Rouler en montagne

La conduite moto en montagne dispense de vrais plaisirs, mais comporte aussi quelques dangers. Terrain de prédilection de ceux qui aiment utiliser toute la largeur des pneus, le parcours de montagne recèle nombre de spécificités qui peuvent surprendre.

Profusion de virages et routes peu fréquentées: le terrain de jeu idéal pour tout motard en quête de grands espaces et de trajectoires ciselées. Mais gardez à l’esprit que la montagne présente de nombreux dangers.
Rouler visière ouverte en chassant du regard marmottes et cascades peut s’avérer aussi dangereux que se tirer la bourre. La déconcentration est interdite en moto !

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Une météo piégeuse

Le climat peut être extrêmement changeant en haute montagne.
Première conséquence : veiller à emmener des équipements adaptés. Partir en plaine sous un grand soleil ne vous empêchera pas de grelotter de froid quelques centaines de mètres plus haut. Avoir avec soi un équipement de pluie, des vêtements chauds, voire une tenue complète de rechange est indispensable.
Si vous ne savez pas quel équipement choisir, lisez l’article « Rouler en deux-roues en hiver« .

Deuxième conséquence : savoir conduire dans les intempéries.
Lire l’article « Conduire sur route mouillée« .

Avec des conditions météorologiques qui varient aussi rapidement que violemment, la visibilité se dégrade en quelques instants, parfois d’une vallée à l’autre, voire au détour d’un virage.
L’adhérence changeante requiert une attention renforcée, que l’on soit sous l’orage ou que l’on arrive après lui.
Outre les flaques d’eau et autres plaques de bitume lisse qui ressemblent à du verglas une fois mouillées, les débris emportés par les rafales de vent jonchent la chaussée: amas de feuilles, branches d’arbres, résidus des moissons, débris de foin et de paille qui s’amoncellent au même endroit sous l’effet de courants d’air tourbillonnants.
Et rien ne s’oppose à ce qu’un arbre ou une clôture arrachés ne barrent totalement la voie !
Nombre de cours d’eau gonflés par les pluies violentes débordent sur la route, voire la traversent. Sans parler des chutes de pierres, signalées par des panneaux valables toute l’année.
Bien sûr, moins la route est fréquentée et moins la DDE l’entretient.
Faites attention à la présence de filets de protection sur les rochers ou les parois sur le côté, ils indiquent un fort risque de chute de pierres, surtout en cas d’intempéries.

Ayez recours aux divers services météorologiques avant de prendre le départ ; ils vous renseigneront sur les prévisions en cours.

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Une moindre sécurité des infrastructures

Les routes de montagne ne sont pas toujours sécurisées, et en cas d’optimisme dans les trajectoires, c’est soit la roche, soit le précipice.
En plus, l’isolement aggrave les conséquences en cas d’accident et retarde l’arrivée des secours.
A tout hasard, lisez donc l’article « Les gestes qui sauvent un motard« , cela pourrait un jour vous être utile (pour vous ou un autre).

Autre spécificité des routes de montagne, un revêtement routier qui réserve des surprises.
Au sortir de l’hiver, le bitume peut être sérieusement endommagé après plusieurs semaines de gel. Ne gâchez pas vos premières sorties par un optimisme déplacé.
Les effets dévastateurs du gel restent visibles l’été (faïençage, tassements, nids de poules…), période que les agents de l’équipement mettent à profit pour entreprendre les réparations, d’où la présence de gravillons et autres chantiers mobiles…

Même sur une route perdue, attendez-vous à croiser au plus mauvais moment possible un camion, un bus, un camping-car, un tracteur… Ces véhicules lourds constituent une vraie menace: faute de puissance en montée et pour ne pas brûler leurs freins en descente, ils se traînent à 20 km/h, et de préférence au moment où vous attaquez le virage sur l’angle en limite d’adhérence.
Dans un virage en aveugle, votre trajectoire devra donc tenir compte de cette menace permanente, avec un point de corde reculé le plus loin possible pour bénéficier d’une meilleure visibilité.

Autre obstacle imprévisible: les animaux, sauvages ou d’élevage.
Prudence redoublée en cas d’animaux d’élevage, ils se déplacent par définition en troupeau. Méfiance puissance mille si vous voyez des petits ou des jeunes, leur comportement est encore plus imprévisible. Dans tous les cas, ralentissez fortement et attendez qu’ils aient quitté votre voie pour poursuivre. Inutile de faire hurler le moteur  ou de klaxonner à tout rompre: la plupart des bêtes auront peur, certaines vont vous foncer dessus, d’autres s’affoler et courir partout, y compris sur la route…

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Des virages dangereux

Mais la montagne à moto, ce sont surtout des virages, des lacets et des épingles !

Les épingles sont des virages très particuliers, à aborder avec circonspection.
D’abord parce que la grande majorité de ces courbes sont dites « aveugles » puisque la sortie ne devient visible qu’au-delà de la moitié de la courbe. Les autocars, poids lourds et ensembles routiers avec remorques (semi-remorque, caravanes…) n’ont d’autre solution pour négocier la courbe que d’utiliser l’ensemble de la chaussée. Quitte à se retrouver nez à nez avec une calandre de bus, autant arriver le plus lentement possible…

En outre, les pneus de ces véhicules ripent dans ces lacets serrés en y laissant un épais dépôt de gomme glissant. L’épingle infernale présente aussi des états de surface aléatoires. Les zones de bitume « fripé » ou « ondulé » dans la zone de freinage sont monnaie courante. Et leur déclivité peut aussi mettre à mal la garde au sol de manière surprenante (béquille ou collecteur qui frotte par le dessous).

Pour le motard, il s’agit là de l’occasion de s’exercer à prendre ses trajectoires à l’extérieur et surtout pas au point de corde.
Lire l’article « Prendre un virage en moto« .

En lacet plus encore qu’ailleurs, il faut arriver très à l’extérieur et tourner la tête au maximum pour observer la sortie du virage (ce qui permet de se rabattre si un autre véhicule arrive en face). Quand je dis « au maximum », c’est vraiment regarder par dessus son épaule, déjeter la tête jusqu’à ne plus voir sa moto, ni la route juste devant soi. Ce n’est pas naturel, ni facile, il faut de l’entraînement.
Afin de garder une réserve de puissance suffisante pour repartir en sortie d’épingle, il est impératif de tomber un, voire deux rapports en entrée de virage, tout en conservant un filet de gaz, pour ne pas avoir à changer de vitesse en plein virage.
Un virage en épingle bien pris, c’est une coordination totale entre le regard, la vitesse (adaptée aux conditions de circulation, de visibilité et d’adhérence) et les points d’appui: les mains sur le guidon par le contrebraquage, les genoux qui maintiennent le réservoir et le font pencher, les pieds qui appuient sur l’intérieur.

Un lacet se prépare avec soin, en anticipant un gros ralentissement (attention au freinage dans les descentes) et en vérifiant à l’avance jusqu’à quel point il semble possible d’élargir la trajectoire en entrée de virage. Car il faut vraiment élargir au maximum pour augmenter le rayon du virage, ne pas perdre trop de vitesse, freiner fort tant que la moto est droite, la relever au plus tôt pour remettre des gaz sans risquer de glissade.
Généralement, les « tout droit » résultant soit d’une entrée trop rapide, soit d’une trajectoire trop intérieure, sans oublier une remise de gaz trop optimiste par rapport à l’angle de la moto.
Toute la difficulté est de toujours conserver du gaz, voire d’accélérer légèrement dès le point de corde, sans risquer le décrochage de roue.

Attention cas de moto chargée: le freinage en entrée est plus dur, le transfert de masses plus important augmente le risque de blocage de roue avant. Et en sortie, l’arrière chargé peut provoquer wheeling ou guidonnage en cas de gros gaz.

Les descentes paraissent simples, mais sont en fait la partie la plus dangereuse. Tenez avant tout compte de l’allongement des distances de freinage à cause du poids et de la moindre adhérence, sans oublier la dégradation de l’efficacité des freins qui chauffent au fur et à mesure.
La descente vous permet de voir loin, profitez-en pour anticiper au maximum et lire la route bien à l’avance.
Tant de pièges à déjouer, voilà ce qui rend les routes de montagne si attractives !

Je ne suis pas d’accord avec tout ce qui est dit dans la vidéo ci-dessus.
En particulier sur le fait qu’elle se présente comme relevant de la conduite moto de sécurité, mais que les trajectoires utilisées et montrées dans la vidéo ne relèvent pas de la trajectoire de sécurité, loin de là. C’est bien joli de dire « ne vous laissez pas surprendre par les poids lourds », mais sans dire comment… Pour ne pas se faire surprendre, la base est de voir le plus loin possible et donc d’arriver bien en extérieur, surtout dans un virage à gauche et encore plus sur route étroite à double sens de circulation.
La position du motard filmé n’est pas correcte, avec notamment des pieds trop écartés.
Et enfin, non, il n’est pas nécessaire de rétrograder forcément en 1e dans toutes les épingles, quelles qu’elles soient et quelle que soit la moto. Certaines épingles se passent très bien en 2e avec une grosse cylindrée, voire en roue libre de 2e si c’est en descente.
Mais bon, à part ça, la plupart des conseils donnés sont bons !

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  13 comments for “Rouler en montagne

  1. Pierre Bonvarlet
    10 octobre 2015 at 20:14

    Bonsoir,

    Merci et bravo pour ce site rempli de conseils intéressants.
    J’ai toutefois une question complémentaire. Je roule maintenant à bord d’un maxi scooter. Il est lourd et équipé d’un variateur et pas d’une boîte de vitesse.
    Résidant dans une région montagneuse et utilisant mon véhicule pour les balades en montagne, j »éprouve de la difficulté, non pas dans les virages même serrés mais dans les « épingles à cheveux ».
    Ne pouvant pas rétrograder mais uniquement freiner, je passe l’épingle très lentement et souvent presque en déséquilibre.
    Pouvez-vous me donner un conseil spécifique à ce type de monture pour passer mieux ces lacets serrés ?
    Merci d’avance pour votre aide.

    • FlatFab
      10 octobre 2015 at 22:26

      Il faut adopter la technique de maniement à basse vitesse : garder du gaz à l’accélérateur, mais freiner de l’arrière, avec le levier de gauche.

  2. Philippe
    29 août 2011 at 16:24

    Juste pour vous remercier pour ce site riche en informations excellentes, et tres utiles! je suis a peu pres sur que vous m’avez deja sauve la vie (ou celle de ma moto) un bon nombre de fois sans le savoir…juste parce que j’ai lu vos recommendations avant de partir sur les routes tortueuses du Jura…

  3. boboondroog
    5 août 2011 at 19:44

    oui juste un petit rectificatif, je me suis mal exprimé, pour montrer que j’ai bien compris, si le centre de gravité est sur la vertical passant par les 2 points de contact des roues, je devrais aller tout droit, donc effectivement mon corps est à l’extérieur en appuyant sur le repose pied extérieur, suffisament pour ne pas tomber, mais pas trop de façon à laisser la moto tourner, et de toute façon, avant que le moto ne tombe, elle va trop tourner, je suppose, et c’est donc comme ça que je vais rétablir la position idéale pour prendre le virage de la bonne façon.

  4. boboondroog
    5 août 2011 at 19:21

    ah oui d’accord, je vois, dans un virage en tête d’épingle,à 15/20 km/h je penche la moto mais moi je reste à l’exterieur en appuyant sur le calé pied extérieur, ok, effectivement, physiquement parlant, je suis en position d’équilibre, dans l’ensemble moto+corps, le centre de gravité se situe sur un plan vertical passant par les 2 points de contact des roues, je vois tout à fait. Et donc plus je vais aller vite, si le virage me le permet, l’effet gyroscopique va entrainer ma moto vers l’exterieur du virage, au maximum à la verticale par définition, et donc ce sera à mon corps et à la moto de compenser en penchant cette fois coté intérieur. Il me faut donc déterminer en fonction de ma vitesse et du virage si c’est juste la moto qui va pencher, et moi faire contre poids (virage lent, serré) ou si on va pencher du même côté (virage rapide, plus ou moins serré). OK dire que je me disais que je serais curieux de voir des gars poser le genou dans ce genre de virage en tête d’épingle en descente ou en montée de montagne, il faut sacrément qu’ils le prennent vite , merci encore

  5. boboondroog
    1 août 2011 at 19:35

    bonjour,
    j’ai lu avec attention vos commentaires, j’ai le permis depuis 15 ans, mais je n’ai pas réellement apris à bien rouler car j’ai toujours roulé en ancienne (BMW R50) et du coup je roulais plutôt pépère, ensuite j’ai attelé ma série 2 et en revanche je me déplace très bien en side-car, autoroute, route ville, campagne, montagne etc.. Mais j’ai aussi une R75/5 et là j’ai un peu de mal à pencher la moto dans les virages. Je réapprends à avoir une bonne position mais j’ai peur de trop pencher ma moto dans un virage avec une vitesse trop faible et du coup j’ai peur que la moto tombe tout simplement. En fait je pense que je n’entre pas assez fort dans les virages, mais en même temps j’ai aussi une appréhension à rentrer trop fort. J’ai donc une question, il y-a-t-il une vitesse minimale pour entrer dans un virage disons normal en tête d’épingle par exemple? merci de votre réponse

    – – –

    Réponse

    La vitesse minimale pour conserver son équilibre sur une moto est de 5 km/h.
    Cela dit, je conseille de négocier un virage en épingle sur le deuxième rapport plutôt que sur le premier. Il faut donc rouler aux alentours de 15-20 km/h.
    A cette vitesse, l’effet gyroscopique commence à se faire sentir, il est possible de pencher la moto sans perdre l’équilibre, surtout si on sort le haut du corps vers l’extérieur en appuyant sur le repose-pied extérieur.
    Au-delà de 10 km/h, aucun risque que la moto tombe, à moins de perdre l’adhérence…

    Faites quelques exercices de « huit » sur le ralenti de première pour le vérifier.
    Lire Exercices de maniabilité

  6. Florent
    28 mars 2011 at 10:37

    Bonjour Fabien!

    J’ai une question à propos de la conduite en montage mais… dans le sens de la descente! Je voulais savoir comment aborder au mieux des épingles descendantes, car c’est là la seule chose qui me pose problème (et me crée des sueurs froides).

    Voilà la contexte:
    Je passe très souvent par des routes de type montagne, avec la qualité de revêtement qu’on leur connait (gravillons, cailloux, déchets végétaux, asphalte défoncée etc). Ma moto est un Suzuki GSX 750, un roadster basique mais sympa avec une monte Michelin 120/170.

    En montant, tout va bien. Je projette mon regard, effectue des relances, prend large sans trop de soucis et je ne ressens aucune crainte. Je dirais même que je ne ressens aucune crainte dans la montée. Je me désosse la tête pour regarder le plus haut dans l’épingle, je modère mon allure en fonction de ma visibilité (exemple: si j’ai un virage plat vers gauche sans visibilité, je n’accélère pas et j’y vais mollo, même si des fois ça klaxonne derrière parceque j’ai l’outrecuidance de ne pas foncer comme un bargeot dans l’inconnu…).

    Par contre, en descendant c’est une autre histoire. J’ai vraiment une appréhension que je dois combattre mètre après mètre.

    Je garde mon frein arrière actionné presque sans arrêt (sauf dans les lignes droites descendantes avec visibilité) et je descend les épingles en 1ere ou 2eme, même si en 2eme avec frein arrière ça fait partir la moto assez vite je dois dire! Je place mon regard vers la sortie de la courbe et essaie de prendre la trajectoire au large. Lorsque je repère un véhicule qui monte, je m’arrête plus haut sur la route pour le laisser passer.

    Je serre les genoux assez fort sur mon réservoir et je joue beaucoup sur les cale-pieds pour emmener ma moto là où je regarde. Mais à chaque fois, j’ai le sentiment de prendre une courbe au feeling, sans appliquer une « technique » qui serait la bonne.

    Rajoutons à ça que ces derniers temps, la DDT a recouvert le tout de gravillons… ça n’est pas pour me rassurer car même en 1ere à 10kmh en épingle descendante, je sens que ma moto n’est pas très stable…

    Quels seraient les conseils dont je pourrais bénéficier pour de telles situations?

    – – –

    Réponse

    Tu fais déjà l’essentiel. Mais sache pour te rassurer que les descentes en montagne constituent sans doute l’exercice le plus difficile à moto.
    Position : es-tu sûr d’avoir la bonne position ? Penché en avant, les bras souples et fléchis (surtout pas tendus), les pieds bien en appui, les genoux serrés en permanence (mais sans se crisper). Pour conserver la moto droite, penche les épaules à l’intérieur du virage et appuie sur le pied intérieur.
    Trajectoire : tu dis essayer de prendre la trajectoire au large. Essaie encore plus large. Normalement, tu dois apercevoir la sortie de l’épingle et déterminer si un véhicule arrive en face ou non. S’il n’y a personne, empiète sur la voie en sens opposé, prends vraiment au plus large et resserre progressivement pour être revenu dans ta voie à la sortie de l’épingle.
    Regard : à partir du moment où tu tournes la tête au maximum pour regarder la sortie de l’épingle, ne la lâche pas des yeux. Tu dois avoir vérifié l’état du revêtement avant d’engager le virage. ensuite, garde les yeux loin vers la sortie en tournant la tête.
    Allure : sur le premier ou deuxième rapport, débrayé, un filet de gaz, éventuellement un peu de frein arrière.

    S’il y a des gravillons, n’ais pas honte de rouler doucement, on serre tous les fesses.

    Mais fondamentalement, toi qui a la chance de rouler « très souvent » en montagne, n’espère pas que je te plaigne !
    Pense à tous ceux qui sont obligés de se faire ch… sur les voies rapides urbaines toutes plates.
    😉

    • Florent
      5 septembre 2011 at 09:49

      Rebonjour et merci encore! Cela m’a bien servi et j’ai un peu plus d’assurance. Ceci dit, je confirme que j’ai toujours des craintes à prendre des routes descendantes qui serpentent… Ca viendra avec la pratique!

      Toujours est-il que quelques semaines après cela, j’ai déménagé dans un coin moins montagneux, et je roule à présent beaucoup plus souvent vers la ville (pour aller bosser). Et en effet, c’est d’un ennui mortel… l’expression est bien choisie puisque j’ai eu un accident, avec ma moto neuve… que je venais d’acheter… et qui avait 1484 kilomètres…

      J’ai découvert que même en étant vigilant, on peut se faire surprendre et, même si ce n’est de notre faute, se retrouver avec 100% des torts. Une piétonne traversant entre deux voitures, hors passage piéton, sur une voie de circulation, et se jettant sur ma roue, c’est considéré par la Police et l’assurance comme étant intégralement de ma faute. Eh oui, m’a dit la Police, j’étais en interfile et ma situation n’est ni légale, ni illégale. Or en cas d’accident, c’est bien entendu entièrement de ma faute.

      « Défaut de maitrise du véhicule. » Mais comment leur expliquer qu’en faisant un évitement d’urgence par la gauche, à 30 kmh (validé par témoignage d’une motarde qui me suivait), j’ai roulé sur une bande blanche qui m’a fait perdre l’avant et m’a fait tomber.

      J’estime que pour un « défaut de maitrise du véhicule », ne pas avoir fait un strike sur la piétonne, à 30 kmh, et en évitement d’urgence, est un exploit.

      Vive les routes de montagne… Au moins, les vaches, les bouses et les cailloux ne sautent sur personne: on les évite et on continue de rouler, l’air frais remplissant nos poumons et le plaisir-o-mètre à fond sur les petites enfilades de virages délicieux…

      Signé Florent, un motard « dégouté » mais « résigné », et sa moto, neuve mais déja cassée.

  7. FranckyGoes
    20 février 2011 at 16:31

    Vive la montagne en moto !

    Bravo pour ces recommandations.
    Habitant la Haute-Savoie, et serpentant son réseau secondaire de long en large depuis plus de 10 ans, je confirme que pour savoir en profiter pleinement, il faut être en alerte constamment.
    Par bonheur, ce département comporte un réseau routier assez bien entretenu, et c’est un plaisir que de pouvoir rouler à un rythme soutenu, relax et concentré sur sa conduite, sans avoir les yeux en permanence fixés sur l’asphalte.
    En levant le regard, on peut alors profiter du paysage, magnifique, il en va de soi.
    FranckyGoes, et son jardin secret le Parc Naturel des Bauges
    V+++

  8. Ubbo
    10 août 2010 at 08:25

    Bonjour,

    J’aurai une question technique à vous poser. Sur un revêtement pourri, notamment du gravier en courbe, j’ai déjà roulé avec certains qui posaient le pied façon super motard. Est ce que c’est une technique efficace? est ce que l’on ne risque pas plutôt de se péter la cheville ou bien effectivement sur une petite glissade, une claque du pied sur le sol peut redresser la moto? J’hésite à le faire parce que j’ai l’impression qu’il vaut mieux que je garde les jambes bien serrées sur le réservoir mais au final, j’ai le doute quand même.

    Merci d’avance pour votre réponse.

    – – –

    Réponse

    La technique « façon supermotard » utilise le pied sorti comme point de repère et point d’appui, mais dans le cadre d’un virage pris en glisse.
    Le fait de sortir le pied pour se prémunir d’une éventuelle perte d’équilibre relève plus de l’instinct et d’un manque de maîtrise. En plus, si le pied n’est pas bien maintenu par une bonne botte et si le coup de pied n’est pas donné bien verticalement, le risque est grand de se faire mal à la cheville.

    Il vaut mieux garder les pieds sur les repose-pieds et appuyer sur le repose-pied extérieur au virage.

    • Ubbo
      11 août 2010 at 14:56

      Merci beaucoup pour cette réponse, désormais je suis fixé :).

  9. papon
    15 janvier 2009 at 19:31

    bjr et félicitations pour votre site

    j’ai 52 ans ,30 ans de permis et j’habite à st denis de la réunion , ile montagneuse sitiée dans l’océan indien

    après plusieurs années sans conduire une moto
    je me suis enfin décidé a prendre un bandit 650 n

    régulièrement je pars me remettre à niveau sur les routes de montagne ou je rencontre certaines difficultés lors de virages en épingle à droite et principalement en montant

    je soigne mes trajectoires , mon regard tombe un rapport en entrée mais souvent je dois poser le pied droit à terre afin de me rattraper en sortie de virage

    pouvez vous m’expliquer pourquoi ? car je n’ai pas ce pb quand je tourne à gauche

    merci d’avance

    – – –

    Réponse

    Bonjour,
    Nous sommes tous latéralisés et avons tous un « côté préféré », un côté où on prend mieux les virages.
    Cela dit, vous avez peut-être un autre souci.
    Je ne comprends pas votre phrase : « mon regard tombe un rapport en entrée ». Pouvez-vous m’expliquer ?

    – – –

    toutes mes excuses

    je soigne mes trajectoires et mon regard , tombe….

    après avoir réglé mes amortisseurs avant et arrière

    j’ai en partie réglé mon problème

    cdlt

    – – –

    Compris.
    Le réglage des suspensions peut aider, en effet.
    Pour le reste, il faut rouler avec vous pour identifier les éventuels problèmes.
    Connaissez-vous d’autres motards expérimentés et pédagogues avec qui vous pourriez aller rouler ?

    – – –

    oui

    j’ai fait la connaissance de motards dans la “quarantaine” avec qui je roule maintenant

    mon pb venait bien de l’ amortisseur arrière trop souple et du réglage de la fourche avant

    cdlt

  10. Roman
    24 septembre 2008 at 14:27

    Bien que relativement débutant, j’ai déjà eu l’occasion de tester tout cela, avant de découvrir ton site. Et j’ai l’impression de lire ce que j’ai appris progressivement de manière empirique! J’aurai du venir ici plus tôt 🙂

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