Gaffe aux pneus froids !

Avec les premiers frimas reviennent comme chaque année les gamelles dues aux pneus froids. A l’automne, comme les feuilles mortes, les motards se ramassent à la pelle… Comment éviter une glissade (toujours bête), des dégâts sur la moto (toujours coûteux) et parfois des blessures ?

Cet article est le troisième consacré aux pneus moto.
Il est à lire en complément des deux précédents : Choisir ses pneus et Bien gonfler ses pneus.

Si vous avez un peu traîné vos guêtres sur le web à regarder des vidéos de moto, vous avez probablement déjà vu ces deux séquences, désormais bien connues et qui commencent d’ailleurs à dater sur la qualité d’image :

Cela fait toujours rire (jaune) de voir un kéké ou un débutant se faire rappeler à l’ordre quand il essaie de faire le malin sur sa belle sportive toute neuve qu’il ne connaît pas et qu’il a la bonne idée de mettre du gaz avec des pneus froids encore tout paraffinés…
Mais cela peut aussi arriver sur la route avec des pneus pourtant rodés.

La mésaventure de Bob, en ce mois d’octobre 2015, vient nous rappeler à quel point une moto peut facilement perdre l’adhérence quand elle est inclinée sur une route froide avec des pneus froids.

* * *

Il y a trois facteurs dans l’équation de la glisse : 

  1. une moto penchée, un pneu sur l’angle,
  2. une route froide, un bitume à une température ambiante inférieure à 5-10 degrés Celsius,
  3. un pneu froid, dont la gomme n’a pas atteint la température optimale de fonctionnement.

Il suffit d’enlever un de ces trois facteurs pour ne pas se retrouver par terre.
Sauf que…

La route, vous ne pouvez rien y faire. Vous n’allez pas sortir à pied avec un sèche-cheveux ou un lance-flammes pour réchauffer le bitume sur l’intégralité de votre parcours.

Pencher la moto, il va bien falloir y passer. Même en ville, même à faible vitesse, le simple fait de braquer le guidon fait pencher la moto. Personne ne peut rouler constamment en ligne droite avec la moto bien droite. A un moment ou à un autre, il va falloir changer de direction, déporter le centre de gravité de la moto, donc l’incliner, donc mettre les pneus sur l’angle (plus ou moins).

Résultat logique : le principal facteur sur lequel nous allons pouvoir agir pour réduire le risque de glissouille, c’est le pneu… et plus précisément la température du pneu !

Je dis bien le principal facteur, et non le seul, car nous pouvons également limiter les risques en jouant sur la gestion de l’allure (et particulièrement des gaz) et sur notre position de conduite.

* * *

Il faut tout d’abord bien réaliser que l’adhérence au sol d’une moto repose sur deux pneus, soit des produits d’une grande complexité technique et qui n’ont qu’une très faible surface de contact avec la route.
On estime que la surface de contact d’un pneu avant équivaut à peu près à celle d’une carte de visite et que celle du pneu arrière avoisine les dimensions d’un portefeuille.
Grosso modo, bien sûr, car cela dépend avant tout des dimensions du pneu, de son angle d’inclinaison, de sa pression de gonflage, etc.

C’est juste pour vous faire prendre conscience que votre équilibre, votre adhérence, votre stabilité
reposent
sur quelques centimètres carrés de gomme !!!

Et si cette gomme n’est pas au meilleur de sa forme, si le pneu n’est pas assez chaud, pire encore s’il est froid ET sous-gonflé… ça donne ça :

Et c’est valable également sur circuit :

* * *

Les pneumatiques moto ont réalisé d’immenses progrès au cours des dix à vingt dernières années.
Pour ceux qui comme moi ont connu la fin des années 1990, l’amélioration des gommes moto, puis l’arrivée des pneus bigomme, ont marqué une énorme évolution. Avant cela, l’adoption de la structure de carcasse radiale (au détriment du pneu diagonal) avait déjà constitué un grand pas. Sans parler, encore plus tôt, des jantes à bâtons et des pneus sans chambre à air (tubeless)…
Résultat, les pires des pneus routiers actuels sont supérieurs aux meilleurs des pneus sportifs d’il y a 20 ans !

Doit-on pour autant faire aveuglément confiance à ses pneus ? Non.

Toutefois, quand on a des pneus modernes et performants, on peut vraiment aller très loin sur l’angle (de l’ordre de 45 à 50 degrés d’inclinaison) avant qu’un des deux pneus commence à décrocher. Et sur la plupart des motos hors sportives, la tétine de repose-pied ou la béquille commencera à frotter avant d’atteindre cet angle.
Qu’est-ce qui fait alors la performance d’un pneu ?

Trois points à respecter :

  1. la pression de gonflage,
  2. l’usure du pneu,
  3. la température du pneu.

* * *

Premier point : je ne vais pas revenir sur l’extrême importance de s’assurer très fréquemment (toutes les semaines ou tous les 1.000 km) de la bonne pression de gonflage des pneus.
J’ai déjà détaillé ce point dans l’article Bien gonfler ses pneus.
C’est vraiment vital !

Deuxième point à prendre en compte : l’âge et l’usure des pneus.

Une fois rodé (déparaffiné), un pneu est prévu pour une durée de vie de trois à quatre ans.
Cette durée va varier selon les conditions d’utilisation et de stockage, en particulier la température ambiante, l’exposition aux rayons du soleil et de la lune, l’hygrométrie (degré d’humidité ambiante), la charge du pneu (moto lourde, pneu constamment en appui sur le même point)…
Un pneu de plus de trois ans risque de se trouver desséché, durci, moins adhérent.

Pour savoir de quand datent vos pneus, facile : sur un côté du pneu (mais pas l’autre), dans un cartouche (ovale), quatre chiffres indiquent la date de fabrication du pneu, les deux premiers pour le numéro de la semaine (de 01 à 52) et les deux derniers pour l’année (00 pour 2000, 01 pour 2001, 10 pour 2010, etc.).

Si vos pneus datent de plus de quatre ans, il faut songer à les changer. Si vous avez la possibilité de vérifier cette date avant montage de pneus neufs et constatez que les pneus qui vous sont proposés datent de deux ans ou plus, refusez-les.

Pour l’usure, c’est plus complexe.
Un pneu bien usé, voire lisse, ne posera pas forcément de problème par temps chaud et sec. Par contre, sur du mouillé ou juste une chaussée humide, il va dégager vite fait !

Attention, un pneu s’use très vite quand il est en fin de vie.
Vous l’avez vu s’user progressivement sur plusieurs milliers de kilomètres, vous arrivez aux témoins d’usure et vous partez en balade en vous disant « il va bien tenir encore 1.000 bornes… » Hé non !
Plus un pneu s’use, plus il s’use vite. Les derniers millimètres d’épaisseur de gomme disparaissent en quelques centaines de kilomètres, surtout avec une conduite énervée. Après, le pneu arrive « à la corde » et risque l’éclatement.

Au chapitre de l’usure et à l’autre bout du spectre, un pneu non rodé va encore plus glisser qu’un pneu en fin de vie.
Afin de mieux le sortir de son moule lors de sa fabrication, un pneu neuf est enduit de paraffine, une sorte de graisse. Quand le pneu neuf est monté sur votre moto, il est toujours revêtu de cette gangue glissante. Cela ne se sent pas quand on passe la main dessus, mais ce film de paraffine isole la gomme du bitume, ce qui rend le pneu très peu adhérent.
C’est pourquoi les manufacturiers et les mécaniciens insistent sur l’importance de respecter un rodage, généralement estimé à 100 km. En réalité, il faut souvent bien moins, de l’ordre de 50 km. Le premier kilomètre est souvent le plus périlleux, il faut vraiment éviter les accélérations et freinages brutaux, respecter une grande progressivité dans la mise sur l’angle, éviter de rouler sur du mouillé… Une fois le pneu chaud, la paraffine part facilement, au moindre frottement sur l’asphalte.

* * *

Bon, c’est très joli tout ça, mais ça ne dit pas quand le pneu est chaud…
Hé non, car cela dépend encore d’autres paramètres !

Tout d’abord, une évidence : un pneu chauffe mieux dans un environnement déjà chaud.

L’été, c’est génial, il suffit de laisser la moto au soleil et les pneus seront chauds à l’arrêt ! Quand il fait soleil et plus de 25°C ambiants, il suffit de laisser les pneus exposés au soleil pendant 10-15 minutes et ils seront déjà presque à bonne température. Posez la main dessus et vous sentirez que la gomme noire chauffée au soleil atteint vite les 40°C. Il suffit de parcourir ensuite 1 ou 2 km, et vous pourrez attaquer comme un porc sans crainte… à condition bien sûr que le pneu soit récent, pas usé et bien gonflé !

Evidemment, dans un environnement froid, quand l’air ambiant est à moins de 15°C, quand les nuages masquent les rayons du soleil, quand la route est mouillée… c’est très différent.

Dans ces cas-là, il va falloir prendre le temps de faire chauffer les pneus.
Et là, pas de recette-miracle, cela dépend beaucoup du rythme de conduite. Ce sont les frottements du pneu sur le sol qui font monter la gomme en température, exactement comme quand vous frottez vos mains l’une contre l’autre. Tout frottement provoque de la chaleur et plus ça frotte, plus ça chauffe.

En toute logique, plus vous roulez vite, plus le pneu chauffe vite.
Très bien si c’est en ligne droite. Mais si ça tourne, arriver vite va obliger à freiner plus fort et/ou incliner plus loin, ce qui n’est pas conseillé avec des pneus froids…
C’est donc une très mauvaise idée de rouler en zigzags pour faire chauffer les pneus, comme illustré dans une des vidéos plus haut.

Pour faire chauffer vos pneus, il faut multiplier les accélérations et freinages EN LIGNE DROITE.
Les accélérations font chauffer le pneu arrière, les freinages (de l’avant, évidemment !) font chauffer le pneu avant.

* * *

OK, mais pendant combien de temps ou sur quelle distance ?

Cela va dépendre de deux éléments : l’environnement et le type de pneus.

Impossible de donner une durée ou une distance fixes, définies à l’avance.
Si vous ne faites que de la ville à faible vitesse, avec de nombreux arrêts, et qu’en plus, il fait bien froid (moins de 5°C), amener un pneu à sa température optimale de fonctionnement peut demander une demi-heure.
A l’inverse, si vous faites de la route, sans vous arrêter, en pouvant pratiquer tranquillement des accélérations-freinages entre 50 et 80 km/h sur 2-3 km de lignes droites, ce sera bon en cinq minutes.

Autre élément déterminant, le type de pneu.

Et là, on arrive sur une autre interrogation : quelle est la plage de température optimale de fonctionnement pour mes pneus ?
Réponse : ça dépend.
Je sais, y en a marre, je dis toujours que ça dépend… Désolé, mais la conduite moto, c’est complexe, il n’y a pas de règle universelle.

La « bonne » température d’un pneu est celle qui est nécessaire à une bonne adhérence de la gomme sur la route et à un bon travail de déformation de la carcasse du pneu. Nous voilà bien avancés.

À chaque pneu (en fonction de sa composition chimique) correspond une plage de températures de fonctionnement optimale. Chaque pneu offre une adhérence maximale à une température, ou dans une plage de températures, donnée. L’adhérence augmente avec la température du pneu jusqu’à une adhérence maximale, puis se dégrade (en même temps que le pneu lui-même bien souvent) si la température continue d’augmenter.

Pour donner une vague idée, la gomme des pneumatiques moto est conçue pour commencer à devenir élastique à partir de 5°C. En-dessous de cette température, c’est du bois. Et à l’autre bout de son spectre de fonctionnement, elle commence à se détériorer à partir de 100°C, sachant qu’une conduite rapide et prolongée sur autoroute l’amène à une température de 90°C.

Pour connaître la température d’un pneu et faute de se balader avec un thermomètre à infrarouge, il suffit de toucher le pneu avec la main (sans gant). Une température de 35°C est ressentie comme une chaleur agréable. A partir de 60°C, vous allez retirer votre main avec la sensation de vous brûler.

* * *

A partir de là, on peut commencer à réfléchir au choix du type de pneus à monter sur sa machine.

Plus un pneu est chaud, plus il collera à la route.
Or les pneus « sportifs », dites à gomme tendre, sont ceux qui montent le plus haut en température. D’où la tentation de se jeter sur ces pneus (très chers et à la faible longévité) pour essayer d’obtenir la meilleure adhérence.

Sauf que… non seulement ces pneus ne vont atteindre leur performance optimale d’adhérence qu’à partir d’une température déjà élevée (supérieure à 60°C), mais en plus, ils seront beaucoup moins performants en-dessous de cette température. En outre, certains mettent beaucoup de temps à monter en température. Et en prime, ils refroidissent très vite à l’arrêt ! C’est bien pour cela que les pilotes recourent à des couvertures chauffantes.

Bref, contrairement à ce que croient beaucoup de motards, c’est une très mauvaise idée de rouler en pneus « sport » en automne et hiver.
Et printemps aussi, d’ailleurs. Hors été, en fait. Et encore, à condition que l’été signifie des températures ambiantes supérieures à 20-25°C et la possibilité de rouler à des vitesses « routières » suffisantes pour amener les pneus à plus de 50°C.
Même si un pneu « sport » offre en théorie une adhérence maximale bien supérieure à un pneu route, il n’aura en pratique jamais l’occasion d’offrir cette adhérence maximale car il ne pourra pas atteindre sa température de fonctionnement optimale lors de courts trajets citadins.

C’est bien pourquoi les manufacturiers proposent des pneus dits « routiers », dont la température de fonctionnement est adaptée à une utilisation tout au long de l’année, par tous types de conditions climatiques.
Leur température de fonctionnement étant relativement basse et rapidement atteinte, ils fonctionneront dans leur plage optimale de températures et offriront une adhérence supérieure à un pneu sport froid.

Pour faire un catalogue rapide des différents types de pneus et surtout des références de modèles dans chaque type (qui changent tous les ans ou presque), je vous dirige vers ces articles de deux sites de vente de pneus en ligne : Pneus Online et Allopneus.
Je n’ai d’intérêt ou de partenariat avec aucun des deux et j’indique volontairement deux articles de deux sites concurrents qui disent globalement la même chose pour ne pas avantager l’un.

Dernier point, le comportement des pneus va également varier selon les réglages de vos suspensions.
En hiver, avec une conduite plus souple, assouplissez également la fourche (si elle est réglable) et l’amortisseur (ou le combiné) de votre moto. Pas besoin de toucher à la précontrainte (ou précharge), une détente plus souple suffit. La moto sera moins rigide, l’amortisseur travaillera un peu plus et soulagera donc le pneu.

* * *

Pas de chance, j’ai tout de suite des virages dès que je sors de mon village, pas le temps de faire chauffer les pneus !

Déjà, je vais avoir du mal à vous plaindre… 😉
Ensuite, il va falloir adapter d’autres compartiments de votre conduite, le temps que les pneus chauffent.

Avant tout, la gestion de votre allure.
Pendant au moins les cinq premières minutes de conduite par temps froid, conservez une vitesse modérée et bannissez toute brutalité sur les commandes, surtout le frein avant et l’accélérateur. Gardez un filet de gaz dans les virages et ne montez que légèrement le régime en sortie de virage, jusqu’à ce que la moto soit revenue bien droite. Cela vous évitera des glissades de l’arrière.
Sur ce sujet, lire l’article Prendre un virage : l’allure.

Enfin, votre position de conduite.
Afin de moins incliner la moto et d’aller moins chercher l’angle sur le pneu, privilégiez une position en déhanché intérieur, avec laquelle vous allez pencher le haut de votre corps vers l’intérieur et vers le bas, sans écarter le genou. Cela vous évitera des glissades de l’avant.
Sur ce sujet, lire l’article Prendre un virage : la position.

* * *

Au final, comment s’y retrouver ?

La réponse est toujours la même : l’expérience.

Roulez, apprenez votre moto, donnez-vous le temps de la connaître (au moins 5.000 km) avant d’essayer de l’exploiter « à fond ».
Equipez-la d’abord avec des pneus routiers et découvrez-les, progressivement, avec prudence et mesure.
Privilégiez en permanence une conduite la plus souple possible, sans fortes accélérations, ni gros freinages.

Retenez que vous partirez toujours avec des pneus froids, touchez-les pour sentir leur température (ce n’est pas sale) et laissez-vous toujours au moins cinq à dix minutes de montée en température, à la fois pour le moteur, pour les pneus et pour vous.

Pour aller plus loin, lisez l’article consacré aux pneus sur le site des 7 Péchés du Motard, qui date de 2005 et n’est hélas plus mis à jour (mais qui reste en ligne, qui sait pour combien de temps).
Il rassemble différents éléments que j’ai détaillés dans mes trois articles sur le sujet et en ajoute d’autres, ce qui le rend très long… Encore plus long que les miens : si si, c’est possible !

  9 comments for “Gaffe aux pneus froids !

  1. Carlos
    17 septembre 2017 at 12:29

    Bon article, très complet. Par contre pour la surface moyenne de liaison au sol j’avais pu lire sur une autre source : surface d’une carte de visite en effet, mais cela pour les 2 pneus. Soit en moyenne 10 fois moins qu’une auto, pour qui la surface de liaison au sol serait d’environ une feuille format A4 en moyenne. Vous dites dans cet article surface d’une carte pour le seul pneu avant, et portefeuille pour le pneu arrière; bien que je n’ai aucun moyen de vérifier précisément ces infos, je trouve que cela fait beaucoup.
    Un confrère. 🙂

  2. Jojo
    6 juillet 2017 at 16:00

    Bonjour, Très bon conseils comme d’habitude. Par contre petite coquille ? : « Ensuite, il va falloir adapter d’autres compartiments de votre conduite, le temps que les pneus chauffent. » « Compartiments » au lieu de « comportements »

    • FlatFab
      6 juillet 2017 at 21:54

      Pas d’erreur.
      Les différents compartiments de conduite moto (ou composantes de conduite) sont la position du motard sur sa moto, la trajectoire (ou placement de la moto), la gestion de l’allure (les commandes moteur) et le placement de regard.
      Le terme est technique et pas très utilisé.

  3. Anslad
    18 mai 2017 at 22:51

    Cette article me fait penser au temps que je prends avant de commencer à rouler sérieusement lors d’une sortie.
    Je me demandais juste si un article ou une partie d’article sur ce site évoque ce sujet. Il y a bien entendu le temps de chauffe des pneus, la monté en température du moteur… mais il y a aussi l’aspect motard non ? Je fais souvent des sorties de 100km mais il me faut bien 20 km pour me sentir de nouveau à l’aise. Après je ne fais des sortis que les weekends et non chaque jour.

  4. Sommeil paradoxal
    16 janvier 2016 at 12:29

    Merci pour cette analyse et ces conseils.
    Je voudrais vous faire part d’un témoignage.
    Dans ma pratique, je ne sais que penser de la distinction pneu route vs pneu sport. Bon, après, je n’ai que 40 000 km d’expérience dans les pattes sur deux ans. Mais voilà, l’été dernier, j’ai traversé les « Picos de Europa » dans le nord de l’Espagne, sous une pluie de montagne battante (avec grêle, vent, orage, j’vous raconte pas). J’avais une petite Duke 390 et des pneus d’origine Metzeler Sportec M5 Interact qui étaient, sur le pneu arrière, à moins d’un millimètre du témoin d’usure et à certains endroits au témoin d’usure. Donc j’essayais de prendre de l’angle en virage pour choper les flancs moins usés. Parfois y avait de grosses flaques d’eau. C’était super chaud. Et pourtant, jamais aucune frayeur, une adhérence extraordinaire. Alors, grâce aux pneu, pourtant qualifiés sportifs, ou à la partie cycle ? Faut-il que je remercie à genoux Dieu Metzeler ou Dieu KTM ?

    • Zerty
      18 janvier 2016 at 19:02

      Je pense que tu conduisait normalement, a mon avis on peut prendre un pneu sport et rouler sous la pluie sous 0degres et ne jamais glisser si on penche raisonnablement.

  5. Steve54
    6 novembre 2015 at 18:07

    Article très intéressant, une fois de plus !

    Qui m’a aussi fait prendre conscience que, loin des idées reçues, une gomme tendre ne veut pas dire qui donne une bonne adhérence dès les basses températures ! Je pensais que c’était le cas…..

    Bon, ben, raison de plus pour partir sur du pneu routier au prochain changement !

    V

  6. ET
    28 octobre 2015 at 16:11

    Merci pour l’article.
    Pour en avoir fait la triste expérience, j’aimerais insister sur un paramètre très justement évoqué ici: « Plus un pneu s’use, plus il s’use vite. Les derniers millimètres d’épaisseur de gomme disparaissent en quelques centaines de kilomètres, surtout avec une conduite énervée. Après, le pneu arrive « à la corde » et risque l’éclatement. »
    Je dirais même plus, même une conduite cool ne vous permettra d’échapper à cette règle. C’est du vécu, et c’est pas glops…

    Bonne route à tous
    ET

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *