Il est toujours compliqué pour un(e) motard(e) de s’auto-évaluer, surtout quand on débute et /ou qu’on roule seul(e), sans un œil extérieur pour nous jauger. A partir de quand cesse-t-on d’être un novice ? Qu’est-ce qui fait la différence entre un « noob » sur une moto et un motard expérimenté ? Je vous propose sept signes pour savoir où vous en êtes.

Publication en janvier 2021.
Le sujet de cet article m’a été inspiré par une vidéo du Youtubeur américain Yammie Noob.

Résumé

Présentation de sept indices / preuves qu’un(e) motard(e) a passé un cap dans la maîtrise de sa machine et commence à devenir expérimenté.

Premier rappel : nous avons tous été débutants !
Certains l’ont oublié tellement ça remonte à loin. D’autres l’ont oublié parce qu’ils ont commencé la moto très jeunes et qu’ils ne se souviennent même plus de leurs premiers pas. D’autres font mine de l’oublier, plus ou moins consciemment.

Nous avons tous commis des erreurs.
Tous les motards se sont faits peur au moins une fois. Tous (ou presque) ont laissé tomber leur bécane à l’arrêt ou à basse vitesse. A peu près tous se sont au moins une fois ratés au freinage, ont perdu l’équilibre, ont mal placé leur regard, ont mal effectué un changement de rapport…
Et je ne parle que des erreurs les plus courantes !

Il n’y a pas de honte à débuter. Il faut bien commencer un jour et prendre le temps d’acquérir de l’expérience !
Mais certains vont débuter pendant longtemps, voire toute leur vie : parce qu’ils roulent trop peu, ou pas assez souvent, ou qu’ils cessent de rouler pendant la moitié de l’année, ou qu’ils arrêtent la moto au bout de quelques mois et n’y reviendront que bien des années plus tard…

La question : quand n’est-on plus un débutant à moto ?
Comment savoir si on reste un néophyte, si on commence à se débrouiller ou si on peut se considérer comme un motard expérimenté ?

Moi qui peux prétendre à me considérer comme un motard très expérimenté et qui ai côtoyé des milliers de motard(e)s à tous les stades de leur carrière, je pense que vous pouvez vous dire que vous n’êtes plus un motard débutant quand…

Quand vous vous posez la question !

Dans la vie quotidienne, un motard se demande rarement : « suis-je encore un débutant ? »
La plupart des gens ne se posent pas la question. Ils continuent tout simplement de rouler régulièrement, plus ou moins fréquemment. Ils s’habituent à leur moto, à leurs trajets… Ils acquièrent de l’expérience sans y penser. Les automatismes s’installent sans avoir besoin d’y réfléchir. La confiance s’acquiert petit à petit – et se perd parfois d’un coup !

La grande majorité des motards ne prennent pas de recul sur leur pratique.

Une bonne partie d’entre eux sur-évaluent d’ailleurs leur niveau de maîtrise et partent du principe que s’ils ont réussi les examens pratiques du permis de conduire, ça suffit pour prouver qu’ils sont des « pilotes ».

De plus, il faut bien avouer qu’il n’existe pas de repère dans la progression du motard.

Sur la route, pas de chrono, pas de classement : il n’y a pas de critère de mesure objective pour nous situer les uns par rapport aux autres, et encore moins pour mesurer notre progression dans le temps.
Que ce soit notre propre regard sur nous-mêmes ou le regard des autres (qui lui aussi évolue dans le temps), il y a toujours un biais, une subjectivité qui rend toute mesure relative.

Il n’existe pas de seuils, de niveaux explicites et observables, de fonction « level up » comme dans un jeu vidéo, de voyant qui s’allume ou de cloche qui sonne pour montrer que vous avez gagné des points d’expérience.

Même le changement de catégorie de permis (de A1 en A2, ou de A2 en A) ne constitue en aucune manière une validation de réelle compétence.
Il n’existe pas d’examen, de certificat pour pouvoir affirmer « je ne suis plus un débutant ».
Je connais des p’tits gars en A2 qui roulent 20.000 km par an, qui roulaient déjà en 125, voire en 50 avant de passer le permis, et qui se débrouillent très bien.
Et à l’inverse, je vois parfois passer des élèves en formation « passerelle » qui n’avaient jamais touché un 2RM de leur vie avant le permis A2, ont juste passé l’examen, n’ont pas roulé du tout pendant deux ou trois ans, et viennent ensuite suivre la journée de formation pour avoir le droit de prendre une moto de catégorie A, alors qu’ils n’ont toujours aucune expérience de conduite moto…
Dans les deux cas, c’est rare, mais ça arrive.

Devenir et rester un « bon » motard, savoir rouler à moto à l’aise et en sécurité, c’est un art – ou plus exactement un artisanat ou un sport, bien plus qu’une science.
Cela demande de l’entraînement, de la répétition, des automatismes, des remises en question…
Cela prend du temps et des kilomètres, des milliers de kilomètres, voire des dizaines de milliers.
C’est quelque chose que vous allez mettre quelques mois à percevoir.

En ce sens, le simple fait de vous poser la question (de savoir si vous restez encore débutant ou non) constitue déjà un signe que vous êtes capable de prendre du recul sur votre pratique… et donc que vous n’êtes plus un débutant complet !

Pour réfléchir plus avant sur ce sujet, lire Devenir un meilleur motard.

Quand vous avez envie de changer !

Le choix de sa première monture constitue l’enjeu n°1 du motard débutant.
C’est un choix complexe, délicat, propre à chacun, qui répond à de nombreux critères – plus ou moins rationnels.
Pour en savoir plus, lire Quelle moto pour débuter ? et Pourquoi une moto n’est pas faite pour débuter ?

Du coup, il apparaît logique de penser que vouloir changer de moto signale le changement de statut de « grand débutant » (avec une moto de débutant) à « moins débutant » (avec une moto plus exigeante / plus puissante / plus lourde, etc.).
Sauf que…
La moto ne fait pas le motard !

Bien des motards, notamment débutants, surtout débutants, choisissent une moto « surdimensionnée », pas adaptée à leurs besoins réels, mais plutôt à leurs attentes en termes d’image, de plaisir supposé.
Cette inadéquation peut perdurer (ou non) et guider de la même façon irrationnelle le choix de leur deuxième machine.

Attention à ne pas vouloir gravir les échelons trop vite !
Vouloir changer de moto est une chose. Choisir une deuxième « bonne » moto en est une autre.
Se sentir assez à l’aise pour passer à autre chose que votre machine d’école / moto A2 / roadster de 180 kg / poids plume de 250 ou 300 cc… c’est bien. Mais est-ce suffisant pour prendre tout de suite un trail 1.000 cc ou une hypersportive ?

On ne passe pas d’un coup d’un tricycle à une Formule 1.
Un motard réellement mature et expérimenté comprend ça et l’assume.

Le simple fait de vouloir changer, d’avoir envie d’une autre moto, ne suffit pas à lui seul à prouver une amélioration de vos compétences de conduite.
Mais c’est un indice !

Quand vous ne posez qu’un seul pied

C’est un des signes les plus évidents d’aisance sur une moto.
Un motard débutant, pas à l’aise, qui a peur de tomber, pose toujours les deux pieds au sol quand il s’arrête.
Un motard à l’aise, en confiance, qui arrive à suffisamment bien connaître sa machine pour en sentir le point d’équilibre (et le garder), ne pose qu’un seul pied par terre à l’arrêt.

Pour beaucoup de motards, c’est le pied gauche – parce qu’ils s’arrêtent en freinant de l’arrière.
Pour certains, c’est le droit – parce qu’ils savent doser le frein avant et qu’ils veulent pouvoir utiliser le sélecteur de rapports.

Ceux qui sont encore plus à l’aise savent s’adapter et poser l’un ou l’autre pied au sol, selon les besoins de la situation, en général pour poser le pied du côté où le sol est le plus proche.
Pour en savoir plus, lire Sentir l’équilibre de sa machine.

Dans tous les cas, un motard à l’aise sur sa machine pose un seul pied à terre.
Du moins quand il roule en solo.

En duo, surtout avec un passager inexpérimenté qui risque de gigoter à l’arrêt et de déséquilibrer la machine, il vaut mieux poser les deux pieds.
Pour en savoir plus, lire Rouler à deux sans danger l’un pour l’autre.

Ne poser que le pied gauche au sol (et donc garder le pied droit disponible) est également un pré-requis pour maîtriser le démarrage en côte.
Lire Démarrer en côte.

Ne poser que le pied droit au sol permet de changer de rapport pendant l’arrêt ou juste avant l’arrêt, que ce soit pour passer au point mort (et pouvoir lâcher le levier d’embrayage) ou pour enclencher le premier ou le deuxième rapport (selon la situation), en roulant à basse vitesse ou à l’arrêt, pour stationner en 1e ou préparer un redémarrage, par exemple.
Lire Réflexions sur le point mort et la roue libre.

Cela implique de savoir s’arrêter avec seulement le frein avant, donc de savoir le doser pour marquer l’arrêt à l’endroit voulu sans perdre l’équilibre, que ce soit avec la roue avant droite ou le guidon braqué.
Lire Freiner à moto (et en scooter) – Deuxième partie et Freiner sur l’angle.

Autant d’automatismes et de capacités à s’adapter à la situation qui démontrent une certaine aisance et une maîtrise technique qui viennent appuyer des comportements de mise en sécurité de la machine et de son conducteur.

Quand vous maîtrisez l’équilibre à basse vitesse

Là aussi, il s’agit d’un des premiers signes d’aisance au guidon.

N’importe qui sait conduire une moto à plus de 10 km/h, surtout en ligne droite !
Mais savoir manier une machine de plus de 100 kg (voire 200) à moins de 7-8 km/h, quand le manque d’effet gyroscopique peut vite faire perdre l’équilibre dès que la moto s’incline, demande bien plus de compétence.

Comme j’ai coutume de le dire à mes stagiaires, le maniement à basse vitesse ne concerne peut-être que 5% du temps que nous passons au guidon, mais concentre 95% des chutes (disons des pertes d’équilibre, qui ne se terminent pas toutes par une chute)… avant tout par manque de maîtrise technique.

Du coup, un motard mal à l’aise à basse vitesse se crispe dans toutes les situations qui font appel à cette maîtrise : démarrages et arrêts, surtout avec guidon braqué, demi-tours serrés, petits ronds-points, virages en épingle, manœuvres de stationnement, interfile étroit…
Ses bras se tendent, se raidissent, ce qui amplifie les réactions du guidon et déstabilise la moto.
Comme il a peur de tomber, il garde la moto droite et n’arrive pas à tourner serré. Il regarde là où il a peur d’aller : son regard se porte juste devant sa roue avant, ce qui l’empêche d’anticiper les obstacles et de guider sa trajectoire.

A l’inverse, un motard à l’aise n’hésite pas à faire pencher sa moto à basse vitesse, ce qui lui permet de tourner bien plus serré.
Il ne se crispe pas, reste souple sur le guidon et garde le contrôle des commandes et des appuis pour diriger sa machine avec douceur et précision.
Comme il est en confiance, il arrive à quitter la moto des yeux et à regarder là où il veut aller, ce qui lui permet d’observer autour de lui, d’anticiper et d’éviter les réactions intempestives.

Et ce n’est pas parce que vous avez appris à force de répétitions à suivre un parcours à basse vitesse sur une piste hors circulation bien propre et plane, entre des plots et des piquets, que vous pouvez affirmer que vous êtes compétent !
L’aisance à basse vitesse, elle doit se vivre dans la vraie vie, sur route, au milieu du trafic, par tous les temps, à plat, en dévers, en pente, sur du bel enrobé comme sur des pavés mouillés ou sur du goudron défoncé…

Etre à l’aise, ça veut dire pouvoir manier sans hésitation, sans avoir besoin de réfléchir. C’est agir rapidement mais en déplaçant la moto lentement.

Pour en savoir plus, lire Maîtriser son embrayage et Incliner à basse vitesse.

Quand vous prenez soin de votre moto vous-même

Attention, il ne s’agit pas de simplement savoir nettoyer votre monture adorée ou de lui ajouter des accessoires !
Il n’est pas non plus nécessaire de savoir lui ouvrir les entrailles pour réaliser chez vous l’ensemble des opérations d’entretien et de réparation.

Un motard accompli doit être autonome et savoir effectuer lui-même un minimum de contrôles et de réglages sur sa moto.
Si vous devez emmener votre moto chez un professionnel à tout bout de champ pour la moindre opération mécanique, vous restez un « débutant » – ou tout au moins un assisté.

Pour en savoir plus, lire :

Quand vous essayez différentes motos

Tout le monde n’a pas forcément les moyens (ou l’envie) de posséder plusieurs motos.
Mais de mon expérience, la plupart des motards expérimentés apprécient de pouvoir choisir, selon leurs envies ou leurs besoins, entre une routière, une sportive et un trail ou une enduro, par exemple.
La composition d’un fictif garage idéal, avec de trois à cinq motos, constitue un des grands sujets de discussion entre motards.

En attendant d’en arriver là, la construction de votre expérience passe par la conduite de différentes motos, et non de seulement la vôtre – quelle qu’elle soit.

Différentes motos, cela veut surtout dire différents types de motos.
Même si chaque genre ne vous attire pas, même si vous n’avez pas l’intention d’acheter, soyez curieux !
Essayez au moins une fois une moto de chacun des grands types : roadster, trail, sportive, routière, custom, supermotard, cafe racer…
Ne serait-ce que pour simplement savoir de quoi il retourne, vous faire votre opinion, ne pas juger sans avoir essayé. Vous aurez peut-être des surprises, bonnes ou mauvaises.
Au moins, vous saurez.

Pour en savoir plus, lire Les différents types de motos.

Changer de moto, essayer fréquemment des motos différentes, c’est aussi développer votre faculté d’adaptation.
En changeant d’architecture moto, vous allez vous trouver confrontés à des positions de conduite variables, des ergonomies différentes, des commandes placées à des endroits variables, avec des sensibilités différentes, avec des comportements de partie-cycle variés…

Tout cela va vous obliger à vous adapter, à développer votre élasticité cérébrale, à stimuler votre psychomotricité, à essayer diverses solutions.
Et vous en retirerez un bénéfice en termes de maîtrise, de facilité en revenant sur votre machine habituelle.

Pour en savoir plus, lire Savoir se positionner sur un deux-roues moteur.

Quand vous avez confiance en vous

Qu’est-ce qui caractérise la conduite du motard débutant ? La peur.
Elle se manifeste de diverses manières : crispation, hésitation, raideur et brusquerie, temps de réaction, réflexion nécessaire, lenteur dans les manœuvres, fatigue rapide…
Mais dans le fond, la cause reste la même : le manque de confiance en soi qui engendre la peur.

Un motard à l’aise, ça se voit, ça se sent.
C’est une conduite fluide, « propre ». C’est beau à regarder.
Et cela se fonde avant tout sur l’aisance.
C’est la maîtrise technique qui assure la confiance. La confiance permet à son tour de libérer le regard de la moto pour observer autour de soi. Elle permet aussi de libérer le cerveau pour consacrer l’essentiel de nos ressources mentales à l’analyse de l’environnement… ce qui favorise l’anticipation, donc la fluidité.

Vous êtes le mieux placé pour ressentir (ou non) cette confiance en vous.
Mais attention, elle doit être fondée sur votre impression d’aisance en toutes circonstances !
Et non sur un excès d’assurance motivé par la testostérone ou votre seule capacité à rouler vite en ligne droite…

Un œil extérieur, celui d’un passager expérimenté par exemple ou d’un compagnon de route, sera un apport utile pour apprécier votre aisance au guidon.
Encore faut-il que ce soit quelqu’un de « qualifié » (qui possède lui-même de l’expérience à moto) et d’honnête (qui sache vous parler sans ambages).
L’avis de votre copine, qui n’était jamais montée sur une moto avant de vous connaître et qui jure ses grands dieux que vous êtes le meilleur motard du monde, ne vaut pas.

Conclusion

Au final, si on réfléchit un peu, on s’aperçoit vite que les seuls que ça intéresse de savoir s’ils sont encore débutants ou non sont… les motards débutants !
Ou éventuellement ceux qui font partie d’un groupe hétérogène et qui veulent pouvoir se situer par rapport aux autres.
Mais au fond, est-ce vraiment important ?

Si j’ai écrit cet article, c’est surtout pour vous donner quelques repères objectifs et éviter l’écueil de l’auto-évaluation erronée qui en amène certains à se surestimer.

On me demande régulièrement à partir de combien de temps on peut se considérer comme motard expérimenté.

Je réponds toujours que ce n’est pas tellement une question de temps, mais surtout de distance parcourue.
J’ai connu des motards avec 30 ans de permis qui roulaient comme des gros boulets et des « petits jeunes » avec 3 à 5 ans de permis qui se débrouillaient vraiment bien.

En gros, il vous faudra de 5.000 à 10.000 km pour commencer à bien connaître votre moto.
A partir de 30.000 à 50.000 km parcourus (sans longue interruption de pratique), on peut commencer à se dire qu’on a un bagage correct.
Au-delà de 100.000 km parcourus (sans arrêt de pratique de plus d’un an), on peut se dire expérimenté.
Au-delà de 500.000 km parcourus, on entre dans la catégorie des « vétérans ».

Pour être vraiment précis, c’est avant tout une question de qualité, de diversité des trajets effectués.
On n’acquiert pas vraiment d’expérience si on roule 5.000 km par mois, mais seulement sur autoroute toute droite…
De même, si vous faites tout le temps le même trajet que vous connaissez par cœur, vous ne progressez pas, même s’il est sinueux.
Si vous restez tout le temps dans le même environnement, qu’il s’agisse de Paris intra muros ou du col du Galibier, vous ne progressez pas beaucoup.

L’important, c’est de rouler, le plus possible, mais aussi le plus varié possible, de varier les environnements, le type de routes, les conditions météo, le type de moto, le rythme, en solo, en duo, en groupe…

Pour progresser en maîtrise technique, il n’ y a pas de secret : il faut s’entraîner.
Seul ou en groupe, par soi-même ou avec un encadrement, par un formateur pro ou des amateurs bénévoles, sur un stage payant ou une journée gratuite… l’important est de s’entraîner régulièrement, c’est-à-dire au minimum une fois (une journée ou deux demi-journées) par an.

Pour en savoir plus, lire S’entraîner seul, Perfectionner sa conduite moto et Les journées de sécurité moto.

« Je sais qu’on ne sait jamais. C’est tout ce que je sais, mais ça je le sais. » : des paroles à méditer et un hommage à M. Jean Moncorgé, alias Jean Gabin, avec une chanson écrite par Jean-Loup Dababie en 1974, année de ma naissance.
5 thoughts on “Savoir si on est un motard débutant (ou pas)”
  1. Cela fait trois ans que j’ai repris la moto après une longue interruption… Et voici que je tombe sur ton article « Savoir si on est un motard débutant (ou pas) »…

    J’ai réappris à conduire une moto grâce à la CASIM (en plus d’une lecture attentive de ce site dont les articles complètent bien mon apprentissage et présentent aussi l’avantage d’ouvrir plus grand les réflexions).
    J’ai parcouru 20 000 bornes avec mon XJ6, principalement en deux ans car la première année, j’ai roulé uniquement quand je m’en sentais capable, quand j’estimais que les conditions étaient idéales. Puis au fil du temps, la confiance est revenue, la CASIM aidant énormément. Je suis passée de « je suis vraiment une quiche (désespoir) » à « finalement, je me débrouille ».
    Et j’ai recommencé à rouler par tous les temps, beau, moins beau, pluie, vent… mais pas verglas (!) avec une très grosse majorité de routes à virages. J’ai également fait mes premiers tours de roue sur piste.

    J’ai souri quand j’ai lu ton article et je me suis vue en lisant.
    Je suis heureuse de voir que mes impressions étaient les bonnes quant à mon auto-évaluation : je ne me sens plus débutante. Pas hyper expérimentée non plus, plutôt intermédiaire (de toute façon, je considère que je suis en apprentissage constant).
    Je suis passée par toutes les phases que tu as décrites, exactement. Mon point qui reste à perfectionner est la maniabilité à basse vitesse : une perte d’équilibre avec le XJ6 alors que je me garais m’a « traumatisée », le mot est fort mais je constate, presque trois ans après, qu’il me reste encore de l’appréhension sur ce type de manœuvre. Mais j’y travaille !

    Je me suis séparée du XJ6 après un coup de cœur suite à un essai (et c’est tellement vrai qu’on commence à se sentir plus à l’aise quand on se sent capable de conduire d’autres types de motos : ça a été une révélation pour moi).
    Ma monture est à présent un Street Triple R. Trois mois qu’elle est là, 3 000 km parcourus malgré le confinement, j’adore cette moto !

  2. C’est par ce que je ne pilote pas mes motos mais que je les conduis, par ce que je suis toujours émerveillé et attentif comme un débutant que ma passion est intacte après 58 ans de pratique assidue

  3. Bonsoir,
    Personnellement’ je suis encore en A2, pas un gros rouleur (2000 km sur ma première année de A2) et je roule souvent sur les mêmes route (trajet boulot ou balade).
    J ai effectué il y a quelques mois une formation gratuit de pilotage avec la gendarmerie et à la suite de ce stage j ai eu l impression (qui c est confirmé) que j ai gagné plusieurs mois d expérience en une journée. J ai maintenant BEAUCOUP plus confiance en moi et surtout en ma moto (petite Kawasaki ER5)
    En tout cas très bon article. V

  4. Conduire une moto n’est pas conduire une voiture. Je ne me souviens pas m’être fait peur la première fois que j’ai pris la voiture tout seul il y a 40 ans. Mais pour la moto, jeune conducteur de 60 ans, lâché dans la nature depuis le mardi 20 janvier 2021 suite à ma circu enfin favorable, eh bien ma petite sortie de 30 km d’hier m’a montré que le moniteur de la moto école était très sécuritaire. Là, livré à moi même, j’aurai pu enclencher les gazes dans la première ligne droite, « j’ai eu 25 sur 27 je dois être pas mauvais »
    J’ai failli coucher la moto en prenant un rond point où je suis tombé sur une grosse ornière en prenant la première sortie…
    Allez que du bonheur à venir donc en étant prudent !!! Merci pour l’article !

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