Motards ou motocyclistes ?

Explications sur le métier de motocycliste des forces de l’ordre.

Cet article a été scindé en deux. Pour retrouver la partie sur les relations entre les motards et les forces de l’ordre, lire l’article « Comment se comporter avec les forces de l’ordre ?« 

Dans l’histoire de la circulation routière en France, les premiers motards connus des automobilistes ont été ceux de la police et de la gendarmerie. Encore aujourd’hui, sur la route, la plupart des gens les appellent « motards »: « ralentis, il y a un motard », « attention, un motard nous suit »…

Pourtant, leur équipement, leur manière de rouler, leurs missions, leur formation n’ont rien à voir avec ceux des motards civils. Eux-mêmes se désignent par le terme administratif de « motocycliste », qui désigne tout conducteur d’une motocyclette, mais est franchement tombé en désuétude dans le langage courant.

Un motocycliste est avant tout un gendarme ou un policier ou un douanier qui a choisi la spécialité motocycliste.
Depuis 2014 (arrêté du 1er août 2014 modifiant l’arrêté du 30 mars 2012 fixant les conditions physiques et médicales d’aptitude exigées des personnels militaires de la gendarmerie nationale et des candidats à l’admission en gendarmerie), il n’existe plus de condition de taille.
Avant 2014, il fallait mesurer au moins 1,70 m pour prétendre devenir motocycliste.
Actuellement, les conditions physiques et médicales sont simples : présenter l’intégrité des mouvements du rachis ; aucune amputation, totale ou partielle, de doigt ; avoir une « très bonne paroi abdominale » ; absence de varices ou d’hémorroïdes ;
vision du relief normale ou satisfaisante.

Je connais mieux les gendarmes motocyclistes que ceux des autres administrations, je vais donc plutôt parler des premiers, mais les règles s’appliquent aux autres administrations.

Il existe juste de très légères différences dans leurs formations respectives car les écoles motocyclistes de la Police Nationale (à Sens) et des Douanes (à La Rochelle) ne disposent pas des mêmes infrastructures que le Centre national de formation à la sécurité routière (CNFSR, anciennement appelé Centre national de formation motocycliste, CNFM) de la gendarmerie nationale à Fontainebleau.

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L’école de gendarmerie motocycliste

Installé à Fontainebleau depuis 1967, le Centre national de formation à la sécurité routière est un des deux centres spécialisés de l’école de gendarmerie de Fontainebleau.

Les missions du CNFSR visent à :

  •  sélectionner, former et perfectionner les motocyclistes de la gendarmerie nationale ;
  •  former les officiers et sous-officiers de gendarmerie, les commandants des unités spécialisées en sécurité routière ;
  •  développer une culture sécurité routière, au contrôle des flux, au profit de tous les personnels de la gendarmerie ;
  •  étudier et expérimenter les matériels et les techniques liés à la sécurité routière, à l’équipement du motocycliste, des motocyclettes ;
  •  participer à l’ensemble des études réalisées sur la sécurité routière, en interne et en externe ;
  •  renforcer le rayonnement européen et international du CNFSR.

Le centre propose 22 formations différenciées et reçoit entre 1.600 et 2.000 stagiaires par an, répartis sur une centaine de stages.

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L’école des motocyclistes de la police nationale

Né en 2009 du regroupement de l’école moto de la préfecture de police de Paris (à Chevilly-Larue) et de l’unité pédagogique de l’école nationale de police de Sens (89, Yonne), le centre national de formation des motocyclistes de la Police Nationale (CNFM-PN) a pour charge la formation initiale et continue des motocyclistes de la Police nationale, de la préfecture de police de Paris, de la direction centrale des compagnies républicaines de sécurité (CRS) et de la direction centrale de la sécurité publique (DCSP).

Outre le recyclage des quelque 2.500 motocyclistes de la Police nationale, le CNFM-PN assure également la formation des personnels des divers services spécialisés comme le service de la protection (SDLP), la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), l’unité de recherche – assistance – intervention – dissuasion (RAID) ou d’autres services plus généralistes de la Police nationale, qui sont amenés à utiliser des motos banalisées…

Une vingtaine de formateurs motocyclistes animent non seulement ces formations, mais également des démonstrations lors de manifestations publiques : salon de la moto, journée de sécurité intérieure, salon des métiers, forum européen des polices municipales, opérations de sécurité routière, etc.

Chaque année, le centre accueille plus d’un millier de stagiaires, sur une vingtaine de formations différentes dont la durée varie d’une semaine – pour obtenir l’attestation de conduite pour les 125 cc par exemple – à 14 semaines pour la formation des motocyclistes de la Police nationale.

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Devenir gendarme motocycliste

Les 6.000 gendarmes motocyclistes sont rattachés à la gendarmerie départementale (par opposition à la gendarmerie mobile), spécialistes de la police de la route.
Ils ont d’abord réussi les épreuves de sélection pour devenir gendarme, puis ont intégré une École de Sous-Officiers de Gendarmerie (ESOG) pour un stage de dix mois.

En sortie d’ESOG, les jeunes gendarmes qui souhaitent devenir par la suite motocyclistes doivent, autant que possible, essayer de servir en gendarmerie départementale à leur sortie de stage.
Toutes les formations motocyclistes font en effet partie de la gendarmerie départementale, sauf l’escadron motocycliste de la garde républicaine.

Toutefois, la majorité des jeunes gendarmes sont appelés à servir d’abord en gendarmerie mobile lors de leur première affectation en sortie d’ESOG. Pour les candidats masculins qui veulent choisir la gendarmerie départementale, il faut donc travailler de façon à s’assurer une place en tête de classement.
Le problème ne se pose pas pour les gendarmes féminins, à qui la gendarmerie mobile n’est pas ouverte.
Pour ceux qui commenceraient leur carrière en gendarmerie mobile, la bifurcation vers une carrière de motocycliste est toujours possible, avec un retard de trois ans sur leurs camarades servant d’emblée en gendarmerie départementale.

En cas de gros déficit en effectifs motocyclistes, il arrive que le recrutement des motocyclistes se fasse directement en ESOG. Les futurs motocyclistes effectuent alors le pré-stage pendant leur scolarité et en cas de réussite, leur première affectation sera prioritairement orientée vers une unité motorisée. Ce n’est qu’une fois en unité qu’ils seront envoyés au stage de formation complet.

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Tous les gendarmes qui souhaitent devenir motocyclistes doivent poser leur candidature à un pré-stage motocycliste.
Il ne faut pas obligatoirement servir en gendarmerie départementale pour le pré-stage, il est ouvert aux gendarmes mobiles et aux gardes républicains remplissant les conditions.

  • Être gendarme de carrière.
  • Avoir moins de 35 ans au 31 décembre de l’année de la demande de pré-stage.
  • Être jugé physiquement apte après une batterie de tests effectuée par un médecin militaire juste avant la formation (yeux, ouïe, antécédents de fractures, opérations diverses, cardio, prise de sang, analyse d’urine, etc.).

Les gendarmes dont le dossier est retenu sont convoqués pour un pré-stage d’une semaine (dix sessions par an, durée de 35 à 40 heures sur piste et sur route), qui se déroule au CNFSR à Fontainebleau.
Le pré-stage est intense, exigeant physiquement. Dans les 11 ateliers, les instructeurs vérifient l’aptitude des candidats à la conduite de motos de la gendarmerie. Ceux qui réussissent les épreuves se voient décerner le brevet militaire de conduite et conservent pendant une période de deux ans le bénéfice de la réussite.

Les candidats ayant satisfait aux épreuves de sélection du pré-stage (de 60 à 75% des candidats) sont par la suite convoqués pour le stage de formation motocycliste, qui leur donnera la qualification souhaitée et leur ouvrira les portes d’une affectation en unité motocycliste.
Ce stage, d’une durée de 480 heures en 11 semaines, se déroule également au CNFSR.

De leur côté, les officiers de gendarmerie, affectés au commandement d’un ESDR et volontaires pour la spécialisation mototcycliste, sont formés au cours d’un stage de cinq semaines au CNFSR, qui a pour objet de leur permettre de maîtriser le pilotage d’une moto de grosse cylindrée, de mieux appréhender les problèmes spécifiques de la lutte contre l’insécurité routière, de concevoir des services sur la route et de promouvoir l’action de la gendarmerie nationale en la matière.
Ce stage comporte :
– des cours didactiques sur la sécurité routière (deux semaines) ;
– du pilotage pratique sur pistes et sur routes ainsi que des mises en situation (trois semaines).

Lors de ces stages, les gendarmes apprennent à parfaitement maîtriser leur engin (d’abord des Yamaha FZ6 sur la route, puis des Yamaha 250 TTR en enduro et 600 TTRE sur les pistes techniques, enfin les Yamaha FJR 1300 et BMW R1150RT et R1200RT sur route) en toutes circonstances (vent, pluie, neige pour ceux qui ont la chance de suivre le stage en hiver) et sur tous les types de revêtement : route mouillée, terre, sable, terrain très accidenté et/ou en pente, escaliers, palette à chars, pavés, béton, etc.

Pour donner une idée de l’intensité de la formation, les stagiaires parcourent 6.000 à 7.000 km sur route en moins de trois mois et passent notamment 20 heures sur le seul exercice du freinage-évitement sur la piste de bitume à l’entrée du centre.
Mais l’essentiel de la formation a lieu sur le « polygone », les dix pistes techniques d’instruction qui s’étendent sur 10 hectares, et sur les pistes tout-terrain qui l’entourent sur 70 ha en forêt de Fontainebleau.

Le stage est difficile et les blessures légères ne sont pas rares sur les pistes…
En 2005, il y a eu 69 accidents pour 2.500 stagiaires, dont 49 ont été assez graves pour nécessiter l’interruption de la formation pour l’accidenté.

Lire également le reportage de Moto-Net sur la formation CNFM en 1999, c’est là.

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Les stagiaires apprennent également à effectuer toutes les missions de police de la route et acquièrent une véritable culture de la sécurité routière.
Les gendarmes des brigades de gendarmerie départementale ayant sur leur circonscription des terrains difficiles d’accès et qui satisfont aux conditions peuvent en plus suivre un stage particulier enduro, appelé FTT (formation tout terrain), d’une durée de deux semaines.
Dans tous les cas, un gendarme motocycliste devra revenir au CNFSR au plus tard tous les huit ans pour suivre un stage dit « de recyclage » de deux semaines où il devra prouver qu’il a conservé les aptitudes nécessaire pour satisfaire aux exigences de son service.

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Tous ceux qui viennent à bout de leur formation et réussissent les épreuves de fin de stage sont assurés d’une mutation prochaine dans une unité motocycliste : brigade motorisée (BMO), peloton d’autoroute (PA) ou brigade motorisée autoroutière (BMA).

Mentionnons également les stages spéciaux, d’une durée d’une à quatre semaines, qui forment les gendarmes des sections de recherche pour les filatures, les estafettes de la Garde Républicaine, le G.S.I.G.N. (Groupe de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie Nationale) aux techniques motocyclistes, ainsi que tous les stagiaires étrangers.

L’escadron départemental de sécurité routière (EDSR)
Il existe 97 EDSR en France, dont 93 en France métropolitaine.
L’EDSR est une unité qui regroupe l’ensemble des unités motocyclistes d’un département. 50 d’entre eux comptent en outre une (exceptionnellement plusieurs) brigade rapide d’intervention (BRI), équipée de voitures rapides.
L’officier de gendarmerie commandant l’EDSR est le conseiller sécurité routière du colonel qui commande l’ensemble des gendarmes du département. Il anime et coordonne sur tout le département la lutte contre l’insécurité routière en privilégiant les actions de prévention à l’intention du grand public et la répression des grands délits.
Chaque EDSR est composé d’un effectif de 20 à 200 militaires, dont 60% ont la compétence motocycliste.

La brigade motorisée
Une brigade motorisée est composée d’un effectif variable d’en moyenne une dizaine de motocyclistes. Les brigades motorisées se situent en règle générale dans les villes de préfecture ou de sous-préfecture.
Les motocyclistes de ces BMO consacrent l’essentiel de leur temps à la lutte contre l’insécurité routière : surveillance et contrôle du trafic routier, intervention et régulation dans le cadre d’accidents de la route, coordination des transports. Ils ont une mission primordiale de prévention par l’éducation et mènent des campagnes d’information à destination des écoliers (pistes routières) comme des professionnels de la route. Enfin, ils assurent régulièrement des escortes d’autorités et de convois particuliers (convois sensibles, hors gabarit, certaines épreuves sportives, organes etc.).

Le peloton d’autoroute
Comme son nom l’indique, un peloton d’autoroute a pour vocation d’intervenir sur un tronçon d’autoroute pour y assurer la sécurité des usagers et veiller au respect du code de la route et des règles de circulation. Les personnels des pelotons d’autoroute interviennent en moto et en voiture, mais n’ont pas vocation à intervenir (sauf cas exceptionnel) en dehors de leur secteur autoroutier. Les PA font l’objet de protocoles d’accord entre la gendarmerie d’une part et les sociétés concessionnaires d’autoroutes d’autre part.

La brigade motorisée autoroutière
Une BMA est une brigade motorisée qui a en charge, en plus de son secteur territorial, une portion de voie express. Ces unités ont par conséquent une grande souplesse d’emploi et un travail souvent varié.

Les brigades rapides d’intervention
Les brigades rapides d’intervention (BRI) dépendent, comme les unités motocyclistes, de l’escadron départemental de sécurité routière (EDSR), mais ne se trouvent pas dans tous les départements.
Les BRI interviennent sur autoroute en renforcement du peloton d’autoroute au sein duquel ils servent (surveillance et contrôle du trafic routier), et réalisent les interceptions de véhicules commettant des délits de grande vitesse, tout spécialement ceux qui cherchent à se soustraire aux contrôles.
Pour faire partie des 150 gendarmes conducteurs au sein des BRI, il faut remplir les mêmes conditions que pour devenir motocycliste, et avoir servi au moins pendant trois ans dans une unité motocycliste ou tout autre unité de gendarmerie départementale.
Les candidats sélectionnés à l’issue d’épreuves spécifiques partent suivre une formation de quatre jours organisée sur le circuit du Mans (Sarthe) par l’Automobile Club de l’Ouest (ACO). L’enseignement pratique et théorique reçu lors de ce stage est entretenu par un stage de recyclage de deux jours tous les trois ans, organisé au Mans également.

L’escadron motocycliste de la garde républicaine
Cette unité particulière, composée d’une centaine de personnels, est basée à Dugny (Seine-Saint-Denis), au nord de Paris.
Pour l’intégrer, outre les critères déjà cités, il faut suivre des tests supplémentaires de trois jours à Dugny et posséder au préalable le permis A dans le civil.
L’escadron motocycliste de la garde est rattaché administrativement au 1er régiment d’infanterie.

Ses missions les plus connues (car largement médiatisées) sont d’une part l’escorte du Président de la République et des souverains étrangers en visite officielle en France, d’autre part l’escorte du Tour de France chaque été.
Mais l’escadron motocycliste a également d’autres missions importantes comme les escortes de convois particuliers, l’escorte des transports de détenus particulièrement dangereux, le transport d’organes en région parisienne, ou encore l’acheminement de plis urgents entre l’Élysée et les ministères.
L’escadron compte trois pelotons, dont le deuxième constitue l’équipe d’acrobatie motocycliste de la garde.

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Les perspectives de carrière

Sous réserve de conserver leur aptitude physique et de satisfaire aux exigences des stages de recyclage moto qu’ils doivent suivre tous les six ans, les gendarmes motocyclistes peuvent espérer faire le reste de leur carrière dans une unité motocycliste, jusqu’à la limite d’âge de 56 ans.

Les gendarmes qui désirent commencer une carrière de gradé doivent comme les autres gendarmes départementaux passer les épreuves de l’examen d’officier de police judiciaire (OPJ). Cela implique de suivre la préparation de 14 mois axée sur l’acquisition de connaissances sur la police judiciaire, le code pénal et le code de procédure pénale comme leurs camarades de brigade territoriale.
Même si dans les faits les gendarmes motocyclistes effectuent relativement peu de missions à caractère judiciaire, il est nécessaire d’être OPJ pour être candidat à l’avancement.

Aux grades de maréchal des logis-chef puis d’adjudant, les gradés motocyclistes sont adjoints au commandant de BMO, de PA ou de BMA, et à ce titre participent à l’élaboration du service de l’unité. Un adjudant-chef ou un major (par concours ou au choix) commande une unité motocycliste ou peut devenir adjoint d’un commandant d’EDSR.

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J’ai décidé de présenter ci-dessous deux reportages réalisés par des sociétés de production télévisuelles pour des émissions spécialisées dans les documentaires d’action.

En tant que journaliste, je ne partage pas la manière de faire de ces confrères qui sont forcément complaisants, forcent sur le sensationnalisme et n’hésitent pas à souvent « bidonner » des situations (cela a été prouvé) pour faire de l’image percutante.
Ces documents conservent néanmoins une dimension d’information, mais il faut savoir prendre de la distance et du recul sur ce qui est présenté.

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Dans un autre genre, moins sensationnaliste, une série de cinq vidéos réalisée en 2014 par la chaîne de télévision locale des Yvelines sur les missions des motocyclistes de la police nationale. L’essentiel reste d’actualité et permet de mieux connaître le quotidien des policiers à moto.

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On termine avec le clip de présentation des motocyclistes GN, réalisé par le SIRPA Gendarmerie, entièrement tourné à Fontainebleau et dans ses environs.

Outre les décos « haute visibilité » des FJR et la tenue motocycliste en dotation depuis 2011, on visite tour à tour le château, le rond-pont de l’obélisque, le centre-ville, le polygone du CNFSR, les virages d’Episy, puis ceux d’Arbonne, un bout d’A6…
Au moins, ça n’a pas dû leur coûter cher en frais de déplacement !

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Pour en savoir plus sur la formation des sous-officiers de gendarmerie en général, deux reportages :

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Pour en savoir plus sur les carrières de la gendarmerie nationale :

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  12 comments for “Motards ou motocyclistes ?

  1. Philippe Roche
    30 octobre 2016 at 13:01

    Dans l’émission « Immersion totale », on entend la journaliste déclarer : « Aujourd’hui, le dispositif mis en place vise à surveiller les comportements dangereux des automobilistes. Il s’agit notamment de traquer le non-respect des distances de sécurité, ou encore la circulation continue sur les voies de gauche et du milieu. »
    Elle était sérieuse, la journaliste ? Parce que là, c’est le comportement quotidien de la plupart des usagers de la route qu’elle vient de décrire. Et que ce genre de comportement n’est jamais sanctionné, à la différence des excès de vitesse, tellement plus faciles à contrôler, même quand ils ne représentent pas un danger.
    Le métier de gendarme motocycliste me paraît admirable s’il consiste à faire de la prévention, à remplir des missions d’aide à la population, tout en vivant sa passion pour la moto. C’est l’impression qui ressort des premières vidéos présentées dans cet article. Il me paraît exécrable, en revanche, s’il est demandé aux forces de l’ordre de faire de la répression, non pas dans l’intérêt de la sécurité routière, mais pour améliorer l’image des hommes politiques qui en sont responsables.
    Le témoignage de Denys, qui date de presque 10 ans, est très instructif à cet égard : « bon allez-y, faites attention, il y en a tout le long de l’autoroute, c’est une journée où il y la télé, il y a le préfet, faites gaffe ». Des témoignages de ce genre, j’en ai déjà entendu à plusieurs reprises.
    Autrement dit, les forces de l’ordre, et donc les motocyclistes, sont coincées entre leur conception de leur métier et les contraintes politiques.

  2. Hamonic Didier
    12 mars 2016 at 00:06

    Bonjour et merci pour ce beau et bon reportage. Promotion septembre à décembre 1976. À cet époque le matériel n’était par aussi performant et parfois au polygone c’était galère pour égayer les bécanes ensablées ou simplement les faire démarrer au kick par debbouton électrique. De plus nos tenues sortaient du placard à souvenir. Cela n’enlevait rien à la qualité de la formation et je suis fier d’avoir obtenu la qualification requise pour aller à cette époque en BRGM à Montpellier.
    À ce jour retraite j’envoie les les collègues qui roulent sur de la Belle mécanique aussi bien en formation qu’en unité. Encore merci pour ce reportage que je vais conseiller à mes Amis. Au plaisir de te lire. Amis motocyclistes soyez prudents. Je roule en diversion, du 600″ et Honda 500 XL. Je me sens libre quand je roule.

  3. DENOLLE
    13 juin 2010 at 19:25

    Bsr,

    Je cite : Les candidats qui n’auraient jamais fait de moto à titre personnel auparavant n’ont quasiment aucune chance de passer les tests.

    Pas d’accord, beaucoup n’ont jamais touché une moto et sont sortis « apte  »

    le problème vient qu’avec des années de « pratique civile », les erreurs sont bien encrées et s’en séparer en 1 semaine n’est pas spécialement simple. Quand tu arrives « neuf » tu ne peux qu’appliquer ce que l’on te montre.

    Merci

    Jean-Charles

  4. piston-qui-chante
    8 septembre 2009 at 21:51

    Ouais c’est ça on va s’acheter des goldwings et des Rt pour faire plaisir aux cruchots…

  5. FredNaud
    13 mars 2009 at 09:13

    Très bon article, plus gendarme que police mais bon, je ne t’en veux pas. Le respect entre contrevenant et forces de l’ordre, il faut l’entretenir, on dit bien : « faute avouée, moitié pardonnée ». Soyez tous prudents sur la route…
    A+ en Vendée…:)

    – – –

    Réponse

    Salut,
    Je précise bien au début de l’article que je connais mieux la gendarmerie motocycliste et que je parle surtout d’elle.
    Mais dans les grandes lignes, c’est pareil pour la police et les douanes.

  6. Mike
    15 mars 2008 at 21:20

    Bonjour.
    J’ai lu votre article et je le trouve bien fait et riche en vérité.
    C’est très bien expliqué et il ne manque rien.
    Je suis gendarme et reviens du pré-stage avec l’honneur et l’avantage de partir prochainement en formation de trois mois.
    Bravo pour cet article que je trouve de bon conseil.

    – – –

    Merci à toi et félicitations pour ta réussite au pré-stage !

  7. sebastien
    2 février 2008 at 19:02

    Bonsoir,

    – J’ai consulté ton blog et il comporte juste une petite erreur. L’obtention du CAT n’est pas nécessaire pour devenir motocycliste.Je suis éléve gendarme et je rentre tout juste du pré-stage que j’ai obtenu. Une place en unité motorisée m’est réservé en sortie d’école (20 mars 2008) en attente de la date de stage.

    Réponse

    Merci de cette précision. Je rectifie en conséquence. Bravo pour la réussite du pré-stage !

  8. 22 juillet 2007 at 10:42

    Dans le même genre, un extrait de l’entretien réalisé pour mon travail avec Jean-Claude. Le seul parmi les quatorze motards qui ont participé à mes entretiens à avoir passé le permis à dix-huit ans et à ne jamais avoir arrêté, alors qu’il approche de la cinquantaine :

    « il y a dix ans, une remontée de balade en grappes de dix, on roulait à 220 de croisière sans avoir peur ; ça nous est arrivé de voir des gendarmes faire demi-tour dans une station-service et nous dire : « faites gaffe, il y a un radar dans deux kilomètres ».

    Justement, avec la police, il peut y avoir aussi quelques aventures rigolotes, moi je me suis fait gauler avec mon Scenic diesel aux jumelles à 160, ils m’ont emmené à la gendarmerie et j’arrive à la gendarmerie escorté par deux motards, donc j’étais tout penaud, je me disais : « merde, pas la peine d’avoir roulé vingt ans pour se faire gauler avec un diesel ! », et j’arrive à la gendarmerie pour qu’ils me dressent le procès-verbal et je vois des images du Joe Bar Team sur les fonds d’écrans des PC, et je fais le mec dégouté : « c’est vraiment pas la peine de foutre des trucs comme ça chez vous pour tendre des pièges aux gens », en fait moi je suis tombé dans un piège, il y avait deux radars à 500 m l’un de l’autre et le gendarme, c’était un monsieur à cheveux gris, moustaches en croc, me dit : « vous êtes motard ? » « ouais » « vous roulez avec quoi , » « une Ducati » « ah vous êtes un pur », il me colle mon PV et il me dit : « bon allez-y, faites attention, il y en a tout le long de l’autoroute, c’est une journée où il y la télé, il y a le préfet, faites gaffe ».
    Et en fait j’ai payé mon amende mais ils m’ont jamais retiré les points parce qu’il avait oublié de cocher retraits de points sur la contravention. Donc on a encore avec certains motards de la police, il peut y avoir une certaine connivence, mais là aussi, c’est le fait de rouler à moto qui nous rapproche parce que les flics c’est vraiment des gens que j’admire pas et que j’ai pas envie de fréquenter. »

  9. DAYTON
    13 juillet 2007 at 09:08

    Je salue toujours les motards (Gendarmerie, PN) et ils m’ont toujours rendu le salut. Je respecte leur professionnalisme et je te suis complétement dans tes remarques (politesse, humilité, courtoisie)…
    Super blog !

  10. 3 juillet 2007 at 11:13

    mon mari a été 25 ans motard PN…(CRS) sur l’autoroute A1 et les entrées de Paris ..93 et 95..

    un métier difficile…dangereux …

  11. 3 juillet 2007 at 05:12

    Reportage intéressant et bien documenté.

    Je te rejoins dans tes propos. Rester humble, et reconnaître son erreur, lorsqu’on est en tort.

    Sympa les anecdotes que tu racontes…

    Merci pour le lien vers mon blog 😉

    Bonne continuation, ton blog est vraiment bien, je le consulte régulièrement.

    Gazzzz!!!!!

  12. 2 juillet 2007 at 21:27

    Et bien felicitation fab pour cet article (long mais riche en info !

    Bonne continuation pour la suite 😉

    Sylvain

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