Un brassard qui fait réfléchir

En plus de la réforme du permis moto, un autre changement, relevant (au moins officiellement) de la sécurité routière des motards, a fait beaucoup causer sous les casques en 2012 : tout motard « gros cube » aurait dû porter un minimum de zones rétro-réfléchissantes sur son équipement. Beaucoup de contre-vérités, d’approximations et surtout d’interrogations circulent sur ce sujet. Faisons le point.

L’arrêté du 3 janvier 2012 relatif aux équipements rétroréfléchissants peut être consulté ici.
L’arrêté du 18 décembre 2012 abrogeant l’arrêté du 3 janvier 2012 relatif aux équipements rétroréfléchissants peut être consulté ici.

L’obligation pour les motards de rouler avec des équipements rétro-réfléchissants aurait dû entrer en vigueur au 1er janvier 2013.

Mise à jour du 3 janvier 2013 : le texte a été abrogé au 1er janvier 2013 !

Un arrêté, daté du 18 décembre 2012 mais publié au Journal Officiel du 1er janvier 2013, prévoit que « l’arrêté du 3 janvier 2012 relatif aux équipements rétroréfléchissants portés par tous conducteurs ou passagers d’une motocyclette d’une cylindrée supérieure à 125 cm³ ou d’un véhicule de la catégorie L5e d’une puissance supérieure à 15 kW est abrogé ».

Le ministre de l’Intérieur n’a donc pas attendu longtemps le résultat de la « concertation avec les représentants des usagers » qu’il avait annoncée le 27 novembre 2012 lors du Comité national de sécurité routière (CNSR), quand il avait suspendu la mesure.

* * *

 Qui était concerné ?

Tous les conducteurs et passagers de motos et de scooters de plus de 125 cm3 et de tricycles à moteur de plus de 20 chevaux.

Cette mesure concernait les motards « gros cubes », quelle que soit la puissance de leur moto, mais aussi les conducteurs de scooters à trois-roues.
Elle ne devait pas concerner les conducteurs de cyclomoteurs (49,9 cm3) et deux-roues moteur de 125 cm3.

* * *

Quel équipement faudrait-t-il porter ?

Il n’était pas question de « gilet jaune », mais d’un équipement rétro-réfléchissant.

Cet équipement doit être rétro-réfléchissant, c’est-à-dire réfléchir, renvoyer la lumière émise par une source lumineuse externe, comme les feux d’un autre véhicule ou la lumière d’un lampadaire.
Il n’a pas à être phosphorescent, à émettre de la lumière par lui-même.

En termes scientifiques, la rétro-réflexion se produit lorsque les rayons de lumière sont réfléchis dans la même direction que celle d’où ils proviennent. Une grande partie de la lumière réfléchie retourne directement à la source lumineuse d’origine, comme par exemple les phares d’une voiture. Puisque très peu de lumière se disperse lorsque la lumière est réfléchie, les matériaux rétro-réfléchissants semblent plus brillants pour un observateur situé près de la source lumineuse d’origine (par exemple, au volant d’une voiture).

Aucune couleur n’est imposée.

L’équipement rétro-réfléchissant peut être blanc, noir, orange, jaune, gris argent… tant qu’il renvoie la lumière.

Aucune forme n’est imposée, tant que la surface minimale de 150 cm2 est atteinte.

L’arrêté précise que l’équipement rétro-réfléchissant  peut être « en une seule ou plusieurs parties » , du moment qu’il soit « d’une surface totale au moins égale à 150 cm2 », ce qui correspond à un rectangle de 30 cm sur 5 ou de 15 cm sur 10.

Les zones rétro-réfléchissantes peuvent être de forme ronde, carrée, rectangulaire…
Elles peuvent être intégrées sur un équipement de protection (blouson, veste) ou sur un équipement amovible (brassard, gilet).
Elles peuvent comprendre un logo, un dessin. Cet élément graphique devra soit être réfléchissant lui-même, soit laisser au moins 150 cm2 de surface réfléchissante.

Si votre blouson est équipé des 150 cm² minimum exigés, vous êtes tranquille.

Aucun emplacement n’est imposé.

L’équipement rétro-réfléchissant doit être « porté sur le haut du corps, à l’exception du casque, à partir de la ceinture à la ligne des épaules, de manière à être visible des autres usagers de la route ».
Donc partout sur le torse, devant et/ou derrière et/ou sur les côtés, sauf sous les bras…

Aucune norme n’est imposée.

Plus exactement, trois normes conviennent !

1- La norme EN 471 correspond aux équipements à usage professionnel (vêtements de protection haute visibilité pour une utilisation professionnelle sur le lieu de travail, comme pour la main d’œuvre travaillant sur les bords des routes).
2- La norme EN 1150 correspond aux équipements à usage loisir, aux utilisations non professionnelles comme le jogging, le cyclisme ou toute autre activité liée au trafic et où les personnes ont besoin d’être visibles.

Ces deux normes exigent une haute visibilité de jour et une rétro-réflexion de nuit.
C’est pour ça que les gilets « DDE » sont jaunes ou oranges fluo et que leurs bandes réfléchissantes sont obligatoirement grises ou blanches.

3- La norme EN 13356 spécifie quant à elle les exigences de performance optique et de surface pour les accessoires destinés à une utilisation non professionnelle et conçus pour signaler la présence de l’utilisateur visuellement lorsqu’il est éclairé par un véhicule sur la route pendant la nuit.
Les accessoires peuvent être portés, attachés ou transportés par une personne. Cette norme ne s’applique pas aux vêtements.

Elle permet d’avoir un équipement (brassard, gilet, sac à dos) de la couleur de votre choix à la lumière du jour et qui réfléchit en blanc quand il est éclairé par une lumière électrique.

* * *

Quelle sanction en cas de non-respect ?

En cas de non respect de l’obligation, il en coûtera une amende de 68 euros (contravention de 3ème classe) ainsi qu’un retrait de deux points sur votre permis de conduire.

Pour rappel, ne pas disposer du gilet de sécurité obligatoire dans une voiture n’entraîne aucun retrait de point…

* * *

Mon analyse

Je suis, autant que tout autre et sans doute plus que la plupart des motards, sensible à la démarche de sécurité routière des motards qui est sensée motiver cette mesure.
C’est pourquoi je suis d’autant plus sensible à ces contradictions.

Tout dispositif qui améliore la visibilité des motards, de jour comme de nuit, est utile et reste le bienvenu !

Ceci étant dit, force est de constater que l’immense majorité des motards roule de jour.
Et il est évident pour tous qu’un équipement seulement réfléchissant ne sert à rien de jour, n’améliorera pas la visibilité, à moins qu’il soit également « haute visibilité », c’est-à-dire fluo.

Quant à la conduite de nuit, un motard qui connaît et respecte ses obligations déjà existantes circule avec au moins son feu de croisement allumé en permanence et des autocollants réfléchissants des quatre côtés de son casque.

Certes, nous pouvons tous constater qu’une minorité de motos circule régulièrement tous feux éteints.
De jour, pas mal de motards (10 à 20% environ, d’après mes observations) roulent avec le feu de croisement éteint. De nuit, il m’est arrivé d’en croiser avec le feu arrière éteint. Et de jour comme de nuit, force est de constater qu’un bon tiers des usagers de 2RM circule sans réfléchissants sur leur casque. Sans conséquence de jour, cette négligence, volontaire ou inconsciente, peut s’avérer dangereuse de nuit si dans le même temps, l’usager ne porte aucun autre équipement rétro-réfléchissant, comme c’est hélas parfois le cas avec ceux qui ne portent que du cuir sans liserés réfléchissants ou ceux qui ne portent que des vêtements « de ville » non conçus pour la moto.

Ampoule grillée, simple oubli involontaire, négligence, méconnaissance des textes de loi… Beaucoup ne se rendent pas service et viennent ensuite se plaindre de ne pas être bien vus !
Avant de critiquer à tout va les mesures gouvernementales, sachons déjà balayer devant notre porte !

Sur ce sujet, lire l’article « Optimiser sa vision et sa visibilité à moto« .

* * *

Il n’empêche…
On peut légitimement se poser des questions sur le bon sens et le réel apport à notre sécurité de cette nouvelle mesure.

Première question :
pourquoi une obligation faites aux seuls deux-roues de plus de 125 cm³ ?

C’est d’autant plus étrange que les 2RM de 50 et 125 cm³, de plus petite taille et dotés d’un éclairage moins puissant, sont moins visibles que les grosses cylindrées.
De plus, bien des conducteurs de cyclos et deux-roues légers ne portent pas d’équipements de protection moto, ni d’autocollants réfléchissants sur leur casque, et sont invisibles de nuit.
Par ailleurs, les cyclomoteurs sont les deux-roues moteur les plus « trafiqués » (à 80% d’entre eux, selon un rapport du Sénat), souvent déficients en termes d’éclairage.

Une explication peut être que ces véhicules sont surtout utilisés en milieu urbain, où les accidents mortels sont moins nombreux et l’environnement mieux éclairé de nuit.

Une autre explication est que l’exigence d’un équipement rétro-réfléchissant est imposée aux « gros cubes » à titre d’expérimentation. On peut déjà prédire que l’obligation s’étendra bientôt à tous les deux et trois-roues, sans distinction de puissance.
C’est l’argument avancé par le chargé de mission national pour les deux-roues moteur auprès de la DSCR : « Le port du casque a été obligatoire pour les motos sept ans avant les petites cylindrées. Pour l’éclairage diurne, cela a pris 30 ans pour être appliqué à tous les 2RM. Là aussi, la mesure finira peut-être par être appliquée aux moins de 125 cm³ » (extrait d’un entretien accordé au site L’Equipement.fr).

Certes…
Mais soit les autorités sont sûres et certaines que cette mesure est une bonne idée pour les motards, tous les motards, et il est criminel de ne pas la généraliser le plus vite possible.
Soit elles n’en sont pas certaines et les motards « gros cubes » essuient les plâtres et servent de cobayes pour une mesure qui sera retirée dans quelques mois ou quelques années.

* * *

Deuxième question :
pourquoi imposer un équipement dédié à la sécurité, mais qui n’est utile que de nuit, alors que l’essentiel des accidents et des morts se produit de jour ?

La dernière campagne publicitaire de sécurité de la Sécurité Routière pour les motards est fondée sur le constat que la majorité des tués à moto le sont de jour, hors agglomération, le week-end, par beau temps. Les trafics nocturnes des motocyclistes, bien moindres la nuit, réduisent très fortement les conflits liés à la cohabitation entre motocyclistes et autres usagers.

D’après le Bilan de la sécurité routière pour l’année 2010, sur les 704 utilisateurs de deux-roues de plus de 50 cm³ tués en 2010, 226 l’ont été de nuit (pages 148 et 342).
En 2011, les accidents de moto sont intervenus de jour à 75% et 71% de la mortalité motocycliste était diurne.

Mieux encore : depuis 2000, les accidents avec motocyclette et la mortalité motocycliste ont tous deux connu leurs meilleurs progrès la nuit (respectivement -26% et -42 %). Alors que pour le jour, ils n’ont diminué, respectivement, que de -16 % et -5 %.
L’augmentation de la mortalité motocycliste de 2010 à 2011 ne porte que sur le jour. La nuit reste à la baisse avec -3,5% de motocyclistes tués.

N’y a-t-il pas d’autres mesures plus importantes et plus efficaces que d’imposer un équipement purement nocturne ?

De plus, si tout le monde s’accorde à reconnaître que ce nouvel équipement obligatoire ne sera utile que de nuit, son port sera obligatoire en permanence.
« Juridiquement parlant, il est impossible de définir quand commence la nuit, il faudra donc porter l’équipement rétro-réfléchissant en permanence et pas le garder dans la poche la journée. De plus, même la journée, on circule parfois dans des endroits sombres, comme les tunnels », explique la DSCR.

Pourtant, le décret n° 2008-754 du 30 juillet 2008 oblige les cyclistes à porter un gilet rétro-réfléchissant « lorsqu’ils circulent la nuit, ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante ».
La différence jour/nuit et la notion de visibilité insuffisante semblent juridiquement valides pour les cyclistes, mais pas pour les motards…

* * *

Troisième question :
comment mesurer 150 cm², comment vérifier la conformité d’un équipement ? 

Selon la DSCR : « Si le vêtement ou le dispositif répond aux normes EN 471 ou EN 1150, l’étiquette est suffisante. Si c’est un dispositif autre, il faudrait contrôler la nuit, ce qui devient compliqué. Les contrôles ne porteront pas sur des cas « litigieux », mais plutôt sur ceux qui roulent sans blouson. Ce sont ces comportements qu’on veut sanctionner. Ceux qui roulent avec un équipement correct ne devraient pas être inquiétés. »

Mouais… L’emploi du conditionnel ne rassure pas.
Avec un équipement intégralement rétro-réfléchissant mais qui reste discret de jour, il sera difficile de prouver qu’on est bien visible de nuit. Il faudra compter sur le « bon discernement » des gendarmes ou policiers procédant au contrôle.
Verrons-nous des policiers sortir le mètre de couturière et la calculatrice pour mesurer les dimensions des zones réfléchissantes et vérifier la surface couverte ?

En « off », mes interlocuteurs dans les pouvoirs publics m’ont expliqué que cette mesure a été prise un peu « à l’arrache » par le cabinet ministériel du ministère de l’Intérieur de l’ancien gouvernement de François Fillon, sous l’ex-président Nicolas Sarkozy. Elle est en réalité un moyen détourné (et pour tout dire, un peu « tordu ») pour permettre aux forces de l’ordre de verbaliser les motards qui roulent sans équipement moto.

Le flou artistique autour des critères techniques précis de ces zones rétro-réfléchissantes laisse une large part à l’interprétation… donc à la contestation !
Si jamais vous êtes verbalisé alors que vous portez un équipement de protection moto doté de zones rétro-réfléchissantes (ne serait-ce que des liserés), n’hésitez pas à refuser de reconnaître l’infraction et à contester le procès-verbal auprès de la justice. Vous avez de fortes chances de gagner en justice.
Une fois que plusieurs PV auront été « retoqués » par la justice, les forces de l’ordre cesseront peu à peu de verbaliser pour ce motif.

Ce motif d’infraction ne servira sans doute que pour sanctionner en supplément un motard qui aura été interpellé pour d’autres raisons.
Typiquement, un kéké qui conduit dangereusement sur la voie publique ne peut être à l’heure actuelle sanctionné que pour « vitesse inadaptée aux circonstances », une infraction qui ne comprend pas de perte de points sur le permis de conduire. Comme ce type de motard est souvent peu ou pas équipé, cette nouvelle infraction pourra permettre de le sanctionner plus sévèrement.

* * *

Au total, d’un point de vue strictement juridique, je ne suis pas loin, pour une fois, de rejoindre la position de la FFMC qui a en plus, pour une fois, fait preuve de créativité et d’imagination en restant dans la légalité.

Pour ma part, je n’appelle toutefois pas au boycott et à la désobéissance civile.
Presque tous mes équipements moto comportent déjà des zones réfléchissantes. Pour ceux dont la surface n’atteint pas le minimum requis, je porterai en plus un gilet haute visibilité orange doté de larges zones réfléchissantes. Je le porte déjà régulièrement, il me suffira de le mettre plus souvent. Et de le retirer pour le mettre dans la valise dès que je me stationne.

 

  28 comments for “Un brassard qui fait réfléchir

  1. philou
    14 mai 2016 at 18:17

    bonjour Fabien
    mon blouson bering possède une bande retro-refléchissante de +/- 25cm L sur 2cm largeur sur chaque manche au dessus du coude, sur le bras donc;je porte en plus un gilet jaune fluo sans manches;est ce que celui-ci se substitue au port d’un autre équipement rétro-réfléchissant?

  2. Angela
    2 janvier 2013 at 16:32

    Angela est le nom de ma 2ème RT ( 1ère 1100 RT 40000 km et maintenant 1200 RT déjà 20000 km de bonheur)
    l’arrêté du 18 décembre 2012 (JO du 01 janvier 2013) abroge celui du 03 janvier 2012: Peut être que l’improvisation de ce texte a enfin été reconnue

  3. Marc
    10 décembre 2012 at 14:17

    Bonjour Fabien,
    Bravo et merci pour ce site. J’aimerais réagir sur deux points :
    1) je trouve invraissemblable que les cylindrées inférieures à 125 ne soient pas concernées. Ce sont ces catégories, à priori moins rapides, qui sont les plus dépassées par les automobilistes, et qui selon moi devraient être les plus visibles. J’ai toujours trouvé plus dangereux d’être dépassé que de dépasser.
    2) Globalement je déplore cette mesure, pour les raisons évoquées dans l’article. Cependant je comprends que le dispositif réfléchissant concerne le vetement du motard et non sa machine : il faut (malheureusement) imaginer une moto accidentée dans un faussé et un motard inconscient étendu sur la chaussée…

  4. Jeff
    26 novembre 2012 at 11:32

    « Juridiquement parlant, il est impossible de définir »
    C’est déjà ce qui m’avait été dit lors de ma réunion au ministère : sur les pantalons, les bottes….etc… Par contre, pour le casque et l’airbag qu’ils voulaient imposer, ils y arrivent. LEs mystères de la dialectique….

    A la C77, nous avons fait le choix de proposer des brassards marqués Casim77 qui auront en plus l’avantage de faire savoir notre appartenance à notre association. Je crois que la C44 fait la meme chose.
    Sincèrement, même si je ne crois absolument pas à l’utilité de ce brassard, cela ne me tuera certainement pas !!!!

    A bientot à Mérignac.

  5. dbo
    23 novembre 2012 at 00:17

    Hello à tous,
    Les 150 cm doivent être visible? ou juste le brassard.
    Car j’ai du mal à voir comment un brassard de 150cm² enroulé autour du bras peut offrir … 150cm² visible.

    Merci d’avance

  6. Nael
    17 novembre 2012 at 19:36

    Bonjour,

    Mes blousons n’étant pas équipés, avez vous connaissance de modèles de brassard conçus pour cette obligation? J’ai des brassards jaunes fluo mais la partie rétroréfélchissance ne doit pas faire 150 cm3

    Pour l’instant je n’ai rien trouvé.

  7. marcucciu
    16 novembre 2012 at 21:16

    Bonjour,
    remarquable article, comme d’habitude. Une question le dispositif peut-il être fixé sur un sac à dos?
    Marcucciu

    • FlatFab
      16 novembre 2012 at 23:54

      En théorie, oui.
      Le texte ne précise pas que le dispositif rétro-réfléchissant doit être porté sur la veste ou le blouson. Or en droit français, tout ce qui n’est pas interdit est autorisé.
      A partir du moment où le dispositif est visible des autres usagers, porté au dessus de la ceinture et en dessous des épaules, c’est bon.

      • robert
        17 novembre 2012 at 05:02

        le décret précise dispositif porté sur le vêtement…faut bien lire la règlementation..

        • FlatFab
          17 novembre 2012 at 12:27

          Je l’ai bien lue.
          L’arrêté (et non le décret) prévoit que « tous conducteurs ou passagers d’une motocyclette d’une cylindrée supérieure à 125 cm³ (…) doivent porter un vêtement muni d’un équipement rétroréfléchissant ».
          On parle d’un « vêtement », sans autre précision. Est défini comme vêtement « tout ce qui sert à couvrir le corps pour le protéger ». Si un brassard ou un gilet sont considérés comme un vêtement, pourquoi pas un sac à dos ?
          L’essentiel est bien d’avoir un dispositif rétroréfléchissant de 150 cm² bien visible des autres usagers.
          En cas de verbalisation avec un sac à dos rétroréfléchissant, c’est carrément contestable et plaidable.

  8. Laurent13
    15 novembre 2012 at 19:20

    Il est vrai que ça va être drôle…

    Je roule par exemple avec un blouson bering (recall), comprenant des liserets réfléchissants assez fins, mais situés à la poitrine, au cou, aux manches..

    Et donc, comment l’agent de police va mesurer le truc ?

    Il est vrai qu’on nage dans le ridicule, je souscris 100% à l’esprit de ce site : Motard et Responsable. Je ne sors jamais sans mon équipement, de la tête aux pieds, et j’y mets le prix plutôt qu’en accessoires futiles à mes yeux.

    Là ou j’habite (Marseille), il n’est pas rare de voir des mecs en sportives, équipés de tongs, torse nu et short de plage… Problème : où vont ils accrocher le brassard de 150 cm2 ?!

    Il serait temps que les autorités voient les avantages de la moto (encombrement, circulation, stationnement, consommation) plutôt que de stigmatiser ou de se laisser aller à la facilité (brassard, contrôle annuel).

    Bonne route !

  9. brisy
    15 novembre 2012 at 09:59

    bonjour à tous(tes),
    la combinaison de pluie(achetée chez lidl un quinzaine d’euros)a plusieurs bandes réfléchissantes: sur le dos ,25cmx3.5cm;les bras 40cmx3.5; sur la poitrine deux fois 27cmx3.5 sans parler des velcros de bras et de ceux de jambes voilà un vêtement pas cher ET en règle (à première vue )avec la future réglementation. les fabriquants peuvent faire cet effort, non?

  10. Adrien
    14 novembre 2012 at 16:57

    Très intéressante cette analyse!!

    Perso, ce que je trouve « bête » dans cette mesure, c’est que ça ne prenne pas en compte le casque, pourquoi ? car les autocollant réfléchissant obligatoires font à peu prêt cette dimension et donc excluent 90% des motards de la verbalisation ?

    J’ai un topcase plutôt imposant, ce qui fait que quelqu’un assis dans une voiture standard genre clio/golf ne verra que le haut de mon dos…. par contre il verra très bien mon casque….. donc j’aurai beau avoir du réfléchissant sur le dos, ca ne servira pas à grand chose…. pourquoi les catadioptres du topcase ne rentrerait pas aussi dans le calcul ? encore pour la même raison j’imagine…. tous les possesseurs de topcase ne pourrait donc pas se faire verbaliser….

    • FlatFab
      14 novembre 2012 at 22:00

      Le souci est que les autocollants réfléchissants du casque sont situés tout en haut du corps. Pour qu’ils soient éclairés par le faisceau des phares d’une voiture arrivant derrière ou sur les côtés de la moto, il faut que la voiture soit très proche, moins de 20 mètres. Ce qui fait très peu de distance pour réagir.
      Il est préférable de disposer de zones réfléchissantes visibles et situées plus bas, le plus bas possible, en fait.

  11. ClCP
    13 novembre 2012 at 21:28

    Si on a un passager, un top case, un sac à dos, que faudrait-il faire ?

    • FlatFab
      13 novembre 2012 at 21:29

      Le sac à dos ou le top-case ne cachent pas les bras, d’où l’idée du brassard…
      Et le passager devra lui aussi porter cet élément de visibilité.

      • ClCP
        21 novembre 2012 at 19:22

        « L’équipement doit être porté […] de manière à être visible des autres usagers de la route. »
        Oui tout simplement, merci.

        En fait, ce qui me gêne, c’est que je comprends cet arrêté comme le pendant du gilet des automobilistes alors que non, faut avoir cette surface rétro-réfléchissante en toute circonstance.

  12. TMR
    13 novembre 2012 at 17:23

    J’ai commencé par m’étrangler de rage en prenant connaissance de cette obligation à venir. Encore un moyen de vendre des machins pseudos-sécurisants au profit de boîtes en mal d’idées et de recettes, mais ayant les bons copains aux bons endroits (cf éthylotests et M.Géant par ex : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/06/26/01016-20120626ARTFIG00721-l-ethylotest-devient-obligatoire-le-1er-juillet.php).
    Je serai curieux de savoir quel lobby agit et pour le compte de qui derrière cette histoire pour le moins tordue?

    Sans poursuivre dans la parano -parfois justifiée- je pense que la gendarmerie/police à d’autre chats à fouetter que d’aller mesurer des surfaces réfléchissantes sur des motards qui souvent roulent avec des casques pour le moins symboliques, et sans autocollants. L’application me paraît difficilement réalisable, à moins de tomber sur un type un tâtillon?
    Encore une fois on se retrouve face à une loi inutile, dont le premier effet va être d’acheter des équipements non protecteurs à des prix qui ne manqueront pas de s’adapter à la loi de l’offre et la demande… Pendant ce temps là, les gamins à trois sur des scoots pourris, sans éclairage et en pleine ville (Aubervilliers, phénomène visible toute l’année, devant la police) ne sont pas inquiétés car dangereux à prendre en chasse, ou à interpeller. Là point de statistiques, et pas d’argent à prendre, bizarrement…

    Gros soupir de découragement.

  13. Richelieu
    13 novembre 2012 at 12:52

    Au sujet des deux affiches de la FFMC, ci-dessus. C’est encore du grand n’importe quoi, comme souvent avec la FFMC. Le jaune n’est pas rétro-réfléchissant dans ce cas et personne ne veux imposer de jaune. Il peut être parfois fluorescent, ce qui n’est pas du tout pareil. Alors messieurs de la FFMC, si vous voulez être crédibles, faites attention à ce que vous écrivez.
    De plus inciter les gens à la désobéissance civique en ne portant pas ce qui doit l’être, c’est une incitation à commettre des infractions et c’est punis par la loi.
    Si je suis votre incitation, au bout de six contrôles je n’aurais plus de point sur mon permis et j’aurais été délesté de 408 euros.
    Ca me fera une belle jambe d’arborer le Logo de la FFMC lorsque je me promènerais à pieds.
    Mon éducation m’interdit d’en écrire plus.

  14. Arnaud
    12 novembre 2012 at 15:39

    Bonjour,
    plein de question s m’assaillent;

    Je parcours 15 000km par an avec ma douce collée a mon dos….
    La partie réfléchissante ne devra donc pas être dans mon dos, tant pis pas d’aigle brillant dans le dos. Mais de moches brassard.
    Mais ma belle devra elle, elle aussi se déguiser en bozzo le clown ?

    Que se passera t’il en été, les petits keke’s devront’il coller des brassards sur leurs tongs et leur T shirt ?

    les motos sont censées avoir des catadioptres ayant déja cette fonction de réflexion. n’aurait t’il pas été plus simple et plus facilement vérifiable d’apposer des bandes réfléchissantes sur nos véhicules ?

    A force de déguiser tout le monde en lampadaire, piétons, vélos, motards, ne va t’on pas tout simplement rendre les gens « aveugles », en les habituant à rechercher des couleurs fluo, les conducteurs ne surveilleront plus les objets de couleur normale. Va t’on mettre aussi des gilets aux chevreuils et au sangliers ?

  15. Easy
    12 novembre 2012 at 11:27

    Hello,

    Une petite erreur de calcul relevé dans le texte:
    « L’arrêté précise que l’équipement rétro-réfléchissant peut être « en une seule ou plusieurs parties » , du moment qu’il soit « d’une surface totale au moins égale à 150 cm2″, ce qui correspond à un rectangle de 30 cm sur 5 ou de 15 cm sur 3. »
    Tu dois plutôt vouloir dire « 15 cm sur 10 ».

    Par contre le passage suivant me fait bondir:
    « Juridiquement parlant, il est impossible de définir quand commence la nuit, il faudra donc porter l’équipement rétro-réfléchissant en permanence et pas le garder dans la poche la journée. De plus, même la journée, on circule parfois dans des endroits sombres, comme les tunnels », explique Pascal Dunikowski.

    A mon avis, il y a plusieurs possibilités pour que Pascal Dunikowski disent une énormité pareil dans sa première phrase:
    -il ne connait pas les notions de couché de soleil. Il en existe 3: le civil, le nautique et l’astronomique. Et, ne lui en déplaise, cela est déjà utilisé de manière juridique dans l’aéronautique pour encadrer les horaires des vols à vue. Et à la minute près s’il vous plait en fonction de votre position sur Terre !! (…)
    -il nous prend pour des c*ns
    -les deux à la fois

    Par contre sa remarque sur les tunnels en plein jour est en effet pertinente.

    Globalement je suis plutôt favorable à l’augmentation de la conspicuité des motards (et des autres usagers motorisés). Mais la manière dont cela a été amené n’est pas tolérable.
    J’ai l’impression que c’est une décision qui a été prise à la va-vite, sans concertation ni étude d’efficacité préalable, prise suite au tollé dû au fameux CISR qui annonçait le port du gilet jaune, le tout pour éviter qu’un politicard ne perde la face.

    Pourquoi ne pas s’être contenté d’imposer une norme aux fabricants de blouson afin qu’ils y intègrent du rétroréfléchissant en surface suffisante (mais aussi des coques de protection, pourquoi pas)?
    En termes de protection, cela a déjà été fait pour les bottes et les gants motos, et aussi les dorsales. Alors pourquoi pas les blousons ?
    D’ailleurs la réforme du permis va imposer le port de gants homologués.
    Pourquoi ne pas s’être contenté de faire la même chose avec les blousons ?

  16. ZIZA33
    12 novembre 2012 at 11:10

    y’en a marre des obligations /sanctions, taxes, points en moins sur le permis… tout est bon à prendre. Mais pour ma sécurité, depuis que je roule à moto, j’ai un brassard jaune de cycliste enroulé sur le guidon de la moto … au cas où … c’est vrai pas tres esthétique, surtout sur mon custom… mais pourrait être utile selon les circonstances (panne, accident de ton copain la nuit en pleine campagne…?)… de là à le mettre au bras toute la journée… faut voir, mais la nuit, je le porte déjà… chacun voit midi à sa porte et la façon de gérer son porte monnaie ! moi je refuse d’etre taxée , meme avec petit un coté rebelle…

  17. brisy
    12 novembre 2012 at 10:21

    bonjour a toi, fabien et à tou(te)s,
    le flou, devant ,derrière, moitié, moitié,l’évolution des vêtements (déjà bcp plus de réfléchissant ,mais aussi de jaune fluo, dans les blousons cette année),devraient rapidement rendre cette mesure obsolète…même si être vu est primordial qui fera regarder? car pour voir: il faut le vouloir….celà dit ,je suis pour un usage raisonnable du rétro-réfléchissant et du fluo selon les circonstances et la visibilité, mais surtout de façon volontaire et consciente ; pas juste pour être en règle…
    amicalement
    marc

  18. Momo
    11 novembre 2012 at 19:00

    Merci pour cet article qui, en plus d’être informatif, est objectif. Une question cependant: après lecture attentive, et notamment du § qui se termine par: « Donc partout sur le torse, sauf sous les bras… », je me pose la question suivante: il n’est indiqué nulle opart si la partie réfléchiossante doit être portée devant ou derrière, soit sur la poitrine, ou dans le dos. Y a t-il une précision sur le texte qui n’ait pas été reportée sur l’article? Ou bien est-ce encore dans le flou de la réglementation?

    • FlatFab
      11 novembre 2012 at 22:41

      Les zones rétro-réfléchissantes peuvent être placées devant ou derrière ou sur les côtés, tant qu’elles sont visibles.

  19. robert
    11 novembre 2012 at 12:00

    sur les 1000 déces d’usagers de 2RM enregistrés en 2011, les 2/3 étaient des motards, plus de 125cm3. faut peut voir dans cette stat le choix du pouvoir réglementaire. en plus, le décret cible aussi les possesseurs de tricycles type mp3. confirmant que c’est la cylindrée qui semble aujourd’hui un « souci »
    l’éclairage des feux de croisement pour les motos rendu obligatoire en 1975 a mis 30 ans à être étendu à tous les usagers. qui a hurlé à l’époque?
    60%des usagers de 2RM (étude mutuelle des motards) ne portent pas les stickers sur le casque, malgré 3 points en moins sur le permis. comme quoi les usagers de 2rm ne se sentent pas très vulnérables à la sanction
    personne ne conteste l’utilité de la rétro reflexion, de plus en plus d’usagers de 2rm mettent même des gilets complets et les équipementiers en incorporent maintenant quasi systematiquement. ce qui gêne, c ‘est simplement l’obligation

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