AVANT de relever la machine, c’est plus sûr.

Bon, ça y est, elle est revenue sur ses roues. C’est là qu’il est le plus important de se détendre. On décompresse, on enlève tout, on boit un verre d’eau. Ne repartez pas tout de suite bille en tête ou vous allez avoir la chute de tension (due à la redescente d’adrénaline) pendant que vous conduisez…

Faites tranquillement le tour de la moto, vérifiez tout, faites jouer les leviers et les pédales. Démarrez le moteur, laissez tourner un peu, guettez les bruits suspects, les fumées, les odeurs…

Il y a forcément des dégâts au niveau des points saillants. Traditionnellement, les embouts de guidon, les masselottes, les rétros, les leviers, parfois les clignotants…
Alors, soyez prévoyants ! Tâchez de protéger au mieux ces pièces dont vous savez qu’elles vont toucher. Du scotch, du vynile transparent, une couche de carbone…

Pour les leviers, vérifiez que votre moto est bien équipée de leviers auto-cassants, avec une encoche à environ 2 cm de la boule d’embout, qui va permettre au levier de casser en laissant une longueur suffisante pour pouvoir le manoeuvrer à deux ou trois doigts.

Et ne serait-il pas utile de prévoir quelques pièces de remplacement, achetées d’occasion ou en adaptable, histoire de se dépanner rapidement ?

  25 comments for “Protéger sa moto en cas de chute

  1. chacha
    26 mai 2015 at 20:11

    Bonjour bonjour,

    Tout d’abord félicitations et merci pour ce site qui est très utile pour une débutante comme moi.
    J’ai 25 ans et j’ai fait aujourd’hui ma 8 ème heure de plateau. Grande débutante n’ayant même jamais touché un scooter auparavant.
    Donc deuxième fois que mon moniteur de me laisse conduire la moto pour l’amener jusqu’au plateau, et première chute ! :'(
    Je m’en veux terriblement.
    Je suivais tranquillement mon moniteur quand dans un minuscule micro virage, il a éviter une bosse et j’ai voulu faire comme lui sauf que j’ai pris le trottoir, je sais pas vraiment ce qu’il s’est passé, je crois l’avoir ttrop regarder. Juste un petit bleu pour moi mais j’ai bien égratigner sa moto 🙁
    Je suis remonter de suite sur la moto mais ça m’a montré que c’était loin d’être gagné.
    J’espère que je ne referais pas la même bêtise la prochaine fois je pense que je vais un peu appréhender ce micro virage.
    Voilà je voulais partager mon inexpérience avec vous et savoir si ça vous était déjà arrivé de tomber pour une bêtise comme ça.

    • Fred
      1 juin 2015 at 19:14

      la reussite etant la somme des echecs, nul n’est a l’abri de petites erreurs, tant qu’elles n’ont pas plus de gravité. Tout motard, même expérimenté n’est pas a l’abri d’une petit bétise.
      Si tu as compris ce qui s’est passé, tu devrais ne plus reproduire ce schéma et m… pour le permis.

  2. flataweur
    5 mai 2015 at 22:55

    Bonjour Fabien,

    Penses tu que pour protéger les caches culasse d’un flat twin une protection de type par cylindre en acier ( barre en acier qui passe tout autour des caches culasse ) et préférable à une simple coque en alu ?

    Cordialement

    • FlatFab
      6 mai 2015 at 23:23

      Ah ça, y a pas photo, les protections tubulaires sont bien plus résistantes !
      Les coques, c’est juste pour protéger lors des chutes à l’arrêt.

      • flataweur
        1 juin 2015 at 15:36

        Merci Fabien…

  3. Xaf
    5 avril 2015 at 12:42

    Bonjour a tous.
    Lecteur de longue date, je me joins aux nombreuses félicitations concernant la qualité du site : une mine d’or.
    Seul gros reproche à Flatfab : il n’organise pas de stage en Belgique 😉

    Petit retour d’expérience et témoignage du bien fondé des conseils de Flatfab… J’ai 51 balais et ne suis pas débutant, mais on apprend tous les jours, c’est un des plaisirs de la moto. Et apprendre grâce à ce site, ça fait moins mal et ça coûte moins cher :-).

    Les faits du témoignage : Lundi matin 06:00 hr, comme d’habitude, je pousse la moto hors du garage dans la cour (je tente de minimiser les nuisances sonores pour les enfants du voisin). Je béquille, pose la meule et me retourne pour fermer la porte. Mouvement perçu en vision périphérique : mémère qui s’affale. Pur réflexe de la mort qui tue et je la rattrape en cours de chute :-)… Mais trop tard : coup de fouet dans le bras droit et la moto est par terre 🙁 .

    Remise de ma belle sur pieds : ça pique. Départ au boulot : 75 bornes… Arrivé sur place, tentative de poser sur la béquille centrale et là… broquette : le bras droit ne répond plus. Le cuir retiré, je vois que le biceps est remonté : pâââs bien. Retour à la maison. Toubib, écho, ortho : rupture distale du biceps droit et opération rapide requise.
    On est d’accord : c’est anodin et ça aurait pu être pire à cause des c..ries enchaînées.

    La première : heure d’été ce weekend donc obscurité ce matin là, j’aurais dû vérifier du pied le déploiement complet de la béquille latérale. Changement de contexte implique modification des routines.

    La deuxième… Ne pas attendre et remettre la belle sur pieds : l’adrénaline peut cacher des dommages. Et le couple biceps-tendon arraché n’a pas du apprécier : le chirurgien devra aller les rechercher plus loin du coup.

    La troisième… Partir et surtout revenir en moto en se sachant alors diminué. J’ai bien dégusté au retour car le vent s’était levé en rafales. Le « ça va aller » à la même valeur que le « ça va passer » : nulle, stupide et non avenue.

    Au niveau des constats :
    1-Même si je répète à mon fils : « ne cherche pas à la rattraper quand elle tombe », je ne qualifie pas le fait de rattraper la moto de c…rie dans ce cas : réflexe en vision périphérique… imparable : un peu comme vouloir garder les yeux ouverts en éternuant. De plus, la moto (KTM SMT) est protégée de partout et est d’ailleurs intacte.

    Donc attention à ce phénomène et relire 5 fois les articles sur « la vision à moto », « être pilote », et deux « notre père » pour aller en paix… Plus une cure d’auto observation du comportement en remontant en selle… La rééducation mentale après la rééducation physique s’impose.

    2 – A titre personnel, ça confirme mon statut de vieux c.n, mais au vu des réactions de mon entourage, ça n’étonne que moi ;-). Un vieux fou ça fait sourire, un vieux con ça peut périr. A titre plus général, ne jamais oublier que la moto est un puissant réveil du grand abruti qui sommeille en nous… Au moins aussi efficace que la voiture est un puissant somnifère du petit pilote qui subsiste parfois.

    Au final, j’ai eu beaucoup de chance : quelques sutures de plus à la collection et déplacements en train pour le boulot (ça c’est douloureux ;-). C’est loin d’être une gamelle conséquente, ni la première, mais ça illustre une fois de plus, s’il le fallait encore, la pertinence des informations de ce site.

    Au grand final, encore un immense merci à toi, Flatfab, et ce, au nom de tous les motards (je me permets de parler en leur nom et le tutoiement par la même occasion) : nul ne saura jamais les erreurs évitées grâce à la lecture de tes conseils. Aux jeunes et moins jeunes, de grâce, attention… Restons Hyper concentrés et, osons le mot, toujours « pilote », même à l’arrêt … Garder cet état d’esprit : si pas « mens sana » alors, très vite, ce ne sera plus « corpore sano ».
    Amen 😉

    • FlatFab
      9 avril 2015 at 17:20

      Merci de ce joli témoignage !

      Par ailleurs, j’ai organisé en 2013 un stage en Belgique (près de Namur), mais je ne reçois pas de demandes des motards belges.
      Par contre, je propose une fois par an des stages dans le nord de la France, près de Lille, donc pas loin de la frontière.

      • Xaf
        26 avril 2015 at 15:27

        Bonjour Flatfab
        Je prends bonne note de tes stages organisés près de Lille … C’est pour moi plus proche que la majorité des villes belges (je parle le ch’ti couramment)
        Je vérifie les dispos et m’inscris dès que j’aurai terminé la rééducation … Ça devrait aller vite : mon kinésithérapeute est un vieux pote qui a ce petit côté sadique qui va bien avec sa noble profession 🙂
        Il n’empêche que c’est dans ce genre de circonstances qu’on se rend compte des carences du marché : le brêle pour manchot reste à inventer… Mais que fait le marketing moto ? Un scandale mon bon monsieur !
        C’est pas tout ça… Je me suis promis de relire tout le site… Y’a du taf 🙂
        A+

      • brisy
        27 avril 2015 at 09:50

        hello Fab,
        quand tu viens à Lille j’aimerai pouvoir venir te saluer
        amicalement
        Marco

  4. RIVAUX
    22 mars 2015 at 08:29

    Bonjour,
    Je viens dé’quiper ma HONDA VF750C Magna d’un protége carter..
    Je rencontre un probléme,le levier de vitesse très proche du tube pare carter 2 cms,je passe donc les vitesses sur la pointe de la chaussure ?…. Y a t’il un moyen de remonter le levier des vitesses ce qui décalerai celui ci par rapport au tube du pare carter,ou toutes autres soluitions..
    A vous lire,avec mes remerciements…
    Daniel

  5. Cortex
    11 décembre 2014 at 11:10

    Bonjour à tous,

    J’utilise régulièrement mon tiger 800 et je n’ai pas de protection de la moto en cas de chute. Je voudrais savoir s’il existe des tampons pour ce modèle, si quelqu’un en a déjà vu.
    sinon je pense que je vais investir dans le pare-carter Triumph.

    Merci

  6. Sofia
    4 novembre 2013 at 11:23

    Bonjour, un GRAND MERCI pour votre site qui est une source d’informations qui m’a été d’un grand soutien durant ma période d’apprentissage pour l’examen du Permis A. Vos explications ont été meilleures que celles des moniteurs…
    Je viens de m’acheter une Bonneville 800 d’occasion. Elle est comme neuve, et étant débutante, j’ai envie de la protéger.

    Que pensez vous de ces éléments « tampons » dédiés à la protection de la Bonneville, ici :

    http://www.squaredeals-ltd.co.uk/triumph-bonneville-2009on-crash-padscrash-bobbins-kit-18363-p.asp
    ou
    http://www.rg-racing.com/browseBike/Triumph/Bonneville/2011/CP0259BL.aspx

    Votre conseil serait précieux car je suis totalement novice.

    • FlatFab
      5 novembre 2013 at 15:24

      Je prendrais les seconds, un peu moins chers et surtout mieux fixés.

  7. Alain-Hyacinthe
    19 août 2013 at 04:10

    BONJOUR
    C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai lu l’article concernant les risques de chute à moto et les commentaires qui ont suivi.
    Malgré une pratique intensive du deux roues, avec tout de même un arrêt assez long, je me suis fais piéger sur une petite route que je ne connaissais pas et à l’arrêt de surcroit . Au moment de repartir après avoir laissé passer une voiture et étant resté en équilibre un instant comme d’habitude, Au moment de passer la première j’ai posé le pied droit dans le vide. Il y avait à mon niveau (droit) une dénivellation très importante de la chaussée ; dénivellation que je n’ai pas tout tout vue car mon regard était trop concentré sur le véhicule sortant à ma droite. La chute a été immédiate et violente. Malheureusement je me suis luxé sérieusement l’épaule droite ET LE PLUS DIFFICILE à ADMETTRE : pas de moto pendant 1mois ou plus. Cette dernière n’a pratiquement rien eu sauf quelques éraflures et tant mieux.

  8. Mireille
    7 août 2013 at 18:28

    merci beaucoup pour vos articles passionnants et enrichissants!
    Pour ma part, le permis moto est récent.Deuxième sortie moto avec mon mari ,motard lui aussi.j’ai fait tomber la moto lors d’un arrêt à un stop, jambe droite pas assez tendue et route un peu en pente!!!
    J’ai bien essayé de la retenir mais rien à faire.Autant vous dire que j’étais folle de rage, heureusement peu de dégats.
    Prendre le temps de souffler après est un bon conseil pour se calmer un peu et puis quand on a un bras secourable pour redresser la moto et dédramatiser c’est super!!
    Bonne route à tous
    MIMI

  9. ZIZA33
    26 décembre 2012 at 10:41

    dans la série souvenirs… ben moi la première fois c’était avant meme de passer le permis, petit test sur la piste de la moto école pour déterminer le forfait sur la 125 de la ME … pas de chance, gros orage, la pluie ruisselle sur la piste, et au bout de la piste, un rond-point test avec le grillage et les bordures en béton de chaque coté …le regard mal placé (ça je le comprend après) et la moto file tout droit au lieu de prendre le rond-point, j’ai couché la moto par peur des bordures en beton et du grillage (la pratique du VTT peut être)… heureusement pas de bobo, juste une grosse émotion 🙂 , le 2ieme fois, à l’arret, apres le permis, je veux me garer, la campagne , la boue, les petits cailloux, le pied qui glisse … la moto qui part sur le coté, impossible à retenir, et bang moto à terre, heureusement les sacoches ont protégé l’arriere et le retro l’avant (a peine tordu)… m’enfin … maintenant je me méfie …

  10. Phil ParisFrance
    25 décembre 2012 at 05:23

    1981 oui je sais c’est vieux. Un copain tient un bar à Vincennes, il roule en chopper et c’est un rendez-vous de copains. Il y a là mes potes d’US MOTO qui créent des choppers, les gars de la rue de Crimée en Harley et Michel Rougerie qui se tuera hélas quelque temps plus tard sur le Grand Prix de Yougoslavie (il venait de chuter sans dégâts, il se relève sans se protéger et se fait percuter par un autre pilote, adieu copain). Arrive une jolie nana mais très frimeuse en combinaison cuir qui se gare devant avec son 1300 Kawa. Mais son pied droit rate le bord du trottoir et glisse dans le caniveau et là les 300kg basculent et l’écrasent et elle est coincée. Alors attention, pas trop de frime, c’est là où on peut se prendre la honte car on ne fait pas assez attention, et le pied bien qu’habitué peut vous jouer des tours et rater le rebord du trottoir.

  11. Nivek
    24 décembre 2012 at 01:26

    Petit souvenir du permis qui remonte !

    Donc petite heure d’entrainement juste avant le passage au plateau. En ce jour d’été 2011, il était très tôt le matin, très peu dormi également à cause des vacances et bien évidemment de la hantise de l’examen.

    Dans les slaloms du lent, légère perte d’équilibre qui provoque une confusion dans les commandes : serrage brusque du frein avant puis inclinaison vers la droite, rien à faire je ne parviens pas à retenir et pose la moto, c’est la seule fois du permis d’ailleurs. Accessoirement la jambe droite a servi efficacement de tampon (ouuuuuuuiiille), je me suis retenu d’exprimer ma douleur vu les circonstances >_<
    Aucune difficulté à redresser l'ER6N de suite avec mon gabarit puis, la douleur s'étant estompée, passage au plateau sans soucis.

    Pour la petite anecdote je traine ce permis depuis août 2011 sans avoir eu l'occasion de retoucher à une bécane depuis. Je suis tombé sur ce site au hasard et ça tombe bien car c'est une pépite pour puiser les bons conseils de conduite avant l'achat, je l'espère très bientôt, de ma première bécane (enfin !) après un tel intervalle entre permis et faire cavalier seul. Merci Fabien 🙂

  12. PhilParisFrance
    11 décembre 2012 at 13:16

    Paris->Chambéry je sors du péage autoroute et je vais me garer 50 m plus loin pour ranger carte Bleue et remettre mes gants, il pleut à verse. Je ne béquille pas à fond et badaboum tout le monde par terre. Il y a la tente + 2 sacs accrochés derrière. Des jeunes dans un autocar descendent sous la pluie me relever les 300kg, merci les gars. Puis route Napoléon jusqu’à Cannes (à faire absolument, il fait nuit je vois une station essence automate, la pompe est fermée, celle d’à côté est la bonne, je braque tout à droite à l’arrêt et re-boumbadaboum,je la sens partir. Un vigile avec son chien sort d’on ne sait où, tant mieux il relève ma bécane. Donc un coup à droite et un coup à gauche mais rien de cassé, les rétros ont pivoté c’est tout. Je trouve un camping à St Raphaël à 2 m de la mer, le pied, je suis content pour un mois d’août il y a de la place. Je nettoie bien la place, OK ça paraît dur, je mets la bécane sur la centrale et elle s’enfonce irrémédiablement, je crois la retenir mais elle devient de plus en plus lourde et je lâche tout, un italien me voit et me relève la bécane, on a fait connaissance ainsi. Bref, 3 tombés à l’arrêt en 2 jours, alors que je conduis depuis 36 ans (première bécane en 1976, mais cette nouvelle Honda Deauville est mal équilibrée je trouve et très lourde à l’arrêt, je ne m’y attendais pas, je n’ai jamais eu ce problème avant. J’ai retourné les cales-pieds passager pour qu’ils restent bloqués ouverts pour faire un point d’appui mais je n’ai pas couché la bécane pour voir si c’est efficace.

  13. Lefebvre Annette
    2 octobre 2012 at 11:02

    Un bel article ! Merci pour les conseils, si utiles. Je vais voir pour ma Gladius neuve. Si vous avez le temps, je vous raconte ma dernière chute à l’arrêt en SV : à 2000 m, seule (enfin, plein de touristes en voiture et d’Italiens à moto, mais ils ne parlent jamais un mot de français et ne semblent guère s’y connaître en mécanique) au col de la Croix de Fer, avec une moto chargée pour trois semaines de périple. Passé le col du Glandon d’où j’ai admiré le Mont-Blanc, je devais redescendre sur l’Oisans. Mais j’apercevais la Croix de Fer trois km plus loin… J’avais déjà trop roulé le matin et grignoté à 14h seulement, pas bon, ça… je voyais qu’il y avait du monde, c’était le dimanche 19 août… mais la curiosité a été la plus forte. Bords de route et parkings complets… Je m’engage sur le dernier, défoncé. Obligée de m’arrêter en sortant pour cause de mauvaise visibilité, je me retrouve un pied dans le vide… et chute. Trois heures d’attente du dépannage en plein cagnard… Un couple de motards super sympa a finalement attendu avec moi l’arrivée du dépanneur, ce qui m’a sans doute évité de voir ma SV embarquée. Bref : j’ai appris à démarrer en faisant le contact au niveau du relais grâce à une pince de ma trousse, dans une gerbe d’étincelles ! En rentrant sur Lyon, ça avait une gueule ! heureusement que le ralenti était bien réglé… Le mardi 21, Suzuki Montesquieu me propose une réparation le 31…! bravo !!! Je file à Dardilly pour l’ouverture : c’était juste une histoire de comodo d’embrayage qui avait bougé, entraînant une sécurité ! Merci à l’équipe de Dardilly, si sympa que je me suis décidée pour une Gladius, pas une rayure ! et je tiens à la protéger au mieux. Merci encore ! Super, la recommandation concernant la béquille : quand on voit la double chute sur l’une des vidéos on en comprend particulièrement l’intérêt ! Bonne route à tous et… gaffe aux arrêts. Annette

  14. Serge06
    29 juin 2012 at 16:07

    A chaque fois à l’arrêt et une fois de chaque côté donc des rayures et un retro….
    Par contre dans ce cas là je suis tellement en colère après moi que je n’ai pas le reflexe de souffler de me calmer… Je redresse ma vfr aussitôt en une seconde et demi pour pouvoir passer plus de temps à m’insulter et me plaindre de ma connerie !!
    Après je me dis qu’à l’arrêt c’est quand même moins grave qu’à des vitesses plus importantes…
    Merci pour cet article !!
    Sergio06

  15. Boris
    14 juin 2012 at 21:35

    Excellent, comme d’hab. La compil de vidéos est parfaite.

    Effectivement, si la moto tombe du côté droit, il faut penser à déployer la béquille AVANT de relever l’engin. sinon, on peut retomber, une fois la moto redressée sur ses roues, en passant par dessus la selle pour tenter de déplier la béquille à la main.
    …Et là…pas pareil !!! (et gros bobos…)

    Enfin, juste un point de détail : le téflon (R) n’est pas un métal, mais une matière plastique (très très résistante à la chaleur, donc aux frottements).

  16. Momo
    8 juin 2012 at 15:39

    Merci encore une fois pour cet article, qui dédramatise la chute, qui nous montre que cet événement n’est pas l’apanage des débutants. Merci pour cette leçon d’humilité: c’est exactement ce qu’il nous faut à nous, débutants, mais aussi, certainement, aux plus chevronnés. Cela contraste tellement avec, parfois, les moqueries des autres motards, les « purs et durs », prompts à se moquer des « pieds-tendres » .

  17. brisy
    8 juin 2012 at 10:38

    chouette article (comme d’hab!) ça fait plaisir de pas être le seul à laisser tomber sa moto, bien vu aussi, la retombée de pression après l’adrénaline….je me demande si les colliers « colson » utilisés en électricité ne feraient pas aussi de bons pare-rayures pour le pot…(à condition qu’ils ne fondent pas….) après une chute; presqu’à l’arrêt , j’étais tellement au taquet que je me lamentais déjà de ne pas savoir redémarrer le moteur quand après avoir repris mon calme ,je me suis aperçu que le coupe-circuit était resté enclenché…(coupure reflexe pendant la chute;;;)à celà s’ajoute depuis que j’en suis équipé le « bang du gilet air bag(béring) qui te sonne les oreilles et te transforme momentannément en bonhomme michelin….mais limite les risque de blessures en tombant (par exemple l’épaule du côté chute…
    amicalement
    marco

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