Rouler en deux-roues en hiver

Il y a ceux qui rentrent leur moto au garage à l’arrivée des premiers frimas, et ceux qui se refusent à abandonner leur machine sous prétexte que le thermomètre s’est mis en berne. Voici quelques conseils pour les irréductibles à qui le froid ne fait pas peur…

Pour éviter les gros soucis, lire Les troubles de santé liés au froid
Pour l’équipement hivernal du motard, lire “S’équiper pour l’hiver“.
Et plus spécialement “Les équipements chauffants pour l’hiver “.
Pour des conseils d’équipement hivernal pour la moto, lire “Equiper sa moto pour l’hiver“.
Si vous remisez votre machine à la mauvaise saison, lisez l’article “Préparer sa moto pour l’hivernage“.

Quelques remarques sur cette vidéo…

Relativisez le conseil d’abaisser les pressions de gonflage des pneus ! 
C’est une croyance populaire chez les motards, mais infondée : lire l’article Bien gonfler ses pneus.

Dans la préparation et l’entretien mécanique nécessaire à la conduite en hiver, la partie-cycle joue un rôle primordial. « Suspensions nickel », c’est un peu court comme conseil…
Par temps froid ou mouillé, il ne faut pas dégonfler ses pneus, mais il faut par contre assouplir ses suspensions, c’est-à-dire soulager la détente de l’amortisseur (et de la fourche si c’est possible).

Pour ma part, j’insisterais encore plus sur l’importance du choix des pneus : les pneus sport, c’est pour l’été (et encore) !
En hiver, un pneu routier, voire GT, sera bien plus sûr. Non seulement parce qu’il évacue mieux l’eau, mais surtout parce qu’il chauffe plus vite, garde la température, la répartit mieux sur toute la largeur du pneu, et ce même s’il gèle. Alors que le pneu « racing » ne chauffera jamais et restera dur, donc glissant.
Pour en savoir plus, lire Gaffe aux pneus froids !

Bon conseil de Stéph’ : prenez le temps de faire chauffer vos pneus.
« Pas de zigzags, ça ne sert à rien ! »
Pratiquez des accélérations (pour chauffer le pneu arrière) et des freinages de l’avant (pour le pneu avant) en lignes droites, avec la moto bien droite, et pas juste une fois ou deux… Il faut au minimum 4-5 bonnes accélérations-freinages ou 5 à 10 km de route pour que les pneus soient chauds.

Je me permets de relativiser l’idée de rouler près de la ligne médiane : oui pour les virages à droite, mais pas pour les virages à gauche.
Sans aller jusqu’à serrer à droite, roulez dans la trace des pneus de droite des voitures, la route y est généralement propre.

Etre « souple et doux » sur les commandes, surtout sur le levier de frein, c’est savoir (et donc apprendre, si vous ne le faites pas déjà) freiner de l’avant à un ou deux doigts, et non avec quatre doigts.
Voir l’article Freiner à moto (et en scooter) – Deuxième partie.

Et quand Stéph’ parle de chercher l’adhérence sur route mouillée « avec les gaz », c’est bien sûr avec du gaz sur le point de patinage !

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Mon premier conseil, la règle numéro un en hiver :
prenez votre temps !

S’il y a bien un moment où ça va être dangereux de vouloir rouler vite parce qu’on est en retard, c’est bien quand la route est froide et/ou humide…
Avec le froid, même bien équipé, on se fatigue aussi plus vite. On roule très concentré, voire tendu, contracté. Des pauses fréquentes s’imposent d’autant plus, courtes mais fréquentes. D’où l’importance de partir bien en avance. Et après chaque pause, même de quelques minutes, s’il fait vraiment froid, rappelez-vous que vos pneus auront refroidi.

Respectez la route et apprenez à la lire.
Ce n’est pas parce que là tout de suite maintenant, vous roulez sur un bitume sec et propre qu’il ne va pas changer brutalement d’aspect en sortie de virage, surtout en forêt ou en montagne. Partout où la route se trouve à l’ombre pour tout ou partie de la journée, elle peut rester humide et avec le froid, cette humidité se change en givre, voire en glace. Méfiez-vous particulièrement dans les zones avec alternance d’ombre et de soleil.

En hiver, avec les jours courts, on se retrouve bien plus souvent qu’en été avec un soleil rasant.
Pour autant, il n’est pas forcément facile de rouler avec des lunettes de soleil ou un écran pare-soleil car ces accessoires vont obscurcir l’ensemble de votre champ de vision, alors que vous aurez besoin d’y voir clair. Seule solution, apprendre à rouler d’une seule main, en conservant bien sûr la main droite sur les gaz et le frein avant, mais en utilisant la main gauche pour masquer juste le soleil.

Evidence : le soleil rasant dans les yeux, ça marche aussi pour les automobilistes !
Et que fait un caisseux qui est ébloui par le soleil ? Il descend son pare-soleil, qui va lui boucher une bonne partie de son champ de vision. Si le soleil est trop bas, soit l’automobiliste sera ébloui, soit il va essayer de ne pas regarder directement le soleil, donc détourner le regard de la route. Pas l’idéal pour repérer correctement le motard qui arrive en face, tout ça… En hiver plus encore que le reste de l’été, rendez vous visible !!!
Lire les articles Optimiser sa vision à moto et Optimiser sa visibilité à moto (2/2).

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Avant de partir pour un long trajet, informez-vous sur les conditions météo, l’état des routes, les fermetures des cols de montagne. Voir sur le site de la DDE de votre département.

Augmentez les distances de sécurité avec les véhicules vous précédant.
Non seulement le sol peut être glissant, ce qui augmente la distance d’arrêt, mais en cas de neige ou de glace sur la route, des paquets de neige sale s’accumulent dans les passages de roue des voitures et des camions. D’un coup, ils se détachent et tombent juste devant vos pneus…

Autre phénomène, la pellicule de givre qui se forme sur les carrosseries ou les bâches des camions et peut se détacher sous l’effet de la vitesse ou d’un coup de vent. Vous envoyant ainsi des glaçons en pleine figure !

Se méfier également des véhicules de salage qui projettent du sel, du sable, de la neige sur les côtés et derrière eux. Ne les suivez pas de près et si vous en croisez un, ralentissez et serrez à droite, le plus loin possible.

A ce propos, ne croyez pas que suivre une saleuse vous permettra de rouler tranquillement. Non seulement, elle rendra votre moto complètement cradingue, mais le sel qu’elle dépose sur la chaussée ne fera fondre la neige ou le verglas qu’au bout de 20 minutes environ. Pire, le salage maintient une humidité constante sur le revêtement et crée même parfois une pellicule de crasse, mélange de neige fondue et de projections diverses, extrêmement glissante.

Equivalence froid/vitesse. Gardez à l’esprit que plus vite vous roulez, plus le vent relatif augmente et la température ressentie diminue. La correspondance entre la vitesse et le froid est établie par un indice de refroidissement éolien (IRE) qui vous permettra de calculer la température réelle en fonction de votre vitesse et de la température ambiante.

Pas de panique : l’indice de refroidissement éolien concerne la température ressentie sur la peau nue, hors équipement de protection (casque, gants, veste, bottes, etc.) et hors équipements moto qui dévient le vent (bulle, déflecteurs, carénage, pare-mains, manchons, etc.).

Indice de refroidissement éolien

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Augmentez votre température interne par une activité musculaire.

Bougez sur la moto, une jambe après l’autre, un bras puis l’autre, mettez-vous debout, faites des flexions, secouez les jambes…
Arrêtez-vous plus souvent pour vous réchauffer et bougez ! Faites des moulinets des poignets et des bras, même aux feux rouges.

Profitez de la source de chaleur principale de votre machine : son moteur. A la pause, rapprochez-en vos mains nues pour les réchauffer (sans le toucher, bien sûr). Vous vous arrêtez quelques minutes ? Mettez vos gants au plus près du moteur, coincés sous le carénage ou posés sur les cylindres pour un flat-twin.
Attention toutefois à ne pas les mettre en contact avec les tubes d’échappement, cela les ferait fondre (vécu).

Pour vous réchauffer, approchez les mains d’une source de chaleur (radiateur), mais ne les mettez pas en contact direct ! Le froid anesthésie : rien de pire que de plonger des mains ou des pieds glacés dans l’eau très chaude, vous ne feriez que les brûler. Mettez-les sous l’eau tiède et augmentez très progressivement la température.

A la fin d’un long trajet hivernal, on est parfois tenté d’accélérer ou de zapper la dernière pause pour arriver plus vite. Erreur fatale ! Les derniers kilomètres sont ceux où l’on est le plus fatigué, le moins attentif et donc les plus accidentogènes.

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De façon générale, faire de la route en hiver s’avère surtout délicat dans les premiers kilomètres, le temps que les pneus chauffent, et dans les virages.
Autrement, en ligne droite sur du bitume propre, cela ne pose pas de difficultés particulières.
Sauf qu’en hiver, la caractéristique principale du bitume, même propre, est qu’il reste froid. Donc nos pneus chauffent moins fort et plus lentement. Donc adhèrent moins.
Bref, c’est un peu comme sous la pluie.

Ceux qui cherchent des conseils de conduite liront donc avec profit l’article « Conduire sur route mouillée« , les fondamentaux sont les mêmes :

– adopter une conduite « souple », dite « coulée » : pas de gestes brusques, pas de forte accélération ni de freinage brutal, pas de changements violents de direction…
– rester souple tant dans sa conduite que dans sa posture : ne pas se crisper ;
– ne pas pencher la moto dans les virages, ou le moins possible, mais sortir le corps pour garder la moto droite ;
– par conséquence, freiner très en amont des difficultés (virages, rond-points) pour arriver doucement et ne pas avoir à freiner ni pencher ;
– respecter les distances de sécurité avec les autres véhicules, bien sûr, et même les doubler.

Par temps froid et sec, aucun problème particulier ne se pose.
Simplement, n’oubliez pas que l’air ambiant étant plus froid, il faudra plus de temps à votre moteur pour parvenir à sa température de fonctionnement et plus de temps aux pneus pour atteindre leur adhérence optimale.

Par temps de pluie, rien d’autre à faire que de réduire la vitesse et d’appliquer les conseils de l’article « Conduire sur route mouillée« .
Rappelez-vous aussi que le fait d’être mouillé multiplie par cinq la vitesse de refroidissement de votre organisme. Pour rester au chaud, soyez parfaitement étanche ! Sinon, arrêtez-vous le temps de sécher.

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Par temps de brouillard, la route est mouillée, les mêmes conseils s’appliquent.
Il faudra par contre tenir compte d’une visibilité encore plus réduite, pour vous comme pour les autres. Diminuez encore plus la vitesse !

En cas de brouillasse à couper au couteau, vérifiez que votre feu de croisement est bien allumé (je sais, c’est bête à dire, mais si vous saviez ce qu’on voit des fois…), mettez les warnings si vous en avez, enclenchez bien sûr les feux anti-brouillard si votre moto en est équipée…
Inutile de mettre le feu de route, le faisceau lumineux intense serait renvoyé par les gouttelettes d’eau en suspension dans l’air et vous y verriez encore moins bien, surtout de nuit.

Si possible, enfilez un gilet ou une chasuble réfléchissante, mettez un brassard à diodes (voir l’article « Rouler de nuit« ).

Si vous portez des lunettes, ne commettez pas l’erreur de relever l’écran de votre casque. La condensation se formerait alors directement sur les verres de vos lunettes et vous deviendriez quasi aveugle. Entrouvrez légèrement l’écran s’il s’embue, mais ne l’ouvrez pas complètement.

Essuyez fréquemment l’extérieur de l’écran avec un doigt de votre gant, si possible doté d’une raclette.

Si vous prévoyez de rouler dans le brouillard, usez et abusez des produits anti-buée ou d’un double écran « pinlock ».

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S’il pleut (ou qu’il fait humide, ou qu’il y a du brouillard) et qu’il gèle au sol (une température ambiante à moins de 2°C peut suffire à donner du 0°C au sol), il est probable que vous rencontrerez du verglas.
Et donc que vous allez perdre l’adhérence de vos roues.
Faites particulièrement attention dans les endroits venteux (ponts, gorges), les tunnels, les sous-bois où le soleil ne perce pas, les versants de montagne au nord, etc.

Si c’est en ligne droite et que la plaque de verglas n’est pas trop longue, ne freinez surtout pas, regardez loin droit devant vous, ne vous crispez pas et vous avez une chance de raccrocher le bitume. Cela m’est arrivé une fois, j’avais pris la plaque de glace (deux-trois mètres de long) pour une flaque de sel, à 100 km/h sur une quatre-voies. Cela fait tout drôle, mais je suis encore là pour vous en parler.

Si c’est dans un virage, c’est fini, vous êtes par terre, pire que du gasoil. Et toute route finit par tourner…

Franchement, ne tentez pas le diable. Le verglas est le seul aléa climatique qui me dissuade d’emblée de prendre la moto.

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S’il neige, ça commence à devenir rock ‘n roll…
Dans la mesure du possible, si vous arrivez à prévoir la chute de neige, évitez de prendre la route en deux-roues. D’abord, ça glisse un peu quand même, et surtout, la visibilité est très mauvaise. La neige vient se coller sur l’écran du casque, on ne voit rapidement plus rien, il faut l’essuyer toutes les dix secondes. Mêmes conseils sur la visibilité que par temps de brouillard.

Rouler dans la neige fraîche et poudreuse n’est pas plus compliqué que sur une route détrempée. Essayez au maximum de suivre les traces des pneus des véhicules qui vous précèdent, tout en évitant les endroits où la neige est damée, compressée et bien souvent glacée.

Sur neige, on roule en deuxième à 10 km/h, les deux pieds sortis pour rattraper les petites glissades, sans freiner ni accélérer. Tout à l’embrayage ! Apprenez à repérer le point de patinage de l’embrayage et allez-y tout doux sur les gaz.

Par contre, si la moto part en glissade et que vous n’arrivez pas à la redresser de suite par une impulsion du pied, laissez tomber. N’essayez pas de la rattraper sur un sol glissant, vous allez juste réussir à vous faire bien mal. Laissez-la filer, ne vous accrochez pas à elle.

Willy, un GSiste vosgien grand habitué de la conduite sur neige, vous donne quelques conseils.
Pour une conduite occasionnelle sur neige, dégonfler ses pneus habituels de 40 à 60% de leur pression normale.
Si vous devez rouler régulièrement sur des routes enneigées mais plates, monter des pneus à crampons, eux aussi dégonflés.
Si vous voulez rouler sur neige en côte, il faut monter des pneus à crampons (Continental TKC 80 ou Metzeler Karoo, par exemple), gonflés à 1,5 bar et chaînés.
Avec ses chaînes autour de pneus gonflés à seulement 0,5 bar, Willy a roulé en Norvège avec sa R1150GS de 290 kilos sur du verglas par -30°C…

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Question de pneus

Le principal problème posé par la conduite d’un deux-roues en hiver, c’est le manque d’adhérence.
Cette moindre adhérence provient d’une part d’une surface de contact (la chaussée) plus froide, souvent humide voire mouillée ou même glacée, et d’autre part d’une surface de frottement (le pneu) qui atteint plus lentement sa température de chauffe.

Comme on ne peut guère agir sur la route (sauf en essayant de rouler aux endroits les moins froids et les moins mouillés), il faut agir d’influer sur le pneu.
D’abord en veillant à rouler sur sa partie la plus chaude, la bande de roulement, donc en gardant la moto droite.
Ensuite en augmentant le pouvoir d’adhérence du pneu.

Or, si la capacité d’adhérence d’un pneu s’améliore avec sa montée en température, cette dernière n’a pas (ou peu) d’influence sur une route trempée, où seule compte la capacité du rainurage à évacuer l’eau. Pour bien faire, il faut des pneus avec une gomme capable d’offrir un bon « grip » à basse température, mais qui offre aussi un bon rainurage pour évacuer l’eau de pluie. Très difficile à réaliser, dans la mesure où les pneus sportifs à gomme dite tendre n’atteignent justement leur plein pouvoir d’adhérence qu’à haute température.

A l’heure actuelle, il n’existe qu’un seul modèle de pneus hiver pour motos, le modèle K60 du manufacturier allemand Heidenau.

Si vous n’avez pas ces pneus, il faut recourir à des expédients : entourer ses gommards de ficelle ou de corde, de toile spéciale ou les chauffer avec un aérosol comme le « Traitement pneus GR 700 » de Lexoil.
Les pneus tout-terrain ou mixtes adhèrent mieux que les pneus routiers, mais cela ne fera que retarder l’échéance.

A noter qu’en 2007, Metzeler a lancé un pneu spécial hiver pour les maxi-scooters : le Feelfree Wintec.
Il offre une surface de contact au sol optimisée grâce à de petites rainures sur l’ensemble du pneu. Ces dernières permettent également un temps de chauffe moins long.
De plus, le mélange de composants (trois différents polymères, et l’équilibre entre silice et noir de carbone) est spécialement étudié pour que le Wintec offre une bonne adhérence sous la barre des 0°C. Le design de la bande de roulement, quant à lui, s’inspire des pneus moto destinés aux GT pour une meilleure évacuation de l’eau.
Paraît que Metzeler réfléchit à le faire pour les motos, mais pour l’instant, rien en vue.

Rappel : les pneus moto cloutés sont interdits en France !

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  36 comments for “Rouler en deux-roues en hiver

  1. Boris
    18 mai 2017 at 19:26

    Bonjour ! Je me demandais s’il est farfelu de monter des pneus certifiés m+s (donc « hiver ») et de rouler avec toute l’année, y compris l’été, en habitant en Alsace où on est une bonne partie de l’année sous les 10° ? Ou y a-t-il une réelle contre-indication à rouler en pneu hiver en permanence (en-dehors de l’usure prématurée des pneus bien entendu) ?
    Merci d’avance !

    • FlatFab
      18 mai 2017 at 22:49

      Aucune contre-indication.

  2. 13 mars 2016 at 08:15

    Merci encore pour ce site très bien fais et plein de bon conseil.

    Première sortie vendredi 11 mars départ de Chamonix, soleil mais frais la bise, point de gel 0° à l’ombre. Je décide de passer par la petite route de Vaudagne pour rejoindre Servoz depuis le village des Houches… et là ho surprise dés le début de la descente coté nord, tout blanc… c’est de la neige bien froide donc un peux plus adhérente… pour un jeune permis moins de 1 an et pour un jeune de 55 ans… je savais que la neige serrais là seulement sur quelque centaines de mètres..

    Et grâce à la vidéo de Willy « les marmottes 2012 » regardé la veille en entier, n’en croyant pas mes yeux de voir les gaillards rouler sur la neige, et bien je l’ai fais, j’engage la Transalp 600… Plus bas une belle partie au soleil super et plus bas encore, dans la forêt à l’ombre, la neige sur les talus ou et tombé des sapins, fondue et regelé à formé des plaques de glace fine mais recouvrant le goudron. Je suis passé en première frein moteur , les pied de chaque coté et après avoir bien vérifié qu’il y avait personne en face j’ai choisi les meilleur trajectoires possible. dans l’axe et quand même bien tendu, mais c’est passé.

    Super bonne expérience pour moi, mais j’avoue que je ne pensais pas trouvé la glace. Ce que je retire de cette expérience, et je m’en doutais par ce temps ensoleillé mais très froid, dégel au soleil mais que l’après midi et au nord l’ombre glacé bien en dessous du point de gel crée des plaques de glace qui sont plus dangereuse que la neige. Dans vos conseil, bien vus aussi vous dites attention à la neige tassé par les voitures, c’est très vrais. j’ajoute attention à la neige savonneuse, c’est à dire tombé avec des des températures trop douce très glissant. Plus la neige est froide plus elle est adhérente, à partir de _ 15° la neige crisse sous les pieds, pour le ski elle ne glisse plus et pour les pneumatiques elle colle bien mieux.

    Enfin si je n’avais pas vus cette petite vidéo, je pense que je ne me serrais pas engagé dans la descente, je vous remercie vraiment de tout ce qu’enseigne votre site que je fréquente depuis mes débuts en apprentissage permis, et maintenant pour progresser.

    • Hiver
      16 mars 2016 at 14:31

      Tu es prêt pour l’Hivernale de Moto Journal, René Robert! :-))

      Cette expérience permet en tout cas d’acquérir une très grande confiance, confiance dans le sens constructif, soit conduire très détendu, très souple, en adaptant sa vitesse, tout en étant très présent et concentré (et non pas la confiance aveugle qui fait prendre des risques stupides).

      On se rend compte que la moto peut passer vraiment partout (bon, ou presque :-), après il y a la motoneige ou les patins à glace!) et c’est top de ne pas se sentir obligé de faire demi tour au cours d’une belle balade hivernale, par peur de s’engager sur une petite route en sous bois enneigée…

  3. Philippe Roche
    28 novembre 2015 at 12:38

    « Rouler dans la neige fraîche et poudreuse n’est pas plus compliqué que sur une route détrempée.  »
    Euh, oui, jusqu’à un certain point, tout de même !
    La première condition pour que la circulation sur la neige ne soit pas plus compliquée que sur une route détrempée est que la couche de neige ne soit pas trop épaisse, de sorte que les pneus puissent encore entrer en contact avec le bitume, et conserver ainsi un minimum d’adhérence. A partir d’une certaine épaisseur de neige que je ne saurais définir avec précision, même les voitures équipées de quatre pneus neige ne tiennent plus la route. Alors, les motos !

    « Essayez au maximum de suivre les traces des pneus des véhicules qui vous précèdent, tout en évitant les endroits où la neige est damée, compressée et bien souvent glacée. » D’accord, il faut essayer de suivre les traces créées par les autres véhicules, mais là, il vaut mieux circuler juste derrière le véhicule qui vient de créer cette trace, dans laquelle la neige va sinon être très rapidement « damée, compressée » et gelée.

    « Le verglas est le seul aléa climatique qui me dissuade d’emblée de prendre la moto. » Quitte à passer pour un dégonflé, je rajouterai que la neige est le deuxième élément, après le verglas, qui me dissuade de rouler en moto.

    « Le verglas est le seul aléa climatique qui me dissuade d’emblée de prendre la moto. » (bis). Certes, mais tu vis dans une région dont le climat est océanique, avec donc peu d’épisodes neigeux.

    • FlatFab
      28 novembre 2015 at 12:55

      Il se trouve que je ne vis en Aquitaine que depuis 2011 et qu’avant ça, j’ai vécu et roulé dans pas mal d’endroits du nord de la France, notamment à Lille, où il fait parfois un peu froid. Je me souviens d’une fois où je suis remonté sous la neige de Paris à Lille, autoroute A1 bloquée par la neige, déviation par Valenciennes, j’ai quand même réussi à arriver jusque Lille, les rues n’étaient pas du tout déneigées, j’ai fait une superbe glissade, la couche de neige était tellement épaisse que la moto n’a pas touché le bitume (comme toi sur la boue…), je suis remonté dessus et j’ai fini par arriver quand même, na ! Bon après, je suis resté bloqué sur place pendant deux jours avant que ça commence à fondre…

      Par ailleurs, on peut rencontrer la neige en haute montagne une grande partie de l’année. Après trois mois de permis, j’ai fait mon premier tour de France et dans les Pyrénées, j’ai rencontré de la neige, pas grand-chose, genre 1-2 cm… Je m’en suis sorti en suivant la voiture du facteur pour rouler dans ses traces.

      • Philippe Roche
        28 novembre 2015 at 17:16

        Bon, alors disons que le fait de rouler sur une couche de neige de dix centimètres est aussi dangereux que de traverser une coulée de boue de la même épaisseur, que la neige et la boue ont pour vertu d’amortir la chute de la moto, et que, dans les deux cas, tu t’en sors mieux que moi. Et sinon, tout va bien chez toi, pas de neige, pas de boue sur les routes ? 😉

  4. Philippe Roche
    21 janvier 2015 at 18:23

    Il y a un problème que Fabien n’aborde pas dans cet article, c’est celui de la vision que l’on peut avoir avec un casque qui laisse la buée s’installer dans la visière malgré le système pinlock. J’en ai parlé récemment dans « Entretenir et nettoyer son casque », et je n’ai toujours pas trouvé de solution. Aujourd’hui encore, avec la neige et une température à 3°C, je n’y voyais plus rien : j’avais beau essuyer ma visière avec la raclette de l’index gauche (gants BMW Winter Pro), rien ne pouvait empêcher l’humidité de dégouliner sur sa face interne, ni surtout la buée de remonter petit à petit, au niveau de mes lèvres, de mon nez, voire plus haut. Entrouvrir la visière ne résolvait le problème que très temporairement, tout en laissant aux flocons la possibilité de fouetter mon visage.

    Je ne suis certainement pas le seul roule-toujours, et la question que je me pose est la suivante : comment font donc les autres ? Ces dernières années, Les hivers étaient soit très doux, soit très froids mais très secs, et ne posaient pas ce genre de problèmes. Mais là, en 2015, le temps est froid et humide. Que faut-il faire ? Y a-t-il des solutions telles que des visières chauffantes ?

    Philippe.

    • oldbir
      21 janvier 2015 at 21:04

      Salut, je ne veux surtout pas faire de l’élitisme, mais à mon grand étonnement avec mon C3 pro avec un pinlock je n’ai pas ce problème de buée.

      • Fred
        15 mars 2016 at 13:37

        Pareil, j’ai un Shark S900 avec pinlokc et aucun problème de buée sur la visière. Par contre, sur les lunettes…

    • Ricky
      21 janvier 2015 at 22:05

      Ben moi aujourd’hui aucun problème de visière, j’ai pris le train. 🙂

      Et ça risque de durer quelques jours vu que je suis sous 5cm de neige 🙁

      sinon j’ai quand même bien diminuer la buée ; en tournant le pinlock j’ai réussi à mieux faire plaquer l’écran intérieur.

      Ricky

    • FlatFab
      21 janvier 2015 at 23:29

      J’ai le souci avec l’écran Pinlock de l’écran du S1 Pro, pourtant tout neuf car changé début décembre. Le double écran est mal collé, il descend peu à peu avec les vibrations, je suis obligé de le remettre en place pour qu’il reste bien collé… et si la buée s’est collée dedans entretemps, ben elle reste !
      Ma « solution » : ramener le casque au magasin et le renvoyer au SAV en demandant soit un changement d’écran, soit un collage efficace.
      On verra bien ce que ça donnera.
      Mais cela suppose de posséder plusieurs casques, évidemment…

    • Ifup
      22 janvier 2015 at 09:07

      Salut!

      J’ai aussi, ces jours-ci, de la buée qui apparaît rapidement, malgré le pinlock sur mon GT Air. Et je n’ai pas observé de « mouvement » du pinlock.

      Par contre, j’ai pu faire deux observations :
      -Si mon tour de cou « tube » (en polaire Décat’, en plus de la cagoule qui ne couvre pas toujours très bien le cou) est un petit peu pris dans le casque, l’aération n’est pas optimale et de la buée apparaît rapidement (donc, c’est facile à comprendre / corriger)
      -Si, lors du nettoyage de la visière (démontage de la visière et du pinlock), je n’ai pas assez attendu que le tout soit bien sec, ou alors l’humidité ambiante dans la pièce était conséquente, après quelques minutes à rouler dans le froid (casque « au chaud » dans le garage), de la buée survient DANS le double écran, et alors ralentir et entre-ouvrir la visière pour que l’intérieur et l’extérieur de la visière soient à la même température a été la seule solution que j’ai trouvée. Phénomène qu’on peut observer en hiver principalement, sur les vieux double-vitrage qui ne sont plus toujours vraiment étanche…
      Et il y a aussi un « lien » avec la position de la bulle (sur ma 1200GS) qui permet de faire passer +/- d’air sur le casque et donc force +/- l’air à passer dans le casque… Confort de bruit/mouvement ou confort de vision, il faut choisir! (et trouver…)

      Ensuite, j’ai remarqué, sur mon trajet quotidien de 25km de petites routes dans les monts du lyonnais, que lorsque je laisse la visière entre ouverte pour rouler (20-25min, c’est encore supportable…), j’ai beaucoup moins froid aux mains que lorsque je roule visière fermée.
      Les esquimaux ont toujours les pommettes au vent: c’est le thermomètre du corps, qui indique qu’il faut frissonner pour se réchauffer. CQFD?
      La limite étant toujours le temps à passer dans ces conditions…

      @ tchô

      • Philippe Roche
        22 janvier 2015 at 12:06

        Salut ifup, et merci pour ta réponse qui m’intéresse d’autant plus que nous vivons apparemment dans la même région : je vais souvent me balader dans les Monts du Lyonnais, qui sont tout près de chez moi. Pour être plus précis, j’habite à Charly. Incidemment, Fabien organise deux ou trois fois par an des stages dans notre région. Ce n’est pas le sujet, mais c’est dit.

        Tes observations sont tout à fait pertinentes, et rejoignent les recommandations que j’ai pu lire sur le mode d’emploi de mon casque BMW : si vous avez de la buée, entrouvrez la visière, supprimez la mentonnière, baissez la bulle du carénage et, in fine, subissez tous les affres de l’hiver dont votre casque est censé vous protéger ! A quoi bon payer si cher un casque qui renonce à tous ses avantages dès que la météo n’est plus clémente ?

        Cela étant dit, je vais suivre le conseil de Fabien et rapporter mon casque cet après-midi chez mon concessionnaire.

        Philippe.

        • Philippe Roche
          22 janvier 2015 at 16:26

          Mon concessionnaire a changé ma visière sous garantie (j’ai remplacé mon ancien casque par un casque neuf en septembre 2013 après un accident aux Etats-Unis). Je ne suis pas encore en mesure de vous dire si la nouvelle visière sera plus efficace que l’ancienne contre la buée, mais je vous tiendrai tous au courant.

          Philippe.

  5. Jérémy
    23 septembre 2014 at 16:53

    Bonjour !!

    J’me posais la question suivant : Peut on installer des pneus de trails/Cross sur un roadster ?
    J’ai 2 jeux de jantes, un pneus route, et l’autre jeu bon a changer avec une couronne plus grande. Quelle serait l’incidence en installant ce type de pneus ? (110/130 x 70 x 17 en monte d’origine, pneus trouvés en 110/130 x 80 x 17)

    • Ricky
      24 septembre 2014 at 09:02

      L’hiver le problème pour le pneu c’est le froid. Et ça change rien entre pneu trail ou route. D’autant que les pneus trail sont aujourd’hui très proche des pneus de route).

      Personnellement je ne bricolerai pas.

      Monte des bons pneus de route neufs (style Michelin PR4) qui seront excellent sous la pluie et pas moins bon que des pneus de trail par températures basses.

      A quand les pneus neige ? Il en existe déjà pour les scoots.

      Amicalement

  6. Vincent
    15 septembre 2014 at 10:59

    En plus de tous ces bons conseils, j’en ajouterai un : mangez souvent (et buvez un peu d’eau par la même occasion).

    Une fois, en hiver, j’étais sur des petites routes ardéchoises, ça faisait deux heures que je roulais, et je trouvais que j’avais du mal à prendre les bonnes trajectoires. Ca m’a été confirmé quand j’ai été doublé par un trail qui semblait rouler sur des rails et allait bien 10 à 20 km/h plus vite que moi sans difficulté apparente.
    Au village d’après, je me suis arrêté à la boulangerie pour acheter un truc à manger, et après ça allait beaucoup mieux !
    Même si on ne s’en rend pas compte, même si on est bien habillé, le froid consomme beaucoup de calories. Il n’y a pas que la moto qui consomme, le bonhomme aussi !
    Depuis, quand je roule en hiver, je mange toutes les 2 à 2,5h environ (ça fait donc un « goûter » intercalaire entre chaque repas). Il n’y a pas de régime ou d’attention à la ligne qui tienne, il faut alimenter le bonhomme pour tenir le coup et rester concentré !

  7. gilles
    2 décembre 2010 at 21:17

    bonjour fabien
    en septembre , j ai fait la révision et changé le pneu avant.
    celui de l arriere est usée a 40 pour cent!
    avec ce climat hivernal, pensez vous qu’il serait judicieux de changer ce pneu! a s’avoir que j ai du faire 2000kms depuis septembre! et adopte une conduite prudente, des que la chaussée est humide.
    te remerciant d’avance bon wee kend
    gilles

    – – –

    Réponse

    Normalement, un pneu routier qui était usé à 40% il y a 2.000 km doit rester encore bon pour le service.
    Il y a un moyen simple de le vérifier : la profondeur légale des sculptures des pneus moto en France est de 1 mm au minimum.
    Cette profondeur est amplement suffisante pour assurer une bonne évacuation de l’eau, à condition que le pneu soit correctement gonflé.

    • gilles
      7 décembre 2010 at 13:32

      merci fabien

  8. tituss
    29 novembre 2010 at 08:00

    Bonjour,
    Et encore merci pour vos conseils ,car la moto me passionne mai jai vue ces jours ci avec la neige et le froid -2 ou -4 quand ont est fatigué s’est pas facile
    de tenir après une journée de boulot tu as raison 4 roues c’est plus prudent que 2 , je sortirai ma routière au beau jour,
    cordialement
    tituss

  9. tituss
    25 novembre 2010 at 08:17

    Bonjour,
    Merci pour le conseil,mai que pense tu si je vendais ma voiture ,pour tous mes déplacement ,sa veux dire plus de voiture est ,neige comme , pluie ou verglas sa sera à moto ,60 kms par jour à moto ,par la suite ont se lasse pas ?
    merci de vos conseils ,
    tituss

    – – –

    Réponse

    Là, toi seul possède la réponse.
    Je ne vais pas te conseiller de vendre ta voiture si tu dois parfois circuler dans des conditions d’adhérence précaire où il sera toujours préférable de rouler sur quatre roues que sur deux…
    Quant à parcourir deux fois 30 km chaque jour à moto, tout dépend de ta passion pour ce moyen de transport et de ton équipement de protection.

  10. tituss
    24 novembre 2010 at 08:30

    Bonjour,
    je veux faire que de la petite route de :15 kms campagne après on passe sur de la vile 15kms de vile ,la route de campagne s’est dans les bois donc presque jamais de soleil le matin il y souvent du verglas (1 jour sur4) je part à5H30 du matin ,je pensai prendre un Trail à gros pneus et pour un entretien à moindre frais un YAMAHA TDR 125 ou un YAMAHA TW 125 ,
    merci de vos réponses
    tituss

    – – –

    Réponse

    Le TDR est plus routier, plus haut, moins facile à retenir, plus puissant aussi.
    Le TW est plus bas, plus léger, avec de plus gros pneus déjà à tétines d’origine…
    Pour ce que tu décris, je prendrais le TW.

  11. tituss
    23 novembre 2010 at 17:17

    bonjour,
    j’habite dans le centre de la France, donc froid en hiver en dessous de zéro et neige 15 jours par ans, je voudrai vendre la voiture pour acheter un Trail équipé de pneus crampon type cross et rouler toutes l’année a moto j’ai déjà une routière,merci de vos conseils,
    a oui excusé moi j’ai oublié de vous dire je parcours par jour 30 kms aller 30kms retour qui nous fait 60 par jour
    tituss

    – – –

    Réponse

    Des conseils, mais sur quoi ? Le choix d’un modèle ?
    Il faudrait déjà savoir dans quel cadre vous comptez utiliser la moto : sur route ou sur chemin ?
    Pourquoi vouloir l’équiper de pneus à crampons ? Pour aller sur la neige ?

  12. 20 janvier 2010 at 15:30

    Je joins un petit truc qui marche aussi pour ceux qui se font avoir par la neige.
    Système réalisé par les roule toujours et essayé par moi même, et ça marche bien.
    Je dégonffle le pneu d’1 kg
    Se munir d’une 20 aine de colson (rislan) par roues et les plus larges possibles et qui puissent s’enrouler autour du pneu /jante. (donc d’une longueur de 45 à 50 cm voire plus …)
    Côté jante, je met un morceau de cuir ou de tuyau d’arrosage ouvert (pour ne pas abîmer celle ci) et j’enserre le pneu avec les rislan tout autour
    Pour ma part, je me munis d’une pince, beaucoup plus pratique pour serrer le tout et couper net les bouts de plastique.
    Le boucles carrées de serrage je les pose en quinconce sur la bande de roulement du pneu, légèrement vers l’arrondi (pour pouvoir se pencher et avoir du gripp.)
    J’en met aussi bien à l’avant qu’à l’arrière. ça marche sur la neige fraiche, même un peu tassée, mais en roulant doucement.
    Ca passe bien, faut y aller avec l’embrayage en douceur.
    Ca ne touche pas le garde boue ni les bras oscillants ni les pots d’échappements.
    Les enlever dès que l’on retrouve la route dégagée et regonfler ses pneus.
    Je roule en BMW R 1150 RT.
    Messieurs Dames, à vos Colson.
    Bonne route

  13. 23 novembre 2009 at 12:23

    Encore un bel article avec de très bons conseils!
    encore 2 petits conseils qui vous permettront de rouler encore plus à l’aise:
    un pochon en plastic par dessus vos chaussettes (ca marche aussi pour la pluie)
    des journaux entre le blouson et la polaire…c’est vieux comme la moto mais super efficace

    en cas de très forts risque de verglas/neige je préfère utiliser l’autoroute: la chaussée est traitée et les aires de refuge plus présents que sur les RN.

    Un exemple:
    http://balades-en-125.over-blog.com/4-categorie-10761815.html

  14. benjamin
    8 novembre 2009 at 18:42

    Bonjour Fabien,

    J’ai le projet suivant : rentrer (seul) de la capitale en Aveyron (A75 donc et 700 bornes), puis y remonter pour les agapes de fin d’année (trajet fin décembre début janvier). Le trajet serait uniquement autoroutier. Mon entourage tempête et me dit que c’est n’importe quoi mais sans argument solide. Avant cette aventure, j’aurais fait plusieurs weekends moto dans les 200/300 km avec ma meilleure moitié. Par ailleurs, en ce moment, je suis sur des trajets Paris/banlieue tous les jours
    Je connais bien l’A75 et sais que c’est une autoroute sur laquelle il arrive de neiger, mais qui est bien entretenue.
    Côté équipement, j’ai tout ce qu’il faut, sauf poignées chauffantes.
    Je prévois de faire moultes pauses et de rouler en forme, à jeun, etc… pas de folie là-dessus

    En tant que motologue qu’en pense-tu ? avec l’expérience indiquée plus haut, est-ce déraisonnable de ma part de tenter un tel trajet dans des conditions hivernales ? Je pressens que ta réponse va me conseiller la patience pour ce type de trajet

    – – –

    Réponse

    Salut,

    Non, pourquoi ?
    L’autoroute, c’est ce qu’il y a de plus facile. Et l’A75 ne présente pas de difficulté particulière.
    Les deux principaux risques sont le froid et la fatigue. Si tu es bien équipé et que tu t’arrêtes souvent, c’est-à-dire dès que tu ne sens plus le bout de tes doigts et que tu ressens des signes de fatigue, c’est un trajet faisable.
    Prévois la journée entière pour ne pas te trouver pris au dépourvu. Il vaut mieux partir très tôt le matin (vers 7h) pour essayer d’arriver avant la nuit qui tombe dès 18h. Dans l’idéal, il serait même préférable de prévoir le trajet sur deux jours (un jour et demi, en fait).
    Prévoir de l’eau, un thermos de thé chaud et des barres énergétiques.
    Outre l’article sur la conduite hivernale, lis aussi : « Rouler au mieux de sa forme« .

    « Motologue », c’est nouveau ça…
    Tu crois que je peux le mettre sur mon CV ? 😉

  15. oam
    5 octobre 2009 at 12:49

    Moi comme je dis souvent,rouler sous la neige,RESPECT…!!!
    J’ai été obligé 2 fois,et bonjour les flips…!!!!

  16. will69
    5 octobre 2009 at 12:37

    Une fois de plus un excellent sujet, merci.

    Je suis originaire des Hautes Pyrénées (65), où rouler la neige est une habitude.

    Une « épopée » m’a fait parcourir Toulouse-Tarbes sur la voie rapide en 1989 avec mon KZ 400 sous une tempête de neige et avec une jolie couche de neige au sol.

    9 heures pour 180 kms, avec moult chutes.

    Encore aujourd’hui, je suis un motard « annuel », ce n’est qu’en cas de verglas que je ne roule pas.

    Il est à noter que la conduite du scooter (mon SW 400) est très différente de celle de la moto.

    Centre de gravité plus bas, freinage couplé et surtout roues de 13′ et 14′.

    La conduite en hiver, bien protégé, je ne connais pas le froid.

    Mais la conduite en hiver avec la pluie, c’est mode lopette tout au long de la route.

    Ce qui ne m’empêche pas de me balader aux alentours de Lyon profiter des monts enneigés.

  17. oam
    23 août 2009 at 20:00

    Neige ou verglas,en bécane tout trajet devient TRES laborieux…!!!En pneu route comme mixte,même sur un gros trail,multiplier le temps de trajet habituel par au moins…oulala…!!!!!plein!!!Et je te parles pas de la sudation,mieux que le sauna ,avec des trucs qui passent par le tête toutes les 15 secondes du genre: »ça y est,ce coup ci je me gauffre »..!!ou encore « Ho putain,c’etait limite »!!
    Je ne roule qu’à moto,toute l’année,mais je ne vois que rarement la neige par chez moi(Dep 34),et quand c’est arrivé,dans la mesure du possible(mais pas tjrs),j’ai laissé ma titinne au garage,et sans regret,car souvent,même un taxi coute moins chère qu’une gamelle à l’arrêt pour la tirelire.
    A moins d’être attelé,je déconseille le 2 roues à moteur sur glace comme sur neige,à part bien sur parking vide et autres lieux fermés afin d’y faire des glissades à la con pour le fun ,mais vêtu et protégé en conséquences,et au possible avec une bécane qui ne craint plus grand chose en cas de gamelles (assurées…lol…).Mais pour le moment,c’est encore l’été et son big sun…!!! YES…!!!

  18. Nicolas
    14 août 2009 at 14:53

    mauvaise idée, les clous : c’est interdit, d’après le code que je viens de réviser pour obtenir mon permis A ( lundi dernier 😉 )

    par contre je sais pas pourquoi ce n’est pas autorisé : je suppose que c’est parce que dans toutes les autres conditions que sur une couche de glace ces pneus sont nettement moins adhérents?

    complément :
    http://www.wat.tv/video/pneus-cloutes-pour-moto-moto-1c3zn_1c3rr_.html
    😉

  19. Claude
    30 décembre 2008 at 17:32

    Si c’est une Java avec des spikes (des clous du type « course sur glace »), alors vas-y 😉 sinon, à ma connaissance, aucune moto ne tient sur du « verglas »… Ni même aucune voiture ! Là, nous sommes à égalité avec elles 😉

  20. julien
    30 décembre 2008 at 17:08

    Bonjour,

    je dispose d’une moto de type enduro et je voudrais savoir si y a un moyen de rouler sur le verglas en toute sécurité je dois faire 30 km pour aller travaillé alors tous les conseille sont les bien car je ne dispose pas du permis auto
    merci d’avance

    – – –

    Réponse

    Bonjour,

    Un moyen, oui. Mais pas « en toute sécurité ».
    La conduite sur verglas reste éminemment casse-gueule, quoi qu’on fasse.
    Bien sûr, ça peut aider de mettre des pneus à gomme très tendre et surtout de les dégonfler comme sur du sable : pas plus de 1 bar de pression.
    Côté conduite, même chose que sur neige : pas de freinage ni d’accélération, tout à l’embrayage en roulant super souple en 2e et 3e.
    Et bien sûr, rouler très doucement, ralentir à l’extrême à l’approche des virages.

    Mettre un équipement de protection complet, avec des renforts aux genoux et aux hanches, avec des gants solides.

    Et puis, prier, fort, très fort !

  21. Yan
    21 décembre 2008 at 09:56

    Bonjour,
    Laurent essayes une goutte de liquide vaisselle « paic citron » à l’intérieur de l’écran puis étales jusqu’a ne plus voir une trace, ne pas rincer.
    Je trouve que c’est plus efficace et bien moins chère que les produits spécifiques.

    • electronlibre
      17 décembre 2009 at 23:11

      Pour ma part, je place en hiver l’espèce de masque qui se fixe dans le casque et qui couvre le nez et la bouche.

      Ainsi il y a un compartiment étanche pour les yeux et la visière et un pour la respiration.

      Pour être efficace,celui-ci doit parfaitement isoler (sens étanche) le compartiment du nez et de la bouche en étant bien plaqué sur le visage (une petite mousse comme les joints de fenêtre épouse la forme du visage et sépare bien ses deux compartiments)

      L’air chaud et humide expiré s’échappe alors par le bas sans pénétrer dans le compartiment de la vue.
      Cette solution est désagréable au début et on a l’impression de devenir pilote de chasse mais elle fonctionne encore parfaitement a moins 18° (Alsace) et ne tombe pas en panne.

  22. Laurent
    20 décembre 2008 at 22:48

    Bonjour,

    Je viens de passer mon permis et d’acquerir ma première moto, (déjà posté com. sur les choix!!).
    Bref, j’ai souvent de la buée sur l’écran de mon casque, surtout à basse vitesse, c’est très pénible, y a t il un truc ou une méthode , sans relever l’écran et se geler. ? (casque intégral Shark) Merci d’avance

    – – –

    Réponse

    Bonjour,
    Le plus simple est d’appliquer un produit anti-buée, comme celui de RainX, ça se trouve dans les magasins auto.
    Le moins cher : du liquide vaisselle étalé à sec avec le doigt, de la salive étalée au doigt, ou de l’amidon, en frottant l’écran avec une pomme de terre coupée en deux.
    Le plus efficace : acheter un double écran Pinlock et le faire monter par le vendeur (si compétent).

    – – –

    Merci pour ces conseils, je vais essayer le produit vaisselle pour commencer, merci encore !!
    Bonne route et bonnes fetes à tous !

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