La moto à l’écran (6) : les documentaires

La moto apparaît dans nombre de films, de séries, de publicités, comme nous avons pu le voir dans les volets précédents. Mais elle constitue aussi un centre d’intérêt à part entière, le sujet même de beaucoup de documentaires et de court-métrages, consacrés à toutes les facettes de la culture moto : l’histoire, les courses, les pilotes, la mécanique, les marques, les différentes disciplines du sport moto, parfois les valeurs, les pratiques et coutumes des motards…

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On commence par les documentaires consacrés aux grandes marques de constructeurs moto, notamment européennes et plus particulièrement italiennes, souvent celles qui ont l’identité la plus forte.

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Le sport moto reste le sujet le plus souvent, le plus facilement traité par les documentaristes, sans doute parce que c’est aussi le plus photogénique, le plus spectaculaire.

« On Any Sunday » (ridiculement traduit en français par « Challenge One« ) est sorti en 1971.
Ce documentaire explique et montre la culture du sport motocycliste aux Etats-Unis, principalement des courses d’enduro, très populaires dans les années 1960-70. On y aperçoit notamment Steve McQueen, déjà une icône à cette époque, mais qui courait aussi comme anonyme dans ces courses et a partiellement produit le film.

« On Any Sunday » est souvent décrit comme le meilleur documentaire jamais réalisé sur le monde de la moto, du moins aux Etats-Unis.

La bande-annonce originale :

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L’équivalent français de « On Any Sunday » pourrait être le film « Le Cheval de Fer« , documentaire réalisé en 1974 par Pierre-William Glenn sur le monde des pilotes de vitesse du Continental Circus, dans les années 1970.

Les premières minutes :

Le générique :

Version anglaise :

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Le « Cheval de Fer » s’inspirait lui-même d’un autre film, « Continental Circus« , réalisé en 1969 et 1970 par Jérôme Laperrousaz, sorti en 1972, qui est un documentaire de 102 minutes scénarisé sur la rivalité entre deux pilotes d’exception : Jack Findlay, pilote privé, et Giacomo Agostini, pilote d’usine.

Le Continental Circus était le surnom donné par les pilotes au championnat du monde de vitesse moto, qui se déroulait alors entièrement en Europe, avec une caravane qui se déplaçait de pays en pays.

« Continental Circus » raconte le quotidien d’un pilote de moto privé, l’australien Jack Findlay, assisté de sa compagne française, Nanou, durant toute la saison 1969 du Continental Circus au guidon tout d’abord d’une 500 Matchless puis d’une Jawa 350 4 cylindres type 673 (en remplacement de Bill Ivy, mort aux essais du Grand Prix d’Allemagne de l’Est en juillet 1969).

On découvre les principales difficultés rencontrées par Findlay et d’autres pilotes, qui sont principalement d’ordre financier. En effet, les « privés » ne subsistent alors que grâce aux primes gagnées pendant les courses, et les chutes représentent la double perte financière des dégâts sur la machine et du manque à gagner de la prime. Les différences avec les pilotes d’usine, notamment le champion du monde italien Giacomo Agostini roulant pour MV Agusta, sont mises en évidence. Findlay terminera finalement cinquième cette saison-là, chutant à trois reprises et montant trois fois sur le podium.

Le générique et les premières minutes :

Extraits :

La discipline reine des circuits, le championnat du monde de la catégorie MotoGP (Grand Prix), fournit évidemment matière à nombre de docus depuis les années 1960.

En 2011 est sorti « Fastest« , film-documentaire de Mark Neale sur la saison de MotoGP, narrée par Ewan McGregor.

Ce film fait suite à un premier volet, « Faster » :

suivi par « Faster : The Doctor, the Tornado and the Kentucky Kid » :

Dans le même genre, « I, Superbiker » est sorti au printemps 2012.

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Le sport moto vit, respire, transpire par les motos, par les constructeurs, mais surtout, avant tout, par les pilotes, qui en incarnent les valeurs humaines, avec bien souvent de fortes personnalités, parfois devenues des vedettes, des icônes, des stars, voire des légendes (vivantes ou non).

Une série de documentaires rend hommage aux grands noms de la compétition de vitesse des années 1970 et 1980.

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Beaucoup de noms anglo-saxons dans ce panthéon, anglais, australiens ou américains…
Mais parmi les pilotes de légende figurent aussi quelques Européens et même des Français, si si !

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L’histoire des marques, l’histoire des pilotes… créent logiquement l’histoire des courses, notamment des plus anciennes ou des plus risquées.
Et celle qui est à la fois la plus ancienne et la plus dangereuse, c’est bien sûr le TT, le Tourist Trophy, sur l’île britannique de Man.

Le film « TT3D – Closer To The Edge« , sorti en 2011, raconte la vie du pilote irlandais Guy Martin, concurrent de la course du Tourist Trophy, et expose l’esprit de cette épreuve très particulière. Un film au plus proche de la réalité, avec des images spectaculaires.

La bande-annonce en version originale :

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Le phénomène « rétro », qui envahit le monde motard depuis les années 2000, peut prendre différentes formes et différents noms : Kustom Kulture, hipsters, youngtimers, vintage, néo-rétro, classiques…
Il a aussi donné lieu à pas mal de documentaires.

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« L’Atelier Moto », une série de documentaires moto français, un rien promotionnelle mais pas dénuée d’intérêt pour qui aime la mécanique…

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Autre documentaire à caractère largement publicitaire, celui réalisé par Yamaha Motor France sur son service Classic et celui qui en est l’âme, Christian Caillon.

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D’autres films documentaires, souvent anglophones, se consacrent au passé, à l’histoire des pratiques motardes, avec ou sans nostalgie, avec une vocation historique ou sociologique.

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Une autre catégorie de documentaires se consacre à la description sociologique, limite ethnologique, des motards, principalement observables lors des rassemblements, des concentrations, des meetings…

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Dernier-né du genre, « Why We Ride » est un documentaire américain sorti en novembre 2013.

« Why We Ride » est consacré à la passion de la moto, tout simplement. Ce docu de 90 minutes essaie d’expliquer, par des images d’archives et des séquences spectaculaires tournées pour ce film, par des entretiens avec un grand nombre de personnalités et d’anonymes très diversifiés, pourquoi tous ces gens, hommes et femmes, jeunes et vieux, de toutes origines, avec des parcours de vie très différents, ont tous la moto dans le sang.

Un film émouvant, qui donnera plein de frissons aux motards et donnera aux non-motards une autre vision du monde moto, loin des clichés « bad boys ».
Seule critique, le film ne montre que les aspects positifs et évite soigneusement de s’interroger sur les dérives de certaines pratiques moto.

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Les autres volets de cette série :

La moto à l’écran
La moto à l’écran (2)
La moto à l’écran (3)
La moto à l’écran (4)
La moto à l’écran (5)

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